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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 06:58

Andre-Paradis-et-son-livre.jpgAndré Paradis sort un 7e roman, Dès l’or Victor, chez Ibis rouge. Il le présentait le week-end dernier au salon du livre de Paris. Interview

« L’or, moins on en a, mieux on se porte ! »

Faîtes-nous le pitch de ce roman…

Dès l’or, c’est avec une apostrophe ! Comme tout le monde sait, en Guyane, on est assis sur l’or, on est même couché dessus ! C’est donc un livre dans lequel l’or, clandestin évidemment, a une part importante, mais il s’agit surtout des rapports entre certains Guyanais et l’or. Il y a deux romans dans le livre puisque le héros principal écrit lui-même un roman dont il nous donne de très larges extraits.

Est-ce un roman philosophique, initiatique ?

Initiatique, non. C’est forcément philosophique puisque dès qu’on écrit trois mots, c’est de la philosophie ! Mais c’est politique aussi parce qu’il y a quand même, je ne dis pas une morale, mais plutôt une immorale politique. C’est de l’aventure aussi, un amusement au moins pour l’écrivain que je suis et j’espère aussi pour le lecteur.

Ca touche à l’environnement, aux populations qui subissent les effets de l’orpaillage clandestin ?

L’environnement, pas tellement. Le sujet du livre, c’est surtout la mauvaise influence de l’or sur la société actuelle. L’or, moins on en a, mieux on se porte !

Cela veut-il dire qu’on a eu raison de ne pas exploiter l’or de la montagne de Kaw ?

Ah… Ca dépend parce que je pense que, de toute façon, on l’exploitera un jour ou l’autre. Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire de l’humanité où l’on soit resté assis à côté d’un tas d’or… (Rires) sans qu’ils finissent par y toucher ! Pour l’instant, la Guyane est couchée à côté de son or et je crois que les deux ne sont pas prêts de se rencontrer.

Et vous, ça a l’air de vous convenir !

Oui ! Ca me va très bien. Alors évidemment, ça débouche sur une instabilité certaine de la société guyanaise et c’est à la littérature de résoudre le problème.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


L’histoire

Salon-2-du-livre-035.jpgVictor, Guyanais d’une quarantaine d’années, chroniqueur occasionnel et auteur de romans que personne n’a lus, vit à Cayenne. A la recherche d’un public, il se lance dans l’écriture d’un roman d’amour, seul genre dans lequel il ne s’est pas encore essayé. Ce sera La Dame de Compagnie. Lydie, une jeune femme acariâtre, vient alors habiter juste à côté de chez lui. A cause d’elle et bien malgré lui, il fait la connaissance d’Adèle, dame d’une laideur accablante et qui sort de prison. Et voici Victor embringué dans une sordide affaire d’assassinats, puis dans la révolte généralisée des orpailleurs clandestins qui écument la forêt guyanaise et qui envahissent Cayenne. Leur arrivée va déboucher sur un conflit généralisé auquel Victor et ses deux dames tenteront (en vain) de ne pas se trouver mêlés. Un roman d’une possible Guyane d’aujourd’hui… et de demain. 

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