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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 06:14
Des ministres en suspens

Le remaniement renvoie les visites ministérielles aux calendes grecques

Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics ne viendra définitivement pas à la Réunion à la fin de la semaine. Prévu les 4 et 5 octobre à l'origine, le déplacement ministériel avait été d'abord reporté aux 11 et 12 octobre après l'annonce de la démission du ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, et l'on parlait alors de sa possible succession par Gérald Darmanin. Le film du remaniement ayant connu un ajournement à samedi prochain, soit après le retour du président de la République d'Arménie, le ministre des Comptes publics a préféré ne prendre aucun risque en annulant tout bonnement sa venue dans l'océan Indien. Et la ministre des Outre-mer ? Viendra-t-elle à la Réunion ? A la date de mercredi, son service de presse n'avait toujours pas publié son agenda hebdomadaire officiel. D'ailleurs, alors qu'elle aurait dû prononcer le discours d'ouverture du congrès de l'Union social de l'habitat le 9 octobre à Marseille, elle était à l'Assemblée nationale à la séance de question au gouvernement... Avec sa voiture, moteur chaud et chauffeur prêt, en cas d'annonce du nouveau gouvernement. Celui-ci était encore attendu, à ce moment-là, pour la soirée. Avec le report officiel du remaniement samedi prochain, difficile d'imaginer Gérald Darmanin ou Annick Girardin loin de Paris à ce moment-là ! Pour autant, mardi,  si Annick Girardin semblait un peu tendue, elle n'avait pas l'air inquiète !

FXG, à Paris

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 06:12

Le marché de traitement des déchets de la CIREST suspendu

Le Conseil d'Etat a donné raison, mercredi, au président de la Communauté intercommunale Réunion Est (CIREST), Jean-Paul Virapoullé, qui demandait la suspension  du marché de tri, traitement, stockage, enfouissement et valorisation des déchets non dangereux au centre de valorisation des déchets situé à Sainte-Suzanne. Ce marché, signé le 10 novembre 2017, entre le syndicat mixte de traitement des déchets du Nord et de l'Est (SYDNE) et la société Inovest a été conclu sans publicité ni mise en concurrence préalables pour un montant de 243 millions d'euros et une durée de 15 ans. Une première fois, Jean-Paul Virapoullé, par ailleurs, premier vice-président du SYDNE, du fait de l'adhésion de la CIREST au SYDNE, a contesté en vain ce marché devant le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Denis. La CIREST et M. Virapoullé se sont donc pourvus en cassation. L'affaire a été examinée le 26 septembre dernier et la décision est tombée le 10 octobre : le marché est suspendu. La délibération du comité syndical du SYDNE autorisant son président à signer le contrat litigieux a été prise au vu d'un rapport qui ne comportait ni le prix du marché, ni le projet du marché, ni les documents permettant d'appréhender la totalité des risques financiers liés à ce contrat... Pour justifier ce marché sans mise en concurrence, le juge des référés s'était basé sur le risque de saturation de l'installation de stockage des déchets dès 2020 et sur le fait qu'Inovest avait reçu une autorisation préfectorale pour la construction d'un nouveau centre de valorisation des déchets, faisant d'elle le seul opérateur en capacité de répondre aux besoins du SYDNE. Les magistrats du conseil d'Etat ont considéré que les conséquences indemnitaires d'une annulation ou résiliation par le juge du fond du marché seraient d'autant plus graves pour les finances du SYDNE que les investissements liés à l'exécution du marché auraient déjà été réalisés. Cela caractériserait une atteinte grave et immédiate aux intérêts du SYDNE dont peuvent se prévaloir tant M. Virapoullé que la CIREST.

FXG, à Paris

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 07:15
Chlordécone et enquête insoumise

Les députés insoumis réclament une commission d'enquête sur le chlordécone

Les 17 députés du groupe La France insoumise ont déposé un projet de résolution pour une commission d'enquête parlementaire sur e scandale d'Etat du chlordécone.

"Les Outre-mer, cette France en souffrance a besoin de cette commission d'enquête parlementaire." Jean-Hugues Rattenon, député Insoumis de la Réunion et ses collègues du groupe parlementaire "La France insoumise" ont déposé hier sur le bureau du président de l'Assemblée nationale un projet de résolution pour créer une commission d'enquête parlementaire sur "le scandale humain, sanitaire et écologique du chlordécone dans les Antilles françaises". Les députés insoumis ont  décidé de rebondir sur les propos que le président de la République a tenu aux Antilles, ouvrant la voie à un processus de reconnaissance de l'exposition au chlordécone comme maladie professionnelle et par là même d'une responsabilité de l'Etat dans la pollution au chlordécone et les préjudices subis par ceux qui y ont été exposés. Mais alors qu'Emmanuel Macron a parlé de scandale environnemental, il omet de parler d'un "scandale sanitaire" et s'il parle d'un "aveuglement collectif", il écarte toute idée d'indemnisation... Si l'on connaît déjà quasiment tout de ce scandale d'Etat, les conclusions des multiples rapport d'enquête (INRA, cour des comptes, enquête judiciaire) sont clairs : "Les décisions prises à l'époque ont privilégié l'aspect économique et social à l'aspect environnemental et à la santé publique."

Le glyphosate en ligne de mire

L'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique a révélé que l'entreprise Laguarigue avait reconstitué un stock conséquent de chlordécone alors que le retrait d'homologation du produit lui avait été déjà notifié... 1560 tonnes sont ainsi entrées aux Antilles en 1990 et 1991. Guy Lordinot, député, obtient du ministre de l'Agriculture Henri Nallet un répit de deux ans. En 1992, Yves Hayot, président de SICABAM et dirigeant de Laguarigue, obtient du nouveau ministre de l'Agriculture un an de plus... Alors pourquoi une commission d'enquête parlementaire ? De nombreux points demeurent dans l'ombre, regrette Mathilde Panot, députée FI : "Pourquoi la France a-t-elle attendu 1990 pour interdire un produit classé cancérogène depuis 1979 et banni des USA depuis 1976 ? Pourquoi le chlordécone a-t-il  bénéficié de dérogations pendant trois ans aux Antilles après son interdiction dans l'Hexagone ? Pourquoi la cartographie des zones polluées est-elle restée confidentielle jusqu'en 2018 ? Quelle est la véritable ampleur des dégâts tant sur le plan, sanitaire qu'environnemental ?" Répondre à ces questions, estime le député Rattenon, permettra d'envisager une réparation : "La réparation, explique la députée Caroline Fiat doit être financière, sanitaire et environnementale." Et surtout le travail de cette commission devrait lever toutes les zones d'ombre ayant permettre d'aboutir à ce scandale afin de ne pas le réitérer. Evidemment, les députés insoumis pensaient alors au glyphosate.

FXG, à Paris

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 06:35
Fort-de-France 1ère ZFE d'outre-mer

Fort-de-France s'engage pour créer sa zone de faibles émissions

Au côté d'une quinzaine de grandes métropoles comme Marseille, Grenoble, Nice, Lyon, Strasbourg, Montpellier ou Paris, la ville de Fort-de-France s'est engagée dans le dispositif des zones de faibles émissions (ZFE). Ce dispositif lancé par l'Etat répond en partie à la pression mise par Bruxelles qui reproche à la France la mauvaise qualité de son air avec une conséquence tragique : le décès de 48 000 personnes par an ! L'Etat a ainsi débloqué une enveloppe de 35 millions d'euros pour ces ZFE et Didier Laguerre compte bien en faire profiter les poumons foyalais à compter de l'année 2020. Le maire était lundi à Paris pour signer en présence d'Elisabeth Borne, ministre des Transports, l'engagement de sa municipalité à faire baisser les émissions polluantes dans un secteur donné. "Pour l'instant, je n'ai pas de montant chiffré, explique-t-il, il y a des études à réalise sur la nature des polluants et les modes de déplacement et nous sommes en train de chiffrer cela avec l'ADEME.." L'objectif est de mettre en place la cartographie des véhicules polluant pour réduire significativement le niveau de pollution, nonobstant les brumes de sable saharien. "Si on veut améliorer la qualité de l'air, il faut connaître cette cartographie de façon à bien dimensionner la ZFE parce qu'il y a aussi une problématique d'activité économique." Didier Laguerre a déjà sa petite idée du périmètre que pourrait présenter la ZFE : "Le centre-ville et certaines zones autour de la rocade et de la montée de la rocade. Nous avons d'ailleurs engagé des études de qualité de l'air dans toutes les crèches et écoles situées autour de cet axe." La mise en place de cette ZFE ne nécessitera pas forcément des nouveaux aménagements d'infrastructures routières, mais certainement  de nouvelles façon de fonctionner : "Nous réfléchissons à de nouvelles modalités comme le développement du transport maritime de marchandise et de passagers. Ca nécessitera aussi la mise en place de mode de déplacement doux avec le renforcement des circuits de transports en commun électriques et l'installation de liaison entre des parkings relais." Didier Laguerre explique encore que ces véhicules électriques ne devront pas être alimentés par EDF : "Notre production d'électricité est essentiellement fossile et, de surcroît, une des usines se trouve sur le territoire de la ville ! Donc, si on doit aller vers le véhicule électrique, ils devront être alimentés à partir de photovoltaïque."

La ZFE ne devrait pas être opérationnelle avant fin 2020, début 2021, mais depuis lundi, le maire a pris un arrêté interdisant la circulation des poids-lourds de plus de 3,5 t dans Dillon et Volga plage suite à la fermeture de la RN 9 : "Beaucoup de camions, explique-t-il, pensant aller plus vite, traversent Dillon et Volga. Ce sont des gabarits qui ne sont pas adaptés aux voiries et qui posent des problèmes de sécurité. Mon arrêté oblige les camions à regagner l'autoroute en passant par la RN9, l'avenue Victor-Lamont et l'avenue Maurice-Bishop." Pour l'heure, c'est encore la seule ZFE de Fort-de-France !

FXG, à Paris

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 05:37
La mer ou l'outre-mer pour Girardin

Annick Girardin va-t-elle ajouter la mer à l’outre-mer ? 

L'ambiance était à l'apaisement lundi 8 octobre à la rue Oudinot où la titulaire du poste semblait plus sûre de son avenir gouvernemental même si des inconnus demeurent encore après les vagues de la démission de Gérard Collomb.

Annick Girardin a ainsi démenti formellement dans le JDD avoir demandé au président Macron de partir. Elle souligne qu’elle lui a dit qu’elle travaillerait jusqu’au bout des assises des Outre-mer. Reste que peu de gens savent encore si son ministère des outre-mer restera tel quel ou bien s'il doit intégrer le périmètre d'un grand ministère de la mer dont on suppute la création au côté d'un grand ministère du numérique ou encore d'un nouveau ministère de la laïcité…

Si les Outre-mer sont associés à la mer, Annick Girardin restera-t-elle seule au commande de super ministère ou sera-t-elle secondée par un ministre ou secrétaire d'Etat ? A un tel poste, le nom de Sébastien Lecornu est évoqué.

Pour l'heure Annick Girardin se préoccupe enfin de trouver un remplaçant à son conseiller presse, Henri Soupa, qui, lassé après cinq ans de travail en cabinet, a jeté l’éponge depuis juin dernier. Mais plus qu’un conseiller presse, la ministre rechercherait un conseiller politique capable de l'aider à étendre sa notoriété.

FXG, à Paris

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 06:11

La Cour des comptes épingle la sécu et la CAF des Antilles et de la Guyane

"En 2017, plus d’une pension de retraite sur trois mises en paiement par la CGSS de la Guadeloupe et plus d’une pension sur quatre pour les CGSS de la Martinique et de la Guyane étaient affectées par des erreurs financières, d’importance variable, en faveur ou au détriment des nouveaux retraités." Dans un rapport rendu public jeudi dernier, la Cour des comptes épingle nos organismes sociaux et préconise leur "redressement impératif ". Leur gestion fait apparaître "des résultats en deça des exigences de paiement rapide et à bon droit des prestations sociales et de recouvrement des prélèvements sociaux". Fin mars 2018, 586,1M€ de prélèvements exigibles en 2017 restaient impayés, soit 17,3 % du total des prélèvements exigibles auprès des CGSS de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique.

Depuis 1947, les CGSS versent les prestations d’assurance maladie-maternité, d’accidents du travail et de maladies professionnelles (AT-MP) et de retraite et recouvrent les prélèvements sociaux du régime général et de celui des exploitants agricoles. La première cause de leurs difficultés est la complexité des règles de la sécurité sociale. Elles exigent, pour certains métiers, des compétences techniques rares pour un nombre d’assurés, d’allocataires, de cotisants ou d’opérations parfois réduit... Autre difficulté, les organisations internes, les usages locaux en matière de temps de travail, et l’absence de volonté de travail en commun pour dégager des effets d’échelle et se rapprocher des publics concernés... Les CGSS et les CAF employaient  en 2017 2 800 collaborateurs permanents, et ont versé 6,2 Md€ de prestations et encaissé 2,9 Md€ de prélèvements sociaux.

Eu égard aux sommes en jeu, la Cour estime qu'au-delà des mesures d'urgence visant à réparer des erreurs de liquidation des retraites, des indemnités journalières et des prestations versées par la branche famille, les taxations d’office non régularisées, la prescription de créances, il faut "engager des évolutions structurelles à même d’assurer un redressement durable de l’efficacité de la gestion des prestations et du recouvrement des prélèvements".

La Cour suggère ainsi de spécialiser les CGSS dans la gestion des prestations maladie-maternité, AT-MP et de retraite et confier le recouvrement des prélèvements sociaux à une URSSAF interrégionale compétente pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique. Enfin, la Cour préconise "une nette amélioration de l’outillage informatique".

FXG, à Paris

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 05:18

Le conseil d'Etat lève la sanction prise contre le juge Squercioni

Mécontent de la façon dont le premier vice-président du tribunal de grande instance de Fort-de-France, Yves Squercioni, avait géré l'audience correctionnelle du 2 mars 2016 (l'affaire Green parrot), le premier président de la cour d'appel de Fort-de-France lui avait adressé un avertissement par une décision du 26 avril 2017. Yves Squercioni et son syndicat, Unité magistrat, Force ouvrière, ont saisi le conseil d'Etat d'une requête en annulation de cet avertissement pour excès de pouvoir. L'affaire avait été examiné le 14 septembre dernier et la décision est tombé le 3 octobre : La décision d'avertissement est annulée et l'Etat versera 3000 euros à M. Squercioni. Le juge administratif suprême a constaté que si le dossier individuel de M. Squercioni avait bien été mis à sa disposition, le premier  président de la cour d'appel avait refusé de faire droit à sa demande réitérée et non abusive d'être autorisé à prendre copie de ses pièces. L'avertissement aura donc été infligé au terme d'une procédure irrégulière qui a privé M. Squercioni d'une garantie. Le juge administratif n'a pas jugé utile d'examiner les autres griefs soulevés par M. Squercioni et qui touchaient aux pseudo reproches de sa hiérarchie dans la police de l'audience du 2 mars ou dans un courrier par lequel M. Squercioni s'étonnait que l'on justifiât le dépaysement du procès Marie-Jeanne et consorts à Paris en raison du manque de greffiers... "Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. Squercioni est fondé à demander l'annulation de la décision d'avertissement qu'il attaque." A noter que le Conseil d'Etat n'a pas ordonné le renvoi du premier président de la Cour d'appel à l'école de ma magistrature !

FXG, à Paris

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 17:19
Semaine du film caribéen

Le MIFTC à Paris

Depuis que la Région a signé une convention avec le Centre national du cinéma et de l'image animée, le FEMI s'est doublé localement d'un marché international du film caribéen (MIFC). "La production de documentaires et de fictions aux Antilles et dans les Caraïbes connaît un renouveau et cela nécessite un lieu de rencontre, raconte Fély Sédécias, promotrice du FEMI. On a d'abord travaillé sur l'aspect marché au début, mais on s'est rendu compte que nos formats ne convenaient pas aux chaînes, mais surtout que nous n'avions pas assez de films à proposer pour être attractifs." C'est ainsi que le MIFC s'est réorienté sur un "marché de projets" avec des ateliers professionnels, des conférences débats. Depuis 5 ans, le MIFTC est délocalisé en région parisienne. Cette année, ça se passe à Arcueil (94), à l'espace Jean-Vilar. Vendredi et samedi prochains seront deux journées auxquelles participeront nombre de professionnels parmi lesquels le sociologue Didier Mauro, Samuel Chauvin de Promenade film, Mike Horn de Art2voir, Sébastien Onomo, de Spécial touch studio ou Lorène Gaudet de Riddim production. "Nous allons débattre, explique le réalisateur et producteur martiniquais Christophe Agelan, qui sera le modérateur de ces journées, de la manière dont les télévisions peuvent s'inscrire dans la coproductions des films des Outre-mer au moment où France Ô va disparaître des antennes. Existe-t-il des fonds de coproduction régionaux ? Quels sont les freins et opportunités pour les productions des outre-mer ?" "Concrètement, explique Fély Sédécias, c'est comment trouver une coproduction pour un film caribéen et comment diffuser nos productions en France et en Europe ?" Un autre gros travail a déjà été effectué pour accompagner les porteurs de projet et notamment pour améliorer les scenarios. "Deux experts sont venus l'an dernier et ont examiné les projets de long et de court-métrage. Ils ont assuré un suivi et un accompagnement, c'est de cela dont on a le plus besoin."

Depuis 24 ans que le FEMI existe, Fély Sédécias a la sensation que le festival et son marché des professionnels remplit sa mission : "Nous avons créé des envies de production et des productions sont sorties de nos ateliers-débats... L'option cinéma au lycée est devenue un BTS à Pointe-Noire..." Plus largement sur la cinquantaine de boîtes de production recensées aux Antilles et en Guyane, une trentaine s'intéressent sérieusement à la fiction et au documentaire. Quant au catalogue du MIFTC, il comporte déjà une centaine de titres. Et si, pour l'heure, nos cinéastes de long métrage ne sont encore qu'une poignée (Palcy, Jean-Baptiste, Lara, Barny), des créateurs comme Camille Mauduech et Gilles Elie-dit-Cosaque seraient bel et bien en phase de préparation pour tourner chacun leur premier long métrage.

FXG, à Paris

Une semaine du film caribéen et d'Outre-mer à Paris

Le marché des professionnels offre un début de réponse à la problématique de la diffusion des oeuvres parce qu'il propose en plus, depuis maintenant deux ans (cette année, c'est du 8 au 14 octobre) une semaine du film de la Caraïbe et des Outre-mer au cinéma parisien des 7 Parnassiens. L'occasion de voir ou revoir des fictions et documentaires salués lors des différentes éditions du FEMI comme "Esclave et Courtisane" de Christian Lara, "Kafou", de l'Haïtien Bruno Mourral, "Petites Antilles coeur battant", de Julie Mauduy et Thierry Trésor, "Chalvet, la conquête de la dignité" de Camille Mauduech ou encore "Un air de Césaire" de Gilles Elie-dit-Cosaque. La soirée de mardi sera consacrée aux courts-métrages dont le lauréat du FEMI 2018, "L'histoire des lions", de la Guyanaise Marie-Sandrine Bacoul, "Arthur Rambo", du Réunionnais Guillaume Levil, "Goyave", des Martiniquais Neneb et Christophe Agelan et encore "Miroir" du Guadeloupéen Dimitri Zandronis... Si la marraine de la semaine est Babette de Rozière, le fondateur du prix littéraire Fetkann, José Pentoscrope, exposera ses oeuvres picturales dans le hall du cinéma.

 

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 17:13
Demain Darmanin ?

Darmanin se fait attendre

L'annulation du déplacement à la Réunion et à Mayotte du ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, mercredi à la fin de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, soit la veille de ce voyage ministériel, a aussitôt été reliée à la démission du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, par les députés et les journalistes familiers de la salle des quatre colonnes au palais Bourbon. La nomination provisoire du Premier ministre au ministère de l'Intérieur laisse en effet ouverte la question de la succession de Gérard Collomb place Beauvau et, à côté des noms de Christophe Castaner ou Benjamin Grivaux, celui de Gérald Darmanin est apparu bien souvent dans les gazettes. Gérald Darmanin a pour avantage d'avoir un bon ancrage territorial à Tourcoing, d'être un ancien sarkozyste et d'être proche d'Edouard Philippe avec lequel il partage l'honneur d'avoir été exclu des Republicains. Mais face à un Frédéric Péchenard, lui aussi ancien sarkozyste de choc et cité par les mêmes gazettes comme successeur potentiel de Gérard Collomb, Gérald Darmanin fait un peu blanc bec quoique Manuel Valls, lui aussi, quand il a occupé ce poste, faisait un brin gringalet, si ce n'est le menton... Reste que le dernier communiqué reçu de la préfecture de Mayotte qui précise que "le déplacement de Gérald Darmanin à Mayotte et à La Réunion, initialement prévu du jeudi 4 octobre au samedi 6 octobre, est reporté d’une semaine à savoir du jeudi 11 au samedi 13 octobre", ne dit pas s'il viendra en tant que ministre de l'Intérieur ou comme ministre du Budget...

FXG, à Paris

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 05:24

6 (+2) Guadeloupéens sur la ligne de départ

Depuis Claude Bistoquet, les Guadeloupéens ont toujours été présents sur la Route du Rhum. Pour cette 11e édition, ils sont six à courir sous nos couleurs auxquels s'ajoutent deux Guadeloupéens de coeur.

Ils sont six skippers à porter officiellement les couleurs de l'archipel. Le plus ancien et le plus capé s'appelle Luc Coquelin (Rotary/Lamer pour tous), 2e de sa classe en 1998, 2002 et 2010 et 3e en 2006 . "J'ai fait une belle préparation et ça s'annonce très bien." Pour sa 6e participation, Coquelin s'est fixé comme objectif de "revenir sur le podium". "Il y a des bateaux très rapides, mais il y a plein d'événements de course, aussi bien la casse que les mauvaises options, qu'il va falloir gérer. Moi, je pars confiant et je vais essayer de donner le meilleur de moi-même pour la performance, pour valoriser mes partenaires et bien sûr valoriser la Guadeloupe."

Willy Bissainte, (C' la Guadeloupe) revient pour une troisième participation après une 36e place en 2010 et une 6e en 2014 ! Actuellement en Guadeloupe pour se ressourcer et voir la famille, il n'y reste qu'une semaine..." La préparation se poursuit. J'étais encore sur Lorient il y a dix jours et je vais vite y repartir pour finir les derniers détails." Son rêve, c'est de gagner dans sa catégorie, celle des Rhum mono. "Je vais tout faire pour ! Il va falloir surveiller tout le monde ! On est 17... Je ne sous-estime personne ! Il y a des très bons, mais j'ai envie de bien faire alors on verra !" Willy Bissainte et Luc Coquelin courent dans le même classe, celle des "Rhum mono".

Trois dans la Class 40

Rodolphe Sépho (Rêve de large) revient dans la Class 40 pour une deuxième participation. "Excité, enthousiaste et impatient d'être à Saint-Malo, d'être le 4 novembre." Son objectif est d'arriver. "Après l'objectif de performance, il m'est propre puisque je ne suis pas professionnel et je pars avec les moyens qui sont les miens... Le premier objectif sera atteint quand on aura pris le départ et le second quand on arrivera à Pointe-à-Pitre." Si Rodolphe entends surveiller les 52 autres class 40, le Marie-Galantais, Dominique Rivart (Marie-Galante April), pour sa deuxième participation, a pour objectif d'arriver premier vintage dans la class 40. "Ca c'est un super challenge parce que nous sommes quand même 9 bateaux vintage... Je vais surveiller le peloton devant et je veux surtout faire une belle trajectoire... Je ne vais pas faire l'imbécile non plus, La Route du Rhum, c'est une course en solitaire et je ne sis pas un professionnel ! Il y a la météo à gérer et puis il ne faut pas casser le bateau ! J'ai encore un crédit dessus depuis 2013 ! Il faut être réaliste et faire ce qu'on sait faire. Ca c'est la priorité." Mais au fond de lui, il serait ravi de réitérer son exploit de 2014 : être le premier Guadeloupéen à passer la ligne !

Carl Chipotel (Pep' Gwadloup) est le 3e local de la Class 40. Le sapeur-pompier des Abymes se lance pour la première fois. "La pression monte, les nuits sont un petit plus agitées et je pense que ça va pas s'améliorer." Il était déjà très impressionné de se retrouver à côté de plus grands noms de la voile, la semaine dernière lors de la présentation de la course et des 124 skippers à Paris. Son objectif, c'est participer, arriver, gagner... "Je ne me fais pas d'illusion mais je vais me battre avec tous ceux qui seront bord à bord avec moi, ceux qui seront un peu devant, en essayant d'en laisser le maximum derrière !" Carl entend aussi donner du sens à cette course : "La mer, l'environnement maritime, la voile sont autant de vecteurs de développement avec tous les enjeux que cela suppose et d'épanouissement de notre peuple, surtout !"

Enfin, David Ducosson (Air Antilles - Caseneuve - Maxi Catamaran), pour sa première participation, représentera la Guadeloupe dans la catégorie des Rhum multi. "Je suis encore sur la préparation du bateau, donc je ne pense pas encore au départ. Je vais encore essayer de naviguer un maximum... Mon objectif, idéalement, c'est un peu plus que finir la course. Mais pour faire un peu plus, il faut déjà finir ! Un podium, j'aimerai bien... Ce serait un peu présomptueux, mais tout peut arriver."

FXG, à Paris

Ils ont grandi au pays

Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en peloton- Arsep) avait fini deuxième de la Class 40 en 2014. Cette fois, il revient dans la belle catégorie des Multi 50. "J'ai la chance d'avoir un beau bateau, une belle équipe qui me soulage d'un travail énorme. On va profiter de tout ça pour faire au mieux !" Le jeune homme qui a grandi en Guadeloupe a du mal à se cacher qu'il participe pour gagner ! "On va essayer de jouer la gagne. En tout cas, si je ne devais pas faire un podium, ce serait décevant." Thibaut éprouve une réelle fierté d'être encore considéré comme un Guadeloupéen alors que ça fait maintenant vingt ans qu'il a quitté la Guadeloupe, "à contre-coeur".  Mais, dit-il, "c'est la Route du Rhum qui m'a donné goût à la voile, qui m'a motivé pour aller voir comment on faisait en métropole et c'est elle qui me ramène à la maison ! Et j'ai l'intime conviction que j'aurai un accueil génial, aussi fabuleux que celui de mes compatriotes... Je pense à Rodolphe, Willy, David, Carl... J'ai aussi envie d'être là pour faire la fête avec eux là-bas !"

Damien Seguin (Groupe Apicil) a lui aussi grandi en Guadeloupe et lui aussi se lance pour la troisième fois dans la noble catégorie des IMOCA. "J'ai ma qualification en poche, le bateau est à l'eau et prêt à naviguer... J'ai encore quelques entraînements à faire dessus, mais j'ai hâte d'être au départ à Saint-Malo parce que c'est un des moments magiques ! Si on fait de la course, c'est pour vivre ces moments là !" Son objectif ? "C'est compliqué parce qu'on est 22 dans la classe IMOCA et il y a de tout comme bateaux ! Des anciens comme le mien, des nouveaux foilers..." Damien sait qu'il ne sera pas dans le top 5... "Mais si j'arrive à accrocher un top 10 et puis à mettre quelques foilers derrière moi, ça sera quelque chose de bien !" En même temps, cette Route du Rhum, Damien la fait aussi dans le cadre de sa préparation au Vendée Globe en 2020... Plus personnellement, cette Route du rhum, "c'est un peu un retour à la maison à chaque fois et je suis content de porter l'excellence de la formation guadeloupéenne sur tous les océans du globe, comme aux Jeux paralympiques !"

Océan, bien commun

OC Sport Pen Duick, organisateur de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, rejoint « l’Appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité » (Ocean As Common) porté par la navigatrice Catherine Chabaud.

Les informations clés pour ne rien manquer de l'action pendant la course :

  • Positionnement au départ : toutes les 5 minutes jusqu’au Cap Fréhel
  • Cartographie actualisée toutes les heures, 24h/24h
  • 5 classements par jour : 04h00, 08h00, 12h00, 16h00, 20h00
  • Positionnement aux arrivées : toutes les 5 minutes dans un rayon de 30 milles autour de la Tête à l’Anglais

Les six catégories

  • ULTIME : la catégorie reine des max-multicoques ≥ 60 pieds sans limitation de taille - 6 engagés
  • MULTI50 : des multicoques de 50 pieds (15 mètres de long) qui appartiennent tous à la même classe - 6 engagés
  • IMOCA : les monocoques du Vendée Globe, dont certains, les plus performants, sont équipés de foils - 21 engagés
  • CLASS40 : des monocoques de 12,18 mètres de long qui appartiennent tous à la même classe - 53 engagés
  • RHUM Multicoques : des multicoques de 39 pieds et < 60 pieds ne pouvant entrer dans une classe définie ci-dessus - 21 engagés
  • RHUM Monocoques : des monocoques d'au moins 39 pieds et ne pouvant entrer dans une classe définie ci-dessus - 17 engagés

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