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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:39

effet lumiere trucage 7063Césaire au Panthéon

Les invités de la cérémonie d'hommage à la Aimé Césaire donnent leur avis, sur l'homme, le poète et sur ce qu'en a dit le président de la République.


Blaise AldoBlaise Aldo, maire UMP de Sainte-Anne, Guadeloupe

« Je suis vraiment heureux de cette démarche à l’adresse d’un grand homme qui a donné une image, pas seulement à la Martinique, mais à tout l’outre-mer, et qui a contribué aussi au rayonnement de la France. »

 

Claude-Marie-Valentin.jpgClaude-Marie Valentin, ex vice-président de la HALDE, Martinique

Ca nous laisse mesurer ce qu’a été pour nous ce que nous laisse Aimé Césaire. Il y a quelque chose de symbolique dans sa volonté de rester enraciné dans sa terre, rester ensemencé mais en même temps il rayonne sur le monde. Le Panthéon, c’est rayonner sur la France, mais pour nous Césaire, c’est rayonner sur le monde. Cette cérémonie nous donne l’occasion de méditer pas simplement son œuvre, mais sa détermination. Il nous a appris que la carte du printemps est toujours à refaire dans le Cahier. Il nous a donné des instruments et une détermination. A nous de nous en servir.

 

Daniele-Marceline.jpgDanielle Marceline, président du SERMAC, Fort-de-France

« Je trouve à la fois normal et émouvant que la nation française rende hommage à un homme aussi important qu’Aimé Césaire. On ne le connaît pas totalement ; il reste encore beaucoup  à découvrir et peut-être que par cette manifestation, ce sera l’occasion d’aller un peu plus loin parce qu’on n’a pas fini d’explorer l’apport d’Aimé Césaire pour l’humanité toute entière, pas seulement pour les Antilles. »

 

Jacques-Remillier.jpgJacques Rémillier, député et maire UMP de Vienne, Isère

« C’est un grand Français, chantre de la décolonisation, un grand philosophe et un grand politique. »

 

 

 

Léon Bertrand, ancien ministre du Tourisme, Guyane

« C’est la reconnaissance envers la mémoire d’un homme qui a marqué toute la vie politique de l’Outre-mer. C4est le grand poète que l’on connaît mais surtout aussi comme un fervent défenseur de la lutte contre la colonisation. C’est ce que je retiens de lui. Il était donc normal que je sois là. »

 

François Vergès, présidente de CPMHE, Réunion

« C’est formidable qu’Aimé Césaire soit là à côté de Louis Delgrès, Toussaint Louverture, Victor Schoelcher, Félix Eboué… On avoir une bande de copains ensemble, qui se sont battu toujours pour la liberté et la dignité. Je suis très contente pour tout ce que ça représente pour tout ce qui se passe partout. »

 

Richard Samuel, préfet, Guadeloupe

« J’ai vraiment une pensée très forte à l’idée que, enfin, Aimé Césaire se voit reconnaître pour son talent, pour son extraordinaire rayonnement. Il est là où il doit être. J’en suis à la fois fier et content. »

 

Renaud Donnedieu de Vabre, ancien ministre de la Culture

« C’est un très beau symbole, juste. C’est une voix qui reste puissante dans nos esprits et dans nos cœurs… J’ai un souvenir extraordinaire d’avoir pu le rencontrer peu de temps avant sa mort en compagnie de Jacques Martial. Et Jacques a déclamé une partie du Cahier devant lui. C’est inoubliable. »

 

Yves Jégo, ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer (2007-2009)

« Je suis ému parce que j’ai le souvenir du 17 avril, il y a trois ans. J’étais, à la tombée de la nuit, dans cette maison du poète à Fort-de-France, et je m’inclinais devant sa dépouille au nom du gouvernement français. Ce sont des moments qui m’ont bouleversés, comme la ferveur des Martiniquais, le deuil et aujourd’hui, c’était une forme de devoir de participer à cet hommage national. »

 

Patrice-Tirolien.jpgPatrice Tirolien, eurodéputé PS, Guadeloupe

« Il mérite cet hommage et sa volonté a été respectée puisqu’il est dans sa terre natale en Martinique et en même temps, la nation lui rend cet hommage. Il a beaucoup fait pour la langue française et a beaucoup fait aussi pour l’ensemble de l’humanité. »

 

Olivier-Stirn.jpgOlivier Stirn, ancien ministre de l’Outre-mer (1974-1978 et un mois en 1988)

« Nous n’étions pas du bord politique, mais nous sommes devenus amis. Je suis allé au festival des arts nègres avec lui en 1966 à Dakar et on avait joué  la Tragédie du roi Christophe. En 1963, j’avais rencontré Martin Luther King et nous parlions de Césaire et de Senghor avec le pasteur… On devait même écrire un livre ensemble sur les deux grandes atteintes aux droits de l’Homme dans l’histoire de l’humanité, l’esclavage et la Shoah. Moi je devais faire la partie Shoah et lui la partie esclavage. Malheureusement il est mort et nous n’avons pu mener à son terme ce projet. »

 

Migaud.jpgDidier Migaud, président de la Cour des comptes

« Aimé Césaire était un grand homme et on doit le redire en permanence. Donc, c’est normal que la République lui rende cet hommage. Je l’ai rencontré mais trop rapidement… On a toujours envie de rester longtemps avec un tel homme. Alors que son souvenir dans l’esprit de tous les Français, c’est quelque chose d’immensément mérité. »

 

Marcel Osenat, Martinique

C’est un grand moment parce que c’est une reconnaissance de la nation vis-à-vis d’un homme de grande valeur, c’est une mise en avant des populations d’outre-mer. Et on doit être fier de montrer comment l’Outre-mer par sa diversité peut apporter beaucoup à l’ensemble français. »

 

Dassonville.jpgYves Dassonville, préfet

« Je me sens extrêmement favorisé par le destin d’avoir pu connaître et accompagner de temps en temps Aimé Césaire.

 

 

 

Royal.jpgSégolène Royale, présidente PS de la Région Poitou-Charente, ancienne ministre

« Je me devais d’être là parce que aimé Césaire m’avait fait la générosité d’être président de mon comité de soutien pour l’élection présidentielle… Je l’ai connu quand je travaillais à la préfecture en Martinique, lors de mon stage ENA. Il était maire de Fort-de-France et le pouvoir RPR l’avait totalement isolé dans sa mairie ; l’Etat ne lui portait aucun moyen alors que la résorption de l’habitat insalubre était vraiment ce qui le préoccupait. Dans son Discours sur le colonialisme, les choses ont été dites, noir sur blanc. Le colonialisme est ensauvagement du monde. Cette parole forte elle doit quand même rester à un moment où il y a encore des velléités de réhabiliter l’esprit colonial… Le multiculturalisme qu’on célèbre aujourd’hui, c’est lui qui l’a porté. (…)  Personne ne peut récupérer Aimé Césaire. Je viens là parce que c’est un moment d’hommage national, mais personne ne peut et ne doit récupérer Aimé Césaire. Je ne veux pas faire de polémique aujourd’hui, mais les gentillesses, ça va bien. Le président se rappelle le discours de Dakar, il se rapelle de la loi des bienfaits de la colonisation qui avait blessé Aimé Césaire et contre laquelle il s’était farouchement battu. Mais je préfère quelqu’un qui fasse un mouvement dans le bon sens. J’espère que si Nicolas Sarkozy est là, c’est parce qu’il reconnaît ses erreurs, pas seulement pour récupérer une grande figure historique. D’autant que quand il y a eu ses obsèques nationales à fort-de-France, j’avais été violemment critiquée par l’UMP parce que je demandais le Panthéon. On dit qu’il ne faut pas avoir raison trop tôt mais c’est évident que cet hommage, on lui doit d’autant par les temps qui courent avec ce débat pour dresser les uns contre les autres. C’est une bonne chose que chacun se sente obligé de rendre cet hommage.Et si on a dit : faut pas  y aller parce qu’il y a une récupération politique, moi je pense au contraire qu’il faut être présent parce que ça dépasse les combats politiques. »

 

Louids-Le-Pensec.jpgLouis Le Pensec, ancien ministre de l’Outre-mer

« Fort légitimement, je ressens une profonde émotion qui tient au fait que je me considérais comme un ami, qu’il me le rendait bien et que chacune de mes venues au cours de mes 5 ans à l’Outre-mer, je lui rendais visite dans son bureau et nous évoquions d’abord la réalité très locale, l’immédiateté, les problèmes d’assainissement, de restauration de l’habitat. Il laissait tomber les bras le long de son fauteuil en se disant qu’on n’y verrait pas le bout. Tout ça, c’était des procédures administratives très compliquées… Et puis, partant du réel, nous arrivions très vite au monde des idées et aux échanges sur la marche du monde, sur des problèmes d’identité car il y avait entre le Breton que j’étais et lui, l’Antillais, le poète, une certaine complicité de ceux que l’on appelle les peuples minoritaires. Nous parlions beaucoup de ce qui fondait notre identité. C’est tout ça qui fait qu’aujourd’hui, on a une rencontre, non seulement ces souvenirs, mais avec lui tout simplement et la nation lui rend un tout légitime hommage. »

 

Roland-Dumas-a-la-canne.jpgRoland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères

« Nous avons été très proches, très amis. J’ai été son avocat notamment quand on s’en est pris à son œuvre qui devait jouer à Paris, la Tragédie du roi Christophe. J’avais obtenu pour lui qu’on maintienne le titre au répertoire et la pièce a été prolongée pendant des mois. J’ai dans ma bibliothèque une très belle édition de ses œuvres complètes avec une merveilleuse dédicace de Césaire, « à celui qui a sauvé le roi Christophe » ! Je suis revenu souvent aux Antilles et j’ai plaidé, même, pour des nationalistes. Je suis allé jusque-là pour essayer de faire progresser des idées. Je suis heureux de voir que les choses ont progressé, que tout va bien, que tout est dans le bon sens et que c’est une consécration. Je ne suis pas sûr, du reste, que lui-même aurait accepté. On ne peut pas parler de la situation des morts tant qu’ils sont vivants et on ne peut les entendre que tant qu’ils sont vivants. Seulement le temps efface un peu tout ; Césaire est là dans la gloire, je n’ose pas dire nationale, parce que c’est quelqu’un qui était tellement pris par ses origines, par son style, par son écriture qu’on peut penser qu’il était plus séparatiste qu’il ne l’était réellement. Ce sont des discussions que nous avions, mais c’était un homme très réservé. Avec lui, j’avais quand même des instants de grande confession, de grande amitié. J’en garde un merveilleux souvenir et ce souvenir se réveille à la cérémonie d’aujourd’hui. »

 

 

Lucette Michaux-Chevry, sénatrice et maire UMP de Basse-Terre, Guadeloupe

« C’est un hommage vibrant pour un mythe de la littérature qui a toujours exprimé son combat pour la reconnaissance de l’homme noir au sein de la République. Je trouve normal qu’à l’instar de Félix Eboué ou de Gaston Monnerville, on lui rende un hommage comme à tous les Français. C’est un modèle… pour la poésie pas pour la politique ! »

 

Claude Lise, sénateur app. PS, Martinique

« Je ne suis pas sûr que Césaire aurait aimé ce type de manifestation. Il avait en horreur tout ce qui était manifestation publique, décorations, etc… Mais je pense qu’il mérite cet hommage. Ca dépasse sa personne. Il n’appartient plus à la Martinique d’ailleurs et encore moins à toute formation politique qui pourrait se revendiquer de lui. C’est un homme de l’universel, mais qui pour moi est celui qui a le mieux marié le dialogue entre le particulier et l’universel. »

 

Georges Lemoine, ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer (1982-1986)

« Je me souviens que Mitterrand l’avait sollicité pour être ministre de l’Outre-mer et qu’Aimé Césaire avait refusé parce qu’il estimait que c’était pas sa place. Sa place, elle était avec les Martiniquais en Martinique. »

 

Jean-Etienne Antoinette, maire de Kourou et sénateur app. PS, Guyane

« Son travail a permis la reconnaissance e l’histoire de l’Afrique, de la négritude et puis il a été fervent défenseur des grands principes d’égalité, d’identité républicaine qui s’exprimaient dans la tension et la réconciliation par rapport à la République. C’est à tout ça qu’on rend hommage. »

 

Georges Patient, maire de Mana et sénateur app. PS, Guyane

« C’est un moment important pour tout le monde des ex-colonisés français. Je suis Guyanais mais je me faisais un devoir d’être présent. Et je pense à quelqu’un de très proche de Césaire, qui a milité avec lui également, Damas. Et j’aimerais aussi qu’un jour il soit peut-être pas autant, mais aussi bien reconnu qu’Aimé Césaire. »

 

Daniel Marsin, sénateur app.centre, Guadeloupe

« C’est un grand Antillais qui a su par la puissance de la pensée et de ses mots révéler tout le sens de notre existence, de notre condition et de notre vocation pour s’élever au plus haut niveau de l’humanité. C’est une fierté parce que la République plurielle reconnaît tous ses enfants quelle que soient leur origine. C’est un moment de grande signification. »

 

Jacques Gillot, président du conseil général et sénateur app. PS, Guadeloupe

« C’est la reconnaissance de la nation vis-à-vis d’un Ultramarin, de quelqu’un de chez nous, même si je ne suis pas Martiniquais ; c’est la reconnaissance de l’homme. »

 

Serge Larcher, sénateur app. PS, Martinique

« C’est un petit peu le père de notre pays qui est reconnu par la nation, la République qui le reçoit dans son palais le plus illustre. Avec tous ces grands hommes, il est en bonne compagnie. Il a montré que le combat pour la liberté était le combat de tous les hommes et quelque soit l’homme qui se battait pour sa liberté, il était de ce combat, à côté pour défendre ce que nous avons d’essentiel, le droit d’exister dignement. » 


Réactions au discours présidentiel

Jean-Michel Martial, comédien, Guadeloupe

« On aspirait à entendre ça parce que ce sont des mots de conscience et d’ouverture et de responsabilité devant la tâche qui incombe à l’homme dans la reconnaissance de nos capacités à générer et à penser le futur en actant ce qui existe, en ne reniant rien, mais en avançant dans la conscience.Je crois que c’est ça et on n’oublie pas ça. »

 

Chantal Berthelot, députée DVG, Guyane

« La cérémonie était à la hauteur de l’homme que la nation honorait. Aimé Césaire a plus que toute sa place ici. Au delà de l’homme politique, je trouve que c’est important. Le discours du président est à relire mais il m’a semblé qu’il y avait beaucoup de messages, des interprétations qui n’engagent que lui d’ailleurs. »

 

Alfred Almont, député UMP, Martinique

« Une cérémonie de grande dimension et de grande profondeur qui suscite naturellement l’émotion dans le souvenir de Césaire qui nous appris à être qui nous sommes aujourd’hui. Il nous a montré la route et nous a enseigné sur le même niveau l’altérité, le rapport à l’autre. Césaire n’est pas l’homme du renfermement et c’est ce qui s’exprime aujourd’hui. »

 

Georges Lemoine, ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer (1982-1986)

« Je regrette seulement que le président ait oublié de mentionner Frantz Fanon qui était une référence pour Aimé Césaire… »

 

Christiane Taubira, député DVG

« Ce discours prenant des extraits de la pensée de Césaire a été de grande hauteur. Par contre certaines interprétations sont des prises de position politique qui ont manqué au moins une fois de clairvoyance lorsque le président de la République dit que Césaire refusait les réparations parce qu’il estimait le crimes irréparable, comme Césaire nous pensons tous que le crime est irréparable et nous l’avons déjà écrit depuis plusieurs années. Cependant Césaire a été un homme du combat, sans concession, contre les injustices, contre l’écrasement de l’homme et pour la dignité de l’homme. Ce combat qu’il a mené dans la loi de départementalisation en disant : nous exigeons l’égalité des droits, nous exigeons de sortir de la société coloniale, c’est-à-dire de la domination d’une caste oligarchique économique et financière sur la masse du peuple. Cette exigence-là, elle se traduit aussi par la revendication de réparer non pas le crime irréparable mais les conséquences de ce crime. »

 

Maire-de-Fort-de-France.jpgRaymond Saint-Louis Augustin, maire PPM de Fort-de-France

« Je suis charmé de tout le monde qui se trouve là et puis évidemment par la mise en scène magistrale. Je suis ravi que la République puisse faire de telles choses parce que c’est une cérémonie républicaine avant toute chose. La manière dont on a ici évoqué Césaire est grandiose et ce qu’a dit le président, qui était Césaire, je crois que rien n’a été éludé. Ni le poète, ni l’écrivain, ni le visionnaire… Le président nous a fait savoir si nous en avions encore besoin que Césaire est vraiment un visionnaire parce que les choses qui ont été dites, nous sommes en train de les vivre et nos enfants iront vers Césaire pour mieux comprendre son héritage et en tirer le meilleur profit possible, pas seulement pour nous, mais pour le monde entier. »

 

Joby Valente, artiste et militante MNH, Martinique

« La cérémonie, extraordinaire, tout était parfait, mais le président de la République a un peu déformé l’esprit d’Aimé Césaire. Il a interprété à sa manière et ça m’a un peu dérangé. Un Aimé Césaire qui se révolte contre tout ce qui est injustice, crime, je le vois très mal pas d’accord avec les réparations. Un crime, ça se répare quel que soit le crime. On n,e peut pas dire quand un crime est trop important qu’on ne peut le réparer. Il y a des petits crimes que l’on répare et de grands que l’on ne répare pas. Ce n’est pas du tout l’esprit d’Aimé Césaire. On en a parlé en long et en large ! Il y a eu plein de petites choses comme ça qu’il a arrangées à sa façon. Il n’a pas trahi la vie de l’homme, mais il a un peu trahi les pensées de l’homme. »

 

MLP 2Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer

« C’est une très belle cérémonie, à l’image de Césaire. Beaucoup de sobriété, très beau discours du président, écouter de nouveau les poèmes, l’œuvre de Césaire comme ça dans cette crypte… On est tous très fiers. Fiers de ce qu’il a apporté. Je crois que les Français se reconnaissent en lui. Le président a dit qu’avec Césaire, il a peut-être la présentation la plus dure de l’universalité. Je n’oublierai jamais ça. Le président a parlé avec son cœur ; il était imprégné de l’œuvre de Césaire. Il a montré que Césaire n’était pas simplement Martiniquais, mais qu’il était un homme du monde. Et le président a trouvé les mots pour transmettre son héritage, sa forte conviction humaniste et universaliste. »

 

Bernard Hayot, pdg GBH, Martinique

« Je viens de vivre une cérémonie exceptionnelle. La sobriété, c’est beau. Cette cérémonie avait de la densité. C’était un bon moment d’émotion. Je suis heureux d’avoir été là. Le discours du président était remarquable, d’une densité d’émotion. Je pense qu’ont été privilégiés ceux qui étaient là. Un grand moment. »

 

Louis-Joseph Manscour, maire de Trinité et député PS, Martinique

« Une cérémonie sobre comme l’aurait aimée Césaire de son vivant. Tout le monde a vu nécessité de lui rendre cet hommage. Césaire, le nègre fondamental, l’universel qui par sa poésie a servi d’exemple au monde noir. Merci pour Aimé Césaire. »

 

Pierre-Albicy.jpgPierre Albicy, ancien secrétaire d’Aimé Césaire

« Le film m’a rappelé pas mal de choses, les coins qu’il fréquentait. On y allait souvent et il avait ce contact, entre lui et la nature, intime. J’ai été un peu surpris d’entendre le président de la République dire tout ce qu’il a sorti, des choses vraies. »

 

Greg Germain, comédien, Guadeloupe

« Le président a fait un discours assez remarquable ; j’ai apprécié aussi la façon dont il a négocié quelques virages difficiles et c’est un discours qui devrait être largement diffusé et entendu. Peut-être que ça réconcilierait, si ce discours est vrai, certaines personnes avec ce qui se passe aujourd’hui dans notre République. Est-ce l’influence d’Aimé Césaire qui fait que tout le monde devient meilleur, j’aimerai en accepter l’augure. »

 

GPL.jpgGeorge Pau-Langevin, députée PS de Paris, Guadeloupe

Le discours en lui-même était tout à fait intéressant, mais j’ai remarqué quand même que Nicolas Sarkozy insistait beaucoup sur le fait qu’il fallait être autonome, gagner sa vie pour sa dignité… Ce discours, je vais l’encadrer et quand je vais entendre parler Guéant ou un certain nombre de gens qui tiennent des propos inadmissibles, je vais leur rappeler que puisqu’ils ont admiré Aimé Césaire, ils doivent tenir compte de ce que Césaire a dit. Un certain nombre de propos ne seraient pas admis par Césaire. J’espère que Nicolas Sarkozy retiendra la leçon et qu’il ne dira pas des choses qui nous feront monter au créneau.

 

Claude Ribbe, écrivain, Guadeloupe

« Dans le discours, pas une seule fois il n’est fait allusion à la couleur de Césaire et je trouve que c’est une grande avancée ; peu de gens l’auront remarqué. Moi, j’ai remarqué, j’ai entendu et ça va dans le sens de mes idées. L’universalisme de Césaire a été retenu. Il a une très bonne vision de la négritude. Je suis content qu’il ait lu mon livre. »

 

loial_7184.jpgChantal Loial, chorégraphe, Guadeloupe

« Je trouve qu’on manquait d’expression un peu martiniquaise. Bien sûr, il y avait Dédé Saint-Prix mais moi, en tant qu’artiste, j’aurai aimé participer à une telle cérémonie dans la mesure en plus où je suis en train de jouer une pièce sur la Vénus hottentote sur qui Aimé Césaire a écrit quelques lignes. Je suis aussi dans cette problématique du multiculturel, de l’universalité, de cette identité aussi singulière que peut avoir chacun d’entre nous. »

 

Jeanine Maurice-Bellay, conseillère régionale EELV d’Ile de France, Martinique

« Le président n’avait pas le choix. Il fallait le faire et il l’a fait. On a attendu quand même trop longtemps. On le prend maintenant. Toutes les valeurs, tout l’humanisme qu’il a fait ressortir, ça me va parfaitement. »

 

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commentaires

Blaise 10/04/2011 23:19



A croire que tous ces hommes et femmes  "élus des dom" oublient l'histoire... Mais que fait-on de ce que nous a légué FELIX EBOUE, qui est bien le PREMIER HOMME NOIR et de la GUYANE, qui est
au PANTHEON...... Sans oublier, Toussaint, Dégrès et à mon humble avis Gaston MONNERVILLE aurait du y être aussi.



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