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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 21:33

Deux Guadeloupéens dans la délégation du candidat Sarkozy

Pour cet ultime déplacement électoral antillais, le candidat de l’UMP embarque sa délégation à bord d’un vol régulier. « C’est un voyage du candidat, pas du ministre », insiste-t-on dans son entourage. Rendez-vous place Beauvau ce matin, puis direction Orly Ouest, embarquement à 10 h 45. Autour de Nicolas Sarkozy, entre autres, Michel Barnier, Michel Diffenbacher, Olivier Biancarelli et deux Guadeloupéens auxquels il accorde beaucoup d’attention, particulièrement en ce moment, Patrick Karam et Marie-Dominique Aeschlimann. Léon Bertrand est aussi de la partie. La délégation (presse comprise) est nombreuse (il n’y avait plus que des places disponibles en classe éco, il y a une semaine !) et le voyage sera bref.

Les Antilles et puis la démission

Arrivé à Pôle Caraïbe à 15 h 20, le ministre n’a rien à son agenda jusqu’au meeting du soir, au morne Vergain. Mais on nous assure qu’il ne remettra pas sa casquette de ministre !)Demain, avant son départ pour la Martinique, il consacre sa matinée à Gabrielle Louis-Carabin. En Martinique il sera sur les terres d’Alfred Monthieux, celles d’Alfred Almont puis il donnera son meeting chez André Lesueur. Lundi, Nicolas Sarkozy abandonnera son ministère, à François Baroin dit-on. Et quid de l’Outre-mer ? Il se murmure aussi qu’il gèrera les deux maroquins, un peu comme Queyranne avec Chevènement en leur temps.

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 21:11

INTERVIEW. Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP à la présidentielle

« Les Martiniquais, les Guadeloupéens et les Guyanais ont du talent, de l’énergie et du caractère ! »

Il y a dix-huit mois, vous annuliez un déplacement aux Antilles. En mars, vous étiez reçu par Aimé Césaire. Aujourd’hui, comment appréhendez-vous ce déplacement ?

J’aborde ce déplacement avec joie. Plus je vais à la rencontre de l’outre-mer et plus je l’aime. En mars 2006, j’avais été très chaleureusement accueilli, alors que certains me prédisaient un voyage mouvementé. Je crois que, déjà à l’époque, beaucoup de Guadeloupéens et de Martiniquais avaient pris du recul par rapport à ceux qui cherchaient à caricaturer mes propos et mon image.
Aujourd’hui, je reviens, comme je l’avais promis, comme candidat à la Présidence de la République. Pour moi, ce déplacement est la suite logique d’un travail réalisé sur le long terme et d’un engagement sincère. Il va me permettre d’aborder beaucoup de sujets sur lesquels j’ai réfléchi depuis un an et qui concernent la vie des Antillais au quotidien.

Quels liens avez-vous tissé avec les Antillais depuis que vous êtes en campagne ?

J’ai tissé des liens francs et chaleureux avec les Antillais car j’en côtoie beaucoup dans mon entourage.
La complexité des Antilles n’est pas toujours facile à appréhender. D’ailleurs, plus je connais cette partie de la France, plus je m’aperçois que c’est une vue de l’esprit que de considérer les Antilles comme un tout. La Guadeloupe et La Martinique ont leur identité propre, les Martiniquais et les Guadeloupéens ont des mentalités différentes et des problèmes distincts.
Avec le temps, je crois que les Antillais ont compris que ma façon de manifester mon attachement pour eux était différente de ce qu’ils avaient pu connaître. Je ne suis pas l’homme froid et dur que l’on décrit parfois, bien au contraire. Simplement, comme Ministre de l’Intérieur, j’ai dû assumer la lourde responsabilité de protéger des Français au quotidien en partant d’une situation qui s’était fortement dégradée. Cela m’a demandé d’être juste mais ferme.
Aujourd’hui, je me sens plus libre d’exprimer mes sentiments profonds. Mais en même temps, je veux rester honnête quant à mes engagements. Pour moi, il n’est pas question, pour séduire telle ou telle partie de l’électorat, de faire de grands discours sentimentaux. Ma façon d’aimer les gens, c’est d’agir pour changer leur quotidien, spécialement le quotidien de ceux qui souffrent le plus. C’est de faire en sorte que l’avenir redevienne pour tous les Antillais une espérance, c’est ouvrir de nouvelles perspectives en faisant plus et mieux que ce que l’on a fait jusqu’à présent.
La relation que je veux inscrire dans la durée avec les Antillais, c’est une relation faite de franchise et de respect.

Comment avez-vous élaboré les aspects ultra-marins de votre programme ? Quel est le rôle de la petite équipe de conseillers pour l’outre-mer qui vous entoure ?

Le travail d’élaboration de mon programme pour l’outre-mer a commencé il y a près de deux ans. C’est peut-être cela qui fait la différence avec les autres candidats. Je n’ai pas voulu d’un « programme gadget » que l’on élabore, dans les derniers mois de la campagne, sous la forme d’une annexe au programme national.
J’ai souhaité que l’on intègre le programme pour l’outre-mer au cœur du programme pour la France. J’ai confié ce travail préparatoire à une équipe dont les origines sont diverses. Je lui ai demandé de consulter les forces économiques et sociales des territoires, les élus et tous ceux qui avaient des idées neuves.
L’objectif que j’ai donné à cette équipe était simple : ne pas rédiger un programme catalogue réunissant la somme des demandes des différents lobbies mais, au contraire, bâtir un programme avec de vraies priorités. Ces priorités devaient être axées sur les vrais problèmes des Français d’outre-mer au quotidien, c’est-à-dire : le développement économique pour l’emploi et le pouvoir d’achat, la sécurité, le logement, l’éducation et la santé.
Ce travail a été présenté au cours de la première Convention nationale sur l’outre-mer que j’ai organisée à Paris au mois de juillet dernier. Elle a réuni plus d’un millier de participants de toutes origines et a permis de préciser encore notre vision des choses. Ce travail a été, enfin, enrichi des contributions de tous les territoires pour permettre une approche plus précise des réalités de chaque collectivité.

Vous semblez bénéficier d’un fort soutien dans le 5ème DOM. Comment expliquez-vous l’engouement des Antillais de Paris pour votre candidature ?

Oui, c’est vrai que les Ultramarins de métropole me soutiennent. Il ne s’agit d’ailleurs pas que des Antillais et ils ne vivent pas qu’à Paris. Pourquoi ce soutien? Il faudrait le leur demander! Pour ma part, je pense qu’ils apprécient que je m’adresse à eux comme à des Français à part entière. Que je ne réduise pas leur problème à une question de couleur de peau et que je cherche à corriger concrètement les discriminations dont ils peuvent être les victimes !
J’ai construit, avec eux également, une relation de long terme, bâtie sur la confiance et le respect de la parole donnée. Je crois que la sincérité de mes engagements est aujourd’hui perçue par chacun d’entre eux. J’aurai, d’ailleurs, l’occasion de réunir les Ultramarins de métropole, le 31 mars prochain, à Paris au cours d’une soirée qui leur sera totalement dédiée.

Certains vous reprochent vos effets d’annonce, notamment en matière d’immigration clandestine. Etes-vous satisfait de votre bilan sur ce dossier ?

Je ne suis pas homme à être « satisfait » et je sais que, sur ce dossier comme sur d’autres, il y a encore beaucoup à faire. Mais ce que je sais aussi, c’est que l’effort qui a été réalisé en matière de lutte contre l’immigration clandestine ces dernières années a été historique. On n’avait jamais autant investi dans cet épineux sujet : vote de dispositions de loi spécifiques à chaque territoire d’outre-mer, renfort en moyens humain, renfort en matériels…
Pourquoi me suis-je investi de cette façon? Parce que j’ai bien senti que, dans certains territoires, comme en Guadeloupe, en Guyane et à Mayotte, le tissu économique et social était réellement déstabilisé par des vagues d’immigration irrégulière. Cette situation devenait insupportable pour nos concitoyens.
C’est la raison pour laquelle j’ai défini une politique claire et que j’ai fixé aux Préfets des collectivités d’outre-mer concernées des objectifs précis. Les résultats sont au rendez-vous puisqu’il y a eu 23 885 étrangers qui ont fait l’objet d’une mesure d’éloignement depuis l’outre-mer en 2006, soit autant que pour les 96 départements de métropole. Ce nombre a plus que doublé par rapport à 2002 et, aujourd’hui, la situation commence à s’améliorer sur le terrain.

Si vous êtes élu, quelle est votre ambition pour les départements français d’Amérique ?

Mon ambition est immense. Mais, en même temps, je sais quelle est la situation d’où l’on part et je ne veux pas raconter d’histoires à mes concitoyens. La vérité, c’est que la situation économique et sociale actuelle est très différente d’un territoire à l’autre. Et, s’agissant de la Guyane, un certain nombre d’éléments fondamentaux pour qu’une réelle mutation économique s’opère font encore défaut. Il manque des équipements de base comme des écoles ou des routes et la population, malgré une forte immigration, demeure insuffisante pour asseoir un véritable développement du marché local. Il y a donc, pour ce territoire, des efforts particuliers à faire.
Quoiqu’il en soit, mon objectif final est comparable pour ces trois départements : je veux donner aux Départements Français d’Amérique les outils de leur propre développement. Je veux que la croissance économique résulte davantage de la création de valeur ajoutée localement. Les Martiniquais, les Guadeloupéens et les Guyanais ont du talent, de l’énergie et du caractère ! Ils ont le tempérament pour réussir si l’on arrive à créer, ensemble, une nouvelle dynamique. Je veux que l’on s’éloigne des systèmes d’assistance sans contre-partie et que l’on remette la notion d’effort et de travail au cœur de notre projet de société.
Mais, pour faire cela, je sais que vos territoires partent de plus loin que bon nombre de territoires métropolitains. C’est pourquoi je prône une discrimination positive en votre faveur. Je souhaite que l’on vous aide davantage et que l’on vous aide mieux. C’est tout les sens de mes propositions sur les zones franches globales et la continuité territoriale, aérienne et numérique.
Je rêve de départements d’outre-mer qui aient vraiment les moyens de devenir les têtes de pont de l’Europe à proximité des deux Amériques. Je rêve d’économies qui puissent prétendre, grâce à leur système de formation performant, à l’excellence et qui puissent, ainsi, rayonner dans cette zone du monde. Voilà mon ambition pour les Départements Français d’Amérique !

Ne peut-on craindre une incompatibilité entre les principes de la zone franche globale et les dispositifs fiscaux et sociaux de la loi Girardin ?

Non, il n’y a pas d’incompatibilité.
Sur le principe, il y a même une évidente complémentarité entre les deux dispositifs. Le volet fiscal de la loi Girardin agit sur l’investissement des entreprises, là où mon projet de zone franche agit sur le fonctionnement. La zone franche globale favorisera, ainsi, de façon plus complète, la compétitivité des entreprises antillaises et l’attractivité de vos territoires.
Juridiquement, il n’y a pas, non plus, d’incompatibilité. Ce régime nouveau devra être notifié à Bruxelles au titre des aides d’Etat et la Commission appréciera, alors, l’opportunité de ce dispositif replacé dans son contexte. Des premiers contacts que j’ai pris à Bruxelles, rien ne me laisse penser qu’il puisse y avoir des obstacles infranchissables. J’ai, d’ailleurs, déjà mené, par le passé, un combat de ce type lorsque j’ai négocié une zone franche pour la Corse.

Avec vous, la défense de la banane antillaise sera-t-elle encore un véritable casus belli avec nos partenaires européens ?

Je défendrai le dossier de la banane, comme celui de la canne ou de la pêche avec toute la détermination qui sera nécessaire. Car je n’accepte pas que l’idée que l’on puisse vouloir tirer un trait sur des filières qui ont su démontrer leur capacité et qui constituent un élément fondamental de l’équilibre de nos territoires d’outre-mer, à la fois sur le plan économique et social. Pour moi, le secteur agricole, c’est une partie de l’âme des Antilles. C’est, d’ailleurs, pour cette raison que je suis récemment intervenu auprès de M. Barroso, président de la Commission européenne, afin qu’une issue favorable puisse être trouvée à la négociation sur le nouveau régime d’aide à la banane. Mais, cela dit, soyons francs : les producteurs de banane antillaise devront continuer leur effort de modernisation et de recherche de qualité, amorcé il y déjà quelques années. Parallèlement, il faudra aussi poursuivre les efforts de diversification agricole car je suis persuadé que le potentiel est immense en la matière. La filière melon en Guadeloupe est l’un des exemples de réussite possible.

Les photos sont de Régis Durand de Girard (Place Beauvau) et de FXG (Aux Antilles en mars 2006)

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 17:27

Trois questions à

Johan Karam, du bureau parisien du comité du tourisme guyanais

« Un an de réflexion pour aller en Guyane »

Quel est l’intérêt d’être au salon mondial du tourisme de Paris ?

Comme chaque année, on est présent. Le salon mondial du tourisme est incontournable. Pour nous c’est bien, car nous sommes très peu connus et le public peut découvrir notre offre touristique et nos tour operators. C’est important, notamment cette année, depuis que nous avons lancé notre campagne de promotion.

Qui sont les gens intéressés ?

Il n’y a pas que les gens qui connaissent déjà la Guyane mais nous nous rendons compte qu’il y a tout un nouveau public qui s’intéresse à nous. Le CTG les informe et leur présente nos différents tour operators. On a eu beaucoup de demandes de renseignements pendant trois jours, et nous avons eu une journée plus porteuse où beaucoup de gens ont laissé leur contact avec l’idée de venir en Guyane.

La destination se vend-elle ?

Nous avons eu plus de fréquentation que l’an passé et avec le regard sur la culture que nous offrons au salon, les gens revoient leurs positions sur notre destination. Mais on réfléchit longtemps à l’avance quand on veut partir en Guyane et les gens n’hésitent pas à prendre un an de réflexion avant de décider fermement de venir nous voir.

Le salon mondial du tourisme a eu lieu du 12 au 18 mars, à la porte de Versailles à Paris.

 

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 16:25

Le petit cercle ultra-marin de Nicolas Sarkozy

Depuis qu’il a dû annuler son voyage aux Antilles en décembre 2005, Nicolas Sarkozy a pris soin de mettre sur pied sa garde rapprochée pour l’outre-mer. Revenu à l’Intérieur en juin 2005, le ministre nomme Olivier Biancarelli, jusqu’alors sous-préfet à la Martinique, conseiller pour l’outre-mer, et le président de l’UMP nomme Michel Diffenbacher, député, ancien préfet de Guadeloupe, secrétaire national à l’Outre-mer.
Parmi ses proches, Nicolas Sarkozy compte le député maire UMP d’Asnières-sur-Seine, Daniel Aeschlimann. Celui-ci a épousé une Guadeloupéenne, Marie-Dominique Ristori dont le père était cadre à la Région du temps de Lucette Michaux-Chevry. En décembre 2005, après le voyage annulé, il nomme Marie-Dominique Aeschlimann secrétaire nationale pour la présence ultra-marine en métropole à l’UMP et, en février, le président du Collectifdom vient déminer le terrain. Patrick Karam est entré dans le cercle des initiés avec son travail de lobbyiste à la tête du Collectifdom. Il n’était pas du premier voyage, mais accompagnait le ministre candidat en Guyane trois mois plus tard.

Un maillage serré

Autour du candidat, une équipe commence à se structurer autour de Laurent Soly, son chef de cabinet et d’Olivier Biancarelli, nommé chef de cabinet adjoint au retour de Guyane. A chacun de faire fonctionner ses compétences et ses réseaux et de les mobiliser pour le candidat de l’UMP. A Michel Diffenbacher, les élus et les fédérations ultra-marines. A Marie-Dominique Aeschlimann la vie politique de la communauté ultra-marine en métropole ­- elle aide ainsi Rémi Marcin (du cabinet Girardin et de l’UNOM) à organiser les Ti kozé de l’UMP, elle s’adresse aux ultra-marins sur Médiatropical et Espace FM. A Patrick Karam, nommé porte-parole de la coordination des comités de soutien des originaires d’outre-mer, d’emmener dans son sillage la force du Collectifdom. Un sixième membre a rejoint cette équipe, Richard Samuel. Ce préfet Guadeloupéen, directeur de cabinet du ministre de l’Outre-mer, apporte sa part de réflexion à la cellule outre-mer du QG de campagne (le programme). Léon Bertrand, de son côté, a mis sur pied le comité de soutien des parlementaires ultra-marins et il dispose de son association l’UNOM dont il est président d’honneur. Si l’UNOM, qui se déclare transpolitique, semble ne pas bénéficier des faveurs du QG de campagne de la rue d’Enghien, Léon Bertrand, élu et ministre ultra-marin, a été admis dans le cercle du candidat et est invité à l’accompagner aux Antilles. Avec Marie-Dominique Aeschlimann et Patrick Karam.

Les temps sont durs pour les chiraquiens

Rémi Marcin. Secrétaire général de l’UNOM, a été reçu lundi après-midi par Frédéric Lefevre, un très proche collaborateur du candidat de l’UMP, Rémi Marcin, un Guadeloupéen qui a été tour à tour assistant parlementaire de Lucette Michaux-Chevry, de Philippe Chaulet, conseiller de Brigitte Girardin à l’Outre-mer, puis à la coopération, voit la fin de son mandat de conseiller ministériel venir. Il sait que sa ministre, chiraquienne pur jus, n’attend rien de Sarkozy, et entendrait d’ailleurs arrêter complètement la vie politique. Alors, il s’est voué à l’UNOM et à la campagne présidentielle de l’UMP… où la place ultra-marine est déjà occupée. « C’est un chiraquien rallié », raille un membre de la cellule outre-mer. On le soupçonne d’être malpalan à l’égard de certains d’entre eux. Lundi après-midi, il était reçu par Frédéric Lefevre, un proche de Sarkozy, pour une mise au point.

L’outre-mer a toujours été riche de diversité, y compris dans la sarkosphère.

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 16:20

ECHOS AUTOUR DE SARKO

Identité nationale et outre-mer

« Les ultra-marins sont Français. Les Français ne sont pas une race, pas une ethnie, mais une communauté de valeurs définies par rapport à un idéal. Ceux qui veulent être français doivent le connaître, mais la question ne se pose pas pour l’outre-mer. Je ne leur parle d’intégration mais de développement. »

Karam et Cesare Battisti

Pressé de questions sur l’arrestation au Brésil de Cesare Battisti, Nicolas Sarkozy a dû abréger sa réponse. Patrick Karam l’a interrompu pour haranguer les journalistes : « C’est le moment pour vous de poser des questions sur nos problématiques ! » « C’est vrai, a répondu le ministre, il faut les respecter… »

Le révolutionnaire gauchiste

Avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy, Roger Karoutchi, sénateur UMP de Paris, est venu saluer la délégation d’ultra-marins. Lorsqu’il a vu Patrick Karam, le sénateur lui a lancé en riant : « Karam, le révolutionnaire gauchiste ! » Manquaient que les tapes dans le dos.

Info ou intox

Deux proches de Sarkozy, présents hier matin au siège de campagne, ont profité de l’oreille indiscrète d’un membre de la délégation pour glisser de belles et grandes phrases sur Patrick Karam, allant jusqu’à parler de « destin pour la Nation »… Voudrait-on nous faire croire que Patrick Karam serait ministrable ?

23 mai et statistiques ethniques

Si l’idée de retenir la date du 23 mai pour commémorer les victimes de l’esclavage et de la traite a été avancée par Sarkozy, en revanche, il a fallu argumenter pour s’opposer au comptage ethnique : « Faudra-t-il que nous comptions les Nègres, les Indiens, les Libanais, les békés et les métros dans nos îles ? » Nicolas Sarkozy qui avait donné son accord au CRAN pourrait faire marche arrière sur cette option lors de son déplacement aux Antilles.

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 16:18

Sarko reçoit ses comités de soutien originaires d’outre-mer

Heure gloire, hier au QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d’Enghien à Paris pour Patrick Karam et Marie-Dominique Aeschlimann qui « font un travail remarquable » ! Le candidat de l’UMP a accepté de recevoir les représentants de ses comités de soutien originaires des territoires ultra-marins. La délégation comprenait Charles Dagnet, Fred Bulver, Franck Anretar, Siti Bintimoussa, Gilbert Paris, Pierre Pluton, Marie-Thérèse Junot, Xavier Laurent, Eddie Josepho et Alice Catoire qui représentait Daniel Valminos de Média Tropical. Ils ont remis au candidat leur 18 propositions pour l’Outre-mer. A la sortie Nicolas Sarkozy a déclaré : « L’Outre-mer français est pour moi une priorité et la métropole doit être reconnaissante à l’outre-mer de lui permettre d’être présente partout dans le monde. »

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 18:43

Ségolène Royal offre une tribune à l’outre-mer

Dimanche matin, Ségolène Royal est venue clôturer par un discours d’une heure le rassemblement des élus socialistes (et alliés) au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris.

Dans la salle, Félix Desplans, le maire PS de Pointe-Noire, Alix Labbé, le premier fédéral de Guyane et Marlène Lanoix, première fédérale de Martinique. Assis au premier rang sur la tribune, Victorin Lurel, secrétaire national du PS à l’outre-mer, le maire de Sarcelles et divers élus de France dont la Guadeloupéenne Hélène Geoffroy, élue en Rhône-Alpes. Devant eux, un aéropage d’éléphants socialistes et les patrons du MRC et du PRG, Chevènement et Baylet. Christiane Taubira a sa chaise, mais elle n’arrivera que cinq minutes avant la fin du discours de Ségolène. Après Pierre Mauroy et Jean-Michel Baylet, Marylise Lebranchu, ordonnatrice des prises de paroles, invite Victorin Lurel à parler : « Je viens de loin, je viens des outre-mers français. Je viens de loin, mais je viens de France ! » Un tonnerre d’applaudissements retentit… La mise en scène est parfaite.

Démocratie territoriale

« Nous venons de pays qui ont participé à confectionner l’identité de la France. » Lurel rappelle que dès 1794, les Haïtiens et les Guadeloupéens se sont battus pour être « libres et égaux en droit » Et il vient tacler Sarkozy et son ministère de l’immigration et de l’identité nationale : « Le socle de la nationalité, c’est la laïcité, la liberté, l’égalité. » Après avoir rappelé la baisse du budget de l’Outre-mer et la dette de l’Etat de 800 millions d’euros (ça, c’est pour Baroin), il achève son ode à Ségolène : « N’ayons pas peur ! Nous avons besoin de cette femme là, de Ségolène Royal, et singulièrement l’outre-mer. » François Hollande (très en verve contre Bayrou et Sarkozy) a pris la parole juste avant la candidate. Rendant honneur aux 5 000 élus présents (3 000 selon la presse), Ségolène Royal a plaidé pour une « VIe République reposant sur quatre piliers : la démocratie parlementaire revivifiée, la démocratie sociale, la démocratie participative et la démocratie territoriale ». Elle a assuré qu’elle mettrait fin aux doublons ou superpositions administratives (on songe à la situation monodépartementale de nos Régions) : « Je ne supprimerai pas l’échelon du département, mais chaque collectivité aura les moyens justes d’exercer ses responsabilités sans fuite en avant dans les hausses fiscales. » Elle en appelle à Charles Peguy pour appeler les militants socialistes à être les « hussards de la République ». Et sur l’outre-mer, elle a salué « cette France diverse et colorée qui oppose les uns aux autres. C’est la diversité qui nous rend forts, qui fait notre unité ! »

(Photos : Régis Durand de Girard)

 

Ils ont dit

Marlène Lanoix

"La diversité qu’elle réclame et qu’elle assumera"

"Elle a fait un discours plus ferme et montré un engagement plus à gauche plus prononcé, plus accroché… Un ancrage à gauche. J’ai la conviction qu’elle va gagner ! Sur l’outre-mer, elle a intégré toutes les régions et particulièrement les nôtres. Elle s’est prononcée pour la diversité qu’elle réclame et qu’elle assumera. »

 

Alix Labbé

"Des réponses pour l"ensemble des Français"

"Le pacte présidentiel de Ségolène Royal est porteur de réponses pour l’ensemble des Français. Nous allons aller sur le terrain et décliner tout ce que nous pouvons apporter pour en finir avec cinq de dictature d’une droite revancharde. L’outre-mer, c’est la France, elle l’a dit. Tout est possible avec le pacte dans le respect de la Constitution."

 

Félix Desplans

"C'est son coeur qui parlait"

Elle a eu un discours profond qui démontre le dynamisme de la campagne et la forte personnalité de Ségolène Royal. On sent tout ce que sera son action pour la France et pour le monde. Elle a développé un esprit de solidarité lorsqu’elle a parlé de jumelage entre nos communes et celles de pays du tiers-monde. Cela lui donne de la dimension. Lorsqu’elle a parlé de diversité, elle ne lisait plus ses notes. A ce moment là, c’est son cœur qui parlait. »

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 15:28

Confiant et Boutrin dénoncent la scandale du chlordécone

Une invitation du Collectifdom, une salle mise à disposition par le député Marie-Jeanne (son attaché parlementaire rappelle qu'il ne s'agit que de la présentation d'un livre), et beaucoup de monde pour écouter l’exposé du « scandale du chlordécone aux Antilles françaises », Corine Lepage, Alain Lipietz, Joby Valente, Igo Drané, Marie-Dominique Aeschlimann, Claude Ribbe et même Libération sont là. Joël Beaugendre est représenté (son attachée parlementaire distribue son rapport de mission parlementaire) et Victorin Lurel excusé (il a publié un communiqué de presse dans lequel il rappelle que la Région Guadeloupe interpelle l'Etat, loue les services d'en avocat et commande une expertise à l'IRD).

Raphaël Confiant et Louis Boutrin ont présenté, vendredi, à l’Assemblée nationale, leur livre d’investigation : Chronique d’un empoisonnement annoncé, le scandale du chlordécone aux Antilles françaises 1972-2002. C’est un brûlot qui veut faire la démonstration que la pollution des sols, de l’eau, des poissons et des légumes, par le chlordécone s’est faite avec la participation de l’Etat et de ses services déconcentrés, des importateurs et vendeurs de pesticides, et des « latifundistes békés », les grands planteurs. Confiant et Boutrin estiment que la parade de l’Etat a été de faire mine de découvrir le danger en 1999 alors qu’ils ont retrouvé les rapports Stégaroff de 1977 et Kermarec de 1979 qui préviennent les autorités des dangers pour l’homme de l’utilisation du chlordécone. Ils dressent la liste de tous ministres de l’Agriculture ayant autorisé ce produit aux Antilles malgré son retrait du marché américain dès 1976 : Jacques Chirac qui autorise en 1972 le pesticide, Edith Cresson qui renouvelle cette autorisation en 1981, Henri Nallet, en 1990, Louis Mermaz, en 1992, et Jean-Pierre Soissons, en 1993, qui prorogent les dérogations avant de prononcer l’interdiction. Les deux auteurs attendent beaucoup de l’action en justice menée en Guadeloupe par Harry Durimel et 21 avocats contre l’Etat pour mise en danger de la vie d’autrui, le 5 avril à Basse-Terre. Ils annoncent d’ailleurs une action équivalente en Martinique. Ils ont la certitude qu’il existe une contrebande de chlordécone et n’hésitent pas à cibler leurs accusations. « Il faut établir les responsabilités et ordonner une enquête épidémiologiques indépendante internationale », avance Louis Boutrin. L’ancien conseiller régional réclame encore la décontamination des sols, l’indemnisation des agriculteurs.
Raphaël Confiant et Louis Boutrin assurent que cette affaire est comme le scandale de l’amiante ou du sang contaminé.

Chronique d’un empoisonnement annoncé, le scandale du chlordécone aux Antilles françaises 1972-2002, Raphaël Confiant et Louis Boutrin, Lharmattan, mars 2007.

 

Ils ont dit

Corinne Lepage (ancienne candidate à la présidentielle, ralliée à Bayrou)

"Avec Cap 21 Antilles, nous avons saisi, il y a environ un an, le Conseil d’Etat sur la question du chlordécone aux Antilles françaises. Je suis venue apporter mon témoignage de soutien aux auteurs."

 









Alain Lipietz, député européen Vert

"J’ai une très grande honte… Ce qui se passe est monstrueux ! A Bruxelles, je me bats pour défendre notre banane et pourtant, la banane antillaise est produite de façon aussi dégueulasse que les autres."

 









Claude Ribbe, président Collectifdom

"Des Français ont été empoisonnés. On a cassé l’omerta qui pèse sur nous dès lors qu’il s’agit de faire connaître nos problèmes."

 










Marie-Dominique Aeschlimann, secrétaire nationale UMP

"Je ressens un malaise et de l’indignation en découvrant le diagnostic de M. Boutrin. Il faut établir les responsabilités, l’outre-mer ne doit pas bénéficier d’un traitement à part !"

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 12:58

A propos du concours de scenario d'Outre-mer, Hohohas
3 questions à
Marie-Josée Alie, RFO

« Ho-Ho-Ha, c’est l’image en tahitien »

Comment est né le prix du scénario Hohohas ?

L’histoire a commencé il y a cinq ans au festival Cinamazonia à Cayenne. Des réalisateurs et des comédiens se sont engueulés avec les représentants du Centre national du cinéma et de France Télévisions parce que les grandes oeuvres ultra-marines n’étaient pas souvent montrées en métropole. Finalement, on a créé ce prix ! Celui du meilleur scénario de court-métrage de fiction d’outre-mer. Hohohas, Ho-Ho-Ha, c’est l’image en tahitien.

Qui concourre et qui juge ?

Il s’adresse aux gens de moins de quarante ans qui ont des histoires identifiées outre-mer mais à valeur universelle. Dix scénarios, présélectionnés par Osange Silou-Kieffer d’Invariance noire, seront remis à des jurés. Le premier jury (en 2003) était présidé par Greg Germain, puis il y a eu Elie Chouraqui, un rapper du secteur A, Firmine Richard et, cette année, c’est Alex Descasse, en attendant Michel Blanc… Autour du président, Osange Silou, un représentant du CNC, de France Télévisions et de la Semaine de la critique du festival de Cannes.

Qu’advient-il au lauréat ?

Il est récompensé dans le cadre de la Semaine de la critique à Cannes, à l’issue d’une projection de films issus des précédents concours. Les scénarios primés sont tournés. Grâce à Médétom, nous produisons les courts-métrage. C’est complexe mais en synergie avec Invariance noire, on y arrive ! Pour l’instant, on a tourné M. Etienne, du Martiniquais Yan Chayat qui sera projeté lors de la Semaine de la critique. On a lancé la production de 24 heures dans la vie d’un mort, en Nouvelle-Calédonie, et Sacha et Désiré, un film dans les années trente. Les deuxième et troisième prix sont invités à Cannes.

Les scénarios sont reçus jusqu’au 31 mars. Marie-Jeanne Chaumette, Prix Hohohas, RFO, 35/37 rue Danton, 92 240 Malakoff.

 « M. Etienne, du Martiniquais Yan Chayat, sera projeté à Cannes »

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 17:33
Le Guadeloupéen convaincu de terrorisme

Hier, la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a prononcé son délébéré dans l’affaire Willy Brigitte. Le Guadeloupéen a été reconnu coupable de participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes au Yémen, au Pakistant, en Australie et en France entre 1999 et 2003. En répression, il a été condamné à une peine d’emprisonnement de neuf ans, dont les deux tiers, soit six ans, incompressibles. Poursuivi dans le même dossier, mais jugé par défaut, Sajid Mir a été reconnu coupable des mêmes faits et condamné à dix ans de prison dont une période de sûreté de six ans et huit mois. A la sortie de l’audience, Jean-Claude Durimel, avocat de M. Brigitte a déclaré : « Il a eu la peine quasi maximale, c’est dire que nos arguments n’ont pas été entendus. » « L’appel s’impose, a déclaré Me Harry Durimel. Il n’y a aucune preuve formelle. » La décision d’interjeter appel appartient à Willy Brigitte.

Willy Brigitte, sous un drap blanc, lors de son extraction de la salle d’audience, hier, après qu’il a appris sa condamnation à neuf ans de prison. (Photo : RDG)

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