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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 14:59
Synthèse EGOM guadeloupe (accdom)
971 - GUADELOUPE :
Un regard de M. Philippe SARABUS, adjoint au maire du Gosier, membre du bureau et vice-président de l’ACCD’OM :
«En réponse aux conflits sociaux du début de l’année, le gouvernement dans le but de mettre fin à ceux ci a avec des thèmes choisis, mis en place les États généraux censés déboucher sur un vaste plan de modernisation de l’outre-mer. Une petite partie de la population dans des ateliers présidés par des personnalités de qualité a porté une réflexion fructueuse et fait des propositions intéressantes pour le devenir de notre pays. Mais en occultant des questions qui ont fait l’objet de débats pendant 44 jours, en refusant d’évoquer la fracture qui existe entre certaines franges de la population guadeloupéenne, quelle peut être la valeur ou la pertinence de ces États généraux aux yeux de la majorité des guadeloupéens, surtout sans la participation de ceux qui ont initié ce grand mouvement social qui a secoué notre pays ?» Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) en Guadeloupe nous semblent mettre l’accent sur une information publique sur les prix, la concurrence et l’octroi de mer ; la production locale alimentaire ; un label pour développer le tourisme ; des pôles d’excellence (santé, sport) ; les transports ; le suivi des ÉGOM.
[1] La commission n°1 sur la formation des prix, les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur une exigence d’information publique régulière (sur les prix, les revenus, la concurrence, les taxes...), ainsi que sur la production locale et la consommation d’énergies fossiles.
[1] La commission n°2 sur les productions locales et les conditions d’un développement endogène de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur l’habitat, les déchets, le sport et l’économie (pêche, voile, transformation agroalimentaire, distribution de la production locale, labels, octroi de mer,tourisme...).
[1] La commission n°3 sur les grands projets structurants et les conditions du développement durable de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur la réalisation des engagements déjà pris en la matière (sic), sur le patrimoine, les centres-villes, le développement de filières d’excellence comme le pôle santé...
[1] La commission n°4 sur la rénovation du dialogue social et la formation professionnelle de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur les organisations syndicales locales, le développement des branches professionnelles ou le renforcement de la région comme pilote de la formation professionnelle.
[1] La commission n°5 sur la gouvernance (évolutions institutionnelles locales, adaptation des administrations centrales) de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur l’article 74 de la Constitution (collectivité unique) dans le maintien de l’identité législative prévue par l’article 73.
[1] La commission n°6 sur l’insertion des départements d’outre-mer dans leur environnement régional de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur les RUP et les PTOM au niveau européen ainsi que sur le projet OHADAC
(Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires dans la Caraïbe).
[1] La commission n°7 sur l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur la formation des élèves et de leur famille à l’orientation (singulièrement des «border line») et sur la création d’un centre polyvalent pour le traitement thérapeutique.
[1] La commission n°8 sur l’identité, la culture et la mémoire de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur la langue créole ; la protection des patrimoines architecturaux, urbains et paysagers ; la création d’un musée régional d’histoire, d’art et de traditions populaires et d’un musée d’art contemporain.
Une synthèse des États généraux de l’outre-mer

Les États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) en Guadeloupe nous semblent mettre l’accent sur une information publique sur les prix, la concurrence et l’octroi de mer ; la production locale alimentaire ; un label pour développer le tourisme ; des pôles d’excellence (santé, sport) ; les transports ; le suivi des ÉGOM.


ATELIER N°1 - LA FORMATION DES PRIX, LES CIRCUITS DE DISTRIBUTION ET LE POUVOIR D’ACHAT :

La commission n°1 sur la formation des prix, les circuits de distribution et le pouvoir d’achat de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur une exigence d’information publique régulière (sur les prix, les revenus, la concurrence, les taxes...), ainsi que sur la production locale et la consommation d’énergies fossiles. La présidente Delile DIMAN, présidente de la Société des économistes de la Guadeloupe, émet les propositions suivantes :
1.1. Délivrer régulièrement de l’information à destination de tous (société civile, pou voirs publics et presse) sur l’évolution des prix, des revenus, les conditions d’exercice de la concurrence et les comportements de consommation - La mise en place d’un Comité régional de l’information économique et social (CRIES) pourrait être déterminante, à côté de structures existantes (Observatoire des prix et CESR, en particulier) ou futures (Bureau d’études ouvrières prévu par le protocole du 4 mars 2009) ;
1.2. Informer les consommateurs sur la nature et le montant des taxes qu’ils acquittent en rendant obligatoire l’inscription de l’octroi de mer à côté de la TVA sur les factures ;
1.3. S’assurer que les règles de la concurrence sont bien respectées pour aboutir à un juste prix pour le consommateur, notamment en diligentant des enquêtes par les services de l’État (DGCCRF) ;
1.4. Inciter les importateurs à utiliser les régimes douaniers mis à leur disposition dans l’enceinte de la zone franche de Pointe-à-Pitre, de façon à optimiser leur gain de trésorerie ;
1.5. Renforcer le rôle des associations de défense des consommateurs en matière de suivi des coûts et des prix ;
1.6. Renforcer les missions de la cellule «Conseil aux entreprises» (services douaniers) : vulgariser les régimes douaniers suspensifs du paiement des taxes, et veiller au suivi des coûts et prix à l’importation ;
1.7. Mettre en place une procédure de remboursement de l’octroi de mer sur les produits exportés équivalente à celle de la TVA ;
1.8. Susciter la réflexion sur les choix de consommation
1.9. Mettre l’accent sur la formation et l’information des consommateurs pour en faire des consommateurs avertis ;
1.10.a. Taxer plus sévèrement la publicité, publicité papier notamment, au profit des budgets des collectivités ; b. De même, il faudrait contrôler l’implantation des panneaux publicitaires, avec augmentation de la redevance ;
1.11. Renforcer la police de l’environnement, prévoir des pénalités et les rendre exécutoires ;
1.12. Soutenir le mouvement de défense des consommateurs et lui donner les moyens de s’informer pour qu’il puisse pleinement assurer le rôle que la population attend de lui ;
1.13. Élaborer un modèle de consommation propre à la Guadeloupe, économie insulaire, sur la base d’un large débat, permettant la valorisation de la production locale, mais aussi un positionnement sur la consommation en énergie fossile ;
1.14. Pérenniser la lutte contre les inégalités ;
1.15. Créer un label entreprise citoyenne, susceptible d’améliorer les relations sociales au sein de l’entreprise, et conforter son rôle dans la société, en particulier dans le cadre de l’insertion des jeunes ;
1.16. Adapter la formation professionnelle des jeunes aux besoins d’emplois présents et futurs (notamment dans les secteurs de la santé et des services à la personne).

ATELIER N°2 - LES PRODUCTIONS LOCALES ET LES CONDITIONS D’UN DEVELOPPEMENT ENDOGENE :

La commission n°2 sur les productions locales et les conditions d’un développement endogène de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur l’habitat, les déchets, le sport et l’économie (pêche, voile, transformation agroalimentaire, distribution de la production locale, labels, octroi de mer, tourisme...). Les présidents Joseph MOUËZA et Franck DESALME, chefs d’entreprise, émettent les propositions suivantes :
A. LA SATISFACTION DES BESOINS FONDAMENTAUX :
2.1. Réorganiser la filière «habitat» pour donner le sens et mettre en cohérence les acteurs (CDH, DDE, conseil régional et général, FBTP, MPI, mairies, promoteurs, SEM...) ;
2.2. Soutenir les projets en cours ou programmés à court et moyen terme en matière de traitement des déchets et concourir à l’accélération de leur mise en oeuvre ;
B. LE DEVELOPPEMENT HUMAIN :
2.3. Prendre en compte le sport en tant qu’axe majeur de développement dans les réflexions nécessaires pour faire des choix et surtout des propositions pertinentes pour de nouveaux projets de société ;
C. LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE :
2.4. Créer des passerelles entre le monde de la pêche et celui de la voile traditionnelle pour promouvoir le tourisme et conforter le rôle des structures organisées issues du monde de la pêche ;
2.5. Eriger l’émergence d’une véritable industrie de transformation agroalimentaire en priorité économique ;
2.6. Réglementer les conditions imposées par les grandes surfaces aux producteurs locaux, pour intégrer les réseaux de distribution des produits frais ;
2.7. Valoriser les démarches qualité de production locale par le biais de labels ;
2.8. Sauvegarder l’octroi de mer et le dispositif d’exonération dont il est assorti comme instrument privilégié de soutien du maintien et du développement du secteur productif guadeloupéen ;
2.9. Créer un label adapté permettant de mieux commercialiser les gites touristiques de la Guadeloupe ;
2.10. Apporter du réalisme et de la souplesse dans la problématique du territoire en faisant émerger une gouvernance plus participative à travers l’institution d’un Comité de suivi du développement endogène ;
2.11. Placer, aux côtés du préfet, un haut-commissaire au développement endogène chargé de travailler avec les administrations centrales ;
2.12. Un fonds d’investissement pour le développement endogène basé sur l’épargne locale et des crédits d’impôts sera créé pour soutenir les projets de développement des
entreprises du secteur productif local.

ATELIER N°3 - LES GRANDS PROJETS STRUCTURANTS ET LES CONDITIONS DU DEVELOPPEMENT DURABLE :

La commission n°3 sur les grands projets structurants et les conditions du développement durable de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur la réalisation des engagements déjà pris en la matière (sic), sur le patrimoine, les centres-villes, le développement de filières d’excellence comme le pôle santé... Le président Eustase JANKY, professeur de médecine, émet les propositions suivantes :
A. UNE RECOMMANDATION GENERALE :
3.1. Réalisation des plans et programmes en cours, notamment en matière de rattrapages des infrastructures ;
B. PREMIER AXE : LES PATRIMOINES COMME SOCLE D’UN DEVELOPPEMENT DURABLE :
3.2. Une agence du patrimoine naturel, portée par des acteurs publics, privés et associatifs, animera un observatoire et sera chargée d’accompagner les activités basées sur une gestion durable du patrimoine naturel tant terrestre que marin et de jouer le rôle de pépinière facilitant la création d’activités et d’emplois verts ;
3.3. D’autres projets sont identifiés comme «Patrimoine historique et tourisme» et le tourisme de santé ;
C. DEUXIEME AXE : UNE VILLE RENOVEE, ACCUEILLANTE ET RENOVANTE :
3.4. Renforcer la ville, notamment avec la création d’une agence pour une reconquête des centres-villes, dans l’objectif d’amener de l’activité dans les centres-villes, stabiliser la population, lutter contre les constructions anarchiques consommatrices d’espace, en articulation avec les autres projets structurants : transports, ports, maillage numérique,
pôles d’activité etc. ;
3.5. D’autres projets complémentaires sont identifiés sur la construction et l’habitat durables, les structures d’accueil des jeunes, des handicapés et les personnes âgées mais également la créa tion d’un palais des sports, de congrès et de la culture de 5000 places et un projet de complexe de loisirs, de sports et de cultures ;
C. TROISIEME AXE : DES DYNAMIQUES DE TERRITOIRE AUTOUR DES DOMAINES
D’EXCELLENCE DE LA GUADELOUPE :
3.6. Favoriser l’émergence d’activités, de richesses et d’emplois en regroupant, autour d’un site ou d’un pôle, des entreprises privées, des services publics, des activités de formation de différents niveaux, de recherches-actions, des pépinières et des hôtels d’entreprises etc. et en spécialisant les zones d’activité autour de filières ou thématiques - de tels regroupements favoriseront des synergies ;
3.7. Les principaux pôles identifiés sont : le pôle santé et campus universitaire, le centre de ressource sur les risques, le pôle maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables, le technopôle du numérique et le pôle d’excellence sportif ;
D. QUATRIEME AXE : MEILLEURE ACCESSIBILITE INTERNE ET EXTERNE DU TERRITOIRE :
3.8. Améliorer ou créer des infrastructures de communication, comme le maillage numérique du territoire ; des infrastructures de transport comme les ports de Basse Terre et de Pointe-à-Pitre-Jarry ; d’autres équipement structurants favorisant les échanges comme la création d’un marché d’intérêt régional ; une zone de réparation des yachts ;
3.9. Mise en place de transports en commun en site propre qui relèvent du plan de déplacement de l’agglomération du centre de la Guadeloupe porté par le syndicat mixte des transports du Petit-Cul-de-Sac-Marin ;
E. UNE MISSION DE SUIVI DES ÉGOM :
3.10. Une mission de suivi des ÉGOM qui ne constitue pas un grand projet proprement dit mais est essentielle au succès et la crédibilité des ÉGOM dont elle sera un gage de transparence car elle auditera les projets retenus.

ATELIER N°4 - LA RENOVATION DU DIALOGUE SOCIAL
ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE :
La commission n°4 sur la rénovation du dialogue social et la formation professionnelle de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur les organisations syndicales locales, le développement des branches professionnelles ou le renforcement de la région comme pilote de la formation professionnelle. Le rapporteur Jocelyn JALTON, président du CESR (Conseil économique et social régional), émet les propositions suivantes :
I. RENOVATION DU DIALOGUE SOCIAL :
A. LES PISTES JURIDIQUES ET INSTITUTIONNELLES :
4.1. Faire une place officielle aux organisations syndicales non représentatives au niveau national mais majoritaires sur le terrain ;
4.2. Agir sur les seuils d’effectif permettant la mise en place des institutions représentatives du personnel (IRP) ;
4.3. Accepter l’accompagnement des IRP, notamment les délégués syndicaux, par un membre de la direction du syndicat lors des négociations ;
4.4. Donner davantage de moyens à l’Inspection du travail ;
B. LES PISTES ECONOMIQUES ET POLITIQUES :
4.5. Développer les branches professionnelles de façon à couvrir au maximum les entreprises et les salariés ;
4.6. Développer la fonction Ressources humaines, notamment dans les petites et très petites entreprises, par la voie de la mutualisation des moyens ;
4.7. Mettre en place un accompagnement à la gestion d’entreprise obligatoire pour tous les secteurs d’activité ;
4.8. Constituer une offre de formation commune et adaptée à destination des acteurs sociaux ;
4.9. Instaurer une rencontre annuelle avec les partenaires sociaux ;
4.10. Développer de nouvelles mesures incitatives à destination des entreprises citoyennes pour un développement local durable ;

C. LES PISTES SOCIO-CULTURELLES :
4.11. Se mettre d’accord sur une vision commune d’un dialogue social ;
4.12. Faire évoluer les rapports au travail ;
II. FORMATION PROFESSIONNELLE :
A. LA GOUVERNANCE :
4.13. Renforcer la région dans son rôle de pilotage en matière de formation professionnelle ;
4.14. Construire une approche territoriale de l’emploi et de la formation ;
4.15. Améliorer l’articulation entre offres de formation et besoins des entreprises ;
4.16. Mobiliser les différents outils de prospective ;
4.17. Reconnaître les partenaires sociaux en région ;
B. L’OFFRE DE FORMATION :
4.18. Faire évoluer l’offre de formation pour mieux répondre aux besoins des entreprises et des individus ;
4.19. Repenser le fonctionnement du Conseil académique de l’éducation nationale (CAEN) ;
4.20. Améliorer l’évaluation ;
C. L’ORIENTATION
4.21. Engager la région à copiloter avec l’État et les partenaires sociaux ;
4.22. Mutualiser et améliorer l’information ;
D. LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE :
4.23. La validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
4.24. Améliorer l’information ;
4.25. Renforcer l’accompagnement ;
E. L’INSERTION ET LA LUTTE CONTRE L’EXCLUSION :
4.26. Mieux articuler les politiques de l’État, des départements et des régions ;
4.27. Vers une nouvelle culture de la formation : «l’ apprenance» ;
F. MOBILITE :
4.28. Pour la mobilité interne il faudrait la mise en place d’un «chèque mobilité».

ATELIER N°5 - LA GOUVERNANCE (ÉVOLUTIONS INSTITUTIONNELLES LOCALES ET ADAPTATION DES ADMINISTRATIONS CENTRALES) :

La commission n°5 sur la gouvernance (évolutions institutionnelles locales, adaptation des administrations centrales) de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur l’article 74 de la Constitution (collectivité unique) dans le
maintien de l’identité législative prévue par l’article 73. Le président Maurice MARIANNE, bâtonnier de l’Ordre des avocats, et les rapporteurEs Pierre-Yves CHICOT, Georges CALIXTE, Jack CAILACHON et Josette FALLOPE émettent
les propositions suivantes :
A. NOUVELLE REPARTITION DE COMPETENCES :
5.1. Adoption d’un modèle de régime parlementaire local régi par l’article 74 de la Constitution mais adoptant le principe de l’identité législative ;
5.2. Fusion du conseil général et du conseil régional ;
5.3. Extension de l’offre de la décision publique locale ;
5.4. Architecture institutionnelle bi-dimensionnelle avec une assemblée territoriale de la Guadeloupe élue sur la base du scrutin uninominal à deux tours : cette assemblée territoriale élirait son président ; de cette l’assemblée émanerait un conseil exécutif qui élirait son président ;
5.5. Un conseil économique, social, culturel et de l’environnement d’une part, un conseil de la société civile (associations) d’autre part, se verraient attribuer un pouvoir de donneurs d’avis ;
5.6. Penser les institutions en équilibrant les pouvoirs entre l’exécutif et le délibératif avec un mode d’élection qui garantisse la représentation du territoire ;
5.7. Renforcer la formation des élus ;
5.8. Adapter dans le sens d’une plus grande simplification de l’arsenal juridique qui encadre l’administration territoriale
5.9. Favoriser la promotion des compétences locales dans les postes à responsabilités ;
B. LES COMPETENCES ATTENDUES :
5.10. Au plan économique (adaptation du code des marchés ; capacité pour le pouvoir local de disposer de la compétence des prix administrés ; favoriser l’accès au crédit notamment par la création d’un GIP local) ;
5.11. Maîtrise du patrimoine foncier ;
5.12. Environnement (adaptation de la loi sur l’eau ; la gestion partagée des 50 pas géométriques ; la décentralisation du parc national) ;
5.13. Éducation (une plus grande compétence en matière de contenu des programmes scolaires ; recrutement des autochtones sur les emplois locaux) ;
5.14. Compétence partagée en matière d’immigration ;
5.15. Compétence partagée en matière d’organisation des services publics de l’État en Guadeloupe ;
5.16. Compétence partagée quant à l’organisation de l’administration de la procédure pénale en matière criminelle par la suppression du pôle d’instruction de Pointe-à-Pitre, qui peu à peu détruit le tribunal de Basse-Terre.

ATELIER N°6 - L’INSERTION DES DEPARTEMENTS D’OUTRE-MER DANS LEUR ENVIRONNEMENT REGIONAL :

La commission n°6 sur l’insertion des départements d’outre-mer dans leur environnement régional de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur les RUP et les PTOM au niveau européen ainsi que sur le projet OHADAC (Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires dans la Caraïbe). Le président Blaise ALDO, maire de Sainte-Anne et ancien député européen (A), et les rapporteurEs Catherine SARGENTI (B), Claudy ALIE (C) et Jean-Louis BOUCARD (D) émettent les propositions suivantes :
A. L’ASPECT POLITIQUE :
6.1. La France doit réitérer sa demande à la Commission européenne de présenter des propositions législatives afin de donner corps à la consécration du traité juridique spécifique des RUP (régions ultrapériphériques) au titre de l’article 299, paragraphe 2, du traité d’Amsterdam ;
6.2. Mettre en place un service déconcentré de la Commission sur le territoire des RUP ;
6.3. À Bruxelles, la présence des RUP doit être renforcée au sein de l’UE (Union européenne) par une consultation systématique et une association renforcée de leurs représentants ;
6.4. La France devra insister pour que, dans le cadre des partenariats politiques régionalisés, les structures du dialogue politique soient fondamentalement réorganisées afin d’y associer les représentants des RUP et des PTOM environnants ;
6.5. Elle devra aussi intervenir auprès de la Commission et du Conseil afin que soient associés tant les RUP que les PTOM (pays et territoires d’outre-mer) lorsque les unes ou les autres sont susceptibles d’apporter une valeur ajoutée à l’action communautaire ou d’être directement affectés par une législation interne ou un accord international ;
6.6. La coopération décentralisée ACP/PTOM/RUP devra être favorisée financièrement, notamment dans le domaine des transports, de la recherche et du développement, des télécommunications, de la formation et de l’éducation, de l’accès aux technologies de l’information, de l’environnement, de la gestion des ressources halieutiques, de la lutte
contre la criminalité et les trafics, du tourisme, de la culture, de surveillance météorologique et de protection civile ;
6.7. Permettre un renforcement de la présence des autorités locales au sein de la CARICOM [Caribbean Community] et du CARIFORUM [Caribbean Forum of States] ;
6.8. Délimiter les zones maritimes de la Guadeloupe par rapport à ses voisins immédiats afin de permettre la mise en place d’accords de pêche garants d’une exploitation paisible, durable et rationnelle des ressources halieutiques dans la zone ;
6.9. Nous préconisons que la Commission de Bruxelles garantisse aux flottes de pêches de la Guadeloupe une discrimination positive dans l’accès aux ressources halieutiques existantes au large de ses côtes ;
6.10. La création d’un programme communautaire d’aide à la petite pêche côtière et artisanale qui tienne compte de ses spécificités et de l’importance socio-économique qu’elle revêt pour nombres de familles ;
6.11. L’installation de mesures économiques en vue de compenser auprès des pécheurs l’impact des mesures de conservation des ressources halieutiques ;
6.12. Une aide à la formation et à la qualification professionnelle, à l’amélioration des conditions de travail et de la situation économique des pécheurs, favorisant le rajeunissement du secteur et contribuant ainsi à la sauvegarde de la pêche artisanale dans l’ensemble des RUP et plus spécifiquement dans l’archipel guadeloupéen ;
B. LES ASPECTS JURIDIQUES :
6.13. Il convient de poursuivre le travail de recensement et d’analyse des différentes conventions internationales liant, en matière commerciale, la France aux différents États de la région et les différents États de la région entre eux ;
6.14. Un congrès sur l’arbitrage international ;
6.15. Des outils juridiques d’accompagnement nécessaires à la mise en place d’un vaste espace de libre échange ;
6.16. Des congrès devront être organisés à Trinidad, Sainte Lucie et en Guadeloupe, pour promouvoir le projet OHADAC [Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires dans la Caraïbe] ;
6.17. La priorité accordée au projet OHADAC contribuerait au rayonnement de la France dans une zone géographique située dans le «jardin des Amériques» et favoriserait l’insertion des départements français d’Amérique dans leur environnement caribéen ;
6.18. Des visas courts séjour, dispensés des formalités des articles L211-3 à L211-8 du CESEDA [Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile] et des règles du visa biométrique, puissent être délivrés rapidement aux ressortissants des États de la grande région caraïbe, désireux de commercer avec les départements français d’Amérique ou d’y faire du tourisme ;
6.19. Redonner leur caractère suspensif aux recours contre les arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière en Guadeloupe, Guyane et à Saint Martin ;
6.20. Renforcer la qualité de l’accueil des étrangers à la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre ;
6.21. Permettre à l’étranger frappé d’un arrêté de reconduite à la frontière de liquider ses avoirs ;
6.22. En cas de catastrophe naturelle (cyclone, tremblement de terre etc.), décider d’unmoratoire des expulsions vers les pays touchés ;
6.23. Porter à 60 le nombre des places du centre de rétention administrative de la Guadeloupe ;
6.24. Ouvrir un centre de rétention administrative sur le territoire de la collectivité territoriale de Saint Martin ;
6.25. Favoriser l’accompagnement et la défense des droits des étrangers ;
C. L’ASPECT ECONOMIQUE :
6.26. Renforcer la participation de Guadeloupéens au sein des différents organismes socioéconomiques et publics de la Caraïbe (consulats, ambassades, Alliances françaises...) ;
6.27. Améliorer l’information de la population guadeloupéenne sur l’environnement caribéen, notamment par la diffusion de programmes télévisés et radiophoniques caribéens, le développement des échanges entre universités, collèges et lycées ;
6.28. Renforcer les moyens d’assistance et d’accompagnement des entreprises en vue de leur permettre de mieux répondre aux appels d’offres émis dans les pays caraïbes ;
6.29. Renforcer la visibilité et la représentativité des départements français d’Amérique (DFA), en tant que régions européennes, aux yeux des partenaires caribéens ;
6.30. Favoriser la mise en place de pôles d’excellence technologique dans les DFA afi n de leur attribuer les compétences qui permettraient de mieux répondre aux besoins de pays caribéens ;
6.31. Constituer des hubs maritimes et douaniers (sur la base d’un Cargo Communities System) en vue de mettre en réseau tous les acteurs publics et privés du transport maritime et terrestre et d’améliorer ainsi les procédures de suivi et la sureté des échanges ;
6.32. Faire évoluer les règlements européens en matière de cabotage pour soutenir les services de transport entre les DFA et les pays tiers voisins, par le biais d’aides au démarrage et favoriser la mise en place de lignes de cabotage dans le bassin caribéen ;
6.33. Faciliter la délivrance de visas pour la venue des acteurs économiques caribéens en vue de développer des échanges et la coopération ;
6.34. Prévoir un relais sur place d’Ubifrance (Agence française pour le développement international des entreprises) et de l’Oséo (établissement public français dont la mission est de soutenir l’innovation et la croissance des petites et moyennes entreprises) ;
6.35. Soutenir la Guadeloupe dans sa vocation à devenir une plateforme de redistribution tant pour les produits européens vers la Caraïbe que pour les produits caribéens destinés au marché européen - Les investissements prévus dans le cadre du Complexe eurocaribéen d’activités (CECA), à savoir le port maritime, l’aéroport Guadeloupe Pôle Caraïbes, la zone d’activités commerciales de Dothémare et la zone d’entrepôts francs, sont à ce jour réa lisés et sont de nature à renforcer ce positionnement ;
6.36. Développer une véritable offre en matière de standardisation et de normalisation des produits caribéens pour leur permettre d’accéder au marché européen ;
D. LA COOPERATION REGIONALE :
6.37. Pour développer cette coopération régionale, il convient de renforcer les capacités d’intervention des acteurs publics et privés dans le champ de la coopération et de prioriser les actions dans les domaines d’excellence de la Guadeloupe ;
6.38. Concentrer les instruments et outils de la coopération au sein d’une collectivité ou d’un organisme unique : a. Appuyer les demandes d’adhésion de la Guadeloupe aux organisations régionales de coopération et d’intégration (CARICOM, CARIFORUM, OECO [Organisation des États de la Caraïbe orientale]), en qualité de membre associé ou
observateur ; b. Installer en Guadeloupe une délégation de l’Union européenne ; c. Créer un nouvel instrument financier communautaire mutualisant une partie du FEDER [Fonds européen de développement économique et régional] alloué au programme de coopération territorial Interreg et une partie du FED alloué aux pays ACP, dans le cadre du programme indicatif régional géré par le CARICOM ; d. Créer un établissement public régional de
coopération, en charge de la gestion des politiques locales et des dispositifs et outils financiers qui y sont dédiés ;
6.39. Formaliser un cadre de représentation de la France à l’Association des États de la Caraïbe qui s’appuie sur un mécanisme de concertation entre l’État, les régions Guadeloupe, Guyane et Martinique, ainsi que les collectivités d’outre-mer de Saint- Barthélemy et Saint-Martin : a. Localiser sur un DFA ou sur le territoire d’une collectivité
d’outre-mer l’ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles- Guyane ; b. Aménager l’accueil dans les ambassades de la zone de fonctionnaires des collectivités, qui à travers des stages de longue durée (au moins 6 mois) pourraient se former aux politiques, modes et moyens d’intervention de la diplomatie française dans la
Caraïbe ; c. Simplifier et alléger les procédures de délivrance des visas afin de faciliter le séjour de courte durée pour les ressortissants de la Caraïbe ; d. Créer en Guadeloupe une «maison de la diplomatie caribéenne» qui regrouperait en un lieu unique l’ensemble des représentations diplomatiques des pays de la Caraïbe ; e. Augmenter les dotations
financières que l’État alloue aux Alliances françaises de la Caraïbe ; f. Créer un dispositif de mobilité des étudiants sur l’ensemble de la grande Caraïbe ; g. Harmoniser les diplômes universitaires délivrés par les universités de la Caraïbe avec ceux délivrés par l’Université des Antilles-Guyane ;
6.40. Accompagner le projet de la région visant à créer en Guadeloupe un pôle d’excellence en matière d’apprentissage du français langue étrangère ;
6.41. Mettre en place un dispositif de mobilité pour les écoliers, les collégiens et les lycéens ainsi que les stagiaires de la formation professionnelle, dans le cadre de projets d’action éducative, en partenariat avec leurs pairs de la Caraïbe ;
6.42. Soutenir financièrement et de façon pérenne la production d’images et d’informations (émissions télé et radio, magazines, reportages, publireportages, documentaires) en provenance des territoires français de la Caraïbe et des pays et territoires voisins.

ATELIER N°7 - L’EGALITE DES CHANCES, LA PROMOTION DE LA DIVERSITE ET L’INSERTION DES JEUNES :

La commission n°7 sur l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur la formation des élèves et de leur famille à
l’orientation (singulièrement des «border line») et sur la création d’un centre polyvalent pour le traitement thérapeutique. La présidente Jeanny MARC, députée, émet les propositions suivantes :
A. ÉDUCATION :
7.1. Construire un parcours de progression étape par étape pour les enfants et les jeunes ;
7.2. Améliorer l’orientation des élèves, former les élèves et leur famille à l’orientation ;
7.3. Refonder l’éducation sur le respect de l’apprenant, le respect de l’écoute de l’autre, le respect de l’autorité ;
7.4. Revitaliser dans l’éducation les valeurs républicaines : laïcité, fraternité, responsabilité... ;
7.5. Donner dès le primaire aux enfants les équipements d’assistance pédagogique, informatique notamment ;
7.6. Définir le socle de la transmission familiale : histoire familiale, histoire locale, environnement socioculturel... ;
7.7. Eduquer la famille, soutenir la fonction parentale (notamment dans les familles les plus fragiles) ;
7.8. Augmenter les moyens des réseaux d’écoute et d’appui à la parentalité ;
7.9. Construire une éducation hors école : médiateurs, équipes de rue, temps périscolaire,
temps libre... ;
7.10. Définir un public cible pour lequel des dispositions spécifiques «Egalité des chances» seront organisées au sein d’un programme d’actions et d’objectifs réalisé en concertation
avec les pouvoirs publics et les associations ;
B. FORMATION :
7.11. Mieux intégrer l’offre de formation dans le marché du travail ;
7.12. Proposer des immersions pré-professionnelles précoces des jeunes dans le monde de l’entreprise au sein même de l’organisation scolaire ;
7.13. Développer l’esprit d’entreprendre et la culture de l’entreprise le plus tôt possible ;
7.14. Instaurer et formaliser le tutorat d’entreprise et le compagnonnage ; Positionner l’économie guadeloupéenne dans son contexte caribéen ; Instauration d’un fichier de suivi des jeunes dans le cadre de la formation tout au long de la vie ;
7.15. Nécessité d’une construction cohérente d’un schéma régional des formations professionnelles, prenant en compte l’ensemble des acteurs dont l’Éducation nationale ;
7.16. Développer une valence entre prise d’entraînement au sein même des organismes de formation ;
7.17. Valorisation de la formation professionnelle diplômante ou qualifiante comme facteur d’épanouissement de l’individu ;
7.18. Instaurer un programme obligatoire de suivi et d’évaluation des connaissances du porteur de projet dès l’enregistrement de son entreprise dans le réseau des chambres consulaires ;
C. LOGEMENT :
7.19. Lancer un vaste programme «d’urbanisation intégrée» au service de la population : transports, culture, sports, petits commerces... ;
D. COUVERTURE SOCIALE ET SANTE :
7.20. Créer un centre polyvalent pour le traitement thérapeutique, la réinsertion et la formation des personnes en situation d’exclusion ou désocialisées - Il est nécessaire de pouvoir proposer un dispositif adapté à des publics souvent stigmatisés ;
7.21. Créer une unité thérapeutique pour la prise en compte des personnes atteintes de troubles psychopathologiques (schizophrènes, délinquants sexuels...) ;
7.22. Limiter le nombre de médecins en secteur II ;
7.23. Développer le tiers-payant ;
7.24. Améliorer l’accueil et la prise en charge des ayant-droits de même que les délais de liquidations des dossiers à la CGSS ;
7.25. Repenser les dispositifs de dé pistage des troubles de la vision et bucco-dentaires en milieu scolaire ;
7.26. Développer l’éducation nutritionnelle des enfants, des jeunes, des familles et plus singulièrement celles qui sont défavorisées ;
7.27. Renforcer l’éducation à la santé tout particulièrement sur les addictions (drogues, alcool...) ;
7.28. Définir un nouveau schéma de l’offre médicale (accroître la densité médicale dans certaines spécialités, élargir le périmètre d’activité remboursable de certains professionnels pour pallier aux sous-densités) ;
7.29. Améliorer l’équipement des structures dédiées aux personnes handicapées et garantir une meilleure prise en charge des équipements individuels de ces publics notamment pour les grands dépendants ;
7.30. Favoriser la réalisation de maisons médicales pluridisciplinaires notamment en Nord Grande-Terre ;
7.31. Créer des réseaux de référents médicaux autour des Missions locales, PAEJ, planning familial... ;
7.32. Améliorer l’accueil et la prise en charge aux urgences du CHU de Pointe-à-Pitre ;
7.32. Equiper certains lieux de défibrillateurs ;
7.33. Augmenter les capacités d’accueil pour personnes âgées dépendantes ;
7.34. En matière d’éducation physique et sportive ;
7.35. Améliorer l’accessibilité aux personnes handicapées ;
7.36. Responsabiliser, soutenir financièrement les communes dans la réalisation de leur politique sportive et dans l’aménagement des territoires intercommunaux en infrastructures ;
7.37. Proposer une offre sportive obligatoire le mercredi après-midi aux enfants ;
7.38. Elargir le champ d’intervention du transport scolaire à la pratique sportive afin de favoriser la pratique en club ;
7.39. Développer l’offre sportive adaptée aux personnes handicapées ;
7.40. Développer l’offre culturelle et l’inscrire dans son espace caribéen ;
7.41. Développer les apprentissages culturels dès le plus jeune âge ;
7.42. Valoriser et multiplier les lieux de conservation du patrimoine ;
7.43. Accroître la fréquentation des sites en permettant au plus grand nombre de pouvoir y accéder (passeport, carte jeune...) ;
7.44. Développer les lieux de découverte et de pratiques culturelles au plus près des lieux fréquentés par les jeunes (maisons des jeunes et de la culture, maisons de quartier, dans les rues...) ;
E. L’EMPLOI :
7.45. L’accompagnement, le soutien, la formation des demandeurs d’emploi ;
7.46. Le soutien à la gestion des TPE et auto-entreprises ;
7.47. L’accès à l’information et aux transports
7.48. Développer à travers un programme ambitieux l’accès aux TIC dans les lieux publics (médiathèques, cyber espace, clubs du 3ème âge, missions locales, cyber-bus...) ;
7.49. Généraliser le langage des signes sur les chaînes publiques et dans certaines administrations ;
7.50. Harmoniser le prix de vente des CD, presse, livres, et autres supports culturels avec les prix pratiqués en Métropole ;
7.51. Engager une politique volontariste d’adaptation des transports aux personnes à mobilité réduite ;
7.52. Engager une large concertation sur un nouveau schéma d’organisation des modes de transport (paramétrage des réseaux desservis par les transports terrestres de passagers, trans port multimodal, transport maritime inter-ville, horaires adaptés...) ;
7.53. Plus de transparence et de visibilité dans les politiques tarifaires aériennes ;

F. L’INSERTION DES JEUNES :
7.54. Créer un observatoire de la jeunesse ;
7.55. Créer une instance unique sous le statut de GIP ;
7.56. Augmenter la durée d’accompagnement pour l’insertion - 24 mois ne suffisent pas pour rééduquer, resocialiser, former et insérer - Une durée de 48 mois est avancée pour donner le temps aux bénéficiaires de reprendre confiance en «l’autre», car c’est un public très éloigné de l’emploi et rencontrant des problématiques multiples ;
7.57. Créer un contrat unique d’insertion ;
7.58. Exonérer les structures d’insertion de charges patronales ;
7.59. Définir un objectif de territoire prenant en compte globalement les problématiques des jeunes - L’insertion ne se réduit pas à la formation et à l’emploi ;
7.60. Définir un réel contrat social basé sur le dialogue et l’écoute ;
7.61. La création d’une agence pour développer une dynamique d’entre prise et accompagner dans les montages de projet car il n’y a pas assez de porteurs de projets. Revaloriser l’image de l’IAE qui est trop souvent associée dans l’inconscient collectif à une «voie de garage» ;
7.62. Créer un microcrédit social pour financer les petits projets de vie ;
7.63. Défiscaliser les entreprises d’insertion sur le fonctionnement ;
7.64. Créer un «centre ressources de compétences» ; l’idée est de regrouper au sein d’un organisme, les compétences sociales et de gestion dont auraient besoin les entreprises individuelles - Ces personnes spécialisées auraient chacune le statut de microentrepreneur et interviendraient auprès des entreprises individuelles en prestataires de service - Cette solution permettrait aux entreprises individuelles de bénéficier de personnel
compétent à moindre coût, de libérer les encadrants pour leur permettre de partir en formation ;
7.65. Créer un référent unique à même de connaitre tous les dispositifs de l’insertion, de conseiller l’entreprise d’insertion dans son fonctionnement et de faire le lien entre le monde de l’insertion et le monde de l’entreprise ;
7.66. Créer un réseau d’entreprises citoyennes qui accepteraient de mettre en place des heures de travail pour un public en insertion ;
7.67. Deux propositions spécifiques pour sortir les «border line» de leur précarité :
a. Obligation faite aux centres proposant des formations de niveau 5 et 4 de prendre sur leurs effectifs au moins 10% de jeunes «border line» qui pourront bénéficier en parallèle d’un accompagnement individuel renforcé et seront suivis par un référent ;
b. Même obligation faite aux entreprises travaillant sur les programmes de logements sociaux et
dans le cadre de l’ANRU ou tout autre programme financé par les collectivités et/ou l’État ;

G. LA PROMOTION DE LA DIVERSITE :
7.68. Il faut aider à la réappropriation ou à l’appropriation de la culture guadeloupéenne ;
7.69. Comprendre les valeurs de l’art : elles ne doivent pas être seulement l’affaire des spécialistes mais un outil de promotion d’une diversité culturelle ;
7.70. Véhiculer cette culture commune (collective) y compris dans des formats qui peuvent paraître peu conventionnels (rassemblements de musiciens dans des lieux chargés d’initier les jeunes par exemple) ;
7.71. Il faut donner ou redonner au secteur associatif et notamment aux associations et organismes qui travaillent sur la mémoire (traditions, culture etc.) toute leur place (connaissances, compétences...) à codifier pour se réapproprier les éléments de la culture guadeloupéenne ;
7.72. .Il faut se poser sans aucun tabou la question de la redistribution des biens, des propriétés, des droits - La question de bâtir une société nouvelle doit légitiment être abordée ;
7.73. L’entreprise guadeloupéenne ne semble pas être capable d’absorber les jeunes guadeloupéens sortant chaque année sur le marché du travail, le modèle est-il efficace voire efficient ? - d’où la nécessité d’une meilleure adaptation de l’entreprise y compris dans les organigrammes ;
7.74. Diversité à promouvoir dans tous les secteurs (entreprises, administrations) pour éviter les conflits (blanc et noir) ;
7.75. Le sport comme outil formidable d’une diversité bien pensée ;
7.76. Il faut promouvoir la mobilité lorsqu’il n’est pas possible de rester en Guadeloupe (soit parce qu’il s’agit d’un choix ou d’une obligation) ;
7.77. L’environnement de la Guadeloupe (histoire, culture, identité...) doit être véritablement pris en compte dans la formation ;
7.78. Favoriser et étendre l’enseigne ment des LCR (langues cultures régionales) ;
7.79. La défiscalisation comme vecteur de diversité économique mais pas seulement... ;
7.80. Il faut clarifier le paysage de l’insertion en proposant aux jeunes un guichet unique ;
7.81. S’agissant des populations migrantes (caribéennes) vivant en Guadeloupe ;
7.82. Sur le volet scolarité : il faut permettre aux enfants issus de l’immigration, quel que soit leur statut juridico-administratif d’intégrer l’école le plus tôt possible, afin d’y apprendre les codes, les règles sociales, la langue, les connaissances, les modes de vie et de se sentir pleinement guadeloupéens ;
7.83. PMI : il faut développer davantage d’actions de protection, maternelle et infantile vers les familles de migrants et leurs enfants en raison de leur précarité et des multiples handicaps auxquels ils sont confrontés ;
7.84. Intégration : mettre en place une «structure d’accueil sas»avec le concours des familles et des associations de migrants, prenant en compte une large répartition territoriale, afin de faciliter l’intégration et en particulier celle des préadolescents ;
7.85. Eviter la ghettoïsation - Il importe d’éviter ou de limiter les effets néfastes du phénomène de communautarisme y- Il faut au contraire plaider pour un brassage, s’ouvrir au autres pour apprendre d’eux-mêmes et éviter la constitution de ghettos - D’où la nécessité de conduire des actions allant dans ce sens.

ATELIER N°8 - L’IDENTITE, LA CULTURE ET LA MEMOIRE : QUELLE DEMARCHE PRIVILEGIER ?

La commission n°8 sur l’identité, la culture et la mémoire de la Guadeloupe nous semble mettre l’accent sur la langue créole ; la protection des patrimoines architecturaux, urbains et paysagers ; la création d’un musée régional d’histoire, d’art et de traditions populaires et d’un musée d’art contemporain. Le président Jean-Jacques JEREMIE, président du Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement, émet les propositions suivantes :

A. ÉDUCATION ET FORMATION CULTURELLES :
8.1. Renforcer l’apprentissage de la langue créole, de l’histoire de la Guadeloupe, de la Caraïbe et de l’éducation artistique et culturelle dans l’Éducation nationale, dans les institutions (musées, sites patrimoniaux etc.) et dans les associations ;
8.2. Actions proposées : a. Aides facilitant l’accès à l’étude de la musique par les enfants de milieux modestes ; b. Mises à jour des manuels scolaires nationaux ; c. Intégrer les spécificités locales dans les formations et les diplômes ; d. Adaptation des programmes dans tous les établissements ; e. Création d’un bac professionnel avec une spécialisation «patrimoine» ; f. Faciliter l’accès aux organismes de formation professionnelle situés en France ; g. Développement de l’accès à la formation continue ; h. Création d’une école d’art et signatures de conventions de partenariat nationales ; i. Accompagnement à la préparation des concours d’entrée dans des filières culturelles et patrimoniales spécifiques (conservatoire de musique, bibliothèques, patrimoine etc.) ;
B. PATRIMOINES MATERIELS ET IMMATERIELS :
8.3. Faire de la valorisation des patrimoines matériels et immatériels des leviers d’épanouissement culturel et de développement touristique ;
8.4. Renforcer les synergies entre les politiques d’aménagement du territoire et celles relatives aux autres activités culturelles, touristiques, économiques ;
8.5. Mettre en cohérence les projets d’urbanisme et les zones de protection des patrimoines architecturaux, urbains et paysagers ;
8.6. Faciliter l’émergence des dispositifs réglementaires et législatifs innovants en faveur de la restauration et de l’animation de sites à haute valeur patrimoniale ;
8.7. Actions proposées : a. Réalisation d’actions d’animation hautement significatives ;
b. Création d’un musée régional d’histoire, d’art et de traditions populaires ; c. Signatures de conventions partenariales et d’échanges avec la Réunion des musées nationaux, les musées du Louvre, du quai Branly, Dapper et d’autres structures muséales régionales ;
C. COMMUNICATION, DIFFUSION ET ORGANISATION CULTURELLES :
8.8. Mettre en place des outils performants de communication, de diffusion et de coopération culturelles ;
8.9. Favoriser l’émergence dans les médias publics d’une politique audacieuse de contenu culturel de qualité ;
8.10. Actions proposées : a. Intensifier les plages d’information, d’éducation artistique et culturelle ; b. Faciliter l’accès aux médias des artistes, créateurs et producteurs - Accompagner la diffusion des oeuvres ; c. Donner une impulsion significative à l’émergence de nouvelles structures de création et de diffusion ; d. Création d’un musée d’art contemporain et d’un espace de conservation des oeuvres ; e. Implantation d’un complexe culturel de grande capacité ; f. Multiplication des résidences d’artistes ; g. Créer une Agence guadeloupéenne pour la promotion et l’ingénierie culturelles ; h. Assistance administrative, juridique et financière des associations et autres porteurs de projets culturels ; i. Développement des financements complémentaires (sponsoring, mécénat, allègements fiscaux etc.) ; j. Promotion de la culture guadeloupéenne à l’étranger en facilitant la circulation des artistes et des oeuvres (aides aux déplacements, allègements fiscaux etc.).
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 15:25

Les congés bonifiés remis sur le métier

Le document budgétaire mis en ligne par le ministère du budget (http://www.performance-publique.gouv.fr/farandole/2010/pap/pdf/PAP2010_BG_Outre-mer.pdf) indique le retour au menu des tâches gouvernementales de la réforme des congés bonifiés. Le texte évoque « le réexamen d'éléments particuliers de la fonction publique d'outre-mer (congés bonifiés par exemple) et de certaines indemnités spécifiques de retraite ». Patrick Karam, d’abord, puis Yves Jégo avaient entrepris « une démarche de concertation interministérielle initiée fin 2008, afin d’homogénéiser le dispositif des congés bonifiés ». Interrompu par la crise sociale aux Antilles de février dernier, le processus devrait être réengagé prochainement.

La Possession, le 09/02/2003
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 17:23

La Martinique s’essaie à être une destination mariage

On trouve des alliances, des robes de mariée, du conseil en image, des dragées, des traiteurs, des châteaux, des calèches, du champagne et des pièces montées, des DJ et des agents de voyage… On trouve au salon du mariage qui se tient jusqu’à dimanche à Paris (Porte de Champerret) tout ce qu’il faut pour se marier. Pourquoi donc ne pas y trouver un site idéal pour convoler, comme la Martinique ! Sous l’aile de Françoise Valère d’Intersalon, organisateur du salon du mariage en Martinique, un traiteur, Gilles Bucher et son chef, Yves Arcade, un photographe représentant le groupement des photographes martiniquais, Yves-Michel Parclay et deux créatrices de robes, Joëlle  Villageois (Victoria) et Corailyne sont venues vendre la Martinique comme une destination mariage. La déco du stand a été assurée par Mickaëlle Chenard de Bleu azur et le groupe Karibéa est venu promouvoir ses lieux de réception. « On voit beaucoup d’Antillais de Paris, témoigne Françoise Valère. Ils veulent se marier au pays… Et si les Français veulent bien s’habituer à ce que la destination Martinique devienne une destination mariage… » La Région les a aidés à boucler le budget de ce déplacement. En tout 15 000 euros. « On se fait héberger par la famille et on prend le métro ! », s’amuse Mme Valère. Victoria est venue montrer son travail de couture qui associe la fibre de bakoua et la soie. « Le public trouve ça original et on m’a dit que j’avais du toupet d’associer le bakoua et la soie ! » Elle est venue présenter trois modèles : chute de boutons de rose, en hommage à la roseraie de Buret, une robe associant en tressage la fibre de bakoua, la dentelle de Calais et la soie et son bustier vedette, tété doubout. Elle compte bien décrocher des commandes. Corailyne est venue proposer des modèles en broderie du plus pur style créole. Un couple domino s’arrête du stand, explicitement appelé « se marier en Martinique »,  Carole, l’hôtesse d’Inrtersalon les accroche. Mayoute est guadeloupéen, Isabelle est provençale. « que diriez-vous de vous marier en Martinique ? » Isabelle répond qu’ils vont se marier en province. « On aurait voulu pouvoir faire les deux », reprend Mayoute, mais, on n’ a pas trop le choix… » Sé madam la ka poté pantalon !


Destination Pacifique

 

 

On trouve des alliances, des robes de mariée, du conseil en image, des dragées, des traiteurs, des châteaux, des calèches, du champagne et des pièces montées, des DJ et des agents de voyage… On trouve au salon du mariage et du PACS qui se tient jusqu’à dimanche à Paris (Porte de Champerret) tout ce qu’il faut pour se marier. Pourquoi donc ne pas y trouver un site idéal pour convoler, comme la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie ! Béatrice Aufret, directrice de production chez Etoiles Voyage propose aux futurs mariés d’oser le grand voyage. Elle a en rayon plusieurs packaging mariage à proposer : quatre en Nouvelle-Calédonie, dix en Polynésie. « En Polynésie, on peut désormais se marier à la mairie et à l’église très facilement alors qu’avant, il fallait rester trois mois sur place ! », se réjouit-elle sans parler du PACS, désormais possible en Nouvelle-Calédonie. Mme Aufret voit là des perspectives intéressantes pour 2010. 3il y a des demandes et de l’intérêt pour la Nouvelle-Calédonie tandis que la Polynésie évoque toujours la romance et des rêves de pilotis ! ». Premier prix pour un mariage en Nouvelle-Calédonie : 2 400 euros pour 12 jours avec au programme Nouméa, un autotour et l’île des Pins. Pour la Polynésie, c’est 2585 euros avec Tahiti, Morea et Bora Bora, 12 jours et 9 nuits à l’Intercontinental. Attention, ce sont des prix à multiplier par deux… Si on y va pour se marier ! Et ça marche ? « Assez », concède Béatrice Aufret avec un sourire satisfait. C’est la troisième année que ce tour operateur vient au salon parisien du mariage.

 

FXG, agence de presse GHM


La Possession, le 09/02/2003
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 16:19
Luchini remplit le Florence Gould hall à New YorkLes 7 et 8 octobre, Fabrice Luchini a rempli le Florence Gould hall à New York. Une salle de 450 places sur  la 59e rue, administrée par l'Alliance française. Le public était composé de New yorkais francophiles et le Francais americanophiles....
Photo : Regis Durand de Girard
Voila la revue de presse..
Article and video on Luchini from French Morning:

http://www.frenchmorning.com/ny/spip.php?article2046

L'AFP du spectacle
Fabrice Luchini joue "Le point sur Robert" pour sa 1ère visite à New  York
NEW YORK (Etats-Unis), 6 oct 2009 (AFP) Par Paola MESSANA
"New York, c'est une ville debout". L'acteur français Fabrice Luchini  cite Louis-Ferdinand Céline pour décrire le "choc" de la découverte de  la métropole américaine, où il se trouve pour la première fois de sa  vie pour deux représentations de son spectacle "Le point sur Robert".
Après une tournée au Québec, Fabrice Luchini, 58 ans en novembre,  jouera mercredi et jeudi soir à guichets fermés dans la salle du  Florence Gould Hall à Manhattan ce "one man show" où des textes de  Roland Barthes, Paul Valéry ou Chrétien de Troyes alternent avec des passages où Luchini se raconte avec humour et autodérision --le  "Robert" du titre est son prénom de baptême. "Il y a environ 50% d'écriture personnelle", souligne-t-il au cours  d'une rencontre avec des journalistes au Fiaf -French Institute/ Alliance Française-, qui présente cette première américaine.
L'acteur de théâtre et de cinéma n'est venu qu'une seule fois aux  Etats-Unis, en 1992, avec le producteur Daniel Toscan du Plantier pour  la promotion d'un film à Saratoga (Californie). "Mon passeport n'avait  pas été tamponné à mon départ, alors hier le douanier pensait que j'avais vécu ici ces quinze dernières années", raconte-t-il.
Fabrice Luchini a tourné dans plus de 60 long-métrages, sous la  direction de réalisateurs comme Philippe Labro, Eric Rohmer, Benoît  Jacquot, Patrice Leconte ou Christian Vincent. "Paris", le film de  Cédric Klapisch (2008) où on le voit notamment danser, est  actuellement à l'affiche à New York. "La danse est une passion, et je  danse dans le spectacle", dit-il.
Il défend avec ardeur sa passion pour la littérature, même lorsque les  textes sont difficiles. "La liberté de La Fontaine est extraordinaire,  c'est un miracle pour moi. Et quand on me dit: +Paul Valéry, on n'a  pas tout compris+, je réponds +moi aussi je ne comprends pas tout+. Au  Québec on rit mais à Paris ça ne passe pas", plaisante-t-il.
"C'est quand même extraordinaire de déclamer Chrétien de Troyes et  Roland Barthes devant 2.000 personnes qui vous applaudissent",  s'étonne-t-il, répétant à plusieurs reprises que "la France est un  pays fermé par rapport à l'Amérique où on sent que tout est possible".
Il reconnaît toutefois l'immense succès qu'a eu "Le point sur Robert"  en France, où "500.000 personnes l'ont vu. On peut appeler cela un  spectacle populaire, même si Johnny Hallyday rassemblerait cette  audience en un seul soir... C'est un spectacle qui n'est pas classable  et qui rencontre le public", estime-t-il.
Il n'avait jamais vu New York parce qu'il avoue ne pas aimer l'avion et ne pas être un voyageur. "Je ne connais pas du tout les pays", dit- il.
Venu sur l'insistance de sa fille Emma, qui tourne un documentaire sur sa tournée, il se dit "sur les traces de Céline", et trouve les mots  de l'auteur du "Voyage au bout de la nuit" pour décrire son  choc."Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout (...) On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur", déclame-t-il, récitant "l'arrivée à New York", un chapitre du "Voyage".
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 17:20
L’ACCDOM écrit au président de la République
L’Association des communes et collectivités d’outre-mer (ACCDOM) interpelle, dans un courrier daté du 7 octobre, le président de la République à la suite des états généraux de l’Outre-mer (qui ont fait l’objet d’une communication en conseil des ministres par Marie-Luce Penchard, le 7 octobre). Dans cette lettre, son délégué général, Lilian Malet insiste sur quelques points qu’il aimerait voir retenus lors du conseil interministériel de l’outre-mer du 6 novembre prochain : mise en place d’une dotation de rattrapage pour les collectivités d’outre-mer afin de compenser les retards accumulés depuis des dizaines d’années ; mise en oeuvre et financement d’agendas 21 dans toutes les communes d’Outre Mer ; mise en oeuvre d’un programme tourisme durable ; mise en place d’une instance de représentation de l’outre mer au niveau national, l’APCDOM (Assemblée permanente des collectivités d’outre mer) ; mise en place d’un fonds pour la formation des élus de Mayotte ; mise en place d’une dotation de continuité territoriale pour les marchandises et les personnes.
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 20:21

Interview Marie-Luce Penchard

" L’Etat a respecté ses engagements et j’en apporterai la preuve "

La ministre de l'outre-mer sera en Guadeloupe, les 8 et 9 octobre, puis en Martinique jusqu’au 12.

200 logements sociaux construits en Martinique en 2008 (contre 1500 en Guadeloupe) certes il y a des problèmes de foncier, mais 70 millions de travaux sont en attente faute d'un accord de l'Etat pour les avances de trésorerie proposées par les organismes de logements sociaux. Peut-on espérer voir la situation s'arranger ?

En Martinique, où la problématique se situe autour du foncier, il y a plus de réhabilitations et plus d’opérations de rénovation d’habitat insalubre. Cela peut expliquer cette différence. Comme je l’ai indiqué à Toulouse lors de l’assemblée de l’Union Sociale pour l’habitat, je suis disposée à réorienter les crédits pour des opérations prêtes à démarrer. Il y a des opérations qui bénéficient d’une autorisation d’engagement mais dont on sait qu’elles ne pourront être engagées avant un ou deux ans en raison de difficultés dans le montage financier, la maîtrise du foncier ou sur les garanties financières. Si une opération n’est pas prête, il faut la déprogrammer et reporter le budget une opération validée. Mon objectif n’est pas de faire de l’affichage autour des 300 millions d’euros de la ligne budgétaire unique, en annonçant le financement de 5 000 logements pour qu’au final, le bilan soit de 150 logements en Martinique et1 500 en Guadeloupe. Je veux agir de manière pragmatique.

Et sur la trésorerie ?

Sur la question de l’avance de trésorerie, l’Etat a proposé de mettre en place des conventions d’actions foncières qui permettent de baisser la part de la commune de 20 % à 10 %. L’Etat est allé beaucoup plus loin grâce au plan de relance en permettant de mobiliser des crédits pour financer autrement le coût du foncier. Je ferai le point dans les deux départements au cours d’une réunion avec la direction départementale de l’équipement, en présence des acteurs du logement social, pour que l’on me dise où se situent les problèmes et pourquoi les opérations ne sont pas déjà engagées. Et nous trouverons des solutions.

Pourquoi y a-t-il ces retards dans le traitement des dossiers du RSTA ?

J’ai accordé un délai supplémentaire, de 15 jours jusqu’au 15 septembre, pour que les salariés puissent déposer leur demande pour le premier trimestre (de mars à mai). J’ai également clairement indiqué que si le dossier n’était pas complet, l’essentiel est qu’il soit parvenu avant le 15 septembre au service gestionnaire. Tous les dossiers remis à ce moment-là seront pris en compte. Il ne faut pas qu’il y ait d’inquiétudes sur ce point. J’en profite pour rappeler que ce dispositif a été mis en place dans un contexte particulier en seulement trois mois. Les délais de paiement s’expliquent aussi par le fait que les documents étaient pré-remplis et que certains demandeurs n’ont pas complété les informations demandées au verso. Cela a entrainé des demandes d’informations complémentaires. J’ai reçu les responsables de la caisse nationale d’assurance vieillesse, opérateur national du RSTA, et nous avons pris des engagements. Aujourd’hui, il y a eu 19 000 paiements effectués en Guadeloupe sur une cible de 60 000 personnes et 18 000 en Martinique sur une cible de 50 000 personnes. Et nous allons monter en puissance puisqu’à la mi-octobre, nous serons pour l’ensemble de l’outre-mer à 100 000 paiements effectués et 200 000 en novembre. Je tiens d’ailleurs à saluer l’investissement des équipes de la CGSS sur ce dossier qui travaillent sans compter leur temps pour leurs compatriotes.

A quand la fin du RMI ?

Comprenons-nous bien. Le RSA en métropole est une prestation qui regroupe sous un même nom le RMI, l’API et une prestation nouvelle pour les travailleurs à bas revenus. Il est prévu de réaliser une évaluation du RSTA en 2011. René-Paul Victoria avait été missionné pour étudier l’application du RSA outre-mer. Il faudra aussi qu’un vrai choix  soit fait localement : veut-on le RSA ou le RSTA ? Dans l’accord Bino, la référence c’est le RSTA et moi, je me désole de voir qu’en Guadeloupe et en Martinique, on n’applique pas le RSA alors que c’est une bonne mesure qui permet de conjuguer à la fois un emploi et un complément de revenu. Je pense à des femmes, des familles monoparentales qui pouvaient avec le RSA percevoir avec trois enfants, 400 euros alors qu’avec le RSTA, elles n’ont que 100 euros et qu’un célibataire qui vit chez sa mère perçoit autant. Je pense qu’en termes de justice sociale, il faudra se poser ces questions. Parce que d’une certaine manière, on était en train de vouloir créer un SMIC guadeloupéen - et ce n’est pas possible, au regard de l’article 73 de la Constitution avec l’égalité législative -, on a imaginé une mesure dont les effets peuvent créer des injustices.

En Guadeloupe des milliers de personnes ont défilé dans les rues à l’appel du LKP pour demander à l’Etat de respecter ses engagements. Que leur répondez-vous ?

L’Etat a respecté ses engagements et j’en apporterai la preuve. Il faut arrêter de mentir aux Guadeloupéens ! Il y avait 165 mesures dans le protocole et sur celles-ci, il y en a 102 qui relèvent de l’Etat. Sur le 102, il y en a 71 qui ont été mises en œuvre. J’apporterai ces éléments aux Guadeloupéens parce que maintenant, il faut que chacun puisse dire réellement où nous en sommes dans l’application du protocole. Il ne sert à rien de défiler pour qu’au bout du compte, cela se termine par de grands discours. Je pense que les postures politiques sont une chose, mais les Guadeloupéens attendent qu’on règle leurs problèmes. Ils ont bien vu les effets des grèves du mois de février. Et même si des revendications étaient légitimes, on voit aujourd’hui que des solutions décidées dans la précipitation n’étaient pas forcément les meilleures. Aujourd’hui, je ne veux pas de politique spectacle car c’est trop sérieux. Je ne suis pas là pour faire des débats télévisés mais des réunions de travail. Je demande qu’il y ait un comité de suivi, que tout le monde vienne autour de la table pour montrer que l’Etat a tenu ses engagements. Il faut ensuite échanger afin de pointer les mesures qui ne sont pas appliquées et regarder comment les améliorer. On est dans un pays de droit ! Je suis disposée à revoir certaines choses mais il convient d’effectuer un travail préalable. C’est la raison pour laquelle, j’ai invité le porte-parole du collectif, Elie Domota, à participer à cette réunion qui va être organisée par le préfet le 12 octobre. A l’issue, il faudra repérer les secteurs qui posent difficulté, puis je viendrai dans un second temps pour prendre les arbitrages nécessaires et je pourrai alors rencontrer M. Domota.

Rencontrerez-vous Elie Domota pendant votre séjour ?

J’ai indiqué par un courrier rendu public à M. Domota la méthode que je viens de décrire et qui, à mes yeux, doit être celle d’une démarche de dialogue constructif. J’attends de savoir comment il s’inscrit dans cette démarche.

Tout le monde veut la transparence sur le prix des carburants. Pourquoi est-ce si difficile de satisfaire cette aspiration ?

Je crois que nous avons apporté de nombreux éléments : les trois rapports sur le sujet, la communication dans la presse sur la réforme progressive. La question du carburant est liée aussi à l’avenir de la SARA. Nous ne pouvons pas nous précipiter mais pour autant, nous ne pouvons pas faire jouer la solidarité nationale indéfiniment sur une question qui revient à subventionner un produit de consommation. Je préfère que la solidarité nationale joue au travers de questions essentielles que sont l’éducation et la santé parce que c’est le devoir de l’Etat. C’est pourquoi, il convient de poursuivre cette réforme pour que nous parvenions au prix le plus juste qui corresponde à la réalité des coûts. Et que les consommateurs sachent exactement à quoi correspondent ces coûts, car certains d’entre eux sont liés à des choix d’organisations des territoires. Quand on veut préserver l’emploi, ce qui est légitime, cela a un coût. Il faut le savoir  et ce coût-là, il faut qu’on puisse dire que c’est le choix d’un mode de distribution. On ne peut vouloir à la fois des prix bas et vouloir maintenir un dispositif dont on sait qu’il génère des coûts supplémentaires. J’ai engagé ce discours de vérité et je vais le poursuivre.

Allez-vous évoquer la restitution des états généraux ?

Il faut attendre le comité interministériel de l’outre-mer et à l’issue de ce comité, je serai amenée à faire un déplacement sur chacun des territoires pour expliquer les décisions et assurer le suivi des propositions tout en expliquant pourquoi certaines propositions n’auront pas été retenues. Je ne veux pas de frustration parmi mes compatriotes car ce travail est très riche. Il sera utile à tous car il sera demain le chemin que nous suivrons chaque fois que l’on aura à intervenir dans un secteur. Ces états généraux sont la feuille de route pour l’avenir.

Vous allez justement visiter une école de bèlè à la Martinique, pourquoi ?

Sur ce déplacement, j’ai voulu aborder les questions de conditions de vie, le logement, l’insertion des jeunes, mais en même temps j’ai entendu ce qui a été dit en février, que l’identité et la culture étaient importantes pour les Guadeloupéens et les Martiniquais. Je souhaite donc m’investir dans ce domaine pour étudier la manière dont le ministère peut s’y associer. Voilà pourquoi j’ai voulu aborder dans ce déplacement le thème de la culture.

Maintenant que la date des consultations sont connues, que va-t-il se passer ?

On va rentrer dans une phase réglementaire avec une succession de procédures : saisine du conseil d’Etat, du conseil des ministres, organisation d’un débat parlementaire puis publication des décrets qui organisent les consultations avec une campagne de douze jours.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 19:58

Interview Nicolas Sarkozy, président de la République

Dans l’interview exclusive qu’il a accordée hier au bloguer pour les titres du Groupe Hersant Média (et particulièrement France-Guyane et France-Antilles), Nicolas Sarkozy, président de la République, qui recevait hier après-midi à l’Elysée les présidents des conseils régionaux et généraux de Guyane et Martinique, annonce les dates des référendums dans ces départements en vue d’une évolution institutionnelle et confirme pour autant qu’il n’est pas question d’indépendance.

 « La Martinique et la Guyane sont françaises et le resteront »

Quand auront lieu les consultations populaires en Martinique et Guyane ?

Nicolas Sarkozy Les élus de Martinique et de la Guyane ont demandé à exercer davantage de responsabilités en organisant leur collectivité selon le régime prévu par l’article 74 de la Constitution. Je leur ai annoncé que je procéderai à une consultation directe des Martiniquais et des Guyanais sur ce sujet. Après avoir longuement échangé avec eux, j’ai décidé de convoquer les électeurs de la Martinique et de la Guyane le 17 janvier prochain et, le cas échéant, le 24 janvier.

Vous le voyez, je n’ai qu’une parole. J’ai toujours dit que j’étais ouvert à la question de l’évolution institutionnelle, pour autant qu’elle soit au service d’un projet. Aujourd’hui, je transforme ces paroles en acte car j’estime que le contexte politique et social l’exige.

C’est votre réponse principale à la crise qui a secoué les Antilles au début de l’année…

Après la crise de confiance qui a traversé une partie de l’outre-mer, le statuquo n’est, à mon sens, pas souhaitable. L’évolution statutaire des territoires qui le souhaitent n’est, bien entendu, qu’une facette de la refondation des relations entre la métropole et l’outre-mer. Il s’agit néanmoins d’un point fondamental.

Je souhaite profondément que nous puissions instaurer une relation nouvelle, basée sur le sens des responsabilités de chacun, sur le respect et la confiance réciproques.

Quelles seront les questions qui seront posées aux citoyens de ces territoires ?

Comme je l’ai dit, lors de mon discours à l’aéroport Aimé Césaire en Martinique, le 26 juin dernier, je souhaite que les Martiniquais, mais aussi les Guyanais, aient un véritable choix démocratique. C’est la raison pour laquelle, comme la Constitution m’y autorise, j’ai décidé de poser deux questions successives.

Pour être concret, les Martiniquais et les Guyanais se verront, lors d’une première consultation, proposer d’approuver la transformation de leur territoire en une collectivité régie par l’article 74 de la Constitution, et donc dotée d’une organisation particulière en créant une collectivité unique et en lui transférant des compétences nouvelles qui ne peuvent pas être exercées dans le cadre de l’article 73 de la Constitution.

S’il est répondu « oui » à cette question, nous en resterons là et nous travaillerons, sans délai, à la mise en place de la nouvelle collectivité.

Toutefois, un « non » au passage à l’article 74 ne signifie pas forcément une volonté de rester dans le statu quo. C’est pourquoi, dans cette hypothèse et dans celle-ci seulement, les électeurs seront appelés le dimanche suivant à approuver ou à rejeter la création d’une collectivité unique qui exercerait les compétences du Conseil Régional et du Conseil général, tout en demeurant dans le régime actuel de l’article 73 .

Quelle est la préférence du président de la République ?

Je n’ai, pour ma part, pas de préférence à faire valoir. Les deux hypothèses ont leurs avantages et leurs inconvénients. Je demande simplement à chacun de s’engager dans un débat démocratique digne de l’enjeu, qui permette aux électeurs d’opérer un choix éclairé et responsable.

Je ne laisserai personne caricaturer le débat et je redis, à cet égard, que les questions posées ne portent en rien sur l’indépendance. La Martinique et la Guyane ont toute leur place dans la République et, quel que soit le choix qui sera fait par nos concitoyens, il sera respectable. La Martinique et la Guyane sont françaises et le resteront. Je m’en porte garant.

La restitution nationale des États généraux de l’Outre-mer que vous avez lancés en février dernier, doit servir de base à l’ordre du jour du premier Conseil interministériel de l’Outre-mer. D’ores et déjà, y a-t-il des points qui vous paraissent incontournables ?

Les États généraux ont été, par leur ampleur et leur richesse, à la hauteur de nos attentes. Il en ressort de nombreuses réflexions et des centaines de propositions qu’un seul Conseil interministériel ne suffira pas à traiter. Aussi, faut-il considérer ce premier « Conseil interministériel de l’outre-mer » de l’Histoire, que je présiderai, comme une étape et non comme une fin. Ce qui est important, c’est que chaque membre du gouvernement se sente directement concerné par les sujets ultramarins qui ne doivent pas être traités exclusivement par le ministère en charge de l’outre-mer. Le fait de dire que chacun de nos territoires fait partie intégrante de la République a un sens.

Sur quoi pensez-vous agir ?

Sur le fond, nos réflexions principales portent sur plusieurs axes : le renforcement de la concurrence dans le secteur privé, le développement et la structuration des filières de production locale, la modification des règles de gouvernance, la meilleure insertion des territoires dans leur environnement régional ou encore l’amélioration concrète de l’égalité des chances. Sur tous ces sujets, je ferai des annonces concrètes qui seront directement inspirées du travail réalisé par tous ceux qui sont impliqués dans les États généraux de l’outre-mer ces derniers mois. Je sais que ça n’a pas toujours été facile et qu’il a fallu, parfois, une dose de courage pour participer à une démarche que certains se plaisaient à présenter comme « ficelée depuis le début ». Ceux-là verront bien, le moment venu, combien cette analyse était erronée. Il est toujours facile de dénoncer les situations et de demander aux uns et aux autres de régler tous les problèmes. Il est bien moins aisé de construire un projet commun et partagé, de participer à une démarche constructive où le travail remplace la vindicte. C’est pourquoi je veux remercier ceux qui se sont engagés dans ce sens.

Quand aura lieu ce Conseil interministériel et à quoi doit-il donner lieu ?

Je réunirai, avec le Premier ministre, les membres du Gouvernement, le vendredi 6 novembre prochain, pour délibérer et arrêter une série de premières mesures. Le soir même, je convierai, à l’Élysée, tous les élus de l’outre-mer, ainsi que des représentants de la société civile et du monde économique. Je m’exprimerai, à cette occasion, devant eux.

Vous le voyez, l’Etat est entièrement mobilisé pour l’outre-mer et je ne peux pas laisser dire que le Gouvernement actuel considèrerait ce sujet comme étant « secondaire ». En vérité, jamais nous n’avons autant fait pour la France d’outre-mer. Et je considère d’ailleurs cela comme normal.

Ce qui a changé, c’est que nous avons un discours franc et direct. La force de proposition, la constance dans les engagements et le refus de la démagogie sont encore, à mes yeux, les preuves les plus authentiques de ce qui vous tient à cœur par-dessus tout : le respect.

Propos recueillis par François-Xavier Guillerm, agence de presse GHM


Ils ont dit

Alain Tien Liong, président du conseil général de Guyane

Etes-vous satisfait de ces annonces ?

Tout à fait ! C’est une demande que nous avons depuis dix ans, qui a été zappée par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Donc nous sommes satisfaits aujourd’hui de la réponse favorable du président de la République à notre demande de consultation populaire sur la base de l’article 74. Maintenant, à l’initiative du président, une deuxième question sera posée en cas d’échec à la première et nous prenons acte de cette deuxième question. Le président a avancé comme mobile la nécessité de ne pas rester dans le statu quo. Mais en ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas nous prononcer déjà sur cette deuxième question dans la mesure où notre demande était une consultation sur la base du 74.

Pour lequel vous mènerez campagne…

C’est sur cette base là que nous allons mener campagne sans présager de ce que sera la réponse de la population.

Comment interprétez-vous le plan B proposé par le président ?

On ne peut pas rester dans le statu quo et le président de la République l’a lui-même compris. Il pourrait ne pas nous demander notre avis, c’est de sa prérogative mais nous sommes sur la même longueur d’onde et pour notre part, il s’agit de constater déjà qu’il a tenu compte de notre demande.

Que pensez-vous du maintien des régionales en mars 2010 ?

Il ne me gène pas, maintenant quelque soit la réponse à la question posée, il y aura une modification du contexte actuel. Cela nécessitera à un moment donné que le gouvernement puisse annoncer que les conseillers régionaux qui seront élus ne pourront pas mener leur mandat à terme. Que nous allions vers le 74 ou une collectivité unique, il y aura modification par rapport à l’existant. Le mandat des conseillers ne pourra donc excéder plus de deux ou trois ans.


Antoine Karam, président de Région Guyane

Etes-vous satisfait des ces annonces ?

Nous sommes satisfaits. Le président est resté dans l’esprit de sa déclaration du 19 février 2009, a        u cœur de la crise et de cette déclaration qui a été confortée, confirmée, le 26 juin à Fort-de-France, lors de l’inauguration de l’aéroport Aimé-Césaire. Le président de la République a respecté sa parole et dans un climat de confiance, nous allons nous préparer à cette échéance importante pour nous, celle des référendums qui se dérouleront les 17 et 24 janvier 2010. Nos assemblées réunis en congrès ont milité pour une évolution dans le cadre de l’article 74. Au cas où il n’y aurait pas d’accord sur la première question, huit jours plus tard, on devra se prononcer sur une transformation en collectivité unique dans le cadre de l’article 73 adapté de la Constitution. Nous considérons que la démocratie a été respectée et que le peuple, dans sa souveraineté, va trancher sur une question que nous nous posons depuis des années en Guyane.

Ce processus en deux temps vous convient-il ?

Nous allons militer pour le premier processus mais nous respectons le choix et la décision du président de la République. Nous avions toujours dit que le président de la République était maître de son choix et aussi maître du calendrier. Maintenant, à nous de convaincre nos compatriotes de la justesse du combat que nous voulons mener pour son avenir.

Le président vous a-t-il donné l’impression d’avoir une préférence pour une formule ou l’autre ?

Pas du tout ! Le président doit rester au-dessus mais il a dit que la pire des choses pour nous serait de rester dans le statu quo.

Peut-on parler de consensus ?

Il y a un consensus car il y a eu compréhension et accord sur ce que nous avons proposé et qui a été repris par le président de la République parce qu’il a vu qu’à une très large majorité dans nos Congrès, nous avons adopté un certain nombre de principes que nous allons faire vivre avec le peuple de Guyane.


Alfred Marie-Jeanne, président de la Région Martinique

L’heure de nous-mêmes a-t-elle enfin sonné ?

C’est une question ? (sourires)… En tout cas je peux dire que l’heure des changements est venue et, en ce sens, je vois que le président de la République respecte ses engagements puisque non seulement il va répondre à notre attente et consulter le peuple de Martinique, mais il a également décidé de nous écouter en renvoyant à la fin du mois de janvier cette consultation. Troisièmement, il n’est pas question d’expérimentation ! Nous ne sommes pas des apprentis qu’on a renvoyés de l’école. Quatrièmement, il a décidé de poser d’abord une question sur une gestion autonome de la Martinique. Il a bien précisé qu’au cas où il n’y aurait pas un succès, alors il poserait une question, dans le cadre de l’article 73, pour une collectivité unique. C’est sa proposition. Bien sûr la deuxième question n’est pas la nôtre mais c’est ensemble que nous avons construit tout ça, donc j’espère que c’est une marche en avant particulièrement positive.

Que se passera-t-il pour les régionales ?

Les régionales se feront en mars 2010, sur le même modèle en attendant que les choses se mettent en place.

Reste plus qu’à faire campagne. Quels seront vos principaux arguments ?

Vous les connaissez ! L’article 73 ne répond plus dans les temps modernes que nous vivons à ce que l’on peut escompter. Il faut plus d’initiatives pour régler un certain nombre de problèmes qui nous assaillent, nous tiennent à la gorge. Je crois que tout le monde, sauf ceux qui sont de mauvaise foi, font la même analyse que nous et le président de la République lui-même a dit lors de sa venue en Martinique qu’il n’y aurait pas de statu quo. Il est donc d’accord pour un changement au moins égal à la création d’une collectivité mais la réponse appartient au peuple. C’est lui qui choisira entre l’optima et l’extrême minima.


Claude Lise, président du conseil général de la Martinique

L’heure de nous même a-t-elle enfin sonné ?

Rires francs… Il y a à peu près cinquante ans qu’Aimé Césaire a lancé ce fameux cri : « L’heure de nous-mêmes a sonné », mais je constate que certains continuent à somnoler tranquillement, ils doivent penser que c’est mieux de continuer à se reposer et que le matin arrive trop tôt !

Vous êtes donc satisfait ?

Oui parce que nous souhaitions une concertation dans la clarté, la démocratie. Il fallait un minimum de temps, nous l’avons obtenu. Il n’y a qu’une question qui sera posée le 17 janvier sur le passage sous le régime de l’article 74. Donc, là c’est clair ! Le président a proposé pour le cas que nous ne souhaitons pas, une réponse négative à la question du 17 janvier, qu’il y ait une session de rattrapage le dimanche suivant où il proposerait une consultation sur une collectivité unique qui remplacerait département et région. Nous considérons que c’est de sa responsabilité puisqu’il a dit très clairement que le statu quo était insupportable et nuisible au développement.

Ce plan B ne vous dérange-t-il pas ?

Il ne peut nous gêner quoique nous nous battions pour le plan A ! Je comprends que le président de la République, dans ses responsabilités vis-à-à-vis des citoyens prévoit un plan B. Mais nous, nous ne sommes pas demandeurs de ce plan B !

Le non de 2003 n’est-il pas encore dans la tête des gens ?

Je ne sais pas s’il est dans la tête des Martiniquais, mais je pense qu’il faut surtout extirper certaines mauvaises habitudes dans la tête de certains élus qui ne prennent pas la voie de la responsabilité. Ce qui importe c’est que les électeurs veulent un débat clair, de qualité pour choisir en toute connaissance de cause. Je suis convaincu que si tel est le cas, ils choisiront ce qui les conduit sur la route de la responsabilité et du développement.


Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'outre-mer

« Il fallait faire les choses très simplement et bien dissocier la consultation par rapport au 74 et poser la question de la collectivité unique si, effectivement, il n’y avait pas un vote favorable sur le 74. Le président a rappelé aussi que tout en ayant un attachement fort de ces territoires au sein de la République, il est évident qu’on ne peut pas gérer la Martinique et la Guyane de la même manière que la Lozère ou les Hauts-de-Seine et qu’il a le souci d’avoir un meilleur statut qui corresponde à ces territoires pour leur permettre un développement économique. Ce que je veux souligner c’est que ça s’est passé dans un climat de confiance et que les quatre présidents sont sortis très satisfaits de la décision prise. La date des élections régionales est maintenue. Toutes ces questions ont été vues. On est vraiment sur une solution très consensuelle. »

 

 

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 17:19

Gérard La Viny inhumé mercredi prochain

Gérard La Viny sera inhumé au cimetierre de Montmartre, à l’issue d’une cérémonie religieuse, mercredi 14 octobre à 14 heures. L’artiste s’est éteint mardi à 12 h 20 (heure de Paris) à son domicile parisien, rue Blanche dans le 9e arrondissement. Son fils Eddy La Viny qui était très ému quand nous l’avons eu au téléphone, nous a confirmé le décès de son père mais n’a pas souhaité prolonger l’entretien. Âgé de 76 ans, M. La Viny a cinquante ans de musique derrière lui. Il a été membre de l'orchestre de rumba Lecuona, de Cuba. Joséphine Baker a été sa marraine pour le lancement du merengue en Europe. Mais sa carrière décolle vraiment avec Henri Salvador qui lui présente Boris Vian. Il sort alors ses succès, Sans chemise, sans pantalon, Ba mwen an ti bo et même, La biguine à Giscard, Brigitte Bardot Bardot ou encore, en français, Scandale dans la famille. Il avait été décoré de l’insigne des arts et lettres en février 2006 par Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture. De Marie-Luce Penchard à Patrick Karam, en passant par Tous créoles, les hommages n’ont cessé depuis l’annonce de son décès.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:27

Coupe du monde et JO au Brésil :

la Guyane peut être un centre d’entraînement et de préparation

Coupe du monde football en 2014, Jeux olympiques en 2016, la prochaine décennie sera, d’un point de vue sportif, brésilienne. Tenant compte de ce que la Nouvelle-Calédonie avait été érigée au moment des jeux olympiques de Sidney en 2000 en centre d’entraînement et de préparation, et que dans le cadre de la coupe du monde foot de 2010 à Johannesburg, Saint-Denis de la Réunion a obtenu ce même statut, le délégué à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam a saisi la secrétaire d’Etat aux Sports pour lui demander d’en faire autant pour la Guyane à l’attention de l’équipe de France. « Deux des villes organisatrices de la coupe du monde de foot, Manaus et Fortaleza se trouvent à deux heures de vol de la Guyane », fait remarquer le délégué qui, avoue-t-il, a été inspiré par Bernard Lama à l’occasion de la restitution de l’atelier sport des états généraux de l’outre-mer, il y a dix jours à Paris. Selon le courrier daté du 6 octobre à Rama Yade, Patrick Karam estime que « les retombées pour la Guyane seraient considérables en termes économique, social et touristique ». Bien sûr il faudrait améliorer les équipements locaux, « ajouter une piste synthétique d’athlétisme et des gradins supplémentaires et éventuellement accompagner en matière d’infrastructures hôtelières ». Et puis aussi, même s’il n’en est pas question dans la lettre, organiser des vols directs de Cayenne à Manaus et Fortaleza.

FXG, agence de presse GHM

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:44

Pour un développement durable des îles éparses

Jusqu’en 20005, on surnommait le préfet des Terres australes et antarctiques françaises, le « préfet pingouin »… Mais depuis l’on a rattaché à son administration un 5e district, celui des îles éparses, à savoir Europa, Bassas de India, Juan de Nova, Les glorieuses pour le canal du Mozambique et Tromelin au Nord-Est de la Réunion, l’administrateur des TAAF a adjoint à ses pingouins du pôle sud des sternes et des frégates de cette zone subtropicale ! Ces îles ont fait l’objet d’un colloque lundi au Sénat.

Le groupe d’études du Sénat sur l’Arctique, l’Antarctique et les terres australes s’est intéressé aux enjeux des îles éparses pour le France et à l’élaboration d’un projet pour leur valorisation. Il s’agit d’enjeux de coopération d’abord dans ces territoires dont la souveraineté française est contestée par Maurice et Madagascar. Cette zone constitue la 2e zone maritime française avec 640 000 km2 de zone économique exclusive avec des ressources halieutiques énormes et une biodiversité unique. « C’est une nouvelle frontière maritime et nous avons à nous redéployer », a indiqué le préfet Rollon Mouchel-Blaisot. Ces îles sont inhabitées sauf par les hommes de la FAZSOI, les scientifiques et les météorologues. Le Grenelle de la mer a acté de faire d’Europa une réserve naturelle. Des explorations sont prévues en 2010 avec le service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) pour tracer une cartographie précise. Le Marion-Dufresne (navire dédié à la desserte des ces îles) a déjà procédé à la pose de cinq hydrophones destinés à l’écoute des mammifères marins et un inventaire des oiseaux et des mammifères devra être fait tous les cinq ans. Le premier aura lieu  par survol aérien entre décembre et janvier prochain. Ces îles, notamment Bassas de India sont aussi des sites archéologiques sous-marins uniques et fortement menacés par les pilleurs d’épaves. « C’est un patrimoine de l’humanité sur l’histoire de la colonisation depuis les Arabes », a indiqué Michel Lourd du ministère de la Culture. En réponse à ces menaces (comme sur la pêche – un palangrier taïwanais a été arraisonné il y a quelques jours), il a été question de faire du successeur du Marion-Dufresne un navire logistique mais aussi de surveillance. Certes, nous ne sommes pas dans les zones de piraterie, plus au nord, a fait remarqué l’ambassadeur à la coopération internationale contre la piraterie maritime, Chantal Poiret, et « les éparses ne peuvent constituer une base arrière, mais il faut maintenir une présence militaire. »

Un observatoire unique de l’impact des changements climatiques

« Si la France ne se maintient pas, a indiqué le sénateur Christian Cointat, d’autres s’y installeront et avec d’autres visées que les nôtres ! » Les enjeux sont donc d’abord une question de gestion des ressources, à commencer par les thonidés. Ce qui a été fait pour la légine plus au sud (une pêcherie certifiée durable), doit être fait pour les thonidés, a indiqué Francis Marsac de l’IRD. En 1980, le thon pêché dans la zone correspondait à 8 % de la prise mondiale, aujourd’hui, ce ratio a atteint 19 %. 3 400 navires sont autorisés à pêcher dans la zone. Mais au-delà de l’enjeu économique, il y a surtout un enjeu de recherche pour les sciences de l’univers car il s’agit là d’un observatoire unique de l’impact des changements climatiques. Il faut donc définir une stratégie de recherche. La secrétaire d’Etat à l’Outre-mer qui clôturait les débats a souhaité que les conclusions du colloque prennent la forme « d’un plan stratégique, qui donnera un cap à notre politique pour les îles Eparses dont les thèmes de recherche sont au cœur des préoccupations de la planète ». Mais recherche n’est pas exempte de défaut : Entre avril et mai 2009 le Marion-Dufresne  a enlevé de ces îles sanctuaires 600 tonnes de déchets ferreux, 14 tonnes de batteries, 2 tonnes d’huile, 12 tonnes d’hydrocarbures périmés.

FXG, agence de presse GHM


Les esclaves oubliés de Tromelin

Il y a aussi dans ces îles des enjeux patrimoniaux, notamment avec Tromelin, anciennement l’île des sables, où ont vécu pendant quinze ans une soixantaine d’esclaves naufragés et abandonnés dont seuls 7 femmes et un bébé ont pu être rapatriés en 1776 à Maurice grâce au chevalier de Tromelin. Des fouilles archéologiques ont mis au jour un patrimoine extraordinaire. Selon Françoise Vergès, il s’agit de trois édifices de corail et de 400 objets réalisés avec des métaux récupérés sur l’épave de l’Utile. qui pourrait faire l’objet, d’une exposition internationale à Paris, Saint-Denis de la Réunion, à Maurice, voire à Madagascar. « Une équipe de Maurice devrait d’ailleurs être associée à une prochaine campagne de fouille », a dit M. Cointat qui a aussi évoqué la possibilité d’y bâtir un mémorial. « Il y a là l’espace pour une création contemporaine sur ce lieu de mémoire », a renchéri le préfet Mouchel-Blaizot.

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