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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 06:01
Fabrice Di Falco et, à sa gauche, Julien Leleu, coorganisateur du concours Voix des Outre-mer

Fabrice Di Falco et, à sa gauche, Julien Leleu, coorganisateur du concours Voix des Outre-mer

Finale nationale concours Voix des outre-mer à l’opéra Bastille

La finale nationale du concours Voix des Outre-mer se déroulera vendredi 22 janvier à 19h30 en direct sur Culture Box et le portail Outre-mer la 1ere depuis l’Opéra national de Paris. Les 16 finalistes présenteront leur programme devant un jury de professionnels présidé par Richard Martet rédacteur en chef d’Opéra magazine, et de personnalités dont la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, et l’ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin, désormais vice-défenseure des droits.

Fabrice Di Falco, le soprano et contre-ténor martiniquais, a voulu ce concours pour ouvrir les scènes d’opéra aux chanteurs des Outre-mer, totalement absents ou presque alors que les artistes lyriques afro–américains et d’Afrique du Sud sont régulièrement engagés. « Les amateurs et les passionnés d’opéra, estime Fabrice di Falco, doivent découvrir une autre variété et couleur de voix venues cette fois des Antilles, des Caraïbes, de tous les Outre-mer. » Cette absence s’explique du fait que l’enseignement supérieur des arts (musique, théâtre, chant lyrique, danse…) fait défaut dans les Outre-mer puisqu’il n’y existe à ce jour que deux conservatoires, l’un à La Réunion et l’autre en Guyane. Pour cette 3e édition, la finale accueille deux Mahorais, deux Réunionnais, un Polynésien, un Haïtien, deux Guyanais (Véronika Nugent et Jess Rodrigue), quatre Martiniquais (Edwin Fardini, Clémence Hausermann, Ludivine Turinay et Moanna Laou) et quatre Guadeloupéens (Coretta Moueza, Lesly-Aniel Mouila, Axelle Saint-Cirel et Carole Dorlipo). Un grand prix Voix des Outre-mer, un prix jeune talent et une mention spéciale seront décernés.

L’art lyrique ultramarin soutenu par le délégué Maël Disa

Depuis 2018, la délégation interministérielle à l’égalité des chances et à la visibilité des Outre-mer parraine ce concours désormais placé sous le haut patronage de la présidence de la République. La Délégation soutient l’initiative de Fabrice Di Falco pour promouvoir et lancer une nouvelle génération de chanteurs lyriques, de danseurs classiques et d’artisans en métiers d’art à l’Opéra, originaires des Outre-mer. Ainsi la délégation s’entretient régulièrement avec Jean-Philippe Thiellay président du Centre National de la Musique, Martin Adjari directeur général adjoint de l’Opéra ou Adrien Perreau, responsable du Patrimoine du Palais Garnier, pour l’accès aux auditions de l’Opéra national de Paris pour les artistes lyriques originaires des outre-mer représentés ou non par des agents artistiques, ceux repérés par le concours Voix des Outre-mer, mais également pour que la programmation artistique à l’Opéra national de Paris visite les répertoires et/ou les compositeurs issus de la diversité et de la culture ultramarine et encore pour que les tournées de productions de l’Opéra Bastille aille aussi dans les territoires d’Outre-mer.

FXG

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 06:58
Suzanne Roussi au centre de l'écocritique coloniale

Suzanne Césaire, une mémoire empêchée

Le nom de Suzanne Roussi (1915-1966) est connu pour être celui de l’épouse d’Aimé Césaire, mais peu de gens savent qu’elle est « l’auteure d’une œuvre trop longtemps méconnue mais essentielle pour l’histoire littéraire antillaise et l’écocritique postcoloniale ». Ainsi s’exprime à son sujet la Martiniquaise Anny-Dominique Curtius, enseignante-chercheure en études francophones et en théorie culturelle à l’Université d’Iowa aux États-Unis. Alors que ses recherches sur le traumatisme, les nœuds et les lieux de mémoire l’ont portée à écrire sur la muséologie et la statuaire postcoloniales ainsi que sur la patrimonialisation de l’esclavage (elle a notamment écrit Symbioses d’une mémoire. Manifestations religieuses et littératures de la Caraïbe, L’Harmattan 2006), voilà qu’elle rencontre la cofondatrice et « pilier théorique » de la revue Tropiques (1941-1945). Suzanne Césaire y a publié plusieurs articles, mais elle est aussi l’auteure d’une pièce de théâtre (hélas perdue). Elle a également entretenu une correspondance littéraire avec nombre d’intellectuels de son temps. Suzanne Césaire. Archéologie littéraire et artistique d'une mémoire empêchée, l’ouvrage que publie chez Karthala Anny-Dominique Curtius, analyse la pensée de cette « théoricienne martiniquaise des cultures caribéennes » à travers ses écrits. Elle décrypte les marques de sa présence dans les œuvres d’André Breton, Aimé Césaire, René Étiemble et Michel Leiris, et les résonances de sa grammaire émancipatrice et humaniste chez Kamau Brathwaite, Ina Césaire, Édouard Duval Carrié, Fabienne Kanor, Léna Blou et Daniel Maximin. Anny-Dominique Curtius élabore ainsi une méthode d’archéologie littéraire et artistique pour comprendre les raisons du si long silence qui a pesé sur l’œuvre de Suzanne Césaire. Elle explore ainsi l’originalité et la modernité de sa pensée critique. L’approche comparatiste, interdisciplinaire et genrée de cet ouvrage puise dans l’esthétique qu’a privilégiée Suzanne Césaire elle-même pour façonner ses grilles conceptuelles et épistémologiques. Sa « réflexion cannibale, audacieuse et libre » s’inscrit dans ce qu’elle appelle une « lucidité totale » sur la Caraïbe.

FXG

Suzanne Césaire. Archéologie littéraire et artistique d'une mémoire empêchée. Karthala 2021, 396 pages, 30 euros.

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:01
Sébastien Lecornu et le président de la délégation sénatoriale outre-mer, Stéphane Artano

Sébastien Lecornu et le président de la délégation sénatoriale outre-mer, Stéphane Artano

Lecornu agacé par la position de Chalus sur la question de l’eau

Devant la délégation Outre-mer du Sénat, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a donné suite jeudi 14 janvier au débat de la veille devant la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale au sujet de la question cruciale de l’eau en Guadeloupe. « La loi n’est pas obligatoire pour arriver à créer une structure unique, a-t-il déclaré. Il faut juste que tout le monde soit d’accord. » Rappelant qu’en milieu insulaire, l’interdépendance du réseau d’eau est une évidence, le ministre a reconnu l’intérêt d’un syndicat unique « pour mener les opérations d’investissement qui vont bien pour l’avenir ». Il a néanmoins reconnu légitime les doutes qui pèsent sur la reprise des dettes, mais assure-t-il, « la dissolution du SIEAEG amènera à un retour de la compétence (sur l’eau) aux EPCI ». Sébastien Lecornu semble pourtant s’impatienter et la position affichée mercredi par le président Chalus semble l’avoir excédé : « Soit on dit que c’est important et on avance, soit on dit que c’est moins important parce qu’il y a des échéances électorales au mois de juin, mais ce n’est pas mon problème ! » Et pour bien montrer son agacement au président Chalus, il ne s’est pas privé de saluer Victorin Lurel qui, en son temps, « a fait avancer les choses » et Josette Borel, « qui est mobilisée ». Rappelant qu’il n’avait pu discuter du sujet de l’eau avec Ary Chalus lors de sa dernière visite en Gua     deloupe, il indique « espérer pouvoir le faire bientôt ». Et pour enfoncer le clou, il a reconnu au président de Cap Excellence, Eric Jalton, que sa volonté de rester en dehors du futur syndicat unique de l’eau était légitime. « Il ne le fait pas pour de mauvaises raisons », a-t-il pris soin de souligner. En conclusion, le ministre qui affirme que son objectif est que « les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens aient de l’eau », estime que la proposition de loi de Dominique Théophile et Justine Bénin pour rénover la gouvernance du service public d’eau potable et d’assainissement en Guadeloupe « méritait d’être discutée dans l’hémicycle car elle vient répondre à des questions posées par nos concitoyens. » Et ceux-ci auront le dernier mot en juin prochain.

FXG

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 08:39
D'lo la ?

Chalus contre la proposition de loi sur l’eau de Justine Bénin

La proposition de loi rénovant la gouvernance du service public d’eau potable et d’assainissement en Guadeloupe émanant de la député Modem Justine Bénin a fait l’objet d’une audition de nos principaux responsables de collectivités (EPCI, Région et Département) par la délégation Outre-mer de l’Assemblée nationale mercredi. Cette proposition de loi stipule la création au 1er septembre 2021, d’un établissement public local à caractère industriel et commercial dénommé « Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe ». En seront membres CAP Excellence, Grand Sud Caraïbe, Nord Grande Terre, La Riviera du Levant, Nord Basse‑ Terre, la région de Guadeloupe et le département de la Guadeloupe. Cet établissement détiendra l’ensemble des prérogatives attachées aux missions dévolues aux services publics de l’eau et de l’assainissement telles qu’elles sont déterminées par la loi. Il exercera par ailleurs, en lieu et place du département de la Guadeloupe et de la Région Guadeloupe, la compétence en matière d’étude, d’exécution et d’exploitation de tous les travaux, ouvrages ou installations présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence.

Plus qu’une audition, il s’est agi avant tout d’un débat lors duquel sont clairement apparus ceux qui s’y opposaient à commencer par le président de Région et Guy Losbar. Selon Ary Chalus, ce n’est pas une proposition de loi, mais un projet de loi initié par le préfet et le gouvernement. S’appuyant sur le bilan comptable du Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe (SIEAEG) par son président Ferdy Louisy, le président de Région a été très ferme : « Nous n’acceptons pas qu’on puisse décider à notre place ! »

Il n’a pas tergiversé pour évoquer cette proposition de loi comme d’une « manigance » et plaidé pour que la solution locale suive son cours. Celle-ci repose sur la création d’un syndicat mixte ouvert (SMO) à tous les EPCI et aux deux grandes collectivités, Région et Département. Ainsi Cédric Cornet (photo) pour La Riviera du Levant, Guy Losbar pour le Nord Basse-Terre et Jean Bardail pour le Nord Grande-Terre ont embrayé derrière le président Chalus. En face, Eric Jalton pour Cap Excellence, qui a refusé le SMO, s’est dit tout prêt à soutenir la démarche législative de Justine Bénin et Dominique Théophile. Olivier Serva, président de la délégation outre-mer a souhaité que les exécutifs locaux se revoient pour réussir à passer de six sur sept à sept sur sept… Eric Jalton entend pour l’heure pour paraphraser Léon Blum, « garder la vieille maison ». Le président Chalus n’a pas donné suite à la proposition d’Olivier Serva disant que d’ici le mois de juin, il avait une élection à gagner.

FXG

Ferdy Louisy défend le SIEAEG

Interrogé par la députée Modem de l’Essonne, Maud Petit, une collègue d’origine martiniquaise de Justine Bénin, Ferdy Louisy a indiqué que la proposition de loi ne serait pas le procès législatif du SÌEAEG (il a quand même suggéré une commission d’enquête parlementaire pour connaître « les vérités sur l’eau », à savoir « les errements, les erreurs et quelquefois les prises illégales d’intérêts ») et que c’est par un décret ministériel que le SIEAEG pourrait être dissous. Il s’est montré rassurant sur le paiement des salaires des 230 employés su SIEAG au moins jusqu’au 31 août 2021, sur la mise en place de la plateforme d’appel pour les clients et la mise en place de l’application « dlola » avec une startup de Baie-Mahault. Enfin, il a assuré que si la SIEAG a 39 millions d’euros de dette dont 92 % viennent d’organismes publics, il a 74 millions de créances en majeure partie saines. N’admettant que des problèmes de trésorerie, Ferdy Louisy s’est exclamé : « Où se trouve la faillite ? »

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 08:59
Clarissa Jean-Philippe à Montrouge

L’hommage national à Clarissa Jean-Philippe

Six ans après le drame, s’est tenue vendredi dernier à Montrouge (92) une cérémonie républicaine à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe, la policière municipale assassinée par le terroriste Amédy Coulibaly, le 8 janvier 2015, le lendemain de l’attentat de Charly et la veille de la prise d’otages meurtrières de l’hypermarché casher de la porte de Vincennes. Le maire de Montrouge et la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marlène Schiappa,ont chacun prononcé un discours là où la Martiniquaise a perdu la vie.

S’en est suivi le dépôt de huit gerbes dont celle du conseil représentatif des Français d’Outre-mer par son président Daniel Dalin, puis la sonnerie aux morts. A noter que la maire de Paris, comme la présidente de Région et le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine se sont chacun faits représenter. Seul émissaire présent de la rue Oudinot, Maël Disa, délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer et à la visibilité des Outre-mer a déclaré à l’issue de la cérémonie : « L’Outre-mer fait partie de la nation et malheureusement quelquefois en paie parfois le tribut. »

FXG

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 07:14
Le président de la CTG a été promu officier de la Légion d'Honneur

Le président de la CTG a été promu officier de la Légion d'Honneur

Les décorés du jour de l'an

Le ministère des Outre-mer a honoré une centaine de citoyens domiens (dont 22 Guyanais !) dans la promotion du 1er janvier de la légion d’Honneur et de l’ordre national du Mérite. Au premier rang de ceux-là, l’évêque de la Guadeloupe, Mgr Riocreux, et le président de la Collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, tous deux promus officier de la légion d’Honneur. A noter aussi la promotion de l’ancien ministre des Outre-mer et ancien parlementaire, Louis Le Pensec sur la liste du ministère de la Mer.

Parmi les nouveaux chevaliers de la légion d’Honneur, les Martiniquais Line-Rose Arrouvel, présidente d'une association de protection civile, Valère Casca, président d'une association de secourisme et un seul Guadeloupéen, le nouveau président de Corsair, Patrick Vial-Collet, président de la chambre de commerce et d'industrie des Îles de Guadeloupe.

Dans l’ordre national du Mérite, ont été promus officiers Nathalie Ambroise, coordinatrice à la direction générale des services au conseil départemental de la Guadeloupe, présidente d'une association en faveur des personnes autistes, Lucette Manlius, présidente d'une association culturelle de la Guadeloupe, Michel Thimon, ancien conseiller municipal de Ducos, président honoraire d'une association d'anciens combattants, Monique Lowinski, directrice de la réglementation, de la citoyenneté et de l'immigration de la préfecture de Martinique, ont été promus officiers de l’ordre national du Mérite. Une autre Martiniquaise est élevée au rang d’officier dans l’ordre du Mérite, mais sur la liste du ministère de la Jeunesse et Sport : Ghislaine Hierso, présidente-fondatrice d'un cabinet de conseil en gouvernance environnementale et sociale, trésorière d'une association de culture scientifique et d’éducation populaire.

Dans l’ordre du Mérite, on compte six chevaliers martiniquais : Bertrand Clerc, dirigeant d'un groupe industriel agroalimentaire, Guillaume Mauger, directeur départemental de la sécurité publique, Serge Pognon, président d'une association caritative, Marie-Claude Pastureau, directrice d'une école de gestion et de commerce, Marinette Torpille, courtier en assurances, membre de la chambre de commerce et d'industrie de Martinique et conseillère exécutive à la CTM, Alain Tripot, commandant de police, et Claudie Vétro, conseillère municipale du Lamentin, vice-présidente d'une communauté d'agglomération. Et deux Guadeloupéens : Robert Piperol, chef de la section déplacement, finances et logistique du ministère des Outre-mer, et Valérie Séné, directrice du parc national de la Guadeloupe, ancienne directrice des opérations du grand port maritime de la Guadeloupe.
A ceux-là, s’ajoute Yola Minatchy, avocate et présidente de l’association du réseau des Talents d’Outre-mer.

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 06:51
Photo FTV/Nathalie Guyon

Photo FTV/Nathalie Guyon

Interview Karine Baste-Régis, présentatrice remplaçante sur le 20 heures de France 2

« J’ai un côté bonne copine »

Ça fait quoi d'arriver dans le fauteuil du JT de France 2 ?

Les JT de France 2, c’est une quantité d’éditions ! Autant d’éditions que j’ai eu la chance de présenter — les JT de Télématin de 6h30 à 9h, le 13h semaine, 13h week-end, et le 20h semaine —, donc à bien y regarder je suis dans ce fauteuil depuis quelques temps déjà.

C'est sûr que ça n'a pas eu le même retentissement que l’arrivée d’Harry Roselmack au 20 heures de TF1 en 2007 !

Pas le même retentissement tout simplement parce que ce sont deux situations différentes. Deux chaînes différentes, deux journalistes différents et plusieurs années séparent ces situations. Lorsqu’Harry arrive au 20 heures de TF1, c’est un évènement car il est le premier présentateur noir au 20 heures. Quant à moi, 13 ans plus tard, cette nomination intervient dans un contexte tout autre. Une femme au 20 heures, une ultramarine, ce n’est plus — et heureusement — un fait extraordinaire. Aussi France Télévisions m’a vu et fait grandir. C’est au sein de ce groupe que j’évolue depuis tant d’années.

Vous n'êtes pas seulement une enfant de France Télévisions mais aussi de RFO et des Antilles ! 

Le réseau des chaînes La 1ère fait partie intégrante du groupe France Télévisions. Jamais je n’oublierai d’où je viens. Tant de souvenirs à RFO, Télé Martinique ou Martinique 1ère.  Idem en Guadeloupe, Saint-Martin ou Saint-Barth. Tant de challenges ; tant de tournages sur le terrain. Des années particulièrement formatrices.

Quelle est la patte qui peut apporter une présentatrice comme vous dans un journal télévisé ? Quelles sont ses marges de manœuvre ?

 La patte et la marge de manœuvre sont deux choses distinctes. Une présentatrice ou un présentateur apporte de fait sa touche à une édition. Je pense que de sa personnalité, unique, en découle un style et une approche. A titre personnel je suis quelqu’un de très actif en conférence de rédaction. Régulièrement je fais des propositions, soumet des choses qui m’ont interpellée dans l’actualité ou alors ose un pas de côté pour innover.  L’objectif n’est pas d’avoir le dernier mot, mais d’être entendue afin de susciter le débat. Echanger avec les équipes est fondamental et très stimulant.                            

Et les marges de manœuvres, quelles sont-elles ?

La question est trop ouverte ! Tant de facteurs entrent en jeu. Nous faisons de la télé donc avoir envie de traiter une actualité ne suffit pas. Il faut des images, il faut idéalement des intervenants que nous n’aurons pas à flouter. A partir de là tout est possible en théorie ; puis en conférence de rédaction nous mettons chacun nos arguments sur la table, prenons toujours le temps d’évaluer l’intérêt du reportage souhaité et de nous poser la question des attentes de nos téléspectateurs.

On a connu des présentateurs vedettes qui parlaient de « leur » journal. Vous-même, parlez-vous de « votre » journal ? 

Honnêtement à ce stade il ne m’est jamais arrivé d’évoquer « mon » journal. Cela ne me ressemble pas, et surtout je ne sais que trop combien chaque maillon est absolument essentiel. Lorsque vous voyez un(e) journaliste à l’antenne, dites-vous qu’en coulisses il y a une quantité impressionnante de personnes qui ont porté cette présentatrice, ce présentateur. Sans le responsable d’édition dans l’oreillette, sans la rédaction en chef, sans ceux qui s’occupent de la lumière ou du son… C’est simple, il n’y aurait pas de JT !

Avez-vous un modèle, une référence ?

L’idée d’un modèle me dit spontanément qu’il y aurait eu quelqu’un dont je me serais inspirée pour présenter notamment. Du coup je dirais que non. Face caméra vous avez juste « KBR ». Entière, entièrement moi-même.

Comment vivez-vous cette notoriété ? Les gens vous interpellent-ils dans la rue ? 

Cela fait partie du métier ! Dès lors que l’on présente un JT, que l’on s’invite quotidiennement chez les gens, la notoriété est la règle du jeu. J’avoue ne pas être très à l’aise avec cela ; en revanche j’ai l’immense plaisir d’être reconnue pour ce que je suis. Le bonheur d’être interpellée sur ce naturel qui semble tant plaire aux téléspectateurs.  Le revers de la médaille c’est que ce côté bonne copine engage des échanges parfois un peu longs. Souvent les personnes qui m’arrêtent me parlent de leur proches, de leurs projets… c’est touchant.  

France Télévisions s'est imposé un pacte de visibilité pour les Outre-mer, je suppose que lors de ces conférences de rédaction vous en êtes une bonne avocate ?

Oui et non. J’ai évidemment une sensibilité ultramarine ; tout comme mes collègues bretons ou corses auront la leur. Donc je suis ce qu’il se passe outremer et bien sûr propose des reportages en conférence de rédaction. Toutefois j’ai la même exigence que pour toute autre actualité, les mêmes critères. Inenvisageable pour moi de proposer un sujet juste par principe ! Toutefois, France Télévisions n’a pas attendu ce pacte pour que concrètement lors de nos réunions l’outremer soit abordé. Même lorsque je présentais le Soir 3 il y a cinq ans, c’était déjà le cas. J’ai toujours été écoutée à ce niveau aussi.

Ça vous est déjà arrivé de glisser un petit clin d’œil sympathique et discret à des proches pendant un JT ?

Cela m’est sans doute arrivé oui ; mais alors il y avait forcément un lien avec une actualité et/ou un tournage.  Par exemple une équipe qui aura tourné à la pointe Finistère, rencontré une famille particulièrement touchante qui leur aura ouvert ses portes et du coup permis au reportage d’exister… Je m’autoriserais volontiers un clin d’œil, un salut amical à tous ceux qui nous regardent dans le Finistère ce soir-là. Mais rien de personnel non !

Et un tchip ?

Rires ! J’ai presque envie de dire que ça n’est pas impossible, mais ce serait spontané ! Je reste un être humain ! Mais quand même, je vais me retenir. Faut pas exagérer !

Quel est votre meilleur souvenir d’un JT ?

J’ai des tonnes de bons souvenirs de JT ! Mais je dois avouer que les meilleurs sont ceux durant lesquels l’adrénaline aura été maximale. Vous savez, les couacs cela arrive souvent, mais beaucoup sont invisibles pour le téléspectateur. Notre challenge est justement celui-là : que rien ne transpire. A ce moment alors, quelle satisfaction, quel bonheur. Par exemple prendre l’antenne mais les principaux reportages ne sont pas prêts, et l’on vous glisse dans l’oreillette qu’il faut « meubler ». Jargon qui dans notre métier signifie de parler un peu plus longtemps que prévu, le temps de pouvoir mettre le reportage à l’antenne. Souvenirs aussi d’invités qui ne viennent pas mais nous en informent en dernière minute ; ou alors ce fameux matin sur Franceinfo canal 27 ou après une très longue préparation des 3h30 d’antenne, notre rédacteur en chef nous informe 5 minutes avant le début du JT qu’il n’y aura justement pas de JT… Edition spéciale car il vient d’y avoir des frappes américaines en Syrie. Incroyable challenge relevé alors avec l’équipe ! Les invités se sont succédé, c’était intense.

Dans ces conditions vous n'avez pas de mauvais souvenir ?

Pour moi ce n'est pas possible ! Après j'en ai parlé avec d'autres collègues qui me disent : « Mon Dieu mais plus jamais ! Dès qu'il y a un couac dans un JT, c'est trop stressant, C'est trop difficile… » Mais moi, le stress je ne connais pas ! Je ne connais que l'adrénaline.

Un fou-rire ?

Oulala ! Des fous-rires ! Il suffit de taper « fou-rire » et mon nom sur Google ! Ça m’est arrivé mille fois !

Et le blanc ? Vous êtes en interview en direct et d’un coup, plus rien… Vous ne savez plus de quoi vous causez…

Ça ne m’est pas arrivé au cours d’une interview, mais au cours d’un lancement. C’était en Martinique à la mort du chanteur de Gramacks, Jeff Joseph, en 2011. J’ai eu un trou, plus rien ! Je cherchais son nom… Ça a duré une éternité et le nom de Jeff Joseph ne me revenait pas. Et mon responsable d’édition qui devait me parler dans l’oreillette à ce moment-là gérait un petit problème technique et n’a pas pu me glisser le nom… Je me suis sentie seule au monde ! C’est la seule fois où une telle chose m’est arrivée, je m’en souviens comme si c’était hier.

A quoi rêvez-vous avec un tel parcours ?

Je n’ai jamais été du genre à rêver, mais depuis seize ans, si heureuse au travail et si gâtée qu’il m’est impossible de changer de logiciel. J’ai fait un million de choses. Aux Antilles, les yoles, les magazines Résonance ou Caméra Directe, visites ministérielles, l’hebdomadaire Caraïbes, le JT, le terrain…Toujours ce téléphone qui sonnait et des propositions de collaborations. A la fois une chance inouïe mais également la reconnaissance de mon travail et mon implication car je suis une bosseuse. Alors pour répondre à votre question : comment pourrais-je rêver aujourd’hui ? Rêver alors qu’il y a quelques semaines à peine, mon téléphone sonnait et le 20 heures m’était proposé. Je suis gâtée par la vie !

Propos recueillis par FXG

Son parcours vite fait

Après avoir été formée à l’ESRA, Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle, à Nice, Karine Baste-Régis, KBR, devient journaliste en Martinique à RFO. Puis, elle part en Guadeloupe, où pendant quatre ans, elle va couvrir l’actualité, notamment à Saint-Martin. Elle débute en tant que présentatrice à Martinique la 1ère. A l’été 2015, elle est présentatrice du Soir 3/week-end, en remplacement de Francis Letellier sur France 3. Elle assure également le remplacement de la présentatrice du JT de 19 heures en Martinique. En avril 2016, elle présente une émission spéciale Zika pour France Ô. Lors du lancement de la chaîne franceinfo canal 27 en septembre 2016, KBR assure tous les matins, de 6h30 à 9h30, la présentation des JT de la matinale de la nouvelle chaîne d’information en continu. En janvier 2018, elle présente en alternance le magazine d’actualité quotidien, les Témoins d’Outre-Mer sur France Ô, en alternance avec Sonia Chironi. Cette même année, KBR effectue des remplacements au JT 12/13 national. A partir de septembre 2019, elle présente les journaux télévisés de Télématin sur France 2. En octobre 2019, la journaliste assure des remplacements au JT 13heures, puis, pendant l’été dernier, au journal télévisé de 13heures le week-end sur France 2. Depuis le mois d’octobre, KBR assure les remplacements d’Anne-Sophie Lapix au JT de 20 heures de France 2. Elle sera à l’antenne du 28 au 31 décembre 2020.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 06:00
Du rhum 2002 aux enchères chez Artcurial

Du rhum vieux pour la cause de l’APIPD

Rhum Clément, la marque de rhum agricole de la Martinique met aux enchères les 17 et 18 décembre prochains chez Artcurial, l’exemplaire 100/100 de son millésime 2002 exceptionnellement doré à la feuille d’or. Organisée en partenariat avec la maison Artcurial, cette vente se fera au profit de l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose (APIPD). La maison Clément soutient l’APIPD depuis de nombreuses années dans sa la lutte contre la drépanocytose, maladie génétique qui concerne plus de 150 millions de personnes dans le monde. « Rhum Clément, a déclaré Jenny Hippocrate Fixy, la présidente de l’APIPD, fait avec nous le pari de l’avenir en aidant la recherche médicale par des dons systématiques, renforçant par là même l’action globale de l’APIPD, notamment en faveur des malades les plus démunis. »

En 2017, la marque avait déjà remis à l’association une partie des bénéfices de la vente des bouteilles exclusives réalisées avec la maison Tournaire. Le rhumier et le joaillier avaient adressé un chèque de 15 000 euros à l’APIPD.

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 06:39
Danican, du stylisme au mannequinat

A 50 ans, il démarre une carrière de top modèle

Le styliste guadeloupéen Franck Danican est un homme surprenant ! Celui qui se destine depuis son enfance à la mode et au stylisme et qui, pour cette raison, a quitté son Morne-à-l’Eau natal, est désormais l’égérie du photographe de mode new yorkais Victor Giganti. Depuis que la marque de chaussettes Mrd London et celle de maillots de bain Rufskin l’ont choisi pour mettre en valeur leurs modèles, Franck est devenu mannequin. A 50 ans, c’est un exploit ! Interview.

« Je suis un jeune avec un passeport de vieux ! »

Aviez-vous vu venir cette réorientation de votre carrière ?

C’est vrai qu’on m’avait déjà proposé de poser mais je ne voulais pas trop me mélanger avec les jeunes mannequins... Mais quand au début de l’année, Mrd London et Rufskin me l’ont proposé, j’ai sauté sur l’occasion... Aujourd’hui, je connais le métier de A à Z !

Comment vivez-vous ce nouveau statut ?

C’est le statut qu’il fallait pour complètement boucler le cercle ! Il n’est jamais trop tard pour faire les choses, c’est un rêve d’enfant !!!

Ce rôle de top-modèle ne va-t-il pas nuire à votre carrière de styliste ?

C’est un bonus ! Que du bonheur ! Je m’amuse et mes fans sont contents. Je pensais que c’était très facile de poser en maillot et j’ai découvert que c’était plus compliqué que ce que je ne pensais

Comment expliquez-vous que non seulement un photographe, Victor Giganti, ait flashé sur vous, mais que de grandes marques l’aient suivi ?

Le directeur de casting et le photographe ont aimé mon énergie et ils ont réalisé que je suis un jeune avec un passeport de vieux ! Comme dit le dicton populaire, c’est dans les vieilles marmites qu’on fait la bonne soupe ! J’ai accepté le premier casting avec Victor et ça a donné des photos magnifiques. Deux autres marques, Tani Underwear et Rufskin, les ont vues et ont demandé le même photographe et le même modèle. J’étais super honoré ! Depuis ont fait équipe, on travaille ensemble. Ma dernière campagne était pour une marque d’eau minérale !

Pouviez-vous imaginer que le profil d’un homme noir de 50 ans pouvait emporter l’adhésion du public au pays de George Floyd ?

Je ne fais jamais appel à ma date de naissance pour me donner du plaisir ou faire rêver !!!

Quant à Georges Floyd, paix à son âme ! La vie a toujours été ainsi émaillée par la peur, les viols, les accidents, les morts, les nuisances, le feu, les guerres, les meurtres… Nous devons être forts pour avancer et ne plus rester avec la haine et la tristesse. Il faut rêver !

A quoi rêvez-vous ?

Je rêve à un monde de paix de rêve et d’égalité ! Il faut se serrer les coudes et avancer ! La vie, ce n’est pas du lait ! Avec ou sans, il faut continuer à se battre. La réussite est toujours au bout. J’espère que même avec les masques, les Antilles fêteront noël et le réveillon du jour de l’an en grand ! Merci beaucoup aux lecteurs de France-Antilles, bonnes fêtes de fin d’année !

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 05:52
Une requête en inscription de faux contre le procureur de Fort-de-France

Alfred Marie-Jeanne poursuit le parquet de Fort-de-France pour faux

Ce 5 décembre, la première chambre civile du pôle 1 du tribunal judiciaire de Paris juge la requête en inscription de faux en écriture publique déposée par Alfred Marie-Jeanne et sa fille Maguy à l’encontre du procureur de la République de Fort-de-France.

La requête en inscription de faux en écriture publique concerne la réquisition d’enquête du ministère public à la police judiciaire datée du 19 avril 2010 et relative au dossier Green Parrot. La réquisition est datée du 19 avril 2010 alors que figure sur cette pièce le tampon de la DIPJ indiquant qu’elle a été reçue le 21 mars 2010. Un second exemplaire de cette réquisition figure au dossier pénal mais avec une mention manuscrite indiquant qu’elle a été reçue cette fois le 19 mars 2010. Dans les deux cas, elle aurait été reçue un mois avant d’avoir été expédiée !

C’est cette réquisition de la police judiciaire qui a valu à Alfred Marie-Jeanne d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris en mars 2018. Lors de cette audience, le tribunal avait constaté « l’irrégularité de l’ordonnance » qui renvoyait M. Marie-Jeanne et sa fille devant les juges et renvoyé le dossier au parquet. Après avoir requalifié les faits poursuivis en prise illégale d’intérêt, le parquet de Paris a de nouveau renvoyé Alfred Marie-Jeanne et sa fille devant le tribunal judiciaire (il n’y a pas encore de date). Il est reproché à celui qui alors le président de la Région Martinique d’avoir signé la délibération du 13 novembre 2007 qui attribue 850 000 euros au gouvernement de la Dominique alors que la Commission permanente ne s’était prononcée que sur 650 000 en septembre 2007.

En soulevant ce problème de date d’expédition et de réception, la défense d’Alfred Marie-Jeanne pose la question de la date à partir de laquelle débute la prescription pour les faits qui sont reprochés aux Marie-Jeanne.

Action civile et plainte pénale

Mais une requête en inscription de faux devant une juridiction civile doit être obligatoirement accompagnée d’une plainte pour faux devant la justice pénale. C’est ainsi qu’une première plainte pour faux a été déposée devant le parquet de Fort-de-France en février 2016. Cassée sans suite. Alfred Marie-Jeanne a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction. Au bout d’un an, la juge Huguet a rendu une ordonnance de refus d’informer. Marie-Jeanne a fait appel. En juillet 2018, la chambre de l’instruction a confirmé l’ordonnance de refus d’informer. Le pourvoi en cassation de M. Marie-Jeanne a été rejeté en novembre 2019. Cette décision fait actuellement l’objet d’un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme.

Le 5 décembre prochain, puisque tous les recours ont été épuisés, le juge civil sera en mesure de rendre sa décision. Avec un enjeu de taille : soit le juge reconnaît le faux et cela ouvre la porte à un renvoi du procureur devant une cour d’assises, ce qui ne s’est jamais vu, soit le juge ne reconnaît pas le faux et c’est la fin de la partie. Sauf à ce que la France soit condamnée par la CEDH puisque dans ce dossier, la justice s’est privée d’entendre au moins une fois le plaignant Marie-Jeanne en cinq ans, alors que cela fait partie de ses obligations. Reste que le parquet de Fort-de-France a pris soin depuis le début de cette affaire d’avoir son propre avocat en la personne de Me Chabert du barreau de Paris.

FXG

Le contexte de l’affaire Green Parrot

21 novembre 2004, un séisme de magnitude 6,3 occasionne des dégâts considérables à la Dominique. Après avoir envoyé une mission d’expertise en Dominique, le Conseil régional de la Martinique alors présidé par Alfred Marie-Jeanne vote une mesure de soutien financier en faveur de ce pays voisin. A la fin de l’année 2009, alors que les élections régionales doivent avoir lieu en mars, le site Domactu publie un commentaire d'un lecteur intitulé « La coopération régionale selon Alfred ou le business de Maguy et Mark », accolé à un article totalement étranger à ce sujet. Cette publication allègue que les subventions en faveur de la Dominique étaient dictées par des motifs personnels… Alfred Marie-Jeanne dépose aussitôt plainte pour diffamation devant le doyen des juges d’instruction de Fort-de-France. Le 19 avril 2010, le parquet ouvre une enquête préliminaire contre Alfred Marie-Jeanne sur la base de lettres anonymes reprenant la teneur du commentaire publié sur Domactu. Une information judiciaire est ouverte en juin 2012. Alfred Marie-Jeanne est mis en examen pour prise illégale d’intérêt, faux et usage de faux le 8 février 2013. La mise en examen est annulée par la chambre de l’instruction le 9 juillet 2013. Alfred Marie-Jeanne est à nouveau mis en examen le 25 mars 2014. Le 6 janvier 2015, le juge d’instruction notifie à Alfred Marie-Jeanne les réquisitions du parquet datée du 6 octobre 2014 et déjà publiées dans la presse. Alfred Marie-Jeanne est déjà en campagne en mars 2015 quand il est renvoyé devant le tribunal correctionnel. Il est élu président de la CTM en décembre 2015. Février 2016, Alfred Marie-Jeanne découvre les problèmes de date sur la réquisition d’enquête signée du procureur…

 

 

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