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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 11:04

ITW Nicolas Sarkozy

Sarkozy« Pour une embauche d’un jeune de moins de 25 ans, ce sera zéro charge »

Vous préconisez depuis plusieurs années un développement endogène pour les Antilles. Quelles en sont les applications concrètes ?

En 2007, j’avais eu l’intuition que le développement endogène était une nécessité pour nos Outre-mer. Le développement endogène, c’est faire le choix de s’appuyer sur les formidables potentialités locales pour créer du développement local au service de l’emploi. Cela ne veut évidemment pas dire que l’État se désengage, je rappelle que les crédits consacrés à l’Outre-mer dans le budget de la Nation ont progressé de 500 millions d’euros depuis 2007. Cela ne veut pas dire non plus que les Contrats aidés n’existent plus, il y en a aujourd’hui autant qu’en 2000. Mais cela veut dire que l’on ne se contente pas de cette situation : c’est cela croire dans les Outre-mer.

Parmi ces atouts à valoriser, il y a bien sûr le tourisme. En Martinique, le nombre de croisiéristes a augmenté de 200 % en un an et, en Guadeloupe, le nombre de passagers accueillis à l’aéroport de Pointe-à-Pitre renoue avec ses niveaux historiques, avec une hausse de 5 % cette année. Voilà des résultats concrets.

Le développement endogène, c’est aussi la valorisation de l’agriculture, avec le soutien aux cultures traditionnelles, la canne et la banane, mais aussi la mise en place d’aides nouvelles pour que les agriculteurs de Martinique puissent produire davantage de fruits et légumes qui seront consommés sur place. Très concrètement, on trouve aujourd’hui davantage de viande, de fruits et de légumes « pei » dans les supermarchés, et à des prix plus abordables qu’en 2007.

En 2007, vous avez promis l’installation de zones franches d’activité. Cinq ans plus tard, les milieux économiques estiment le dispositif insuffisant. L’élargirez-vous à l’ensemble des secteurs d’activités ou, plutôt aux TPE et PME sans fixer les secteurs éligibles ?

Les zones franches globales d’activité sont l’une des facettes de ce développement endogène. Je rappelle que ces zones franches ont contribué à la création, en Outre-mer, de 20 % d’entreprises de plus qu’en 2007, et de 6 000 emplois nouveaux cette année. Il faut que nous franchissions un pas de plus, au service de l’emploi. Ainsi, je propose d’exonérer complètement de charges les entreprises des secteurs prioritaires, pour une durée que nous déterminerons ensemble. Il s’agit des secteurs d’activité que vos élus ont choisis, à savoir le tourisme, l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire, la recherche, les technologies de l’information et de la communication, l’environnement et les énergies renouvelables. Désormais, ce sera zéro charge sur ces activités, avec une contrepartie : la signature de promesses d’embauches avec les fédérations professionnelles. Mais attention : si les entreprises ne jouent pas le jeu, elles devront rembourser les aides indûment perçues.

Le taux d'illettrisme et l'échec scolaire sont supérieurs à la moyenne nationale. Pourtant l'Education nationale prévoit de supprimer des postes à la prochaine rentrée. Ne faut-il pas des réponses différentes en fonction des réalités des académies ?

Le problème essentiel de l’école, ce ne sont ni les moyens, ni les effectifs d’enseignants. On peut recruter 60 000 enseignants supplémentaires, on n’aura pas résolu le problème qui est structurel. Lorsque le nombre d’élèves baisse, comme c’est le cas en Martinique, il faut adapter le nombre d’enseignants. Mon projet pour l’école dans les cinq ans qui viennent, c’est que nous retrouvions l’ambition initiale de Jules Ferry, c’est-à-dire que l’école redevienne le lieu de l’acquisition des savoirs fondamentaux pour tous les élèves sans exception. Je crois aussi qu’il faut valoriser le métier d’enseignant, mieux les payer et restaurer leur autorité. Je crois enfin en l’école républicaine, capable d’offrir une solution à chaque élève à la sortie du système scolaire. Tout le travail effectué depuis 2007 va dans le sens d’une politique ciblée : aide personnalisée en primaire, accompagnement éducatif au collège, soutien scolaire le soir après les cours pour les collégiens et internats d’excellence pour des élèves qui, sans cela, n’auraient pu aller jusqu’au baccalauréat.

Marie-Luce Penchard a signé en mai 2011 un plan de lutte contre l'illettrisme, en partenariat avec les collectivités, le monde associatif et économique.  La Martinique  va bénéficier d’un programme pour lequel 5 millions d’euros sont mobilisés, et pour la Guadeloupe, 3 millions.

Les Forces Martiniquaises de Progrès (FMP) qui vous avaient soutenu en 2007, vous ont adressé — comme à François Bayrou et François Hollande, un courrier vous demandant de revenir sur certaines dispositions de la loi du 21 juillet 2011, afin, disent-ils, de respecter la volonté des électeurs exprimée les 10 et 24 janvier 2010. Que leur répondez-vous ?

Je respecte l’engagement des FMP. Ils ont leur opinion et la défendent lors des grandes échéances, c’est normal, c’est la démocratie. La loi du 21 juillet 2011 a été adoptée après de nombreuses consultations et un travail parlementaire de qualité. C’est bien la traduction du vote des électeurs martiniquais qui ont souhaité d’une part que la Martinique reste dans le droit commun de l’article 73 de la Constitution, d’autre part que Région et Département soient fusionnés par souci d’efficacité. Les compétences de la future collectivité de Martinique sont bien la stricte addition des compétences de la Région et du Département. L’organisation de la collectivité respecte bien sûr les règles constitutionnelles. Un pouvoir de substitution renforcé a même été donné au préfet. Je pense que toutes les forces politiques ont leur place dans ce cadre institutionnel rénové, qui nous a été demandé par les Martiniquais.

Êtes-vous toujours pour une évolution institutionnelle "à la carte" en Guadeloupe ?

Je ne suis demandeur de rien. En Martinique, en Guyane ou à Mayotte, la demande est toujours venue des élus, et j’ai tenu à chaque fois à ce que les électeurs donnent leur accord. Il y a bien d’autres priorités, à commencer par l’emploi dont je viens de parler. Ceci dit, si les élus de Guadeloupe souhaitent une évolution de vos institutions, j’en discuterai avec eux comme je l’ai fait avec leurs collègues sur d’autres départements d’Outre-mer. Ils savent bien que, quoiqu’il arrive, je consulterai les Guadeloupéens sur les projets qui me seront proposés et que sans leur accord, il ne pourra pas y avoir d’évolution. Il faut être clair : soit la Guadeloupe souhaite rester dans le droit commun, ce que je crois ; soit les élus souhaitent une évolution, mais alors il ne faut pas que ceci se fasse dans le dos des Guadeloupéens, c’est-à-dire que l’on propose un système qui aboutirait à contourner une consultation populaire.

Après la crise sociale de 2009, le comité interministériel de l’Outre-mer a arrêté un certain nombre de dispositions pour répondre aux attentes des populations. Néanmoins, les prix continuent à augmenter et le chômage concerne toujours plus 25 % de la population active. Sur quoi faut-il vraiment agir pour inverser la problématique économique et sociale des Antilles ?

D’abord, sur les prix, je souhaite amener les distributeurs à diminuer leurs marges lorsque celles-ci sont trop élevées. C’est pourquoi j’ai proposé que, dans les 6 mois qui suivront mon élection, l’Autorité de la concurrence vienne vérifier que les écarts de prix avec la métropole correspondent bien à une réalité comme l’éloignement, le coût du transport ou les taxes locales, et pas à des marges substantiellement supérieures à ce qui est pratiqué dans l’hexagone. Si c’est le cas, la grande distribution devra revoir ses marges. Si elle refuse de le faire, alors je donnerai le pouvoir à l’Autorité de la concurrence d’obliger les distributeurs à céder un ou plusieurs de leurs magasins.

Ensuite, il y a la question de l’emploi, et plus particulièrement de l’emploi des jeunes. Je le dis très clairement : ce sera la priorité absolue de mon prochain quinquennat. C’est la raison pour laquelle je souhaite que tous les recrutements de jeunes de moins de 25 ans soient dispensés totalement de charges patronales, quel que soit le secteur d’activité concerné. C’est simple : pour une embauche d’un jeune de moins de 25 ans dans une entreprise, ce sera là encore zéro charge. Grâce à cette mesure, nous pouvons faire diminuer d’un tiers le nombre de jeunes actuellement au chômage.

J’ai veillé avec Marie-Luce Penchard à ce que les Outre-mer bénéficient de 9 à 10 % de l’enveloppe totale de contrats aidés disponibles nationalement. Cet effort sera évidemment maintenu, nous devons utiliser tous les leviers à notre disposition pour favoriser l’emploi des jeunes.

Dans l’hypothèse où vous ne seriez pas élu, que regretteriez-vous ne pas avoir réussi à mettre en place Outre-mer ?

J’ai porté une attention extrêmement soutenue à l’Outre-mer. Au-delà de mon implication personnelle à travers 12 déplacements et de nombreuses réunions de travail, j’ai souhaité apaiser les blessures de l’histoire : c’est l’hommage à Aimé Césaire au Panthéon, c’est la reconnaissance du combat des esclaves pour la liberté le 10 mai 2011. J’ai donné davantage de responsabilités aux Outre-mer en matière institutionnelle, c’est la collectivité unique en Martinique et en Guyane, c’est la promesse tenue pour Mayotte, notre 101e département, comme en matière économique, avec la loi de 2009. J’ai porté une politique sociale ambitieuse, en revalorisant de 25% les petites retraites et en relançant le logement social.  Pour la première fois de l’histoire, j’ai confié le portefeuille de l’outre-mer à une ultramarine, Marie-Luce Penchard, dont je veux saluer le travail. Aujourd’hui, je sais que beaucoup reste à faire, notamment pour réduire le chômage. C’est ma priorité absolue.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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commentaires

ti jojo 20/04/2012 15:32


claudie SYAR n'assume opas etre allé au meeting de sarkosie... le mec n'a pas de C... Quand on est payé par un camp on assume et on ne fait pas semblant d'être neutre pour donner des gages à
gauche. Personne n'est dupe et puis ce n'est pas très honnête pour les gogos qui l'ont embauchés.
Mais c'est tout sarkosie cela: il a voulu la radio en embauchant son animateur, il n'a ni la radio ni l'animateur


Est-il allé ou pas? Tout le monde s'en fiche

ti jojo 20/04/2012 15:26


Claudie Syar dit partout qu'l n'est pas allé au meetind de sarkosie. Il faut assumer petit père...


le mec n'a pas de C... Quand on est payé par un camp on assume et on ne fait pas semblant d'être neutre pour donner des gages à gauche. Personne n'est dupe et puis ce n'est pas très honnête pour
les gogos qui l'ont embauchés.



Mais c'est tout sarkosie cela: il a voulu la radio en embauchant son animateur, il n'a ni la radio ni l'animateur


Est-il allé ou non ?


remarque tout le monde s'en fout...

birahima2 19/04/2012 13:11


Qui veut nos peaux ?

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