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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 07:22
Cocaïne et mules en Guyane

Quatre ministres mobilisés contre les mules et le trafic de coke

Un protocole de mise en œuvre du plan d’action interministériel de lutte contre le phénomène des « mules » en provenance de Guyane a été signé mercredi soir à Paris en présence de nos quatre parlementaire et de la vice-présidente de la CTG.

Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, et Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, avaient  annoncé lors de leur déplacement en Guyane un plan interministériel de lutte contre le trafic de cocaïne vers la métropole. Mercredi soir à la chancellerie, les deux ministres, rejointes par Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Laurent Nunez, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, ainsi que Rodolphe Gintz, directeur général des douanes, ont signé le protocole de mise en œuvre du plan d’action interministériel de lutte contre le phénomène des « mules » en provenance de Guyane. Ce protocole conjugué aux nouvelles dispositions prévues dans la loi de réforme pour la justice adopté le 23 mars, doit permettre de renforcer et mieux coordonner les efforts de ces acteurs dans la lutte contre ce fléau, tant en métropole qu’en Guyane.

30 % de la cocaïne consommée en France  a transité par la Guyane et elle est à l'origine de 80 à 90 % des gardes à vue de police judiciaire en Guyane où il y a 14 fois plus d'homicides qu'en Seine-Saint-Denis... Les saisies de cocaïne qui ont été multipliées par deux chaque année depuis 2016 montrent, hélas, de l'aveu même du directeur général des douanes, que le trafic grossit dans les mêmes proportions. Et si l'aéroport Félix-Eboué est équipé depuis 2017 d'un scanner, il n'a jamais servi et reste entreposé dans une salle des douanes faute de médecin... Annick Girardin a convenu que c'était une "fausse bonne idée" mais que tout ce qui pouvait mettre la pression aux passeurs demeurait utile. Ainsi, on a compté 181 mules arrêtées l'an passé, mais également 600 non-présentations de passager à l'embarquement signalées par les compagnies aériennes.

Dès lors le plan d’action interministériel de lutte contre le phénomène des « mules prévoit de renforcer les contrôles dès la frontière avec le Suriname jusqu'à Orly en passant par Cayenne. Avec une coopération policière et judiciaire avec le Suriname compliquée, pour ne pas dire nulle, le protocole prévoit de renforcer les effectifs de la brigade de recherche de gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni de 18 à 22 militaires dès le mois de juillet.

Les contrôles à l’aéroport de Cayenne seront intensifiés avec un ciblage des passeurs de drogue accentué et un meilleur échange de renseignements entre les brigades des douanes de Cayenne et d’Orly .

Une expérimentation pour trois mois renouvelable

Pour la prise en charge policière et médicale des mules, six chambres sécurisées seront ouvertes au CHAR à Cayenne, doublant ainsi de 4 à huit le nombre des passeurs de drogue in corpore pris en charge.

Les opérations de dissuasion renforcée aux abords de l’aéroport — présence visible et massive de forces de police le long de la route — seront reconduites.

A Orly, les douanes, grâce à des renforts d'effectifs mettront le paquet sur les vols en provenance de Cayenne et renforceront la qualité du ciblage pour affiner la détection des passeurs de drogue. D'ailleurs Orly sera, à l'instar de Cayenne depuis 2017 et de Roissy, dotée d'une antenne de l'office central de police judiciaire spécialisé dans la lutte contre les trafics de stupéfiants (OCTRIS). En bout de chaîne, une politique pénale de fermeté sera mise en œuvre par les parquets de Cayenne et de Créteil en termes de poursuites et de réquisitions à l’audience.

S'il n'est pour l'heure en vigueur qu'à titre expérimental pour une durée de trois mois, la ministre de la Justice a indiqué qu'il était renouvelable.

FXG, à Paris

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