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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 04:48

Un film qui fait déjà débat

Case-depart-16.jpgSur la toile et ses réseaux sociaux, il existe un appel au « boycott intelligible et intelligent »  du film Case départ. L’internaute Philippe Mbala explique pourquoi (https://www.facebook.com/notes/philippe-mballa/retour-%C3%A0-la-case-d%C3%A9part-par-chim%C3%A8ne-legros/10150357659103242) : « Suite à  une malédiction, les deux personnages se retrouvent à l'époque de l'esclavage. Le titre donc suppose que le "départ" de l'homme noir serait la période esclavagiste. L'homme noir n'a pas donc d'histoire. Le titre lui même donne le ton. Il agit donc dans l'inconscient collectif du Noir et du Blanc. » Dans le même temps, la Martiniquaise Joby Valente, comédienne et présidente du Mouvement pour une nouvelle humanité, s’est exprimée sur Case départ pour lancer, elle aussi, une protestation. Joby-Valente.jpg« Je critique cette initiative parce qu’on est en butte avec des gens qui réclament l’abrogation de la loi Taubira. Nous devons être vigilants. Il n’y a pas encore eu de film français sérieux sur le sujet et voilà que de jeunes humoristes s’en emparent… Ca banalise et ils sont encouragés… Peut-être ne le savent-ils pas. Ils ne sont d’ailleurs pas vraiment concernés puisqu’ils n’ont pas d’ancêtres déportés. Si ça commence comme ça, le discours va glisser. Rigoler avec l’esclavage alors que la mémoire n’est pas encore reconstituée… » Fabrice Eboué, co-réalisateur et comédien de Case départ refuse tout de go son analyse dans une interview accordée à Gens de la Caraïbe : « C’est complètement irrecevable ce que cette dame dit. Vous savez qui Joby Valente représente au fond dans le film ? C’est le personnage de Joël tout au début (ndlr : Joël est celui qui est au chômage ; être noir, selon lui, est la cause de tous ses échecs puisqu’il serait tout le temps en butte au racisme). C’est terrible à dire mais pour moi, elle entrave l’avancée du peuple noir, et je dirais même de l’humanité en général… » Quand on oppose à Joby Valente les films Racines ou Amistad, elle rétorque que ce sont des films américains et que le premier film français consacré à l’esclavage ne peut être un film comique : « La reconnaissance de l’esclavage par la loi Taubira ne va pas avec un discours de banalisation. » Et quand on évoque La vie est belle de Roberto Bénigni, film comique sur la Shoah, elle répond : « Ce film a été fait après de nombreux films sérieux et après que les faits soient établis. » Serge Romana, président du CM98, association qui œuvre au quotidien pour la mémoire de l’esclavage et des ancêtres esclaves, a vu le film et l'a trouvé excellent : "C'est très rare qu'un film sur l'esclavage puisse drainet une population mixte (à l'inverse de Sankofa)... On peut rire sans complexe et ça pose le problème que pose le CM98 : Sans affiliation, c'est le malheur ! Mais enfin et surtout, ce n'est pas un film sur l'esclavage, c'est un film sur le racisme."

FXG (agence de presse GHM)


Des planteurs martiniquais opposés au scénario

Case-depart-2.jpgCase Départ a été tourné à Cuba. Pourtant, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol auraient aimé la Martinique. « Nous avons contacté deux planteurs békés pour tourner sur leur terrain. Ils ont lu le scénario et nous ont demandé d’être plus sympas avec les esclavagistes… On leur a dit que c’était un peu tiré par les cheveux », raconte Fabrice Eboué.

 

Les acteurs-réalisateurs ont tenté de faire intervenir le conseil régional, mais rien n’y a fait. « C’est une histoire entre personnes privées. Nous ne pouvions forcer personne, que ce soit pour accueillir le tournage ou modifier le scénario », explique Yvette Galot, présidente de la commission culture et patrimoine au Conseil régional de la Martinique. Faute de pouvoir disposer d’un décor naturel, elle a proposé à la production de monter un décor, mais celle-ci a finalement opté pour Cuba, « certainement pour des raisons de coût », ajoute l’élue martiniquaise.

Au final, la Martinique a été privée de retombées économiques importantes. « Comment a-t-on pu nous empêcher de venir ? s’interroge Fabrice Eboué, pour qui cette mésaventure « montre que beaucoup de choses ne sont pas encore résolues. Il y a un problème de fonctionnement dans cette île qui traverse pourtant une crise économique… ».

DM (agence de presse GHM)


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commentaires

yey971 27/08/2011 02:51



juste une petite chose:l'humour est le poumon d'une pensée saine,sans humour on ne vaut pas mieux que des fanatiques fachisant!



thierry 07/07/2011 18:11



Ce film est une co-production TF1 et Mars déléguée à Legend Prod. C'est donc un film politiquement correct destiné à passer un jour sur TF 1.


Un Largo winch ou un james bond noir, un jour peut-être, mais compte tenu des mentalités, je pense qu'un jour un noir pourrait avoir un premeir ou second rôle, comme aux USA.


C'est quand-même un film à voir que Ilan Goldman a "réalisé" et quoi qu'on en pense c'est "fort" d'avoir osé faire ce film grand public.


On est loin de la "vénus noire"


 



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