Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 18:02

La biguine Wa-bap est orphelineAl-Lirvat-trombone-.jpg
Al Lirvat, le célèbre musicien guadeloupéen est mort, la semaine dernière à l’âge de 91 ans. L’inventeur de la biguine wa-bap est décédé dans un hôpital parisien des suites d’un accident pulmonaire. « Il a été hospitalisé une première fois, on l’a soigné, ça s’est bien passé et il est rentré chez lui. Deux jours après, il est retourné à l’hôpital et il est décédé », témoigne la comédienne Jenny Alpha qui a eu la compagne du défunt, Pierrette Pasdeloup, en ligne.

Ghislaine Gadjard (mambo-2002@wanadoo.fr), qui lui a consacré une large place dans son Guide culturel de la Guadeloupe, traduit en anglais, espagnol, et préfacé par le ministre de la Culture, essaie de trouver une aide financière pour ses obsèques.


TEMOIGNAGE

Jenny Alpha : « On était collègue »

« Vers 1945-1946, le théâtre me refusait. Je chantais à la Canne à sucre. Lirva avait un numéro de duettistes avec Martine, sa première compagne,
"Martinales et Alberto"
. Ils faisaient de la biguine. C’était remarquable. C’est là que l’ai rencontré la première fois… Il avait son orchestre, moi le mien, on se voyait souvent. » Jenny Alpha, chanteuse et leader de l’orchestre des Pirates du rythme, a aussi joué avec Al Lirvat. « A chaque fois que j’allais à la radio, c’était Lirvat qui m’accompagnait, il y avait aussi Pierre Louiss à la guitare… Un frère ! Mais c’est comme pour Joseph Zobel mort il y a un an, la presse nationale n’en parlera pas."orchestre-d-Al-Lirvat-cigale-1961--dr-.jpg

Albert Lirvat, sa vie son oeuvre
Du lycée Carnot à la Cigale

Albert Lirvat (né en 1916) découvre la musique avec son oncle et tuteur
, Savinien Léogane, luthier à Pointe-à-Pitre. Lycéen, il compose et joue du banjo alto dans l’orchestre "Los Creolitos" du Lycée Carnot. En 1935, son bac en poche, il vient à Paris y faire des études d’ingénieur radio. De retour en Guadeloupe en juillet 1939, la guerre l’oblige à repartir en métropole où il arrive en mai 1940, en pleine débâcle. Puis c’est l’occupation. Il devient musicien professionnel et apprend le trombone sur les conseils de Félix Valvert. Il joue à La Cigale dans l’orchestre du batteur Camerounais Fredy Jumbo. En 1945, il est classé premier trombone français par le Hot Club de France. En 1946, il est engagé par Sam Castendet et fait partie durant cinq ans de l’orchestre de la Canne à Sucre. C’est après avoir entendu Dizzy Gillespie à la Salle Pleyel en février 1948 qu’Al Lirvat crée la biguine Wa-bap qui verra le jour en 1950. En 1949, il compose deux biguines "Mi belle journée mim" et "Doudou pas pleurer", déposées en 1950, qui représentent une mutation du point de vue harmonique avec des accords évolués inspirés du jazz et des introductions et codas d’une grande originalité. Quelques mois plus tard, il met au point la formule de la "Biguine Wabap" reposant, outre la richesse harmonique, sur de brillantes orchestrations mettant en valeur les contrastes des sections d’instruments, anches et cuivres en particulier, dans des riffs percutants. Une polyrythmie implacable – partagée principalement entre batterie et tumba – maintient d’un bout à l’autre la marque du temps pour stimuler les danseurs. Les premières biguines Wabap, composées par Al Lirvat et Robert Mavounzy, seront enregistrées en 1952. Elles resteront en vogue durant près de quinze ans, atteignant leur forme la plus achevée vers le milieu des années 60 à l’issue d’une étroite collaboration entre Al Lirvat et le chef d’orchestre martini¬quais Barel Coppet qui enregistre le chef d’œuvre "Ti commission la". De 1955 à 1959, il revient au jazz et dirige l’orchestre de La Cigale. Durant les années 60, il collabore avec le chef d’orchestre martiniquais Barel Coppet
qu’il accompagne aux Antilles de décembre 1964 à avril 1965. À son retour, Al Lirvat forme "Le Trio des Îles" qui passe dans les cabarets de Paris. Il est à nouveau chef d’orchestre de La Cigale de 1970 jusqu’à sa fermeture en septembre 1975, puis chef d’orchestre de La Canne à Sucre en 1976 et 1977. Instrumentiste de talent, compositeur fécond et novateur, habile arrangeur et chef d’orchestre, Albert Lirvat a formé une génération de musiciens et marqué de son empreinte toute une période de l’histoire musicale des Antilles
Sources LAMECA

Partager cet article

Repost 0

commentaires

MC biard 02/07/2007 10:22

J'avais découvert le talentueux AL LIRVAT grace a l'ARICOM qui lui avait rendu hommage et réédité la fameuse biguine WA-bap sur CD!
c'était un grand monsieur,il mérite un superbe hommage...fort regrettable que ces infos restent "confidentielles"

Articles Récents