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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 11:03

ITW François Hollande

Hollande 2 OM« Mon premier objectif est de redonner espoir à la jeunesse »

En quoi le développement solidaire que vous proposez pour les Outre-mer se distingue du développement endogène préconisé par votre adversaire de l’UMP ?

Pendant 5 ans, le concept de « développement endogène » du candidat sortant n’a été qu’un rideau de fumée pour masquer le désengagement de l’Etat. Il s’est traduit par un « débrouillez-vous! » généralisé et par la remise en cause des dispositifs de soutien aux économies des outre-mers. Contrairement à ce qu’affirme Nicolas SARKOZY, les crédits de la mission outre-mer ont diminué de 150 M€ entre 2007 et 2012 ! Ce n’est pas tout : la défiscalisation du logement et des investissements a été réduite de 513 M€ cette année, les exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale qui aidaient à l’embauche ont baissé de près de 63 M€ par an depuis la LODEOM et les crédits en faveur des emplois aidés outre-mer ont été divisés par 10 en 10 ans. Rien d’étonnant dès lors que le chômage des – de 25 ans ait augmenté de 49% depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy en avril 2007. J’ajoute que l’évocation d’un « développement endogène » réservé aux ultramarins relève de l’éternelle approche de la droite qui les conçoit comme des assistés.

Le développement solidaire que j’entends favoriser, si les Français me font confiance, a d’abord pour objectif d’aider les économies des outre-mers à produire davantage de valeur ajoutée et à créer plus d’emplois dans le secteur marchand. Mais il refuse également de stigmatiser les Ultramarins. Nous tiendrons compte des situations sociales et nous veillerons scrupuleusement au respect de l’égalité sociale et de la solidarité nationale.

Quel est votre projet pour l’école aux Antilles dans les cinq prochaines années ?

La droite laisse une dette éducative particulièrement lourde et plusieurs chantiers devront être menés de front. Cela est valable pour l’Hexagone comme outre-mer. Je ferai d'abord adopter un certain nombre de mesures d'urgence, dès mon élection, pour limiter autant que possible les fermetures de classe et d'écoles, et faire en sorte que la rentrée prochaine se passe dans les meilleures conditions. J'engagerai ensuite dès l'été une vaste concertation avec les enseignants, les parents, mais aussi le milieu associatif et les collectivités locales pour refonder entièrement notre école. L'heure n'est plus à une énième réforme sectorielle. Je veux proposer un projet éducatif global et cohérent, avec un  seul objectif : la réussite à l'école pour tous, et partout.  La lutte contre l'échec scolaire sera donc ma grande priorité. Il faut traiter les difficultés à la racine, dès qu'elles apparaissent : les efforts seront donc concentrés sur l'école maternelle et primaire et sur les zones en difficulté. J’ai enfin proposé la création de 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation nationale sur le quinquennat, affectés en priorité aux secteurs qui en ont le plus besoin. Les Antilles en font partie.

Avec le contrat de génération, combien de jeunes chômeurs pourront retrouver le chemin de l’emploi dans les Antilles-Guyane ?

Le contrat de génération se mettra en place sur une base volontaire. Il est évident que, potentiellement, il peut permettre à plusieurs milliers de jeunes de trouver un emploi aux Antilles. Je suis confiant quant à son succès : quand la gauche, avec la Loi d’Orientation pour l’Outre-Mer (LOOM) en 2000, avait lancé le Congé solidarité qui s’inspirait aussi d’un principe de solidarité entre générations, cette mesure avait constitué un succès aux Antilles. Hélas, la droite l’a supprimé au nom du développement endogène ! Je veillerai quoi qu’il en soit à ce que l’enveloppe de contrats disponibles pour les Antilles tienne compte de la situation particulièrement grave qu’elles connaissent s’agissant du chômage des jeunes.

Etes-vous pour une évolution du statut de la Guadeloupe ?

Après avoir promis aux Guadeloupéens de leur laisser 18 mois pour réfléchir à une adaptation de la loi de réforme des collectivités territoriales, Nicolas Sarkozy est revenu sur sa parole et a précipité son application sans consulter les électeurs. Il en est résulté un projet baroque pour la Guadeloupe. Il a par ailleurs refusé les propositions raisonnables d’ajustement faites par Victorin Lurel et Jacques Gillot.

Je me suis pour ma part engagé à revenir sur cette réforme, si les Français me font confiance. Cela sera fait et la Guadeloupe conservera, tant que les Guadeloupéens le souhaiteront, ses institutions actuelles. Si le congrès des élus guadeloupéens, comme cela a été évoqué il y a quelques mois, venait à demander des évolutions, par exemple vers une assemblée unique commune au département et à la région avec un nombre d’élus et un mode de scrutin adaptés, je les examinerai naturellement très loyalement et très sérieusement avec le gouvernement que je formerai. Mais je ne serai pas à l’origine des propositions de changement de statut.

Quelle sera votre principale action dans les DFA la première année de votre mandat ?

Je l’ai dit, mon premier objectif est de redonner espoir à la jeunesse. A court terme, cela passe par la création des emplois d’avenir et la mise en place du contrat de génération : c’est l’urgence. Je veux également redonner une deuxième voire une troisième chance aux jeunes sortis du système scolaire sans qualification, en renforçant le SMA et en veillant à ce qu’aucun jeune entre 16 et 18 ans ne reste sans solution (dans l’emploi, dans l’éducation, dans la formation, en apprentissage, ….). J’aiderai également les collectivités à créer des écoles de la 2ème chance dont je note, au passage, que Nicolas SARKOZY vante l’existence en Guadeloupe alors que l’Etat n’y a consacré aucun crédit !

Plus globalement, j’engagerai les discussions avec les élus et les responsables économiques pour mettre au point les projets de contrats à conclure dans tous les outre-mers en faveur du développement économique, de l’emploi et de la jeunesse. Je souhaite aussi stabiliser les dispositifs fiscaux de soutien à l’économie pour donner de la visibilité aux opérateurs économiques et lancer la préparation des dispositions relatives aux outre-mers à intégrer dans le projet de loi sur le logement.

Vous préconisez le plafonnement du prix des billets d’avion pour soutenir la continuité territoriale. Comment allez-vous faire ?

La continuité territoriale est une question qui m’a été posée aussi bien au cours de mes déplacements outre-mer qu’à chacun de mes contacts avec les originaires des outre-mers vivant dans l’Hexagone. Là encore, les conséquences de la politique de développement endogène ont été funestes : la recentralisation de la gestion du dispositif s’est accompagnée de réductions de prix bien moins intéressantes qu’auparavant. Pour que les bons reviennent à leur niveau, il faut que les Régions paient ! Ce que le gouvernement leur demande donc, et à travers elles aux Ultramarins eux-mêmes, c’est ainsi de financer la compensation d’un handicap (l’éloignement) dont ils sont eux-mêmes victimes. Voilà une conception originale de la solidarité nationale !  J’ajoute que le candidat sortant a beau jeu d’annoncer qu’il va mettre en place un dispositif de continuité territoriale en faveur des originaires des outre-mers vivant dans l’Hexagone alors que c’est précisément lui-même et sa Ministre de l’outre-mer qui ont supprimé cette possibilité dans la LODEOM. Je me suis pour ma part engagé à œuvrer véritablement en faveur de la continuité territoriale. Au-delà de l’amélioration des systèmes existants, nous devons envisager l’instauration de prix plafonds afin de ne pas pénaliser les Ultramarins et de favoriser le développement touristique des outre-mers. Dans un premier temps, je souhaite que des discussions soient engagées avec les compagnies aériennes. Si celles-ci n’aboutissent pas, il faudra envisager des mesures plus contraignantes.

Pendant la crise de 2009 aux Antilles, l’ancien ministre Yves Jégo dénonçait les spéculateurs et les situations oligopolistiques. Faut-il s’en prendre à la grande distribution pour lutter contre la vie chère ?

La question n’est pas de stigmatiser mais de prendre des mesures concrètes pour le pouvoir d’achat. Les opérateurs économiques et les chefs d’entreprises qui contribuent, comme les travailleurs, à faire fonctionner l’économie doivent être respectés. En revanche, il nous faut combattre les situations monopolistiques ou oligopolistiques ou encore les ententes qui génèrent des prélèvements indus sur les consommateurs ultramarins, y compris par des mesures contraignantes si la discussion et la négociation ne suffisent pas.

J’observe que Nicolas SARKOZY reprend aujourd’hui une de mes propositions en la matière, à savoir la possibilité juridique donnée à l’Autorité de la Concurrence d’imposer à des acteurs de céder un ou plusieurs de leurs magasins. Il est cependant regrettable que sa majorité parlementaire ait voté contre cet amendement lors de la discussion parlementaire en janvier dernier du projet de loi sur la protection des consommateurs…

A cet égard, ma politique sera très différente de celle du candidat sortant : le gouvernement n’insultera personne mais sa détermination à corriger les injustices et la « pwofitasyon » sera, quant à elle, bien réelle ! Cela concernera certes les produits alimentaires mais aussi le fret maritime et aérien, les tarifs bancaires et bien sûr les tarifs de la téléphonie entre les DOM et l’Hexagone qui devront être alignés et dont je note que le candidat sortant vient de découvrir qu’ils sont trop élevés !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 06:23

Quel casting pour quel ministère de l’Outre-mer ?

François Hollande s’est inscrit en faux, lors de son meeting à Vincennes, dimanche, contre les rumeurs de partage anticipé des maroquins ministériels en cas de victoire. Pourtant, au PS, comme dans les autres camps, c’est un exercice qui se joue en coulisse et à mots couverts. Qui pourrait donc succéder à l’actuelle titulaire du ministère de l’Outre-mer ? Ledit ministère aura-t-il encore la même dénomination, le même périmètre ?

UMP

« C’est l’honneur de mon gouvernement que d’avoir permis, jusqu’à l’échelon ministériel avec Marie-Luce Penchard, la nomination de talents d’Outre-mer à tous les niveaux de l’appareil d’État », rappelait récemment Nicolas Sarokozy. Marie-Luce Penchard pourrait donc bien être encore ministre à condition qu’elle batte Victorin Lurel aux législatives en Guadeloupe. Le président-candidat pourrait toutefois lui préférer le Réunionnais Didier Robert, tombeur du communiste Paul Vergès à la Région. Mais le poste n’est pas forcément réservé à un ultramarin. Les secrétaires nationaux UMP à l’Outre-mer, anciens ou actuel, peuvent aussi avoir leur mot à dire, tels Michel Dieffenbacher, qui avait été de tous les déplacements de Nicolas Sarkozy dans les territoires en 2007, Dominique Perben, qui a représenté, tout récemment, son candidat dans le Pacifique, ou même Eric Raoult. Quant à Yves Jégo, borlooïste revenu en Sarkozye, il disait, il y a peu, que l’outre-mer lui manquait… Le ministère de l’Outre-mer à la mode Sarko, c’est un ministère délégué du ministère de l’Intérieur. Pas de raison que cela change.

PS

Certains voient le chef du pôle outre-mer de François Hollande, Victorin Lurel, en possible ministre, mais d’autres avancent le nom d’Axel Urgin (plus probable avec Martine Aubry à Matignon), voire celui de Christiane Taubira, représentante spéciale du candidat Hollande. Dans l’entourage de Lurel, on assure que la fonction de chef de pôle ne présage en rien de l’attribution d’un portefeuille ministériel. « Il y a, indique un proche, pas mal de parlementaires hexagonaux qui assistent aux débats concernant l’Outre-mer. » Il cite Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis, qui a beaucoup de Mahorais dans sa circonscription, la députée guadeloupéenne de Paris, George Pau-Langevin, ou Bernard Lesterlin. Ce dernier, ancien administrateur de Wallis et Futuna, a été le représentant de François Hollande à Wallis. De la même manière, l’ancien ministre Jean-Jack Queyranne a représenté récemment son candidat en Polynésie. Une chose est sûre, le ministère de l’Outre-mer, a indiqué Hollande, dépendra de Matignon.

Front de gauche

Jean-Luc Mélenchon, n’a pas de « volet spécifique » pour l’outre-mer dans son programme : « Il faut d’abord s’accorder sur une vision et une ambition », déclarait-il récemment. Mélenchon connaît un peu les Antilles et la Guyane, est venu faire campagne à la Réunion et a fréquenté la Nouvelle-Calédonie en 1988-1989. On ne sait pas quels sont ses projets pour le ministère de l’Outre-mer, mais son modèle de développement, c’est la planification écologique telle que l’avait proposée Paul Vergès avec le plan Gerri à la Réunion, un plan d’accession à l’autonomie énergétique en trente ans.

Modem

A côté de Géraldine Lehideux, le député du Tarn Philippe Folliot est désigné pour parler d’outre-mer. Auteur avec Xavier Louy, d’un ouvrage, France-sur-Mer : un empire oublié (editions du Rocher, 2009), il préconise la création d’un grand ministère de la mer et de l’Outre-mer. « Je considérerai cette idée, comme celle qui consisterait à créer un grand organisme aussi prestigieux que le CEA ou le CNES. » Le Collectif d’opinions républicaines (COLORE), soutien à la candidature de François Bayrou, a proposé son gouvernement idéal. On y trouve pêle-mêle les noms de Juppé, Pécresse, Hulot, Moscovici, Valls et, pour le ministère de l’Outre-mer, la présidente du conseil général de la Réunion, Nassimah Dindar.

Front national

Les spécialistes, potentiellement ministrables en cas de victoire, sont Jean-Michel Dubois, secrétaire national et conseiller politique à l’Outre-mer, et la Martiniquaise Huguette Fatna. Dans leurs programmes pour l’Outre-mer, ils ne dévoilent pas leurs intentions quant au statut du ministère, mais ils proposent une réorganisation des territoires en trois grandes régions françaises d’outre-mer : « Une région française d’Amérique comprenant les Antilles françaises, la Guyane, Saint-Pierre et Miquelon ; une région française de l’Océan Indien regroupant la Réunion, Mayotte, les îles éparses et les terres antarctiques et australes françaises ; une région française de l’Océan pacifique regroupant la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie françaises et l’îlot de Clipperton. »

FXG (agence de presse GHM)

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 05:42

Mariette Monpierre triple lauréate de l’African film and arts festival de Los Angeles

MonpierrePour son premier long métrage, la réalisatrice guadeloupéenne, Mariette Monpierre, a eu son heure de gloire au festival des arts et du cinéma african de Los Angeles. Son film, Le bonheur d’Elza, a reçu trois prix : celui du festival, celui du meilleur réalisateur de la première œuvre avec une mention spéciale du jury pour un long métrage de fiction, et le prix des programmateurs du Festival pour la fiction. Elle a en outre été nominée à l’Africa movie academy awards (AMAA) 2012 pour le prix du meilleur film de la diaspora et au Trophées des arts afro-caribéens 2011 pour le meilleur film. Le film a été diffusé sur France Ô en mars dernier. Interprété par Stana Roumillac et Vincent Byrd Le Sage, ce film raconte le retour dans la Guadeloupe d’aujourd’hui d’une jeune diplômée « négropolitaine » en quête de son père.

FXG (agence de presse GHM)

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 04:28

Les propositions de Sarkozy aux Ultramarins de l’Hexagone

sarkozy_3056.jpgAvec le rendez-vous manqué du 15 avril (annulation du meeting de soutien des Ultramarins de l’Hexagone à Nicolas Sarkozy), le président-candidat n’a pu dire les annonces qu’il entendait faire aux originaires des outre-mer français. C’est par le biais d’une lettre à leur intention qu’il a choisit de leur parler. L’équipe de campagne du candidat a développé pour nous les principales propositions avant l’expédition de cette lettre.

La première annonce consiste à « favoriser le retour au pays des originaires d’Outre-mer qui sont en poste en métropole et qui le souhaitent ». Pour cela, Nicolas Sarkozy veut instaurer une « priorité régionale » en donnant le pouvoir à la commission administrative paritaire locale de décider de la moitié des postes qui seront ouverts dans la fonction publique. Autre annonce : faire baisser « significativement » les tarifs de la téléphonie mobile « entre l’hexagone et les Outre-mer, dans les deux sens ». « Deux opérateurs viennent de me faire savoir qu’ils sont prêts à lancer, avant le mois de septembre, un forfait à cinq euros pour deux heures de communication entre l’hexagone et les Outre-mer. C’est un premier pas intéressant », assure le candidat.

Continuité territoriale familiale

Sur la question des discriminations subies par les ultramarins dans l’Hexagone, le candidat UMP a créé la Délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer placée directement auprès du Premier ministre. « C’est une grande fierté. Durant le prochain quinquennat, je souhaite que ses moyens d’action soient renforcés et qu’elle poursuive l’immense travail qui a déjà été engagé. »

Mais là où l’on attend (comme il y a cinq ans) le sortant, c’est sur la question du prix des billets d’avion. Nicolas Sarkozy qui n’a, sur ce sujet, de cesse de remercier la Réunionnaise Samia Badat, veut créer une « continuité territoriale familiale » pour « les compatriotes qui n’ont pas de perspective, à un horizon raisonnable, d’aller retrouver leur famille restée au pays ». Il s’agit « d’une aide à la prise en charge de leur billet d’avion, dans les mêmes conditions que l’aide qui est apportée par LADOM aux étudiants qui souhaitent venir étudier [dans l’Hexagone]. Dès lors, le prix du billet d’avion sera significativement réduit, puisqu’une partie sera prise en charge par l’État. » François Hollande, lors du meeting du 10 mars dédié aux Ultramarins de l'Hexagone, a fait un tabac en proposant de plafonner le prix des billets d'avion.

FXG (agence de presse GHM)

la lettre de Sarkozy aux Ultramarins de l'Hexagone est consultable sur le site

http://www.lafranceforte.fr/sites/default/files/lettre_hexagone.pdf

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 06:05

Festival des Tréteaux du Maroni à Saint-Laurent en Guyane

La minute de Fdub/1

Chaque jour, pendant la quinzaine du festival, 1 minute du festival réalisée par François dubreuil

 


 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 06:37

Bonnet et Boulate assurent au marathon de Paris

Au 36e  marathon de Paris qui s’est couru dimanche, l’élite a fait tomber les records et les pros de la banane, Patrick Bonnet et Eddy Boulate ont réalisé une belle performance.

MARATHON-DE-PARIS-2012----Alfred-Jocksan--7-.jpgDimanche, à 08 h 45, une  marée humaine s’est élancée des Champs Élysée pour le 36e marathon de Paris. Dès la place de la Concorde (où se montaient l’estrade du meeting de Sarkozy), les pas étaient rythmés par la musique du groupe antillais Cœur tropical. Quelques kilomètres plus loin, sur la place de la Bastille, les bananes, melons et les fleurs tropicales étaient distribués aux coureurs. Une foule compacte encourageait les premiers athlètes. La chaleur du groupe à peau, Choukaj mas Paris, attendait les athlètes avenue Daumesnil au son du tambour. Au kilomètre 12, l’esplanade du châterau de Vincennes (où se préparait la venue de François Hollande), les coureurs faisaient demi-tour vers à la Bastille au son des Colibris des îles.  A quelques hectomètres de la ligne d’arrivée, le groupe Flèch’ Kann’ assurait l’ambiance musicale. Voila pour le coté animation, une initiative du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe.

Eddy-Boulate-Alfred-Jocksan--9-.jpgSur le plan sportif les marathoniens du groupement de la banane, sous une température hivernale, ont bien su gérer et négocier cette épreuve de 42,195 kilomètres malgré deux absents dans l’équipe guadeloupéenne, Nice Hubert et Joseph Patrice. Ils ont été privés de marathon par leur employeur à cause d’une grève  menée dans l’exploitation de La Case à Capesterre-Belle-Eau ! Le Martiniquais Patrick Bonnet fait le meilleur temps de l’équipe et se place 143e au général et 26e dans sa catégorie de vétéran 1 avec un temps de 2 h 41’ 16’’. « J’ai pris un mauvais départ et j’ai du travailler pour revenir. Vers la fin, j’ai eu une drôle de sensation dans le mollet gauche, j’ai dû économiser pour finir. Et à la fin ça paye ! Je suis très content d’avoir porté haut la couleur de la banane antillaise. » Patrick Bonnet visait pourtant les 2 h 30. Eddy Boulate réalise le meilleur temps des Guadeloupéens avec 02 h 48’ 05’’. Il termine à la 305e place au général et 88e dans sa catégorie de vétéran 1. «  Je voulais le faire en 02 h 30, mais j’ai craqué à la fin. C’est le mur du trentième kilomètre. Je ne pouvais plus avancer… Sincèrement je ne pense pas le refaire. C’est trop dur ! » MARATHON-DE-PARIS-2012--martiniquais-Alfred-Jocksan--1-.jpgUne belle performance tout de même pour cette troisième participation. Son compatriote Emmanuel Laurent (vétéran 1) finit lui aussi sous les 3 heures, à la 466e place en 02 h 51’ 53’’, comme les Martiniquais Fred Tramma, Jean-Luc Duféal et Louis-Michel Abatord. Le premier a passé la ligne en 2 h 53’ 05’’, en battant son record sur la distance. « Mais les 2 h 50, ce n’était pas pour aujourd’hui » , regrette-t-il. Jean-Luc Duféal est arrivé en 2 h 56’ 12’’ et Louis-Michel Abatord en 02 h 57’ 05’’. Le guadeloupéen Vincent Eucarice, vétéran 2,  sur lequel on fondait un espoir, pris de crampe au quarantième kilomètre, a terminé 1738e en 03 h 07’ 43’’. Il en est à son quatrième marathon de Paris.

Patrick-Bonnet-MARATHON-DE-PARIS-2012----Alfred-Jocksan--14.jpgIl fallait un mental d’acier à ces hommes pour affronter les rues de Paris dans le vent et le froid avec un final dans un léger faux plat montant et face au vent. Ce qui rendait les derniers kilomètres très difficiles.

Le jeune kényan, Stanley Biwott a remporté le marathon en battant le record de 2009 avec 02 h 05’ 12’’. Chez les femmes, c’est l’Ethiopienne, Tirfe Beyene qui a également battu le record de l’épreuve en 2 h 21’ 40’’. Elle a reçu des fleurs de Guadeloupe pour sa victoire.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


La caravane des îles

 

Patrice-Thezenas-MARATHON-DE-PARIS-2012----Alfred-Jocksan.jpgLa caravane des iles de Guadeloupe, partenaire du 36e marathon de Paris, était présente sur l’avenue Foch, lieu de l’arrivée de la course, où hôtesses et responsables distribuaient des prospectus, des fleurs, des melons et autres boissons très appréciées du public venu en masse assister à l’arrivée de la course. « La présence de la caravane a eu un succès fou, signale Jean-Yves Sérèmes, à l’initiative du projet. Nous avons démontré dimanche notre savoir faire. Nos produits méritent d’être connus autrement que sur des salons et foires. Nous avons eu une affluence formidable, ce qui montre que notre visée était la bonne. » Pour cette première participation en tant que partenaire, le Comité des îles de Guadeloupe a organisé de nombreuses animations autour du marathon et ses fleurs ont récompensé les vainqueurs de chaque catégorie. Une bonne visibilité dans une des courses les plus prisées dans le monde. Une équipe composée de coureurs locaux a par ailleurs bien défendu les couleurs de la Guadeloupe avec la bonne place de Patrice Thézénas (photo) en 03 h 05’ 26’’.

AJ

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 05:30

Regard ultramarin sur le meeting de la Concordesarkozy_3014.jpg

Pour trouver une place dans le carré outre-mer, il fallait arriver avant 13 heures, place de la Concorde, dimanche. Placé juste devant la scène où le candidat de l’UMP allait s’exprimer, à 15 h 30, cet espace n’a rapidement plus été accessible. 70 Wallisiens, le groupe de Jenny Hippocrate, ambassadrice de la lutte contre la drépanocytose, ou encore celui de Dominique de la Guigneraye n’ont pu l’atteindre, selon Samia Badat qui avait enregistré les inscriptions. Ce carré, conquis de haute lutte, est le prix de consolation versé en raison de l’annulation du meeting dédié aux originaires d’outre-mer de l’Hexagone. Pendant que François Fillon l’haranguait, la foule grossissait et se pressait vers le centre de la place. SAMIA-BADAT.jpgAux premières loges, avec Samia Badat, les associatifs antillais René Silo (Freddy Loyson était en Guadeloupe), M. Portelis, Annick Pastour, Georges Mélane, Christine Nollet, et José Vatin (un ex-collaborateur de Lucette Michaux-Chevry et ancien membre du Conseil économique et social). Il y avait encore l’eurodéputé calédonien Maurice Ponga et une vingtaine de fonctionnaires de police réunionnais emmenés par Fredy Tayo. Les 30 Polynésiens mobilisés pour animer le carré ont failli rester bloqués dehors. Finalement, après intervention, le public n’a pas été privé de démonstrations de aka. Patrick Karam au carré VIP gèrait ses invités de la diversité tout en aidant à faire entrer quelque retardataire originaire d’outre-mer. Bernard Debré s’est arrêté un moment. Photos. On évoque le temps où Michel Debré, son père, était député de la Réunion. Soudain, la musique s’est tue. Le héraut de la droite s’adresse au pays : « Face à la montée des périls… Nous n’avons pas droit à l’erreur… »

corosine_3275.jpgUn peu plus à l’extérieur, les Guadeloupéennes du Réseau Nouvelle France, Andrée Simonnot-Corosine, Cindy Laupen et Alix Huyghues-Beaufond agitent leurs petits drapeaux tricolores. Leurs amis sont dispersés dans la foule. « Je devais retrouver Claudy Siar, mais pas au carré outre-mer ; il avait demandé un accès VIP… », confie Andrée Simonnot qui ne l'aura finalement pas vu.

« Les crispations identitaires préparent les grandes tragédies du futur… 66 millions d’individualistes forment une personne capable d’éclairer l’humanité… » Sarkozy s’essaie à faire vibrer avec la corde patriotique. Il cite Charles Peguy, « le cri de Valmy », De Gaulle, puis, « la voix de Césaire, de Racine, Zola et Hugo… » C’est l’hystérie au carré outre-mer. « On attendait ça », commente Samia Badat. « Nous sommes les héritiers de cette France là… », continue Nicolas Sarkozy. La foule scande : « Hollande en Corrèze, Sarko à l’Elysée ! » meeting-concorde-sarko_3203.jpg« Il est le seul à avoir pris les choses en main en outre-mer », assure Alix Huyghes-Beaufond. « Il a su nous faire traverser les crises en sauvant l’Etat et les banques », complète Cindy Laupen. « Peuple de France, n’ayez pas peur, ils ne gagneront pas, tonne le candidat ! Où voulons-nous aller ? C’est le choix historique que vous devrez faire dans une semaine. » « On va gagner », crie la foule. Quittant la place de la Concorde, l’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, croise un spécialiste martiniquais du rhum, Bruno Priouzou ; non loin d’eux un grand barbu antillais trimballe un sac marqué d’un « 971-972 ». Pourquoi est-il est venu écouter Sarkozy ? « Ah ! Moi je suis Cherbourgeois depuis trente ans ! Ce sac, c’est un souvenir de vacances. »

FXG (agence de presse GHM)

Photos (Régis Durand de Girard) : Samia Badat et les danseurs polynésiens;

 Alix Huygues-Beaufont, Cindy Laupen et Andrée Simonnot-CorosineLes-UM-a-la-concorde.jpg


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 05:02

Lynnsha

Lynnsha.jpg« Mon père nous interdisait la musique païenne »

Avec « Île et moi », sorti en décembre aux Antilles, la chanteuse d’origine martiniquaise Lynnsha a fait une pause sur le R’n’B pour s’essayer au zouk, une musique qu’elle a découverte sur le tard. Elle raconte pourquoi.

"Ne m'en veux pas" est de plus en plus diffusé en club et est en 8ème du classement single world Itunes…

Oui, c’est cool ! Avec mes albums passés il y avait déjà eu pas mal de diffusions en club. J’ai fait près de trois ans de tournée en club, en France, Belgique, Suisse, un peu aux Antilles et beaucoup en Afrique. Là, je suis contente parce que c’est avec un autre style musical. Mes trois premiers albums étaient R’n’B. « Île et moi » est le premier album afro caribéen. Je suis donc très contente que ma musique caribéenne soit appréciée en club.

Pourquoi avoir changé de genre ?

Pour moi, ce n’est pas vraiment un changement. En parallèle j’ai toujours fait de la musique caribéenne. Je mélange les styles musicaux, et d’ailleurs, dans les titres R’n’B il y avait toujours ma petite touche caribéenne. Elle est en moi. Dans l’avant dernier album, « Elle et moi », les quatre derniers titres annonçaient cette évolution. « Île et moi » est dédié à mes origines. Cela faisait un moment qu’on me demandait de le faire. Mais j’avais envie de prendre mon temps. 

Jusqu’où voulez-vous aller avec cet album ?

C’est un album world. Je veux parcourir le monde ! Montrer mes multiples facettes. Je veux montrer les rythmes différents de mes origines, car celles-ci ne s’arrêtent pas aux Antilles. Qui dit Antillaise, dit Africaine.

Antillaise, Africaine et banlieusarde…

Oui, je suis une banlieusarde. Ma sœur et moi avions la chance de quand même pouvoir partir assez souvent aux Antilles. Nous avons la culture antillaise, mais la musique antillaise, elle, je l’ai eue assez tard parce que mon père est adventiste. Il nous interdisait d’écouter de la « musique païenne », « sexe ». Je connaissais le zouk qui passait à la télé, mais pas le pur et dur, pas le zouk qu’on entend au carnaval etc.

A l’école du negro spiritual gospel

Quand avez-vous commencé cette découverte ?

Vers l’âge de 13 ans, un cousin m’a donné une cassette pour que je puisse écouter en cachette. A la maison nous n’écoutions que de la musique negro spiritual gospel. C’est celle-là que j’ai appris à chanter, notamment avec mon père qui était directeur de chorale. A la télé je voyais les musiques pop, rock… J’étais fan de Vanessa Paradis, Whitney Houston. Il y a plein de titres de zouk que j’ai connu super tard.

Et le carnaval ? Quand l’avez-vous découvert ?

Je n’y suis jamais allée ! Je crois avoir vu un petit bout à l’âge de 19 ans en Guyane. J’y étais car je faisais partie de chœurs de Kaysha. Je viens de voir « 30°C couleur ». C’est chaud le carnaval ! Je ne connaissais pas vraiment !

Comment ont réagi vos parents quand ils ont vu que vous écoutiez du zouk ?

Je n’étais plus chez eux. Heureusement ! Ils auraient pété un plomb. Mes parents ont divorcé alors que j’avais 11 ans. J’ai d’abord été vivre avec ma mère. A 18 ans, je suis allée chez mon père, mais il s’est remarié. Ca s’est super mal passé. On m’a dit que je pouvais partir… Donc je ne vis plus avec mes parents depuis cet âge là. Je n’ai pas eu besoin de demander l’autorisation !

Qu’est ce qui est le plus important aujourd’hui ? Vendre des CD ou être présent dans les nouveaux medias ?

Si je peux tout faire tant mieux. Mais les CD ne se vendent plus. Il faut vivre avec son temps. La musique ce n’est plus vendre des CD. Ca ne marche plus du tout ! On vend un peu sur internet. Ce qui m’intéresse, maintenant, c’est les concerts. Il y a aussi une différence entre le marché « communautaire-world » et le marché national que j’avais auparavant avec mes albums R’n’B. Chez Warner, j’ai quand même eu deux disques d’or.

Ce nouvel album est donc moins grand public ?

On n’a pas encore fait la promo grand public. Je veux d’abord que ma communauté me soutienne. Certaines radios en province le passent déjà. Là, je reviens de Lille où j’ai fait le Zénith avec plusieurs artistes pour l’association de Rio Mavuba, le capitaine du LOSC. J’ai hésité sur le morceau que j’allais chanter. Finalement, j’ai interprété « Je veux que tu mentes », un titre que le public connaissait par cœur. Lors de la signature des autographes on m’a demandé pourquoi je n’avais pas chanté un nouveau titre.

L’Olympia pour elle seule en 2013

Quand va commencer la promotion en métropole ?

Il est sorti aux Antilles le 25 décembre et en métropole le 14 février. Maintenant que l’album est installé aux Antilles, nous allons pouvoir débuter la promotion en métropole. Le 2 mai je ferai une heure de live à la Foire de Paris.

Vous n’êtes pourtant pas encore allée aux Antilles…

Oui, c’est cool. Il marche alors que je n’y suis pas allée. Je pense me rendre en Martinique et en Guadeloupe en avril pour faire la tournée des radios, télé, clubs…

Vous allez faire la première partie de Tanya Saint-Val à l’Olympia le 8 avril. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

On a un passif toutes les deux. J’ai travaillé sur ses deux derniers albums. Comme elle sait que je suis nouvelle dans le milieu du zouk, elle a voulu m’offrir sa première partie. J’ai trouvé ça sympathique. Ce sera un nouveau public pour moi, un petit challenge. J’ai déjà chanté à l’Olympia, mais la salle pour moi toute seul c’est pour 2013.

Et dans l’album vous faites une place à une autre célébrité du zouk, Jocelyne Beroard. Pourquoi ?

Oui, nous chantons « Fanm Kréol » ensemble. C’est un petit cadeau aux femmes, à celle d’Obama, aux actrices créoles, à Tanya Saint-Val, à ma sœur, à Marie-José Pérec… A toutes ! J’ai voulu chanter ce morceau avec Josseline Beroard parce que pour moi c’est elle qui représente le mieux les femmes créoles. Elle a fait connaître notre culture dans le monde entier. Je voudrais aussi signaler le morceau avec Kalash. Je travaille encore sur l’album : je vais tourner le mois prochain un clip avec Fally Ipupa pour « Kobosana té »

Propos recueillis par David Martin (Agence de presse GHM)

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 04:10

Liens de Romain Ganer et Jean-Claude K-Bo

Racine-cariba-K-Bo.jpgDeux Guadeloupéens, l’un de Marie-Galante (Romain Ganer), l’autre de Sainte-Rose (Jean-Claude K-Bo), exposent ensemble à l’espace Canopy à Paris 18. Sous l’intitulé des « Liens », les deux hommes croisent leurs travaux. La sculpture de K-Bo et la peinture de Ganer s’observent et se laissent observer. Les deux hommes se connaissent bien depuis longtemps. « Ce qui nous lie, témoigne Romain, c’est l’art, le boulot… » Romain Ganer a choisi de présenter une vingtaine d’œuvres. Des portraits sur carton inspirés des masques Punu. « Ce sont des masques tout blanc du Nigéria mais on les prend facilement pour des masques japonais, explique le Marie-Galantais. Je reproduis la façon d’implanter les cheveux et les regards dans ces masques. » Portraits-sur-cartons-Ganer.jpgDans ses portraits sur bois, il exprime un travail sur le phénomène de diaspora (au sens générique) avec un symbolique forte exprimée par la présence d’objets insolites (corde, brosse de pont, montre…). C’est une « œuvre-témoin » des cultures oubliées. A cet art répond l’expressionnisme du sculpteur qui par ses majestueux et  terrifiants totems, donne une résonance à ces mémoires oubliées. Le fils du charron de Viard à Sainte-Rose est né dans les copeaux, il a toujours manié les matières. Ses oeuvres sont faites bois, de mousse expansive qu’il maroufle avec un mélange de terre, du câble électrique, et même des fiches bnc… totem-connexion-K-Bo.jpgSon travail pourrait être une déclinaison de la poésie de Daniel Maximin quand il écrit qu’il a fallu quatre continent pour faire la Caraïbe… « Oui, mais c’est plus dans la façon de remonter le fleuve, corrige le sculpteur, pour mieux accrocher les éléments, pour mieux les capter. » L’exposition a ouvert ses portes hier et se prolonge jusqu’au 18 mai.

FXG (agence de presse GHM) 

Romain-Ganner.jpg

Romain Ganer


 

Le sculpteur K-Bo s’installe à Troyes

Jean-Claude-Cabo.jpg

Son oncle était l’évêque de la Guadeloupe et son père était charron... « Tout le façonnage se faisait à la main, raconte le sculpteur K-Bo, car sans machine, c’était sans impôt ! » Jean-Claude Cabo, di K-Bo, est né en Guadeloupe, dans les copeaux. Il a toujours manié les matières.

C’est avec son père, dans son île natale, qu’il a appris à travailler le bois et c’est vers l’âge de 10 ans qu’il réalise ses premières sculptures. « C’était du modelage, avec de la terre... » En 1982, il débarque dans l’Hexagone. Il est alors versé dans la peinture quand il organise sa première exposition en 1986. « Un vieux monsieur m’a indiqué une pièce assez abstraite, de formes assez rondes, me proposant de pousser dans cette direction… Je n’aimais pas le format des tableaux alors je faisait des blocs de pierre, des tableaux en 3D, d’abord avec des angles… » A l’instar de ses enfants triplés, il fait surgir des visages dans des volumes tridimensionnels, érige des mâts-totems réhaussés de masques et de cheveux de bois ! Et il nomme « Esprit Cariba », « Racine Cariba »… Son travail pourrait être une déclinaison de la poésie de Daniel Maximin quand ce poète créole écrit qu’il a fallu quatre continents pour faire la Caraïbe… « Oui, mais c’est plus dans la façon de remonter le fleuve, corrige le sculpteur, pour mieux accrocher les éléments, pour mieux les capter. » Les œuvres de K-bo sont faites de bois, de mousse expansive qu’il maroufle avec un mélange de terre, de câbles électriques, et même de fiches bnc (pour son Totem connexion)…

Cariba-6.jpgTous les jours, K-Bo se lève à 5 heures pour travailler dans son atelier de Saint-Léger-sous-Margerie où il vit depuis 22 ans, puis il va à son autre travail, à France 3 en Ile-de-France, à 150 km de chez lui. Le Guadeloupéen est devenu Champenois en suivant l’amour. Et le pays lui a rendu : en 2008, il a été élu conseiller municipal de Saint-Léger. Depuis, il est en charge de la culture ; « La brocante et le feu d’artifice, c’est moi ! », annonce-t-il fièrement. Il aimerait développer une galerie dans son village pour « faire bouger un peu » l’arrière-pays champenois. « On est au fin fond de la Marne, ici ! » Alors en attendant de faire venir des artistes à Saint-Léger, K-Bo s’exporte à Troyes avec ses œuvres. Il est à la galerie l’Arrivage à partir du 19 avril jusqu’au 2 juin.

FXG (agence de presse GHM)

 

Galerie L’Arrivage, 6 rue Larivey, Troyes.

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 11:34

Les pros de la banane au marathon de Paris

Deux dizaines de professionnels de la banane de Guadeloupe et de Martinique seront sur la ligne de départ du marathon de Paris dimanche.

Eddy-Boulate-et-equipe-Gpe.jpgPour la 6e année, l’union des producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique aligne une équipe au Marathon de Paris. 10 Martiniquais et autant de Guadeloupéens. Ils se connaissent puisque, dans cette course dans la course, les premiers ont une revanche à prendre depuis l’an dernier sur les seconds. Mais l’équipe de la banane, unie, avait fini 4e au classement par équipe et manqué de peu le podium. Menés par Jean-Luc Duféal (le mieux capé avec 2 h 48 pour boucler les 42 km) et Fred Tramma du François (2  h 48), les Martiniquais engagés sont tous des professionnels de la banane. Ils affichent aussi de belles performances. Patrick Bonnet et Roger Mélos, de l’habitation Trame à Ducos, revendiquent un temps de 2 h 30 et 3 h 35. Julien Chéry, de l’habitation Nouvet au Robert, 3 h 40. Michel Abatord et Julien Onier, 2 h 57. Le père de ce dernier, ouvrier agricole du Lorrain comme les deux, 3 h 15, et Chantal Minot, de l’habitation Château-Paille au Vauclin, 4 h 15. A ceux-là s’agrège Willy Misaine de Ducos, mais lui, il travaille à la SARA. « On s’est entraîné ensemble au dernier moment », regrette Julien Chéry qui n’aime pas courir seul.Martinique-team.jpg

Chez les Guadeloupéens, Eddy Boulate (habitué de l’épreuve) et Vincent Eucarice affichent 2 h 30 au chrono. Hugues Donat et Laurent Emmanuel, de Capesterre-Belle-Eau, sont à 2 h 40. José Réchal de Capesterre-Belle-Eau est à 3 h 15 et Sylvère Cabrera à 3 h 30. Ils s’entraînent ensemble depuis deux mois. « Obligé, on est une équipe ! », assène Sylvère.

Pâtes et bananes

Charles-Postdam-Jean-Luc-Dufeal.jpgCharles Postdam assure l’intendance des Martiniquais depuis qu’ils ont posé pied à Orly jeudi. Martial Sainte-Luce et son épouse Sonia, de Cambrefort, escortent les Gwadas. Les premiers ont pris leurs quartiers dans un hôtel du 15e,, les autres à Bercy. Vendredi, conférence, visite et déjeuner à l’UGPBan à Rungis, puis il a fallu faire la queue pour la remise des dossards, à la porte d’Orléans où la foule des 40 000 inscrits doit passer retirer son dossard. Bonne organisation, l’attente n’a pas été longue. Samedi, après un réveil musculaire et un footing de 20 minutes, c’est repos. « On va vaquer et se coucher tôt. », promet Charles Postdam. Au menu, pâtes et bananes. « Comme tous les jours depuis quinze jours », précise Martial. Dimanche, ils seront vers 8 heures sur les Champs-Elysées. Dix d’entre eux seront dans la zone « Allure 3 heures » (dossard rayé de jaune), juste derrière la ligne des « préférentiels » qui précède les élites. « Entre les Kényans et nous, c’est un monde ! », s’amuse Jean-Luc Duféal. 40 000 concurrents derrière le ruban… « On se tire la bourre avec les Guadeloupéens, poursuit le Martiniquais, mais c’est pour mieux représenter la banane ! » « Cette année, on vise le podium, foi d’Eddy Boulate ! »

FXG (agence de presse GHM)

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