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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 06:24

La délégation interministérielle des Français d'Outre-mer se dote d'outils d'évaluation et de pilotage

Celestine--Cazenave-Elizeon-GPL-Fruteau.JPGAvec un tableau de bord réalisé par l'Observatoire des originaires d'Outre-mer (ONDOM) et un sondage réalisé par Opinion way, Sophie Elizéon, déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer se dote d'outils d'évaluation et de pilotage à l'adresse des ultramarins de l'Hexagone.

"J’ai fait le choix, a expliqué Mme Elizéon, mercredi dernier devant la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale, d’articuler les missions que m’a confiées le Premier ministre autour d’un slogan, "les ultramarins ont de l’audace", de trois axes, "prévenir, corriger, diffuser" et d’un outil de pilotage, prenant la forme d’un tableau de bord."

L'ONDOM est une association qui a été chargée par la déléguée Sophie Elizéon d'établir un tableau de bord de la population ultramarine dans l'Hexagone. Elle a donc recensé 364 800 personnes nées dans un département d’outre-mer et vivant dans l’Hexagone, chiffre auquel s’ajoutent 12 700 Mahorais. 48 % sont Antillais, 32 % Réunionnais et 20 % sont des autres DOM. La majorité des ultramarins et des descendants d'ultramarins vivent en région parisienne. 18% des ultramarins et 16% des descendants d'ultramarins vivent dans des zones urbaines sensibles contre 4% de la population majoritaire.

Concernant leur niveau de formation, 42,7% des ultramarins possédaient un niveau de formation supérieure en 2007 : 50% des Guadeloupéens, 48% des Martiniquais et des Guyanais et 34% des Réunionnais. Mais, 15% des ultrmarins ne possèdent aucun diplôme contre 9% de la population majoritaire. Les ultramarins de deuxième et troisième générations sont mieux formés. Beaucoup d’entre eux font le choix de s’installer durablement dans l’hexagone. Cependant, force est de constater qu’à niveau égal avec la population majoritaire, ces derniers sont moins nombreux à accéder aux emplois hautement qualifiés dans l’Hexagone. les ultramarins et les descendants de ultramarins occupent moins fréquemment des postes de cadres et des professions intellectuelles supérieures que la population majoritaire : 10% et 12% contre 17% pour la population.

Outre ces données démographiques et sociologiques, l'ONDOM s'est intéressé à deux sujets de préoccupation de nos compatriotes dans l'Hexagone : la discrimination et la visibilité. 58% des ultramarins interrogés déclarent que le sujet de la discrimination est insuffisamment abordé et relayé en France. Sur la visibilité, une veille médiatique durant une semaine sur les médias LE Monde, RTL, FRance 2 et BFM TV n'a permis que de retenir trois citations : Une sur le Guadeloupéen Teddy Riner, une sur la foire de Paris et un article du Monde sur la discrimination des immigrés avec un petit encadré sur les Antillais. L'ONDOM constate que "aucun de ces médias n’intègre de façon systématique dans sa ligne éditoriale et rédactionnelle, une information directement liée aux DOM, et/ou à la population ultramarine. Aucune véritable plage d’information traitant des ultramarins, aussi courte soit-elle, n’est prévue dans les médias généralistes. Il semble que l’information se restreigne soit à l’aspect culturel et folklorique des ultramarins, soit au contraire qu'elle relève du seul paramètre ethnique."

Le sondage Opinion way

Parallèlement à ce tableau de bord, la délégation interministétielle a commandé à Opinion way un sondage auprès de 1500 personnes dont un tiers d'ultramarins de l'Hexagone (25 % de Réunionnais, 24 % de Martiniquais, 20 % de Guadeloupéens, 5% de Guyanais, 2% de Mahorais, Saint-Martinois, 1% de Saint-Barth...). De cette enquête, il ressort que l'outre-mer et les ultramarins disposent d'une image très positive auprès des Hexagonaux en ce qui concerne l'atout que représentent ces territoires pour la France et l'esprit entrepreneurial de leurs populations. Si, l'état d'esprit des ultramarins semble meilleur que celui des Hexagonaux, ils ont le sentiment d'être davantage discriminés en raison de leur origine, notamment dans leurs recherches d'emploi, de relation avec l'administration ou dans leurs évolutions de carrière. Enfin, un tiers des ultramarins interrogés estimes que leur prise en compte par les élus est "insuffisante". On note par exemple que 55 % des originaires trouvent la France à la fois accueillante et raciste quand ils sont 60 % et 46% des Hexagonaux à lui donner ces caractéristiques. En revanche, on observe que les Hexagonaux sont plus nombreux que les originaires d'outre-mer à faire confiance à un ultramarins pour être élus maire (+10 %), député (+15 %) et même président de la République (+18 %). dès lors, on comprend meix que les originaires soient plus favorables à instaurer des quotas concernant la représentation de la diversité des origines : 51 % y sont favorables dans les médias (contre 37 %) ; 54 % y sont favorables pour les candidatures politiques (contre 36 %) ; 53 % y sont favorables dans la haute fonction publique (contre 36 %) ; et encore 57 % y sont favorables dans les grandes entreprises cotées en bourse (contre 36 %).

FXG, à Paris


La notoriété des personnalités ultramarines

Opinion way a demandé aux personnes sondées si elles connaissaient le Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM) et son président Patrick Karam, la ministre George Pau-Langevin, la délégation interministérielle et sa déléguée, Sophie Elizéon, ou encore l'entrepreneur martiniquais qui a accompagné François Hollande aux Etats-Unis, Joël Jacques-Gustave. 62 % des ultramarins connaissent la ministre contre 26 % chez les Hexagonaux ; 51 % connaissent le CReFOM contre 28 % ; 46 % contre 21 % la délégation interministérielle ; 35 % contre 7 % Patrick Karam ; 34 % contre 6 % Sophie Elizéon ; et enfin 31 % contre 6 % Joël Jacques-Gustave. Conclusion : les affaires des Ultramarins de l'Hexagone ne sont pas celles des Hexagonaux !


Outre-mer Network réagit au sondage Opinion way

A l'occasion de la présentation du 2e baromètre d'Opinion Way-DIMECFOM sur les ultramarins de l'Hexagone à l'Assemblée nationale, les politiques présents ont relevé cette "curiosité" : une grande majorité de compatriotes souhaitent se diriger dans la voie entrepreneuriale (64%). La ministre des Outre-mer s'est même interrogée sur ce "changement radical de paradigme qui mute à grande vitesse du fonctionnariat à l'entrepreneuriat". "Beaucoup de gens étonnés, sauf nous, a réagi Daniel Hierso, d'Outremer Network. Si l'entrepreneuriat est plébiscité par la jeunesse, c'est aussi un mouvement national et international, une vulgarisation de cette dynamique chez les plus jeunes et l'action de terrain quotidienne des réseaux."

En effet, ils sont plus de 3500 entrepreneurs et salariés mis en réseau physiquement depuis 2009 avec Outre-mer Network et ses partenaires. ils sont présents en outre-mer, dans l'Hexagone (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille) et à l'international. Plus de 280 dossiers  ont été conseillés et/ou financés depuis 2009. Ils sont encore présents médiatiquement avec une émission à caractère économique et réseau sur Tropiques FM et avec la spéciale outre-mer sur BFM Business. Ils ont un programme de formation à la stratégie concurrentielle des plus innovants avec Xavier Fontanet  (HEC et La Nouvelle PME), le plus gros dispositif civil d'accompagnement et d'information sur l'emploi avec Loic Iscayes d'Akélio accompagnement (Forum pro jeunesse).

"Ce travail du réseau Outre-mer Network et ses nombreux partenaires successifs (UISDOM, Gedfom, Diversitelles, Club Efficience,  Knowledge consulting, Veille tourisme Antilles, Africangels, ADIVE) finit par payer", indique M. Hierso. OMN aura ainsi influencé toute la nouvelle génération de réseaux d'entrepreneurs ultramarins de l'Hexagone et réussi à créer des ponts avec des réseaux d'envergure comme "Parrainer la croissance", "La Nouvelle PME", "Femmes business angels", ou "Croissance plus".

Le résultat de l'étude d'Opinon Way conforte le positionnement d'Outre-mer Network depuis 5 ans sur le terrain. "Chaque génération a le choix d'accomplir ou trahir sa mission, disait Fanon ; nous, nous sommes au charbon dans les quartiers populaires, dans les écoles, pour transmettre et accompagner, mais aussi aux côtés des plus grosses PME sur le volet de l'innovation (projet Swac, ETM)."

Alors, même si ces entreneurs ultramarins semblent encore ignorés des décideurs politiques, leur satisfaction vient plutôt de la reconnaissance de leurs pairs comme "Citizen Capital" de Laurence Méhaignerie ou des réseaux comme "Parrainer la croissance" de Denis Jacquet qui leur donnent "un sacré coup de main pour changer l'image de l'Outre-Mer au niveau national", selon Daniel Hierso.

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commentaires

lorette 24/10/2014 10:50


C'est qui Sophie Elizéon

berthe 23/10/2014 19:34


que les originaires puissent avoir un problème avec l'administration, ça peut se comprendre :


un originaire qui part aux Antilles obtient  1000 points.


Un métro qui revient des Antilles, quedal, rien, nada.


 


Résultat, de nombreux métros se trouvent coincés aux Antilles et se font chier comme des rats morts pendant que des Antillais de la métropole poireautent pour aller vivre aux Antilles


Disons que ça pourrait fonctionner mieux.

toutimoun 22/10/2014 21:58


Et à part commander des sondages qui coûtent la peau des fesses, elle fait quoi la déléguée interministérielle?


Ca fait deux ans que je reçois ses communiqués et je n'ai rien vu, rien. Aucune action, aucun travail contre la cherté des billets d'avions, contre les discriminations, pour l'égalité des
chances, pour défendre des nominations... RIEN, NADA,


Zéro pointé 

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