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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 17:10
Feu vert pour les médecins cubains aux Antilles et en Guyane

Le décret permettant l'exercice dans les DFA de leur profession  aux médecins étrangers est paru

Le décret du 31 mars 2020 paru au Journal officiel du 1er avril précise l'exercice dans certains territoires d'outre-mer des professions de médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme et pharmacien par des personnes ne remplissant pas les conditions de nationalité et de diplôme normalement applicables

L'objet  de ce texte est de permettre, particulièrement aux médecins cubains, d'exercer à titre dérogatoire leur profession en Guyane, Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, ainsi qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Les commissions territoriales d'autorisation d'exercice sont chargées d'émettre un avis sur ces demandes d'autorisation. Ce décret  prévoit, pour la durée de l'état d'urgence sanitaire, une procédure simplifiée d'autorisation d'exercice à titre provisoire, délivrée par les directeurs généraux des agences régionales de santé. Les directeurs généraux des agences régionales de santé peuvent ainsi proposer au ministre de la Santé une liste de structures d'accueil et, pour chacune, un nombre de postes à pourvoir. Le ministre déterminera ensuite par arrêté, par territoire, structure d'accueil, profession et, le cas échéant, spécialité, le nombre de postes sur lesquels sont susceptibles d'être recrutés des professionnels bénéficiant d'une autorisation d'exercice.

FXG

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 10:31
L'ARS et le CHU de Guadeloupe enjoints de passer commande de médicaments ou de tests de dépistage

L'UGTG oblige l'ARS et le CHU à commander des masques, des tests et de la chloroquine

Saisi en référé par le syndicat UGTG le 25 mars dernier, le juge administratif de Basse-Terre en Guadeloupe a rendu sa décision le 27 en faisant suite aux principales demandes du syndicat.

Ainsi l’ARS et le CHU devront commander sans tarder un nombre suffisant de tests de dépistage (l'ordonnance mentionne le chiffre de 200 000). L'ARS et le CHU devront en outre « passer commande des doses nécessaires au traitement par l’hydroxychloroquine et l’Azitrhromycine ».

Par ce jugement, le juge administratif précise les devoirs de l'ARS : « S’il appartient au ministre de la Santé de prendre les mesures d’exception exigées par la situation sanitaire du pays (...) il entre dans les compétences de l’ARS de procéder à la commande de médicaments ou de tests de dépistage ».

Pour motiver sa décision (signalons que cette saisine de l'UGTG n'a pas réellement été prise au sérieux par nombre d'observateurs locaux), le juge des référés indique un « nombre de lits de réanimation particulièrement limité en Guadeloupe », la difficulté d'organiser « des évacuations sanitaires de masse », « le manque de fiabilité des données relatives au nombre de personnes contaminées » et « la pénurie avérée de matériels » (masques et tests de dépistage). Tout cela étant constitutif « d’atteintes graves et manifestement illégales au respect de la vie ».
FXG, confiné

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:04
Le décret de liquidation des congés bonifiés pour les "originaires des DOM" est prêt

Le nouveau projet de réforme des congés bonifiés est prêt

Le gouvernement devait publier dès janvier 2020 son projet de décret de réforme des congés bonifiés, tel qu'il a été présenté au Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) de décembre 2019. Il a été différé, sans doute en prévision des élections municipales et se retrouve aujourd'hui en stand by eu égard à la crise du coronavirus.

Selon ce qui a été présenté au CCFP, les nouveaux congés bonifiés n'excéderaient pas 1 mois avec deux jours de délais de route, tous les deux ans (contre deux mois tous les trois ans antérieurement). La bonification de 30 jours disparaît, ce ne sont dont plus des congés bonifiés. En revanche, les fonctionnaires métropolitains travaillant dans les départements d'Outre-mer conserveront la possibilité de prendre de deux mois de congés tous les 3 ans, quasi comme aux beaux temps de l'empire colonial.

L'ouverture de ces nouveaux congés spécifiques — et non plus bonifiés, serait ouverte aux originaires des communautés d'Outre Mer et aux familles recomposées. Ce nouveau système maintient la prise en charge des billets d'avion et l'indemnité de vie chère (40% en Martinique).

Les actuels bénéficiaires des congés bonifiés auront le choix d'opter pour l'ancien ou le nouveau système. Les nouveaux fonctionnaires n’auront droit qu’au nouveau système, sans la bonification de 30 jours. Ceux obtenant ces congés spéciaux en bénéficieraient pendant 10 ans sans avoir à reconstituer un dossier pendant cette période.

Ce projet de décret fait dire à certains syndicalistes, notamment de la branche CGT-DGFIP créée en mars 2020, qu'il ne s'agit pas d'une réforme des congés bonifiés, mais d'une "liquidation".

FXG

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 08:36
COVID 19 : Plainte contre le préfet et l'ARS en Martinique

Covid 19 en Martinique : plainte contre le préfet et l'ARS

L’Association Pour la Sauvegarde du Patrimoine Martiniquais (ASSAUPAMAR) vient de déposer une plante contre l'administration en Martinique. L'association lui reproche "la commission des délits de non-assistance à personne en danger, de mise en danger de la vie d’autrui, d’atteinte involontaire à la vie et à l’intégrité."

Pour étayer le plainte de l'ASSAUPAMAR, les avocats (voir par ailleurs) s'appuient pour commencer par une interview du 16 mars 2020 parue dans le Journal Le Monde, dans laquelle Agnès Buzyn, ancien ministre de la santé déclare : "Le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumopathies étranges. J'ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j'ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j'ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir." Elle déclare encore : "Quand j'ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n'auraient pas lieu." ;

Les avocats de l'ASSAUPMAR rappellent ensuite que le premier tour des élections municipales s'est déroulé le dimanche 15 mars 2020 en dépit de nombreuses protestations. En effet, l’exécutif avait lancé le mot d’ordre contradictoire : « Restez chez vous mais allez voter. » 

Madame Buzyn encore ministre de la Santé s'était rendue en Martinique et en Guadeloupe quelque temps auparavant et avait constaté l’état de délabrement des structures hospitalières dans les deux îles.

Ils rappellent encore que le Directeur général de la santé a déclaré, au sujet de la mise en quarantaine du pays : « la France n’est pas une île. » Par ailleurs, dans toutes les ARS de France hexagonale des mesures d’anticipation ont été prises et notamment en termes de fourniture de masque, de gants et de gel hydro alcoolique pour les personnels soignants, mais en revanche, le département de la Guadeloupe et la collectivité de Martinique étant des îles, et accessoirement éloignées de 7000 Km de la Direction Nationale de la Santé, aucune disposition de fourniture de ces matériels n’a été prise et encore moins de dépistage systématique.

Le 24 février Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé déclarait : « Nous avons un stock important de ces matériels et pour l’instant la question ne se pose pas. » Dès le 30 janvier, l’OMS déclare l’état d’urgence sanitaire internationale mais à cette date l’Europe n’est pas encore touchée.

Durant le mois de février, le territoire de la Martinique, conscient du péril, a tenté désespérément d’interpeler les pouvoirs publics sur la réalité du risque d’épidémie encourue par la Martinique et la Guadeloupe. "Ces interpellations ont été consacrées par des actions judiciaires et citoyennes traitées avec mépris et désinvolture par les autorités."

Stanislas Cazelles, le nouveau préfet de Martinique a pris ses fonctions le 24 février en plein carnaval. "Il ne pouvait ignorer l’inquiétude manifestée par le territoire" puisqu’il était depuis 2017 et jusqu’à la veille de sa nomination conseiller du président de la République pour l’Outre-mer. Dès sa prise de fonction il ne pouvait ignorer les alertes données par Madame Agnès Buzyn, alors encore ministre de la Santé au président de la République et au Premier Ministre.

L'ASSAUPAMAR estime que "des dispositions auraient dues être prises pour anticiper la crise sanitaire qui allait frapper le territoire de la Martinique et du département de la Guadeloupe, compte tenu du signalement effectué par Madame Buzyn." L'association juge que "cette négligence coupable a provoqué un retard de plusieurs semaines permettant à des touristes étrangers de débarquer sans aucune précaution sanitaire tant par voies aériennes que maritimes (croisiéristes et compagnies aériennes) provoquant un décalage dans la perception par ces populations du danger imminent de contamination." Ce "décalage" s’est prolongé dans le passage à retardement de la phase 1 à la phase 2 (dix jours de retard avec la France), puis de la phase 3... "Ce retard à l’allumage (a été) encadré par l’ARS de la Martinique et par le Préfet" et a "placé les populations dans une situation de vulnérabilité inopportune s’agissant du principe de continuité territoriale".

Atteinte au principe constitutionnel d’égalité des citoyens français

Ces négligences porteraient ainsi "gravement atteinte au principe constitutionnel d’égalité des citoyens français devant la loi d’autant plus que les mesures de répression prises dans le cadre du confinement ont été appliquées en même temps qu’en France." Les avocats observent encore que le 10 mars 2020, le préfet de Corse, Frank Robine, ancien préfet de Martinique, a refusé l'escale du bateau de croisière "Aidasol", transportant plus de 2 000 personnes par crainte du coronavirus, alors qu’il n’a rien fait durant son exercice en Martinique pour bloquer les bateaux de croisière. En Martinique et en Guadeloupe, dès le début du mois de mars des cas de contamination sont apparues et pour la plupart, émanant des croisiéristes... Le premier décès survenu en Martinique le 15 mars. La veille, un énième bateau de croisière avait accosté en Martinique avec à son bord des personnes contaminées au covid-19 qui n’ont pas été toutes placées en quarantaine...

Le parquet instruira-t-il cette plainte ou faudra-t-il à l'ASSAUPAMAR saisir le doyen des juges d'instruction et consigner une somme d'argent ? Une deuxième plainte devrait concerner très prochainement les autorités de la Guadeloupe.

FXG

10 avocats

Le collectif d'avocats composé de Georges-Emmanuel Germany, Dominique Monotuka, Alain Manvil, Dorval Lodeon du barreau de Martinique, du bâtonnier Christian Charrière-Bournazel, d'Alex Ursulet et de Frédérick Petipermon du barreau de Paris, et du Bâtonnier Roland Ezelin, de Daniel Démocrite, Evita Chevry et Patrice Tacita du barreau de Guadeloupe

 

 

 

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 10:45
Des Ultramarins au sein d'"Action non violente COP21"

Décrocheurs de portraits présidentiels : des Ultramarins aussi

Parmi les 12 personnalités et activistes placées en garde à vue 24 heures pour avoir brandi un portrait présidentiel au cours d'une de désobéissance civile "Démasquons Macron", revendiquée par "Action non violente COP21", vendredi 13 mars, se trouvaient deux personalités ultramarines : Priscilla Ludosky, figure martiniquaise à Paris des Gilets Jaunes, et Patrick Monier, porte-parole du Collectif Or de Question, contre le projet de mine d'or en Guyane.

Avec des scientifiques, initiateurs de la tribune des 1000 scientifiques, des représentants d'ONG et des activistes, ils ont formé des cortèges citoyens se dirigeant vers l'Elysée, avec des portraits présidentiels brandis la tête en bas. Tout au long de la journée, les cortèges successifs ont été nassés par les forces de l'ordre les uns après les autres, et les personnes brandissant des portraits systématiquement arrêtés, embarqués et placés en garde à vue pour « recel » de ces portraits "réquisitionnés" dans les mairies depuis un an pour dénoncer l'inaction climatique et sociale d'Emmanuel Macron. Après presque 24 heures de garde à vue, les douze militants ont été libérés avec un classement sans suite, confirmant de fait qu'il s'agissait d'arrestations abusives de personnes parfaitement non-violentes.

ANV-COP21 appelle à sanctionner dans les urnes les candidats qui ne placent pas l'urgence climatique et la justice sociale au coeur de leur démarche ou qui comptent se contenter de beaux discours.

FXG, à Paris

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 05:12
Devant la salle Ezratty du palais de justice de Paris où sont jugés Jérôme et Marie-Annick Lebeau

Devant la salle Ezratty du palais de justice de Paris où sont jugés Jérôme et Marie-Annick Lebeau

Une mère et son fils jugés pour leur islamisme radical

Le procès de Jérôme Lebeau (25 ans) et sa mère, Marie-Annick (60 ans), a débuté lundi 2 mars devant la cour d'assises spéciale de Paris pour se conclure jeudi prochain. Le fils et sa mère doivent répondre de leur participation à un groupement ou une entente établie en vue commettre des actes terroristes. Jérôme Lebeau est aussi poursuivi pour tentative d'homicide volontaire sur les forces de l'ordre. 

Tout démarre en mars 2017, lorsque la DGSI repère le compte twitter d'un certain Al Daoud Elkatal (tueur souriant) qui fait l'apologie du terrorisme islamiste. Les investigations des services parviennent à identifier à Saint-Benoît le jeune Jérôme Lebeau ainsi que son compte facebook  sur lequel il  s'est livré deux ans plus tôt à des propos haineux et à l'appel au djihad. Le 27 avril 2017, c'est l'assaut. A 6 heures du matin, la sûreté départementale, le GIPN, la DGSI et les gendarmes débarquent résidence des Fragrances à l'appartement de Marie-Annick Lebeau. Le jeune homme s'est barricadé dans sa chambre et fait feu à l'aide d'un fusil Mauser à pompe sur les fonctionnaires qui répliquent. Deux balles brenneke sont retrouvées écrasées dans les boucliers de deux fonctionnaires. Jérôme Lebeau est atteint d'une balle et évacué au CHU. Sa mère, sa soeur, Valériane et son compagnon Mathieu sont interpellés. Dans l'appartement, on trouve, outre le Mauser, un fusil 22LR, 400 munition (calibre 22 et 12), deux matraques télescopiques, des lunettes commando, un poignard de chasse, un poing américain, des jumelles, l'ensemble dans un sac à dos. Jérôme Lebeau expliquera d'abord cet arsenal par son "délire survivaliste"... On trouve également une soixantaine de balles de ping pong grâce auxquelles le jeune homme entend faire un explosif, du TATP. Les investigations permettent de découvrir quelque 500 vidéo de propagande et de décapitation de l'Etat islamique ainsi que celles d'attentats matériels commis à l'oratoire de Saint-Expedit ainsi qu'à l'oratoire du trou d'eau à Saint-Gilles-les-Bains. L'étude de la messagerie Telegram du jeune Lebeau révèle encore qu'il voulait commettre des attentats contre des policiers ou des militaires en France ainsi que sa volonté de se rendre en Syrie ou en Iraq. "Qu'Allah nous compte parmi ses soldats", écrit-il ainsi à une femme engagée dans le djihadisme en Belgique...

Père absent et relation fusionnelle avec la mère

Le procès va durer jusqu'à jeudi. Sur le banc des parties civiles, les deux fonctionnaires visés par Jérôme Lebeau lors de l'assaut du 27 avril 2017. De l'autre côté, Marie-Annick Lebeau. Chaussures oranges, pantalon noir et chemise à fleurs d'hibiscus rouge, elle comparaît librement après avoir passé près de deux ans en détention provisoire. Elle est poursuivie pour complicité, ayant financé les armes de son fils, assisté aux attentats contre les oratoires et vraisemblablement partagé les idées de son fils. Dans la cage de verre, gardé de près par un gendarme, Jérôme Lebeau. Il est vêtu d'un pantalon de survêtement gris, un gilet de laine noire et d'une chemise grise. Cheveu et barbe courte, il semble serein.

Sa soeur Valériane et son compagnon sont là aussi. La première témoignera ce mardi, le second mercredi.

L'examen de la personnalité de Marie-Annick Lebeau, hier, a fait valoir une personnalité "caméléon qui s'adapte aux attentes des autres". Le père de ses deux enfants, non reconnus, Daniel Dufour, aujourd'hui retraité du Conseil général, avait une autre famille qu'il n'a jamais voulu quitter. C'est grâce à lui toutefois que Marie-Annick a été embauchée comme standardiste au Conseil général et qu'elle a pu bénéficier de son logement social aux Fragrances. Ce n'est qu'en 2013, qu'elle cesse de le voir après lui avoir posé en vain un ultimatum. C'est précisément à cette époque que Marie-Annick, enfermée dans une "bulle" et dans une relation fusionnelle avec son fils, se convertit à l'islam, suivant ainsi ses choix...

Demain, la cour se penchera sur la personnalité de l'accusé et sur les faits...

FXG, à Paris

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 12:26
Aimé Nouma

Aimé Nouma

Le slameur Aimé Nouma a composé un titre fort éloquent intitulé "14-18, aux morts de la grande guerre" mis en clip par lui-même et Jean-Paul Miotto. Interview.

"C'est un devoir d'honorer ces soldats alors qu'ils étaient eux-mêmes asservis"

Qu'est-ce qui vous a donné envie de composer un titre sur la guerre de 14 ?

C'est un film qui raconte cette guerre dans son ensemble et non en particulier mais je pense néanmoins que ce devoir de mémoire pourrait être encore mieux observé. Il s'agit de comprendre et ainsi pouvoir expliquer un peu mieux les tenants et aboutissants du conflit en une période où l'on se demande si quelque chose de tel ordre pourrait recommencer. Étant slameur, je voulais raconter cela de manière attractive, surtout pour les scolaires. Je me rappelle qu'on nous avait projeté "Les sentiers de le gloire "de Kubrick au collège mais que cela ne m'avait pas intéressé.

Estimez-vous que cette "force noire", comme l'a appelée son concepteur le futur général Mangin en 1910, a été suffisamment reconnue lors des célébrations du centenaire de la guerre de 14-18 ?

Je suis d'origine africaine et même si le Cameroun était allemand à l'époque, je pense qu'il est de mon devoir et celui de tous, d'honorer ces soldats venus d'ailleurs et ayant versé leur sang pour la liberté des peuples, alors qu'ils étaient eux-mêmes asservis.

Quels retours avez-vous eu de ce clip, si tant est que vous ayez pu obtenir un peu de visibilité ?

Je n'ai pas encore eu les retours escomptés, à savoir  l'intérêt des professeurs d'histoire qui trouveraient en ce film un outil pédagogique susceptible de les aider à sensibiliser les collégiens et autres.

Propos recueillis par FXG

Projection du court-métrage "14-18, aux morts de la grande guerre" d'Aimé Nouma et Jean-Paul Miotto en première partie du "1917" de Sam Mendès du 12 au 25 février au cinéma Etoile Cosmos, 22 avenue de la Résistance, 77500 Chelles

https://www.facebook.com/events/640080679868282/?event_time_id=640080703201613

 

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 10:17
Serva énerve Létchimy

Létchimy recadre l'égo de Serva

"Je suis le premier Guadeloupéen, patron de tous les députés ultramarins, c'est-à-dire des 27 députés ultramarins sur les onze territoires..." Ca, c'est Olivier Serva, président de la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale qui s'exprime en campagne pour les municipales aux Abymes tout en se vantant d'avoir le 06 de Macron et d'échanger des whatsapp avec lui, mais c'est également le même qui répète peu ou prou la même chose en réunion de la délégation Outre-mer : "N'hésitez pas à faire appel à moi pour obtenir des rendez vous dans un ministère... Pourquoi ? Parce que je suis membre de la délégation aux outre-mer et membre de la majorité et il se pourrait que les téléphones se décrochent plus rapidement avec moi qu'avec d'autres..." Et là, c'était sans doute le mot de trop qui a fait réagir son collègue et non subalterne, le député martiniquais Serge Létchimy : "Tu sais que les parlementaires sont librement choisis par le peuple et qu'à ce titre là, les parlementaires ne dépendent de personne. Ils ne dépendent que du peuple..." Il l'a ensuite taclé quant à sa prétention à être le "premier patron guadeloupéen de tous les parlementaires d'Outre-mer" : "Je n'ai pas de patron et il n'y a pas de relation hiérarchique entre les parlementaires et le patron de la délégation... Le seul patron de moi-même, c'est l'esprit de Césaire et moi-même !"

On savait Serva ambitieux, jusqu'à rêver ouvertement de la rue Oudinot, on sait aussi à présent à quel point il s'aime.

FXG, à Paris

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 14:02
Maël Disa et ses missions

Le nouveau délégué interministériel à l'égalité des chances de Français d'Outre-mer et à la visibilité des Outre-mer (DIECV), Maël Disa s'explique sur ses missions.

"Je veux créer un esprit de diaspora ultramarine"

La première partie de votre mission, l'égalité des chances, reste inchangée par rapport au décret de 2007, que reste-t-il à faire ?

En 13 ans, pas mal de sujets ont été traités même si certains n'ont pas été finalisés. Dans ce périmètre, reste le gros sujet de la continuité territoriale pour que les gens qui sont en mobilité, étudiants, en formation professionnelle, pour le sport ou la culture, puissent venir dans l'Hexagone et y vivre dans des conditions correctes. Reste aussi la question du logement étudiant qui n'est pas réglé comme celui des billets d'avion.

Concernant la discrimination au logement, une loi a pourtant été votée. Pourquoi le problème perdure-t-il ?

La loi, c'est bien, mais c'est avant tout un problème d'offre et de demande. Quand vous avez cinquante dossiers pour un logement, forcément, le propriétaire fait son choix et c'est difficile de prouver qu'il a fait son choix par discrimination envers les Ultramarins... Pour les étudiants, il suffit de pré-réserver un certain nombre de logements par an, 15 000 si l'on prend comme base le nombre de billets d'avion payés par L'agence de mobilité outre-mer (LADOM). Ca passe par des conventions avec les CROUS, les CNOUS, les bailleurs sociaux...

De telles conventions ont été déjà signées...

Les Régions, notamment, ont un certain nombre de chambres réservées à la Cité universitaire internationale de Paris, mais on a de plus en plus de gens qui partent... Il faut remettre tout ça à plat et travailler en synergie avec LADOM, dans le cadre de sa réforme, et les autres opérateurs.

Il reste le problème des billets d'avion...

Comme par hasard, pendant la saison haute, tous les billets sont très chers...

N'est-ce pas dû à la loi du marché et au yield management ?

Oui, mais peut-être y a-t-il un jeu des acteurs privés ou parapublics qui s'entendraient... Il faut voir si c'est ça ou si c'est vraiment le marché qui fluctue. Il y a aussi le sujet funéraire... Tout ça, ce sont des sujets qui ont été réglés mais qui n'ont pas été pérennisés. Mes prédécesseurs ont obtenu des acquis, mais en 13 ans, il y a eu de la déperdition et il y a eu des changements de gouvernance.

Votre nouveau périmètre inclut la visibilité, c'est quoi ?

Nous sommes souvent des territoires d'expérimentation, des laboratoires. En matière d'écologie, la première centrale géothermique, c'est aux Antilles. On est souvent des territoires innovants dans différents domaines, sauf que personne ne le sait. Au moment où l'on parle de plus de visibilité dans les médias, où France Ô va être supprimé pour favoriser une visibilité générale et non communautariste, c'est le moment de mettre en lumière des initiatives publiques ou privées, associatives ou entrepreneuriales des Ultramarins qu'ils soient chez nous, dans l'Hexagone ou à l'étranger.

Comment nous montrer ?

On doit être capable de construire un vivier de nos forces vives car on ne connaît pas très bien la communauté ultramarine. Or, les Ultramarins  qui ont quitté leur territoire ont toujours cette fibre de vouloir y contribuer. Tout récemment, le groupe AG2R la Mondiale à nommé un Ultramarin, Joël Destom, comme directeur en Ile de France. Le plus gros fonds d'investissement en France dans l'énergie, Méridiam, est présidé par un Martiniquais, Thierry Déau... Eux aussi veulent contribuer, même s'ils n'ont pas forcément le temps de prendre des initiatives, ils sont prêts à soutenir. Il faut qu'on se connaisse plus et la délégation va jouer ce rôle pour constituer un vivier de leaders ultramarins. Ca peut aussi changer la perception des gens qui ne veulent pas louer à des Ultramarins...

Vous dîtes qu'ils font que les Outre-mer aient une vraie diaspora...

J'ai vécu ça aux Etats-Unis avec la diaspora indienne. J'étais en Californie où les patrons de Google, Fedex, Microsoft ou Amex sont des Indiens. Ils ne vivent pas en Inde, n'iront jamais, ni eux, ni leurs enfants, mais ils n'embauchent que des Indiens. En Inde, ils sont devenus une école à former des ingénieurs informatiques et ils sont devenus les leaders mondiaux. Nous, il faut qu'on arrive à faire de même, à garder le lien.

Quel est ce liant  qui permettrait aux Outre-mer d'être plus unis ?

C'est le problème... On a eu tendance à prendre le volet mémoriel, sauf que ce sujet parle essentiellement aux Antillais. Les Réunionnais ou les Mahorais n'ont pas le même mémoire, et encore moins le Pacifique. C'est un sujet important, grave mais qui a souvent obéré le reste. Les territoires ont un socle commun, mais ils sont tous différents et il faut trouver ce liant qui permet de parler à tout le monde en même temps.  Si on reste séparés par bassin, on reste trop petit pour avoir des rapports de force. Je ne sais pas si le liant, c'est la gastronomie ou autre chose, mais il faut trouver un vecteur commun qui permette de nous réunir. C'est vrai que la plupart des délégués ont été des Guadeloupéens ; je ne sais pas si c'est un sujet guadeloupéen, je pense qu'ils ont essayé de prendre des gens influents à Paris... Moi, je suis citoyen du monde... Ca sera important pour nous de faire en sorte que certaines initiatives qui ont été prises dans le bassin Atlantique soient étendues dans les autres bassins. Il y a des entreprises présentes dans tous les DOM, mais elles sont segmentées. Elles ne font pas de transfert de personnels ; on reste en silo. Le rôle de la délégation est de créer cet esprit de diaspora ultramarine. A chaque fois que nous ferons quelque chose, on aura en tête de le faire dans les trois bassins. C'est la règle. On s'inspire de ce qui marche bien dans un bassin et on l'emmène dans l'autre.

 

La diaspora ultramarine est un peu minée par la prééminence des Antillais, notamment en Ile de France. Les Réunionnais, par exemple, se demandent parfois ce qu'un délégué comme vous peut faire pour eux. Qu'avez-vous à leur dire ?

La délégation  a vocation à travailler  avec tout le monde. Il faut dire aussi que les associations antillaises sont très actives, notamment en Ile de France et c'est vrai que la plupart des délégués ont été des Guadeloupéens ; je ne sais pas si c'est un sujet guadeloupéen, je pense qu'ils ont essayé de prendre des gens influents à Paris... Moi, je suis citoyen du monde...

Vous parliez d'indianité, ça concerne aussi la Réunion...

C'est un vecteur de rapprochement. Ca sera important pour nous de faire en sorte que certaines initiatives qui ont été prises dans le bassin Atlantique soient étendues dans les autres bassins. Il y a des entreprises présentes dans tous les DOM, mais elles sont segmentées. Elles ne font pas de transfert de personnels ; on reste en silo. Le rôle de la délégation est de créer cet esprit de diaspora ultramarine. A chaque fois que nous ferons quelque chose, on aura en tête de le faire dans les trois bassins. C'est la règle. On s'inspire de ce qui marche bien dans un bassin et on l'emmène dans l'autre.

Qu'est ce que le réseau culture Outre-mer ?

Il est venu à la suite de la fameuse cité des Outre-mer lancé sous le précédent quinquennat. L'idée, c'est de pouvoir aller vers toutes les scènes nationales pour que tous les Ultramarins puissent s'y exprimer.

C'était le travail de feue l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer. Aurez-vous des moyens pour cela ?

Catherine Jean-Joseph est missionnée pour préconiser ce qu'il faut mettre en place pour que ces réseaux culturels outre-mer soient opérationnels et que l'on soit vus partout et pas seulement dans un bunker qui nous serait réservé. A France Ô, vos confrères m'ont expliqué que depuis quelque temps, il existe un quotidien de six minutes d'information sur France 3, à 11 h 34. Ils font 300 000 téléspectateurs sachant que sur France Ô, on est à 5 ou 10 000... Il faut aller au-delà de ce six minutes, mais je préfère qu'on soit vus par 300 000 personnes de partout tous les jours que par une poignée d'Ultramarins.

Comment, allons-nous pouvoir mesurer ces progrès ?

On verra le nombre d'artistes qui se produisent, les facilités qui leur seront faites. Nous mesurerons l'impact de toutes nos actions. Nous allons pouvoir taper à la porte de tous les ministères dans ma mesure où nous avons vocation à être un guichet et moi, en tant qu'entrepreneur, j'ai appris à lever de l'argent et je connais du monde. L'argent existe même s'il est rare, après il faut faire les dossiers. Nous allons travailler à cet accompagnement, agréer un opérateur associatif ou plus qui auront pour fonction d'aider les parties prenantes à faire les dossiers. Tout le monde y aura accès parce que nous voulons que tout le monde soit visible.

L'Outre-mer fournit des champions à la France, mais c'est dur pour les sportifs ultramarins. Que comptez-vous faire ?

Dans le sport de haut niveau, il faut du talent mais aussi un peu de moyens. Pour les JO 2024, nous voulons agir au niveau de l'encadrement. Si nos sportifs sont bons, c'est qu'ils sont bien encadrés. Autant nos sportifs arrivent à percer, autant nos encadrants ne se retrouvent nulle part dans les organigrammes de la gouvernance du sport. Pour 2024, nous voulons avoir des encadrants qui intègrent ces instances et prennent part aux décisions. Enfin, dans le cas du football par exemple, certains joueurs intègrent des centres de formations où ils sont noyés dans la masse. Certains y arrivent, d'autres non et ceux-là mériteraient d'être aidés pour candidater dans d'autres ligues qui sont dans leurs bassins.

Qu'est-ce que cette chaire d'Outre-mer que vous entendez créer à Sciences-Po avec Ferdinand Mélin-Soucramanien ?

Nous voulons un programme d'enseignement à Sciences-po qui va permettre à tous les étudiants d'en savoir beaucoup sur les Outre-mer et leur histoire, sans que ce soit dans un ghetto. Ca ne fera pas tout, mais ce sera un bon premier pas, même si c'est symbolique... Il faudra que ce soit décliné partout ; il y a d'autres écoles. Il faut inculquer un réflexe outre-mer.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 05:09
Diamant brut sur France Ô le 11 février 2020

Le handicap à l'assaut du rocher du Diamant

"Diamant Brut" est un documentaire de 52 minutes, produit par Puzzle média, la société du producteur guyanais Jonathan Politur. Ce film raconte l’incroyable histoire de Philippe Ribière, athlète de haut-niveau et fondateur de l’association Handi-Grimpe. Il y a 42 ans, Philippe est né avec des malformations congénitales, déformant notamment ses mains et ses pieds, pourtant il a choisi une voie qui peut sembler en décalage avec ses capacités : l’escalade. Dans ce film il revient en Martinique, l’île qui l'a vu grandir dans un orphelinat, pour tenter de réaliser son nouveau rêve : grimper le rocher du Diamant, joyau géologique de l’Île aux Fleurs. Un documentaire inspirant sur un personnage qui a fasciné des millions de français à travers les réseaux sociaux.

FXG

« Diamant Brut » (Puzzle Media), mardi 11 février à 19h55, France Ô

 

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