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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 07:25

Dédé Saint-Prix et Avan van 26 ans après !a-van-van-toujou-la-photo-A--Jocksan.jpg

Le pédagogue de la musique de Martinique et son ancien groupe Avan van étaient réunis pour un concert unique à l’occasion du festival Banlieues Bleues, samedi dernier à Villepinte. Cela faisait  exactement 26 ans que ce groupe n’avait pas évolué sur une scène parisienne. Après deux prestations au pays, il est de retour.

Sainte-Rose-a-l--accordeon-photo-A--Jocksan.jpgL’ancien instituteur Dédé Saint-Prix, animé par la passion de transmettre, a dirigé en première partie, le groupe Perkalibi - plusieurs jeunes collégiens du 93 - pour une heure  de musique et de danse.  Par une méthode simple et colorée, ils ont présenté leur spectacle et participé à la fête. Intégré dans les actions musicales mises en place par l’institution, le pétulant chanteur est le maitre d’ateliers de plus de 160 élèves (des collèges Jean-Jaurès de Villepinte, Robert-Doisneau de Clichy-sous-bois, Pierre-Sémard de Bobigny) et des percussionnistes du canal 93 de Bobigny. Ils se sont regroupés sous le magnifique nom de Perkalibi.  Avec Marlène Myrtil, Naïma Boukhanef, les chorégraphes, et Vincent Lasalle, percussionniste, ils forment un ensemble où la percussion est un alibi. Leur  spectacle est un mélange de danses, de chants et de percussions.  Ils ont offert un spectacle chaleureux et émouvant aux yeux des parents qui ont pris d’assaut la salle du concert.

DD--la-Sosso-photo-A-Jocksan.jpgLe clou de la soirée fut la retrouvaille de Dédé avec son ancien groupe, Avan van, reconstitué après 26 ans d’absence pour un concert unique. Le public est venu assister à la résurrection et a partagé la nostalgie des succès d’antan. Tel que « Piblisité », « Sikine Sikine » ou « Ganstè mélé ». Dans le respect de la tradition et en parfait puriste infatigable, Dédé joue avec ses flûtes en bambou, soa conque de lambi ou  son tambour pour réveiller les esprits et créer un dialogue avec le public. Après de longues années d’hibernation, le groupe Avan van a refait le printemps… La-ritounelle-belle--photo-A--jocksan.jpgA la basse, Philippe Burdy et Max Belloni, au chacha Pierre-Michel Sainte-Rose… Edgard Lareney, Patrick Gaumont et Michael Angelo aux tambours, et au tibwa Joby Léger. La présence de la Sosso  (Sonia Marc) avec ses  pas de danses, c’est tout Avan van qui tourbillonne sur la scène, revigorant les spectateurs. Le groupe Avan van et Dédé Saint-Prix font partie du patrimoine musical de la Martinique. A tel point qu’Yvette Galot, la présidente de la commission culture et patrimoine à la Région,  et Etienne Jean-Baptiste ont fait le déplacement.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

 


Ils ont dit

 

Nelly Roland Iriberry, maire de Villepinte

« Depuis que je suis maire de la ville, avec le conseil municipal nous avons une volonté de remettre Banlieues Bleues dans notre saison culturelle. Il est important pour nous de vivre d’autres rythmes avec des artistes venus d’autre pays.  Aujourd’hui, dans cette ambiance d’atelier, un artiste pour les enfants c’est important. Eux aussi, ils ont droit au beau, à la culture et d’être habitués à se concentrer sur une démarche, sur une dynamique.  Je pense que pour Dédé, cela n’a pas été simple dans les collèges, il a fallu un peu s’accrocher. Mais, les enfants se sont prêtés au jeu. Ils sont devenus ce soir les artistes de Villepinte avec un grand maitre connu et reconnu. C’et une volonté de faire entrer la musique et la culture au collège et sensibiliser les enfants à cette démarche ». DD-St--Prix-et-les-enfants-de-la-Seine-St-Denis-en-concert-.jpg

 


Sonia Marc dit la Sosso : « Un plaisir. L’art est quelque chose qui nous dépasse qui ne dépend pas seulement de nous.  J’ai toujours continué à travailler. J’ai ma compagnie de danse. Mais être à Paris, c’est merveilleux. Paris, c’est le cœur. Nous avons passé des moments merveilleux ici. J’ai appris le métier de la scène. Même si on va au Québec ou ailleurs dans le monde, mais quant  on vient ici, c’est autre chose. J’étais heureuse sur la scène, comme  à la maison. Vraiment contente ! »La--Sosso-heureuse-de-retrouver-la-scene-parisienne-photo-A.jpg

 

 


 

Trois questions à Dédé Saint-Prix

DD-ST-PRIX--photo-A--Jocksan.jpg"des enfants qui ont l’âge de notre musique"

Cela fait plus de  26 ans que le groupe Avan van  n’a pas joué ici. Quels sont vos impressions ?

Il y a une reconnaissance par delà les mers. Il n’y a pas d’océan qui nous sépare.  Ils sont venus pour un concert et ils repartent. C’est très rare. Nous avons pu le faire grâce à Banlieues Bleues et le comité martiniquais du tourisme qui nous a aidé et le public qui nous a donné la main. Vous avez constaté le travail que j’ai fait avec les élèves ? Je trouve que c’est une bonne chose de montrer, à partir de rien du tout, un simple manche à balai et une baguette de batterie, l’émotion qu’on a pu dégager avec les 160 élèves. Il y en aura d’autres, comme à Bobigny  le 26. 

Ce soir comment étiez-vous,  en compagnie d’Avan Van ?

26 ans après, c’est le bonheur. Surtout une reconnaissance et montrer qu’on est toujours là. Moi, j’ai fait une carrière solo à coté d’Avan van. Le répertoire existe et les gens sont contents de nous retrouver. Ce sont des souvenirs. Il y a des enfants qui ont l’âge de notre musique. Le groupe a été recréé pour le festival de Fort-de-France et nous avons joué au CERMAC, le 20 juillet 2010. Il y a eu l’engouement du public. Maintenant nous sommes au service des organisateurs de spectacle.

DD-St-Prix--s-offre-au-public-photo-A--Jocksan.jpgVous êtes cité comme le pédagogue musicien. Comment tout cela se passe entre vous et l’organisation de Banlieues Bleues ?

Il y a plusieurs années que je travaille avec Banlieues Bleues. Ils  reconnaissent les talents et qui aiment beaucoup les pédagogues. Alors, comme je fais partie des pédagogues musiciens, je tombe bien dans le créneau. Ma musique se transmet. Il y a des jeunes que je lance et j’ai des ateliers un peu partout dans le monde, Belgique, Equateur, Colombie. Mes élèves d’Angoulême m’appellent toujours. J’ai vraiment mon âme là-bas. Pour faire les choses avec le plaisir, c’est important.

Propos recueillis par Alfred  JocksanAvan-van-les-musiciens-photo-A--Jocksan.jpg

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