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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 04:28
Le centre pénitentiaire de Remire-Montjoly (photo : ministère de la Justice)

Le centre pénitentiaire de Remire-Montjoly (photo : ministère de la Justice)

CoVid19 et détention arbitraire

La crise du CoVid19 et ses "circonstances insurmontables" ont servi de prétexte au juge d'instruction et à la juge des libertés et de la détention de Fort-de-France, pour maintenir en détention deux prévenus incarcérés au centre pénitentiaire de Remire-Montjoly en dehors de toute légalité.

En dernier ressort et pour éviter de risquer des poursuites pénales pour détention arbitraire, la cour d'appel de Fort-de-France a ordonné leur libération et placement sous contrôle judiciaire le 14 avril dernier.

Tout démarre en août 2019 quand une caisse métallique aimantée, emplie de 7 kilos de cocaïne, est découverte sous la coque du Toucan, un navire assurant l'approvisionnement du Centre spatial guyanais, entre les ports de Pariacabo à Kourou et du Havre dans l'Hexagone. L'office anti-stupéfiant (OFAST) est saisie. Une autre caisse aimantée, vide celle-ci, est découverte sous la coque d'un autre cargo, le Colibri. Un suspect est repéré, le patron d'une société d'importation de riz, auparavant gérant d'une boite spécialisée dans les travaux sous-marins en zone portuaire. En février dernier, un autre suspect est mis en cause. Un autre boîte aimantée se trouverait dans les locaux de sa société de contrôle technique à Kourou. L'OFAST soupçonne également ces hommes d'être à l'origine d'un trafic  de coke mis en euvre par une douzaine de mules entre les aéroports Félix-Eboué et Orly jusqu'en janvier dernier.

Le 18 mars, la police interpelle les deux suspects et cinq complices. En matière de stupéfiant, la garde à vue peut durer six jours avant que les suspects ne soient présentés au juge d'instruction. Le même jour, la France entre en confinement. Les gendarmes de Guyane font savoir qu'ils ne pourront pas conduire les suspects devant le juge Etienne Lesaux à Fort-de-France. Le 23 mars, la directrice de la maison d'arrêt de Rémire-Monjoly alerte le juge Leseaux et, pour se couvrir, sa hiérarchie : à partir du 24 à 1 heure, les deux suspects seront sont titre de détention. Or, le 23, le juge Leseaux renvoie sa décision et ce n'est que le lendemain qu'il met les suspects en examen et propose la prologation de leur détention en se fondant sur l’existence de « circonstances insurmontables ». Il saisit toutefois la Cour de cassation qui a trois mois pour se prononcer. La JLD Marie-Louise Receveur-Guichard ordonne la détention. Les avocats des mis en cause, Me Jérôme Gay pour le premier, et Me Rudy Constant pour le second déposent un référé liberté. Ils plaident la détention arbitraire, devant le juge des référés de la cour d'appel de Fort-de-France. Le parquet balaie leurs arguments et, quoi que les avocats évoquent les émeutes qu'il y a eu au centre pénitentiaire de la Guyane à cause du CoViD 19, affirme qu'il n'y a pas de coronavirus à la prison et que leurs clients ne sont pas en danger. Le juge des référés confirme le maintien en détention.

Me Alex Ursulet : "Le CoVid n'a pas encore tué le code de procédure pénale !"

La défense fait appel. Cette fois, c'est la chambre collégiale de l'instruction de Fort-de-France qui est saisie. Mes Philippe Edmond-Mariette et Alex Ursulet entrent dans la danse alors que leurs clients ont bientôt exécuté un mois de détention arbitraire. Le 14 avril, l'audience avec visio-conférence est organisée avec les détenus et leur défense. Elle va durer trois heures. Pierre-Yves Couilleau, le procureur général vient lui-même requérir. Il évacue toute notion d'arbitraire et cite une jurisprudence de 1987. La défense ne manque pas d'observer qu'à cette époque, le JLD n'existait pas... "Le juge, dit en substance le procureur général, a fait ce qu'il fallait." Il admet qu'il y a eu un "petit flottement" et prie ces messieurs du barreau de ne pas être "grognons". La défense écarte le mot "flottement" pour retenir celui d'un "dysfonctionnement". Elle soutient aussi que le juge d'instruction a voulu se protéger en saisssant la Cour de cassation, que sa saisine elle-même évoque incontestablement le caractère arbitraire de la détention. "La détention arbitraire, rappelle Me Alex Ursulet, est une faute professionnelle passible pour le juge qui l'a ordonnée de sanctions devant le conseil de la magistrature, mais c'est également un délit pénal passible du tribunal correctionnel. Un délit qui met en cause toute la chaîne de jugement, du juge d'instruction jusqu'au président de la chambre de l'instruction et ses assesseurs s'ils confirmaient sa décision, en passant par le juge des référés et le JLD !"

En attendant la Cour de cassation

Après trois heures d'audiences et une suspension de quatre heures, la chambre de l'instruction ordonne la libération des deux détenus, leur placement sous contrôle judiciaire, mais refuse d'annuler les mises en examen. "Nous avons flirté avec l'arbitraire à la cour d'appel, commente Me Rudy Constant. Finalement la raison et le droit l'ont emportés au grand désespoir du parquet !" "Peu importe le délit, renchérit Me Alex Ursulet, la présomption d'innocence doit jouer à fond et ce n'est pas parce qu'il y a une accusation qu'il faut violer le code de procédure pénale !"

La Cour de cassation a encore deux mois pour se prononcer sur la saisine du juge Leseaux, mais elle devra tenir compte de cet arrêt de la chambre de l'instruction qui consacre les faits de détention arbitraire. C'est la première fois en France, depuis le début de l'épidémie de CoViD19 et de l'état d'urgence sanitaire, que la haute juridiction est saisie sur un cas de détention arbitraire, une première pour le pays des droits de l'homme et chantre de l'état de droit.

FXG

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 21:16
Jacques Ambrosio préside Accolade, l'une des plus anciennes associations antillaise de la Région parisienne

Jacques Ambrosio préside Accolade, l'une des plus anciennes associations antillaise de la Région parisienne

Opération 1000 masques pour la Case sociale antillaise

Jacques Ambrosio, président de l'association Accolade, et Jean-Luc Cyprien, )résident de l'association Grande Vigie, ont lancé un appel à la solidarité à l'adresse de l'ensemble des associations ultramarines de l'Hexagone. "Par cette action, indiquent les deux présidents, nous souhaitons conjuguer et mutualiser nos efforts par une action unitaire et sanitaire." Leur objectif est de récolter 1000 masques "grand public", c'est-à-dire des masques artisanaux, afin de les redistribuer à La Case sociale antillaise, structure luttant contre l'exclusion présidée par le bien connu Gaston Calife. Tous les volontaires sont ainsi invités à les déposer sous forme de colis en mentionnant le nom de leur association ainsi que son adresse mail, avant le 16 mai prochain au magasin Tropic Marché sis 2 rue des Mouttiers à Saint-Ouen (93). D'autres points de collectes dans les autres départements de la Région parisienne seront ouverts par la suite.

FXG

Contact  : jacques.ambrosio971@gmail.com

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 05:04
La mission d'information CoVid de l'Assemblée nationale entend Girardin

Annick Girardin : "Il n'y a pas de saturation de nos lits de réanimation"

Dans le contexte particulier de la prévision alarmante du Conseil scientifique COViD19 dans son rapport du 8 avril dernier, qui indique que "l’épidémie dans les territoires d’outre-mer va s’aggraver dans les semaines qui viennent", Annick Girardin a répondu mardi aux questions des députés dans le cadre de la mission d’information sur l’impact, la gestion et les conséquences dans toutes ses dimensions de l’épidémie de Coronavirus-CoViD19 présidée par Richard Ferrand.

Au 14 avril, il y avait 1101 cas de CoVid19 dans les Outre-mer qui comptaient alors 21 décès.

En Guadeloupe, 182 cas, 35 personnes hospitalisées, 10 morts et 17 malades en réanimation. Le nombre de lits, de 33 au départ, a été porté à 43 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 75.

En Martinique,, 157 cas, 47 personnes hospitalisées, 6 morts et 16 malades en réanimation. Le nombre de lits, de 44 au départ, a été porté à 46 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 96.

En Guyane, 88 cas, 9 personnes hospitalisées et 1 malade en réanimation. Le nombre de lits, de 11 au départ, a été porté à 34 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 42.

A La Réunion, ce sont 391 cas, 36 personnes hospitalisées et 3 malades en réanimation. Le nombre de lits, de 33 au départ, a été porté à 43 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 75. Quand à Mayotte, il y avait 207 cas, 16 malades en rénimation et trois morts. Le nombre de lits, 16 au départ a été porté à 50. Elle a précisé aussi que 7 respirateurs étaient en voie d'acheminement. "Il n'y a pas de saturation de nos lits de réanimation", a certifié Annick Girardin, précisant que leur taux d'occupation était inférieur à 50 %.

Masques et tests

Interrogée sur la disponibilité des masques et des tests, la ministre s'est d'abord défendue en expliquant que "les tensions sont internationales  et nationales". Mais dans la mesure où le conseil scientiifique a préconisé "test, test,test !", la     ministre  a indiqué que "l'Etat souhaite les systématiser" pour les néo-arrivants "à l'entrée et à la sortie des quatorzaines d'isolement", ainsi qu'à toutes les personnes suspectes d'être positives au CoVid 19. Reste que les tests, les automates, les écouvillons et les réactifs font cruellement défaut. "Nous les envoyons au rythme de leur arrivée en métropole." Sans attendre le concours du ministère de la Santé, des tests rapides sont d'ores et déjà pratiqués dans certains territoires par des laboratoires privés.

En Martinique, 180 tests rapides sont réalisés chaque semaine par des laboratoires privés.

En Guadeloupe, 350 tests sont réalisés chaque semaine.

En Guyane, 250 tests sont réalisés chaque semaine.

A La Réunion, 1000 tests sont ainsi réalisés chaque semaine, et 525 à Mayotte.

Quant aux masques, la ministre a donné en exemple la Réunion qui a reçu depuis le début de la crise 489 000 masques dont 105 000 FFP2.

SDF et mal logés

Les députés se sont aussi inquiétés de l'aide portée aux SDF et aux personnes vivant dans le cadre d'un habitat informel. Ce sont donc, selon la ministre, 6000 personnes en outre-mer qui bénéficieraient d'ores et déjà de chèques-service pour un montant de 630 000 euros. Une deuxième vague, pour la première quinzaine de mai, serait prévue avec un doublement de l'enveloppe. L'allocation de rentrée scolaire sera aussi recyclée, permettant d'affecter 19 millions d'euros au bénéfice des familles de 289 000 enfants dans les territoires. Enfin, une autre aide devrait être versée via la Croix Rouge sous forme de bons alimentaires (1,2 millions en Guyane). Dans ce territoire, 14 rampes d'eau ont été installées.

Concernant le déconfinement annoncé progressif par le président de la République et la rentrée scolaire du 11 mai, la ministre s'est défaussée sur son collègue Jean-Michel Blanquer. Tout au plus a-t-elle précisé : "Les protections demandées seront mises en place."

Interrogée par ailleurs sur les raisons qui l'ont poussée à faire appel de l'ordonnance du tribunal administratif de Basse-Terre qui enjoignait l'ARS et le CHU de la Guadeloupe de commander en nombre suffisant des masques et le la chloroquine, Annick Girardin s'est contentée d'un laconique : "Oui, nous sommes allés devant le Conseil d'Etat qui a donné raison à l'Etat."

FXG, confiné

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 05:43
Photo : Nathalie Guyon FTV

Photo : Nathalie Guyon FTV

Sylvie Gengoul est la directrice du pôle Outre-mer de France Télévisions depuis le début de l'année. Alors que son principal chantier était l'ouverture d'une plateforme numérique au 31 mars, la crise COViD19 et le confinement ne l'ont pas permis. En revanche, une offre commune aux trois bassins et une émission spécial confinement ont été mis sur pied. entretien.

"Notre modèle de chaîne généraliste de proximité mérite d’être repensé "

Le confinement dû au Covid19 vous a-t-il amené à proposer des programmes spécifiques ?

La crise sanitaire que nous traversons, sa gravité, sa complexité autant que ses incertitudes nous invitent à repenser notre offre en affirmant davantage encore nos objectifs prioritaires de service public.

Nous avons à une double contrainte : préserver nos salariés et proposer une offre dédiée répondant à notre rôle de contributeur dans nos territoires respectifs.

Comment s'opère la complémentarité de vos médias ?

Comme dans nos épisodes cycloniques, la radio est au cœur du dispositif en se posant comme le compagnon de route au quotidien ; le lieu où se construisent les solidarités, où s’expriment les peurs autant que les espoirs, nos vulnérabilités aussi et où les paroles scientifique, médicale, institutionnelle et citoyenne trouvent toute leur place.

Le numérique permet l’accessibilité, la mobilité et la mutabilité. Il favorise une relation personnalisée et constante ainsi que le partage d’expériences et de valeurs entre nos territoires. Et puis la télé reste le lieu du lien social par excellence avec nos journaux télévisés en particulier, qui constituent des moments de rencontre uniques. Elle est le média traditionnel des moments en famille, c’est l’une des vocations de l’offre unique que nous proposons durant cette période de confinement.

Quelle est donc cette offre éditoriale unique ?

J’évoque plutôt une offre commune qui se présente sous la forme d’une play list 24/24 en direct, un flux continu déployé par bassin pour tenir compte des décalages horaires. Elle est construite par palier horaire ce qui permet à chacun des territoires de diffuser et d’insérer  ses programmes propres comme il le souhaite. Il peut s’agir de programmes d’Access, de Day Time mais surtout de rendez-vous d’information.

Y avait-il des contraintes spécifiques ?

Nous avions le devoir de proposer une offre dédiée et de privilégier une programmation adaptée à la situation de confinement familial. Des programmes scolaires, des programmes moins violents, donc moins de télénovelas, et une offre spécifique avec cette nouvelle émission « Avec vous à la maison » portée par Jean Marc Thibaudier et diffusée en Access sur toutes les 1ères et sur France Ô à 15 heures.

Ce qui est intéressant pour les Antilles et la Guyane suscitera-t-il le même intérêt à la Réunion ou à Mayotte ?

Le principe de l'offre unique est celui d’une même banque de programmes pour alimenter l’ensemble de nos chaînes. Dans cette période de confinement, c’est le mode de diffusion qui change. Autant dire d’ailleurs que notre modèle de chaîne généraliste de proximité mérite d’être repensé pour répondre à nos grands axes stratégiques : jouer notre rôle de contributeur pour nos pays, valoriser ce que nous sommes collectivement, prendre réellement en compte nos environnements géographiques et fonctionner véritablement comme un média global qui embrasse le monde et qui est porteur d’idées émergentes.

Comment se passe la production de « Avec vous à la maison » en cette période de confinement ?

« Avec vous, à la maison » est un produit réalisé en grande partie en télétravail avec nos équipes web, en collaboration avec des producteurs de la Réunion et de Guadeloupe, sous notre entière direction éditoriale. Puzzle Média assure la production exécutive pour de la prestation technique et artistique.

Où en est la plateforme numérique destinée à combler le prochain arrêt de France Ô que vous deviez ouvrir le 31 mars ? Comment y accède-t-on ?

Ce portail numérique n’est pas un produit de rattrapage de France Ô. Il s’agit bien d’un outil qui inaugure à la fois une nouvelle façon de travailler ensemble et propose une nouvelle lecture de l’Outre-mer, cet Outre-mer porteur de valeurs universelles pour lire et décoder les enjeux auxquels le monde est aujourd’hui confronté.

Une des valeurs ajoutées de ce portail "Outre-mer la 1ère" est un fil conversationnel continu, transverse et planétaire qui implique fortement tous nos territoires, qui se relaient pour raconter une histoire. Ce dispositif nécessite une forte mobilisation de nos ressources. En accord et en écoute de leurs difficultés, nous avons considéré collectivement que le moment ne permettait pas le lancement à la date prévue.

Propos recueillis par FXG

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 04:28
Déconfinement de la concurrence sur les masques de ventilation artificielle aux Antilles et en Guyane

L'Autorité de la Concurrence déconfine la concurrence sur les masques de ventilation artificielle

Une entreprise guyanaise a alerté le 30 mars dernier l’Autorité de la concurrence sur les pratiques d’importation exclusive susceptibles d’être mises en œuvre par le groupe Fisher & Paykel Healthcare dans la fourniture aux hôpitaux de systèmes et produits respiratoires destinés aux patients atteints de troubles respiratoires, notamment pour les patients atteints du Covid-19. Ce groupe avait récemment confié l’importation de ses produits médicaux en Guyane, Guadeloupe et Martinique, notamment des masques de ventilation artificielle utiles aux patients en réanimation, à la seule société Cadmed Inc, empêchant de fait toute autre alternative d’approvisionnement des distributeurs locaux, notamment via la France métropolitaine.

Cadmed située aux Etats-Unis, était donc le point d’entrée unique pour se fournir en produits Fisher & Paykel Healthcare en Guyane et aux Antilles françaises.

Interpellée par l'Autorité de concurrence, la filiale française du groupe Fisher & Paykel Healthcare a clarifié les conditions de distribution de ses produits.

Ainsi, le groupe réaffirme que, « dans le cadre actuel d'urgence sanitaire et même lorsque cet état d'urgence sanitaire sera levé, les importateurs qui souhaiteraient acheter des produits Fisher & Paykel Healthcare pour l'assistance respiratoire pour une distribution en Guyane, Guadeloupe et Martinique peuvent et pourront, selon leur choix, s'approvisionner directement auprès de Fisher & Paykel Healthcare SAS ou de tout autre distributeur agréé, sur la base de leurs conditions générales de vente respectives, dès lors que les produits sont disponibles. »

Prenant acte de cette initiative favorable à la concurrence sur les marchés guyanais et antillais, l’Autorité a décidé de clore l’enquête ouverte à l’encontre du groupe Fisher & Paykel Healthcare.

FXG

Un site de signalement

Par ailleurs, les services d’instruction invitent toute personne (entreprise ou consommateur) qui estimerait qu’une action mise en place par une ou plusieurs entreprises est susceptible d’être anticoncurrentielle à utiliser l’adresse dédiée suivante pour la signaler à l’Autorité : signalement.externe@autoritedelaconcurrence.fr

 

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:41
L'ordonnance chloroquine Basse-Terre annulée par le Conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat annulé l’ordonnance enjoignant le CHU et l'ARS à commander des tests de dépistage et de la chloroquine

L'ordonnance du 27 mars du juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe a été cassée par le conseil d'Etat samedi, trd dans la soirée. A la demande de l'UGTG, le juge de Basse-Terre avait enjoint au CHU de la Guadeloupe et à son agence régionale de santé (ARS) de passer commande des doses nécessaires au traitement des patients atteints de covid-19 par hydroxychloroquine et azithromycine, tel que proposé par l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée infection, et de tests de dépistage du covid-19 en nombre suffisant pour couvrir les besoins présents et à venir de la population de l’archipel guadeloupéen.

Le CHU et l'ARS via le ministère de la Santé ont fait chacun appel de cette ordonnance le 1er avril dernier devant le Conseil d'Etat. L'affaire a examinéé vendredi

Le CHU et l'ARS n'ont pas eu gain de cause sur tout. L'UGTG justifie bien des qualités la fondant à agir.

En revanche, le Conseil d'Etat reconnaît leurs arguments contre l'injonction qui leur est faite.

Le ministre de la Santé a fait valoir que le juge des référés n’a caractérisé "aucune atteinte grave et manifestement illégale commise par les autorités publiques mises en cause", qu'il a fait "une application erronée du principe de précaution" et donc commis une erreur de droit en enjoignant à l’agence régionale de santé de "réaliser des commandes qui ne relèvent pas de sa compétence". Enfin, "par son indétermination, l’injonction prononcée est inapplicable".

20 patients traités en Guadeloupe et 9000 cachets de Plaquenil en commande

Le CHU a fait valoir de son côté qu'aucune "carence caractérisée" ne pouvait lui être reprochée dans la commande de tests de dépistage comme celle des doses d’hydroxychloroquine et d'azythromycine.

Un vingtaine de patients du CHU se sont vu administrer de l’hydroxychloroquine. Le chef du service d’infectiologie du CHU a proposé aux médecins libéraux repérant des patients présentant un risque élevé d’évolution défavorable de les adresser à celui-ci pour qu’ils puissent faire l’objet d’une prise en charge hospitalière et, le cas échéant, se voir administrer de l’hydroxychloroquine.

Le CHU a encore fait valoir que sa pharmacie à usage intérieur dispose à ce jour "de stocks suffisants pour assurer le traitement des patients auxquels sont administrés de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine". Il indique encore avoir passé commande de 9 000 comprimés de Plaquenil et de 600 comprimés de Zithromax, permettant de traiter, en fonction de la durée du traitement, de deux à quatre cents nouveaux patients.

Par ailleurs, l'ARS a recensé, à partir du 18 mars les stocks de ces médicaments dont disposaient les grossistes-répartiteurs qu'elle a alertés pour que les médicaments commandés puissent être livrés dans des délais raisonnables.

L'UGTG soutenait, devant le juge des référés du tribunal administratif, que "des commandes devaient être passées de façon à disposer de stocks d’hydroxychloroquine et d’azithromycine permettant d’assurer le traitement de 20 000 patients atteints de covid-19".

"Il ne peut être reproché au CHU et à l'ARS, estime le Conseil d'Etat, de "carence caractérisée, constitutive d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale".

Sur les commandes de tests de dépistage du covid-19, le CHU indique qu'il recourt à l’institut Pasteur de Guadeloupe qui réalise chaque jour une centaine de tests PCR, et dispose d’un stock de réactifs pour accomplir 1 500 tests. 4000 autres sont en commande ainsi qu'un équipement de PCR rapide qui permettra d’augmenter la capacité de 180 tests par jour. 600 tests sérologiques ont été par aiilleurs commandés.

Ainsi le Conseil d'Etat juge que le CHU et l'ARS sont fondés à soutenir que c’est à tort que le juge des référés leur a enjoint de passer commande d'hydroxychloroquine, d'azithromycine et de tests de dépistage, et casse l'ordonnance du 27 mars.

FXG

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:25

Une plateforme numérique pour les étudiants d'Outre-mer restés dans l'Hexagone

outremersolidaires.gouv.fr est la nouvelle plateforme numérique que lance ce 3 avril la délégation interministérielle à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer et la visibilité des Outre-mer (DIECVI) en partenariat avec France Ô et les chaînes La 1ère. Elle s'adresse aux ultramarins de l'Hexagone et a pour but d'optimiser les réseaux d'entraide existants. En effet, l'entraide sur laquelle pouvaient compter les étudiants résidant dans les CROUS est désormais limitée car nombre de leurs camarades ont rejoint leur famille dans l'Hexagone. Par ailleurs, la baisse des revenus des parents ne leur permet plus d’effectuer leurs courses de première nécessité et les réfectoires des résidences n'assurent plus leur service. Ainsi, grâce à cette plateforme, les ultramarins qui se sentent oubliés des initiatives de solidarité nationale organisées dans l’Hexagone, et particulièrement les étudiants, pourront  manifester leurs besoins. "Nous voulons agir contre l'isolement, la détresse psychologique ressentis par les étudiants, isolés loin de leur famille et de leur territoire d'origine", indique Maël Disa, le délégué interministériel. Les publics visés seront ainsi mis en relation avec des particuliers, des associations ou des institutions soucieux de les aider et de leur rendre service pendant cette période de crise sanitaire. Les contributeurs  peuvent généreusement publier des offres de service sans attendre la publication d’une demande d'aide. "Nous souhaitons renforcer le lien social et d’entraide, en rapprochant les ultramarins des Outre-mer et ceux de l’Hexagone, indique, poursuit le délégué, et décomplexer les appels à l’aide car les Ultramarins sont de natures réservées et peuvent ressentir de la gêne à demander de l’aide. La plateforme leur permet de découvrir des publications d’offres de services et s’ils se sentent en confiance, publier  à leur tour leur besoin."

En sus du site outremersolidaires.gouv.fr, le numéro d'appel 0800 130 000 répond désormais aux Ultramarins.

Un clip sera diffusé sur les chaînes La 1ère et le délégué a mis en ligne une vidéo de présentation : https://youtu.be/8_kLMF8gsHI

FXG

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:22
La banane antillaise alimente  toujours le marché intérieur française

Nos 600 producteurs de bananes continuent d'alimenter le marché français

Les bananes de Guadeloupe et de Martinique continuent d'être proposées à la vente aussi bien dans l'Hexagone que chez nous. Les Groupements  de planteurs de Guadeloupe et de Martinique indiquent avoir pris des dispositions depuis la mise en oeuvre de l'état d'urgence sanitaire. Ainsi, pour préserver la santé et la sécurité des producteurs et de leurs salariés, des mesures sanitaires ont été mises en place et du matériel de protection a été délivré.  Pour les accompagner, des guides des mesures spécifiques et des modes opératoires associés à mettre en oeuvre au sein des exploitations de bananes ont ainsi été élaborés au sein de chaque groupement, en collaboration avec les services de la DIECCTE, de

l’ARACT et de la Médecine du Travail. Ils ont été distribués à l’ensemble des producteurs adhérents. Ainsi, la mise en marché de "La Banane Française", de la "Banane Française Equitable" et de la "Banane Française Enfant" a été maintenue.

Par ailleurs, les emballages ont été réduits afin de fluidifier la production et l’acheminement des fruits dans les points de vente.

Au marché d'intérêt national de Rungis où l'UGPBan a son siège, ainsi que dans les mûrisseries Murissol et Fruidor et sur le site de conditionnement et du contrôle qualité à Dunkerque, la présence des salariés a été réduites par le recours au télétravail (15 %) et au chômage partiel (6 %). Les salariés présents sur site disposent de matériel de protection et sont soumis à des distances de sécurité et de protection entre les postes de travail, notamment à l’entrepôt de Dunkerque.

Les expéditions de bananes ont représenté à compter du 17 mars approximativement 7700 tonnes.  "C’est en repli au regard des prévisions de production et de la tendance haussière que les producteurs attendaient pour cette même période, indique un représentant de l'UGPBan. Pour la Martinique et la Guadeloupe cela correspond à  un repli de l’ordre de 15%."

FXG

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 05:49
Pas de gratuité des loyers pour les étudiants qui ont du rester dans l'Hexagone

Les ultramarins restés dans leurs cités universitaires paieront leur loyer en avril

"À l’ensemble des étudiants d’outre-mer: ma collègue @VidalFrederique vient d’annoncer que les étudiants qui résident dans des logements universitaires ne paieront pas de loyer en avril. Tout est mis en oeuvre par le @gouvernementFr pour vous soutenir pendant cette crise sanitaire." Ce tweet d'Annick Girardin daté du 19 mars et repris par le Huffington post, devait être la bonne nouvelle pour les étudiants ultramarins logés en cité universitaire dans l'Hexagone. Pourtant, ce ne sera pas le cas pour tous et spécifiquement pour les étudiants originaires des Outre-mer qui n'ont pas quitté leur résidence pour rejoindre leur famille.

La question des étudiants ultramarins logés en résidence universitaire dans l'Hexagone a surgi avec le tweet d'un étudiant originaire d'Outre-mer affolé par une communication du CROUS de Poitiers incitant ses résidents à quitter leur chambre universitaire et rejoindre leurs familles. Dans ce tweet, cet étudiant s'alarmait de devoir quitter sa chambre et de se retrouver à la rue. Aussitôt une pétition recueillait quelque 500 signatures. Face à l'émoi suscité, Frédérique Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur, annonçait dans un communiqué que "les résidences universitaires gérées par les Centres régionaux des œuvres universitaires demeurent ouvertes pour les accueillir" et que "aucun loyer ne sera mis à (la) charge (des étudiants) pour le mois d’avril". Annick Girardin tweetait aussitôt la bonne nouvelle : "A la demande du @gouvernementfr, les résidences universitaires gérées par les Centres régionaux des œuvres universitaires (CROUS) resteront ouverts pour vous accueillir. Rentrer sur son territoire, c'est risquer de propager le virus. Soyons tous acteurs dans cette lutte !" Dans la foulée et prenant de vitesse sa collègue Frédérique Vidal, elle annonçait que les étudiants ne paieraient pas de loyer pour leur chambre en avril. C'est vrai pour ceux qui ont pu rentrer dans leurs familles, pas pour ceux qui n'ont pu le faire et qui occupent à l'heure actuelle leur logement en résidence universitaire, c'est ce qu'a précisé à France-Antilles le cabinet de la ministre de l'Enseignement supérieur : " Les étudiants qui ont dû quitter rapidement leurs logements gérés par les CROUS fin mars du fait de l’épidémie, n’ont pas eu à respecter le préavis contractuel d'un mois auquel ils sont astreints en temps habituel et aucun loyer ne sera mis à leur charge pour le mois d'avril." Quant au tweet victorieux de la ministre des Outre-mer, il a été retiré.

FXG, confiné

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 13:52
L'ARS et le CHU de Guadeloupe font appel

L'ARS et le CHU en appel devant le Conseil d'Etat

 

Le Conseil d’Etat examinera ce vendredi 3 avril l’appel du CHU de la Guadeloupe et du ministère chargé de la Santé. les deux organismes demandent l'annulation de l’ordonnance du tribunal administratif de Guadeloupe qui a enjoint au CHU et à l’ARS de passer commande de doses d’hydroxychloroquine et d’azythromycine, ainsi que de tests de dépistage en nombre suffisant pour couvrir les besoins présents et à venir de la population de Guadeloupe dans le cadre défini par le décret du 25 mars 2020.

 

FXG

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