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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 06:05
Intergroupe parlementaire de l'Outre-mer

Nadia Ramassamy prend la tête de l'intergroupe parlementaire de l'Outre-mer

Le sénateur de la Guyane Georges Patient a du remettre en jeu sa fonction de président de l'intergroupe parlementaire de l'Outre-mer qu'il occupait depuis 2013. Cette présidence échoit cette fois à un membre de l'Assemblée nationale. Mardi 5 décembre au soir, au palais du Luxembourg, se tenait donc une réunion de quelques uns des membres de l'intergroupe puisqu'on ne comptait parmi les présents que trois députés — les polynésiens Moetaï Brotherson (FI) et Maïna Sage (UDI) et la Réunionnaise Nadia Ramassamy (LR) — et six sénateurs  — Georges Patient (LREM), Antoine Karam (LREM), Nassimah Dindar (UC), Michel Magras (LR), Victorin Lurel (PS) et Catherine Conconne (PS). Une seule candidature a été déposée, celle de Nadia Ramassamy qui a été élue à l'unanimité, mais non sans avoir dû préalablement répondre aux interrogations de la sénatrice martiniquaise Catherine Conconne. Celle-ci lui a demandé son positionnement politique. "Je n'ai pas de couleur, lui a répondu Mme Ramassamy, je suis d'outre-mer." "Mais vous êtes bien dans un groupe ?" "Je ne suis qu'apparentée..." Il a presque fallu lui arracher son appartenance au groupe LR tandis qu'elle a insisté pour rendre un hommage appuyé à "ma présidente, Nassimah Dindar". Victorin Lurel a été ensuite élu vice-président. Pour la seconde vice-présidence, faute de candidature, Nassimah Dindar a proposé la candidature du Réunionnais (LR) David Lorion. Mais sans déclaration signée de l'intéressé et hors de sa présence, Georges Patient a préféré reporter à une prochaine séance la suite de cete électon.

FXG, à Paris

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 04:18
Budget outre-mer au Sénat

Budget Outre-mer en débat au Sénat

Malgré un flot de critiques, le Sénat a voté jeudi dernier la mission Outre-mer. Ainsi, les centristes et le groupe RDSE ont voté ce budget. Stéphane Artano, sénateur RDSE de Saint-Pierre et Miquelon a regretté que le président de la République n'ait pas de vision sur l'Outre-mer et demande aux outre-mer de lui en livrer une "sur un plateau". Jean-François Longeot pour les centristes a indiqué qu'il demanderait une hausse de 100 000 euros du fonds d'échange éducatif, culturel et sportif pour pallier la fausse promesse du gouvernement de le multiplier par deux. Les sénateurs de La République en marche ont soutenu le budget mais les critiques là encore ont fusé sur la baisse des finances de Ladom ou la disparition du plan Kanner. Les Républicains n'ont pas voté ce budget, regrettant eux aussi la suppression du plan Kanner et la baisse des crédits de Ladom. Les indépendants (constructifs) se sont abstenus. Sans surprise, les élus communistes ont voté contre ce budget, tout comme le PS et Catherine Conconne (Martinique) qui s'est moquée de la déception que devait ressentir la ministres des Outre-mer et qu'elle partageait avec elle.

Georges Patient (Guyane, LREM), en tant que rapporteur de la commission des finances a dit qu'il jouerait le jeu en votant "ce budget de transition". Sa collègue de la commission des affaires sociales, Nassimah Dindar (UC, Réunion) a critiqué la baisse de l'aide au logement mais s'est dite favorable à voter ces crédits. Quant à Michel Magras (LR, Saint-Barthélemy), pour la commission des affaires économiques, il a sévèrement regretté la fin du CICE et demandé quelles en seraient les compensations. Quant à l'ancien ministre PS, Victorin Lurel (Guadeloupe),  il a résumé sa critique en une formule : "Loin d'être en marche, nous sommes à l'arrêt en attendant les assises."

FXG, à Paris

La ministre défend un changement de rhétorique

Annick Girardin, pugnace, a reconnu la "pertinence et la légitimité" de certaines observations des sénateurs sur ce budget dans le contexte général d'une baisse de 7 milliards des dépenses, quand son budget augmente de 85 millions. Elle s'est refusée en revanche à accepter les critiques d'insincérité. Son budget, a-t-elle rappelé, est une "première étape". Non, elle n'oublie pas les engagements de l'Etat pour la Guyane, non, elle n'oublie pas la loi égalité réelle outre-mer dont 20 % des décrets d'application sont d'ores et déjà signés. Et puis, a-t-elle encore rappelé, l'outre-mer gagne 336 millions entre 2017 et 2018 dans l'ensemble des missions ministérielles. L'effort de l'Etat pour les Outre-mer est ainsi de 17 milliards. Elle a encore rappelé que le prochain projet de loi de finances traduirait le fruit des assises. Annick Girardin a rappelé les 127 emplois de plus pour le SMA en cinq ans et elle a confirmé le doublement du FEBECS : de 4 à 8000 trajets ! Elle s'est encore expliquée sur la baisse des crédits de Ladom : "L'ensemble des besoins présents et avenir seront mis en oeuvre."

Quant aux exonérations de charges et au maintien du CICE en 2018, elle est revenue sur la réforme des aides aux entreprises : "On ne peut plus penser l'économie d'aujourd'hui comme on le faisait hier." Ni coup de rabot, ni rafistolage, la ministre  veut construire des outils modernes pour le budget 2019.

Enfin, sur le logement, elle comprend les inquiétudes des sénateurs et ne veut pas esquiver ce sujet : "Mon choix, c'est la construction neuve et la résorption de l'insalubre et de l'informel." Enfin, sur le plan Kanner, Annick Girardin a rappelé que l'enveloppe de Laura Flessel, ministre des Sports étaient maintenus, quant aux 10 millions de l'Outre-mer, ils seront prélevés dans le fonds exceptionnel d'investissement.

"Il n'est pas question pour moi, ni pour la ministre de la Culture de supprimer France Ô." Annick Girardin a conclu ainsi sur le plan culturel avec France Ô. Et sur la cité des Outre-mer, elle a dit : "Un projet culturel sans le ministère de la Culture, sans la Région Ile de France ?" Annick Girardin a dit que ce qui gênait était son changement de rhétorique et qu'il avait un nom : la sincérité.

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 05:42
Georges Santtalikan, Eric Paulin, Ary Chalus, Pascal Marchais, Alain Pochon, et Mathieu Sarrot

Georges Santtalikan, Eric Paulin, Ary Chalus, Pascal Marchais, Alain Pochon, et Mathieu Sarrot

La Guadeloupe vend la route du bleu

Ary Chalus déclare au Nautic de Paris que la Route du Rhum-Destination Guadeloupe est le point d'orgue d'une série d'actions que mène la Région.

La Région Guadeloupe a fait hier au salon nautique de Paris une démonstration de sa force maritime. Le président de Région s'est ainsi entouré du patron de la voile traditionnelle Georges Santtalikan, du patron de la Karujet, Eric Paulin, du représentant de Triskell, Pascal Marchais (en l'absence de Jean-Michel Marziou), du patron de Guadeloupe Grand Large, Jean-Paul Fischer, du patron du Grand Pavois et du rallye des îles du soleil, Alain Pochon, et enfin et surtout du nouveau patron de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, Mathieu Sarrot. Ensemble, ils représentent le calendrier nautique de la Guadeloupe pour l'année 2018.

La pemière édition du rallye des îles du soleil est partie de Lanzarote le 18 novembre dernier et les premiers voiliers sont attendus dès cette semaine à Marie-Galante. S'ils ne sont que quinze en mer cette année, l'objectif est d'en doubler le nombre et d'atteindre pourquoi pas les 100 embarcations !

Eric Paulin a promis une nouvelle Karujet du 10 au 13 mai. Il promet un événement avec la même envergure internationale mais axé sur la formation des jeunes (en lien avec les lycées de Blanchet et de Baimbridge) et sur l'environnement. "Nous avons passé un deal avec la DEAL, a expliqué sans rire Eric Paulin. Nous allons mettre en place des moyens de survol pour éviter les collision entre nos pilotes et les cétacés." A terme, l'objectif est de parvenir à déplacer peu à peu la Karujet pour qu'elle se déroule fin juin, c'est-à-dire à la fin de la période où les cétacés croisent dans les eaux de Karukéra. 80 pilotes sont attendus.

La Route du Rhum jusqu'en 2026

Du 6 au 17 juillet, ce sera le tour de la Guadeloupe à la voile traditionnelle, dit le TGVT. Là, ce sont quelque 40 canots qui régateront. "Nos skippers, a expliqué Georges Sannttalikan,sont un vivier pour la minitransat !" Et les régates sportives comme l'AG2R ou la Triskell Cup qui essaiera encore de réunir quelque 80 bateaux sur le plan d'eau guadeloupéen au moment même où à Saint-Malo, une centaine de bateaux prendront le départ de la 11e Route du Rhum-Destination Guadeloupe, 40 ans pile poil après la première édition. Arrivée attendue devant le MACTe ! Le président Chalus semblait si emballé qu'il a promis Beyoncé avant de se raviser ! Mathieu Sarrot a également annoncé que les bateaux ayant couru le Rhum donneraient deux parades au pays. Le première rassemblera les IMOCA, les Multi50 et les Ultimes le 18 novembre 2018 ; la seconde réunira toute la flotte à l'occasion de la Grande Galette, le 25 novembre 2018.

Ary Chalus confirme ainsi son engagement pour la "route du bleu" avec son plan nautisme et la structure de formation « Guadeloupe Grand Large » destinée à faire émerger la filière et former des skippers et des équipes de préparateurs à la course au large. Ary Chalus s'est félicité des récentes performances de Damien Seguin et du jeune Keni Piperol que la Région a décidé de soutenir sur le Rhum, dès 2018 en espérant un podium en 2022. La Région peut se projeter aussi loin puisqu'elle doit signer lors de ce salon Nautic avec le propriétaire de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, une nouvelle convention liant les deux structures pour les trois prochaines transatlantiques, ce qui nous transporte jusqu'en 2026.

FXG, à Paris

Un lycée de la mer

le président Chalus a annoncé qu'un diagnostic précis des besoins en compétence et en métiers, serait réalisé en partenariat avec les services de l’État et les socio_professionnels, début 2018. "Une offre de formation adaptée sera construite avec l’ambition de la faire porter par un centre caribéen de formation maritime préfigurant un lycée de la mer." Le président Chalus a même parlé de l'ancien collège de Terre-de-bas pour accueillir cette structure de formation qu'il promet "d’excellence, à l’instar du lycée agricole et du lycée de l’hôtellerie" et avec "une dimension Antilles Guyane, afin de mutualiser l'offre et les moyens et les partager avec les îles voisines des petites Antilles, qui connaissent des besoins similaires".

Les ponts de l'Alliance et de la Gabarre

Interpellé par Pascal Marchais de Triskell, sur la non-ouverture des ponts sur la Rivière Salée depuis huit ans, Ary chalus a indiqué que la réparation du mécanisme coûterait 8 millions d'euros et l'entretien, deux millions pas an. Il n'a pas dit qu'il ne ferait rien mais il a fait un appel du pied à la marina de Pointe-à-Pitre avant de lancer qu'une marina à Baie-Mahault permettrait d'accueilllir les voiliers du nord. Autant dire qu'on est pas près de les voir se relever les deux ponts de l'Alliance et de la Gabarre !

50 000 euros pour les skippers guadeloupéens et 100 % pour Keni

Interpellé par Willy Bissainte, qualifié pour le Rhum, mais sans le sous à onze mois du départ, Ary Chalus s'est un peu échauffé avant de lâcher ce que les cinq ou six skippers guadeloupéens attendus pour la prochaine édition (comme Rodolphe Cépho entre autres qui était là) avaient envie d'entendre : "Nous ferons au moins ce qui a été fait lors de la précédente Route du Rhum." L'enveloppe avait alors été de 50 000 euros par projet. ary Chalus a d'ores et déjà choisi son poulain puisqu'il a fait savoir à Keni Piperol de la dernière promotion de Guadeloupe Grand Large que s'il participe à l'édition 2018, la Région l'accompagnera à 100 %.

L'échange Keni Piperol - Ary Chalus : "C'est un travail de longue haleine, deux ans de formation...  Avant, je savais aller aux Saintes en hobbie cat 16, maintenant on m'a injecté l'ADN de la course au large ! La Région m'a fait confiance, j'ai passé les tests et après la transat AG2R, la Région m'a suivi pour la minitransat. J'espère qu'elle sera encore à mes côtés pour continuer. J'ai un programme cohérent pour la suite ! J'espère faire un podium sur le Rhum, mais ce ne sera pas pour 2018, mais 2022." C'est alors que le président Chalus lui a rétorqué : "Si, tu vas prendre de l'expérience, il faut participer dès 2018 !"

Mathieu Sarrot, le nouveau boss du Rhum

Mathieu Sarrot, directeur général de la course n'est pas un inconnu puisque depuis quatre éditions, il en était le commissaire général, toujours dans le sillon de Pierre Bojic qui après quatre éditions lui aussi a fait valoir ses droits à la retraite au moment où Pen Duick a été absorbé par l'anglais Oc Sport. Petit clin d'oeil de l'histoire, si Mathieu était trop jeune en 1978, il a néanmoins vu partir la première édition à Saint-Malo !

 

 

 

 

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 14:54
David Martin et le reporter d'images Gautier Delobette en tournage à Moréa (Polynésie française)

David Martin et le reporter d'images Gautier Delobette en tournage à Moréa (Polynésie française)

Positive Outre-mer sur Public Sénat

La chaîne de la TNT Public Sénat vient de lancer sur son antenne "Positive Outre-mer", une série de reportages de 3 minutes "résolument positifs, afin de montrer ce que l'outre-mer apporte à la France", selon le concepteur du projet, le journaliste et producteur David Martin, en charge du développementdes longs formatsau sein de la société de production lilloise Cercle Bleu.

"Pas question d'épidémies de chikungunya ou de Zika, de cyclones, de taux de chômage des jeunes ou d'attaques de requin, promet-il, Positive outre-mer a pour ambition de montrer les atouts de l'outre-mer car ces territoires regorgent de femmes et d’hommes d’exception, d'entrepreneurs, de traditions..." La ligne éditoriale de cette série, c'est que les outre-mer assurent la présence de la France sur trois océans avec ses écosystèmes uniques qui abritent 80 % de la biodiversité de notre pays et son rôle pilote sur les énergies renouvelables. David Martin qui a longtemps été le correspondant parisien des Nouvelles-Calédoniennes, des Nouvelles de Tahiti et même du JIR et de France-Antilles, connaît son sujet au-delà des mots, ceux-là même qu'on entend parfois dans la bouche de nos dirigeants quand ils ressassent que l'Outre-mer est une chance pour la France. A une différence près, il le montre en son et en image avec des gens qui agissent au quotidien. Ainsi on a déjà pu voir les fabriquants d'eau pure en Guyane, une centrale solaire entretenue par des Mourtons en Martinique, un revêtement mural à base de tronc de bananier, les tunnels de lave à la Réunion.... Plusieurs fois par jour, les productions Cercle Bleu et Public Sénat proposent un voyage éclair à la découverte des atouts de ces territoires. Chaque épsode sera multi-diffusé jusqu'au mois d'août 2018.

La chaîne dédie également une page à la série : https://www.publicsenat.fr/recherche/type/episode/pse_search_emission/79854?sort_by=pse_search_ate_publication

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 12:22
Saint-George en concert à Paris

Le Chevalier de Saint-George à la cathédrale Saint-Louis des Invalides

L’Orchestre  Nouvelle Europe qui regroupe de jeunes virtuoses exerçant à Paris, tous premiers prix de conservatoire, se produira le 17 décembre à 17 heures, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides (qui sera chauffée…).  Au programme du  Saint-George : concerto pour violon et symphonie. Le violoniste soliste sera Romuald Grimbert-Barré, originaire de Guadeloupe, qui revient d'une série de tournées en Chine et aux Etats-Unis. L’orchestre sera dirigé par Nicolas Krauze. Ce concert est organisé en partenariat avec le musée de l’Armée.

Dans la foulée, l'association du concert de Monsieur de Saint-George accueillera une formation polonaise de Wroclaw, l’Orchestre Chevalier de Saint-George,  pour une tournée en Ile-de-France.
 Ils seront le 30 décembre à l'église Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris IIIe) à 16 heures, le 31 décembre à la basilique de Longpont (Essonne) à 15 heures, le 3 janvier à la salle Jean-Dame (Paris, IIème) à 20 heures et le 5 janvier à l'église de Dammartin en Goële (Seine-en Marne) à 20h30. Deux autres concerts, les 2 et 4 janvier, sont en attente de programmation.

L'association du concert du Monsieur de Saint-George, au-delà du rayonnement de l’œuvre du Guadeloupéenagit contre les discriminations et pour la diffusion des cultures méconnues.

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 11:30
LénaIk Adam, lors de son arrivée en juin dernier à l'Assemblée nationale

LénaIk Adam, lors de son arrivée en juin dernier à l'Assemblée nationale

L'élection de Lénaïk Adam annulée

"Les opérations électorales qui se sont déroulées dans la 2e circonscription du département de la Guyane les 10 et 17 juin 2017 sont annulées." La décison du Conseil Constitutionnel est tombée vendredi vers midi, quatre jours que les candidats du second tour, Davy Rimane et Lénaïk Adam et leurs conseils ont été auditionnés par les membres du Conseil Constitutionnel, lundi dernier.

Le juge de l'élection avait été saisi le 28 juin dernier par Me Olivier Taoumi, avocat au barreau de Nice, pour Davy Rimane, candidat malheureux aux législatives dans la 2e circonscription de la Guyane face à Lénaïk Adam avec seulement 56 voix d'écart. Lénaïk Adam avait obtenu 6 670 voix, soit 50,21 % des suffrages exprimés, et Davy Rimane, 6 614 voix, soit 49,79 %.

Pour justifier l'annulation de cette élection, le Conseil Constitutionnel a retenu l'absence d'assesseur dans les bureaux de vote numéros 1 et 2 de la commune de Maripasoula, dans lesquels 220 et 276 suffrages ont été exprimés,  et ce d'autant que cette "irrégularité a persisté pendant toute la durée des opérations électorales". Au vu du nombre de suffrages exprimés dans ces bureaux de vote et de l'écart de voix entre les deux candidats présents au second tour, et "sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs, (...) il y a lieu, indique le Conseil Constitutionnel, d'annuler les opérations électorales contestées". La décison sera d'abord publiée au Journal officiel, puis le préfet pourra organiser une nouvelle élection législative dans la 2e circonscription de la Guyane.

FXG, à Paris

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 11:30
Léa Poplin, directrice de la maison d'arrêt de Villepinte, et Catherine Consonne, sénatrice de la Martinique

Léa Poplin, directrice de la maison d'arrêt de Villepinte, et Catherine Consonne, sénatrice de la Martinique

Une sénatrice en prison

Catherine Conconne, usant du privilège des parlementaires de pouvoir visiter les établissements pénitentiaires, a visité la prison de Villepinte où l'on expérimente un module de respect qu'elle verrait bien appliquer à la prison de Ducos. Reportage.

Trois suicides à la prison de Ducos, ce sont trois morts de trop pour la sénatrice PPM Catherine Conconne. Dans la foulée du directeur du centre pénitentiaire de Ducos qui s'y trouvait il y a une dizaine de jours (avec les autres patrons d'établissement pénitentiaire d'Outre-mer et des services de probation et d'un d'insertion professionnelle), la sénatrice s'est rendue mardi à la maison d'arrêt de Villepinte (93) pour se faire présenter une opération pilote qui s'y déroule depuis deux ans : le module de respect, aussi appelé "respecto". "Il y a peut-être à mettre en place d'autres moyens plutôt que d'étendre l'enfermement alors que nous ne proposons aucune formation, une bibliothèque ridicule et cinq malheureux enseignants..." Persuadée que l'ouverture d'une second centre pénitentiaire n'aboutirait qu'à multiplier par deux les problèmes que rencontre la prison de Ducos, Mme Conconne veut pousser l'administration pénitentiaire en Martinique à faire un autre choix, le même qu'a fait Léa Poplin, directrice de la maison d'arrêt de la Seine-Saint-Denis.

 

200 détenus à part

Le module respect accueille quelque 200 détenus sur le millier qui vit à Villepinte (pour 600 places). C'est un quartier à part dans la prison, à part et préservé de la violence habituelle qui règne dans les prisons de France. Seuls sont exclus du dispositif les "détenus particulièrement surveillés" et les "terroristes".

Les détenus doivent être volontaires et avoir eu un comportement impeccable dans les trois mois précédents leur admission dans le module de respect. Le bâtiment du module de respect est en libre accès avec le terrain de sport, les cellules ne sont pas fermées à clé pendant la journée, ou plutôt, ce sont les détenus qui ferment la leur quand ils sortent. L'accès à la salle de sport, à la promenade, à la bibliothèque ou à la cabine téléphonique est libre. En revanche, les détenus ont des obligations qui ne souffrent aucun raté. Sinon, c'est l'exclusion. Tout est formalisé dans un contrat où le détenu s'engage à ne pas être violent, de pas faire d'jncivilité et ne pas détenir d'objet interdit. Il s'engage en outre à participer à des activités (éducation civique, droit, théâtre, communication non violente...). Il y a même des cours de langue donnés par les détenus étrangers !

"On revient dans l'humanité"

Ca marche plutôt bien puisque si 70 avertissements ont été adressés, ils n'ont donné lieu qu'à deux exclusions. "On revient dans l'humanité", témoigne un détenu qui parle des autres bâtiments de la prison comme d'un "autre pays" ! "Avec le respecto, dit un autre, il y a de la pédagogie entre détenus." Un troisième implique les surveillants à qui il reconnaît d'avoir rendu "le service agréable". Quant au gardien-chef du module, il assure que pour lui et ses collègues aussi, c'est bien plus facile. D'ailleurs, ils ne sont que deux pour surveiller les allées et venues des détenus dans la cour. Un  jeune prisonnier à qui il reste quatre mois à faire ne cesse de sourire. "Avant, dit-il, dans l'autre bâtiment, j'avais tout le temps peur..."

Dans la courette sous les fenêtres des cellules, la différence se voit aussi. Au module respect, c'est propre, à côté c'est sale.

"Les détenus se sentent revalorisés, explique Léa Poplin, et par conséquent, les aménagements de peine marchent mieux..."

Lundi, les détenus du module respect recevaient Robert Badinter. Une initiative de leur part !

C'est ce concept que Mme Conconne voudrait qu'on instaure à Ducos.

FXG, à Paris

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 06:21
Christophe Roussel et Thara Govindin au Nautic 2017

Christophe Roussel et Thara Govindin au Nautic 2017

Rames Guyane 2018 en préparation au Nautic de Paris

Les anciens et les nouveaux réunis sur le stand de Rames Guyane au salon nautique de Paris, c'est l'image symbole du renouveau de la course après le départ avorté de la 5 édition. Le nouveau président de l'association Rames Guyane, Christophe Roussel, l'ancienne présidente devenue secrétaire, Thara Govindin, Michel Horeau et Antoine Coyère, les créateurs de la course en 2006, mais également des skippers ayant traversé l'Atlantique à la rame et en solitaire participent chacun à leur manière à l'animation du stand, tels Jean-François Tardiveau, Benoît Souliez, Saïd Benamar ou Pascal Tesnière... C'est que l'embarcation exposée au milieu des voiliers et autres engins proposés au Nautic a une sacrée allure. En l'espace de quelques jours, onze personnes se sont présentées pour dire qu'elles étaient intéressées pour participer à cette course au large !

Christophe Roussel s'était inscrit pour l'édition 2017. Comme la course semblait compromise, cet agent de voyage basé à Sète et Toulouse a proposé de mettre la main dans la colle ! C'est donc désormais officiel, Rames Guyane partira le 2 décembre 2018 de Gorée au Sénégal pour rejoindre les îles du Salut en Guyane dès le 19 ou le 20 janvier 2019. Le départ sera retransmis en direct au Nautic 2018 ! 15 skippers sont pressentis pour l'heure, dont trois Guyanais : Patrice Maciel, Jean-Jacques Mendès et Frédéric Corvès. Pour la première fois, la course sera ouverte aux équipages en double. Deux seraient d'ores et déjà sur les rangs. Une première phase de qualificiation devrait avoir lieu en mai ou en juin dans la baie de Quiberon (Morbihan), mais des essais devraient donner lieu à un premier spectacle dès le mois de mars

"Nous voulons donner à cette course pleine d'aventure, explique le président Roussel, une richesse humaine de dépassement de soi autant pour les participants que pour les partenaires et les organisateurs !" Pour l'heure côté guyanais, la transatlantique est soutenue par la CTG, le CNES, Sofrayane, le Medef et la CCI. EDF pourrait aussi entrer dans la boucle. Au Sénégal, la ville de Gorée et son syndicat d'initiative sont très impliqués et devraient offrir  un périmètre sécurisé pour les bateaux, les skippers, leurs équipes et les organisateurs. Lundi, son éminence Bassirou Sène, ambassadeur du Sénégal s'est rendu sur le stand en compagnie du député Lénaïk Adam. "Cette course, insiste Thara Govindin, est un super vecteur pour les échanges économiques et commerciaux entre nos deux pays."

Par ailleurs, il n'est pas sûr que la course prenne le départ sous le nom générique de Rames Guyane, le président Roussel assure être en discussion avec un sponsor principal qui, si accord est trouvé, devrait lui donner son nom.

FXG, à Paris

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 05:26

Appel à projet pour des équipements sportifs innovants en outre-mer

Le Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) lance un appel à projets relatif aux études d’équipements sportifs démonstrateurs innovants adaptés aux territoires ultramarins.

L’appel à projets s’adresse aux collectivités (communes, intercommunalités, départements, régions, territoires) porteuses d’un projet d’équipement sportif de proximité innovant dans une des trois catégories suivantes : Equipements sportif de proximité pour l’apprentissage de la natation ; Plateau sportif couvert permettant une pratique encadrée « indoor » de sports non traditionnels (autres que football, basket, handball, tennis, etc.) ; Equipement permettant une pratique de sport santé.

L’enjeu de cet appel à projets est double : d’une part, stimuler les concepteurs d’équipements sportifs; d’autre part, proposer aux collectivités territoriales des territoires ultramarins des concepts d’équipements différents des équipements traditionnels et adaptés aux spécificités géographiques (séismes, sel érosif, etc.) et climatiques (vent, pluie, ouragan, chaleur, taux d’humidité, température de l’eau élevée, etc.). L'idée étant d'avoir des équipements sportifs de proximité, légers, innovants, économes, robustes et durables, tant dans leur conception que dans leur fonctionnement et leur maintenance (avec des coûts les plus faibles possibles).

Pour concourir les collectivités doivent s'inscrire sur le site du CNDS avant le 15 décembre.

Cette démarche s'inscrit en cohérence avec l'enveloppe de 7 à 12 :millions d'euros annoncée par le Premier ministre lors de son passage aux Antilles début novembre, mais fait l'objet d'une démarche et d'une enveloppe propre. Les 7 à 12 millions annoncés par Edouard Philippe et en cours d'inscription dans la loi de finances 2018 seront alimentés à la fois par le budget du ministère des Sports et celui du CNDS selon un ration encore à l'étude, selon les services du CNDS.

http://www.cnds.sports.gouv.fr

FXG, à Paris

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 08:39
Ben l'oncle Soul outre-mer

Ben l'oncle Soul à la rencontre de la créole soul

France Ô et les chaînes 1ère proposent en décembre une trilogie sur les musiques de la Caraïbe et de l'océan Indien avec dans le rôle du pygmalion, Ben l'oncle soul.

Le chanteur Ben l'oncle Soul, Tourangeau par sa mère et Martiniquais par son père, est parti à la découverte des musiques des îles de la Caraïbe et de l'océan Indien. "Créole soul", ce sont trois documentaires d'une heure chacun, dans lesquels il se confronte au jazz, au reggae et au rap. "On l'a a mené partout, raconte Michel Moreau, le réalisateur, et on l'a mis en danger !" Et voilà Ben l'oncle Soul lâché tel un limier parti enquêter sur les fondements de nos musiques créoles. Ici, pas d'interview, mais des échanges de Ben avec les plus grands artistes et des séquences d'improvisation musicale à couper le souffle. Après la diffusion des trois documentaires les 9, 16 et 23 décembre sur France Ô (voir ci-dessous pour les chaînes 1ère), une soirée spéciale enregistrée au Trabendo à Paris rassemblera la fine fleur des artistes qui composent cette trilogie pour une spectacle en simili live, "planet guest" qui sera diffusé le soir du 31 décembre en prime time sur France Ô.

Tonton Ralph

Dans le premier épisode, le chanteur demande à son oncle si le jazz est créole. Cet oncle qu'il retrouve dans le théâtre en ruine de Saint-Pierre de la Martinique, c'est Ralph Thamar ! "C'est mon oncle par alliance, mais c'est mon oncle quand même ! Et ça a été un scoop pour moi aussi parce que je ne le connaissais pas en fait (rires !)" Les deux hommes entament cette grande réflexion autour du jazz et de la créolité. "Le jazz est créole", assure Alain Jean-Marie. Grégory Privat le dit autrement : "Le jazz doit quelque chose à la créolité..." "Oui, le jazz est créole, reprend Ben, entre  autres. et puis après, si on a envie de s'approprier qui a commencé, ça va être compliqué, mais il y a du jazz créole en tout cas et les îles font parties des premières à l'avoir commencé..." La série propose des  aller-retour entre ce qui se passe à Paris, dans la métropole et les clubs de jazz, et puis ce qui se passe là-bas... "Le meilleur des îles part pour la France, c'est aussi simple que ça !"

Cultissime Cultier

Ralph Thamar lui présente la Perfecta, Marius Priam... Et le jeune chanteur tombe de l'armoire quand il découvre le cultissime Marius Cultier. "Je ne le connaissais pas avant de faire le documentaire contrairement à Alain Jean-Marie ! Mais c'est le réalisateur, Michel Moreau, qui est à l'origine de ce documentaire et il m'a fait découvrir plein de choses avant qu'on y aille, notamment parce qu'il y a plein de gens disparus... A chaque fois qu'on a discuté autour du jazz, le nom de Marius Cultier revenait tout le temps ! Il est en tout cas cultissime pour l'histoire du jazz créole ! Ca, c'est sûr."

Michel Moreau ne veut pas réduire Cultier à la seule créolité : "Il est cultissime pour le jazz ! En 1975, il  y a déjà du groove dedans ! Il mélange les influences. Cultier est hyper moderne et il est toujours d'actualité et les Américains et les Canadiens l'ont bien mieux écouté que nous ! Mais la musique ne se passe pas que de ce côté-ci du monde, c'est aussi la grande leçon de ces trois films." Dans ce premier épisode, Ben l'oncle Soul qui raconte au passage qu'il a emprunté son nom à Ernest Leardée, dit l'oncle Ben ! Jean-Pierre Meunier raconte le bal Blomet, Grégory Privat lui présente Sony Troupé et son réalisateur lui fait passer la porte de Christophe Chassol... "C'est quelqu'un qui échappe à toutes les cases : il fait du Chassol et il ne fait rien d'autre !" L'impro qui s'en suit est à l'aune de l'ensemble des trois documentaires. Un hommage puissant aux musiques des îles et à leur apport dans la musique mondiale. Rien que ça.

FXG, à Paris

Martinique 1ère : A partir du 12 décembre, le mardi à 20h55

Guyane 1ère : A partir du 6 décembre, le mercredi à 20h05

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