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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 14:23
Julie Bessard en résidence
au musée parisien Dapper
julie-Dessart.jpg
L’artiste martiniquaise qui a exposé au jardin des papillons au carbet et réalisé l’installation géante de 22 ailes dans les cuves de la distillerie Clément, est l’invitée du musée Dapper jusqu’au 30 mars 2008. Elle présente Ombres portées.
singe-profil.jpgLe musée Dapper à Paris, spécialisé  dans les arts de l’Afrique, la Caraïbe et leurs diasporas, présente une nouvelle exposition, Animal, sur le vaste bestiaire issu de la sculpture traditionnelle africaine. Parmi les animaux le plus souvent plus représentés figurent l’antilope, le serpent, le bufle, le bélier, le crocodile ; le caméléon, le calao, l’éléphant, le léopard, le lion… En avant plan de cette galerie merveilleuse, Christiane Falgeyrettes-Leveau, la commissaire et responsable du musée Dapper, a invité une artiste martiniquaise à rester en résidence pendant les six mois que dure l’exposition Animal. Julie Bessart a déjà exposé à Paris à la galerie de la Butte aux Cailles, à la biénale de Saint-Domingue ou encore à Sao-Paolo, mais cette résidence représente pour la jeune femme « une vitrine exceptionnelle ». ombres-portees-julie-bessard.jpgElle a déployé une soixantaine de pièces avec son équipe, tous venus de Fort-de-France, Christian Augnet, le concepteur mécanismes, Philippe Perro et José Cloquel, aux lumières, Samuel Amar et Patrick Guaeïa. Des mécènes discrets, la DRAC et le conseil général l’ont aidée pour le déplacement, pas son maire, observe-t-elle un rien déçue…
Cette enseignante trentenaire en arts plastiques au collège de Ducos a étudié à Paris et obtenu son DNSEP à Fort-de-France. Après dix ans d’enseignement, elle se lance au concours de l’agrégation qu’elle prépare cette année par correspondance.
« l’incommencement »serpent.jpg
Juile a trouvé son matériau de base : la paille tressée qu’elle récupère dans un atelier de confection de chapeaux. Elle la recouvre d’un vernis marine, noir ou rouge et elle la met en forme. « J’avais besoin de faire tenir la paille pour dessiner dans l’espace. J’ai trouvé l’agrafe… » Et chaque claquement de l’agrafeuse dessine des lignes et peu à peu l’animal apparaît sans se montrer, « c’est l’incommencement ». Des fils de cuivre nervurent la paille et les agrafes font la soudure, puis au-delà, deviennent écailles, carapace, strass et paillettes ! « il y a un rapport au corps, une manière d’attirer la lumière, de la piéger. C’est une forme de séduction : pour être vu, il faut prendre la lumière. » Pour l’exposition Animal, elle a adapté spécialement un grand dragon. Des volumes suspendus font une sorte de théâtre d’ombres habité par des sonorités organiques, la salle  qui accueille ses œuvres devient, selon Julie, « un carnet de croquis géant, esquisses d’autres dessins de l’animalité ».
les-ailes.jpgUne histoire d’agrafes
« J’ai invité mon fournisseur d’agrafes, mais je ne l’ai pas encore vu… Je dois leur dire que depuis quatre ans que je travaille à l’agrafe, il y a souvent des ruptures de stock en Martinique. J’utilise 50 000 agrafes par an ! »

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