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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 07:42
Kalash, à gauche de l'écran, à sa sortie du tribubal mardi

Kalash, à gauche de l'écran, à sa sortie du tribubal mardi

Kalash sur la scène du tribunal de Paris

Kévin Valleray alias Kalash, revêtu d'une cagoule noire, a quitté le tribunal de Paris sans tambour ni trompette, mardi, sur le coup des 17 heures, à l'issue de sa comparution devant le procureur de Paris. Ce dernier l'a convoqué pour être jugé par le tribunal correctionnel le 19 septembre prochain pour des faits de délit de fuite, outrage et rébellion. "Ce sont des faits que nous contestons en grande partie", a indiqué son conseil, Me Arneton. Kalash a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire. A sa sortie, il était accompagnée Clara Kata, DJ Ken et son garde du corps.

Kalash sortait samedi soir du concert de Drake à la salle de l'Accor Arena à Bercy où il avait été invité à chanter sur scène son dernier titre. Peu après, alors qu'il circulait au volant de sa Porsche sur les Champs-Elysées, Kalash a eu un accident et aurait embouti trois véhicules. Il a ensuite été violemment interpellé par la police après une scène un peu confuse, captée par une journaliste amateur qui l'a depuis diffusée largement sur les réseaux sociaux (ksl france).

Mardi matin, le parquet semblait avoir décidé de faire juger Kalash en comparution immédiate l'après-midi même par le tribunal correctionnel. Pourtant, son avocat, Me Eddy Arneton, après avoir passé une heure et demie le matin avec son client, a obtenu du parquet dans l'après-midi que son client soit jugé plus tard et surtout pas en même temps que tous les gilets jaunes interpellés un peu plus tôt que lui samedi sur les Champs-Elysées. "M. Kevin Valleray, a indiqué son avocat, a été violenté par les fonctionnaires de police une fois qu'il a été menotté. Nous avons une fracture du nez ainsi que des fractures des dents..."

Une plainte contre la police

Me Arneton a indiqué qu'une plainte allait être déposée par son client ainsi que par son accompagnateur, DJ Ken, qui lui aussi aurait été frappé par les policiers. "Cette affaire, a poursuivi son avocat, révèle encore une fois que la plainte qui a été déposée par M. Valleray en 2014 à l'encontre de fonctionnaires de police, laisse des traces et que ces derniers n'oublient pas." Dans sa défense, Me Arneton estime avoir eu affaire à des fonctionnaires de police au comportement "pour le moins indélicat et par moment pour le moins pervers" à l'encontre de son client. Il assure que les vidéos révèlent que Kalash était très calme avant qu'il ne s'emporte subitement : "Il faudrait s'intéresser aux raisons pour lesquelles il a pu s'emporter et se demander si les fonctionnaires de police, à un moment ou un autre, n'ont pas eu des comportements indélicats, des mots qu'ils n'auraient pas du tenir, et cela aurait pu engendrer un courroux de la part de M. Kevin Valleray... A la suite de cette provocation, lorsqu'il est entré dans le véhicule dont les vitres sont teintées, il y a une fracture du nez et des dents... Or, avant qu'il ne rentre dans le véhicule, on ne peut pas conclure qu'il avait une fracture des dents ou du nez." Pour son avocat, c'est la preuve qu'il a été frappé quand il était menotté.

Outre les poursuites engagées par le parquet, une plainte a été déposée contre Kalash par deux personnes qui étaient dans un des trois véhicules percutés samedi soir. Me Arneton indique que Kalash ne reconnaît aucun délit de fuite. "Les vidéo-surveillance, précise-t-il, démontrent qu'il s'est arrêté au moins à deux reprises et que lorsqu'il a été interpellé, il était justement arrêté pour rédiger des constats amiables." Selon son avocat, aucune trace de THC n'a été décelée dans le sang du chanteur. Interrogé sur d'autres substances, Me Arneton a déclaré : "Est-ce qu'il a bu du champagne ? Oui." suffisamment pour se faire retirer son permis de conduire ? "Je ne réponds pas à cela, a fait savoir Me Arneton. Mais, si vous pensez qu'on lui a retiré son permis, ça pourrait être lié à cela."

FXG, à Paris

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 06:12
Une loi pour transformer le système de santé

Le projet de loi de transformation du système de santé zappe l'Outre-mer

L'examen du projet de loi de transformation du système de santé a débuté hier, lundi 18 mars, au palais Bourbon.

De l'avis des parlementaires ultramarins des groupes GDR, PS, LR mais également LREM, le projet de loi défendu par Agnès Buzyn est "un texte continental avec une cohérence et une logique continentales et surtout pas insulaires". Le seul chapitre de cette loi qui concerne l'Outre-mer est la création d'une agence régionale de santé à Mayotte, indépendante de celle de la Réunion. Quatre jours de débat en commission des affaires sociales et l'audition de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n'ont pas permis de lever les doutes. C'est pourquoi au sein de la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale, les députés de ces quatre groupes politiques ont choisi de déposer en séance une série d'amendements pour tenter d'inscrire le fameux "réflexe outre-mer" cher à Annick Girardin dans ce texte de loi.

Déserts médicaux

L'objet essentiel de ce texte est de remédier au problème des déserts médicaux en donnant aux universités la maîtrise du numérus clausus des étudiants en 2e année de médecine. Mais surtout, le projet propose une réorganisation territoriale de l'offre de soins avec un premier niveau, les plateaux techniques des CHU, un deuxième niveau, la transformation des hôpitaux de ville en hôpitaux de proximité (pour les petites urgences sans obstétrique ni chirurgie) et un troisième niveau, les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) regroupant médecins généralistes, infirmières et paramédicaux. "Tout cela, explique la député Ericka Bareigts, membre PS de la commission des affaires sociales, suppose une interconnexion entre les départements et régions, mais en Outre-mer, comment fait-on ? Il n'y a de CHU ni à Mayotte, ni en Guyane et il n'y en a provisoirement plus en Guadeloupe. Quant à la Réunion, le plateau technique existe mais il est incomplet..." A cela s'ajoute la question des coefficients géographiques qui doivent compenser ces manques et que la loi ne prévoit pas de revaloriser. Ainsi, par exemple, le mètre cube d'oxygène coûte 50 centimes dans l'Hexagone contre 2 ou 3 euros dans les territoires... Un amendement prévoit bien de demander sa revalorisation, mais il se heurte à l'obstacle de son financement que ne maîtrisent pas les députés. Quant au CPTS, ils ont besoin de professionnels à commencer par des médecins généralistes. S'ils sont 340 pour 100 000 habitants dans l'Hexagone comme à la Réunion, ils ne sont que 221 en Guyane, 225 aux Antilles et 81 à Mayotte. La même question se pose avec les pharmaciens qui sont 113/100  000 dans l'Hexagone contre 81 en Outre-mer... A ce déficit de professionnels de santé s'ajoute la surmortalité deux fois plus élevée en Outre-mer (9,2 dans le Grand Est français, 18-19 aux Antilles Guyane et 13,2 à la Réunion), sans même parler de la surmortalité périnatale et maternelle ou de celle due au diabète et aux maladies cardio-vasculaires trois fois plus élevée...

Report d'un an ?

Le principal des amendements de nos députés consiste à demander au gouvernement un an supplémentaire pour adapter ce projet de loi à la réalité des territoires. Une deuxième amendement concerne les médecins étrangers afin de laisser la maîtrise de leur recrutement  au local et non pas au seul national. Un autre amendement concerne le développement de la télé-recherche sur les maladies tropicales. Enfin, en réponse à un amendement de la députée Bareigts, la ministre Agnès Buzyn a fait savoir qu'elle proposerait, sans doute ce mardi soir, une solution au problème des certificats de décès que ne peuvent pour l'heure signer que les seuls médecins quand ils ne sont pas toujours présents pour le faire dans les temps.

L'examen de ce projet de loi doit durer jusqu'à la fin de la semaine.

FXG, à Paris

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 06:11
Orly change

Bienvenue à Orly 4

Orly Sud et Orly Ouest deviennent ce 19 mars Orly 1, Orly 2, Orly 3 et Orly 4. Orly 3 est la nouvelle zone en cours d'achèvement entre les anciennes aérogares Ouest (Orly 1 et 2) et Sud (Orly 4). C'est à Orly 3 que les passagers de la compagnie Air France qui jusqu'alors partaient ou arrivaient à Orly Ouest embarqueront ou débarqueront désormais pour les Antilles ou la Guyane. Les vols court et moyen courrier d'Air France resteront à Orly Ouest (Orly 1 et 2). Air Caraïbes et Corsair ne bougent pas de l'actuelle aérogare Sud. Seuls le nom et le numéro sur les cartes d'embarquement changent.

La nouvelle superficie de cette aérogare atteint désormais 80 000 m2 dont 6000 pour le hall départ où se trouveront 80 postes d'enregistrement. La nouvelle capacité d'accueil d'Orly passe ainsi à 30 millions de passagers annuels. Une galerie marchande de quelque 1500 m2 à laquelle s'ajoutent 1000 m2 pour la zone de restauration.

Côté piste, Orly aura 250 créneaux d'atterrissage-décollage par an.

FXG, à Paris

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 06:09
La Réunion au Livre Paris

Livre Paris : la Réunion réintègre le pavillon des Outre-mer

A l'occasion du Livre Paris qui se déroulait ce week-end au parc des expositions de la porte de Versailles, le ministère des Outre-mer a entièrement restructuré son organisation et l'accueil des auteurs et éditeurs venus des territoires d'Outre-mer. Un changement tel que l'association La Réunion des livres qui, depuis cinq ans, préférait disposer de son propre stand, a choisi de réintégrer l'espace commun rebaptisé pour l'occasion "Pavillon des Outre-mer". Le quartier réunionnais expose trois éditeurs, Bruno Gabaz de Zébulo, Colette Berthier de Poisson rouge et Laurent Russeil de Livres sans frontière, même si en tout ils sont une vingtaine à être représentés par leur production (200 titres), et c'est le libraire  Gérard qui gère les ventes. "Ca laisse chacun, auteur ou éditeur, poursuit Claudine Serre,  libre de ses rendez-vous, libre de participer aux tables rondes. Ils n'ont plus à s'occuper du travail de commerçant !" Il faut dire que face à l'espace Radio France et toutes ses émissions en direct, l'emplacement est superbe. "Auparavant, explique Claudine Serre de la Réunion des livres, le principe d'une table par éditeur ne nous convenait pas." Non seulement, cette nouvelle organisation permet à la Réunion des Livres de développer sa force de communication, mais en plus, cela abaisse les coûts de 30 à 40 %. "Cela nous a permis de faire venir quatre auteurs", se réjouit Marie-Jo Lo-Thong de la DAC qui, avec la Région, soutient financièrement l'opération.

Les quatre auteurs invités cette année sont la romancière Lisiane Bernadette Thomas, l'illustratrice Nadia Charles, le dramaturge et conteur Sully Andoche et l'auteur passionné d’histoire, Jean-Claude Legros. Ce dernier est venu présenter son ouvrage "Ranavalona III, dernière reine de Madagascar", la biographie d’une reine contrainte, malgré le renfort de ses généraux, Hazo et Tazo, la fièvre et le marais, à l'exil réunionnais puis algérois...

Participer au livre Paris n'est pas anodin pour ces auteurs et ne relève pas de la simple vitrine. "Les contacts qui se nouent entre nos auteurs, nos éditeurs et les professionnels parisiens, explique Claudine Serre, donnent souvent des résultats après-salon." Ainsi, après le salon du livre jeunesse de Montreuil, en décembre dernier, l'ouvrage publié chez Zebulo, "Le livre des métiers" de Julie Bernard, a été remarqué et un contrat de co-édition a pu être signé avec l'éditeur parisien Rues du monde. "La création littéraire existe à la Réunion, insiste Mme Lo-Thong, et elle est de grande qualité ! Ici, nous sommes dans la cour des grands et c'est plus que jamais important car, c'est une véritable filière que nous mettons en place !"

FXG, à Paris

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 07:41
Casimir Largent de la CGT DOM reviendra manifester le 28 mars devant Bercy

Casimir Largent de la CGT DOM reviendra manifester le 28 mars devant Bercy

La fin des congés bonifiés est programmée pour le mois de juillet

La réforme des congés bonifiés a été actée en janvier : elle sera réglementaire et bouclée en juillet.

Le 11 janvier dernier, une réunion interministérielle sur la réforme des congés bonifiés se tenait à Matignon. Le principe de la réforme de ces congés reprenait les mots du président de la République prononcés lors de la restitution des assises de l'Outre-mer, à savoir "plus souvent et moins longtemps". Et si officiellement, la recherche d'économie  budgétaire n'est pas à l'origine de la réforme, les gains recherchés seraient pour les fonctionnaires de partir plus souvent, soit tous les deux ans, et pour l'administration moins de désorganisations liées aux départs de longue durée et plus de souplesse dans la gestion des billets d'avion car, estime Matignon, "le système induit une forte croissance des achats qui ne peut être techniquement soutenue dans le cadre actuel de la gestion des achats".

Fin de la surrémunération

Si la concertation interministérielle en cours envisage d'ouvrir aux fonctionnaires originaires des collectivités d'outre-mer autres que les DOM ou encore aux enfants des familles recomposées, elle exclut d'emblée le principe de congés bonifiés inversés et la "définition et reconnaissance du centre des intérêts matériels et moraux".

Le premier principe retenu est la suppression du versement de la surrémunération pendant le congé (40 % en Martinique, Guadeloupe, Guyane et Mayotte et 35 % pour la Réunion). Outre cet enjeu financier, il y a celui de l'acquisition des billets d'avion (gestion des achats et optimisation des prix). Le Premier ministre a demandé au ministre des comptes publics de lui présenter plusieurs scénarios dont celui d'un forfait donné aux agents.

Plus globalement, le gouvernement envisage un départ tous les deux ans dès 2020 pour ceux qui sont partis en 2018. Ceux qui sont partis en 2017 conserveraient le régime actuel. Il envisage encore la suppression des congés supplémentaires mais en assouplissant la règle de la limitation au-delà des 31 jours d'absence consécutifs pour prendre en compte les jours de voyage.

Une manif et une mission parlementaire

Matignon a confié la négociation aux ministères des comptes publics et des Outre-mer. Le premier doit fixer le cadre et le calendrier des échanges avec es principaux employeurs (AP-HP, Mairie de Paris, ministère Intérieur, préfecture de police). Cette réforme est déconnectée de celle de la fonction publique. Après deux mois de concertation, le conseil national d'évaluation des normes et du conseil commun de la fonction publique sera consulté. En juin, le conseil d'Etat sera saisi et en juillet le décret et la circulaire d'application seront publiés.

Selon le syndicat CGT qui a prévu de manifester le 28 mars devant Bercy, "le gouvernement Macron-Phlippe-Darmanin veut, non pas réformer les congés bonifiés, mais les liquider avec la disparition de la bonification de trois semaines". Avec un tel calendrier et un caractère strictement réglementaire, les marges de manoeuvre des parlementaires qui se sont saisis du dossier en début de semaine en confiant une mission au député David Lorion, sont des plus faibles.

FXG, à Paris

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 07:19
L'outre-mer dans la mission Bern 2019

Les sites ultramarins inscrits dans la mission Bern 2019

Pour la deuxième édition de la mission pour la sauvegarde du patrimoine en péril confiée par le président de la République à Stéphane Bern, dix-huit sites emblématiques en France bénéficieront d’un soutien financier, grâce aux jeux "Mission Patrimoine" de la FDJ : le tirage d’un Super Loto le 14 juillet 2019 et deux offres de tickets à gratter mis en vente en septembre 2019.

Réunion

Les sites emblématiques choisis à la Réunion se trouvent à Saint-Pierre et Saint-Louis. Il s'agit d'une part du temple des Casernes, un petit temple tamoul urbain probablement issu du réemploi d’un ancien bâtiment de l’usine des Casernes et affecté au culte depuis 1850, et d'autre part du temple du Gol, consacré à Visnou. C'est le dernier vestige et plus ancien lieu de culte hindou de la Réunion. Il a été construit en 1852 sur ordre du comte Denis Le Coat de Kervégen. Le temple de Gol comporte une importante décoration peinte à l’intérieur.

Les deux édifices présentent un état sanitaire très préoccupant nécessitant d’importants travaux.

Le temple des Casernes fait partie des projets situés dans les centres-bourgs et les centres-villes permettant de renforcer le lien entre patrimoine et revitalisation. Une « marche sur le feu » y est célébrée chaque 1er janvier en l’honneur de Pandyale. Il s’agit du premier projet de restauration d’un temple tamoul protégé au titre des monuments historiques à la Réunion.

Martinique

Les façades des maisons des rues principales Victor-Hugo et Bouillé à Saint-Pierre, héritées de l’aménagement urbain d’avant 1902, constituent les principales voies d’accès et de sortie de la ville de Saint-Pierre. La rue Victor-Hugo, ancienne « Grand-Rue » a longtemps été le chemin principal reliant les trois quartiers historiques de la ville que sont le quartier du Fort, le quartier du Centre et le quartier du Mouillage.

Principales vitrines de la ville de Saint-Pierre, les maisons se trouvant dans les rues Victor-Hugo et Bouillé sont aujourd’hui souvent à l’état d’abandon depuis de nombreuses années et dégradées faute d’une opération de restauration. La plus part de ces maisons devraient pouvoir bénéficier d’une opération de valorisation au service de l’attractivité de la ville, avec une réhabilitation au niveau des façades, mais également au niveau des aménagements intérieurs.

Guyane

Le relais Barcarel à Saint-Laurent du Maroni, est une maison typique de la ville pénitentiaire au coeur de son quartier historique. Bâtie par un ancien bagnard dans les années 1880, elle prospéra d’abord en étant utilisée comme magasin de cartes postales puis de matériel pour orpailleurs. Elle a la particularité d’être la seule maison à ossature de bois avec un remplissage en briques apparentes de la ville.

Fermée depuis vingt ans, la maison n’est plus habitable en l’état : l’escalier n’est plus praticable, les planchers de l’étage menacent de s’effondrer, des pans de mur de briques s’affaissent et de nombreuses briques sont attaquées par un champignon.

Les ouvertures et les auvents sont très dégradés et certaines portes ont du être condamnées, de même que la fenêtre vitrine en façade. Les épis de faîtage en zinc sont en train de se disloquer et pourraient à terme disparaître.

Les travaux à entreprendre concernent la restauration générale de l’édifice et les aménagements permettant d’accueillir des hôtes. La maison accueillera en effet des logements meublés, dont deux seront spécialement aménagés pour des personnes en situation de handicap. La propriétaire espère qu’une visibilité soit apportée à sa démarche, afin de déclencher d’autres initiatives similaires dans la ville.

Guadeloupe

L’église paroissiale Saint-André à Morne-l'Eau est un ouvrage identitaire et emblématique de l’architecte Ali Tur (1889-1977). Il a été  construit en 1930 après la destruction de la précédente église par le cyclone de septembre 1928. Entre 1930 et 1936, Ali Tur, un des architectes des colonies, et son agence réalisèrent cent vingt édifices dont cinq églises. Celle de Morne-à-l'Eau domine le parvis sur lequel ouvre le presbytère, lui aussi dessiné par Ali Tur. Elle adopte un plan basilical dont l’imposant vaisseau central atteint 13 m de haut et est éclairé par de grandes baies verticales, favorisant la bonne ventilation de l’édifice et créant des jeux de lumières. Les baies étaient autrefois fermées par des lames verticales qui créaient des contrastes de lumière. L’emploi de claustras moulés en béton pour fermer les murs de la tribune et le plafond de la nef répond au même parti et permet des effets de clair-obscur.

Les sommes récoltées grâce à la FDJ permettront le démontage et remontage du clocher en béton, en mauvais état et ne répondant plus aux normes sismiques. Ce projet permettra de rendre la nef à nouveau accessible.

FXG, à Paris

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 06:57
Voix des Outre-mer 2e édition

Lancement du concours "Voix des outre-mer" à la Réunion

Le chanteur lyrique Fabrice di Falco est à la Réunion du 16 au 24 mars pour lancer le concours "Voix des outre-mer" et pour auditionner les candidats le 20 mars au conservatoire.

Après les Antilles et la Guyane, le contre-ténor martiniquais Fabrice di Falco a décidé de lancer la deuxième saison de ce concours de chant lyrique en l'ouvrant à la Réunion. Ce concours « Voix des Outre-mer » est placé sous le haut patronage du ministère des Outre-mer et le parrainage du ministère de la Culture et a pour objectif de mettre en valeur les talents ultramarins musicaux et plus spécifiquement ceux qui répondent aux critères de l’opéra.

A travers toute sa carrière internationale, Fabrice di Falco a constaté que sur les scènes d’opéra il y avait peu de diversité, et que s’il avait eu cette chance de percer dans ce milieu élitiste, c’était grâce à l’originalité de sa voix. C'est ainsi qu'avec le contrebassiste Julien Leleu, président de l’association les Contres Courants, il a créé ce concours pour mettre en lumière les voix sublimes des Outre-mer qui ne manquent pas.

Cette seconde édition 2019 qui sera lancée à la Réunion, est ouverte aux voix de la Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et celles des ultramarins de la région Ile-de-France. Le concours est ouvert aux talents qui aiment la musique sous toutes ses formes et qui ont une formation ou non, il n’impose pas de limite d’âge sera ultérieurement étendu aux autres Régions des Outre-mer dès 2020.

Les jeunes talents sélectionnés  suivront un parcours de perfectionnement offert par l’association les Contres Courants et organisé par l’intermédiaire de master class de Fabrice di Falco et de son équipe artistique pour  les préparer aux demi-finales régionales et à la grande finale nationale à Paris devant un jury de professionnels (directeurs de conservatoire, d'opéras, chefs d'orchestres, compositeurs, agents artistiques, maisons de disques, journalistes et chanteurs d’opéra).

FXG, à Paris

www.voixdesoutremer.com

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 08:36
Banane mickey

La "banane française enfant"

"La banane française respectueuse des normes les plus élevées au monde." Le slogan est affiché au-dessus de l'immense stand de la banane antillaise qui accueille le visiteur du hall où sont exposées les agricultures des Outre-mer à la porte de Versailles pendant le salon international de Paris. C'est que nos producteurs de bananes unis ne loupent jamais une occasion de rappeler aux responsables politiques la spécificité de nos bananes françaises de Guadeloupe et de Martinique, exemplaires en terme d'environnement, en terme social mais également en terme de marketing.

Le 26 février, Le président de l'UGPBan, Eric de Lucy et les administrateurs Jean-Claude des Grottes, Laurent de Meillac, Tino Dambas ont donc profité de la présence des ministres de l'Outre-mer, de l'Agriculture et du Premier d'entre eux au salon pour faire coup double : Dénoncer la baisse des tarifs douaniers européens pour les bananes péruviennes, équatoriennes et colombiennes et présenter un nouveau produit, la banane française enfant. "La baisse des tarifs douaniers équivaut à leur faire un cadeau de 370 millions d'euros", a signalé Eric de Lucy avant qu'il ne dénonce ces produits qui parfois se réclament du bio tout en étant en-deçà des normes européennes, d'où l'affichage en grand du slogan ! "C'est tout l'enjeu du travail d'uniformisation que nous devons faire avec l'Europe. Un projet de budget POSEI est en cours et le gouvernement entier est attentif aux Outre-mer", a répliqué le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume. Ce dernier s'est davantage étendu sur la grande capacité de "segmentation du marché" qu'ont su avoir les producteurs antillais. En effet, après la banane équitable française l'an dernier avec son packaging sous ruban adhésif par deux, trois, quatre ou six fruits, voici venu le temps de la banane française enfant. Une petite banane sous ruban elle aussi que l'UGPBan a eu l'idée de marquer de la célèbre silhouette, nonagénaire cette année, de Mickey, grâce à un partenariat signé avec Disney : "Vous êtes en avance, a poursuivi Didier Guillaume ! La demande alimentaire de nos concitoyens a changé depuis dix ans et ce que vous avez fait avec le ruban et la banane pour enfant à l'effigie de Mickey est remarquable !"

Annick Girardin est venue enfoncer le clou : "La banane Mickey, elle me plaît bien et je suis sûre qu'elle va plaire aux enfants !" Le concept "banane française équitable" a déjà fait ses preuves sur le marché français puisqu'elle a permis d'écouler jusqu'à 80 000 bouquets par jour, soit 400 000 fruits avec un prix fixe toute l'année sans avoir besoin de peser. De plus ce packaging a permis aux distributeurs de réduire significativement la casse en rayon (les fruits abîmés), soit 6 % ou l'équivalent de 36 000 tonnes de bananes et, bien sûr, des gains de marges additionnelles avec 17 promoteurs des ventes qui circulent dans toute la France.

FXG, à Paris

 

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 09:50
Célimène encore au Conseil d'Etat
Célimène se débat devant le Conseil d'Etat
Le Conseil d'État a rejeté mercredi 27 février une nouvelle requête de Fred Célimène. L'ancien professeur d'économie et ancien directeur du CEREGMIA entendait ainsi demander au Conseil d'État d'exécuter la décision par laquelle il avait cassé sa révocation ordonnée par la Conseil national de l'enseignement supérieur et de la Recherche (CNESER). Cette requête en exécution signifiait pour l'intéressé sa réintégration à l'université des Antilles et le versement de ses salaires non perçus depuis sa révocation.
Malheureusement pour Fred Célimène, le Conseil d'État estime que le juge de l'exécution ne peut etre aussi celui de la cassation. En conséquence, le Conseil d'État n'a pu que rejeter sa requête. Les magistrats ajoutent qui plus est dans leur décision qu'entretemps le CNESER a déjà rejugé M. Célimène et prononcé à nouveau sa révocation en septembre 2018. Cette ultime révocation ferait, selon Fred Célimène, l'objet d'un autre recours devant le Conseil d'État. A suivre donc...
FXG

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 11:32
Prix de la France s'engage Outre-mer

François Hollande récompense deux innovations ultramarines

Le Wello-Projet Véloce réunionnais et Kazarecycle-les récifs artificiels sont deux projets ultramarins innovant et avec une dimension sociale et environnementale que la fondation "La France s'engage" de l'ancien président de la République, François Hollande, a récompensé.

Un Guadeloupéen, Franck Phazian, pour ses récifs artificiels issue du recyclage de machines à laver et une Réunionnaise, Sarah Lavina, pour ses triporteurs à énergie solaire, se sont vus remettre chacun une dotation de 100 000 euros, un accompagnement pour trois ans et bien sûr le label "La France s'engage" qui se veut celui de l'innovation sociale. "Il s’agit de faire plus pour l’Outremer, a déclaré l'ancien chef de l'Etat. Je voulais que les projets outremer soient reconnus en tant que tels parce qu’ils ont valeur d’exemple."

Sarah Lavina, responsable du pôle économie sociale et solidaire et des ateliers de chantier d'insertion permanents de l'association locale d'insertion par l'économie, et Arnaud Chereau, le président de Wello, ont été appelés les premiers à la tribune pour se voir remettre leur prix par Frédéric Mazzella, de Blablacar et co-président de France digitale, et l'ancien footballeur et entraîneur Fabrice Abriel. Le fondateur de Blablacar a ironiquement regretté de ne pas avoir eu lui même cette idée de triporteur alimenté par l'énergie solaire et Arnaud Chéreau a su évacuer du tac au tac les éventuelles critiques sur le bilan carbone de ses batteries : "Pas plus de 6 grammes contre 120 grammes en moyenne pour un véhicule ordinaire !" Et en plus, les véhicules sont fabriqués par des personnes en insertion. "Ce soir, si nous sommes réunis ici, a déclaré Sarah Lavina, c’est parce que nous sommes l’exemple que l’on peut créer des passerelles et y arriver !"

Inès Boucheau-Choisy, la présidente du groupe Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental, et l'ancien footballeur Luc Sonor ont ensuite fait monter Franck Phazian à la tribune. Cet animateur social s'est spécialisé dans l'économie circulaire avec Kazabrok/Kazarecycle, une brocante sociale qui vend de l’électroménager et des meubles recyclés sur place. Et comme c'est aussi un plongeur, il a eu l'idée de récupérer les lests de béton des machines à laver pour créer des récifs artificiels et des corps morts favorisant ainsi le renouveau de la vie sous-marine. "Mon cheval de bataille, c’est de montrer que notre jeunesse peut être l’étendard et l’avenir de la Guadeloupe de demain..." Et alors qu'il évoque cette belle aventure de l'économie sociale et solidaire à la tribune, il lâche : "On a eu un gros coup de semonce avec la suppression des emplois aidés, j'ai perdu 70 % de mon personnel !" Du petit lait pour l'ancien chef de l'Etat qui n'a pas cherché à cacher son sourire. A l'issue de la cérémonie, François Hollande a déclaré : "Ces deux projets récompensés qu’on ne pourrait voir nulle part ailleurs sont l’alliance d’une technologie et d’une initiative sociale avec un impact environnemental considérable."

FXG, à Paris

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