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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:07

ITW Marie-Luce Penchard

«  La banane antillaise a de beaux jours devant elle »

Penchard-portrait-photo-A--Jocksan.jpgQu’allez vous répondre aux producteurs de banane et de canne à sucre que le rapport de la Cour des comptes  montre du doigt ?

La Cour des comptes nous dit que les aides communautaires en faveur de ces deux productions sont trop élevées et qu’il faudrait les diversifier. Nous avons déjà engagé une politique résolue de diversification ambitieuse depuis près de deux ans. Sur les montants des aides, c’est vrai que les montants sont très élevés et je vais être très attentive à ce que dit la Cour. Mais, je dois quand même souligner la place qu’elles occupent dans l’économie agricole ultramarine. J’ajoute que la charge qu’on observe  à partir de 2008 est liée  au fait qu’on est passé du système de l’organisation  du marché communautaire de la banane à celui du POSEI*. Moins de droits de douane pour la banane extra-européenne pour un système d’aides plus important pour notre banane. Les professionnels de la banane sont tout à fait d’accord avec nous pour réfléchir à une évolution différente de cette production agricole. Vous voyez qu’avec la question du chlordécone et celle de la nécessité d’aller vers un développement durable, il y a des efforts considérables qui ont été faits. La banane antillaise a de beaux jours devant elle.  Nous avons toujours dit qu’il faut faire de la diversification, mais pas au détriment de l’agriculture traditionnelle. Je préfère que les gens mangent des bananes produites aux Antilles plutôt que des bananes  produites  par nos concurrents à l’étranger.

Les agriculteurs doivent-ils s’inquiéter des suites de ce rapport ?

Il faut prendre ce rapport comme un axe de travail. Notamment, par apport à la nécessité de ne pas concentrer l’agriculture autour de deux activités centrales qui ont été la banane et la canne pendant des nombreuses années. Il faut aller vers la diversification agricole mais la Guadeloupe et la Martinique  sans la banane et la canne, ce n’est pas la Guadeloupe et la Martinique. Maintenant, à partir de la banane, on peut développer beaucoup d’autres activités pour aller vers le développement endogène. Les réunionnais utilisent déjà les fleurs de la banane pour faire des condiments et projettent d’utiliser la feuille de  banane  pour faire des revêtements**. Voilà, des beaux modèles d’exemples ou là, on a une valeur ajouté par apport aux productions des ACP qui n’ont peut-être pas cette technique.

Le constat est le suivant : la production baisse et les aides sont constantes…

Les aides ne sont pas les mêmes. La banane a été aussi confrontée à des difficultés que vous connaissez. Et ce n’est pas simplement la banane des Antilles qui est confrontée à ces difficultés. Nous sommes dans des zones où le risque climatique est très fort. Mais lorsqu’on regarde la banane des Canaries, elle est plus aidée que la banane antillaise.   

Comment peut-on développer la filière d’élevage en outre-mer ?

La Réunion a obtenu des résultats grâce à un partenariat avec l’ensemble de la chaine concernée. Ca a permis de baisser le coût de la viande de  15 à 20 %. L’Etat apportera son aide pour qu’on regagne des parts de marché pour limiter l’importation. Il y aura toujours des importations mais je pense qu’on peut conquérir en interne un marché, développer une activité et permettre à nos jeunes de s’épanouir dans de nouveaux métiers. Mais il faut être innovant, imaginatif. Ce qu’on peut faire pour la banane, on peut le faire pour d’autres filières.

Propos recueillis par Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


*Programme d’options spécifiques lié à l’éloignement et l’insularité

**le procédé Green Blade est un brevet australien qui permet de transformer le pseudo-tronc du bananier en revêtement pour les murs ou le mobilier. En Martinique, Vladimir Hayot en a acquis les droits et dispose d’une unité de production à l’habitation Rivière La Manche à Ducos. sur la photo ci-dessous, Eric de Lucy, président de l'UGPBan, présente ces fameux revêtements à base de tronc de bananier.eric-de-Lucy-et-revetement-banane.jpg

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:05

Marie-Luce Penchard  au salon de l’agriculture

Penchard-escale-a-la-banane-photo-A-Jocksan.jpgLe ministre de l’outre-mer, Marie-Luce Penchard s’est promenée au Salon international de l’agriculture, toute la journée de jeudi. Le matin, elle était avec François Fillon et Bruno Le Maire. Après un déjeuner avec les présidents de chambre de l’agriculture (boycotté par le Guyanais Christian Epailly qui n’admet pas que la présidence de l’ODEADOM lui ait échappée), la ministre est venue visiter l’exposition photographique d’agriculteurs, pêcheurs et aquaculteurs ultramarins montée par l’ODEADOM. Au stand de l’INRA, le chercheur Dominique Blancard lui a présenté un système de téléphone mobile qui permet d’identifier les parasites. Penchard-visite-l-expo-photo-A-Jocksan.jpgQuelques mètres plus loin, la voilà au CIRAD qui affiche la thématique des forêts tropicales. Prise en main par le pdg, Gérard Matheron, et le directeur de la recherche, Alain Billand, on lui parle d’Ecoflor et de la filière bois pour la construction. Au stand du ministère de l’Agriculture, elle rencontre les élèves d’agro Paris Tech. Le ministre fait un petit sondage pour savoir le ressenti des visiteurs sur l’outre-mer… Quelques mètres plus loin, elle passe saluer la secrétaire sur le stand de son ministère. Au pas de course, toute la délégation quitte le hall 3 pour se rendre au hall 7, au cœur des régions d’outre-mer.  Elle commence par les bananiers avec une crêpe à la banane, et poursuit son chemin. Petit salut  à Dominique de La Guigneraye et Sandrine Damoiseau... Penchard-sur-le-stand-de-la-guadeloupe-photo-A-Jocksan.jpgElle prend quelques secondes pour discuter avec les producteurs de melons du Moule et d’Anse-Bertrand, caresse la tête d’une petite fille… De stand en stand, c’est la grande tournée avant de finir sur l’estrade de l’ODEODOM pour la distribution des médailles du concours général. Elle est reçue par le duo Paul Luu et Gabrielle Nicolas, directeur et présidente de l’ODEADOM. Dans l’assistance, le commissaire de l’année des Outre-mer, Daniel Maximin, Firmine Richard, Jean-Michel Lemétayer, le maire de Saint-François, Laurent Bernier, les producteurs de rhum… Tous les présidents des chambres d’agriculture sont là, sauf encore une fois Christian Epailly de la Guyane. 

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 06:09

Roland Pierre-Charles, le chaben fondamentalL-ancetre.jpg

roland-pierre-charles-0952.jpg« Mon ancêtre blanc serait un Legendre de la Bretesque, mais mes ancêtres nobles, ce sont les Nègres ! » Roland Pierre-Charles (RPC) est l’autoproclamé « Chaben fondamental ». S’il a choisi ce nom après la mort d’Aimé Césaire, c’était pour prendre de vitesse Eric Virgal qui briguait le titre ! Mais Roland l’anti-conformiste a de qui tenir… Les Pierre-Charles, il les fait remonter à 1836 avec l’ancêtre qui a fait fortune en achetant un cabrit après l’abolition de l’esclavage. Son père, Eugène, était inspecteur des impôts et maire de Saint-Pierre de 1962 à 1977. Cette mairie est une sorte de charge familiale. Son grand-père en fut l’élu, comme son oncle Paul (maire de 1945 à 1962) ou son cousin Louis (maire de 1988 à 2001)… 1955-Sainte-Luce-Roland-Nicole--Erneste--Roger--Claude--Phi.jpg« Sur son lit de mort, mon oncle a demandé à mon père de prendre sa suite… »


La fratrie des Pierre-Charles en 1955 à Sainte-Luce. De gauche à droite,  Roland, sa sœur Nicole, devenue cadre de direction à la Française des jeux, Erneste, devenue pharmacienne, Roger, devenu vétérinaire, Claude, ex-directrice adjointe du CHU La Meynard, et Philippe, agrégé d’histoire retraité et ex-leader du K5F.


Eugène Pierre-Charles avait un projet pour chacun de ses enfants. Philippe, l’aîné, devait être prêtre. « Il est devenu agrégé d’histoire et patron du K5F… » Roland devait être médecin. « Je suis devenu médecin de l’âme… » Il a appris le piano en profitant des leçons de ses soeurs… « Tout le monde jouait à la maison, on avait même un orchestre dans la famille, mais j’étais le moins ontéressé... » Né en 1948, Roland passe une partie de son enfance à Paris. En 1962, il rentre en Martinique et fait ses premières armes musicales à la JEC. La Jeunesse étudiante chrétienne était le creuset de la jeunesse (Bibi Louison, Paulo Rosine, les frères Bernard, les frères Misaine, Marceau Jobello, Christian Coco, Monique Carbaza, Louise Saint-Aimé) réunie autour de l’abbée David… La JEC était alors un conservatoire de musique informel où l’enseignement était empirique.

Compas direct et cadence rampa

Roland-Pierre-Charles-au-piano.jpgLa musique sud-américaine est alors reine. « On ne jouait pas du tout de biguine… Nous, on jouait avec l’orchestre Wacha. » RPC est bassiste, Serge Rémion guitariste, Guy Ferdinand et Alain Laurencine, violonistes… Le swing de l’après-guerre est encore à la mode mais c’est la musique latino qui domine. Vient alors le temps des Haïtiens et du « combat des chefs ». L’orchestre de Webert Sicot contre celui de Nemours Jean-Baptiste, le père du compas direct…* « Webert Sicot est venu se produire dans un dancing à Ker Lys. Il faisait de la cadence rempa. 4 trompettes, 4 saxos. Ils ont mis une vraie claque aux orchestres locaux qui ronronnaient… » Surtout, ils ont l’accordéon… l-abricot-palace.jpgRoland n’a que 16 ans et décide de s’en acheter un alors qu’il joue avec les Djoubaps. Et tandis que le père de la biguine latino et de la biguine Lèlè, Francisco alias Frantz Charles-Denis, joue le week-end à la Plantation, avec Marius Cultier au piano et Jak Gil (fils d’Aimé Césaire) aux timbales, le Manoir décide d’ouvrir tous les soirs avec de la variété caribéenne, bientôt rejoint par la Bananeraie, puis l’Abricot palace à Saint-Joseph, en 1967. On débauche les Djoubaps (Roland Pierre-Charles, Charlemagne Vico…) et pour compléter l’équipe, on recrute des musiciens de l’orchestre de la MJC de Trinité : Maurice Marie-Louise et Marcel Ravenet au chant, Jean Beneto et Daniel Ravaud aux trompettes, Alex Cayol, dit Sousoutte, au piano.

Naissance de la Perfecta

RPC à l'accordeon Abricot palaceC’est l’époque des mini-jazz, des orchestres sans cuivre comme les Maxi Twenty, les Léopards « et autres Machin-jazz »… « C’est une époque peu féconde… » Les Africains de Ryco jazz vont secouer ce train-train. Aussitôt, les copains de l’Abricot palace réagissent et montent les Gentlemen, une formule réduite avec Jeannot Guyoule à la guitare, le policier Victor Thermé au saxo, Paulo Albin qui vient chanter de temps en temps, et RPC. Julien Lamien a ouvert l’Escale au Robert et les Gentlemen viennent y jouer régulièrement. « Nous n’avions pas de nom mais ça marchait bien... Un jour, quelqu’un, par autodérision et en référence à Eddie Palmieri, a lancé un nom : la Perfecta. C’était un trait d’humour ! » Le succès arrive. Ils commencent à jouer professionnellement. Mais il y a des malversations (« Tout le monde s’embrouille encore aujourd’hui à ce sujet ! ») et il y a scission…  En 1976, RPC est à Cuba et joue avec l’orchestre de l’hôtel Jagua à Santa-Clara. « Ils m’ont appelé Gringo… » Les Cubains sont surpris de voir ce « gringo » venu d’une île inconnue qui sait jouer leur musique. A la fin du concert, les 16 musiciens se lèvent pour saluer leur hôte !

Naissance du zouk et Colegiana

roland-pierre-charles-1047.jpgRPC retrouve la Perfecta à Paris. Ils sont invités sur France Inter au Pop Club avec Tabou Combo. José Arthur demande à Shoubou comment s’appelle leur musique : « Du compas haïtien », répond-il. Se tournant vers RPC, il demande : « Et vous ? » Il ne veut pas dire qu’eux aussi jouent du compas haïtien… Il se lance : « C’est la musique qu’on joue dans les zouks. » « Ca s’appelle le zouk » ? demande José Arthur. « Oui, c’est ça, c’est du zouk ! » RPC raconte cela pour ceux qu’il appelle « les soi-disant pères du zouk » ! Entretemps, RPC est parti aux Etats-Unis avec Simon Jurad avec lequel il a monté Operation 78. « On explose tout ce qui existe ! On est pro et on a du matos ! » L’opération 78 s’achève vers 1982. RPC entame alors des tournées internationales avec Bonbon tropical, avec Son Caribe qui balance son tube mondial, Colegiana, qu’il accompagne à l’accordéon et au piano… roland-pierre-charles-0756.jpgIl devient arrangeur, enseigne la musique assistée par ordinateur, enregistre Ritm’O Salsa en 1987, travaille avec Eugène Mona sur son dernier album, Blan mangé, en 1994. Ce sont encore les Duos du soleil avec Béroard et Thamar, ou encore l’aventure des Beaux gosses avec Jean-Claude Naimro et Patrick Marie-Joseph. RPC a participé à quelque 200 albums. « On a même sorti un disque dans mon dos ! » Il exhibe l’album Bal boutché chez Hibiscus records…

« La biguine, c’est le jazz ! »

Aujourd’hui, RPC donne des conférences sur la musique antillaise. Il refuse le terme « biguine-jazz ». « Une posture intellectuelle parce que la biguine, c’est le jazz ! » S’il reconnaît à Marius Cultier d’avoir introduit « à bon escient et très finement quelques notes de jazz, des harmonies modernes », il regrette que certains se soient engouffrés dans le créneau et ne fassent plus qu’un « sabir musical avec une syntaxe de biguine et un vocabulaire états-uniens de pseudo-jazz... » Il montre un vieux 33 tours : roland-pierre-charles-1010.jpg« Jazz and hot dance in Martinique. 1929-1950. » Ce ne sont que des biguines ! « Le jazz a commencé en créole martiniquais… » Il remonte à la révolution haïtienne et l’indépendance de 1804 et chante : « Coupé tet, brilé kay… Grenadiers, à l’assaut ! » Les Blancs se sont enfuis en Louisiane, à Cuba et certains en Martinique… Il chante O zanana, une chanson populaire haïtienne issue de la Martinique. « Ces musiques sont créoles, métisses et majoritairement blanches dans leur conception syntaxique, comme la langue créole. Nous n’avons aucun complexe à avoir vis-à-vis du jazz. »

FXG (agence de presse GHM)

* Le compas, c’est une figure d’équilibre sur la roue avant d’un vélo. Les jeunes Haïtiens disaient que pour y parvenir, il fallait « tenir le compas ».


Le roi de l’accordéon

roland-pierre-charles-0948.jpgParis. Années 2000. RPC enregistre de la musique au mètre avec son accordéon. Gérard Tarquin, clarinettiste des Haricots rouges l’entend jouer et lui demande de jouer de l’accordéon et chanter en créole avec sa formation antillaise, Cœur de chauffe. Roland s’illustre dans une fameuse version d’Angela des Sayan Supa Crew. « On l’a chantée comme une vraie biguine, telle que leurs grands-parents l’auraient fait… ». En 2008, il est compilé sur un album dédié à l’accordéon, Tribal musette. On le retrouve aux côtés de Marcel Azzola, Olivia Ruiz, Sanseverino, Daniel Colin ou Patrick Artero… « Je n’étais pas là pour faire joli ! »


Courte carrière politique

roland-pierre-charles-0966.jpgEn 1991, Claude Lise se représente dans le canton bourgeois de Foyal. Patrice Charles et Livie Pierre-Charles sont déjà candidats contre Lui. « Je me suis présenté pour ajouter au bordel. Je n’ai pas fait d’affiche mais j’ai été invité à un débat sur RFO... » Marijosé Alie anime le débat avec Camille Chavet du Naïf, Claude Lise « avec son pull Lacoste jaune, ouvert sur sa chemise, et laissant voir la marque de la cravate ôtée pour la circonstance », Jean Crusol. A son arrivée, ce dernier lance : « Roland sa ou ka fé la ? » « Tout le monde s’écoutait parler et j’écoutais tout le monde… » Marijosé Alie lui demande : « Et notre ami le musicien, qu’en pense-t-il ? » RPC s’adresse au président Lise : « Tous les soirs, je suis dans les rues de Fort-de-France et je ne vous y vois jamais. Les drogués de Foyal, je les connais  bien… » Il se tourne vers Marijosé Alie, la regarde dans les yeux : « Mais, Mme la journaliste, il n’existe pas que des drogués dans les rues de Fort-de-France, il y a aussi des drogués mondains ! » Le lendemain, Camille Darsière lui dit en riant: « Tu n’as pas été tendre avec nos hommes politiques ! » « Avec l’establishment ! », rétorque-t-il.


La princesse rouge

Tétouan. Maroc, 1991. RPC est chez Leïla, une princesse royale. Les gens lui font le baise main. Il adore et tend sa main à tout le monde ! Chez Leïla, tout est rouge, la table de ping-pong, la Mercedes et même le whisky ! « Elle buvait pour tous les sujets du royaume. Puis, dans le palais, avec sa suite, elle jouait à chat. C’est alors que j’ai mis fin à ma carrière de prince ! »

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 06:02

ITW. Hervé Damoiseau, nouveau président du CIRTDOM

Herve-DAMOISEAU-3--photo-A--Jocksan.jpg« Nos concurrents progressent de 25% et nous de 3% »

Le Centre interprofessionnel des rhums des départements d’outre-mer, une interprofession qui existe depuis plus de quinze ans, vient d’échoir au patron des rhums guadeloupéens Damoiseau. Hervé Damoiseau se présente en homme de consensus dans l’intérêt des rhums des quatre départements d’outre-mer.  La distillerie familiale du Moule, la plus importante de la Guadeloupe, vient d’être récompensée par deux médailles d’or après avoir boudé pendant deux ans le concours général agricole.

Après la présidence martiniquaise, comment entendez-vous mener cette association ?

Le CIRTDOM essaye de résoudre tous les problèmes d’exportation que peuvent avoir nos rhums. Mes collègues m’ont élu à la présidence, ce qui est une lourde responsabilité. Tout le monde sait que je n’ai pas peur des difficultés.

Quels sont vos objectifs à la tête de la CIRTDOM ?

Nous avons de gros problèmes avec le renouvellement du contingent, les contingents supplémentaires que nous réclamons, et l’appellation d’origine contrôlée qui arrive bientôt  à terme, en 2013,  et qu’il va valoir renouveler avec l’INAO. Ce ne sont pas des dossiers qui manquent pour défendre le rhum à travers l’Europe !

Herve-Damoiseau-12-photo-A--Jocksan.jpgLes producteurs voudraient une augmentation de leur volume d’alcool pur à l’exportation (de 108 000 à 125 000 hap*). Pensez-vous que ce dossier aura le feu vert de la Commission européenne ?

Techniquement, je ne vois pas où sont les difficultés qui empêcheraient la Commission de nous accorder ces 17 000 hap de contingent supplémentaire en 2011. Il faut simplement que nous prouvions à l’Europe que nous ne pénaliserons pas les rhums des pays ACP et des pays tiers. Nos concurrents (Baccardi, Havana club) ont des progressions beaucoup plus rapides que nous avec plus 25%. Nos parts de marché n’augmentent que de 3%. Nous pouvons prouver qu’il n’y a pas de concurrence déloyale.

C’est une double casquette que vous avez aujourd’hui, celle de producteur et de défenseur des intérêts de toute la profession. Comment allez-vous faire la part des choses ?

Avoir plusieurs casquettes n’est jamais facile. Il va valoir revenir sur quelques principes et accepter certaines choses sur lesquelles on était moins conciliant avant… Quand on est président, on est là pour concilier tout monde. Je dis tout le temps que le plus beau métier du monde est d’être dans l’opposition. Et il y a que deux choses à faire quand on est dans l’opposition : critiquer et ne rien proposer. C’est merveilleux ! (Rires…) Mais, malheureusement dans la vie, il faut savoir prendre ses responsabilités. Il y va de la pérennité de nos entreprises dans les DOM.

Y aura-t-il un plan de communication pour les rhums ultramarins ?

Cette année, nous allons mettre en place un plan de communication de façon à faire prendre conscience à certaines personnes la chance que c’est que d’avoir une telle diversité sur les Antilles. Nos rhums restent un produit phare qui peut participer à la promotion, dans l’Union européenne et à travers le monde, de nos régions.

Propos recueillis par Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

*Hectolitre d’alcool pur
Herve-DAMOISEAU-2-photo-A--Jocksan.jpgPaul Luu, de l'ODEADOM (qu'il va quitter en avril prochain), Hervé Damoiseau, Jacob Desvarieux, Dominique de la Guigneraye

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:34

Gabrielle Nicolas, nouvelle présidente de l’ODEADOM

Gabrielle-Nicolas.jpgElle est tombée amoureuse de l’agriculture quand elle avait 13 ans. « J’avais un petit ami laotien que je venais aider… Ca a démarré comme ça. » Mais avant de devenir une professionnelle, Gabrielle a eu soin de passer un bac scientifique et de poursuivre des études d’ingénieur. C’est après, bien après, en 2002, que Gabrielle Nicolas a décidé de s’installer à son compte. Avec ses mains et son unique ouvrier agricole, elle est à la tête de 60 hectares à Macouria. Elle fait de la polyculture et de l’élevage. 37 hectares ont été mis en valeur, le reste est encore planté de forêt primaire. 1 800 m2 sont occupés par une pépinière de fruitiers et 30 hectare sont des pâturages pour ses moutons. C’est en tant que présidente des jeunes agriculteurs qu’elle a été portée, en novembre dernier, à la tête de l’ODEADOM, l’office de développement de l’agriculture dans les DOM. Son truc à elle, c’est l’autosuffisance alimentaire. D’où son orientation vers les cultures de diversification animale et végétale avec le maraîchage et les fruits. Elle estime qu’à l’échelle du marché antillo-guyanais, un avenir est possible pour l’agriculture de la Guyane. « Quand nous sommes en saison sèche, les Antilles sont en saison humide et inversement… » Elle ne veut pas jouer la carte de la spécificité puisque, dit-elle, « on veut travailler avec la métropole au même titre que n’importe quel département français ». Maintenant, elle sait aussi qu’à la tête de l’ODEADOM, elle aura à faire puisque la Guyane n’est concernée que par moins de 1 % des aides spécifiques à l’agriculture des régions ultrapériphériques.

FXG (agence de presse GHM)

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:38

MLP sur les traces de Jacques Chirac

La ministre de l’Outre-mer se rend ce jeudi au salon de l’agriculture. Elle y sera à 10 heures pour accompagner François Fillon et Bruno Le Maire sur le stand du ministère de l’Agriculture qui a fait une petite place pour l’année des Outre-mer français. Au déjeuner, Marie-Luce Penchard partagera son repas avec les présidents de chambres d’agriculture de l’Outre-mer. Puis, à 14 heures, avec Bruno Le Maire, elle visitera l’exposition de photos d’agriculteurs, pêcheurs et aquaculteurs ultramarins que l’ODEADOM a installé dans la passerelle Renouvin (entre le hall 1 et 2). A 15 heures, sans Bruno Le Maire, elle visitera les stands de l’Outre-mer, puis à 16 heures, elle remettra les diplômes et médailles du concours général agricole. Elle restera donc quelque sept heures au parc des expositions de la porte de Versailles. Marie-Luce Penchard se prépare donc à égaler le recordman du genre, Jacques Chirac. Personne ne sait encore si elle tapera, elle aussi, sur le cul des vaches !

FXG

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:11

 

La Martinique en offensive séduction et en défensive Bananière

Espace-Martinique.jpgAlors que la Martinique met le paquet au salon de l’agriculture, elle doit faire face aux attaques de la Cour des comptes.

La chambre d’agriculture de la Martinique fête en cette année des Outre-mer son 50e anniversaire. Depuis 7 ans, la chambre est alliée au Comité martiniquais du tourisme pour participer au salon international de l’agriculture à Paris. « Ce concept que nous renouvelons d’année en année améliore notre présence au salon, explique Louis-Daniel Bertome, président de la chambre. Notre stand n’est pas très gros mais nous assurons un bon accueil et une bonne animation et nous sommes récompensés à chaque fois par un prix ! » Le thème retenu par la chambre, cette année, est le sucre de canne auquel une journée est consacrée durant ce salon, « mais nous mettons en valeur l’ensemble de nos productions », ajoute le président Bertome.

Anais-Corosine-LD-Bertome.jpgUn budget de 147 000 € a été consacré à la réalisation de cette opération. Durant toute la durée du salon, c’est la promotion de la diversité de nos produits agricoles et touristiques qui est assurée sur deux espaces. Un espace institutionnel avec la chambre d’agriculture, le CMT et l’office de tourisme de Sainte-Anne, assure la présentation de nos principales productions agricoles mais aussi la promotion de la destination, avec un accueil, de l’information et des animations (les amateurs apprécieront les notes de guitare de Thierry Jean-Pierre). A côté, un espace commercial propose les produits agricoles transformés. Kay Marysevend ses rhums et punchs aux fruits, ses aromates et ses confiseries, et Suz’Spicesvend ses épices, confiseries, liqueurs et souvenirs… Bien sûr, en sus de ceux-là, on retrouve la boutique des rhums AOC de Martinique, celle des rhums JM et Clément, deux adresses très fréquentées par les visiteurs du hall 7 qui accueille l’espace outre-mer comme chaque année.

La Martinique autrement

Boutin-Bertome-Corosine.jpg« Nous voulons faire découvrir à nos visiteurs, au-delà des cultures traditionnelles d’exportation et des clichés touristiques, une Martinique autrement », vante le prospectus de communication institutionnelle. Anaïs Corosine, miss Martinique, est d’ailleurs là pour prêter sa grâce et sa gentillesse en tant qu’ambassadrice : « C’est mon rôle d’être là ! Et comme nous sommes dans l’année des Outre-mer français, c’est un devoir pour moi de promouvoir notre île. » Son argumentaire de séduction, elle le décline en quelques points : « La chaleur des Martiniquais, le bon vivre, les paysages et le climat, mais surtout une vraie culture et de vraies traditions. » Equipe-UGPBan.jpgLe retour des visiteurs est bon : « Ils sont demandeurs et posent beaucoup de questions avec une vraie envie d’y aller ! » Depuis l’ouverture du salon, samedi dernier, les visiteurs de marque n’ont pas manqué puisque le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le patron de l’UMP, Jean-François Copé, le commissaire européen, Michel Barnier, le président du Sénat, Gérard Larcher ou l’ancienne ministre Christine Boutin sont déjà venus et ce jeudi, on attend les visites du Premier François Fillon et des membres du gouvernement, Marie-Luce Penchard (Outre-mer) et Bruno Le Maire (Agriculture).

FXG (agence de presse GHM)


José Maurice, administrateur du CMT

«  Les Martiniquais sont sympas ! »

Jose-Maurice-CMT.jpgVotre présence au SIA atteste de l’importance du tourisme dans le développement de l’île…

On ne peut développer le tourisme sans l’agriculture. Ils vont de pair et nous avons compris qu’il fallait marier ces deux éléments pour améliorer notre destination grâce, notamment, à la gastronomie. La Région a entamé une politique de réforme du tourisme et de l’agriculture afin de créer une synergie propre à améliorer l’image de notre destination.

Comment se présente cette saison touristique ?

Nous avons 6 à 8 % d’augmentation. Ce n’est pas suffisant mais c’est un mieux. C’est difficile de faire pire que 2009 ! Mais nous mettons en place la réforme du CMT Paris qui va devenir la Maison de la Martinique. Nous espérons une vraie augmentation pour la saison 2011-2012. Nous faisons un effort sur la partie marketing au niveau national et international, mais aussi sur l’accueil sur place. Nous avons commencé une grosse campagne pour dire aux Martiniquais l’intérêt du tourisme et pour qu’ils participent à son développement. On ne peut faire du développement touristique sans l’aval des gens qui reçoivent. Il faut faire valoir que la Martinique est un pays qui accueille bien alors qu’on nous reproche souvent le contraire.

Vous êtes là pour faire passer le message que les Martiniquais sont sympas !

Les Martiniquais sont sympas et ils savent accueillir.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


Banane et cour des comptes

La communication, une semaine avant le salon international de Hugues-Naranayinsamy-et-Catherine-Monnerville.jpgl’agriculture, du rapport annuel de la Cour des comptes, n’a pas été sans incidence sur l’ambiance dans le quartier Terres de tropiques, et singulièrement, dans l’espace Martinique. En mettant en cause les dispositifs d’aide à la banane et à la canne, Didier Migaud, a pointé du doigt, sans réserve, l’agriculture martiniquaise. Didier Migaud connaît pourtant les Antilles où il s’est rendu en mission parlementaire en 1998. Sa mission avait pour objectif de « préparer des propositions pour assoir le régime d’incitation fiscale à l’investissement en outre-mer sur des bases saines et durables », ce qui fait dire à certains que Didier Migaud n’est pas un ami de l’Outre-mer…  LD-Bertome.jpgLouis-Daniel Bertome, président de la chambre d’agriculture de Martinique admet : « C’est vrai que c’est un vaste débat… La banane consomme un peu plus du quart de ce qui est destiné aux producteurs de l’ensemble des DOM. Maintenant, le rapport de la Cour des comptes est un peu réducteur parce que la banane représente beaucoup chez nous, 50 % de la production agricole, plus de 60 % de la main d’œuvre salariée. Il faut donc soutenir cette production, renforcer même ses financements par rapport à la banane dollar qui voit ses droits d’entrée sur le marché européen à la baisse, mais il n’y a pas que la banane… » Mais c’est le directeur de l’Office de développement agricole des DOM (ODEADOM), Paul Luu, qui semble le plus remonté, car c’est l’Office qu’il dirige qui a fait l’objet du contrôle. « La Cour des comptes européenne est venu il y a deux ans analyser le POSEI France (Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l’insularité). Ses conclusions indiquent un programme adapté à 100 %… Didier Migaud n’a eu qu’une vision comptable depuis Paris et Montreuil (siège de l’ODEADOM, NDLR) alors que les Européens sont allés sur le terrain ! » Paul-Luu.jpgConcernant l’augmentation des aides à la banane de 40 % en 2007, Paul Luu explique : « On a payé au 1er trimestre 2007 le solde des aides compensatoires de 2006, 30 à 40 millions €, et en fin d’année, nous avons payé les aides pour 2007 pour le montant prévu de 129 millions €. C’est l’addition de ces deux chiffres qui donne cette hausse de 40 % ! » Enfin, concernant la transformation de 40 millions € de prêts en subvention, il rappelle que suite aux dégâts du cyclone Dean, la Commission européenne a donné son accord pour redresser la filière banane anéantie par le cyclone. Quant à la concentration des aides sur la banane et la canne, il rappelle que depuis 2009, 40 millions € ont été abondés par la France pour compléter les aides communautaires pour la diversification.

FXG


Interview de Philippe Ruelle, directeur général de l’Union des groupements de producteurs de bananes (UGPBan)

Philippe-Ruelle-UGPBAN.jpg" On veut faire dire aux chiffres ce qu’on a envie de leur faire dire "

La Cour des comptes a-t-elle pas examiné les choses par le petit bout de la lorgnette ?

Ce qui est dommage, c’est que dans ces rapports, il y a une partie analyse par l’entrée comptable et budgétaire, qui ne prend pas l’impact sur l’ensemble d’une économie, et puis il y a des réponses du ministère de l’Agriculture, de l’Outre-mer, du Budget et de l’ODEADOM qui donnent l’ensemble des éléments. Ce qui est dommage, évidemment, c’est qu’on ne retient pas la synthèse mais les points soulevés sans les réponses.

Mais peut-on dire qu’il y a des abus concernant la banane ?

On dit que la banane a 30 fois plus d’aides que les cultures métropolitaines. Il faut ramener ça aux coûts de production. La banane, c’est 40 000 € par hectare et l’aide à l’hectare est de 15 000 €. Ca n’est plus pareil lorsque l’on compare 500 € d’aide par rapport à un coût de production de 2000 € pour du blé. Jamais, on ne met ça en perspective ! Même chose pour l’emploi. On nous dit que l’emploi a baissé depuis… 1980 ! Dans la banane, il y a dix ou quinze ans, c’étaient des emplois journaliers, des tâcherons qui venaient à l’embauche le matin pour une journée ou moins. Aujourd’hui, c’est 90 % d’emplois en CDI, des qualifications avec 30 métiers différents. Le rapport fait complètement abstraction de cela. C’est en ça que c’est un rapport partiel ou partial.

Vous n’avez pas été sollicité pour répondre ?

On ne demande rien aux professionnels et c’est un peu choquant.

Certains pourcentages restent frappants, comme des aides à la banane en Martinique qui atteignent des ratios de 155 %...

On a eu des cyclones et, à un moment donné on a eu peu de production. L’Europe a décidé de baisser le seuil de production pour que les agriculteurs touchent 100 % de leur aide. Quand on fait le ratio à ce moment-là et sur les dernières années, il est très défavorable. Mais quand vous faites le ratio aujourd’hui, entre le prix de vente qui représente 55 % de la recette, l’aide revient à 45 %. On est très loin des 155 %. Tout dépend comment on fait la statistique et sur quelle période vous la faites. Ce que je reproche à ce rapport, c’est qu’on change en permanence les périodes. Sur l’emploi, on prend 2000-2007. Sur la réduction des pesticides, on prend 2006-2009. si on avait pris 1996-2009, on aurait montré 74 % de réduction des pesticides… On a l’impression qu’on veut faire dire aux chiffres ce qu’on a envie de leur faire dire.

Alors combien de personnes travaillent dans la banane actuellement ?

En emploi direct, ce sont 700 planteurs et 7000 salariés. On estime que 15 000 familles vivent de la banane au sens large, avec les transporteurs, etc…

La Cour parle aussi d’un déficit d’agro-transformation…

La grosse difficulté est le coût de production de notre banane et celui de sa transformation. Difficile de monter des industries sur de petits territoires, qui soient rentables… S’ils nous avaient demandé, on leur aurait dit qu’on est sur la recherche d’extraits de banane pour la cosmétologie ou la pharmaceutique, comme ça a été fait pour le raisin. On pense qu’il faut amener la banane sur d’autres axes de diversification pour amener demain de la valeur ajoutée sur cette filière qui ne provienne pas exclusivement de la vente d’exportation.

Et quand on vous épingle sur votre bilan carbone ?

C’est une vraie méconnaissance du dossier parce qu’on est la première filière fruits et légumes à avoir fait une analyse cycle de vie complète. On sait que le fret représente 25 à 30 % du bilan carbone. Sans compter tout le travail qu’on fait avec le plan banane durable, avec la réduction des engrais et des produits phytosanitaires, l’introduction de nouveaux procédés culturaux, le travail sur les emballages…

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


Il a dit

Damien-Frair.jpgDamien Frair, producteur de bananes, en attente d’indemnisation après les pluies de cendre volcanique de Montserrat.

« Un an après le retour de nos productions sur le marché européen, on a touché qu’une faible partie des indemnisations. Sur 18 millions de perte annoncée, un tiers à peine des producteurs a touché 220 000 €. Et jusqu’à ce jour, les deux tiers n’ont pas touché un centime et ont perdu toute leur production. »


Ils étaient là...Bernard-Dordonne-Alfred-Almont.jpg

Bernard Dordonne, journaliste à l'Union de Reims, et Alfred Almont, député UMP de MartiniqueJuliette-Lean-Baptiste-et-Corine-Yvenat.jpg

Juliette Jean-Baptiste et Corine Yvenat, conseillères municipales UMP de Maisons-Alfort.Philippe-Aline-Alfred-Almont.jpg

Philippe Aline, juré au Concours général agricole, et le député Almont.Jimmy-Blanche-au-salon.jpg

Jimmy Blanche, de passage au salon.Karine-Linord-Michel-Fayad-Gary-Cadenat-Bernard-Dordonne.jpg

Karine Linord, journaliste )à Amina, Michel Fayad, directeur de Saint-James, Garry Cadenat, Bernard Dordonne.Fofo-et-Migele.jpg

Fofo le photographe et Miguele.SIA-Mqe-ODEADOM-016.jpg

Thierry Jean-Pierre.SIA-Mqe-ODEADOM-101.jpg

Philippe Ruelle et Nathalie Monge.Sandrine-Damoiseau-a-eu-l-or.jpgSandrine Damoiseau, heureuse d'avoir obtenu deux médailles d'or pour son rhum éponyme.

 

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:05

Rhums et punchs délivrent leur saveur au SIA

Les produits phares de l’agriculture de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane distingués pour leur savoir faire et leur qualité.

Vitrine-rhums.jpgLe concours général agricole des rhums et punchs a eu lieu mardi matin au salon international de l’agriculture à Paris. Les rhums agricoles des Antilles et de la Guyane étaient livrés aux papilles d’un jury composé de  goûteurs professionnels et de goûteurs du dimanche. Il fallait décortiquer le contenu de son verre avec beaucoup de précision car tout est pris en compte : la couleur, la consistance, la limpidité, l’impression olfactive, l’impression gustative, la longueur en bouche... Le résultat est sans  surprise : la Martinique avec un gros contingent  de rhums est largement devant les autres départements dans les différentes catégories avec 22 médailles (voir palmarès ci-dessous). La production martiniquaise reste une valeur sûre et attire de plus en plus de spéculateurs et d’investisseurs sur un marché qui  résiste à la crise. 2010 a été une très bonne année pour le rhum à l’exportation, pourtant les producteurs sont unanimes pour dire que le marché local reste très porteur. Dominique-Thierry-du-rhum-Bielle---a-table-photo-A-Jocksan.jpgIls misent beaucoup dessus sans pour autant avoir besoin de développer de grands  plans de communication ! Dominique Thierry, de la rhumerie Bielle à Marie-Galante, estime que le tourisme est le meilleur véhicule publicitaire. Hervé Damoiseau, qui devrait être élu à la tête du CIRDOM (Centre Interprofessionnel des Rhums des DOM) ce jeudi, croit en une augmentation des contingents de 17 000 HAP (hectolitre d’alcool pur). Une hausse que réclament les professionnels  pour mieux répondre à la demande du marché.

Côté Guadeloupe, on se souvient que l’an passé, Bologne et Damoiseau avaient boycotté le concours général agricole. Cette fois, Nicolas Legendre de Spiridom est passé outre son patron, Hervé Damoiseau, pour inscrire les rhums du Moule. Grand bien lui a pris car il décroche l’or pour son blanc à 50 ° et son vieux XO ! Quant à la distillerie Bologne, pour sa première participation dans la catégorie de rhum vieux de 3 à 4 ans d’âge, elle a décroché l’argent.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

Photos Alfred Jocksan et FXG


Les différents palmarès par département pour les rhums blancs, vieux et punch

Martinique

Rudy-Jean-Jacques-de-l-art-de-fondre--et-le-directeur-du-sa.jpgRhum blanc AOC de 50°

Or : Trois Rivières (Ducos)

Or : Bally  (Sainte-Marie)

Argent : La Mauny (Ducos)

Argent : Saint-James  (Sainte-Marie)

Rhum blanc AOC  de 55°

Or : La Mauny (Ducos)

Or :  Neisson (Le Carbet)

Argent : Depaz (Fort-de-France)

Rhum vieux de 3 à 4 ans

Or : Trois-Rivières, cuvée du Moulin (Ducos)

Or : Saint-James 42° (Sainte-Marie)

Or : St-James, Hors d’âge (Sainte-Marie)

Argent : Clément (Le  François)

Bronze : La Mauny (Ducos)

Rhums vieux de + 4 ans

Or : HSE XO (Gros-Morne)

Or : Saint-James, 12 ans d’âge (Sainte-Marie)

Argent : Cœur de rhum – La Favorite (Fort-de-France)

Argent : JM XO (Macouba)

Punch

Or : Schrubb – Dormoy  de la distillerie Dillon

Argent :  Shrubb Clément

Argent : Punch Coco Clément

Argent : Punch planteur Clément

Argent : Punch Café Clément

Argent : Punch Pina Colada Clément 

Guadeloupe

Leopold-et-son-dernier-bebe-rhum-le-double-lingot-d-or-p.jpgRhum blanc 50°

Or : Damoiseau (Moule)

Argent : Bellevue (Capesterre de Marie-Galante)

Rhum blanc 59°

Or : Bielle (Grand-Bourg de Marie-Galante)

Bronze : Bellevue (Capesterre de Marie-Galante)

Rhum vieux Guadeloupe  de 3 à  4 ans

Argent : Bologne (Baillif)

Rhum vieux de plus de 4 ans

Or : Bielle brut millésime 2003 (Grand-Bourg de Marie-Galante)

Or : Damoiseau XO (Le Moule)

Argent : Karukéra millésime 2000 « brut de fut » de Longueteau (Sainte-Marie, Capesterre-Belle-Eau)

Argent : Damoiseau 8 ans (Le Moule)

Bronze : Bielle millésime 2000 (Grand-Bourg de Marie-Galante)

Punchs

Argent : punch coco de JPJF (Basse-Terre)

Argent : Punch Mabi aux quenettes (Goyave)

Bronze : Punch Mabi aux surettes (Goyave)

Bronze : Punch orange Séverin (Sainte-Rose)

Guyane

Rhum Blanc  50°

Argent : La belle Cabresse (Saint-Laurent du Maroni)

Rhum vieux de plus de 4 ans

Or : La  Cayennaise Rhum (Saint-Laurent du Maroni)

Une récompense extra-Antilles et Guyane

Bronze : Punch 6 fruits Compagnie Robin (Sigean - Aude)

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 19:41

Les 34 ans de Claudy Elisor

Il aurait fêté ses 34 ans… le 26 février
En collaboration avec Tropiques FM, Espace FM et la ville de Sarcelles, les associations domiennes d’Ile-de-France se mobilisent pour rendre hommage à Claudy Elisor. Rendez-vous le samedi 26 février 2011 à 17h00, au champ de foire, rue des Réfuzniks à Sarcelles, pour un moment inoubliable.
Rappel des faits
Battu à mort la nuit du 31 décembre 2010 à l’issue d’une soirée, organisée dans la salle du Château d’Egypte au Blanc-Mesnil, Claudy Elisor décède cinq jours plus tard des suites de ses blessures. Originaire des Antilles, l’agent SNCF laisse derrière lui deux enfants, Dylan et Océane âgés respectivement de 8 et 5 ans.
L’hommage
Née le 26 février 1977, le DJ allait fêter ses 34 ans. A cette occasion, la communauté antillaise décide de se rassembler pour une soirée-hommage en mémoire du compatriote disparu.

Au programme : interventions d’artistes, témoignages de la famille, des amis proches et pour clôturer la soirée un « grand zouk » afin d’honorer la volonté de son épouse Fabienne ,« faire la fête comme Claudy aimait la faire ».
Les artistes
Parmis les artistes souhaitant apporter leur soutien, on retrouve, Jacob DEVARIEUX, Jacky RAPON, ERIK, DAMOGEEZ, SIR WESLEY, TALINA, Princess LOVER, MARVIN, IMANI, KINDYA, KAALISTA, EPIDEMIC MUSIC, EMERY LA MALICE, MADAMAZ, Jean-Luc ALGER, ainsi qu’Alain ARAMON

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:37

Edouard Tinaugus veut faire reconnaître la yole ronde par l’Unesco

Edouard-Tinaugus« J’ai entamé les démarches pour proposer l’inscription de la yole ronde sur la liste du patrimoine  culturel immatériel de l’Unesco. » Le Martiniquais Edouard Tinaugus a démarré cette démarche au début de l’année 2010. On entend par patrimoine culturel immatériel les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. « Les Yoles rondes de la Martinique remplissent à mon avis la plus part des conditions pour faire partie du patrimoine culturel et immatériel de l’Unesco », écrit cet employé de la RATP qui a œuvré seul pour remettre les armoiries des Antilles sur les murs de la station de métro Nation et qui a lancé l’idée de créer une station aimé-Césaire dans le prolongement de la ligne 12. « Les yoles rondes offrent un spectacle unique au monde. A l'origine, les gommiers, puis les yoles rondes, étaient l'outil de travail des marins pêcheurs de l'île. Aujourd'hui, ces embarcations traditionnelles sont également l'un des fleurons du patrimoine martiniquais. Sur les plages de la Martinique il faut voir les yoles rondes s’envoler sur la mer, prêtes à défier les lois de la nature. En équilibre sur leurs bois dressés ou suspendus aux cordes de rappel, les yoleurs rivalisent d'adresse et de courage. Les yoles et les yoleurs n'ont rien perdu de leur élégance d'antan. Toujours cette grâce, toujours ces hommes au-delà de leurs limites, toujours cette beauté qui fait naître la passion et que seuls les poètes savent décrire. » Après avoir dévoilé son argumentaire, Edouard Tinaugus lance un appel : « Cette demande ne prendra toute son ampleur que si nous sommes capables de nous mobiliser autour de cette démarche et signer la pétition pour la yole ronde à l’Unesco. Les multiples courriers faits aux présidents du conseil régional et général au président de la société des yoles ronde sont restés lettre morte. Seule la présidente du comité du tourisme de la Martinique et des politiciens ont bien voulu me répondre. La DRAC de la Martinique a donné son avis sur la yole ronde après enquête des services du ministère de la Culture. Une mobilisation importante de la population de la Martinique et des amoureux de la yole ronde est un élément primordial pour la reconnaissance de la yole auprès du ministère de la Culture… »
Jusqu'à présent, la Martinique n’a aucun site ou patrimoine reconnu par l’Unesco. Les amateurs de yole ronde peuvent trouver la pétition sur les blogs suivant : http://lalegiondesadministres.unblog.fr/ et http://oupakasav.unblog.fr/

FXG (agence de presse GHM)

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