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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 06:54

90 bateaux inscrits à la Route du rhum- Destination GuadeloupeClass40 la moitie

Parmi les skippers qui partiront à l'assaut de l'Atlantique, le 2 novembre prochain, six Guadeloupéens, douze Malouins, un Martiniquais, une Sud-Africaine et... Un Sir anglais.

Ils seront 90 marins sur la ligne de départ de la 10e Route du rhum-Destination Guadeloupe, le 2 novembre prochain à Saint-Malo. Ils concourrent dans cinq catégories : huit en Ultime, autant en classe IMOCA (monocoque de plus de 60 pieds) et une dizaine en classe Multi50. Ce sont les bateaux de ces catégories qui arriveront les premières. Elles affichent un plateau de fameux skippers dont le recordman de la Route du Rhum, Lionel Lemonchois (7 jours et 17 heures en 2006) qui sera à bord d'un monstre de 24 mètres. Face à lui, Francis Joyon, Loïk Peyron, Thomas Coville ou Yann Eliès. Vincent Riou, Armel Tripon ou Marc Guillemot se battront avec leurs grands monocoques (IMOCA), et Gilles Lamiré, Lalou Roucayrol ou Erwann Le Roux en Multi50.

Class40

La grande classe (en nombre), ce sont les Class40. Ils seront une quarantaine ! C'est parmi ceux-là que l'on trouve le plus de compétiteurs guadeloupéens. Sepho-Fiston-Bissainte.jpgPhilippe Fiston revient avec son "Ville de Sainte-Anne" qui connaît déjà le chemin ! Il a fini 24e en 2010 après avoir terminé 10e en 2006 dans la catégorie IMOCA. Les trois autres sont nouveau sur l'axe Saint-Malo-Lapwent. Le Saintois Nicolas Thomas est l'heureux élu de Guadeloupe Grand large, la structure régionale de formation à la course au large. Son bateau s'appelle "G2L Mille et une batteries". Rodolphe Sépho, l'ancien préparateur de Jimmy Dreux (37e en 2010) vient prendre sa suite pour Voile 44. Dominique Rivard, le kiné de Capesterre, est le franc-tireur avec son bateau nommé "Marie-Galante". Damien-Seguin.jpgA ceux-là, s'ajoutent les Guadeloupéens de coeur comme Damien Seguin. Né sans main gauche, ce champion para-olympique en 2.4m a découvert la Route du rhum alors qu'il avait 11 ans, à l’occasion d’un voyage en Guadeloupe. En 2010, il finit 10e de sa catégorie.

Dominique Rivard Marie Galante Class 40Et puis c'est la surprise du chef, le bateau sponsorisé par une entreprise guadeloupéenne, Matouba 79. Il devait être skippé par Bertrand Guillonneau, un des meilleurs spécialistes mondiaux du cancer de la prostate, finalement ce sera Pierre Brasseur, un marin au physique plus sportif !

Catégorie Rhum

Bissainte-cazeneuve-Coquelin-classe-Rhum.jpgEnfin, ils sont une petite vingtaine dans la catégorie Rhum, celle qui, selon le président de Penduick Roland Tresca, retrouve l'esprit d'origine de la course en mêlant des professionnels et des amateurs. Luc Coquelin, le doyen des coureurs locaux revient avec son ketch "Guadeloupe dynamique". Son palmarès parle pour lui : 2e en1998 et en 2002, 3e en 2006 et 2e en 2010... Willy Bissainte, l'ingénieur-coordinateur en bâtiment de Baie-Mahault repart sur le même bon vieux Class40 qu’en 2010, mais cette fois dans la catégorie Rhum. Il avait fini 36e en 2010. Dans cette catégorie court aussi le skipper martiniquais Daniel Ecalart (voir encadré) etcelle qui fut un temps saintoise, Anne Cazeneuve, qui compte quatre participations à la Route du Rhum dont une 3e place en 1998.

Parmi ces 90 marins, il y a les meilleurs de chaque classe. Ca promet encore une sacrée belle course et surtout une très belle mini-saison touristique au mois de novembre.

FXG à Paris

 


Doyen et Benjamin

Le plus jeune marin de toute l'histoire du Rhum est un Maloin et a 19 ans. Il s'appelle Paul Hignard. Le doyen est un aristocrate britannique de 75 ans : Sir Robin Knox-Johnston est le seul marin britannique a avoir remporté trois fois le titre de « Yachtman of the year ». Cet ancien de la Marine Marchande et de la Royal Navy est le premier et le seul marin à avoir réalisé le tour du monde en solo en course lors du Golden Globe Challenge de 1978. Il a fini 14e de la Route du rhum 1982 sur le catamaran Olympus 3.

 


Le remake de 1978

Froc-Hardouin.jpgBenjamin Hardouin, skipper de 24 ans, se lance sur la Route du rhum à bord de l'ex Kriter V, le bateau avec lequel Michel Malinovski a perdu sa première place pour 98 malheureuses secondes face à Mike Birch et son trimaran Olympus en 1978. Benjamin pourra espérer venger Malinovski puisque le sistership du trimaran de Mike Birch sera également sur la ligne de départ avec le Cancalais Jean-Paul Froc qui a terminé 6e en 2010. La présence de ces deux monstres de l'histoire du Rhum promet une vraie course dans la course.

 


Eco power Martinique en course

Capitaine de la marine marchande depuis plus de 22 ans, Daniel Ecalard est installé en Martinique depuis des années et préside l’Association Martinique Course au Large. Sa participation à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe s’inscrit dans un projet plus vaste puisqu’il est à l’origine de la promotion d’un cargo à voile d'environ quinze mètres pour le fret maritime entre les îles antillaises : propulsion par voile et énergie renouvelable. Le projet Eco Power Martinique s’appuie sur ce challenge de traverser l’Atlantique en course sur un 50 pieds hi-tech en utilisant des produits recyclables et/ou biodégradables. Les voiles sont ainsi en Titanium Bleu, un film polymère à base de cellulose et le bateau est équipé de panneaux photovoltaïques, d’une pile à hydrogène et d’hydro-générateurs…

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:30

Vendre la Réunion à Top résaMiss-et-equipe-IRT-Top-Resa.jpg

Alors qu'une campagne d'affichage sur la Réunion s'achève dans l'Hexagone, l'IRT a pris ses quartiers au salon international du tourisme à Paris, Top Résa, où se joue la prochaine saison.

Le président de l'Ile de la Réunion tourisme (IRT), Patrick Serveaux, ne dit jamais le mot "requin", au mieux lâche-t-il "bêtes à aileron". Au salon international du tourisme (Top résa) qui a ouvert ses portes mardi à Paris, Patrick Serveaux, a plutôt choisi les sirènes ! Entouré de miss Réunion et de miss France, il affiche sourire et bonne humeur devant le stand de l'IRT. "C'est vrai que l'image de la Réunion est marquée par cet événement, explique-t-il. C'est encore un peu dans les têtes, mais on ne peut pas vendre uniquement l'intérieur de la Réunion. Il nous faut donc informer notre clientèle sur nos 22 km de plages sécurisées."

Miss-France-et-miss-Reunion.jpgTop Résa, c'est un salon professionnel, business to business, et l'IRT est là pour entretenir ses relations avec les tour opérateurs, les agences de voyages, et trouver d'autres prescripteurs pour vendre la destination. Il faut donc chaque année avoir des nouveautés à proposer. "Ce qui fait le charme de la Réunion, ce sont les activités comme le parapente, la plongée, l'observation des baleines. On peut faire une randonnée et le soir piquer une tête à l'Ermitage..." Patrick Serveaux se reprends tout de suite pour ajouter : "En toute sécurité"!

Un requin inexploitable

Patrick-Serveaux-IRT.jpgUn tourisme requin est-il possible comme cela se fait en Australie ou aux Bermudes ? Patrick Serveaux assure que la question a été posée mais que la réponse est négative. Les espèces présentes à la Réunion ne sont pas les mêmes que celles qu'on trouve en Australie ou en Afrique du sud, des endroits où l'on propose de plonger au milieu des squales. "A la Réunion, explique Patrick Serveaux, deux espèces posent problème dont le bouledogue. On ne voit jamais le bouledogue ! Ceux qui sont venus exprès pour les observer ne les ont jamais vus et ceux qui en ont vu ne sont plus là pour en parler..."

Lui, ce qu'il vend, à la Réunion, c'est la France, la "french attitude". Et si les chiffres de la fréquentation de la destination ne sont pas bons (en baisse de 1 % au premier semestre 2014), il tempère et préfère parler de "stabilisation". "Pendant deux ans, nous avons eu une baisse d'activité et les chiffres de juin nous indiquent qu'il y a une accélération des ventes en agence de voyage notamment." A Paris, la campagne d'affichage pour promouvoir la Réunion vient de s'achever. L'IRT attend un "post-test" pour mesurer l'impact de cette campagne sur la clientèle. "On peut espérer un bon second semestre, reprendre une courbe ascendante et retrouver la clientèle qu'on a perdue", espère-il.

Le partenariat conclu entre Air Austral et Air France pour permettre à une clientèle européenne de pouvoir venir à la Réunion avec un seul billet d'avion, donne déjà de bons résultats. Au cours de ce premier semestre, la clientèle non métropolitaine a cru de 28 %. Et si 80 % des touristes sont toujours métropolitains, l'IRT souhaite développer d'autres clientèles comme les Allemands, les Espagnols, et les Suisses en Europe, et les Indiens et les Chinois en Asie.

FXG, à Paris


Une petite activité croisière

Patrice-Regnier-Patrick-Pourbaix-Costa.jpgCosta assure être le seul croisiériste à offrir au marché français des croisières au départ de la Réunion. "La compagnie Paquet le proposait déjà, indique Patrick Pourbaix, le directeur général adjoint France de Costa. En 1993, Costa a racheté Paquet et nous avons relancé ces croisières." De décembre à mars 2015, le Costa Néo Classica propose un parcours de deux semaines pour prendre le temps de rallier Maurice, les Seychelles, Noci-Bé, Diego Suarez et Tamatave à Madagascar avant de rentrer à la Réunion. Le même paquebot propose aussi la grande croisière (un mois) pour rallier l'Italie depuis la Réunion. "C'est une possibilité pour les Réunionnais de prendre des vacances hors de la Réunion sans avoir à prendre l'avion", souligne le directeur marketing France de Costa, Patrice Régnier. La clientèle de ces croisières est pour moitié locale et métropolitaine, les autres sont Européens. Selon M. Regnier, ces croisières d'hiver (vu de l'hémisphère Nord) ne sont pas bénéficiaires, elles permettent de maintenir l'activité de ses personnels (600 à 1000 membres d'équipage par navire). Les bénéfices viennent surtout avec les croisières en Méditerranée l'été.

Car pour avoir un bon taux de remplissage (le Néo Classica a une capacité de 654 cabines), il faut affréter des vols depuis Paris et pour limiter l'impact sur le coût global de la croisière, Costa le fait sans prendre de marge.

La croisière basée à la Réunion semble avoir trouver son rythme et sa fréquence, car la géographie et les distances entre les îles n'autorisent guère plus de possibilité, à l'inverse de ce qu'offrent Méditerranée et Caraïbe.

Du point de vue des retombées locales de la croisière, M. Pourbaix estime que chaque croisiériste en escale dépense entre 50 et 100 euros sur place. A cela s'ajoute la taxe portuaire acquittée pour chaque passager, les droits de quai et les frais d'avitaillement.

 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 07:31

Total gardera ses enseignes aux Antilles et en Guyane

L'annonce de l'ouverture de négociations entre les groupes Total et Rubis pour la reprise par le second des parts du capital que le premier détient dans la SARA ne siginifiera pas pour autant la disparition de l'enseigne Total des Antilles et de la Guyane françaises. Un porte-parole du groupe du Total a assuré à France-Antilles que Total continuerait d'être un client de la SARA au titre de son réseau de distribution. Total Guadeloupe et Total Caraïbes comptent une trentaine de stations dans les trois départements français et celles-ci ne font pas partie du lot à vendre selon le siège de total en France.

FXG, à Paris

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 07:00

Stand-Guyane-Top-Resa.jpgLe Comité du tourisme Guyanais a pris un stand au salon international du tourisme, Top résa, à Paris. Interview d'Alex Batilde, directeur des services du Comité du tourisme de Guyane.

" Le tourisme d'agrément a une plus grande valeur ajoutée "

Alex-Batilde-copie-1.jpgEn janvier dernier, vous avez présenté la nouvelle image de la Guyane. Comment la perçoive les professionnels que vous rencontrez depuis mardi au salon international du tourisme de Paris, Top résa ?

Top résa est pour nous l'amorce du véritable déploiement. C'est à partie de cette édition de Top Résa que nous affichons la campagne auprès du grand public. D'ores et déjà, le nouveau positionnement que nous avons pris, celui d'une Guyane adoucie, moins aventurière et plus familiale, est conforté par les professionnels. Ca correspond bien mieux à l'image que leurs clients attendent de la Guyane et ça va nous donner un nouvel angle d'attaque en terme de vente, de proposition de la destination.

Avez-vous établi de nouveaux objectifs en terme de fréquentation ?

La Région a voté un schéma de développement du tourisme et des loisirs pour les dix ans à venir. Il s'agirait d'arriver à doubler nos chiffres sur cette période, mais avec l'idée de ne pas travailler le segment du tourisme d'affaires qui se porte très bien en Guyane mais avec une ambition sur le segment du tourisme d'agrément qui lui a une plus grande valeur ajoutée pour nous.

Quelle est la part du tourisme d'agrément et de celui d'affaires ?

Nous parlons toujours d'une centaine de millier de voyageurs parce que nous avons un déficit d'observation. Mais à partir du 1er octobre, le CTG met en place une cellule d'observation, lance des enquêtes auprès des touristes à l'aéroport pour chiffrer tout ça. On noue aussi un partenariat avec une plateforme de réservation qui nous fera remonter... On est en train d'articuler un outil d'observation qui nous permettra de disposer d'éléments pertinents. Pour l'instant, on sait que la prédominance du tourisme d'affaires est avérée avec quelque 55 %.

Y a-t-il des nouveautés cette année ?

Notre stratégie a été d'améliorer l'offre d'hébergement qui était déficiente. La Région a donné l'impulsion pour faire monter en gamme les établissements. Aujourd'hui on a du 4 étoiles, de nouveaux hôtels en place comme le Royal Amazonia et ses 134 chambres, et même des meublés avec 4 ou 5 clés. Nous déployons aussi le label gîtes de France. Dans l'immédiat, le schéma prévoit des actions davantage tournées sur le terrain, sur des problèmes structurants.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 06:00

Une saison touristique exceptionnelleEquipe-CTIG-Top-Resa.jpg

"2013 a été une saison exceptionnelle !" Wiily Rozier, directeur du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe avait de quoi être satisfait, hier au salon international du tourisme à Paris, lorsqu'il a annoncé des hausses record des chiffres de la fréquentation de la destination Guadeloupe par rapport à 2011. 87 millions d'euros de recettes supplémentaires, 70 000 touristes de mieux dont 9 000 étrangers, et 56 000 croisiéristes de plus. "Depuis 2010, a indiqué Hélène Polifonte, vice-présidente du conseil régional, la tendance s'est inversée grâce à la collaboration du CTIG et des professionnels pour faire du tourisme le vecteur économique numéro un de la Guadeloupe." La Guadeloupe est déjà une marque forte avec une identité précise, une image claire et des promesses spécifiques et différentes de celles offertes par les destinations voisines. Elle affiche 91 % de notoriété, 92 % de perception favorable et 94 % de satisfaits. Le CTIG dispose désormais de données et d'outils assez fins pour savoir exactement quand lancer une campagne de pub et la faire évoluer. La Région, de son côté, injecte 6 millions d'euros par an dans cette économie. Dans l'esprit aussi de sensibiliser la population locale à l'intérêt du tourisme, le CTIG va expérimenter 100 valises pédagogiques. Elles seront remises à 100 volontaires, des enseignants de classes de CM1 et CM2, au mois d'octobre. Ces valises doivent leur permettre d'apprendre aux enfants à connaître leur territoire pour savoir le partager.

FXG, à Paris


Les chiffres

487 000 touristes de séjour

32 000 touristes étrangers (1/4 est belge, 1/5 suisse, 1/10 allemand)

158 900 croisiéristes

57 % de primo-arrivants

505 millions d'euros de recettes

1036 euros de dépenses par voyageur

12 jours pour la durée moyenne du séjour


Cinq îles, cinq atmosphèresStand-CTIG.jpg

A Top Résa, Hilaire Brudey, le président du CTIG a annoncé une nouvelle campagne de publicité télévisée à venir. Toujours avec l'agence DDB, le CTIG a fait faire un film par Jean-Marc Gosse, un réalisateur habitué du luxe qui a tourné pour Vuitton ou Moët et Chandon. Ayant constaté que le positionnement de la Guadeloupe est jugé trop proche de celui de la Martinique, le CTIG a choisi de développer le contenu de la destination. La nouvelle campagne mise sur les cinq îles que compte l'archipel : cinq îles, cinq atmosphères : "Marie-Galante l'authentique, les Saintes éblouissantes, la Basse-Terre majestueuse, Désirade surprenante et Grande Terre inoubliable." Le ka du groupe Nasyon a neg mawon dans la bande sonore renforce donne plus d'impact aux images. la nouvelle signature de la marque Guadeloupe est désormais : "Il y a tant d'îles en elles."


Huit routes

Pour encore se distinguer par son contenu, la destination propose aussi les Routes de la mémoire : huit circuits pour une valorisation économique et patrimoniale. Il y a une route des habitations, du sucre et des rhums, de l'architecture, des aveurs, de l'art précolombien... Et bien sûr, les routes de Marie-Galante, des Saintes et de la Désirade !


Un accord avec Haïti

Stephanie VilledroinUHilaire Brudeyn protocole d’accord entre Haïti et les Îles de Guadeloupe dans le domaine du tourisme a été signé mardi au salon IFTM Top résa entre Stéphanie Villedroin, Ministre du Tourisme d’Haïti, et Hilaire Brudey pour le CTIG.  Cet accord vise à promouvoir les deux destinations à travers la mise en synergie des atouts communs et l’élaboration d’une offre touristique complémentaire en proposant la découverte de deux pays en un seul voyage.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 05:57

Patrick Karam recevra-t-il le prix Sakharov ?

karam et X 8173Le 26 novembre prochain, le Parlement européen remettra son grand prix dédié à la liberté de l'esprit, le prix Sakharov. La Coordination Chrétiens d'orient en danger (CHREDO), présidée par le Guadeloupéen Patrick Karam, fait partie des associations nominées avec l'Oeuvre d'Orient, Portes ouvertes et la fondation Aide à l'Eglise en détresse. D'autres personnalités liées au drame des chrétiens d'orient sont aussi nominées : le patriarche chaldéen Louis-Raphaël Sako et l'intellectuel musulman Mahmoud Al-Asali, assassiné à Mossoul. "C'est  l'eurodéputé Philippe Juvin du PPE, et membre de la commission des affaires étrangères qui a avisé Patrick Karam de la nomination de la CHREDO et des autres associations après l'audition de ses dirigeants au Parlement européen le 18 septembre dernier. "Il fallait avoir le soutien de 40 eurodéputés, nous en avons eu 60", déclare Patrick Karam qui se réjouit qu'une association aussi jeune que la CHREDO (fondée en septembre 2013) soit déjà nominée.

Mais, les eurodéputés ont aussi nominé Denis Mukwege, médecin gynécologue, connu pour son aide aux femmes violées et mutilées en République démocratique du Congo, EuroMaïdan, incarnant la contestation populaire contre l'ancien gouvernement de Kiev et pour le rapprochement de l'Ukraine avec l'Europe. Il semble, selon une analyse faite par le Monde du 23 septembre que les eurodéputés de l'Europe de l'Est (Allemagne incluse) penchent pour un prix ukrainiens tandis que les eurodéputés de l'Europe de l'Ouest pencheraient pour la cause des Chrétiens d'Orient.

Le lauréat sera désigné le 16 octobre.

FXG, à Paris


Addendum

 

Le prix Sakharov au Dr Denis Mukwege

Le Dr Denis Mukwege, l’homme qui défend les femmes est récompensé par le Prix Sakharov pour la liberté de pensée. Son action en faveur des victimes de viol est encore une fois salué.

 

 

 

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:30

GPL au SalonGPL-Air-France.jpg

George Pau-Langevin, la ministre des Outre-mer, est venue visiter le salon, hier matin. Elle n'a pas fait d'annonce. Et pour cause, elle sait qu'elle est attendue au colloque sur le tourisme organisée ce jeudi à l'Assemblée nationale par la Fédération des entreprises d'Outre-mer : la FEDOM milite ardemment pour un CICE majoré (une baisse des charges sociales patronales sous forme de crédit d'impôt) dans le secteur du tourisme... Sur la photo, elle essaie un nouveau siège d'Air France (encore en grève...)

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 07:00

Le dircab du secrétaire d'Etat aux Sports est un Guadeloupéen

Kenny Jean MarieKenny Jean-Marie, énarque de 37 ans, originaire de la Guadeloupe, est depuis le 11 septembre dernier, le directeur de cabinet de Thierry Braillard, secrétaire d'Etat aux Sports.

Ancien élève de l’École navale et de l’Institut d'études politiques de Strasbourg, Kenny Jean-Marie a débuté élève officier dans la marine sur le porte-hélicoptères Jeanne-d’Arc en 2000, puis officier à bord du patrouilleur La Capricieuse en Guyane (2001-2003). Il travaille ensuite comme chargé d’études à l’état-major de la marine, avant de passer le concours de l’ENA. À sa sortie (promotion Willy Brandt) en 2009, Kenny Jean-Marie choisit le ministère de l’Intérieur. D’abord directeur de cabinet de la préfète de la Dordogne, il est ensuite directeur adjoint du cabinet du secrétaire général du ministère de l’Intérieur de 2010 à 2012. Il rejoint le cabinet de Valérie Fourneyron au ministère des Sports après l’alternance de mai 2012. En juin 2013, le conseiller chargé du sport est promu directeur adjoint de cabinet. En avril 2014, sous l'autorité de la nouvelle ministre, Najat Vallaud-Belkacem, il est chef du pôle sport du cabinet. Aujourd'hui, c'est lui qui dirige le cabinet de Thierry Braillard, le secrétaire d'Etat aux Sport sous tutelle de Patrick Kanner, ministre de la Ville.

Kenny Jean-Marie fait partie de Cap Outremer, un think tank composé de talents issus des outre-mer qui essaient de faire partager leur vision socio-économique du monde en général, de l’outre-mer en particulier.

FXG, à Paris

PS : Fin janvier 2015, Jenny Jean-Marie a été débauché du cabinet des sports pour devenir le conseiller jeunesse et sport de Manuel Valls à Matignon

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 07:00

Paris rend hommage à Barbès le Pointois

barbes-5.jpgLe boulevard Barbès à Paris est presque aussi connu que l'avenue des Champs-Elysées, mais personne ou presque ne sait qu'Armand Barbès (1809-1870) est né à Pointe-à-Pitre et qu'il fut un révolutionnaire. Armand Barbès était un républicain radical que Louis-Philippe fit condamner à mort et il ne dut sa survie qu'à l'intervention de Victor Hugo. Libéré en 1848, mais déçu par la IIe République, il tenta de renverser le gouvernement et fut une nouvelle fois condamné à vie. Napoléon III le gracia... Armand Barbès, l'intransigeant, "le Bayard de la Démocratie", refusa la grâce impériale et s'exila. Il mourut en Hollande alors qu'il songeait à rentrer en Guadeloupe.

barbes-4.jpgDimanche dernier, le Comité des Ultramarins pour la mémoire d'Armand Barbès, une association de circonstance a rendu hommage à la figure du révolutionnaire. Il y a d'abord eu une messe antillaise à l'Eglise Saint-Bernard, puis un cortège a remonté la rue de la Goutte d'or pour arriver au carrefour Barbès-Rochechouart où les attendait une délégation d'élus de la ville de Paris ainsi qu'une autre Guadeloupéenne, la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. barbes-8.jpgQuoi que Barbès fût issue d'une famille originaire de Carcassonne, Antoine Bordin s'est exclamé, au pied de la station de métro Barbès : "Barbès le métropolitain était un Antillais !" Après les évocations par les uns et les autres de l'âme de ce quartier tout à la fois parisien, antillais, arabe et africain, la ministre et ancienne députée de Paris, qui retrouvait là une partie de ses électeurs, s'est saisie de la "conception intransigeante du progrès" d'Armand Barbès pour constater que "nombre de ses révoltes n'avaient pas abouti". Et songeant à l'opposition que le Premier ministre Manuel Valls rencontre avec les frondeurs de son propre parti, George Pau-Langevin a déclaré : " Faut-il y aller pas à pas ou faut-il le grand soir ? Même Blanqui que Barbès a combattu a plus modestement changé la vie de ses concitoyens."

FXG, à Paris

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 07:00

Jean-Claude Barny filme la Martinique an tan Robert

 

photojcb.JPGEn novembre, Lizland film, va tourner en Martinique Rose et le soldat, un téléfilm historique pour France Télévisions, réalisé par Jean-Claude Barny.

 

Après Tropiques amers, la fameuse série sur l’histoire de l’esclavage aux Antilles françaises, le réalisateur guadeloupéen Jean-Claude Barny et la productrice Elizabeth Arnac (Lizland production) s’apprêtent à tourner du 13 novembre au 13 décembre prochains, en Martinique, un téléfilm de 90 minutes pour France 2 et France Ô, Rose et le soldat. « Tropiques amers a eu un succès retentissant, mais France télévisions ne nous a pas commandé la suite, regrette Elizabeth Arnac. Notre rêve avec Jean-Claude, c’était d’en faire l’équivalent français de la série américaine Racines… » A défaut, ils ont jeté leur dévolu  sur la période qui aurait dû clôturer Tropiques amers. Pas question pour autant de plagier Lauren Bacall et Humphrey Bogart dans Le port de l’angoisse ! Avec Rose et le soldat, on devrait voir à l’écran Fred Testot, Jean-Michel Martial, Pascal Légitimus, Lucien Jean-Baptiste et Jocelyne Béroard.

amiral-petite-fille.jpgEcrit avec Gilbert Pago, qui fût enseignant d’histoire à l’université des Antilles et de la Guyane, et Eric Jennings, professeur d’histoire coloniale et contemporaine à l’Université de Toronto, le scénario démarre sur un fait réel : le débarquement d’un soldat allemand blessé et venu d’un U-boot à Fort-de-France en février 1942,… Les tournages auront lieu essentiellement à Fort-de-France (la préfecture entre autres) et à Sainte-Luce où sera reconstitué un village de pêcheurs nommé Case-Navire, ancien nom de la ville de Schoelcher.

Rose et le soldat signera le retour dans la fiction de Jean-Claude Barny avant son vrai retour au cinéma (Neg maron est sorti en 2005) avec Le Gang des Antillais, actuellement en développement chez Les Films d’Ici et Syncroteam Films.

FXG, à Paris


L’histoirebateau-de-guerre-baie-de-fdf.jpg

La Martinique en 1942. Rose, jeune institutrice, est révoquée par le régime vichyste de l’amiral Robert. Révoltée, affamée par le blocus britannique, elle cherche à partir avec les dissidents, ces jeunes rebelles qui tentent au péril de leur vie, de fuir en bateau vers les îles anglaises. Mais un sous-marin allemand débarque un officier gravement blessé, le lieutenant Von Dem Borne, protégé par les autorités françaises… Rose rencontre à ce moment-là un capitaine de la marine, proche de l’amiral, qui tombe amoureux d’elle et sauve son frère… Leur passion pourra-t-elle surmonter les obstacles que la guerre et les ségrégations raciales mettent sur leur chemin ? Une étrange confrontation entre l’officier Allemand, le capitaine de la marine française et la jeune femme révoltée débute alors…


Elizabeth-Arnac.JPGInterview Elizabeth Arnac, productrice

« France télévisions ne donne pas plus d’argent parce que l’on tourne aux Antilles »

Cela a été facile de convaincre France Télévisions ?

France Télé est vraiment dans sa mission de service public car nous proposons un travail de mémoire sur ce passé antillais très méconnu. Il faut saluer son effort… C’est une problématique antillaise qui devient fédératrice avec l’engagement des dissidents pour rejoindre les Forces françaises libres. France Zobda a d’autres histoires en développement qui se passent à la Martinique et qui ont séduit France 3, mais ce n’est pas très facile…

Quelle est la principale difficulté quand on tourne aux Antilles ?

Le vrai problème, c’est que ça coûte plus cher  de tourner à la Martinique ou à la Guadeloupe. La Réunion est un peu moins chère parce qu’ils ont réussi à mettre sur pied un outil industriel et qu’on y trouve pas mal de chefs de poste, ce qui évite de devoir faire venir des professionnels. Aux Antilles, faute de tissu industriel, un film comme le nôtre coûte environ 3 millions d’euros, soit 250 000 de plus que si on tournait la même histoire dans le Limousin. il y a rien qu’en défraient régie 115 000 euros de transport et d’hébergement… Au final, France 2 et France 3 ne donnent pas plus d’argent parce que l’on tourne aux Antilles.

Pour autant, allez-vous embaucher sur place ?

la moitié de l’équipe technique est locale. Ce n’est pas assez, mais nous ne trouvons pas de chef de poste en Martinique et c’est dommage ! A Lyon, à Marseille, je trouve des chefs-déco, des régisseurs généraux, des chefs op… En Martinique, j’ai une directrice de casting, Nadia Charlery, car nous castons autant à Paris que sur place. Notre effort est de trouver le plus de talents possibles en Martinique et Guadeloupe.

Et vous insistez dans la difficulté puisque vous avez demandé à Jean-Claude Barny de réfléchir à un film antillais avec une problématique plus contemporaine comme il l’avait fait avec Neg maron

J’aimerai beaucoup qu’on développe un sujet qui parlerait des Antilles à l’heure actuelle, de ce lien très complexe, parfois douloureux, entre les Antilles et la métropole. Il y a une population très jeune, que je trouve assez bouleversante à chaque fois que j’y vais. Il y a une énorme énergie et je crains que cette énergie ne soit pas utilisée véritablement à son mieux. Mais avant cela, Jean-Claude va tourner Le gang des Antillais qui revient sur une bande de braqueurs très politisés à l’époque du Bumidom…

Propos recueillis par FXG, à Paris

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