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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:20

Un inventeur guadeloupéen à la Foire de Paris

Jackson-et-son-jeu.jpgJean-Marc Jackson n’a pas postulé pour le prix  du concours Lépine, mais il est tout de même venu présenter son bébé à la foire de Paris. Son bébé, c’est un jeu de réflexion inspiré du sudoku, mais tout en rondeurs, et qu’il a intitulé Bulles à bulles. « J’avais déjà inventé un premier jeu de logique, il y a trois ans, ça s’appelait Tout compte fait égal. Ce jeu de calcul s’adressait à tous les publics mais ça a surtout intéressé les écoles, les associations… » Malheureusement, peu de temps après l’avoir présenté dans quelque salon, il a retrouvé son jeu dans le commerce en Guadeloupe, à son insu… « Tant pis, s’est-il dit, mais au moins ça veut dire que c’était une bonne idée ! » Alors il a poussé la réflexion pour trouver l’idée. « L’idée du sudoku a permis à une homme de vivre avec quelque chose de très simple ! » Il a commencé à dessiner des cercles pour tenter de retrouver l’esprit du calcul comme dans son précédent jeu. « C’est mon fils de 14 ans, Kenji, qui m’a conseillé d’oublier les signes +, -, x, :, = qui me gênaient, et de compléter les bulles en numérotant les espaces délimités par leurs entrecroisements. C’est comme ça que c’est parti. » Bulles-a-bulles-le-jeu.jpgC’était en 2010. Depuis, il a présenté le jeu à Saint-Denis (93) où il vit quand il n’est pas à Beausoleil aux Abymes. Ecoles, maisons de retraite, amis et enfants ont été ses cobayes. « Ca canalise les enfants quand ils rentrent de la récréation et c’est en même temps ludique », argumente-t-il. Le journal municipal de la ville de Saint-Denis lui a consacré un papier et c’est ainsi que Hugues Solvar, président d’une association antillaise dans le 93, Gens du Gosier, lui a proposé de venir présenter Bulles à bulles lors de l’élection de miss carnaval et à la foire de Paris (qui s’achève ce week-end). Si l’on peut déjà trouver le jeu (sous forme de petit livre vendu 2.5 €) dans quelques commerces dyonisiens, Jean-Marc Jackson cherche un éditeur et un distributeur. « Et pourquoi pas dans le journal », propose-t-il gaillardement !

FXG (agence de presse GHM)

Pour tout renseignement : rootsrasin@hotmail.com

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 18:14

Une journaliste fait condamner Tropiques FM

Le conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt a condamné, le 24 avril dernier, la société Tropiques FM à payer une somme d’environ 16 000 € à Katia Barillot, une journaliste originaire d’outre-mer, qui animait sur cette antenne l’émission « Femmes, femmes, femmes ». Les juges ont estimé que la journaliste et la radio étaient liées par un contrat de travail et que son licenciement était « dépourvu de cause réelle et sérieuse ». En plus de cela, les prud’hommes ont ordonné à la SARL Tropiques FM de remettre à la plaignante les attestation, certificat, bulletins de salaire et solde de tout compte sous astreinte de 15 € par jour et document de retard après notification du jugement pendant une durée de trente jours. Le conseil des prud’hommes a en outre ordonné l’exécution provisoire du jugement, même s’il y a appel. Cette affaire n’est qu’une affaire de plus dans les annales du droit social, mais elle a beaucoup agité la sphère des réseaux sociaux après que l’Express.fr l’ait révélée la semaine dernière. En effet, l’information lâchée mettait directement en cause le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer et manquait singulièrement de précision. Il convient donc de revenir sur le jugement lui-même qui explicite les faits et la procédure : « Katia Barillot est engagée par contrat oral le 4 décembre 2010 (…) pour animer chaque semaine « Femmes, femmes, femmes », pour 13 émissions.(…) Claudy Siar, directeur général de la société Tropiques FM (il n’a été nommé qu’en avril 2011 à la délégation interministérielle, NDLR), s’engageait à (la) rémunérer à hauteur de 500 € nets par émission… » Le 1er mars 2011, n’ayant jamais été payée, la journaliste écrit à Claudy Siar, encore directeur général. Elle décide de cesser tout enregistrement et saisit les prud’hommes. « Le directeur général, Claudy Siar, conteste tout contrat de travail et affirme que le règlement devait échoir à un sponsor. » Une fois le jugement rendu et divulgué dans les médias, le service de communication du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer a adressé à la presse un communiqué titré : « Calomniez, calomniez contre Claudy Siar. » Il y est question de « propagande diffamatoire » et « d’amalgame entre cette condamnation et ses fonctions de délégué ». La communication de la délégation « s’étonne de voir apparaître cette information complètement étrangère à Claudy Siar qui n’a jamais été convoqué devant aucune instance judiciaire ». Ceci est exact, mais c’est bien sous la direction générale de Claudy Siar que ce conflit social est apparu. L’affaire n’étant arrivée devant la juridiction prud’homale qu’à partir du 11 mai 2011, c’est en toute logique que le successeur de Claudy Siar à la tête de la radio a dû assumer cette responsabilité. Ce n’est donc pas le délégué Siar qui a été condamné, mais l’actuel dirigeant responsable de la radio. Mais tout de même, pour un homme sensé défendre les droits des originaires d’outre-mer dans l’Hexagone et les protéger, notamment des discriminations à l’embauche, ça la fout mal !

FXG (agence de presse GHM)

NDLR : tous ces faits relatés dans cet article sont tirés du jugement du conseil des prud'hommes de Boulogne que nous nous sommes procurés. Si d'autres choses doivent être dites, elles le seront par la cour d'appel si Tropiques FM interjette appel.

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 05:31

Les princes du zouk love au Bataclan

Lundi 30 avril, sur la scène du Bataclan, quatre anciennes gloires du zouk love, Phil Control, Patrick Benoit, Victor Delver et Eric Virgal  entonnaient  leurs mélodies d’amour face à un public clairsemé mais enthousiaste, venu prendre un petit bain de jouvence.Victor-Delver-Eric-Virgal-Patrick-Benoit-et-Phil-Control-au.jpg

Pas de quoi se glorifier pour une première, mais l’initiative d’Arnauld Singamalon, créateur du concept Section live, est intéressante. Le patron de la Pointe des Antilles et de Section zouk veut donner dans le live en lançant ce concept autour d’un groupe de grands musiciens dirigé par le guitariste  guadeloupéen, Thierry Delanay, avec des chanteurs du zouk, love ou déchiré. Pas réussi cette fois.

Eric-Virgal-et-Thiery-Delanay---Alfred-Jocksan.jpgL’affiche aurait pourtant dû faire rêver et créer l’engouement car Phil Control, Patrick Benoit, Victor Delver et Eric Virgal ont tout pour plaire. Ingénieux et créatifs, talentueux et surprenants, ils ont des voix magiques et chaleureuses, aussi bien sur vinyl que sur scène.  Ce retour à la scène devait redonner vie à leur existence, à leurs œuvres,  relancer leur passion et leur carrière…  Jessie-Belval-et-Eric-Virgal-au-Bataclan---Alfred-Jocksan.jpgIl fallait voir et  entendre le duo, Éric Virgal et Jessie Belval, émotion et frisson… Le  zouk love a permis aux hommes de parler d’amour à travers la voix du crooner Phil Control, du séducteur Éric Virgal, du passionné Victor Delver ou du survolté Patrick Benoit. Des paroles très fleur bleue qui adoucissent le cœur… Quatre voix, quatre styles, une passion et une expression, la musique.. Prochain rendez vous avec Section live au mois d’octobre, même lieu, même heure, avec d’autre vedettes de la musique du soleil pour des lendemains qui zoukent et des succès du passé qui pour beaucoup (même s’ils n’étaient pas tous là) brillent encore.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)


Sur-scene---Alfred-Jocksan.jpgPhil Control : « Le zouk est au top. Je suis satisfait musicalement. L’essentiel est de faire plaisir à ceux qui sont présents et le public a apprécié. C’est l’album en live. »

 

Victor Delver : « C’est l’aventure ! C’est la culture, la peinture ! Il y a beaucoup des choses à faire encore. Il faut étoffer le répertoire pour la suite. Nos chansons ont marqué des moments d’angoisse, de chagrin et des douleurs. Nos titres ont été composé dans la joie et ça rassure les gens. C’était fabuleux de voir les gens chanter avec moi. »

Éric Virgal : « Le zouk love nous permet de reconstituer cette notion de couple que nous avons perdue chez nous. Je crois fortement que le zouk y contribue à sa manière. Moi, je suis la voix de ceux qui ne disent pas. Je chante aussi bien pour les femmes que pour les hommes. On chante nos histoires d’amour, on en a beaucoup. C’est notre travail et c’est le cœur qui parle souvent. Sur la terre, il faut faire quelque chose de merveilleux, de beau, aller vers une esthétique nouvelle, une esthétique qu’on doit léguer au monde. »

Propos recueilli par Alfred Jocksan

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 10:45

Qui pour succéder à Marie-Luce Penchard après le 6 mai ?

Avec une victoire socialiste, le fauteuil de ministre de l’outre-mer pourrait échoir à un soutien très actif de François Hollande : Bruno Le Roux. A l’UMP, la donne est nettement moins claire. En cas de victoire, Marie-Luce Penchard pourrait se succéder à elle-même.

Bruno-Le-Roux.jpgAvec des sondages favorables à François Hollande, la succession de Marie-Luce Penchard à la rue Oudinot, siège du ministère de l’Outre-mer, ouvre des perspectives à gauche. Et dans l’hypothèse, de plus en plus crédible, d’un gouvernement socialiste sous la houlette du député maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, un nom sort du lot : celui de Bruno Le Roux (photo tirée de Europe1.fr). L’ancien maire d’Epinay-sur-Seine (1995-2001), député de la Seine-Saint-Denis depuis 1997, s’est occupé des questions de sécurité et des questions électorales au parti socialiste (il a notamment suivi avec attention le vote de la loi électorale pour la Polynésie et a rencontré plusieurs fois Oscar Temaru). Sa nomination au ministère de l’Outre-mer est évoquée avec sérieux depuis quelques semaines dans l’entourage direct de Jean-Marc Ayrault. Bruno Le Roux était d’ailleurs présent sur tous les déplacements de François Hollande aux Antilles-Guyane, à Mayotte et à la Réunion. Bien sûr d’autres personnalités peuvent prétendre à ce portefeuille comme Bernard Lesterlin, ancien directeur adjoint du cabinet de Louis Mermaz et ancien administrateur supérieur de Wallis et Futuna (1985-1986), aujourd’hui député de l’Allier. Des personnalités issues de l’Outre-mer comme Victorin Lurel, responsable du pôle Outre-mer au sein de l’équipe de campagne, Christiane Taubira, députée de Guyane, ou George Pau-Langevin, députée PS du XXème arrondissement de Paris, pourraient également prétendre à cette fonction. Pour Victorin Lurel, on parle plutôt du ministère de l’Agriculture… Mais il n’est pas seul sur le coup !

« On gagne d’abord dimanche… »

Penchard-Germain-Bedier-Siar-010.jpgA droite, la manière dont le président candidat décline son bilan laisse plutôt envisager un prolongement de son action, y compris en outre-mer. Dans ces conditions, pourquoi ne pas imaginer que la Guadeloupéenne Marie-Luce Penchard puisse se succéder à elle-même ? Nicolas Sarkozy n’a jamais cessé de vanter son choix d’avoir nommé une ultramarine à ce ministère. Les renforts des poids lourds François Baroin et Xavier Bertrand, respectivement missionnés pour porter la bonne parole en Polynésie, aux Antilles et à La Réunion, resteront limités au temps de la campagne. Restent donc en lice Dominique Perben (chargé des questions liées à l’outre-mer) et Benjamin Lancar (ancien patron des Jeunes populaires), qui se sont notamment rendus en Nouvelle-Calédonie. Beaucoup plus crédible : Olivier Biancarelli, le monsieur outre-mer de Nicolas Sarkozy depuis 2005, aurait déjà pu succéder à Yves Jégo en juin 2009. Mais il semble avoir choisi de quitter la vie politique puisqu’il devrait intégrer GDF-Suez comme secrétaire général adjoint à compter du 1er juin. Patrick Karam, l’ancien délégué à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, a de son côté joué son va-tout en se rendant en début de semaine aux Antilles pour tenter d’inverser la tendance…

Interrogé sur la succession de Marie-Luce Penchard, Benoît Lombrière, conseiller outre-mer à l’Elysée et dans l’équipe de La France forte, a eu cette formule sage, et laconique : « On gagne d’abord dimanche, on verra tout ça après. »

FXG (agence de presse GHM)


La « jurisprudence » Penchard

Si le ministre de l’Outre-mer devait être ultramarin, conformément à la « jurisprudence Penchard », les pressentis pour la rue Oudinot sont  tous Antillais ou Guyanais. D’autres noms ont pourtant été évoqués au cours de cette campagne. Ainsi, l’UMP a évoqué un temps le sénateur calédonien Pierre Frogier, et l’on sait la proximité de François Fillon pour le président du conseil régional de la Réunion, Didier Robert, après la renégociation des accords de Matignon en 2010. Même à gauche, mise à part la place laissée au Réunionnais Jean-Claude Fruteau dans le pôle outre-mer de François Hollande, on aurait pu voir émerger la personnalité forte en gueule du nouveau sénateur de la Réunion Michel Vergoz (« un homme redoutable », selon Marie-Luce Penchard). En Polynésie, il y a tant de problèmes internes, une économie tellement dans l’impasse, qu’aucune figure ne parvient à émerger. D’une manière générale, les démarches d’autonomie engagées sur les deux territoires du Pacifique ne sont pas à même de faire éclore des figures capables de représenter l’ensemble des outre-mer français.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 10:07

Patrick Baucelin moissone les prix en Amérique du nord

Après un Winner au Film Festival de New-York, fin avril, le Martiniquais Patrick Baucelin reçoit un Gold Award à Houston (Texas) pour son documentaire « Les secrets des forteresses de la Caraïbe » dans la catégorie documentaire - histoire. Le Festival international du film de Houston, créé en 1961, est l'une des trois grandes compétitions annuelles en matière de cinéma et télévision en Amérique du Nord, avec les festivals de San Francisco et de New York. Il s'agit également du plus ancien festival de film et de vidéo indépendants au monde. Cette année, 45e édition, le Festival  a accueilli environ 4 000 visiteurs venus du monde entier et a reçu plus de 4 500 films en compétition.

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 07:09

Le village Martinique de la foire de Parisstand-outre-mer-coeur-de-Paris-1---Alfred-Jocksan.jpg

La 108e édition de la foire de Paris a été inaugurée vendredi dernier par le maire de la ville, Bertrand Delanoë, qui a eu un véritable coup de cœur pour le stand de la Martinique. Il a remis le prix « Coup cœur Paris outre-mer » mis en place par la délégation générale à l’outremer que dirige le Martiniquais, Jean-Claude Cadenet.

le-village-Martinique-avec-la-rue-de-la-biguine---Alfred-Jo.jpgLe village Martinique est remarquable, attractif, et s’étale sur 300 mètres carrés, visible dès l’entrée. Il est composé des petits pavillons en tôle ondulée multicolore, garni de fleurs exotiques tout autour, et entouré de rues pavées : rue du zouk et rue de la biguine, clin d’œil à Saint Pierre, le petit Paris des tropiques, avant l’événement  tragique de la montagne Pelée en mai 1802. Le maire de Paris  était attendu par le président de région, Serge Letchimy et toute la délégation martiniquaise. « On ne s’ennuie jamais avec vous, a lancé le maire, parce que vous êtes comme ça. J’adore la Martinique et parce que je ne peux pas y aller tout le temps, j’ai la Martinique avec moi ! » Il désigne alors Maggy Nestoret et Jean-Claude Cadenet, ses conseillers outre-mer. Puis il félicite l’ensemble de la délégation pour son dynamisme. « Je vois une Martinique dynamique, créative, chaleureuse, c’est toujours agréable. » Karine Roy-Camille, présidente du comité martiniquais du tourisme, est aux anges.

Stand-Martinique-5---Alfred--Jocksan.jpgLe slogan de la délégation est « la fèt là bèl ». La Martinique montre et affiche ses savoirs faire. Le conseil régional, le comité du tourisme et la chambre des métiers et de l’artisanat présentent un ensemble uni qui véhicule une image positive et de qualité. 24 artisans sont là. Parmi eux, un créateur d’articles en bois pays, « O bois des Îsles », de Jean-Michel et Christelle Désiré, déjà récompensés  du prix « coup de cœur joie des dénicheurs  2012 » de la foire de Paris pour leur originalité et leur sympathie. C’est la première fois qu’ils exposent à Paris. Il y a aussi fabricants vendeurs de glaces (Sarl Excellence glaces Antilles, Marlène Glaces, Ziouka glaces douceurs), deux ébénistes, Labour et Jean Querbel. Ce denier  interpelle le président Serge Letchimy sur les prix des stands. L’an dernier, il avait avancé 7 300 € pour participer à la foire. Et cette année son investissement dépasse les 10 000 €. Il demande que tout le monde soit logé à la même enseigne et annonce qu’il ne souhaite pas payer pour les autres.  Il y a aussi trois écrivains dont Tony Delsham, un constructeur de maisons, très apprécié par les exilés économiques voulant construire au pays, une société de conseil en financement, deux bijouteries, des vendeurs d’épices, de vêtements, des restaurateurs et 17 professionnels du tourismes, hôteliers et loueurs de bateaux.

Des animations déclinent un programme profondément ancré dans la tradition du pays. Une ivresse aux multiples couleurs. La fèt là bél d’une Martinique généreuse, imprévisible, surprenante, déroutante et précieuse avec des artistes locaux, tels que Dédé Saint Prix, Ballet Tchè Kréol, Jean-Claude Naimro, Jean-Philippe Martelly, E.Sy Kennenga en podium extérieur, chaque jour. Le lundi 7 mai sera la journée de la Martinique avec des nombreuses animations, des jeux et des cadeaux.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Serge Letchimy, député, président de la région Martinique

« Nous avons fait beaucoup d’effort, avec la chambre des métiers et les artisans. Nous sommes d’un seul tenant, dans un village. Avant c’était découpé en plusieurs parties. On est extrêmement fier pour dire qu’on est des êtres humains, des êtres déterminés avec beaucoup d’initiative, une culture et une identité propre. Il ne faut pas voir seulement l’aspect matériel, il faut regarder le savoir faire qu’y a derrière.  De plus en plus la Martinique doit se tourner vers l’exportation. Il ne faut pas mettre l’outre mer dans un petit cocon. Nous sommes dans un monde de partage de richesses, de politique fiscale équilibrée. Il faut des pays d’outre mer ouverts, émancipés culturellement et économiquement. »


Le royaume du Boudin de Ducos à la foire de Paris

La petite maison de fabrication de boudin de Ducos, Le royaume du boudin, s’est installée pour la première fois dans les allées de la foire de Paris avec plusieurs  objectifs. D’abord booster son chiffre d’affaires, puis se faire connaître et trouver un réseau de distribution pour exporter sa production en Hexagone depuis la Martinique. Pour l’occasion, Fred Duhemé, le patron, est venu avec sa petite équipe et quatre tonnes de boudin. Des boudins au lambi, au crevette, au langouste, au hareng-saur, au poisson boucané. A vrai dire, des boudins en tout genre, blanc et rouge, en sandwiches et au kilo. Le royaume du boudin, une petite entreprise familiale depuis quatre générations, créé par le père de Frédéric, et ce dernier a initié son fils Mathieu. Son unité de production est toute neuve et capable en un temps record de faire face à des nombreuses demandes selon le patron, Fred, installé dans zone industriel Petite Cocotte à Ducos. Nos entrepreneurs ont des idées. La foire de Paris est l’occasion idéal pour nouer des contacts, voire accéder à d’autres marchés.


La Guadeloupe s’agrandit à la foire de ParisGuadeloupe--a-la-foire-de-Paris-le-mascotte-de-la-Guadeloup.jpg

La Guadeloupe, avec ses traditions festives, sa joie de vivre, ses contrastes, ses contes, ses légendes et traditions, ses danses et musiques, ses paysages, amène le soleil et son savoir faire à la foire de Paris, ouverte depuis le 27 avril. Visibilité et reconnaissance sur 567 mètres carré dans le hall 4, celui qui accueille les terres des tropiques. A la conquête de l’exportation.

Edith Hamot (CCI), Juliany Donineaux (chambre de métiers) et Gervaise Pommier (CTIG) sont les trois femmes charger de présenter une image réjouissante de la Guadeloupe avec un mot d’ordre : « Je vis en Guadeloupe, je fabrique en Guadeloupe. »

Cette année pour faire découvrir aux Parisiens la beauté du pays, son authenticité, son savoir faire dans tous les secteurs d’activité et de production locale, l’espace s’est agrandi pour atteindre 567 mètres carré au lieu de 505 l’année précédente.  Il est partagé en quatre secteurs : 230 m2 de surface d’exposition pour les artisans, 184 m2  pour les commerçants, 87 m2 pour la restauration et 66 m2 pour les trois institutions. On dénombre trente sept exposants. Vingt-quatre relèvent du secteur des métiers et de l’artisanat et treize de la CCI. La foire de Paris est un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques du pays. Les rhumiers se sont regroupés pour mieux défendre leurs intérêts face à la concurrence de plus en plus agressive sur un marché en plein développement. Ils ont reçu, pour leur stand et l’accueil, le prix « Coup de cœur joie des dénicheurs 2012 ». Un bon départ.

La foire de Paris c’est aussi un lieu de retrouvailles pour des nombreux Guadeloupéens exilés économiquement ou étudiants. Le tambour ka est roi, dominant l’espace majestueusement. Des mats de cocagne dominent, sans saucissons, ni autres friandises… Un petit souvenir du passé pour les nostalgiques du bon vieux temps, des fêtes communales. Et, pour que la fête soit totale, les masques de carnaval guident les visiteurs de stand en stand. Les deux compères, Lapen et Zanba, sont là, comme les membres de l’association Kafé signe de la marina de Rivière-Sens. Le jeudi 3 mai sera la journée de la Guadeloupe et pour faire entendre sa musique, trois groupes sont programmés sur le podium extérieur, Bois Bandé, Koktel et le groupe Branché avec Edouard Sévèle, avec défilé de mode et d’autres animations carnavalesques sont prévus dans les allées des stands.

Les responsables  visent le prix du top stand  pour cette 108e édition de la foire de Paris.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Le couac de Guyane en vedette à ParisStand-guyane-Les-Musandas---Alfred-Jocksan.jpg

Des montagnes de couac et de produits à base de farine de manioc venant de la Guyane sont en vente à la foire de Paris qui s’est ouverte le 27 avril. Pour créer un village Guyane composé de sept stands, certains exposants ont reçu un petit aide régionale pour booster leurs petits commerces.

Deux petits commerçant sont venus spécialement de Guyane pour écouler leur production auprès de leurs compatriotes vivant en hexagone. Ces planteurs de manioc et fabriquant de couac qui cultivent et transforment le manioc peinent à joindre les deux bouts. La culture est économiquement peu rentable et astreignante. Seule une minorité trouve son compte dans ce commerce malgré un produit présenté de bonne qualité, voire excellent.

Antoinette Eliette est venue du Corossony, un petit village tout prêt du Sinnamary, pour vendre sa farine de couac, ses cassaves, son wong et krétik. Son sourire fait mouche et son bon humeur fait le reste.  Pour tout cette  gentillesse, elle a reçu le prix « coup de cœur joie des dénicheurs 2012 » de la foire de Paris. Un petit panneau rouge qu’elle a mis bien en évidence. Tout ce qu’elle vend est noté minutieusement sur son cahier de compte.

Dans un autre allée du hall Terre de tropiques où sont regroupés les vendeurs de Guyane, une autre échoppe propose du couac et autres produits du pays. Cette fois ci, c’est une association, Les Musandas, tenue par quatre femmes et un homme, Joseph Mérine, Marceline Falin, Céline Lanage, Justin Damas, Daniel et Julie Tarcy et la responsable de l’association, Passionne Prepont.  Eux aussi sont venus pour la première fois et espèrent tout vendre avant de repartir dans huit jours. Ils sont de Macayo et viennent souvent sur le marché de Cayenne ou dans les différentes fêtes locales pour écouler leur production.  Ils sont venus avec une mini chaudière pour faire des démonstrations sur place.

La vente du couac à Paris connaît un regain qui permet de  relancer la production locale. Pourtant ces commerces ne font pas pour autant fortune à Paris. « C’est juste une petite recette d’agrément qui permet simplement de mieux vivre », témoigne un exposant.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM) 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 05:58

 

 

La journée des noms du CM98 à Saint-Denis (93)

presentation-non-nou.jpgToute la journée de dimanche, l’association CM98 a présenté son dernier projet sur les premiers noms attribués aux esclaves libérés, après l’abolition en Martinique en 1848. Un livre a vu le jour, Non Nou.

Le CM98 a dévoilé aussi son programme de manifestations (chemin de fer et le grand rassemblement du 23 mai, Lanmèkannfènèg (14e édition). Jenny Hippocrate et Max Silla étaient kles parrazins de cette journée.

origine-de-son-nom---Alfred-Jocksan.jpgDes panneaux, ceux du mémorial itinérant, indiquent les noms de famille. Et pour aider ceux en quête, une salle de généalogie dispose des conseils  La grande majorité des visiteurs veut retrouver le noms de leurs aïeux esclaves et la commune où ils vivaient. Cet atelier de généalogie existe depuis 7 ans. Jacques Jason  fait savoir que leur source est fiable et objective : « Nous puissions les éléments dans les registres notariaux. » À la fin de la séance, une liste de noms est remise à l’intéressé qui pourra poursuivre ou approfondir sa recherche en se rendant chaque mardi à la permanence  de l’associatio. A Paris, plus de mille personnes par an sont reçues. Isabelle Brin, une jeune femme d’origine martiniquaise née en métropole, témoigne : « Je suis fière de ce que je suis, maintenant je sais d’où je viens. J’ai pris conscience de mon passé. Ce qui m’a donné confiance. »

Le moment fort de ce dernier dimanche d’avril était la présentation du dernier ouvrage, Non Nou. Le livre des noms de famille des habitants de la Martinique établi  entre 1848 et 1858. On apprend qu’il y avait 64 447 personnes qui étaient esclaves, sans état civil. Seulement un prénom et un matricule. A partir de 13 mars 1848, une commission s’est mise en place pour donner des noms aux habitants de 23 communes, et a créé le registre d’individualité. Il est inexistant pour les Pierrotins, car détruit lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1802. En Guadeloupe, il existe un registre par commune. Les officiers d’état civil ne devaient pas donner le noms des maitres, sauf cas exceptionnel. Il fallait donner des noms variés et issus du calendrier. Les membres de l’association ont  épluché pour la Martinique 53 103 actes  notariales et trouvé 19 556 noms de nouveaux libres, un travail gigantesque qui a demandé des mois de travail et de réécriture. atelier-de-genealogie.jpgCes chercheurs sont des personnes que le vice-président du CM98, Emmanuel Gordien, désigne come les ouvriers de la mémoire. Le livre, Non Nou, sortira le 23 mai 2012, le jour du grand rassemblement  de « LAMEKANNFENEG » sur le parvis de la basilique des rois de France à Saint Denis (93). Sa couverture est plus claire que celui de «  Non An Nou », livre des noms de famille de Guadeloupe. Dans ce livre, chaque commune a son livret et la liste des noms.

Profitant de cette journée, le CM98 a lancé son programme du mois de la mémoire : Une chaine de manifestation se déroulera du 8 au 20 mai  par un chemin de fer  en six stations et sera clôturé par le 14e grand rassemblement annuel du CM 98 sur le parvis de l’hôtel de ville de la ville de Saint Denis, place Victor Hugo, le 23 mai. Ce jour-là, une grande fresque humaine et vivante sera réalisée pour marquer les esprits. Une cale de bateau négrier avec plus de cinq volontaires, sous la direction artistique de Solal Valentin et Max Diakok. Des participants sont recherchés pour sa réalisation.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 07:08

Interview Patrick Karam, conseiller régional (apparenté UMP) d’Ile de France.

patrick-karam-bis.jpgL’ancien délégué chargé des Français d’Outre-mer dans l’Hexagone arrive ce lundi aux Antilles, décidé à faire campagne pour son candidat, Nicolas Sarkozy (photo d'archives RDG).

« Les menaces se précisent pour l'outre-mer »

Pourquoi intervenir maintenant dans la campagne outremer ?

La proposition de François Hollande, réitérée cette semaine, de permettre aux étrangers de voter aux municipales est dangereuse. En France, mais plus particulièrement en outre-mer, l'élection municipale est la seule qui compte vraiment. Son maire, on le connaît, on l'aime ou on le déteste, on va parfois l'attendre au pied de sa maison. Mais dans tous les cas, c'est une relation personnelle et passionnelle. Permettre à des étrangers de voter va être interprété comme une dépossession, une agression. Les gens ne se sentiront plus maîtres chez eux. L'étranger deviendrait immédiatement suspect. 37 % d’étrangers en Guyane, 36 % à Saint-Martin, 40 % à Mayotte. Dans ces trois territoires, les gens percevront ce vote comme une menace pour leur identité et la cohésion des territoires. En Guadeloupe, c’est aussi une question très sensible. Et les étrangers, malgré eux, serviront de bouc émissaire commode à tous les maux et à toutes les difficultés quotidiennes. Hollande ne peut pas flatter son électorat hexagonal et sacrifier les Français d'outre-mer.

Pourquoi ne vous a-t-on pas entendu sur ces questions avant le 1er tour ?

J'ai démissionné de mes fonctions de délégué et je n’ai plus voulu intervenir sur l'outre-mer. Je l'ai dit au président de la République quand, en octobre, il m'a demandé de travailler à ses côtés pour les présidentielles. Je me suis cantonné à la campagne sur la diversité. Aujourd'hui, les menaces se précisent pour l'outre-mer ; je ne peux pas demeurer silencieux. J'ai toujours dit la vérité aux Français d'outre-mer. Je l'ai fait quand j'étais président du Collectifdom et comme délégué interministériel. J'ai toujours mis la cause ultramarine au-dessus de mes intérêts personnels, au-dessus aussi de mon engagement auprès du Président.

Quelle valeur ajoutée apportez-vous alors que Marie-Luce Penchard et François Baroin sont sur le pont ?

Ce sont des responsables politiques. Je suis un homme libre, d'abord soucieux de l'outre-mer pour lequel j'ai tant donné. Toute ma famille y réside, mes parents, mes amis, mes racines aussi. Je m'exprime en tant que natif des îles, soucieux de préserver le lien avec la France et de défendre l'intérêt des outre-mer.

Pourquoi, selon vous, Hollande ne fait pas le poids par rapport à Sarkozy ?

François Hollande nous considère comme un simple réservoir de voix électoral. En cinq ans, le député Hollande a été dramatiquement absent sur tous les sujets qui concernent l'outre-mer. 18 lois ont été votées dont la départementalisation de Mayotte, l'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie, la stabilisation des institutions en Polynésie, la collectivité unique en Martinique et en Guyane. Il n'est jamais intervenu dans ces débats à l'Assemblée Nationale. Et maintenant qu'il a besoin de nos voix, il vient nous dire qu'il nous aime, qu'il pense à nous. Qui peut le croire ? La vérité c'est qu'il est comme un certain nombre d'hommes politiques hexagonaux, à droite comme à gauche, qui n'en ont rien à faire de nous et qui nous collent une image caricaturale de grands enfants qu'on manipule facilement. Quel mépris pour nous !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 06:28

Une cérémonie de commémoration de l’abolition à Paris

DELANOE-COMMEMORATION_3443.jpgComme chaque année, la mairie de Paris rend hommage à la signature du décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848. Dans la salle des Prévôts, le maire de Paris, Bertrand Delanoë a procédé à son traditionnel de gerbe, en petit comité et en quelques minutes seulement. Des élèves d’une école élémentaire de la capitale ont déposé, à leur tour, des roses. En classe, ils avaient travaillé sur ce sujet de la mémoire de l’esclavage. Aussitôt le dépôt de gerbes effectué, le maire de Paris s’est éclipsé, appelé à d’autres obligations. Il participait au deuil de la famille d’un enfant écrasé par un chauffard la semaine précédente.

Dans une grande salle à l’étage, remplie des agents ultramarins de la ville de Paris, en congé ce 27 avril, Anne Hidalgo, première adjointe au maire, a prononcé un discours. Les deux premiers rangs réservés aux pontes de la mairie sont restés vides. Anne Hidalgo a évoqué « la honte de l’esclavage » et « le travail formidable que fait la mairie de Paris sur cette honte ».

RDG (agence de presse GHM)

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 06:09

Akiyo à l’Olympia

Concert-Akiyo-olympia---Alfred-Jocksan--39-.jpgLes douze musiciens du groupe de tambours à peau, la musique à Saint-Jean, les deux choristes et les deux danseuses d’Akiyo font une entrée historique ce vendredi 27 avril dans la salle mythique de l’Olympia. 2 heures 30 de live, 24 titres, et plus de 2 000 spectateurs en osmose. Un concert mémorable à inscrire dans les annales.

A 21 heures, Akiyo a surgi. Les deux mille fans en effervescence explosent de joie dans la salle de l’Olympia. Le public est majoritairement guadeloupéen, avec des sympathisants venus vibrer, sauter, crier, danser sur la musique de leur groupe fétiche. C’est un véritable lyannaj d’amour. Car Akiyo, c’est la Guadeloupe ! Akiyo, c’est le peuple, Akiyo sé foss à péyi là.

Concert-Akiyo-olympia---Alfred-Jocksan--12-.jpgJuste avant, en coulisse, petit rituel : une ronde de prières, des cris : « Nous avons fait appel à notre grand papa, Marcel Lolia, pour nous donner la force », explique Jean-Pierre Coquerel.

La popularité du groupe culmine à 1467 mètres de haut, une Soufrière veillant sur son peuple… De son sommet ses intonations galvanisent, égaillent, transcendent, enivrent, irradient, les milliers des fans unis dans la danse. Tandis que quelques uns tombent d’épuisement, vite pris en charge par la sécurité, on entend : « Akiyo pa ka lagué. » Le rythme endiablé est martelé, sans relâche. Y pa ka moli.

Concert-Akiyo-olympia---Alfred-Jocksan--40-.jpgLe groupe donne la pleine mesure de son art, sa véritable dimension musicale. Seuls les jeux de lumières n’assurent pas. Mais, à travers la voix du légendaire François  Ladrezeau et de Jean-Pierre Coquerel, de Valérie et Véronique, de Christian Laviso, des pas de Stella et Melissa, de la calebasse de Dadou, le groupe assure une prestation digne. Woulé manman, woulé papa ! Ponctué par le déboulé de Marso avec son chapeau de feuille de banane. Plus de 30 ans après sa création, Akiyo est toujours là, sa musique est toujours très appréciée et reste indémodable. Instrumentales et vocales, ses mélodies rythmées, ses tambours à peau, son masque à Saint Jean, sont prompts à satisfaire tous les goûts. Un médikaman acoustique et vibrant.

Concert-Akiyo-olympia---Veronique--Alfred-Jocksan--1-.jpgC’est l’anniversaire de Gibzy, le diable du tambour et c’est aussi le jour anniversaire de la signature du décret de l’abolition de l’esclavage de l’esclavage des Nègres dans les colonies à sucre, en 1848. La musique de Guadeloupe fait un pas dans l’histoire, un symbole. La prière d’un nègre, monte. C’est François Ladrezeau, l’homme aux tresses naturelles de 20 ans d’âge, une chevelure mesurant plus de 2 mètres de long… Son interprétation donne la chair de poule  au public,

Il fallait être là et vivre en direct cette communion, ce phénomène hors du commun, le peuple en osmose avec sa musique, avec son histoire, avec sa culture, répondant mot à mot, parole à parole, refrain à refrain à chaque titre. Ils étaient main dans la main, harmonieusement ensemble. Dans un temps suspendu, voir interminable durant deux heures trente. Le temps du bonheur et de l’amour. Ils sont venus apporter au public parisien la chaleur du pays, comme au temps du carnaval. Pour finir par un mini déboulé tout en sueur. 

Mouvman kiltirèl Akiyo, sé médikaman à pep Gwadloup.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

Vite dit

Concert-Akiyo-olympia-FRANCOIS-LA-DREZEAU---Alfred-Jocksan-.jpgFrançois Ladrezeau : « Akiyo, c’est l’âme du peuple. Nous partageons un mouvement dans la simplicité  et l’amour. La musique est ma mission, une force des esprits, de la tradition et de la pensée. C’est tout naturellement qu’on porte la voix du peuple pour sensibiliser la jeunesse dans le bling-bling, dans la facilité. Ce soir c’est l’un des plus beaux concerts d’Akiyo. C’est à mettre dans les annales. Après 34 années de combat kiltirel, Akiyo avait sa place ici. Akiyo c’est l’humanité ».

Gibsi, le diable du tambour, fête son anniversaire sur la scène de l’Olympia en versant quelques larmes : « ça me donne chaud au cœur. C’est la deuxième fois que ça m’arrive. La première fois c’était à bord d’un avion et le commandant de bord m’avait offert le champagne. C’est vraiment une surprise. Ce soir, je m’attendais pas et la surprise était totale, bada. Ce concert  me donne chaud au cœur pour mon pays, ma famille, big force pour Akiyo ». 

Jean-Pierre Coquerel, le chanteur emblématique du groupe : «  Je suis ici pour faire entendre quelques choses à mon peuple et j’ai donné tout ce que je pouvais. Le public à répondu présent, j’ai vraiment chaud au cœur. Nous étions en osmose. Quand, j’ai mis les pieds ici, ma première pensée a été pour PSE. Le peuple doit s’imprégner de nos différents messages. Nous voulons par nos actions marquer ce qui se produit dans le pays, dans notre société. Tant qui aura des problèmes, je trouverai toujours quelques choses à chanter. Nous exprimons la souffrance, le cri de tout un peuple ».

Patrick Cock, le président du mouvement kiltirel AKIYO : « on constate que le peuple est avec nous ce soir. Il y a une continuité dans notre militantisme culturelle. Aujourd’hui, on constate que la diaspora adhère totalement dans l’identité culturelle guadeloupéenne. Il y a persévérence dans tout ce que nous faisons. Et, j’envoie une flamme pour la pensée de papa Yaya, missié Gérald Lauriette ».

Propos recueilli par Alfred JocksanConcert-Akiyo-olympia---Alfred-Jocksan--17-.jpg

Mathi’S aux anges  à la sortie de la scène

concert-Akiyo-olympia-avril-2012---Mathi-s---alfred-Jocksan.jpgLa jeune chanteuse-guitariste, Lauélie Delanay, la fille de Marie-Hélène, en chauffeuse de salle pour le concert du groupe Akiyo à l’Olympia. Méthi’S ne pouvais pas rêver d’un meilleur tremplin pour faire un saut dans le grand bain du live. Elle qui baigne dans la musique depuis son plus jeune âge avec une maman musicienne.

Jeune artiste de 25 ans qui court le déboulé chaque année au sein du groupe Akiyo, dans les rues de Pointe à Pitre, vient de partager quelques choses d‘extraordinaire avec le public parisien. En faisant l’ouverture du concert  historique d’Akiyo, groupe mythique, l’âme de la Guadeloupe.  « D’habitude, je ne suis jamais satisfait. Mais, ce soir, c’est énorme ce qui m’arrive. C’est la chose que je pouvais demandé de mieux et qui m’encourage. Là, je suis aux anges. Je me suis pas encore remise ».  Le public l’a poussé, l’a donné des bonnes vibrations et de l’amour. Lui faisant oublier sa timidité et ses réserves en partageant pleinement ces moments uniques dans sa carrière. Depuis la sortie de son premier album, il y a deux ans, la jeune fille travaille d’arrache pied pour trouver sa voix et donner une image live à sa musique. Pour pousser les gens à s’intéresser à elle, à  sa musique et trouver un public. Son titre « nou gene » en guitare-voix à plus au public. Elle est persévérante et a la tête sur les épaules. Après dix ans de musique. Méthi’S  prépare son deuxième album.

Une voix chaude et sensuelle. Elle possède une sensibilité rythmique accouplée à une bonne  alliance mélodique. Elle lui reste à travailler son swing pour une plus forte présence en scène. Mais, elle est prête à diluer son art pour atteindre un public plus large. L’avenir nous le dira. Un début prometteur pour la fille de Rodolphe qui l’admire des hauts des cieux. La musique coule dans ses veines et elle est en route pour faire sa propre scène et non les premières parties.

AJ

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