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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 06:42

ITW Gildas Morvan, tenant du titre

« Ca va se jouer au dernier moment »

Gildas-Morvan.jpgComment trouvez-vous le parcours de cette transat ?

Bénodet n’est pas loin de Port-la-Forêt où l’on s’entraîne tout l’hiver et la semaine dernière on est allé virer sur une bouée quasiment dans le port de Bénodet.Et puis c’est le parcours classique face à l’Atlantique et à l’arrivée, on change d’île. Après Cuba, Marie-Galante, la Martinique. C’est une épreuve qui arrive pour la première fois là-bas. Moi, je connais pour m’y être entraîné. L’île est super jolie et j’adore la Martinique.

Vingt jours, c’est long ?

Pas très long… La première semaine, on est vraiment à fond ; il y a vraiment de l’activité. Il y a un passage de froid à faire, le vent tourne, il y a des bascules et les conditions sont dures. Après on touche les alizés, c’est du portant. Il faut barrer, il faut régler, faire la navigation, préparer à manger, se reposer, essayer de dormir… Souvent, on voit pas les journées passer. Moi en tout cas, je ne me suis jamais ennuyé et je trouve que ces vingt jours, ils passent vraiment super vite.

Une course sans marque de passage, ça vous plaît ?

Les marques de passage peuvent poser problème et obliger la flotte à aller vers un endroit précis. Si le vent est contraire, ça peut-être compliqué, difficile. En solitaire, laisser l’ouverture, c’est bien. S’il y a une tempête dans le nord, on peut s’enfuir dans le sud ou au contraire, s’il y a une dépression très sud, on peut passer dans le nord… C’est bien de laisser un peu d’ouverture de champ.

De qui vous méfiez-vous dans cette édition ?

Je ne vais pas cibler une personne parce qu’ils sont tous bien affûtés, bien entraînés. Jeanne Grégoire est toujours super bien placée sur les transats. Elle a encore fait 2e sur l’AG2R l’année dernière. Elle est toujours super forte en océanique… Fabien Delahaye, il gagne l’AG2R avec Armel Le Cléac’h l’an passé, donc il connaît bien le bateau et la route. Eric Drouglazet qui a déjà gagné le trophée BPE ; Erwan Tabarly qui fait aussi 2e et encore Thomas Rouxel qui fait 2e la dernière fois… Il y en a plein qui savent naviguer et qui connaissent l’Atlantique. De la méfiance, il y en a de partout ! Il faudra faire attention, car c’est pas à la moitié de la course que ça va se jouer, c’est souvent au dernier moment, quasiment le jour de l’arrivée.

C’est un run au finish à la fin ?

En général il y a un leader, on se bagarre pendant la première semaine, un deuxième la deuxième semaine et c’est pas forcément ces leaders qui vont l’emporter. Ca se joue à pas grand-chose sur la fin.

Tenant du titre, c’est un statut à défendre, ça vous tient à cœur ?

Oui parce que je suis content d’avoir gagné. C’est quand même symbolique une victoire en solitaire sur l’Atlantique, c’est quelque chose de magique, un des plus beaux trucs, juste après le Vendée Globe !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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