Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 06:15

Les bonnes notes de Fred Deshayes
Dimanche après midi au New Morning, le leader  emblématique du groupe Soft, Fred Deshayes, avait rendez vous avec le public  parisien pour présenter son dernier album éponyme, « Fred Deshayes », une nouvelle aventure en solo.
Fred-Deshayes-Rudy-Lewis-batterie-Thierry-Jean-Pierre-et-R.jpgLe public qui avait quitté son petit confort du dimanche pour braver le froid ne s’est pas trompé sur la qualité musicale du spectacle qu’offrait le New Morning et le producteur Eric Basset (Aztec Musiques) En première partie de soirée, Patrice Hulman en chauffeur de salle a assuré l’ambiance. Le crroner, ô combien apprécié par l’ensemble des spectateurs, a eu le grand honneur de souhaiter un bon anniversaire à Lina Bart qui fêtait ses quarante printemps avant de lui offrir son dernier album en souvenir.
Patrice-Hulman-et-Lina-Bart-photo-Alfred-Jocksan.jpgVient le temps de l’artiste guadeloupéen. Un surdoué de sa génération. La musique de Fred Deshayes contribue à la diversité musicale de son pays. Son talent est intact et acquiert une certaine maturité lorsqu’il rend un hommage poignant à son père (l’avocat Jean-Pierre Deshayes) qui a intériorisé au plus profond de lui, véritable  désastre mental, les événements de 1967 à Pointe à  Pitre : « Mon père avait vingt ans et à vingt ans, de condition modeste, il vivait déjà le racisme social et pour lui c’était tellement évident que ce n’était pas possible de vivre avec les Français, pas possible. Car pour lui, ils tiraient sur les Noirs. Pour lui c’était presque naturel en 1967 d’avoir du ressentiment. » Claudine-Dominique-Patrice-Rudy-Thierry-Ralph-et-Fred-photo.jpgIl présente cette chanson hommage comme un genre de document de témoignage. « On a tiré sur les gens, on a vu les gens mourir et on n’a jamais trouver les corps... C’était une chanson que mon père chantait tout le temps et c’est à partir de l’âge de douze ans que j’ai compris que c’était sa chanson et pas celle d’un d’autre, « La vi fofilé ». Aujourd’hui, Fred cherche plutôt l’unité et l’union dans sa musique pour mieux se faire comprendre : « En temps de crise, il faut toujours trouver des choses qui nous unissent », dit il.  Mais, lui, il a l’unité harmonique. Son premier album en solo est un coup de vent vrai où certains titres ont la touche  du maitre, Jacob Desvarieux, pour l’arrangement.
Claudine-et-Fred-phgoto-Alfred-Jocksan.jpgFred est un parolier et un  mangeur des notes ; il a un goût poussé pour l’acoustique et sa guitare fait le reste sur ses paroles qui ne tombent jamais dans la banalité du quotidien ni celle du zouk love au dessus des genoux !
Sur la scène du New Morning entouré de deux choristes martiniquaises de toute beauté, Claudine Pennont et Dominique Lorté. Il joue le charmeur. Coté musicien, il y a   Rudy Lewis à la batterie, Thierry Jean-Pierre à la guitare basse et Ralph Lavital à la guitare rythmique, et lui avec sa guitare et sa chemise grenat, cachant sa rondeur ventrale. le-batteur-Rudy-Lewis-photo-Alfred-Jocksan.jpgAvec ce groupe, il a trouvé les ingrédients pour faire apprécier ses bonnes notes et ses belles mélodies.  En duo avec Claudine, Fred  s’évade dans l’émotion et le charme. Puis avec  son unique invité venu de Sainte Anne, Dominique Coco, l’ambiance explose. Fred est celui qui refuse de dire que le jazz est de la musique d’intellectuel, car  la musique créole est née de l’improvisation. Alors en solo ou en duo, Fred Deshayes  donne dans le rythme sans mettre de gaz dans le jazz. Même s’il s’accorde à dire : « Ma musique est blanchie à la Bastille et noircie à Harlem. » Sans véritable publicité autour du concert. Fred est arrivé a un stade de sa vie de troubadour où sa notoriété lui permet de faire sans.
Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)


Quatre questions à Fred Deshayes :
Fred-Deshayes-2-photo-Alfred-Jocksan.jpg« Merci à tous ceux qui font l’erreur de croire que j’ai du talent »
Voilà un concert de présentation très intime…
Il est de la volonté de l’équipe de faire un concert un peu intime de présentation où il n’a pas beaucoup de pression. Moi, je dirai simplement, les choses ne se passent pas toujours comme on voudrait, ce qui compte c’est que pour moi en tant qu’artiste, je fais de la bonne musique dans de bonnes conditions. C’est le cas ce soir. Je ne connais rien qui soit parfait. C’est la vie.
Ce titre « La vi fofilé » rendant hommage à votre père, avez-vous mesuré son importance devant l’auditoire ?
J’ai enregistré cette chanson « la vi fofilé » comme un témoignage, comme un document qu’il y a dans ma famille pour le transmettre.  Ça me plait. C’est une chanson que j’aime et elle est à sa place dans l’album. Elle justifie l’album solo. Ce qui justifie le fait de jouer sans les autres parce que le texte est extrêmement dur, extrêmement brutal. Je crois c’est une très jolie chanson.
Pourquoi ce choix de sortir un album solo ?
Je n’ai aucune idée pourquoi maintenant. C’est un choix. On a fait trois album de Soft, on fait mon album et après celui de Joël Larochelle et celui de Philippe Sadikalay et après on reviendra faire un Soft. Le prochain album de Soft, il est loin…
Comment expliquez-vous votre entrée en scène en rendant un hommage direct à Jacob Desvarieux ?
Je remercie tous ceux qui ont l’humilité et font l’erreur de croire que j’ai du talent. Parmi eux, je peux citer le défunt PSE, mais aussi Jean-Philippe Fanfant, Frédéric Caracas qui joue sur l’album, et Jacob Desvarieux parmi tant d’autres qui ont commis cette grave erreur ! On verra plus tard, si j’avais vraiment du talent ou pas. On ne le verra pas maintenant. Je peux dire que ça communique bien. Même Alain Jean-Marie ! Comme quoi même les grands se trompent (rires)… Je les remercie de m’avoir poussé, de m’avoir encouragé autant. Moi je tiens à ça. « Mwen pa mandé yo à yin et pon moun pa mandé yo a yin ». C’est un genre de love.
Propos recueillis par Alfred Jocksan






Partager cet article

Repost 0

commentaires

birahima2 02/02/2012 20:36


OK


dans la série à écouter au moment où il fera le plus froid, pour pas geler sur pied.

thierry 02/02/2012 17:09


non moi c'est plutôt idris muhammad http://www.youtube.com/watch?v=a96OgR6hjDY&feature=related

birahima2 02/02/2012 10:32


 t'écoute pas Rachida Brakni ?

thierry 02/02/2012 07:18


http://www.youtube.com/watch?v=Uw9XERTSgz8&feature=related (en bonus)

thierry 02/02/2012 07:03


Tu dois être un peu "gauche" mais Dieu t'envoie ce morceau http://www.youtube.com/watch?v=iNpU3dOPvLI

birahima2 01/02/2012 18:32


OK


Que Dieu te préserve de virer à droite.


 

thierry 01/02/2012 14:35


Que ta sévérité ne ronge pas ta gentillesse, c'est tout le mal que je te souhaite.

birahima2 01/02/2012 14:01


les joueurs de Gwo-ka font plaisir  à voir.


dans la première vidéo, j'ai oublié de dire que j'aime aussi beaucoup la violoniste.


Elle joue d'une façon qui donne envie d'apprendre le violon.


Peut-être que je suis pas assez sévère, je dois dire que t'as vraiment  fait quelque chose pour te rendre sympathique en m'envoyant ces vidéos.

thierry 01/02/2012 13:20


Dans le titre "crime contre la guadeloupe" (avec le groupe soft) il y a un soupçon de GWO KA, musique traditionnelle de la Guadeloupe.


http://www.youtube.com/watch?v=_hUsz9_EMf0&feature=related


(Gwo K de Basse-terre)...

birahima2 01/02/2012 13:07


merci beaucoup, j'arrivais mal à m'orienter dans la recherche.


en plus le DJ est excellent.


j'apprécie.

Articles Récents