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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 04:30
Chamoiseau à Avignon

Deux jours à Avignon pour Patrick Chamoiseau

La comédienne Isabelle Fruleux a lu des extraits de "La matière de l'absence", de Patrick Chamoiseau". C'était le 20 juillet, à l'occasion des 20 ans du Théâtre des outre-mer en Avignon (TOMA), Le prix Goncourt 1992 était présent. "Le lieu du TOMA, explique-t-il, est transdisciplinaire. Le théâtre joint la musique, la danse, la littérature et c'est vrai que cette transversalité est utile, nécessaire et même indispensable si l'on veut comprendre la complexité des sociétés antillaises qui viennent des plantations esclavagistes. Ces sociétés se sont ré-humanisées par la créativité. La danse, la musique, le chant constituent le socle d'un processus de ré-humanisation qui a produit cette culture de survie qui est la nôtre. Les arts témoignent de cette trajectoire particulière, mais aussi d'une forme composite de l'expression humaine. Le TOMA est un lieu expérimental, un lieu de simulation pour ceux qui ont envie de se lancer et puis, c'est un lieu d'analyse des forces dominantes."

Le martiniquais, à l'invitation du groupe culturel du parti communiste, devait donner deux conférences. "les gens sont intéressés par le concept de Glissant, la question de la relation qui permet de jeter un éclairage sur les phénomènes contemporains, d'individuation, de sociétés multitransculturelles, beaucoup des grands défis contemporains peut être éclairés de manière très utile par les concepts de Glissant. La poétique de la relation doit déboucher sur une politique de la relation."

Le lendemain, Patrick Chamoiseau était l'invité du festival In à l'église des Célestins. Au programme : Isabelle Fruleux, accompagnée à l'harmonica par Laurent Maur, donnait une lecture de son dernier ouvrage, "Frère Migrant", sorti cette année chez Seuil.

FXG, à Avignon

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 04:18
Le thriller de la compagnie TRACK à Avignon

"Cyclone" coup de coeur de la presse avignonnaise

La pièce de Daniély Francisque de la compagnie TRACK rencontre un beau succès au festival d'Avignon.

C'est un arrêt sur image en 3D, pas un hologramme, mais deux femmes de chair et d'os, le visage convulsionné, prêtes à se foutre sur la gueule. Bienvenu devant Cyclone, la pièce de la Martiniquaise Daniély Francisque présentée au théâtre des Outre-mer en Avignon. Daniély joue Leyna face à la comédienne Gloriah Bonheur (Aline). Un cyclone s'approche des côtes. Aline, se protégeant la tête de la pluie avec sa valise, supplie l'affreuse Leyna de lui donner l'hospitalité pour une nuit dans sa vieille case...

La pièce a été créée à Fort-de-France en 2016, mais c'est une nouvelle version de la pièce. "Nous l'avons retraversée pour Avignon, car les conditions ne sont pas les mêmes..." Au théâtre, les pièces s'enchaînent et il faut monter et démonter en dix minutes le décor... Et trois coups de serpillère à chaque fois !

Bien avant de monter la pièce, Daniely Francisque portait ce texte. "C'est une histoire personnelle liée au thème central de la pièce, l'inceste. Depuis quinze ans, je chemine avec ce texte, je l'ai aimé, m'en suis séparée, je l'ai oublié, repris... De simple coup de gueule qu'il était, il a pris une autre forme... J'ai introduit un deuxième personnage pour parler de la folie, de la schizophrénie et, surtout, pour trouver comment faire dire l'indicible à ce personnage qui se tait depuis vingt ans..."

Bientôt à la télé

Daniély a créé la compagnie TRACK avec le metteur en scène Patrice Le Namouric, il y a quinze ans. Et c'est ensemble, qu'ils ont achevé l'ouvrage, lui donnant un parfum de thriller. La mise en scène emprunte elle aussi à ce genre tout en offrant de riches chorégraphies qui permettent de ne pas prononcer les mots de viol ou d'inceste.

Le bouche à oreille fonctionne et Cyclone fait partie des dix pièces finalistes pour le Coup de coeur du Club de la presse Vaucluse-Avignon, ce qui garantit aussitôt un passage sur France bleu Vaucluse et un article dans la Provence et le Dauphiné ! "C'est un vrai bonheur, témoigne Daniély, je revois les moments de solitude que j'ai eus avec ce texte... Et puis ce petit fil me conduit ici, d'une intimité à ce très grand festival de théâtre, c'est fabuleux !"

Tous les jours, Gloriah et Daniély paradent dans les rues de la Cité des papes. "On ne tracte pas pour tracter !" En 2009, Daniély Francisque était déjà là pour interpréter un rôle dans le Collier d'Hélène de Lucienne Salibur, elle connaît la chanson... "On rencontre les gens, on prend le temps de discuter avec le public pour leur expliquer les enjeux de cette pièce. Quelques professionnels sont venus les voir, raconte Daniély, et dès le mois de septembre, ils en sauront plus pour organiser la suite. Cyclone fait partie des spectacles qui sont captés cette semaine à Avignon pour France Ô et Martinique 1ère.

FXG, à Paris

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 04:04
Habdaphaï au TOMA

Habdaphaï artiste invité

Habdaphaï était au TOMA, il y a vingt ans, aux premiers jours du théâtre des Outre-mer en Avignon. Cette année, il est de retour, avec une exposition, "Prière de ne pas effacer", une façon pour lui de revenir sur tout ce qui s'est passé depuis ce temps-là... A la petite chapelle qui fait face au théâtre des Outre-mer en Avignon, Habdaphaï a refait les performances réalisées il y a vingt ans. "Nous ne voulions pas que le TOMA ne soit seulement qu'un théâtre, que ça soit plus global et ça a fonctionné puisque chaque année un plasticien expose dans la galerie du théâtre." Habadaphaï se raconte avec des labyrinthes, des dentelles, des tatouages. Ici, il s'enrichit des rencontres avec les théâtreux. "Ca nous permet, nous les plasticiens, d'avoir un autre regard sur notre propre travail." Il évoque la notion de territoire, le dehors, le je, l'identité et le regard politique qu'offrent les chiens qui se battent entre eux pour avoir des miettes... "Il y a vingt ans déjà, explique l'artiste, c'était du verbal et du corporel !"

Jusqu'au 30 juillet, 60 rue des Lices, Avignon

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 05:28

L'A 350 de French blue annonce un premier retard

On l'attendait pour le 8 août, raté ! Le premier vol de l'A 350 de French blue est maintenant calé au 22 août. Un porte-parole de la compagnie française low cost long courrier a expliqué ce retard "en raison d’un délai industriel intervenu dernièrement lors de la phase des essais de certification de l’aménagement cabine".

Pour pallier ce décalage et permettre à la compagnie d’assurer ses huit fréquences hebdomadaires entre Paris-Orly et Saint-Denis de la Réunion, French blue va opérer deux A 330 du 8 au 21 août.

"Les passagers ayant prévu de voyager à bord de l’A350 de French blue entre ces deux dates, prévient la compagnie, effectueront leur trajet sur l’A330 affrété à Air Caraïbes." Puis ajoute : "Avec un confort cabine quasiment identique à celui proposé par la compagnie low-cost long-courrier." Ce sera le moment ou jamais de le vérifier !

Les clients concernés par ce changement devraient être directement contactés par les équipes commerciales de la compagnie.

FXG, à Paris

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 04:11
Décès de Marie-Josèphe Yoyotte

Décès de Marie-Josèphe Yoyotte

Marie-Josèphe Yoyotte, la première monteuse noire du cinéma français, trois fois césarisée, est morte. Elle est née le 5 novembre 1929 d'un père Martiniquais et d'une mère bretonne. Son premier film, "A la Jamaïque", d'André Berthomieu date de 1957. Deux ans plus tard, elle monte le premier film de François Truffaut, "Les 400 coups". Elle enchaîne avec Cocteau, Yves Robert, Jean-Pierre Melville, Jean Rouch... En 1976, elle est nommée au César du montage pour "Le sauvage" de Jean-Paul Rappenau, mais ce n'est que l'année suivante qu'elle le décroche avec "Police Python 357" d'Alain Corneau. Elle monte "La Boum", "Diva"... En 1981, à l'occasion des repérages du film d'Euzhan Palcy, "Rue Case Nègre", elle découvre pour la première fois la Martinique. Elle monte de un à quatre films par an, certains en même temps, dit sa légende... Elle monte "Siméon" d'Euzhan Palcy, en 1992, année où elle est nommée pour "Tous les matins du monde". Ce n'est qu'en 1997 qu'elle décroche son deuxième César pour "Microcosmos", puis le troisième en 2002 pour "Le Peuple migrateur".

Marie-Josèphe Yoyotte a aussi beaucoup travaillé sur des feuilletons télévisés (Les liaisons dangereuses, Les misérables, Le Comte de Monte Cristo et Balzac)...

Deuxième souffle d'Alain Corneau a été son dernier film. C'était il y a dix ans. Marie-Josèphe yoyotte a été incinérée le 17 juillet 2017 au cimetière du Père Lachaise.

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 05:41
Yokiendy Siffrard et Emmelyne Octavie sur la scène de la chapelle du verbe incarné

Yokiendy Siffrard et Emmelyne Octavie sur la scène de la chapelle du verbe incarné

République or not République

Le théâtre de l'Entonnoir de Kourou présente "Vivre vite, Hériter, mériter" depuis le début du festival d'Avignon, tous les jours à 15 h 15, à la chapelle du verbe incarné.

Pendant une heure, Emmelyne Octavie, la créole guyanaise, et Yokiendy Siffrard, l'immigré haïtien, portent le verbe de la jeunesse, haut et fort. Deux femmes sont venus les voir et ont chacune reçu une claque. La première, la ministre des Outre-mer, a trouvé la pièce "sincère, culotée et intelligente". La seconde, Christiane Taubira, a aussitôt demandé quand le texte avait-il été écrit, se rendant compte à l'évidence que ces jeunes gens avaient senti ce qu'elle n'avait pas senti... Les deux comédiens et auteurs sont allés chercher dans leur vie, leur expérience personnelle les mots juste pour questionner la société guyanaise. "Je m'en fous royalement de la République", proclame sur scène Emmelyne. Yokiendy rêve d'être président de sa nation étrangère et voue un véritable culte à la République. "Moi, je regarde l'état du pays, poursuit la comédienne, réveille-toi un petit peu ! On a tellement peu de place au sein de cette République, permets-moi de ne pas te suivre dans ton délire de bisous à la République ! La République, elle te doit 3 milliards ! La République, elle te doit des excuses..."

Ces deux dernières répliques sont les seules qui ont été écrites après les événements de mars et avril derniers. "J'ai toujours été admiratif du pouvoir, de l'institution, raconte Yokiendy. Je suis Haïtien et j'ai vécu plus de douze ans en Haïti. J'ai vu ce qui était la misère des mamans, des papas pour payer l'école et moi, je me retrouve dans une République où j'ai l'école gratuite ! Même si ce n'est pas le bonheur partout, merci !" Mais c'est cette séquence républicaine précisément qui fera sortir le  mot "culotté" de la bouche d'Annick Girardin. "Ce jour là, il y avait quinze personnes de ma famille dans la salle, se remémore Emmelyne, et j'étais plus émue par ça que par la présence de la ministre." "Moi, se souvient Yokiendy, j'étais content d'avoir la République en face de moi !"

Sous casque

L'histoire a démarré en octobre dernier par une résidence d'écriture. Le dramaturge Benoît Alain les a aidé à rassembler leurs récits personnels. Gustave Akapo, l'auteur de a petites pierres et de Catharsis est venu les voir... La machine à rêve a fonctionné. La Créole et l'Haïtien sont devenus les deux faces d'une même pièce car le récit de leurs divergences dresse le portrait des Guyanais. "D'où l'avis de naissance du spectacle, rappelle Yokiendy, nous avons l'honneur de vous faire part de la naissance d'un petit Haïtien, d'un petit Créole, d'un petit Surinamien..." Le théâtre permet d'entendre cela, de le transfigurer et d'emmener les gens. Régulièrement, les acteurs et les spectateurs mettent un casque sur la tête. L'un après l'autres, les comédiens susurrent des confidences que le spectateur entend dans un environnement sonore qui dit la vraie vie, la difficulté, l'émotion. Sous casque, dans cette intimité, le public est conquis. Lagwyan lévé !

La pièce est captée cette semaine pour France télévisions ; elle devrait tourner cette saison prochaine en Guadeloupe et Martinique. Le programmateur du festival de Metz, celui de Cachan (94) et celui du théâtre de Belleville sont venus les voir jouer. Et même s'il faut attendre septembre pour voir se concrétiser les choses, les deux jeunes comédiens ont très bien su relever ce challenge avignonnais.

FXG, à Avignon

Le théâtre au pas cadencé

Emmelyne connaissait Avignon en tant que spectatrice, mais en tant que comédienne, elle assure que le rythme est intense. Le matin, elle se retrouve Yokiendy Siffrard au théâtre à 11 heures. Débriefing le temps que le metteur en scène Ricardo Lopez Munoz l'exige. Ensuite, ils se costument et se baladent avec leur chaise dans les rues. Ils jouent la scène sur la République. "On fait ça pendant une à une heure trente, raconte Yokiendy, on revient au théâtre, on se pose pour faire redescendre la température, on installe le décor et on monte sur scène." Lorsqu'on a fini, poursuit Emmelyne, on remballe tout et puis on profite de la queue qui s'installe devant le théâtre pour aller voir la tête d'affiche et on commence à tracter pendant une heure environ. Ensuite, on rentre et on est lessivés par la journée !"

ITW Isabelle Niveau, directrice artistique de la compagnie l'Entonnoir à KourouIsabelle Niveau, première à gauche. A ses côtés, Céline de Leval, conseillère spectacle vivant à la DAC Guyane et les deux comédiens kourouciens.

"Il faut être dans un théâtre politique"

Vous avez choisi de faire travailler les comédiens sur leurs histoires personnelles, pourquoi ?

Sur nos territoires, il n'y a pas le choix. Ce sont des territoires en mouvement permanent, où la population change tout le temps. Il faut être dans un théâtre politique. Je ne vois pas comment je pourrais monter des classiques, on a nous à créer notre propre répertoire, à questionner ce territoire, ses habitants qui ont besoin que l'art vienne les titiller, leur poser toutes ces questions que, au fond, on n'a pas tout à fait envie de confronter au quotidien. On ne se donne pas toujours les moyens de requestionner notre mode de fonctionnement.  Nous devons aussi avoir des politiques culturelles, éducatives sociales qui répondent à ce défi immense et permanent de ce vivre ensemble.

Ca ne suffit pas deux escadrons de gendarmerie ?

On peut mettre tous les militaires qu'on veut, nous sommes un pays où par définition, par l'étendue et la forme de nos frontières, on n'empêchera pas les gens de rentrer. C'est un Eldorado en Amérique du Sud ! La réponse ne peut pas se réduire à des renforts. Mais comment on trouve d'autres modèles économiques, d'autres modèles sociaux d'éducation, comment on permet à chacun de trouver sa place et sa relation à l'autre. Pour l'instant, on vit juxtaposé les uns à côté des autres.

La ministre des Outre-mer a qualifié la pièce de "sincère, culottée et intelligente"... Subversif, conviendrait-il ?

Nous le revendiquons ! Tous les grands auteurs de théâtre ont été subversifs ! Et là, ce sont deux jeunes de Guyane qui par ce travail de plateau, entouré par des artistes professionnels, ont écrit ça ! Nous avons fait sortir du territoire des jeunes qui arrivent à comprendre les langages  de l'art et que ces langages peuvent porter bien au-delà des frontières, les regards qu'ils ont envie de porter sur la société. Là, nous faisons notre travail de compagnie !

Propos recueillis par FXG

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 04:00
Le salut des élèves du TEK après la première à Paris

Le salut des élèves du TEK après la première à Paris

La nuit des rois, par Kokolampoe à la Cartoucherie

Les élèves du théâtre école de Saint-Laurent ont joué "la nuit des rois" de Shakespeare au festival des écoles de théâtre pendant quatre représentations. Reportage.

La Cartoucherie de Vincennes est ce temple qui a vu se construire la carrière de la grande Ariane Mnouchkine et son théâtre du Soleil. Cest là que sont venus présenter "La nuit des rois" de Shakespeare et traduit par la même Ariane Mnouchkine, les élèves comédiens et techniciens de la deuxième promotion du théâtre école Kokolampoe (TEK) de Saint-Laurent du Maroni. Ils ont venus jouer leur spectacle de fin d'études dans le cadre du festival des écoles du 26 juin au 2 juillet. Un festival très fréquenté des metteurs en scène et autres professionnels à la recherche de jeunes talents, mais également d'un public de connaisseurs. Pendant quatre représentations, les élèves d'Ewlyne Guillaume, directrice du TEK, s'en sont donnés à coeur-joie, non sans avoir éprouvé du trac..

Devano Bhattoe (le duc Orsino) était le premier à entrer en scène. "C'est un rôle difficile, c'est à moi de donner le départ du spectacle qui fait un beau crescendo. On a senti que le public nous portait." Jessica Martin (Maria) avoue avoir eu beaucoup de stress et d'appréhension au début. "Je suis vite rentrée dans le bain et je me suis amusée." Sylvano Emilie (Curio) a trouvé le public intelligent : "Ils écoutent avec le coeur !" Rachel Kojjo (Olivia) était un peu déçue après la première. "Je sais que je peux faire mieux !" Myslien Niavai (Feste) a trouvé le public à l'écoute et réactif. Christian Tafanier (Sébastien) a été emballé : "On n'avait qu'à faire ce qu'on voulait !"

Continuer à former des jeunes Guyanais aux métiers du spectacle

"C'était réglé au cordeau pour leur première dans une grande maison parisienne, se réjouit Ewlyne Guillaume, et ils ont été exceptionnellement professionnels, tous bien placés et assurés dans le décor avec une vraie gourmandise à jouer." Même satisfaction du côté des élèves techniciens, Brian et Gérald : "Ils sont responsables, souligne Ewlyne, dans un grand théâtre comme celui-ci, il faut bosser, être au service de la mise en scène et il faut surtout s'adapter."

Inquiète de la réaction du public jusqu'au tombé de rideau, la directrice a finalement reçu de nombreux compliments. "C'est beaucoup d'effort et un tel accueil est un vrai soutien vis-à-vis de nos élèves mais aussi de nos partenaires institutionnels comme la ville de Saint-Laurent. Leur soutien n'est pas vain ! Ca nous donne la foi pour continuer la formation..." Sous quelle forme ? Ce n'est pas encore arrêté, mais Ewlyne Guillaume ne veut en aucun cas abandonner l'idée de former des jeunes Guyanais aux métiers du spectacle.

S'ils ont tous ressenti une certaine tristesse après la dernière, ils ont tous des projets professionnels. Jessica Martin va poursuivre avec un premier rôle dans un spectacle musical, "All about Suzy" de Pélagie Serge Poyote, et prépare la sortie de deux singles. Sylvano et Myslien vont rejouer dans "Catharsis", autre création du TEK. Niflia N'Gwete (Fabian) veut reprendre ses études. Christian Tafanier veut se lancer dans le one man show, mais ne veut pas lâcher le théâtre : "C'est quelque chose d'infini qui t'ouvre des zones dans ton corps !" Devano Bhattoe va jouer avec une compagnie de clown Matapès dans l'Hexagone...

Malgré la proximité immédiate du festival d'Avignon, le budget du TEK ne leur a pas permis d'y aller. "On ne regrette pas l'opération, conclut Ewlyne Guillaume, car ça leur a permis de rencontrer d'autres écoles de théâtre et ça aussi c'est merveilleux !"

FXG, à Paris

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 03:35
Annick Girardin et Rémi Rioux, le 20 juillet au ministère des Outre-mer

Annick Girardin et Rémi Rioux, le 20 juillet au ministère des Outre-mer

L'AFD maintient ses investissement outre-mer à plus de 1,5 milliard

Rémi Rioux, directeur général de l’Agence française de développement a présenté hier au ministère des outre-mer, son bilan Outre-mer pour l’année 2016.

Pour la quatrième année consécutive, l’Agence française de développement (AFD) a dépassé le seuil du milliard et demi d’euros engagés dans les Outre-mer, 1,6 milliard en 2016 pour 149 projets financés dans les secteurs public et privé.

Le soutien à l’investissement public local a représenté 938 M€. 345 M€ sont allés aux Régions et Territoires, 217 M€ aux entreprises publiques et 137 M€ aux communes, notamment les petites communes de moins de 10 000 habitants et les communes en situation de tension financière qui constituent les premiers bénéficiaires des prêts bonifiés par l’Etat.

656 M€ ont servi à financer des projets privés dans les secteur du tourisme, des énergies renouvelables, de l'assainissement, du transport, du logement, de banque et de la micro-finance.

Les ressources budgétaires confiées par le MOM à 'AFD ont été portées à 41 M€. Au-delà des bonifications d’intérêts pour les secteurs environnementaux et de la santé, dont l’enveloppe sera accrue, ces ressources permettront dès 2017 la mise en oeuvre de nouveaux outils financiers ciblés, en particulier un fonds de renforcement de capacité consacré aux collectivités locales en difficulté financières dans les DOM pour permettre l'accès aux fonds structurels européens.

Objectif 1,8 milliard en 2020

Les activités de garanties, de financements à court terme et de prêt à moyen et long termes aux entreprises, qu'exerce l'AFD pour le compte de Bpifrance, s’est élevée à 518 M€. Enfin, l’AFD a conclu avec la Banque européenne d’investissement un accord pour déployer le dispositif du Plan Juncker au bénéfice des départements d’Outre-mer. Le plan Junker, c'est 315 milliards !

Si pour le moment, l'Outre-mer ne représente que 20 % de l'activité de l'AFD, Annick Girardin souhaite que l'agence maintienne, voire accroisse la part que représentent les outre-mer dans son activité globale. Elle vise en tous cas la somme de 1,8 miliard en 2020.

FXG, à Paris

L'AFD en Guyane

Localement, différents prêts de préfinancement de subventions européennes et d’Etat ont été octroyés à la Collectivité Territoriale de Guyane (15,2 M€) pour déclencher et accélérer la réalisation de dix projets dont la construction de collèges à Apatou, à Mana et à Kourou, la Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane, et un internat à Maripasoula.

L'AFD finance en outre la construction et l’équipement d’un Institut d’éducation motrice à Roura, pour 60 enfants et adolescents pris en charge par l’association des Pupilles de l’Enseignement Public (PEP).

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 05:45

Olivier Serva succède à Jean-Claude Fruteau

Ni le Modem, ni la Nouvelle gauche n'ont réussi à imposer leur poulain à la tête de la délégation à l'outre-mer de l'Assemblée nationale et c'est le Guadeloupéen Olivier Serva (La République en marche) qui en a été élu mardi président. Même si dans les rangs, ça serrait les dents à cause des propos de M. Serva sur l"homosexualité, c'est en toute logique que les dés ont été joués face à Ericka Bareigts et Thierry Robert qui pensait faire mieux. La délégation est constituée proportionnellement aux groupes politiques, donc pas de surprise. L'enjeu n'était pas toutefois équivalent à celui du président d'une commission même si la délégation peut mener ses propres auditions. Il n'empêche, la réunion a duré assez longtemps pour ménager le suspens.

Ironie du sort, ce sont les deux candidats battus qui réclamaient le renforcement des pouvoirs de la délégation. Celle-ci a été créée en 2012 et la loi égalité réelle outre-mer a inscrit dans le marbre son existence.

FXG, à Paris

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 04:57

Le ministère des Outre-mer épargné par les annulations de crédits

La commission des Finances du Sénat a auditionné le 12 juillet Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances, et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. En réponse aux questions posées par le sénateur guyanais Georges Patient (groupe LRM, ex PS), M. Gérald Darmanin a souligné que le ministère des Outre-mer est le seul à ne pas être touché par les annulations de crédits annoncées par le gouvernement. Il a confirmé qu'à ce stade en respect des accords de Guyane les sommes à mobiliser le sont déjà à hauteur de 60% qu'elles soient déjà débloquées ou budgétisées.

Par ailleurs, il a donné la position du gouvernement sur les sur-rémunérations dont profitent les agents de la fonction publique dans les Outre-mer. Contrairement à la suggestion de la Cour des comptes dans son audit des comptes publics, il a indiqué qu'il n'était pas prévu d'y toucher en 2018.

FXG, à Paris

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