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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 08:24
Le conseiller outre-mer du président étend ses compétencesOlivier Biancarelli, conseiller outre-mer du président de la République depuis son élection à l’Elysée (et auparavant à l’Intérieur), ne cesse de prendre de l’importance autour de l’équipe présidentielle. Depuis un an, il est aussi le conseiller parlementaire du président et, depuis le limogeage de Jérôme Peyrat, il a repris ses fonctions de conseiller politique. Olivier Biancarelli qui occupe l’ancien bureau du désormais fameux « Martinon non non », est désormais à la tête d’un staff de conseillers techniques parmi lesquels Constance Le Grip pour l’Assemblée nationale et le Parlement européen, Eric Shahl, pour le Sénat et les élections, Olivier Marleix pour les collectivités territoriales et les élus locaux, Benoît Lombrière (un ex du QG de campagne) pour l’argumentaire politique (ces fameux éléments de langage distribués pour harmoniser les positions) et Marie-Luce Penchard pour l’Outre-mer. Tête de liste UMP outre-mer pour les européennes, celle-ci devrait provisoirement prendre un peu de recul avec ses fonctions élyséennes à compter du 1er mai, le temps de la campagne.
Olivier Biancarelli qui a vécu aux premières loges élyséennes la crise aux Antilles, en est donc sorti renforcé.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 23:10
Patrick Karam : « Je suis prêt à débattre publiquement avec Elie Domota »
Elie Domota a indiqué que le LKP ne participerait pas aux états généraux et s’en est pris violemment à vous lors de son meeting du 2 avril. Comprenez-vous sa charge contre vous ?
Elie Domota doit parler d’indépendance mais s’il le fait, il perdra son aura. S’il ne le fait pas, ol oblige l’UGTG à réviser, avec déchirement, ses statuts ouvertement indépendantistes. Il explique son refus en prétextant le manque de temps pour réfléchir aux thèmes des états généraux. Ca veut dire qu’il ne connaît pas les discriminations à régler en Guadeloupe ? En réalité, il ne veut pas régler les problèmes des Guadeloupéens dans le cadre de la République. S’il le faisait, ce serait un atout considérable pour faire évoluer l’emploi local y compris dans la fonction publique. Il le sait puisqu’il l’a dénoncé !
Comment expliquez-vous qu’il vous rentre dedans de cette façon ?
Je suis le premier à avoir percer à jour son dilemme et je lui dis simplement que, en tant que Guadeloupéen, je veux dialoguer avec lui. Il ne s’en pris violemment qu’à moi ! Il respecte davantage les métropolitains. C’est neg kont neg, comme d’habitude ! Je lui propose un vrai débat public. Je suis prêt à venir en Guadeloupe et à l’affronter publiquement. Chacun mettra ses arguments sur la table ! Je n’ai jamais manqué de respect à Elie Domota, alors pourquoi m’insulte-t-il ? Pourquoi me menace-t-il ? De quoi a-t-il peur ? que je dise la vérité sur ses choix ? Quand il a raison, je le dis, quand il a tort, aussi. Pour ne pas aller aux états généraux, il a décidé de lancer une nouvelle série de grèves mais au final, il va pénaliser des entreprises guadeloupéennes et les gens les plus faibles qu’il va mettre au chômage. Je le rappelle à ses responsabilités et ça ne lui plaît pas. Il faut savoir assumer ses choix politiques. Seule la vérité blesse.
Vous avez pourtant dit que  vous souteniez la plupart de ses revendications…
Je suis très proche de ses positions sur quasiment tous les sujets, mais aujourd’hui, Elie Domota se cantonne à son rôle d’opposant alors qu’il a une opportunité unique, compte tenu de sa légitimité nouvelle, de régler tous les problèmes des Guadeloupéens. Il invoque un délai de préparation trop court ? C’est un prétexte car M. Domota maîtrise l’ensemble des huit thèmes, y compris celui de la lutte contre les discriminations et de l’égalité des chances, la préférence guadeloupéenne à l’embauche et à la promotion dans les emplois publics comme privés. Quand il refuse de participer à une Guadeloupe plus juste, il s’écarte volontairement d’une dynamique. Il ne lui restera que les yeux pour pleurer. Assé pléré ! Fon nou avensé a présan.
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 09:11

04.03.2009 SUR SITE UGTG : http://ugtg.org

Elie DOMOTA : Les Etats Généraux, un moyen de casser LKP !

 

Intervention au meeting du jeudi 2 avril 2009


Meeting LKP 02.04.09

Bonswa pèp Gwadloup,


Nous sommes bien contents de nous retrouver, et surtout nous sommes bien contents que l'Etat et les patrons nous donnent l'occasion de nous retrouver. Car si nous sommes ici ce soir, c'est aussi parce qu'il y a aujourd'hui entre 44 et 45 grèves en Guadeloupe. Nou pa konpwann - on ?! Nous revenons de 44 jours de mobilisations, la grève générale a été suspendue... et il y a 44 ou 45 entreprises en grève ; et il y des grèves qui éclatent chaque jour !

Et c'est dans un tel contexte qu'ils ont dit et annoncé la semaine dernière qu'ils allaient faire des Etats-Généraux ! [1] Et dès lors pas mal d'individus ont fait leur apparition, pas mal de gens qui n'ont jamais honte. Car à chaque fois que l'Etat français dit " A table !", eh ben il y a beaucoup qui courent s'assoir.

Ils ignorent ce qu'il y a au menu, ils ne savent pas qui a cuit le repas, ils ignorent le nom des invités et des convives... mais ils sont là, assis à table !

Nous ne serons pas très long sur ce chapitre... nous n'avons pas encore pris de décision. car c'est samedi matin que le LKP se réunira pour prendre une décision et dire ce qu'on en pense de ces Etats-Généraux. Mais à titre personnel je tiens déjà à dire que je ne mange pas n'importe quel manger, même si j'ai faim ; et que je ne m'assieds pas à table avec n'importe qui.

Car il faut bien comprendre ce qui se passe et ce qui est en jeu, camarades. Pendant 44 jours, le peuple de Guadeloupe a fait les Etats-Généraux : nous avons posé des questions, nou monté nou désann (nous avons longuement marché) ; le peuple de Guadeloupe a dit ce dont il a envie et besoin, ce dont il ne veut pas ! Et pourtant, misyé SARKOZY la a tout bonnement décidé de faire faire ses Etats-Généraux et nous a dit : voilà les thèmes que j'ai choisi pour vous !
La nouvelle gouvernance, les modifications statutaires, les évolutions administratives et patiti local et patata national...
Puis on nous a dit : la formation des prix... Puis on nous a parlé de la rénovation du dialogue social... Ils ont donc inventé toute une série de choses pour nous et dit en substance : puisque vous protestez, voilà ce que nous allons faire !

Et ils ont alors cherché en tout premier lieu à casser le LKP ! Comment ?!

L'UGTG, la CGTG , la CTU , FO et la CFDT (5 organisations syndicales membres du LKP) ont reçu une lettre du sous préfet de Basse-Terre, M. Gautier nous disant que le préfet SAMUEL en charge des Etats-Généraux nous invitait à une réunion le vendredi 20 mars à 14H00. Point ! L'UGTG a reçu cette convocation pour 14H00, FO en a reçu une pour 14H45, la CGTG pour 15H30... Enfin, tous les 45 minutes, chaque organisation était reçue pour une "audition".

Ils ont fait la même chose avec les partis politiques : UMP, PS, GUSR...

LKP et le peuple de Gwadloup ont posé des problèmes ; mais ce qu'ils cherchent à faire aujourd'hui c'est de casser la légitimité du peuple et de casser la légitimité du LKP !

A réception de ce courrier nous nous sommes dit qu'il y avait un sérieux problème. Comment ces messieurs pouvaient nous appeler à une rencontre et pas les autres ?! Nous avons donc décidé de ne pas nous y rendre !

En ne nous voyant pas, SAMUEL et DESFORGES (actuel préfet de Guadeloupe) nous ont alors appelés. Nous lui avons dit qu'il y avait un problème : nous avons reçu nous convoquant à une réunion à 14H00. Point. Nous n'allons pas à des réunions de la sorte ! Nous ne souffrons pas de réunonite ! Lorsque nous recevons un courrier nous invitant à une réunion, il faut pour que nous nous déplacions que nous sachions au moins qui a convoqué, sur quoi et pour quoi.


Et nous avons dit à SAMUEL que si justement ils avaient un minimum de respect pour le peuple guadeloupéen, ils nous auraient adressé un véritable courrier nous disant qui il était (lui SAMUEL), qui l'accompagnait, qui l'avait missionné, dans quel cadre et pour faire quoi, et ce que c'est que les Etats-Généraux... ! De nous l'expliquer avant que nous ne venions à une réunion en petit comité !!!
Sa réponse a été de nous que oui, il était d'accord pour recevoir le LKP mais que malheureusement il ne le pourrait pas car il s'en allait en Martinique avec JEGO ! Et qu'il allait demander au préfet (pourtant assis à ses côtés lors de l'échange téléphonique) de nous écrire et de nous recevoir si nous le souhaitions !

Le préfet nous a donc adressé un courrier samedi dernier (28 mars 2009) nous disant ce qu'étaient que les Etats-Généraux, qu'il y avait 8 thèmes, et nous indiquant qu'il était prêt à nous recevoir lorsque nous le souhaitions.
Nous lui avons répondu que nous lui ferions connaître notre position la semaine prochaine... Puisque c'est samedi que nous analyserons la situation.

Mais en attendant, comment peut-on comprendre qu'après tant de problèmes soulevés par nous, qu'avec tous les problèmes qui se posent en Guadeloupe aujourd'hui, on puisse trouver des Guadeloupéens pour aller s'assoir dans des ateliers des Etats-Généraux et qui souhaitent faire des Etats-Généraux en 10 JOURS ! Car c'est exactement ce qu'ils font !

Ils ont prévu de se rassembler la semaine prochaine entre eux pour savoir ce qui se passe en Guadeloupe ! Puis la semaine du 13 ils comptent dresser un état des lieux ! Ils comptent discuter entre eux et après, mòso SARKOZY la (le fier à bras de SARKOZY) viendra dans la semaine du 20 avril 2009 pour ouvrir officiellement les Etats-Généraux et pour faire des consultations publiques ! Et cela s'achèvera à la dernière semaine du mois de mai... puisque les élections européennes vont démarrer après. Et lorsqu'il y a des élections européennes, il ne doit rien y avoir d'autre, puisqu'on est précisément en période électorale. Cà, nous le savons tous.

Cela signifie qu'en 10 JOURS (avec Pâques, 1er Mai, 8 Mai) ils vont faire les Etats-Généraux de la Guadeloupe  : la plus grande consultation du peuple dans l'histoire de la Guadeloupe , qui n'a jamais encore eu lieu et qui décidera de l'avenir de ce peuple. En 10 JOURS !!! Voilà ce qu'ils nous proposent !!!

Et bien évidemment, on entend deux ou trois venir nous dire : Ah oui, c'est une chance historique ! Il faut la saisir ! Il ne faut pas que vous pratiquiez la politique de la chaise vide, sinon on dira de vous que vous n'êtes qu'une bande de voyous !...


Comme l'affirme aujourd'hui Patrick KARAM qui a couilloné les Martiniquais, Guadeloupéens et Guyanais du temps où il était président du Collectif DOM. Aujourd'hui plus personne ne veut en entendre parler ni même le voir, même pas en photo ! Il a dans cette interview dit qu'il connait l'UGTG et qu'effectivement, il avait eu l'occasion de venir à notre local. Mais nous lui disons de ne plus jamais y foutre les pieds ! Et que si jamais il s'aventurait à gravir les 48 marches qui conduisent à notre local, il aurait à les redescendre la tête en avant ! Car nous ne fréquentons ni les minables ni les dirigonflistes (opportunistes qui vont à la soupe - au riz) ! [2]

Tout cela pour dire qu'il suffit à l'Etat de sonner la cloche du repas pour trouver des gens qui vont s'assoir là et qui nous disent : Non, non, c'est une chance historique, il faut y venir !

Toutes les décisions qui vont être arrêtées dans les Etats-Généraux sont déjà prises !

Camarades, il nous suffit de prendre un un exemple : Il y a un chantier [atelier] dirigé par le président du Conseil Economique & Social Régional (CESR), Misyé Jocelyn JALTON ! [3] Le nom de cet atelier est : "La rénovation du dialogue social & la formation professionnelle". Deux thèmes qui déjà ne vont pas du tout ensemble ! Mais c'est bien évidemment un traquenard.

Car tout le monde sait que la formation professionnelle est une question pour laquelle se battent toutes les organisations, et particulièrement les organisations syndicales, membres du LKP... Mais comme ils veulent à tout prix nous enchainer dans le dialogue social, ils ont fait le choix de nous inviter à parler de la formation professionnelle pour tenter de nous brècher (hameçonner). Utiliser donc le thème de la formation professionnelle comme appât pour faire avancer le dialogue social...
Et comme depuis 4 ans ils nous proposent de créer une Association de Promotion du Dialogue Social [4] ... Ils veulent voir comment ils arrivent à casser les grèves ici ; comme ils l'ont fait en Martinique, tout en sachant qu'il n'y a jamais eu autant de licenciements en Martinique que depuis la création de cette association...
la deuxième chose qu'ils veulent mettre en place c'est un Institut Régional du Travail
Et la troisième chose qu'ils entendent créer c'est, là aussi comme en Martinique, une Agence Régionale pour l'Amélioration des Conditions de Travail ... Ainsi en cas de problème dans une entreprise, les salariés, point besoin de faire grève, point besoin de syndicat : il suffirait de saisir l'ARACT, qui viendra faire une médiation dans l'entreprise. Plus besoin de syndicat, finissons en avec cette culture syndicale et de la grève...

Voilà ce qu'ils veulent faire, voilà leur conception du Dialogue social ! C'est cela que cet atelier est chargé de prendre comme décision : La création d'un IRT, dune APDS, et d'une ARACT !

Leur invitation aux syndicats, aux travailleurs et au peuple de Guadeloupe ne vise qu'à légitimer leurs décisions ! Afin qu'ils puissent dire : vous étiez là ! Et pour le cas où vous veniez à dire demain que vous n'êtes pas d'accord... Les conclusions écrites de leurs synthèses, ateliers et chantiers commenceront par la phrase suivante : "Les participants - noms des participants - ont décidé de..." ! Vous n'étiez peut-être pas d'accord, mais vous étiez bien là !

Voilà leur manière de fonctionner ! Car bien évidemment ils nous prennent pour des couillons, car bien évidemment ils prennent les Guadeloupéens pour un peuple d'imbéciles ! Car ces gens là fonctionnent selon le même principe que celui dicté par un de nos proverbes : Kon malpwop ki vwè térinn nèf ! (excités comme les malpropres à la vue d'une bassine neuve). C'est exactement ce qui se passe !

C'est pourquoi nous profitons pour lancer un appel à tous ces gens aussi afin de leur dire : Essayons de nous respecter un tant soit peu ! Essayons d'avoir au moins un minimum de respect envers les Guadeloupéens ! Cessons de nous précipiter toutes les fois où on nous donne à manger ! Cuisons nous même notre repas ! Aimons un peu notre pays ! Décidons ensemble de ce qu'il faut à notre pays ! Car il est inadmissible que l'on veuille de nouveau décider pour nous ! Car ce qu'il y a d'important c'est ce dont nous nous avons envie ; et non pas ce dont les autres ont envie pour nous !

Et à ceux qui seraient tentés de dire qu'il y aura du désordre, nous tenons à les rassurer : il n'y aura jamais plus de bordel qu'il n'y en a eu hier et aujourd'hui, car ce pays il y a longtemps qu'il est en bordel ! Et c'est à nous précisément de le remettre bien !

Deux mots sur l'Accord Jacques BINO

Le jeudi 26 février dernier, un accord était signé par 6 organisations patronales. Cela représentait à peu près entre 17 et 20 mille salariés.

Camarades, depuis le 26 février, les camarades des différents syndicats - qu'il s'agisse de FO, de la CGTG , de l'UGTG, de la CTU , de la CFDT , CFTC, FSU... - s'activent sur le terrain des luttes sociales pour que les patrons signent l'accord Bino.

Et aujourd'hui, c'est plus de 25000 salariés supplémentaires qui y ont droit ! Cela fait au total plus de 45000 salariés concernés, bénéficiaires en Guadeloupe ; et ceci, dans tous les secteurs d'activité : cliniques privées [5] , sécurité privée, hôtellerie, grande distribution, Banques, Immobilier... Autant d'entreprises adhérentes du MEDEF ! Ils ont signé car nous leur avons clairement signifié que s'ils ne signaient, les travailleurs resteraient engrève chez eux. Et que s'ils venaient à ouvrir malgré tout avec la complicité de l'Etat et de ses manblos, aucun Guadeloupéen n'entrerait y acheter !

Et disons le haut et fort : Aujourd'hui nous restons sur cette même position ! Nous resterons en grève totale et générale tant qu'ils n'auront pas tous signé l'Accord Jacques BINO ! Et nous leur disons tout aussi fort afin qu'ils puissent l'entendre jusqu'au ministère : demain, vendredi 3 avril 2009, ils réunissent à nouveau une commission sur l'extension de l'Accord BINO. Camarades salariés, nous ne comptons pas sur leur extension !

C'est le MEDEF qui dicte à l'Etat sa politique et qui décide de ce que le gouvernement décidera ! S'ils veulent faire l'extension, ils commenceront par retirer le préambule, car ils n'aiment pas lire ou entendre la vérité. Et ils enlèveront aussi l'article 5 portant la clause dite de convertibilité ; afin que dans un an nous perdions 50 euro et 200 euro dans trois ans !

Cela signifie camarades que quelque soit la décision qu'ils prendront demain, nous devons nous mettre en grève partout où ils n'appliquent pas l'Accord BINO !

Publié par La Centrale UGTG le vendredi 3 avril 2009
Mis à jour le samedi 4 avril 2009

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 18:05
Jenny Hippocrate récompensée pour son action pour les drépanocytaires
Jenny Hippocrate, présidente de l'association pour l'information et la prévention de la dépranocytose a été récompensée lors de la deuxième édition de la Nuit des Trophées au Théâtre des Arts, à Rouen, samedi dernier. Cette remise de prix à l'initiative de Stéphane Meterfi, président de l'asssociation de Débarquement Jeunes, honore les porteurs de projets du monde associatif ou de l'entreprise qui agissent dans les quartiers difficiles et plus largement les initiatives originales de citoyens. A la demande de Patrick Karam, délégué interministériel,  un trophée spécial outre-mer avait été ajouté.
Fadela Amara, Valérie Fourneyron, député maire de Rouen et Patrick Karam ont accompagné le parrain de cette édition, MC Solaar tandis que Bernard Laporte ou Claude Bébéar intervenait par vidéo interposée.
Jenny Hippocrate a prononcé un long discours dans lequel elle a raconté son vécu de la maladie de son fils et son action à la tête de son association. Une séquence émotion qui s'est achevée par une longue ovation de la salle.
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 17:52
Aimé Césaire a son boulevard à Nanterre
« Aimé Césaire est un éveilleur de la conscience des peuples, un des pères de la négritude, des hommes qui se sont levés contre des abjections, qui ont pointé le colonialisme sans sa bestialité, son ignominie… » Serge Létchimy est venu, samedi matin à Nanterre pour participer à l’inauguration, au pied des tours de la Défense, du boulevard Aimé-Césaire, par le maire PCF de Nanterre, Patrick Jarry, et son conseil municipal, au premier rang duquel on comptait les trois conseillers d’origine antillaise, Rosie Stanislas, Patricia Penture et Michel Hieu, à l’origine de ce baptême. Nanterre est une ville symbole de la diversité qui a connu plusieurs vagues de migrations, provinciales au XIXe siècle, sud-européenne, maghrebine, africaine et domienne au XXe. « Cette diversité est source de richesse, d’échanges et du dynamisme de toute la ville », lançait Patrick Jarry qui rappelait que la décision de baptiser une rue de Nanterre avait été prise le 14 décembre 2008. « Le nom d’Aimé Césaire s’est imposé à nous car les noms des rues doivent refléter la diversité de sa population. » « Au-delà de la diversité, reprenait le député maire de Fort-de-France, il y a la nécessité de ne pas laisser son identité à l’entrée du pays. »
Au pied des tours de la Défense, et plus précisément au pied du siège de la tour de la Société générale, le boulevard ainsi nommé vient rappeler comme un clin d’œil les mouvement sociaux des Antilles des dernières semaines. « C’est de Guadeloupe et de Martinique qu’est parti le message des peuples qui ne veulent pas payer la crise dont ils ne sont pas responsables », selon M. Jarry. « Nanterre, ancienne terre de bidonville d’où est partie la première association de militants pour la décolonisation de l’Algérie aura bientôt un autre boulevard, celui du 17 octobre 1961. Nanterre se sent proche d’Aimé Césaire ! » Patrick Karam a rappelé cette phrase du poète qui vaut pour toute la diversité : « Sommes-nous Français à part entière ou Français entièrement à part ? » Après la découverte de la plaque, des enfants et Elodie Chenu du théâtre des Amandiers ont fait vivre la poésie d’Aimé Césaire avant que le concert de M. Saint-Georges ne se fasse entendre.

Le général Dumas retrouve sa place à Paris« Il en aura fallu du temps pour que l’injustice faite au général Dumas soit enfin réparée… » C’est par ces mots que l’écrivain Claude Ribbe a débuté son discours, samedi dernier, lors de l’inauguration du monument réalisé par d’Idriss Sans Arcidet, en hommage au général Dumas. Une petite foule participait à cet événement présidé par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances, Yazid Sabeg. La place Catroux, anciennement place Malesherbes, accueillait depuis 1912 une statue de chacun des trois Alexandre Dumas, le général, son fils, le prolixe écrivain et son petit-fils, autre écrivain, auteur entre autres de la Dame aux camélias. En 1942, la statue du général a été enlevée par les autorités d’occupation. Désormais, les trois Dumas sont à nouveau réunis. C’était un des combats que menait Claude Ribbe à la tête de l’association des amis du général Dumas pour réhabiliter ce héros antillais, fils d’une esclave de Jérémie et d’un aristocrate normand et déclassé nommé Davy de la Pailleterie. Brillant soldat, il s’est illustré à Alexandrie, au Petit-Saint-Bernard et au Mont-Cenis, sauvant la Révolution et la République. Le rétablissement de l’esclavage en 1802 devait le conduire à être chassé de l’armée.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 17:41
Le rapport Bolliet
Une révision de la structure des prix permettrait une baisse d’environ 4 centimes à court terme et de 8 centimes à long terme si des réformes sont engagées.

La mission Bolliet sur la formation des prix des carburants doit présenter son rapport définitif lundi matin au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. France-Antilles se l’est procuré. Il diffère du pré-rapport par les précisions qu’il apporte à la fixation des prix et à l’analyse des surcoûts. Il rappelle en préambule le pourquoi du système actuel avec ses dérives : « Lorsque le système d’administration des prix a été mis en place, il s’agissait de répondre à une situation de monopole et à l’absence de concurrence par les prix. Or, le fonctionnement de la structure de prix a conduit à empiler, en même temps que des éléments de prix, plusieurs objectifs : le soutien à l’emploi et la réalisation de marges. L’addition de ces marges, auxquelles s’ajoutent les coûts salariaux des emplois, a conduit à ce que l’objectif initial soit en partie perdu de vue. »
Si le coût de transport du carburant entre la Martinique et la Guadeloupe est mutualisé, pour autant, la ligne de coût correspondante devrait être réduite d’un quart (0,760 €/hl au lieu de 1,02 €/hl) au regard des coûts effectivement engagés ; La mutualisation devrait être étendue à la Guyane et aux îles du sud de la Guadeloupe. Il en résulterait une baisse sensible pour le consommateur guyanais (-3,8 centimes € / litre) et, en contrepartie, une hausse légère pour le consommateur antillais (+0,17 centime €/litre).
Le coût du raffinage effectué par la SARA est plus élevé que celui d’une raffinerie européenne de taille standard. Ce surcoût a été évalué, en moyenne sur la période 2005-2008, à 19 centimes/litre environ pour le supercarburant et 11 centimes/litre pour le gazole, soit un surcoût annuel pour les consommateurs antillais et guyanais de l’ordre de 100 millions €. 
Dans ces conditions, la mission a évalué le gain que représenterait pour les consommateurs un approvisionnement direct en produits raffinés issus de mer du Nord : 15 à 17 centimes pour le supercarburant et de 7 à 9 centimes pour le gazole. Si l’activité de raffinage est conservée, le coût annuel par emploi direct de raffinage et indirect, est estimé entre 175 000 et 210 000 €.
Des marges plombées
Mais ce qui plombe encore les prix sont les marges de gros et de détail. Elles sont de 19,085 centimes par litre en Guyane, 18,652 en Guadeloupe et 15,02 à la Martinique contre 10,5 en métropole. Les marges de gros seraient ainsi surévaluées de 1 à 3,4 centimes par litre. Quant aux marges de détail (5,3 centimes par litre en Guyane, 4,4 en Martinique et 8 à la Martinique), elles s’expliquent principalement par le niveau des charges salariales, mais aussi par la rémunération des gérants de stations dont certains touchent 120 000 euros brut par an contre 20 500 pour une personne seule en métropole (ou 35 000 pour un couple). « Un équilibre doit être trouvé », indique prudemment le rapport.
Au total, une diminution des prix de détail, de l’ordre de 5 à 18 centimes selon le DOM, pourrait être réalisée à court terme. Cette diminution proviendrait essentiellement du stockage et de la marge des distributeurs.
Les rapporteurs ont aussi étudié la possibilité de transférer la compétence de l’administration aux collectivités territoriales ou à un organisme indépendant, mais ils estiment « probable que, en cas de conflit, les différents acteurs ne continuent à en appeler à l’Etat et à demander son arbitrage ». Le rapport ne propose une libéralisation des prix qu’au stade de la distribution, « sans sous-estimer les conséquences sociales ». Une généralisation du libre-service permettrait l’économie de 4,3 centimes d’euros par litre. C’est un débat qui pourrait être inscrit dans le cadre des états généraux

Changer d’approvisionnement ?
Les raffineries des Etats proches des Antilles et de la Guyane (Brésil, Venezuela, Curaçao, Surinam et Trinidad-et-Tobago) produisent des carburants qui, actuellement, ne sont pas aux normes européennes. Aux Etats-Unis, certaines raffineries produisent des carburants proches de ces normes mais divergent sur certaines spécifications (teneur en soufre et
indice de cétane par exemple pour le gazole), avec des conséquences défavorables sur les moteurs des automobiles disponibles aux Antilles.
Cependant, dans un avenir assez proche, la situation pourrait évoluer: certaines raffineries (Venezuela et Trinidad et Tobago) pourraient produire des carburants avec une teneur en soufre de 10 ppm à l’horizon 2010 ; des raffineries vénézuéliennes s’aligneraient sur les normes américaines d’ici 6 à 8 ans puis sur les normes européennes d’ici 10 ans.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 14:15
Aimé Césaire et le général Dumas honorés en région parisienneCe samedi matin, la ville de Nanterre rend hommage, quasiment un an après sa mort, à Aimé Césaire. Patrick Jarry, maire communiste de Nanterre, baptise, en présence du délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam, un boulevard du nom du père de la Négritude. Pas un square, comme à Aubervilliers l’an passé, mais un grand boulevard ! A la même heure, mais dans le XVIIe arrondissement de Paris, c’est Bertrand Delanoë maire de Paris, Brigitte Kustler, maire de l’arrondissement, Yazid Sabeg, commissaire à l’Egalité des chances, Géorge Pau-Langevin, députée de Paris, et Victorin Lurel, député et président de la Région Guadeloupe, qui inaugurent la statue de Driss Sans Arcidet, alias Musée Khombô, une sculpture monumentale en hommage à  Alexandre Dumas Davy de la Pailletterie, le général de la Révolution française, fils d’une esclave de Jérémie en Haïti. Cette inauguration met un terme aux sept ans de combat mené par l’association des amis du général Dumas, présidée par Claude Ribbe, pour rétablir le nom du héros antillais sur cette place, naguère baptisée place des Trois Dumas avant de prendre le nom du général Catroux. La sculpture a rejoint les statues de ses fils et petit-fils, les deux écrivains Alexandre Dumas.
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 08:42
Richard Samuel au Sénat
Le préfet, délégué général à l’Outre-mer et coordonnateur des états généraux de l’outre-mer, Richard Samuel, a été auditionné, jeudi après-midi, par la mission outre-mer du Sénat. Une heure environ pour présenter la méthode et les objectifs des états généraux voulus par le président de la République. M. Samuel a d’abord rappelé le calendrier (15 avril-15 mai pour les ateliers locaux, une pause jusqu’aux élections européennes du 7 juin, puis une période pour la synthèse avant le conseil interministériel de l’outre-mer, début juillet) et les huit thèmes qui seront débattus (rénovation du dialogue social et modernisation de la formation professionnelle, étude de la formation des prix et organisation de la distribution, le développement de la production locale, projet structurel et développement durable, l’évolution institutionnelle locale — et non statutaire, a précisé le préfet —, l’insertion des DOM dans leur environnement, l’égalité des chances et enfin identité, culture et mémoire). Il s’agit de répondre à une question essentielle : « Que voulons-nous pour nous sentir à l’aise dans l’espace républicain ? » Gélita Hoareau et Jean-Paul Virapoullé (Réunion), Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette (Guyane) et Jacques Gillot (Guadeloupe) faisaient face au préfet et au président de la mission, Serge Larcher (Martinique). « Nous avons ouvert le débat statutaire en Guyane et Martinique et vous nous parlez d’évolution institutionnelle, n’est-ce pas pernicieux ? », a demandé M. Patient. « Quelle est la stratégie de l’Etat ? », a relancé son collègue Antoinette. Jacques Gillot a souhaité que la mission acte leur volonté d’un «  abondement plus important de la dotation globale de fonctionnement ». Réponse du préfet Samuel : « Nous recherchons des solutions à long terme. Ma mission est de faire émerger dans la société civile ce que souhaitent les territoires. » Si le président de la République, comme il l’indiquait lors de ses vœux à la presse en 2008, « a droit au bonheur », l’outre-mer aussi ! C’est l’enjeu de ces états généraux.
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 08:37
La Guadeloupe olympique s’expose à Paris
Jusqu’au 10 avril, à la Résidence universitaire Lila, au bord du canal de l’Ourcq, 6 avenue Fonck dans le 19e arrondissement, l’exposition organisée par la Région Guadeloupe, « Guadeloupe olympique » est à voir. Inaugurée jeudi 2 avril, dans le hall d’accueil de la cité internationale universitaire de Paris, par le président Lurel et Harry Méphon, auteur des textes, l’exposition a su attirer nombre d’étudiants, le président de la ligue de foot de Guadeloupe, Guy Roch, l’organisateur de la Karujet, Eric Paulin, et encore un sportif d’un autre genre, le comédien Jacques Martial. En revanche, ni Lilian Thuram, ni Marie-Josée Perec, ni Jean-Marc Mormeck, annoncés sous réserve, ne sont venus. Dommage ! Les jeunes les attendaient. L’exposition qui retrace les grands sportifs de l’archipel jusqu’aux jeux d’Athènes (le premier, Maurice Carlton, a couru devant Hitler en 1936 !), poursuivra son périple en métropole après le 11 avril. Selon Sylvie Tersen, conservatrice régionale de l’inventaire, elle devrait être accueillie à l’antenne de la Région, boulevard Saint-Germain avant de partir dans les régions.
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 11:06
A la veille de son arrivée en Guyane, Yves Jégo revient sur les semaines qui ont ébranlé les Antilles et le gouvernement.
"
Le LKP n'avait pas tort sur tout.... et le patronat n'avait pas raison sur tout !"
Que venez-vous faire en Guyane ?
Comme vous le savez, la discussion de la Loi pour le développement économique des Outre-mer débutera lundi à l'Assemblée nationale, aussi c'est un court déplacement que je vais effectuer mais qui va me permettre, à la fois de travailler avec les élus sur tous les sujets, notamment ceux évoqués lors du conflit de fin 2008, et de lancer les Etat généraux de l'Outre-mer. Je serai d'ailleurs accompagné du préfet Richard Samuel chargé par le gouvernement de mener à bien cette grande concertation.
Si on refait le film de ces événements guadeloupéens, y a-t-il quelque chose que vous ne referiez pas tel que vous l'avez fait ?
C'est impossible à dire. On agit sous la pression des événements qui sont souvent brutaux et imprévisibles. Ce que je referai, c'est garder le cap sur l'essentiel pour éviter les drames. Je savais que ça pouvait dériver à tout moment. Il y a eu, malheureusement, un mort mais la situation aurait pu être encore beaucoup plus tragique.
Alors que vous teniez l'esprit de l'accord au bout de huit jours, le grève a duré 44 jours. Avec votre départ, on vous a tenu responsable...
Quand la mer est forte, il y a de l'écume. Un coup de vent et elle est balayée... Les commentaires me concernant ont été balayés. Il a fallu effectivement tout ce temps pour sortir d'un conflit extrêmement profond. Qui peut dire qu'en faisant ceci ou cela les choses se seraient réglées plus vite ? D’ailleurs regardez comment les donneurs de leçons venus de Paris pour défendre leurs combats politiciens sont tous repartis piteux n'ayant rien à proposer de concret....
Vous n'avez pas reçu beaucoup de soutien de votre ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie, pendant cette période. Comment avez-vous entendu ce silence ?
Sa confiance ne m'a jamais fait défaut. Qu'est-ce qu'on aurait dit si elle était venue à ma place ? Je suis Secrétaire d'Etat en charge de l'Outre-Mer ; j'ai fait mon métier en liaison de confiance avec Michèle Alliot-Marie, en liaison permanente et de confiance avec le Premier Ministre et en liaison de compte-rendu et de confiance avec le président de la République.
On a dit à ce propos que la ligne avait été coupée entre vous et l'Elysée, vous confirmez ?
Si toutes ces rumeurs voir ces ragots étaient vrais je ne serais plus là, comme membre du Gouvernement, pour vous en parler.....
Vous dites avoir pris conscience du caractère sociétale de cette crise et du bien-fondé de la plupart des revendications de LKP. N'avez-vous pas fait peur à votre famille politique ?
Si j'étais immodeste, je reprendrai la phrase de Guy Mollet qui disait « c'est toujours après coup que je comprends combien j' ai été intelligent ! » (Rires) J'ai voulu seulement incarner un Etat neutre c'est pourquoi j'ai dit avec sincérité et parfois même avec force ce qui me semblait juste.
La présidente du Medef, le patron de Total se sont demandés si vous ne mettiez pas le feu, justement, sur les profits, les salaires...
Je ne suis pas l'ennemi des chefs d'entreprises, bien au contraire, je l’ai été moi même ! Mais je ne suis pas non plus le porte-parole du Medef. J'ai essayé de sortir d'une forme de connivence entre les acteurs du monde politique et ceux de l'économie. Le LKP n'avait pas tort sur tout.... et le patronat n'avait pas raison sur tout ! Je l'ai dit ! Ca a peut-être surpris, mais aujourd'hui les gens reconnaissent ces vérités. Certes je suis un militant politique mais quand je suis ministre, je suis le défenseur de l'intérêt général, garant de l'état de droit, y compris du droit à la transparence de l'économie.
Laurence Parisot rejette toujours l'accord salarial signé en Guadeloupe...
L'erreur du Medef de Guadeloupe est de ne pas avoir été autour de la table de négociations au moment ou l'accord a été signé. Je note simplement que le patronat de Martinique a eu, quant à lui une tout autre attitude, et que l'accord passé à Fort de France ne semble pas faire grief !
Les français de métropole pensent majoritairement que l'outre-mer coûte cher... Les états généraux pourront-ils changer cette image hexagonale ?
Je suis très en colère quand j'entends ce type de propos ! Est-ce qu'on dit cela quand on fait un plan pour restructurer l'économie de tel ou tel département métropolitains ? Et pourquoi ne dit-on jamais combien l'Outre-mer nous rapporte ? Changeons de regard sur l'Outre-mer, sortons de la caricature Demandons-nous plutôt quelle nouvelle croissance et quelle nouvelle gouvernance pour porter cette croissance ? Ce sont là les enjeux des états généraux. Bâtir un nouveau modèle économique et social et démontrer combien l'Outre-mer est une chance pour la France !
Et Mayotte fait son entrée dans les Dom...
Mayotte est française depuis 1841! Nos compatriotes ont fait un choix d'évolution statutaire pour rentrer dans un modèle de départementalisation du XXIe siècle, avec une assemblée unique et une feuille de route de progrès économique et sociaux sur vingt ans. Les mahorais savent qu'ils réussiront par leur travail dans une logique de responsabilités et d'effort .
Le LKP n'a-t-il pas finalement exprimé une envie d'un développement local avec moins de France ?
Je crois sincèrement que le résultat de ce conflit sera tout le contraire. Les Antilles réclament, au contraire, plus de République pour garantir l'avenir. A nous de construire une République plus présente, plus efficace et plus neutre qui sache conjuguer sécurité, équité , transparence et responsabilité partagée.

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