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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:00

Marie-Luce Penchard, son livre, son nègre et l’argent du ministère

outre-mer-terre-d-avenir-couv.jpgOutre-mer, terres d'avenir, paru en mai 2012, est le livre qui aurait dû permettre à l’ancienne ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, d’être élue députée de la Guadeloupe en juin dernier. Au lieu de quoi, avec 14 % des suffrages, elle offrait à son rival Victorin Lurel un boulevard pour la rue Oudinot dès le 1er tour. Il est vrai que rien ne s’est passé comme prévu pour ce livre, à commencer par son titre. Il avait été question de lui donner un intitulé accrocheur, Faut-il larguer les Outre-mer ? Mme Penchard et son éditeur en ont préféré un plus plat…

Pour ce livre d’entretiens conduits par le journaliste de l’AFP, Eric Bassi, en charge de l’Outre-mer de 2007 à 2011, le journaliste devait toucher un forfait, selon ce qui lui avait été promis par le cabinet de Mme Penchard puis confirmé par l'ancienne ministre. A l'automne, n'ayant toujours rien touché, il a appelé l'éditeur dont un collaborateur lui a affirmé qu'aucune rémunération n'était prévue pour lui et que le livre avait fait l'objet d'une simple commande du ministère.

En décembre, Eric Bassi a relancé l'ancienne ministre qui lui a dit qu'elle avait du mal à joindre l'éditeur depuis la Guadeloupe. Finalement, après de nombreux échanges par SMS et téléphone entre la Guadeloupe et Paris, et une entrevue du journaliste à Paris avec certains de ses anciens collaborateurs, Mme Penchard a fini par lui dire qu'elle règlerait l'affaire elle-même en montant à Paris début mars.

Juste après, l'éditeur a appelé le journaliste en évoquant la moitié des sommes promises. Le lendemain, le même éditeur rappelait le journaliste en s'alignant sur le forfait prévu mais en évoquant un simple contrat de "rewriter".

Après avoir découvert le projet de contrat, le journaliste a dû rappeler à l'éditeur qu'il était au moins co-auteur du livre. « Je pense que vous vous êtes trompé lorsque vous avez rédigé ce projet de contrat ce matin (6 mars 2013 à Paris). Je suis co-auteur du livre d'entretiens avec Mme Penchard et non pas "rewriter". », a-t-il écrit à l'éditeur.

Le paiement s’est fait selon un circuit insolite : l’ancienne ministre aurait fini par faire un chèque du montant prévu à l’éditeur qui a reversé la somme, par chèque, à celui enfin reconnu pour coauteur. Grand bien leur en a pris car un ancien ministre de l'outre-mer, également avocat, avait proposé à Eric Bassi de le défendre gracieusement.

Mais le plus intéressant reste l’histoire commerciale de cet ouvrage tiré à 1500 exemplaires. Il y a trois semaines, Le Canard enchaîné révélait que le ministère chargé de l’Outre-mer avait commandé et payé 500 tirages exemplaires. La réalité serait sous-évaluée puisque selon une information donnée par l’éditeur, le ministère, dirigé alors par Mme Penchard, aurait passé deux commandes de 500 exemplaires, donc un total de 1000 exemplaires, à 10 € pièce, soit une dépense publique de 10 000 €. Le ministère des Outre-mer a confirmé, vendredi 15 mars, avoir retrouvé un bon de commande et un bon de livraison pour les premiers 500, mais aucun de ces livres. Le ministère recherche actuellement un éventuel autre bon de commande… Sur les 500 exemplaires restants, un peu moins de 400 exemplaires ont été vendus en librairie et un peu plus de 90 ont été retournés à l’éditeur. A noter que l’exemplaire qui se trouve dans le fonds de la délégation générale à l’Outre-mer a été acheté par cette même délégation. Au flop électoral de la ministre Penchard s’est donc ajouté un flop éditorial de l’écrivaine Penchard…

Reste à savoir si l’actuel ministre de l’Outre-mer entend donner une suite judiciaire à ce qui peut s’apparenter à un détournement de fonds publics.

FXG, à Paris

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commentaires

jessie james 21/03/2013 17:32


DEHORS PANCHARD


PE LA


Elle existe encore celle-là? Elle devrait aller dans un trou de crabe s'enterrer de honte tellement elle est hai par tout le monde et tellement elle a humilié les antillais. 


l'histoire retiendra que le premier antillais ministre de l'outre-mer a été aussi le plus mauvais ministre que la république ait connu


 

jo le taxi 21/03/2013 11:20


Cette femme a un toupet monstre. Personne ne l'aime et elle n'aime personne.


Dehors penchard et surtout ne te retourne pas. Personne ne veut de toi en outre-mer.

ti mamaille 21/03/2013 11:18


Qui a peur de penchard? Personne. Mais vraiment personne! Et se défendre en utilisant la thèse du complet est un argument éculé qui ne convainc personne.


Il est temps que Penchard rende des comptes:


- des comptes judiciaires. Elle doit aller devant ses juges et s'expliquer,


- des comptes politique aux français d'outre-mer pour ses trahisons et son incompétence qui ont signifié le recul des départements et territoires


- des comptes électoraux aux guadeloupéens qui n'en veulent pas tant elle est nulle  


- des comptes à sarkozy car elle l'a tué en outre-mer


Audiard avait un mot pour la définir: les idiots osent tout et c'est d'ailleurs à cela qu'on les reconnait. Une belle définition pour cette personne qui est loin de ressembler à sa mère 

Marie-Luce 19/03/2013 20:15


Je tiens à
apporter les précisions suivantes pour éviter la poursuite d’allégations mensongères et diffamantes à mon égard.


 Avec ce livre « outre mer, terres d’avenir » j’ai voulu partagé ma vision issue de 3 années d’expériences ministérielles, des enjeux et
des atouts de l’outre mer.


 Le ministère a acquis uniquement 500 exemplaires afin de sensibiliser ses principaux partenaires (Parlementaires, autres ministres, collectivités,
organismes professionnels …)  sur les
problématiques et les politiques qu’il partage avec lui, ce d’autant que le livre n’est pas un plaidoyer sur ma personne.  Le ministère a rempli une mission qui lui est naturellement dévolue pour
un montant extrêmement modeste au regard du budget de fonctionnement de mon cabinet à l’époque. Pour les ouvrages achetés en nombre limité par le ministère, aucune publicité n’a été faite par mon
cabinet qui a procédé à une diffusion institutionnelle.


 


Par ailleurs j’ai
veillé à organiser, pour les exemplaires mis en librairie, des séances de dédicace de mon livre et une campagne de communication bien après  la période des élections présidentielles et
législatives. Les guadeloupéens se souviennent de ma rencontre avec eux  à la librairie JASOR le 06 octobre 2012 à Pointe à Pitre et le 13 octobre à Basse-Terre ainsi que les deux émissions
humoristiques des 5 et 11 octobre au cours desquelles j’ai présenté mon ouvrage.


 Je ne suis pas dupe, comme en 2010, on m’a reproché de percevoir indûment des indemnités que j’ai reversées à une association caritative. On
recommence les mêmes méthodes à l’approche des élections municipales ?  La question qui se pose : Marie-luce PENCHARD gène t –elle parce qu’elle s’inscrit dans le paysage politique guadeloupéen ?


Marie-Luce PENCHARD

lucette 19/03/2013 10:30


CA fait des années que tout le monde sait que la penchard est une incompétente; les médaias savaient, les politqiues savaient qu'elle n'était la que parce que sa mère avait été ministre, qu'elle
connaissait guéant etc etc... personne n'a rien dit; o, faisait des ronds de jambe devant cette iduote qui en plus se payait le luxe d'être désagréable; aujoiurd'hui grace a cet article on
décoouvre qu elle etait fraudeuse... il est temps de faire le ménage

payet 19/03/2013 09:57


Au flop électoral et éditorial, il faut ajouter le flop politique car penchard a montré une crasse incompétence à la tête du ministère de l'outre-mer.


Elle doit maintenant rendre des comptes à la justice

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