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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 10:28
Yldiz Pollack-Beighle, ministre des Affaires étrangères du Suriname, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, et l'ambassadeur de la zone, Jean-Bernard Nilame

Yldiz Pollack-Beighle, ministre des Affaires étrangères du Suriname, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, et l'ambassadeur de la zone, Jean-Bernard Nilame

Coopération France-Suriname

Annick Girardin, ministre des Outre-mer, et Yldiz Pollack-Beighle, ministre des Affaires étrangères du Suriname, ont signé hier matin à Paris, en présence des quatre parlementaires guyanais et de l'ambassadeur de la zone, Jean-Bernard Nilame, un accord de coopération qui fixe les compétences maritime des deux pays dans l'estuaire du Maroni. Cette signature, aboutissement de négociations qui ont débuté dans les années 1990, règle des questions de souveraineté en mer et définit le cadre de la coopération à venir en matière économiques et environnementale. Elle permet en outre des actions communes contre les activités illégales de pêche notamment.

"Nous avons ouvert une nouvelle page pour aller plus loin dans la régularisation des relations entre nos deux pays, a déclaré Yldiz Pollack-Beighle, pour aller plus loin dans l'ouverture d'opportunités de développement pour nos deux populations que ce soit dans l'éducation, la santé, la sécurité, l'environnement."

Pour Georges Patient, cet accord est bienvenu vu "cette passoire qu'est le fleuve". Quant à son jeune collègue, Lénaïk Adam, il en attend plus de contrôles et un cadre qui permette de l'apaisement. La ministre française n'a pas voulu limiter cet accord çà une simple question de contrôle, tout comme son homologue surinamienne qui a ajouté : " Nous avons identifié spécifiquement ce que nous voulons faire grandir ensemble. Aujourd'hui, c'est une nouvelle page pour les futures générations. Notre intention, c'est d'être des partenaires pour le bien-être de nos pays et de nos populations. Nous avons éclairci les positions de nos populations et en faisant cela, nous avons fait avancer la cause de notre développement. Cela ouvre la porte à de futurs accords entre nos deux pays."

Au-delà de cette signature, la ministre française a salué le fait que le parlement surinamien ait enfin ratifié un accord de coopération policière signé en 2006... La question du transfert des détenus surinamiens qui purgent une peine à Rémire-Montjoly a été aussi évoquée. Mme Girardin s'est encore félicitée des flux touristiques et commerciaux qui s'accroissent et de l'ouverture prochaine du nouveau bac international entre Albina et Saint-Laurent, pour saluer la relance de la coopération culturelle dans le cadre du conseil du Fleuve. Enfin, la ministre des Outre-mer a indiqué que prochainement, de semblables accords devraient être signés avec le Brésil.

FXG, à Paris

Trois questions Annick Girardin

"Nous travaillons dans la confiance"

Quels sont les termes de cet accord ?

Anick Girardin : C'est un accord qui permet de délimiter nos zones économiques, qui nous permet de travailler ensemble sur la lutte contre la pêche illégale, mais surtout qui nous permet de faire un pas de plus vers cette amitié qui nous unit, le Suriname et la France, cette volonté de coopération régionale que nous voulons mener sur les questions de sécurité, de justice, de police dans l'intérêt de nos populations, des populations qui vivent sur le fleuve Maroni, qui ont beaucoup d'histoires en commun et qui doivent continuer à pouvoir penser un avenir commun.

Qu'est-ce que ça va changer ?

Cet accord a pour volonté de lutter contre l'insécurité d'un côté et de l'autre du fleuve, de travailler sur la question des trafics de drogue parce que nous avons à coeur de protéger notre jeunesse, mais nous avons aussi à coeur de travailler aussi sur les questions de santé, d'éducation, de développement économique. Nous voulons protéger nos populations bien sûr, mais nous voulons aussi les aider à avoir une vie meilleure, voilà ce que nous voulons construire ensemble.

L'accord délimite un espace maritime, ça veut dire qu'il n'était pas encore défini ?

Quand on définit un espace maritime, c'est effectivement qu'il ne l'était pas. Nous avons là une avancée certaine ! Mais délimiter les choses, c'est les rendre plus claires et c'est donc permettre une amitié encore plus transparente. Nous travaillons aujourd'hui dans la confiance et c'est le plus important.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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