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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 14:08
La ministre Annick Girardin et son directeur de cabinet adjoint, Brice Blondel, spécialiste du Budget (photo FXG)

La ministre Annick Girardin et son directeur de cabinet adjoint, Brice Blondel, spécialiste du Budget (photo FXG)

2 milliards pour les Outre-mer

Tandis que le déficit de l'Etat est annoncé à 2,6 %, la ministre des Outre-mer se réjouit d'un budget en hausse de 4 %.

Annick Girardin a annoncé hier que le budget de sa mission Outre-mer était, "à périmètre constant" en augmentation avec 2,02 milliards en crédit de paiement. L'an dernier à la même époque, le ministère des Outre-mer annonçait un budget de 2,032 milliards en crédit de paiement. Explication du ministère : "Nous sommes partis d'une base qui a été nettoyée. En 2017, près de 90 millions d'euros avaient été attribués au ministère des Outre-mer sur des lignes qui, en réalité, sont exécutés par le ministère de l'Education nationale, pour conduire un certain nombre d'opérations en faveur des écoles, notamment en Polynésie, Nouvelle-Calédonie et Mayotte. Ces crédits, on les restitue, on les transfère entre ministères en cours d'année. Nous avons voulu écarter ces mécanismes de transfert qui brouillent la lecture d'une année à l'autre."

L'an dernier la ligne budgétaire unique (LBU qui répond aux besoins du logement social) était annoncé à 247 millions. Cette fois, on nous indique qu'elle sera "abondée d'un montant de 20 millions d'euros en cours d'année 2018 avec le produit de la vente des société  immobilières d'Outre-mer (SIDOM) à la société nationale immobilière (SNI)". Mais quelle est son enveloppe ? "Sans le produit de cette vente, le montant de la LBU en 2018 est de 228 millions d'euros contre 232 l'année dernière", confie le inistère. Nos chiffres diffèrent, mais le ministère peut bien dire que "la capacité d'engagement sur la LBU est largement préservée". Un certain nombre de dispositifs, notamment en faveur de la rénovation des logements seront pris en compte dans des dispositifs de droit commun pilotés par l'agence nationale de l'amélioration de l'habitat (ANAH). Dans le grand plan d'investissement de 50 milliards, les Outre-mer bénéficieront du programme "habiter mieux" de l'ANAH qui prévoit de rénover 191 000 logements sur le quinquennat, dont des logements en outre-mer. Annick Girardin a précisé qu'une enveloppe de 1 milliard sur tout le quinquennat serait dédié à l'Outre-mer.

Le budget sera abondé, comme l'an passé, de 40 millions d'euros du fonds exceptionnel d'investissement. Cela servira à financer des infrastructures comme l'adduction d'eau, la gestion des déchets ou la prévention des risques.

85 millions d'euros seront déployés en direction des constructions scolaires. La Guyane en consomme l'essentiel avec 50 millions pour les établissements secondaires et 15 millions pour les écoles primaires. D'après la ministre, c'est "la plus grosse participation sur notre budget au plan Guyane pour l'année 2018". Elle ajoute que les autres financements du plan Guyane sont dans le budget de ses collègues et qu'ils seront présentés globalement au début du mois d'octobre.

Pour les contrats de plan et de développement, le ministère a fixé une enveloppe de 152 millions (+12 %). "Il s'agit, a détaillé la ministre, de routes, de quais, de réseaux d'eau potable ou d'eaux usées, de filière de gestion des ressources, d'aménagement urbain, etc..."

L'action en faveur de la jeunesse se traduit par un renforcement des effectifs d'encadrement du SMA qui accueillera 20 militaires de plus en 2018. A terme, ce seront 127 effectifs en plus d'ici 2022. Le ministère des Outre-mer a récupéré la tutelle de l'IFCASS de Dieppe et lui consacre cette année 1,2 millions d'euros (+30 %). l'IFCASS forme chaque année plus de 200 ultramarins aux métiers sanitaires et sociaux.

L'enveloppe de la continuité territoriale n'a pas été dévoilée. Tout au plus "le nombre de billets délivrés au titre du fonds d'échange à but éducatif, culturel et sportif (FEBECS) sera doublé en 2018".

Le gros du budget (1,08 milliard) est consacré à la diminution des coûts de production (exonération des charges sociales, aide au fret) avec un CICE maintenu à un taux de 9 % l'année prochaine.

Enfin, le ministère consacrera 25 millions au financement de prêts bonifiés de l'AFD pour les collectivités.

Les premiers débats budgétaires à l'Assemblée nationale sont prévus les 2 et 9 novembre.

FXG, à Paris

Pas de réforme des APL car pas d'APL outre-mer

La réforme des aides au logement qui consiste à diminuer l'APL en contrepartie d'une diminution des loyers ne s'appliquera pas outre-mer, a certifié le ministère des Outre-mer, car il n'y a pas d'APL versées outre-mer. Le ministère assure que les allocations logement familiales (ALF) et les allocations logement sociales (ALS) ne seront pas diminuées en 2018 outre-mer. "Elles restent à leur niveau qui sera celui du 31 décembre 2017." Et comme elles ont baissé le 1er octobre...

Interview. Annick Girardin, ministre des Outre-mer

"L'ensemble des dispositifs fiscaux de soutien à l'économie reste applicable"

Quelle est la philosophie de ce budget ?

Ce budget montre bien que l'Outre-mer est une priorité du gouvernement. L'objectif, c'est accompagner le développement économique des territoires, c'est penser à cette jeunesse qui attend un signe d'espoir, c'est l'emploi et la croissance. Il s'agit encore de tenir compte des spécificités des différents territoires, notamment d'accompagner les territoires les plus fragiles comme Mayotte, la Guyane et Saint-Martin. C'est l'ensemble de ce chantier que nous allons relever au-delà des travaux que nous allons mener sur les assises.

Où dans ce budget apparaît la reconstruction de Saint-Martin ?

Un comité interministériel a été créé et la solidarité sera donc interministérielle. Aujourd'hui, nous sommes dans l'exercice du calcul de cette reconstruction. La collectivité territoriale a commencé cet exercice qui sera complété par le délégué interministériel à la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Nous aurons des chiffrages beaucoup plus précis dans les jours à venir et chaque ministère participera.

A combien s'élève l'effort global de l'Etat pour les outre-mer ?

Au-delà de ce budget de 2 milliards, il y a 85 programmes représentant près de 20 milliards d'euros qui interviennent sur ces territoires. Je me bats pour qu'il y ait un réflexe outre-mer, que l'outre-mer entre dans le droit commun au-delà de ses spécificités et que l'ensemble des ministères participe à ce développement. Je pense au plan climat, au plan logement et à l'intervention de l'agence nationale de l'amélioration de l'habitat dans les territoires d'outre-mer. Il faut qu'on arrive à avoir à la fois ce soutien spécifique à travers cette maison, mais aussi une prise en compte de l'Outre-mer dans l'ensemble des budgets.

Qu'en est-il des zones franches d'activité ?

L'ensemble des dispositifs fiscaux pour soutenir l'économie des territoires ultramarins reste applicable en 2018. Pendant les assises de l'outre-mer, nous allons évaluer l'ensemble de ces outils, qui ne sont pas toujours l'alpha et l'oméga. Donc, il va nous falloir trouver aussi des outils peut-être plus innovants pour accompagner le secteur du tourisme, de la pêche, mais aussi les jeunes start up qui attendent aussi des soutiens. Il nous faut réfléchir à des accompagnements différents pour ce type de petites ou très petites entreprises.

Pourquoi avoir parlé de brutalité au sujet des contrats aidés ?

On pensait clairement que les outre-mer seraient protégés de la diminution des contrats aidés compte tenu des difficultés et du taux de chômage chez les jeunes. Et puis l'effort a touché aussi l'outre-mer et c'est ce côté un peu brutal que j'ai évoqué lors de mon audition par les parlementaires. Mais nous avons aussi amorti. Avec le soutien de l'Education nationale, des services du Premier ministre et du ministère du Travail, nous avons donné plus de flexibilité aux préfets pour répondre aux différentes priorités, éducation et handicap notamment, mais aussi le soutien à la vie associative et aux communes les plus en difficulté. Avec les outils obtenus, rallonge et flexibilité de l'enveloppe globale, flexibilité du taux de remboursement, nous avons répondu globalement aujourd'hui à une demande dans les territoires.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 13:36

6000 euros pour doter un concours de Chanté Nwel en Ile-de-France

La Région Ile-de-France a décidé d'organiser un concours de « Chanté Nwel » à la fin de cette année. C'est un concours annuel avec le label de la Région, ouvert aux associations dans la tradition antillaise. "Avec plus de 600 000 ultra-marins vivant en Ile-de-France, a déclaré le promoteur de ce projet, le vice-président de Région Patrick Karam, ces temps de rencontres festifs visent à créer des liens entre tous les Franciliens, à faire découvrir la culture antillaise, à favoriser une citoyenneté commune, et à valoriser les initiatives autour du partage de cultures."

Les associations locales franciliennes sont invitées à inscrire leur « Chanté Nwel » au concours, dans les limites de 150. Dès lors qu'elles respecteront le cadre du concours et leurs obligations en matière de communication, elles bénéficieront d’une dotation forfaitaire de 300 € pour l'organisation de leur événement. Six associations lauréates seront déterminées par un jury régional présidé par Patrick Karam avec cinq conseillers

régionaux et cinq personnalités qualifiées en raison de leur expertise du chant choral.

Le 1er prix sera doté de 3 000 €, les deux 2ème prix de 2 000 € chacun et les trois 3ème prix de1 000 € chacun.

La charte, l’organisation et l’appui logistique de l’événement régional seront menés par un prestataire de service choisi par voie de consultation en raison de sa connaissance de la culture de l’Outre-mer et de son implantation dans le réseau associatif ultramarin. Il sera plus particulièrement chargé d’établir la charte du concours et les critères de sélection, de mener les visites auprès des associations participantes, d’oeuvrer à la sélection des lauréats en lien avec le jury régional, d’organiser les conditions de communication autour du concours, et d’organiser un « Chanté Nwel » régional.

cette organisation vient aboutir une expérience conduite par la Région Ile-de-France l'an passée qui s'était conclue par un grand Chanté Nwel au siège de la Région.

FXG, à Paris

Incident autour de la discussion des Chanté Nwel

La discussion de ce projet dans l'hémicycle du conseil régional à Paris a donné lieu le 23 septembre dernier à la réaction d'une élue du groupe Europe Ecologie Les Verts, Bénédicte Monville de Cecco contre Patrick Karam : "Ce qui me choque le plus dans votre manière de considérer les Antillais, a déclaré cette élue de Seine-et-Marne, c'est cette façon tout à fait paternaliste que vous avez de le faire en disant que la reconnaissance de cette culture bigote, les chanté Nwel, serait représentative  de la culture antillaise..." Puis après avoir évoqué la période esclavagiste et la profitasyon, elle a ajouté : "Si nous sommes Antillais tous les deux, nous ne venons certainement pas de la même section de la population." L'incident a incité la présidente Pécresse  à reporter la fin de cet échange après les débats, tout en regrettant que Mme Monville de Cecco s'en soit pris à l'origine de M. Karam. Celui-ci a pu répondre plus tard pour signifier que cela le renvoyait à son enfance quand, en Guadeloupe, on le traitait de "Syrien". "C'est du racisme, a-t-il déclaré, et vous avez passé toutes les lignes rouges. Vous me renvoyez à mes origines et vous méprisez les Antillais en parlant de culture bigote pour une tradition." Le président du CReFOM, Jean-Michel Martial s'est fendu lui aussi d'une lettre de protestation.

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 06:45
Miss France est arrivée en taxi à la boutique Peugeot des Champs-Elysées jeudi 20 septembre (photos FXG)

Miss France est arrivée en taxi à la boutique Peugeot des Champs-Elysées jeudi 20 septembre (photos FXG)

La voiture de Miss France en partance pour la Guyane

Miss France 2017 a reçu jeudi sur les Champs-Elysées à Paris les clés de sa nouvelle voiture, un SUV 2008 offert par Peugeot, ainsi qu'un vélo électrique. L'occasion d'échanger avec Alicia Aylies sur les plaisirs de la conduite, seule ou accompagnée. Entretien

L'automobile, ça va avec Miss France ?

C'est une belle association, même si je ne suis pas la plus qualifiée pour parler automobile... Ce n'est pas forcément mon milieu !

Votre maman est tout de même responsable d'une auto-école !

Oui,, c'est vrai... Mais je n'ai pas passé mon permis dans l'auto-école de ma mère. J'ai commencé la conduite accompagnée à l'âge de 16 ans dans une autre auto-école !

Avez-vous déjà conduit à Paris ?

Je n'ai pas encore testé cette expérience de conduite... Ca me fait un peu peur parce que ce ne sont pas les mêmes routes que chez nous et les gens sont un petit peu nerveux !

Vous préférez conduire au pays ?

Sachant que je connais un peu plus les routes, que j'ai un peu plus l'habitude, oui, j'ai moins de stress de conduire en Guyane où les gens sont peut-être un peu moins énervés au volant...

Attachez-vous de l'importance à la sécurité routière ?

Forcément ! Déjà, il faut attacher sa ceinture, c'est essentiel, et puis le minimum c'est de respecter le code de la route ; ça évite pas mal d'accident !

Qu'y a-t-il de commun entre vous et cette voiture ?

L'élégance ! Le modèle qu'on m'offre a un petit côté aventurier sans pour autant être un quatre-quatre ! J'ai pu l'expérimenter pendant quelques jours lors de mon récent séjour en Guyane, je l'ai trouvé très confortable et j'aime beaucoup son design.

Quelle sera la première chose que vous allez faire avec ?

Je pense la faire livrer en Guyane et l'étrenner sur les routes de la Guyane ! Et si je devais aller à l'étranger, j'irai bien aux Etats-Unis, c'est une de mes plus chers projets !

Quelle a été votre première voiture ?

C'était la Scénic de ma mère, l'ancien modèle... C'était ma première voiture sur laquelle j'ai pu me faire la main.

A votre avis, l'essence est plus chère en Guyane ou dans l'Hexagone ?

Comme je n'ai pas encore eu l'occasion de rouler à Paris... Alors là ! Je n'en sais rien du tout (rires) !

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 09:31
Stéphane Fouassin, président de l'IRT

Stéphane Fouassin, président de l'IRT

ITW Stéphane Fouassin, IRT

L'IRT a investi le salon international et professionnel du tourisme de Paris, Top Résa, sur 200 m2 sur lesquels ont pris place 32 professionnels du tourisme réunionnais.

"86 % des métropolitains savent placer la Réunion sur une carte"

Alors que la crise est réelle dans les Caraïbes et les pays  du Maghreb, le tourisme réunionnais affiche une insolente bonne santé. Vous confirmez ?

C'est une année positive, mais il faut savoir que ce qui se passe dans les Caraïbes est temporaire et il faut que nous le sachions. Par contre, ce qui se passe en Afrique du nord s'inscrit dans le temps et nous tâchons de bénéficier de ce temps. Mais, au-delà de ça,  nous avons désormais une notoriété qui commence à prendre de l'ampleur. Nous faisons sur le territoire hexagonal suffisamment de publicité pour l'île de la Réunion pour voir enfin nos efforts récompensés. Nous venons d'apprendre que nous avons un  taux de notoriété de 86 % sur la clientèle métropolitaine. Ca veut dire 86 % des métropolitains nous connaissent et savent placer la Réunion sur une carte. Nous arrivons au même niveau que les destinations des Caraïbes qui étaient beaucoup plus connus que nous jusqu'alors.

Il vous faut néanmoins vous battre avec le reste du monde, d'où votre présence au salon Top Résa ?

Nous devons être présents à Top Résa pour ne pas disparaître de la carte mondiale du tourisme ! L'IRT est là pour l'encadrement, l'accompagnement et les professionnels sont là pour vendre la destination. Nous avons connu une progression de 13,8 % du nombre de touristes pour les huit premiers mois de l'année, ce qui fait 38 457 touristes de plus que l'an passé. Il faut qu'on garde cette augmentation à deux chiffres pour pouvoir offrir du travail. Le tourisme réunionnais, c'est 9 % de création d'emplois par an !

Vous avez bénéficié de plusieurs éléments favorables dont un effet Fournaise...

Bien sûr ! Il y a un effet Fournaise, comme il y a un effet baleine... Tous ces effets positifs, nous les mettons en avant sur des vidéos que nous proposons ici sur les stands, mais le plus important est d'être au contact permanent des tour opérateurs, des agences de voyage, de mettre en place des promotions et de faire en sorte que notre destination reste compétitive.

L'arrivée de la compagnie low cost long courrier French Blue a aussi boosté la destination...

Certes, il y a un effet French Blue sur notre destination, mais il faudra attendre le bilan de la première année d'exploitation pour voir si les autres compagnies aériennes n'ont pas trop perdu, auquel cas, ce ne serait pas forcément une progression. Mais clairement, on a vu que les chiffres du transport aérien comme ceux de l'aéroport augmentent. Les chiffres du tourisme extérieur augmentent sur toutes les destinations que ce soit l'Asie, l'Europe du Nord, l'Allemagne et la métropole qui est notre colonne vertébrale.

Pour autant, êtes-vous à l'abri d'une crise ?

Nous devons nous préparer à une crise éventuelle comme celle qui touche actuellement les Antilles françaises parce que notre saison cyclonique va bientôt démarrer. Nous devons être prêts à y faire face...

Et comment gérez-vous la crise requin ?

On a toujours tendance à regarder la crise requin du côté réunionnais, mais si on le regarde du côté des touristes, l'impact n'est pas du tout le même, il est même amoindri. Malgré tout, c'est un problème qu'il ne faut pas nier et nous devons, tous ensemble, l'Etat, les collectivités et les professionnels du tourisme, le prendre à bras le corps pour reconquérir le balnéaire. Le balnéaire aussi bien que la montagne, est une priorité pour la Réunion. Un accès à la mer pour tous, c'est le travail à faire. L'Etat doit nous accompagner financièrement sur les vigies requins, sur la reprise de la pêche. Il faut que tout concorde pour redonner à notre destination son image. Il faut faire de cet inconvénient un atout, comme les baleines nous en donnent pour rouvrir le balnéaire.

Certains voyageurs trouvent l'aéroport de Gillot vieillot, petit et inconfortable...

Ah non ! Lorsque vous prenez l'avion, maintenant, vous traversez la zone duty free comme ça se fait dans tous les aéroports du monde ! Nous sommes un aéroport qui progresse. Les transformations sont réelles, même si ça ne se fait pas en un jour ! Mais il n'y a pas que l'aéroport ! L'accueil des croisiéristes est aussi important. La FRT, l'RT et les offices du tourisme communaux mettent tout en avant pour accueillir le mieux possible sur la zone portuaire et nous réfléchissons à une alternative pour que demain les croisiéristes arrivent directement sans passer par un port de marchandises.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 05:12
La FEDOM et la ministre

Annick Girardin face à la FEDOM

Face aux demandes précises des entrepreneurs ultramarins, la ministre des Outre-mer, à la veille de présenter son budget, a répondu dans le flou.

Le président de la Fédération des entreprises d'Outre-mer (FEDOM), Jean-Pierre Philibert, a déroulé devant la ministre des Outre-mer les attentes de ses mandants réunis en assemblée générale hier à Paris. Le président Philibert a d'abord exprimé une inquiétude : "Le calendrier des assises de l'outre-mer nous paraît très long quand on connaît les urgences. Une restitution des assises dix-huit mois après le début du quinquennat, il est clair que le temps politique n'est pas le temps de l'entreprise. Comment dire aux Mahorais ou aux Guyanais qu'il faut encore attendre..." D'autant plus qu'en Guyane, la FEDOM a des inquiétudes dans le domaine économique: "Ca avance bien dans le domaine régalien, mais ça coince sur les ateliers économiques et ce n'est pas bon signe..."

Le positionnement de la FEDOM sur le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) a évolué. Les entrepreneurs souhaitent  désormais son maintien outre-mer "parce que le passage à un régime d'exonération de charges ne sera pas bénéfique pour les entreprises". M. Philibert plaide pour un CICE avec un périmètre revu en fonction des secteurs plus ou moins exposés, de même il plaide pour un véritable effort en direction du tourisme. "Un CICE à 50 % représenterait une enveloppe de 100 millions d'euros. Il faudra un jour qu'on se donne les moyens si on considère que le tourisme est le seul secteur capable de tirer en avant l'économie des ces territoires (Antilles et Réunion, ndlr)." Concernant l'aide fiscale à l'investissement, là aussi la FEDOM a des attentes précises. "Il y a des sommes fléchées outre-mer qui ne le seront plus car, à la fin 2017, toutes les aides au logement intermédiaire et libre qui représentaient encore 100 millions d'euros en loi de finances l'an dernier disparaissent parce que ce mécanisme prend fin cette année. Il faut qu'on parvienne à conserver l'argent !"

"La ministre maintient son budget"

Dans sa réponse, Annick Girardin en a dit beaucoup moins qu'elle n'en avait dit la veille aux députés de la délégation outre-mer. Tout au plus, leur a-t-elle fait une confidence : "Le budget des Outre-mer, à périmètre constant, est en augmentation de près de 4 %." Une progression qui démarre à 1,935 milliard en 2017 pour atteindre 2,127 milliards en 2022, sans que l'on sache s'il s'agit de crédits de paiement ou d'autorisations d'engagement et qui cache sans doute (une antienne) des transferts... Mais, ce n'est que le lendemain que la ministre doit détailler le budget de sa mission. Annick Girardin a promis d'annoncer d'ici la fin de l'année des dispositifs d'aides à l'exploitation et à l'investissement, simplifiés, focalisés sur les secteurs prioritaires ou prometteurs, et stables. Elle a aussi confirmé la fin du CICE outre-mer en 2019, malgré la supplique du patronat ultramarin.

La Fedom a compris que le président Macron avait choisi la politique de l'annonce forte, puis le lissage dans le temps. Compte tenu des différents plans d'urgence (départementalisation de Mayotte, Accords de Guyane, Plan Polynésie française, reconstruction de Saint-Martin), la Fedom doute de la réelle progression du budget outre-mer. "La ministre maintient son budget, observe M. Philibert, j'aurais aimé observer un effort significatif dans les secteurs où nous en avons besoin." On va en discuter pendant les assises de l'Outre-mer... Très bien. Mais on aura une Lodeom 2 qui viendra début 2019." D'ici là, les territoires auront sans doute le temps de comprendre ce que signifie la nouvelle approche économétrique de l'Outre-mer par le nouveau pouvoir et ce qu'entendait Emmanuel Macron quand il donnait à son livre programme le titre de "Révolution".

FXG, à Paris

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 05:05
A Paris, Marlene Bernard, chargée du tourisme au Département, Louis Molinié, président du CTIG, et Sonia Taillepierre, chargée du tourisme à la Région

A Paris, Marlene Bernard, chargée du tourisme au Département, Louis Molinié, président du CTIG, et Sonia Taillepierre, chargée du tourisme à la Région

Croissance à deux chiffres pour le tourisme en Guadeloupe

Le Comité du tourisme des Îles de Guadeloupe vise un million de touristes et un milliard de recettes en 2020.

Les chiffres de la fréquentation touristique de l'archipel sont étourdissants ! Près de 900 000 visiteurs, une progression de 13,5 % entre 2015 et 2016, de 71 % entre 2011 et 2016. Le nombre de touriste de séjour atteignait fin 2016 le chiffre de 581 250. Hier matin, au salon international et professionnel du tourisme de Paris, Top Résa, l'équipe de comité du tourisme des îles de Guadeloupe pouvait afficher sa grande fierté. Bien sûr, face à la presse nationale et internationale, et après les épisodes climatiques du début du mois, les élus (Louis Molinié, président du CTIG, Marlène Bernard du Département et Sonia Taillepierre de la Région) ont insisté pour dire que "la Guadeloupe (était) prête à accueillir les visiteurs comme elle l'a toujours fait". "La Guadeloupe est toujours au moins aussi belle, a conclu sur le sujet Willy Rozier, le directeur du CTIG. C'est que la fréquentation touristique n'est pas seulement en hausse, elle a changé. Désormais, le tourisme patrimonial et historique représente 35 %, sans tenir compte de ceux qui viennent pour visiter le MACTe (10 %). "C'est une vraie mutation du tourisme expérientiel, de connaissance." Quant aux croisiéristes, ils sont désormais plus de 300 000. Enfin, le taux de satisfaction atteint les 97 % dont 78 % de très satisfaits. Résultat 65 % veulent revenir ! En 2016, l'activité touristique a rapporté 638 millions d'euros (contre 330 millions en Martinique et contre 418 millions en Guadeloupe en 2011) avec un panier moyen de dépense de 1098 euros, en progression de 52 % en cinq ans.

Les 40 ans du Rhum

Maïté Marie-Antoinette et Willy Rozier du CTIG

Les chiffres de l'année 2017 en cours sont aussi prometteurs, puisqu'ils améliorent le score de 201§ à la même période de 11 % avec 350 000 touristes de séjour. Les projections à la fin de l'année visent 650 000 touristes de séjour.

Sa moyenne d'âge est de 44 ans. 57 % sont des femmes, dont 35 % viennent seules. 34 % sont des cadres moyens et 25 % des employés ou des ouvriers. La période des grandes vacances 2017 a été un nouveau moment de records avec 484 722 visiteurs, en progression de 4 %. Cette amélioration a été rendue possible par les vols depuis Paris, mais également San juan et le Canada.

Sur les trois ans qui viennent, le CTIG vise le million de touristes avec une dépense de 100 euros par jour pour atteindre 1 milliard de recettes en 2020.

Les connexions aériennes vont encore s'enrichir avec la province dans l'Hexagone (XL Airways), avec le hub d'Atlanta (Air France) et ave la hausse de 9 à 11 du nombre de vols pour New-York, Fort-Lauderdale et Providence (Norwegian).

Une campagne de communication en trois vagues, du 2 au 15 octobre, du 23 au 30 octobre et du 6 au 13 novembre aura lieu sur France télévisions, TMC, BFMTV, RMC, ARTE ainsi que sur MyTF1.fr.

A noter que l'année prochaine sera marquée par les 40 ans de la Route du rhum-destination Guadeloupe qui partira de Saint-Malo le 4 novembre 2018.

FXG, à Paris

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 13:30

Six livres en piste à la JOMD

La Journée outre-mer développement dont la prochaine édition aura lieu le 18 novembre au palais Brongnart a décidé de doter de 5000 euros un prix pour distinguer un livre d'histoire d'outre-mer.

Le jury du tout premier prix du livre d’histoire d’outre-mer, présidé par Frédéric Régent et Marion Godfroy s’est réuni le 23 septembre 2017. 
Historiens, journalistes, auteurs, doctorants et membres d’institutions ont eu a coeur d’examiner plus d’un vingtaine d’ouvrages. Pour être éligibles, les livres devaient être parus depuis 2015, et traiter d’un territoire encore aujourd’hui français. Les débats vifs ont reflété tant la vigueur que la vérité et la richesse de la production historique. 
Six livres (par ordre alphabétique) ont été retenus:
Bernard Gainot, L’empire colonial de Richelieu à Napoléon, Armand Colin, 2015.
Abel A. Louis, Marchands et négociants de couleur à Saint Pierre (1777-1830), L’harmattan, 2015. 
Caroline Oudin-Bastide et Philipe Steiner, Calcul et morale coût de l’esclavage et valeurs de l’émancipation, Albin Michel, 2015.
Michel Rodigneaux, Victor Hugues - L’ambition d’entrer dans l’Histoire 1762-1826, SPM, 2017.
Eric Roulet, La  compagnie des îles d’Amérique 1635-1651, Presses universitaires de Rennes, 2017.
Christian Schnakenbourg, Histoire de l'industrie sucrière en Guadeloupe aux XIXe et XXe siècles, tome 5, Les vingt calamiteuse et la fin de l'économie de plantation (1966-2000), L’harmattan, 2016.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:23
Top résa en mode cyclonique

Communication de crise à Top Résa

Le salon international et professionnel du tourisme, Top Résa, s'est ouvert hier à Paris alors que Saint-Martin panse encore ses plaies. Pour autant toutes mes destinations caraïbes sont là, car ne pas y être, c'est disparaître de la carte touristique mondiale.

Le message à Top Résa est le même pour tous : la saison continue, les programmes ne sont pas modifiés. "On va même accélérer nos programmes de rénovation, explique l'hôtelier guadeloupéen, Yves Brossard, et améliorer notre communication sur ce sujet. Il n'y a aucune raison de modifier notre trajectoire qui est globalement une trajectoire en progrès." Signe fort; les campagnes publicitaires du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe sont maintenues.

"On voudrait sentir le marché ici, à top Résa, explique Serge Tzygalnitsky d'Air Antilles.... Qu'est-ce que le marché va penser de ce qui nous est arrivé ? Comment va-t-il réagir ? Quelles sont les destinations qui vont avoir leur image impactée ?"

Et quel est le message à faire aux professionnels du tourisme ? Voilà la difficile équation à résoudre. "L'ensemble des îles de la Caraïbe n'est pas logée à la même enseigne, pousuit le dirigeant d'Air Antilles, la Guadeloupe et la Martinique mettent en avant que chacune d'elle n'a pas eu de dégâts. Même Saint-Barth sera opérationnelle dès cet hiver. Restent Saint-Martin, la Dominique et San Juan... Ca c'est des questions qu'on se pose tous évidemment."

"Dans la clientèle, indique Marc Rochet d'Air Caraïbes, on observe aujourd'hui un certain gel des décisions parce que les gens sont sous la pression des médias et des réseaux sociaux, mais je suis convaincu que toutes les destinations qui ont beaucoup moins souffert, voire très peu souffert, vont repartir parce que les atouts naturels sont là. L'hiver est actuellement à l'arrêt — on ne va pas tourner autour de cette vérité — mais je suis convaincu que d'ici quinze jours, trois semaines, le commerce va reprendre. Il faudra que nous l'accompagnions. Il y aura forcément de la stimulation par le prix, par la communication... Mais il n'y a pas de raison que ça ne marche pas comme les hivers précédents, aux Antilles françaises comme à Cuba ou Saint-Domingue qui ont eu des dégâts, mais rien de fondamental. Saint-Martin est un cas particulier."

Air Caraïbes n'a pas modifié ses programmes long courrier et n'entend pas le faire, sauf à la marge sur quelques vols. "On a gelé la destination de Saint-Martin parce qu'on ne peut pas se poser aujourd'hui à Juliana. Je ne parle pas de Saint-Martin Grand-Case sur lequel nous allons quatre fois par jours."

100 escales de plus en Martinique

Le malheur des uns peut faire malheureusement le bonheur des autres et il est probable qu'il y aura une forme de regain et d'engouement pour les destinations de la Guadeloupe et de la Martinique qui n'ont pas été frappées.

Karine Mousseau, présidente du comité martiniquais du tourisme, a le mot solidarité à l'esprit quand elle évoque l'exercice de communication à conduire à Top Résa. "Saint-Martin et Saint-Bart sont des îles voisines, soeurs, mais également des îles concurrentes. Nous devons être solidaires parce que le tourisme ne doit pas se détourner de la Caraïbe. Nous avons eu la chance et c'est une chance que nous faisons valoir aux professionnels du tourisme." La Martinique a récupéré une centaine d'escales de croisiéristes en plus au détriment de celles qui étaient prévues dans les îles sinistrées.

Pour autant, la confusion règne et peut nuire à l'ensemble des îles... "Un journaliste, explique Yann Monplaisir de la collectivité territoriale de Martinique,  me demandait quand la saison touristique pourrait redémarrer alors qu'il n'y a pas eu de dégâts ni à la Martinique, ni'à la Guadeloupe... Mais ça impacte toute la Caraïbe et ça crée un climat un peu anxiogène... Nous devons avoir une communication globale qui rassure les visiteurs potentiels, qu'ils aient envie de revenir car le premier souci des voyageurs, c'est la sécurité." "On a été épargné à deux reprises, raconte Yves Brossard, mais il faut préciser, parce que tous les métropolitains ne sont pas très au courant, que la période cyclonique est une période très courte et que nous ne sommes pas des zones de danger."

Pour Didier Coffre de l'Express des îles, la Dominique, dévastée par Maria, est un pilier de son activité de transporteur maritime. Il a d'ailleurs maintenu l'annonce à Top Résa du lancement du Navig'Air, un pass qui va permettre de rallier la Dominique depuis l'Europe sans avoir à passer une nuit en Guadeloupe. "L'Express des îles va décaler ses horaires pour les adapter à ceux des vols d'Air Caraïbes." Pourquoi n'a-t-il pas annulé sa communication ? "Ce n'est pas si grave pour le touriste ce qui s'est passé en Dominique parce que ce que les touristes ne sont pas à la recherche d'infrastructures en béton, de piscines... ils sont là pour voir la nature et la nature est encore là !"

FXG, à Paris

Saint-Martin prépare la saison 2018-2019

L'exercice de communication est plus délicat pour Olivier Louis, responsable à l'office du tourisme de Saint-Martin. "Nous sommes en train de travailler sur la saison touristique 2018-2019. C'est vrai que la saison qui démarre cet hiver est compromise, même si quelques hôtels ont mieux résisté... Notre message aux professionnels, c'est qu'ils continuent à nous soutenir, qu'ils ne nous oublient pas pour la prochaine saison... La préparation d'un voyage et d'un séjour ne se fait pas du jour au lendemain. Ca nous laisse le temps de travailler sur les cinq ou six prochains mois et dans un an, à Top Résa, nous ferons un nouveau point."

Quant à la reconstruction durable, concept hautement à la mode à Paris, ces jours-ci, les professionnels saint-martinois sont d'accord mais ils n'oublient pas que le touriste tient à sa vue sur mer et à ses pieds dans l'eau. "Il y aura des structures qu'il faudra renforcer, reconnait Olivier Louis, peut-être des baies vitrées et des balcons qu'il faudra revoir, mais il ne faudra pas enlever ce petit bonheur aux touristes sous peine de faire disparaître le paradis des îles."

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:08
Tourisme en Martinique

Lucien Jean-Baptiste signe l'image de marque de la Martinique touristique

"Les chiffres sont bons ! On est en pleine croissance et le tourisme de séjour se porte de mieux en mieux !" Karine Mousseau, présidente du Comité martiniquais du Tourisme (CMT) pétait le feu, mercredi matin au salon Top Résa à Paris. En présence du président Marie-Jeanne et de Miguel Laventure, elle a présenté l'insolente bonne santé du tourisme martiniquais : 876 860 touristes, plus 9,3 % !

Si la plaisance baisse de 12,1 % , la croisière progresse de 16 %, le séjour de 6,6 % et les autres excursions de 28 %. En 2016, le tourisme a rapporté 330 millions d'euros, un chiffre en progression de 6,9 % par rapport à 2015. Et les premiers chiffres de l'année 2017 sont à l'avenant : Plus 5,7 % avec 583 769 visiteurs au premier semestre.

Côté croisière, on attendait 400 000 croisiéristes mais après les redéploiements consécutifs au passage des cyclones Irma et Maria, ce sera 600 000 !

Et cette embellie intervient au moment où le CMT a décidé de mettre un coup d'accélérateur sur sa stratégie de communication et de promotion avec un nouveau positionnement et une identité visuelle "pérenne, différenciante et partagée". Le "M" décliné en douze "logos coloriels" et thématiques (nature, plage, plongée, gastronomie...) vient dire la Martinique authentique, pétillante, envoutante, chaleureuse avec cette signature forte : "La Martinique, elle vous M."

Pour révéler et affirmer le discours de marque au niveau national et international, le CMT a fait appel à l'agence LMWR et au réalisateur martiniquais, Lucien Jean-Baptise (La Première étoile, 30 degrés couleurs, Il a déjà tes yeux et, le 13 décembre, La deuxième étoile) qui signe un film de 25 secondes qui va porter la nouvelle image de la Martinique. Une campagne télé va bientôt démarrer pour lancer la saison touristique qui arrive. "J'ai fait cette publicité, explique Lucien Jean-Baptiste, pour son message qui s'adresse aux touristes et aux Martiniquais !" Le film a été testé sur 600 prospects. Résultats : 75 % de ceux qui l'ont vu veulent se renseigner sur la destination, 77 % découvrent des activités touristiques et 94 % soulignent la chaleur et la convivialité de la Martinique. Avec près de 900 000 touristes, la Martinique met le paquet non seulement en terme de communication, mais aussi dans l'offre de sièges d'avion pour arriver au million de visiteurs d'ici 2020.

FXG, à Paris

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 05:30
Station F et Outremer Network

Des start up péyi à la Station F

Le réseau Outremer Network a réussi à ouvrir la Station F aux start up ultramarines. Une dizaine d'entre elles y incubent depuis le mois de juillet.

La Station F à Paris accueille depuis le mois de juillet des start up membres du réseau animé par le Martiniquais Daniel Hierso, Outremer Network (OMN). "Outre-mer Network, explique son animateur, est le seul programme régional qui permet à des start up de passage en Europe d'acquérir de l'expertise et nous voulons y faire participer les outre-mer." La Station F est la plateforme créée il y a moins d'un an par Xavier Niel, le patron de Free, pour être, mieux qu'un incubateur, un accélérateur de projet et OMN a réussi à s'y imposer. "Le réseau, c'est quand l'outre-mer parle à l'outre-mer, explique Laurent Blériot de Bioalgostral, l'un des start up réunionnaises présente à la Station F, les pépites de demain se trouveront sur cette station ! Aujourd'hui, il y a une vingtaine de places pour les start up d'outre-mer. Ca peut paraître peu, mais c'est énorme quand vous voyez le site de la Station, le plus gros campus mondial de start up. C'est là qu'il faut être !"

Les premières start up antillaises élues sont Kadalys, Festival trotteur, Shopîles, Labmédia du groupe Noviris, Neoz ou encore AK-A, l'agence de marketing ethnique. Nexa, l'agence régionale d'investissement de la Réunion, a passé un accord d'exclusivité avec le réseau Outre-mer Network. Bioalgostral, Oscadi et Torskal sont les premières.

Le marché des start up

Gaston Bigey de Nexa et Pascal Fliche de la Compagnie des Alpes

"A la Réunion, explique Gaston Bigey, le directeur général délégué de Nexa, nous aidons les start up à passer du stade du projet à celui de l'entreprise. Depuis sept ans, notre écosystème a beaucoup progressé, mais force est de constater qu'il nous manque l'étape supérieure. Notre présence à la station F, c'est clairement un passage en première division." La Station F, c'est trente fonds d'investissement, les plus grandes entreprises mondiales du numérique et un foisonnement qui permet aux start up présentes de trouver tout ce qui leur est nécessaire et notamment la tech pour parvenir à transformer leur rêve en projet d'entreprises.

A la station F, ces start up vont tenter de passer du stade de projet au stade d'entreprise. "Il y a un foisonnement, explique Daniel Hierso, qui permet aux start up présentes de trouver tout ce qui leur est nécessaire et notamment la "tech" pour parvenir à transformer leur rêve en projet d'entreprises." Le temps des programmes à la Station F est de trois à six mois. "Soit on y arrive dans ce délai, explique Gaston Bigey, soit, le projet n'est pas bon. C'est ça le marché de la start up."

Amazone, Vente privée à portée de main

Ingrid Chaine de Shop Îles a pu parler de start up à Jacques-Antoine Granjon, le patron de Vente privée. "Maintenant l'idée, c'est d'intégrer leur programme, qu'on puisse tester notre nouvel API (interface de programmation applicative) sur leur site. C'est un module qui permet aux sites marchands de proposer la livraison vers l'outre-mer beaucoup plus facilement en expédiant les colis directement chez Shop'îles. Ca va nous donner plus de visibilité, plus de crédibilités vis-à-vis des sites marchands et plus de facilité du parcours client pour les internautes."

Pascal Pierre-Louis et Nicolas Beaubrun, de Festival trotteur, viennent chercher à la Station F du réseau, de nouvelles compétences et des investisseurs. A terme, ils visent l'entrée les bouquets orange, Free, SFR  ainsi qu'un câble à Miami.

Shirley Billot, dirigeante de Kadalys. la start up qui recycle les déchets de la banane en ingrédients de cosmétique à haute valeur ajoutée, attend de la Station F de l'ouverture au commerce extérieur et de la technologie digitale.

Mercredi 20 septembre, Xavier Niel lui-même est passé voir les start upeur ultramarins avant de donner une conférence tout simplement intitulée "ask me anything", tout le symbole de la Station F, baby foot compris !

FXG, à Paris

L'aventure Neoz

Joséphine Garrick développe avec son associé Mathieu Thorin des TPE ultramarines à l'international. Sa start up, Neoz international, réinvente le négoce international. "Dans les DOM, on dépend beaucoup des importations, mais on exporte peu. Et l'export, c'est la mission que nous nous sommes confiés. Nous y agrégeons plusieurs services, de la réalité virtuelle et beaucoup de fintech pour permettre aux TPE de rattraper leur retard par rapport aux grandes marques et permettre de réduire le gap entre producteur et consommateurs." Ils ont développé un outil de marketing opérationnel nommé "Moz", une boutique éphémère itinérante qui développe les marques de leurs clients au plus près des consommateurs et des acheteurs internationaux. Quand ils sont arrivés à la Station F, ils avaient l'ambition de créer six boutiques Moz cette année et d'investir dans l'immobilier commercial. A la station F, ils ont rencontré Pascal Fliche de la Compagnie des Alpes (parc Astérix, stations de ski), la banque, BNP installée aussi à la Station et partent sur vingt boutiques !

Le "device" d'Oscadi

Olivier Sautron de la start up Oscadi est arrivé avec son appareil d'échographie qu'il a développé sur Ipad et qui permet de faire de la télémédecine. Il a noué un partenariat avec Apple qui est présent à la station F, Il cherche lui aussi à profiter de son séjour à la Station F pour lever des fonds pour l'industrialisation de son produit. "On entre dans un écosystème où on peut tous les jours rencontrer les gens, ils sont sur place, ils étudient le dossier et ils vous aident surtout à monter un meilleur dossier à présenter aux investisseurs." Son outil médical professionnel est soumis à une réglementation particulière et c'est là-dessus qu'il compte trouver de l'accompagnement. "C'est ce qu'on vient chercher en allant dans un écosystème parisien. Les rendez-vous sont très faciles à prendre... Le but, c'est de produire et de toucher le marché au début de l'année prochaine." Trois mois suffiront-ils ?

C'est un projet qu'Olivier mène depuis 4 ans. Le plus gros du travail est déjà fait, le "device" a été testé sur le terrain. Ce qu'il reste à faire, c'est gravir la dernière marche avant la commercialisation. "Alors, on ne sera plus une start up, mais une entreprise !"

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