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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 12:29

INTERVIEW. Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
Nommé à la tête de Médétom, il y a une dizaine de jours, Christian Estrosi ébauche ce que sera son action pour l’outre-mer.
"
On se sent Français si on porte la voix de la France"
estrosi-1.jpgQuelles sont vos premières impressions dans ce ministère ?
J’ai fait le tour de tous les services dans cette maison et j’ai trouvé des gens d’une grande qualité en terme de ressources humaines et une grande diversité en terme de compétences
Comment travaillerez-vous avec Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer ?
Ce n’est pas la première fois que l’Outre-mer est rattaché à l’Intérieur. J’ai de véritables liens d’amitié avec Michèle Aliot-Marie et nous serons un vrai tandem au service de l’outre-mer. Nous nous verrons tous les mardis matin rue Oudinot. La ministre se déplacera, c’est un signe important.

Avez-vous prévu des déplacements en outre-mer ?

Je viendrais visiter l’ensemble des territoire d’outre-mer d’ici la fin de l’été. On a dit que je n’aimais pas l’avion ? S’il y a un truc qui ne me fait pas peur, c’est bien ça. A vrai dire, il n’y a pas grand chose qui me fasse peur ! Je me suis rendu fréquemment outre-mer lorsque j’étais ministre délégué à l’Aménagement du territoire et je vais beaucoup me déplacer. Je vais aller d’ici la fin du mois à Mayotte et la Réunion. Puis je prendrai huit jours pour me rendre dans le Pacifique. J’irai partout, sauf sans doute, dans les terres australes françaises. Les manchots ne m’en voudront pas… J’irai ensuite dans les territoires de l’Atlantique.

Vous irez à Saint-Martin et Saint-Barth qui élisent leur nouveaux conseils territoriaux ?
Estrosi-2.jpg
Je me rendrais aux Antilles vers la fin du mois d’août, début septembre. Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont des îles qui sont entrées dans un nouveau paysage. C’est un choix de permettre à des collectivités de mieux marquer leur identité. Je suis un grand décentralisateur et c’est ainsi que j’entends marquer mon passage ici. On parle de l’outre-mer ? L’outre-mer n’est pas un territoire. Je veux parler Polynésie, Réunion, Antilles, Caraïbes… Je vais m’adresser à chacun individuellement. On ne peut pas tenir le même langage à un Breton et un Azuréen ! J’imagine ces femmes et ces hommes qui ont des traditions, des histoires, des cultures si différentes ! Je comprends que si on parle pareillement à un Guadeloupéen ou à un Polynésien, ils ne comprennent pas et moi, je veux être compris. Il y aura une politique spécifique à chacun des territoires. La valeur de chacun sera reconnue pour ce qu’il est. Ca demande un effort de proximité. J’ai mis en place une soixantaine de pôles de compétitivité et il n’y en a que la moitié d’un à la Réunion ! Ce n’est pas suffisant. Les territoires sont la base avancée de la politique étrangère de la France.
Vous plaidez pour une coopération régionale décentralisée ?

Les territoires portent la voix de la France dans leurs relations régionales. On ne le fait pas depuis Paris, même si des choses s’y décident. On se sent Français si on porte la voix de la France et qu’on peut le revendiquer.

Quelle politique de développement allez-vous mettre en branle ?

Il y a des ressources humaines, intellectuelles, scientifiques, des ressources naturelles qui permettent de fonctionner : les énergies renouvelables, la pharmacopée… La France dispose avec les territoires d’une pharmacopée qui permettra d’avoir les molécules pour les médicaments du XXIe siècle.
François Fillon vous a confié, outre ce portefeuille, une mission sur la mer…
Je veux mettre en place une synergie entre des régions maritimes comme la Provence Alpes Côte d’Azur et la Bretagne. Et j’entends faire participer à ce réseau les territoires en établissant des ramifications autour de la culture du risque, des énergies, des ressources marines. On est dans le domaine de l’innovation et de la recherche. La filière des énergies renouvelables est inépuisable : solaire, agriculture…

Estrosi-3.jpgQu’en est-il du gaz qu’on a décelé au large de la Martinique ?

J’avoue ne pas avoir encore approfondi le dossier.

Quelle est votre feuille de route ?

Je rendrai ma copie sur les zones franches globales d’ici dix jours. Il s’agit que les premières dispositions soient applicables dès le budget 2008. Sur la continuité territoriale aérienne, nous allons remettre en cause le statut de délégation de service public. Nous allons revoir tout le cahier des charges. J’engage mes consultations avec les compagnies aériennes. Je finirai avant la fin de l’année. Que ce soit pour le logement social, les zones franches, la continuité aérienne ou numérique, nous proposerons sans doute un texte de loi pour l’outre-mer avec plusieurs chapitres.

Pour relancer le logement social, comment comptez-vous faire ?

Mon idée est de voir comment on peut produire du logement neuf, mais aussi réhabiliter de l’insalubre. Il faut assurer une mixité entre le locatif et l’accession à la propriété. Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays de propriétaires, dans la France d’outre-mer aussi ! On sait qu’il y a des problèmes d’insalubrité, de manque d’espace et de qualité des constructions. Je veux mettre en place un pôle de compétitivité sur l’habitat. Je pense qu’il y a de quoi faire. Le centre ancien de Fort-de-France qui a bénéficié d’un programme de rénovation urbaine est un bon laboratoire. Je souhaite que l’intervention de l’Agence nationale de rénovation urbaine s’étende à tous les centres anciens concernés, y compris les périphéries. Nous allons réfléchir à des dispositions fiscales pour inciter à la construction et à la réhabilitation pour les propriétaires privés. Contre une mise aux normes de leur immobilier, nous proposerons un dispositif incitatif à l’investissement et demanderont à des opérateurs de gestion du patrimoine de s’investir en échange d’un dispositif de garantie des loyers.

Quelle est la philosophie générale de votre politique ?

La philosophie générale, c’est d’utiliser les niches fiscales comme moteur économique. Les territoires doivent pouvoir vivre de leur richesse produite. Pour que chacun soit fier de son pays, il faut se dire que les industries de pointe ne sont pas faites que pour la métropole, que les services ne doivent pas venir que de la métropole. Je veux de l’industrie de pointe, des services et que l’on exporte !

Comment exporter notre rhum si Bruxelles limite nos quotas ?

Je vais avoir des rapports de force importants avec Bruxelles et je les conduirai !

Où en est la nomination du délégué interministériel à la cohésion sociale et à l’égalité des chances pour les ultra-marins ?Estrosi-4.jpg

C’est la volonté du président de la République. Nous devons avoir un message permanent à l’égard des ultra-marins de métropole.

Et le message à l’égard des ultra-marins dans leurs territoires ?

Je veux que chaque citoyen de chaque territoire de la France d’outre-mer aime la France et se sente aimé par la France. Il faut pour cela qu’il ait le sentiment qu’on a réussi à créer une véritable égalité des chances. Y en a t-il aujourd’hui ? Non. L ‘écolier, le collégien a-t-il la même égalité pour son cursus que celui de métropole ? Non. Y a t-il la même égalité sur le haut débit ? Non. Y a t-il la même égalité en matière de santé quand on a des soins à 7 heures de pirogue ? Non. La France doit porter l’égalité des chances à chacun. Vous avez subi des politiques égalitaristes, avec Nicolas Sarkozy, vous allez connaître des politiques d’équité.

Où en est le projet de maison de l’Outre-mer ?

Je souhaite, je ne sais pas encore sous quelle forme, annoncer rapidement quelle excellence nous allons mettre en valeur sur les territoires d’outre-mer. A partir de là, nous devrons voir comment les mettre en valeur… Une maison de l’Outre-mer ? Il faudrait le faire avec l’agence française des investissements internationaux, le commerce extérieur… Je ne crois qu’au décloisonnement. Pourquoi créer une structure de plus alors qu’on cherche de la transversalité.

Vous voulez dire qu’il faut sortir l’outre-mer de son ghetto ?

Oui. Depuis vingt ans, les universitaires, payés sur fonds publics, travaillent dans leur coin et leurs travaux profitent jamais aux industries. On a décloisonné ça. Le potentiel de la recherche publique sera mis au service de l’innovation industrielle et des PME. Les DOM ont intérêt à un tel décloisonnement. L’outre-mer n’a pas besoin d’un nouveau ghetto à Paris. Le devoir de la France est d’aider à commercialiser les innovations techniques de l’outre-mer.

Confirmez-vous l’arrivée de France Ô sur la TNT ?

Je confirme. France Ô sera sur la TNT en septembre et je me battrai pour la TNT en outre-mer. Je voudrais qu’on obtienne un statut qui permette d’apporter la TNT. Quand on paye la redevance audiovisuelle, il faut qu’on est tous droit à la même télévision !

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 12:27

Une mention pour la marina de Bas-du-Fort aux trophées de l’escale
L’Association Nationale des maires des stations classées et des communes touristiques a décerné les Trophées de l’Escale 2007. Les ports de Saint-Denis d’Oléron (Charente maritime) et l’Epervière à Valence (Drôme) ont été récompensé. Néanmoins, le jury de ces trophées, présidée par
Claire Leroy, championne du monde des nations Cup 2006 et numéro 1 de Match Racing féminin, a décerné une mention à quatre autres ports dont celui de la marina de Pointe-à-Pitre, pour saluer la qualité de leurs dossiers de candidature. C’est pas encore l’Oscar, mais ça s’approche ! Bravo M. Chevallier.

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 12:25

Une présidence bicéphale à la tête du Collectifdomdallin-et-dagnet.jpg
Mardi soir, à l’hôtel de ville de Paris, le bureau du Collectifdom s’est réuni pour procéder à l’élection du successeur de Claude Ribbe à la présidence de l’association. En l’absence de Claude Ribbe, président démissionnaire, de Patrick Karam, président d’honneur, mais en présence de l’éphémère présidente Juliette Jean-Baptiste, les membres présents ont décidé de nommer deux co-présidents, Charles Dagnet et Daniel Dalin, jusqu’alors secrétaires généraux. Cette nouvelle présidence semble avoir été désignée à titre intérimaire. Reste à trouver une personnalité qui saura redonner du souffle à une association de lobbying ultramarin utile mais qui, depuis quelque temps, semble avoir été très secouée par le remous de la vie politique française.

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:47

Ils ont dit
Jeanny Marc, députée de GuadeloupeJeany-Marc-Salle-des-pas-perdus.jpg
« J’ai failli être en retard, mais à deux minutes près j’étais à l’heure… Il y a une chose qui m’a fait rigoler en arrivant, je me suis retrouvé à côté d’un M. Marc, élu de l’Aveyron… Ce que j’ai remarqué c’est la solidarité des élus ultra-marins quelque soit le bord. Nous devrons faire entendre la musique de l’outre-mer dans un grand ensemble et les particularités de nos régions devront être prises en compte. Je siègerai à la commission des affaires économiques et de l’aménagement du territoire. »

Alfred-Almont--dans-la-cour-sud.jpgAlfred Almont, député de Martinique
« J’étais à la commission des lois en 2002, cette fois je vais siéger à celle des affaires économiques et de l’aménagement du territoire. Il faudra faire en sorte qu’avec le nouveau traité européen simplifié, l’on conserve l’article 99 du traité d’Amsterdam obtenu après un dur combat en 1999. »









Serge Létchimy, député de MartiniqueSerge-Letchimy--salle-des-pas-perdus.jpg

« J’ai une pensée pour Aimé Césaire et Camille Darsière… Je serai apparenté socialiste et j’ai demandé à siéger à la commission aménagement du territoire et affaires économiques, une commission importante par rapport aux sujets qui nous concernent. Je réintroduirai aussi le débat sur le financement des villes-centres… »










Berthelot-salle-des-pas-perdus.jpgChantal Berthelot, députée de Guyane

« Avec Christiane Taubira, nous allons représenter l’ensemble des Guyanais. Se faire entendre est une chose, se faire comprendre autre chose. La France doit reconnaître sa diversité, y compris dans une assemblée comme celle-là, ce n’est pas toujours le cas. J’ai demandé à siéger dans la commission de l’environnement, économie et territoire.


Louis-Joseph Manscour, député de MartiniqueManscour--salle-des-pas-perdus.jpg

« J’ai demandé à faire partie de la commission des affaires économiques. Je veux être résolument un opposant constructif. Nous serons vigilants sur la réforme des universités, les emplois et le pouvoir d’achat. »







ECHOS

Catherine Neris au parlement européen
Avec l’élection de Jean-Claude Fruteau à l’Assemblée nationale, son siège au parlement européen passera à la Martiniquaise Catherine Neris. Les Antilles seront à nouveau représentées à Bruxelles à compter du 9 juillet, date de sa rentrée parlementaire à elle !
Pas de ghetto ultra-marin
De manière très délicate et discrète, l’assistant parlementaire de Victorin Lurel a insisté auprès de Jean-Marc Ayrault pour que les députés de l’outre-mer ne soient pas tous groupés sur les bancs. « Ca ferait une tâche noire, ça ferait encore ghetto. » Ils seront donc éparpillés dans l’hémicycle, en fonction de l’appartenance politique, bien sûr.

Où est Chaben ?
La plupart des journalistes spécialisés sur l’outre-mer se posaient tous la question, hier, lors de cette première journée parlementaire de la nouvelle législature, « où est Alfred Marie-Jeanne ? » Personne ne l’a vu.

 

 

 

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:40
Les députés ultra-marins de gauche avec le groupe PSMardi soir, à l’issue de la rentrée parlementaire qui a vu l’élection du président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, Marilyse Lebranchu, questeur, Didier Migaud, président de la commission des finances, George Pau-Langevin, élue Guadeloupéenne (PS) de Paris, et François Hollande, premier secrétaire du PS, ont été les hôtes de l’antenne parisienne du conseil régional de Guadeloupe, devenue pour l’heure la maison des élus d’outre-mer de gauche. Les nouveaux députés, Jeanny Marc (GUSR), Chantal Berthelot (PSG) et Serge Létchimy (PPM), comme l’ensemble des 14 élus de gauche (sur 22) ont accepté de siéger dans un groupe socialiste radical et citoyen. Serge Létchimy et François Hollande ont d’ailleurs procédé à la signature d’un accord entre le PS et le PPM. Seule Andrée Corosine qui cornaque Jeanny Marc a essayé de pousser celle-ci à s’inscrire dans un groupe communiste, vert… En vain. François Hollande a salué l’outre-mer qui a permis de dépasser le seuil des 200 députés socialistes et Jean-Marc Ayrault a assuré qu’il y aurait un sous-groupe en charge de suivre les affaires de l’outre-mer. Et en guise de conclusion, et de boutade, François Hollande a lâché : « A défaut de nous retrouver à Matignon, nous sommes reçus par l’Outre-mer ! »

 

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 16:36
La pêche en outre-mer ne représente que 0,5°/00 de la pêche mondiale
Deuxième empire maritime mondial, la France néglige ses ressources halieutiques, tel est le constat dressé par Gérard d’Aboville et le Conseil économique et social.

G--rard-d-Aboville.jpgGérard d’Aboville, grand rameur solitaire et membre du conseil économique et social (CES), présente à ses collègues du palais d’Iéna, aujourd’hui, un avis sur la pêche en outre-mer. Cet avis fait suite à un rapport de mission qui l’a conduit en Guadeloupe, en Guyane et Martinique (mais aussi les autres COM), entre 2006 et 2007. Son rapport rappelle d’abord que le France est la deuxième puissance maritime du monde derrière les Etats-Unis eu égard à la taille de sa zone d’exclusivité économique de 11 millions de km2, et souligne que nos richesse halieutiques sont largement sous-exploitées. On pêche annuellement sur la planète 94 millions de tonnes de poissons ; la France ne pèche que 600 000 tonnes (soit 0,6 %) et en outre-mer, ce total n’excède pas 50 000 tonnes, soit 0,5 pour 1000 ! Malgré ces chiffres et si le produit intérieur brut de la pêche outre-mer se limite à 1 ou 2 %, la pêche joue un rôle essentiel en matière d’alimentation et de revenus. L’outre-mer est importateur de poissons et en consomme peu, mais « aux Antilles, on importe la majorité du poisson du Venezuela alors que la Guyane est potentiellement producteur », souligne le conseiller qui regrette : « En Guadeloupe et Martinique, les restaurateurs nous ont servi de la daurade congelée importée… » Il conviendrait donc de mieux exploiter la ressource et d’encourager sa protection en généralisant les cantonnements dans les zones de lagon pour aller plus au large. Mais il faut pour cela mieux connaître la ressource. « Il y a 200 espèces répertoriées en Guyane et elles sont inexploitées ! »

Le paradoxe européen

Il conviendrait encore d’éradiquer la pêche illégale, première responsable de la menace de disparition d’espèces (comme le thon rouge, le thon jaune ou le requin). Mais pour éloigner nos pêcheurs des zones côtières où il y a surpêche, il faut moderniser les flottes. Or, le statut domien de nos territoires interdit, à compter de novembre 2007, l’aide à cette modernisation. L’Europe a autorisé une augmentation des flottes (en puissance : + 63 % en KW, et en jauge : +23 %), mais l’absorption des navires non répertoriés entame déjà largement ce capital supplémentaire et dérogatoire ! En conséquence, les mesures européennes de protection des espèces conduit, outre-mer, à encourager leur surexploitation ! Le rapporteur souligne encore l’inorganisation des filières de vente et de la profession…
Enfin, se basant sur l’exemple de la pêche à Saint-Pierre et Miquelon, le rapporteur souligne la légèreté de la France dans les négociations sur la morue avec le Canada il y a 15 ans, car « bientôt on ne parlera plus de poissons, mais de pétrole ! » Bref, la France a bien un empire maritime colossal, mais elle ne l’exploite pas.Aboville-et-Michel-Paoletti--pdt-groupe-Outre-mer.jpgGérard d'Aboville, rapporteur, et Michel Paoletti, président du groupe outre-mer au Conseil économique et social,lundi, au salon Eifel du palais d'Iéna.
La pêche martiniquaise en chiffres
1 100 exploitations officiellement, mais sans doute 2 000 si l’on tient compte de la pêche non déclarée (soit 1,4 % de la population active), produisent l’essentiel des 6 000 tonnes annuels (sur une consommation de 15 000 tonnes).
Cinq unités de pêche au large (16 à 25 mètres) exploitent le plateau guyanais où elles pêchent le vivaneau.
La pêche guadeloupéenne en chiffres
6 500 emplois proviennent directement de la pêche (dont 800 patrons pêcheurs et 400 marins) et son chiffre d’affaires annuel est estimé à 80 millions d’euros, soit 1,2 % du PIB. La production est estimée à 10 000 tonnes par an (pour une consommation de 15 000 tonnes). Un millier de saintoises sont immatriculées mais 2 000 seraient en circulation. Une soixantaine de navires de 9 à 12 mètres pratiquent la pêche au large, tandis que seuls six navires de plus de 12 mètres pratiquent des campagnes de pêche sur le plateau guyanais.
La pêche guyanaise en chiffre
La pêche est la 3e ressource économique après l’industrie spatiale et l’orpaillage. La production atteint le 6 200 tonnes qui rapportent 20 millions d’euros. 140 navires, dont 51 chalutiers crevettiers et 90 en artisanal, embarquent quelque 500 marins essentiellement du Guyana ou du Brésil. 160 autres travaillent à terre dans la transformation.
La production de crevettes (2 230 tonnes en 2006) est exportée à 90 % vers la métropole, les Antilles et l’Espagne. Son prix moyen est de 6 euros le kilos. La pêche artisanale produit 2 500 tonnes et génère un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros.
45 navires bénéficient de licence européennes dont 41 ligneurs vénézuéliens. Ces derniers ont produit 1310 tonnes de vivaneau en 2006. Les quatre autres pêchent le requin.

 

 

 

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 10:42

Difé Kako intensifie ses échanges avec les Antilles et la Guyane
Difé Kako prépare des collaborations artistiques avec la maison du Bélè (Martinique), le groupe Houëlmont (Guadeloupe) et un savant mélange afro-caraïbe et hip hop.
Depuis dix ans, la compagnie de danse afro-antillaise Difé Kako a entrepris une politique d’échange avec les départements français d’Amérique, « entre ici et là-bas », souligne la fondatrice et chorégraphe guadeloupéenne, Chantal Loïal. Après Divers-cité féminine en tournée guyanaise en avril, Chantal Loïal souhaite pérenniser son travail avec les Antilles. Avant de passer à une phase de pure création, Difé Kako se rendra en Martinique du 2 au 13 juillet, puis en Guadeloupe, du 16 au 21 juillet. Les danseuses Isabelle Bayard et Rita Ravier, accompagnées du percussionniste Vincent Dill, animeront ces stages ouverts au grand public mais aussi à des semi-professionnels. L’échange initié au centre national de la danse à Pantin, en 2004 avec Flanm’Bélè, se poursuivra donc durant ce mois de juillet en Martinique avec le soutien de la DRAC et du conseil général.
chantal-et-la-defense.jpgChantal Loïal animant, en juin dernier à la Défense (92), un Bal à voir et à danser avec la compagnie Montalvo-Hervieu. (Photo : RDG)

Un perche tendue aux scènes nationales
Difé kako a entrepris une collaboration avec la troupe de Gourbeyre, le groupe Houëlmont. Ils sont attendus en métrople, dès le 4 juillet, pour participer avec Difé Kako au carnaval tropical de Paris, le 7 juillet, et donner des stages de danse et spectacle à la MJC Club de Créteil. Un autre projet est en cours avec la Guadeloupe et le centre culturel Robert-Loyson au Moule. Il s’agit de monter un spectacle mêlant danse afro-caraibe et hip hop. Ce spectacle devrait voir le jour au Moule et au théâtre de Fort de France et, en mars, au musée du quai Branly, à Paris. Le travail doit démarrer au Moule en septembre avec la venue des hip hopers Claire Moineau et Franck Richard. Le concept est inspiré de celui que Chantal Loïal expérimente avec Montalvo-Hervieu depuis près de quinze ans, notamment avec On dan(f)e une pièce dansée qu’elle vient de donner à Taïwan ! « On est soutenu par les collectivités locales, suivi depuis dix ans par le ministère de l’Outre-mer, par les DRAC Guadeloupe, Guyane et Martinique depuis une paire d’années… On a tendu la perche aux scènes nationales. On attend mais ça ne nous empêche pas d’avancer. »
Les dates
: En Martinique, à l’espace Dédé au Lamentin, du 2 au 13 juillet avec la maison du Bélè de Sainte-Marie. En Guadeloupe, au centre culturel Robert-Loyson, du 16 au 21 juillet et, pour le hip hop, courant septembre.
www.difekako.com
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panoramique-bis.jpg

 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 10:59

Luc-Sonor.JPGGold cup sur Canal + : Luc Sonor heureux
« J’ai été à l’initiative de la diffusion sur Canal + d’un Jour de sport spécial Gold cup. » L’ancien international, désormais consultant pour la chaîne cryptée, a proposé à Lionel Rosso, l’animateur de Jour de sport, de venir sur le plateau avec un copain de Jocelyn Angloma, l’artiste Ronald Rubinel. « C’était aussi la fête de la musique ! On a eu Jocelyn Angloma et David Someille en direct au téléphone et on a fait une demi-heure sur la Gold cup. On a pu parler de ces garçons méconnus et qui évoluent dans des bonnes formations en métropole et jusqu’en Angleterre, de CFA à la ligue 1 ! C’est un exploit qu’ils ont réalisé, même si l’aventure s’est arrêtée en demi-finale face au Mexique… » De 19 h 40 à 20 h 30, heure de Paris, hormis le défilé des chroniqueurs, c’était donc un spécial Gold cup. « On voulait faire connaître la Guadeloupe à travers ça et ça a été génial. Toute la Guadeloupe regardait ! Il fallait faire ça, parce qu’à Paris, on en a peu parlé, même sur France Ô. »

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 16:53



Jaya, inventeur du pop caraïb rock
jaya-portrait.jpg

C’est un Tauliot, comme le tambouyé originaire de Guadeloupe, mais il ne le connaît pas. Natif de Paris, Jaya vient de Marie-Galante et ses parents sont désormais revenus au pays… Il semble loin de la scène antillaise et pourtant… A 16 ans, cet autodidacte passe entre les mains du maître tambour Cheik Tidiane Fall. « Il m’a donné les rudiments pour me développer… » Mais dès l’âge de 7 ans, Jaya a appris le gwo ka en famille et il donne une première représentation au théâtre noir de Paris. A 19 ans, il se lance dans les compositions qu’ils concrétisera peu après. Une maquette est prête, mais il n’est pas pressé de sortir un disque. Mais le groupe est là : Amaramba. Hervé Sicard à la basse, Mathieu Autin à la batterie, Thierry Jean-Angèle à la guitare et Jaya aux percus. « J’ai eu envie de défendre le gwo ka moderne que je mets en relation avec Count Osee ou David Murray. Ce qui représente la tradition caraïbe, c’est le gwo ka moderne : des tambours et éventuellement, une ligne de basse et des cuivres. » Jaya ne se retrouve pas dans le zouk. « C’est de l’aseptisé, de la variété… On a d’autres choses à dire que je t’aime doudou ! » Voilà comment il s’est lancé dans les musiques urbaines créoles. « Non, corrige-t-il, c’est du pop caraïbe rock ! » Arambara n’a fait que deux concerts pour l’heure. « On est tout neuf et on a du mal à se faire programmer. On cherche d’abord à se faire un public, le disque viendra après. » Avec ses congas, il joue sur le rythme Ti bwa. Ses influences s’appellent Velo, Ti Emile, Dédé Saint-Prix, mais aussi Led Zepelin, Jo Coker, les Clash ou Budy Holly, mais encore bien d'autres... Jaya vit dans le tout-monde depuis longtemps, avant même qu’il ne connaisse le travail d’Edouard Glissant ! Alors, il chante : « Esclavaj a komensé et pon moun pa té sav yo té esclav. Esclav a vi ayo, esclav a chè ayo… » Si les chaînes de l’esclavage sont, elles sont rivées à nos sens, plaide-t-il. « Il faut élever l’esprit, être non pas dans la chair, mais dans l’esprit. C’est un combat que je mène avec moi-même. Ca donne une ouverture. » Avec le rock, il fallait être gonflé ! Jaya l’a fait.

htpp://amaramba.zik.free.fr

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 16:15
Nouvelle autopsie pour Eliane Kabile
Pour la quatrième fois, le corps d’une Antillaise de Sarcelles, a été exhumé et autopsié. Depuis sa mort à l’hôpital de Gonesse en 2001, sa famille croit à un trafic d’organe organisé en milieu hospitalier.nouveau-autour-de-la-tombe-bis.jpgMercredi matin, le cimetière de Sarcelles (Val d’Oise) était exceptionnellement fermé au public. Un écriteau justifiait ceci en raison de « l’exhumation de la dépouille d’Eliane Kabile et la recherche du cercueil de son fils, Philippe Kabile ». Depuis qu’elle est morte, en février 2001 à l’hôpital de Gonesse où elle avait été admise pour un tracas bénin, la famille de cette Antillaise est persuadée qu’on a tué leur mère pour lui prendre un organe. Leur plainte avait donc conduit à procéder à une première autopsie réalisée le 20 février 2001. «  Le corps autopsiée n’était pas celui de ma sœur, sa couleur de peau, les cicatrices, la taille, le poids… Rien ne correspondait  », témoigne Marie-Christiane Dogimond, sœur d’Eliane. Le juge d’instruction ordonne alors une autre exhumation et une nouvelle autopsie. Elles ont lieu deux ans et demi après le décès. La famille ne reconnaît pas le cercueil d’Eliane et découvre, stupéfaite, que le cercueil de leur frère Philippe a disparu aussi du caveau familial ! Nouvelle plainte pour recel de cadavre. Un nouveau juge d’instruction est nommé, Emilie Burguière. C’est sous sa responsabilité que se sont déroulées les opérations d’exhumation, mercredi.
« On a volé le cœur de maman »Laurent-Kabile--on-a-vol---le-coeur-de-maman.JPG
En milieu de matinée, Arlette, l’une des filles d’Eliane, rejoint les grilles du cimetière où le reste de la famille s’est rassemblé. Elle est en larme : « Ce sont des enc… Il y a une bâche et un oreiller pneumatique dans le cercueil qu’il n’y avait pas lors de la fermeture du cercueil devant la famille ! le commandant de police et le procureur sont morts de rire et nous traitent de paranos ! Ce n’est pas notre cercueil et ils ont changé ce qu’il y avait dedans ! Quant au cercueil de mon frère, il est réapparu mais il est vingt centimètres plus bas ! » En juin 2006, voyant que la tombe avait été profanée, les Kabile ont enfoui des briquets dans la terre. On ne les a pas retrouvés mercredi… Le juge a constaté la présence d’un terreau frais. Laurent, un autre fils, est à fleur de peau : « Je sais de sources sûres qu’on a volé le cœur de maman et ça s’est passé à l’hôpital de Gonesse. Des infirmiers en larmes nous ont dit à l’époque de ne pas lâcher le morceau… C’est un meurtre pour voler un cœur ! Ils nous ont pris pour des Musulmans. Ma mère s’appelle Kabile et elle est née au Maroc. Un agent du cimetière a témoigné qu’il voyait souvent arriver de Gonesse des corps de Musulmans auxquels il manquait un organe. »
nouveau-expert.JPGLe médecin légiste d’Argenteuil, arrivé vers 13 heures, n’a fini son autopsie que vers 17 heures et les résultats annoncés n’ont toujours pas convaincu la famille. « Mon frère s’est suicidé d’une balle dans la tête et on nous a montré un crâne en bon état ! Il avait les dents du bonheur et la dentition présentée ne correspondait pas… » La juge n’a pas fait de déclaration à la fin de l’autopsie. Elle s’est contentée de lire les remarques de la famille d’Eliane Kabile. Les prélèvements d’ADN ont été envoyés dans un laboratoire de Nantes. « On nous a montré des choses incohérentes, témoigne Thierry Kabile et on n’a même pas vu la même chose que la dernière fois. »
Doutes et absence de médiationbarnum-voiture.JPG
Les inquiétudes de la famille Kabile, voire ce que la police et le parquet ont appelé « paranoïa » se justifient dans la mesure où aucun psychologue ou médiateur, lors des exhumations et autopsies passées, n’a été mandaté pour expliquer toutes les étapes de ces opérations pour le moins choquantes. Ouvrir un cercueil, désosser un corps pour analyse, tout cela conduit à abîmer la dépouille et son cercueil. Ceci explique sans doute les changements de cercueil et le fatras sans nom retrouvé à l’intérieur. En revanche, ça n’explique pas la disparition et la réapparition du cercueil du frère… Ca n’explique pas les différences morphologiques constatées entre les corps trouvés et les mensurations de feue Mme Kabile. Ainsi, leurs soupçons sont renforcés et la thèse défendue par la famille et son conseil, Me Bes Deberg (du cabinet Collard) sur un éventuel trafic d’organe en milieu hospitalier leur reste chevillée au corps tout comme la certitude qu’il y a eu substitution de corps. Et au vu de cette incroyable et morbide histoire, la tentation de les croire est grande. Pour l’heure, seule la nouvelle juge d’instruction est en possession de tous les éléments et elle ne s’exprime pas. Officiellement, on attend les résultats des analyses des prélèvements d’ADN. Ca aussi, ce sera long. Et on a refusé à la famille qu’elle fasse procéder à des analyses indépendantes.cercueil-ouvert-Eliane-Kabile.jpg

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