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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 05:51

 

Le Bonheur d’Elza sur les écrans

affiche-Bonheur-d-Elza.jpgEnfin un film guadeloupéen actuel. Depuis Neg marron, ça commençait à manquer. En signant ce film initiatique sur une jeune négropolitaine, Elza (Stana Roumillac) qui va redécouvrir son pays et son père, Mariette Monpierre plonge le téléspectateur dans une histoire contemporaine ancrée dans la réalité guadeloupéenne. Bien sûr, la dimension des deux rives de l’océan est présente puisque Stana, contre l’avis de sa mère (incarnée par la réalisatrice Mariette Monpierre), décide de quitter sa banlieue pour revenir au pays. Là, elle va aller dans un café dont la patronne s’appelle Mariette… Ce genre de détail n’est jamais gratuit. Après la phase de redécouverte, sorte de séquence tourisme où l’on prend plaisir à reconnaître les lieux, on s’installe dans la fiction au contact du méchant mulâtre (Vincent Byrd Le Sage), l’homme après qui Elza court… En 1 h 20, Mariette Monpierre offre une fiction guadeloupéenne contemporaine de qualité qu’elle a mis six ans à monter. Pour surmonter sa propre histoire…

Mariette-Monpierre.jpg« Je suis Antillaise, élevée à Paris et je n’ai pas connu mon père, raconte Mariette Monpierre (photo). Il fut pour moi un étranger et je brûlais du désir secret de le rencontrer. C’était une obsession dont je devais me libérer. Un jour, j’ai osé aller vers lui et cette rencontre m’a transformée. » C’est un peu le pitch du Bonheur d’Elza… Enfant, la plupart de ses amis antillais étaient de père inconnu. Il y avait une certaine solidarité entre elle et ses amis. « L’absence du père est un thème qui interpelle beaucoup le peuple caribéen. Je voulais donner la parole à une femme antillaise ; seules nous-mêmes pouvons honnêtement nous mettre à nu et ouvrir notre coeur pour révéler au monde ce que nous ressentons, subissons, acceptons et exposer les émotions et les douleurs de notre culture. » Desire-et-sa-maitresse.jpgL’histoire d’Elza est la sienne : « Avant mon retour au pays natal, je ne connaissais pas mon histoire. La Guadeloupe n’est pas seulement un petit paradis comme j’en rêvais à Paris, dans les murs de mon HLM, mais une terre complexe et remplie de défis. » Comme Mariette Elza va redécouvrir qu’elle est tout simplement Antillaise. « Il m’a fallu faire ce chemin de retour pour comprendre et accepter mes différences, mon originalité. En apprenant la vérité sur mon passé, mes ancêtres, mon père et pourquoi il m’avait abandonnée, j’ai entamé une phase de reconstruction de moi-même. Désormais concernant mon père, je peux donner une autre définition au mot abandon. » C’est tout le sens des dernières images du film.

FXG (agence de presse GHM)

Stana-Roumillac-Vincent-Byrd-Lesage.jpg Le bonheur d’Elza de Mariette Monpierre, 1 h 19 production Aztec, Tu vas voir, Overeasy. Sortie le 22 avril.

www.lebonheurdelza-lefilm.com

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:41

Michel Mercier, Victorin Lurel et « les Shadoks chez le père Ubu »

De retour de Mayotte où, la semaine dernière, il a installé des juridictions de droit commun (86 personnels de justice seront en poste dans ce département pour rendre la justice), Michel Mercier, le garde des Sceaux, a été interpellé par le député PS de Guadeloupe Victorin Lurel, mardi  lors de la séance de questions au gouvernement. « La semaine dernière, s’est moqué Lurel, le sénateur UMP Christian Cointat déclarait en commission des lois, avec une pointe d’humour, que la justice outre-mer, c’est les Shadoks chez le père Ubu : on pompe, on pompe, et on rend des jugements qui ne sont pas exécutés. »

Après avoir rappelé les chiffres des violences physiques (+ 48 % entre 2009 et 2010 en Guadeloupe, selon le député), Lurel a rappelé la cure du budget de fonctionnement de la cour d’appel d’Agen (« une diète de 22 % entre 2009 et 2011. Pour la même période, celle de Bourges a subi une cure d’amaigrissement de 12 %, la palme revenant à celle de Basse-Terre, chez moi, avec 28,55 %. » Un peu chahuté sur sa gauche… « Le garde ne garde plus rien ! », s’est exclamé Jean Glavany. Le ministre a répliqué pour dire que 69 postes en Guadeloupe seront pourvus après la CAP du mois de juin. « C’est la première fois qu’une réforme s’accompagne d’une création de postes de magistrats et de greffiers. Je vous remercie de bien vouloir en prendre acte et dire : bravo ! », a conclu le ministre déclenchant des applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.

FXG (agence de presse GHM)

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 05:13

20 000 personnes au Panthéon

Entre le jeudi 6 avril et le dimanche 10, le Panthéon a reçu 20 000 visiteurs selon le ministère de l’Outre-mer. A la suite de la cérémonie d’hommage national à Aimé Césaire et le dévoilement de l’inscription qui lui est dédié, la présidence de la République a demandé à ceque l’accès au Panthéon soit libre et gratuit jusqu’à dimanche pour laisser le temps à la population de venir découvrir par elle-même l’inscription. 20 000 en ont profité.

FXG

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:53

Patrick Karam : « Je pars  car je ne me renie pas »

KaramL’ancien délégué interministériel a demandé à Victorin Lurel de l’accueillir pour remettre une médaille à un président d’association et d’en est pris à Marie-Luce Penchard, sans la nommer.

Patrick Karam a profité, mercredi soir, de la remise de médaille du sport de son ami René Silo, président du club de foot de Colombes (92), La Colombienne, pour s’exprimer publiquement sur son départ de la délégation interministérielle. Accueilli pour l’occasion (pure provocation !) par Victorin Lurel au siège parisien de la Région Guadeloupe, il s’en est pris, sans la nommer, à Marie-Luce Penchard devant un parterre de présidents d’associations antillaises. Du petit lait pour le député socialiste de Guadeloupe qui n’a pas boudé son plaisir : « Lorsque mon frère m’a demandé d’accueillir l’un des nôtres… » Patrick Karam a pris rapidement la suite : « Ici, j’ai beaucoup d’amis avec qui j’ai fait campagne en 2007… » « J’étais de l’autre côté », ironise Victorin Lurel. Karam salue son hôte, le qualifiant de « meilleur d’entre nous » : « Il l’a prouvé aux élections régionales avec sa victoire écrasante contre des candidats sans légitimité, sans charisme, sans bilan. » Première flèche à l’attention de la compatriote ministre. Il évoque la crise sociale de janvier, février et mars 2009 : « Quand l’Etat était aux abonnés absents, quand les pouvoirs publics étaient en déshérence, quand on cherchait des soutiens, on n’en a vu qu’un tenir bon dans la tempête, un seul avec notre ami Jacques Gillot qui a battu le ka du redressement, c’est Victorin Lurel. » Deuxième flèche pour MLP.

Confrontation militante

Silo-Karam-Lurel.jpg« Contre ceux qui, de reniement en lâcheté, finissent par pousser aux extrêmes ceux qui les regardent trahir… » Qui vise-t-il là ? MLP ou son ami le président de la République ? Mais il en vient à son objet : « Il faut rassembler tous les Français qui refusent que le FN s’accapare d’un récit national et impose sa logique, ses idées et son timing à la République. Je pars car je ne me renie pas. J’ai été au service d’un homme mais d’abord d’une cause. Oui, je suis intransigeant, mais c’est ce qu’attendent ceux qui nous font confiance à défaut d’être renégat. » Enfin, visant Victorin Lurel, il conclut : « Nous sommes ensemble dans ce combat avec les Français de toutes origines, de toutes religions. Les patriotes vrais aiment tous les Français ! Comptez sur nous pour mener ce combat sans concession. La confrontation sera politique, intellectuelle mais sera aussi militante, sur le terrain. » Une façon pour Patrick Karam d’annoncer qu’il n’a pas pris sa retraite politique et qu’il est à nouveau libre…

FXG (agence de presse GHM)


Medaille-des-sports-de-Rene-Silo.jpgLa médaille des sports de René Silo

Silo-karam-medaille.jpgPatrick Karam avait demandé la médaille des sports pour son ami René Silo et c’est Rama Yade alors ministre des sports qui l’a accordée après la tenue des assises du sport ultramarin à Paris. René Silo, 62 ans, vient de Trois-Rivières en Guadeloupe. Il a quitté son pays pour aller travailler à la RATP, de 1970 à 2005 ! Il a été conducteur de bus, est devenu cadre et s’est même chargé de la sélection au service de recrutement. Beaucoup d’Ultramarins lui doivent leur embauche à la RATP. René a aussi été footballeur et a tâté de la DH et même de l’équipe de France des transporteurs pour un championnat d’Europe. Il a d’abord été entraîneur à La Colombienne avant d’en devenir le président en 2000. René Silo fait partie de la commission Outre-mer à la fédération française de foot.

En 2006, René Silo, comme nombre de ses amis présidents d’association, a rejoint le Collectifdom et Patrick Karam puis a fait campagne avec ce dernier pour Nicolas Sarkozy.

Karam-Silo-Lurel.jpgC’est à ces présidents d’association que René Silo a dédié sa médaille : «  Nous avons joué un rôle important lors des émeutes de banlieues en 2005. Nos associations ont permis à la communauté de rester en dehors de ces émeutes. Le rôle de ces associations n’est pas reconnue. Je suis une exception ! Rosan, Ambrosio, Passé-Coutrin… Tous méritent une médaille ! Au passage il en profite pour fustiger le CRAN et son « président des Noirs »Il achève plus gravement : « Nous avons des antillais à Paris qui sont dans le besoin et nous n’avons que peu d’Antillais engagés sur le terrain… A part nos associations. »


Ils étaient làGermain-JP-Passe-Coutrin-Lurel.jpg

Greg Germain, Jean-Pierre Passé-Coutrin et Victorin LurelGuigneraye-Blanche-Loyson.jpg

Dominique de la Guigneraye et Freddy Moyson en arrière-plan de Jimmy BlancheBassi-Karam.jpg

Eric Bassi et Patrick KaramHipocrate-Lurel.jpg

Jenny Hipocrate et Victorin LurelJean-Marc-Traventhal-Justine-Karam.jpg

Jean-Marc Traventhal-Justine du 78, membre de la ligue guadeloupéenne de football et représentant la marque Gwadaboy qui équipe la sélection de Guadeloupe depuis 2008, avec Patrick KaramLurel-Karam-Portalis.jpg

Karam présente à Lurel le président d'une association, Henri Portalis

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 08:50

Les primaires mode d’emploi

Francois-Lamy.jpg« Les primaires sont légales et auront lieu. » C’est sur le ton de la boutade que François Lamy, conseiller politique de la première secrétaire du Parti socialiste, a conclu sa présentation des primaires, mardi au siège du PS à Paris. Avec Christophe Borgel, secrétaire national chargé de la vie des fédérations et des élections, il a d’abord fait valoir que la polémique sur la légalité des primaires soulevée par Jean-François Copé, secrétaire national de l’UMP, l’avait couvert de « ridicule », y compris devant la commission des lois du Sénat. Il a aussi rappelé que le garde des Sceaux, répondant lundi à un élu UMP, « avait été clair sur la légalité des primaires et les textes sur laquelle elles reposent », à commencer par l’article 4 de la Constitution sur les partis politiques.

Le PS est en train de récupérer les fichiers électoraux sous forme informatique en liaison avec le directeur de cabinet de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur et des élections. Pour l’heure, seules les préfectures du Pas-de-Calais et de la Seine-et-Marne disent ne pas en disposer sous ce format… Par ailleurs, Christine Lagarde n’a pas encore débloqué les fichiers INSEE extraits des listes électorales communales. A partir de ces fichiers, le PS va constituer sa liste électorale et la déclarera à la CNIL. A l’issue des primaires, ce fichier sera détruit sous contrôle d’huissier. « En aucun cas, il n’y aura de copie des listes d’émargements, a cru bon de préciser François Lamy. Le PS déclarera aussi à la CNIL un second fichier, « même si ce n’est pas obligatoire », celui des votants qui laisseront leurs coordonnées et qui rejoindront la base de données des sympathisants du PS. CHRISTOPHE-BORGEL-FRANCOIS-LAMY.jpg« Quant à constituer un fichier des sympathisants de droite à partir des non votants, comme le suggère Copé, C’est non avenu pour nous comme pour la CNIL », a conclu le conseiller le politique sur ce chapitre. Le financement et l’utilisation des locaux sont régis par le code électoral. Les maires peuvent prêter les locaux et les conseils municipaux doivent dire s’il y a des frais. La règle est la même pour tous les partis politiques. Pour autant, si le prêt de salle est gratuit, il n’est pas considéré comme un financement illégal de parti politique selon le code des Collectivités territoriales. La seule possibilité de refus est la tenue d’une élection partielle. Pour l’heure, les socialistes ne rencontrent pas d’opposition de la part des maires, « y compris en zone rurale », précise François Lamy pour répondre à l’attaque de Christian Jacob qui a moqué des « primaires de bobos ».

Christophe-Borgel.jpgLe PS veut installer au minimum un bureau dans chaque canton et un bureau pour 5 000 habitants. Ils visent 8 à 10 000 bureaux sur les 80 000 bureaux de vote républicains. Le PS table sur un effectif de 800 000 à 1 million de votants. Le prix estimé est de 1,2 millions €, à quoi il faut rajouter la somme inconnue des frais de location de salle. Le PS travaille aussi avec la Commission nationale des comptes de campagne et des financements des partis politiques sur l’aspect financier de ces primaires. Il y aura 1 € à payer pour les votants, une « participation aux frais, apparentée à une collecte, pas un don », selon Christophe Borgel. Seule partie des frais engagés pendant la primaire pour persuader des électeurs, comme un meeting ouvert à tous intègrent des comptes de campagne. La partie purement organisationnelle de ce scrutin en est exclue. Le PS réfléchit au plafonnement des frais des candidats auxquels il entend contribuer. En 2006, c’était 25 000 €. Ce pourrait être de 30 à 35 000. Chaque candidat aura son propre compte de campagne.

FXG (agence de presse GHM)


Qui vote

Tous les Français inscrits sur les listes électorales et sur le site des primaires, les mineurs de moins de 18 ans qui seront majeurs au moment de la présidentielle ; les mineurs de plus de 16 ans et les étrangers appartenant aux partis co-organisateurs. Chaque électeur s’engage à par écrit à soutenir les valeurs de la gauche et s’acquitte d’au moins un euro.


Où voter

La liste des bureaux devrait être bouclée courant mai. Celle des électeurs le sera fin juin pour être opérationnelle dès le mois de septembre.


Les candidats

La date limite de dépôt des candidatures est le 13 juillet.

Du 20 juillet au 26 septembre (date des sénatoriales) : période de campagne libre.

La campagne officielle (15 jours comme la campagne officielle des présidentielles) se fera du 26 septembre au 9 octobre, ou au 16 en cas de second tour.

Le PS n’envisage pas de débat ni de meeting commun entre ou avec ses candidats, sauf peut-être dans l’entre deux tours éventuel.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 06:58

Rodolphe Alexandre chez Fillon

Rodolphe-alexandre-paris.jpgLe président de la Région Guyane a été reçu hier un peu moins d’une heure en tête à tête par . au programme de l’échange, le contenu de la loi organique. De retour à Paris aujourd’hui, Rodolphe alexandre pourrait revenir à Paris pour être auditionné par les sénateurs. Interview sur le trottoir devant l’hôtel Matignon.

Quel a été l’objet de votre discussion ?

On est resté sur le projet de loi et les amendements que la Collectivité a présentés au gouvernement, toutes les questions d’ordre financières comme les 27 millions de l’octroi de mer, la taxe sur le foncier non bâti sur le domaine privé et le plafonnement superficiaire, les fameux 2 € et quelque à l’hectare sur lequel on a évolué vers 5 €. Nous avons aussi évoqué les retards en termes de dotation de l’Etat pour les deux ou trois chantiers sur lesquels nous sommes positionnés.

Quelle a été l’oreille du Premier ministre sur vos amendements ?

Attentif. Le premier amendement est le rejet de la proposition du pouvoir de substitution du préfet, notamment les mises en demeure concernant l’hygiène, la sécurité… Nous estimons qu’une Collectivité nouvelle avec des responsabilités fortes ne peut pas accepter un tel parrainage d’autant que la loi du 4 août 1984 donne déjà au préfet des compétences similaires vis-à-vis des maires, notamment sur le principe des déchets. J’ai trouvé le Premier ministre très attentif, visiblement déjà alerté par nos propositions… On verra ce que donnera le débat parlementaire par la suite.

6-avril-2011-7280.JPGConcernant le 2e amendement ?

Il porte sur le code électoral avec les 5 ou 10 % pour se maintenir au second tour. 10 % c’est le code, 5 %, c’est ce qu’on nous propose et ça favoriserait des combinaisons, des stratégies de petits partis… Et le 3e amendement toiuche aux sections.

N’est-il pas là le vrai débat ?

La Région a été leader sur la proposition en termes de sections. J’ai soumis le dernier tableau que nous avons actualisé et qui va être débattu avec nos collègues du Conseil général au cours de la commission ad hoc. En tout cas, j’ai décliné toute responsabilité sur le document confidentiel et interne au débat des sénateurs que vous avez publié dans France-Guyane par le biais d’une certaine députée. La question est bien démographique, d’ordre territorial et représentatif au niveau des communautés. Elle tient compte surtout du déclic de l’augmentation de la population puisqu’on est à 51 élus en 2011, 57 en 2030, etc… Là, on a eu un vrai débat, une vraie question.

Le premier ministre vous a-t-il parlé du calendrier de la loi ?

L’affaire est pour l’instant dans les mains des sénateurs donc, éventuellement, je serai amené à rencontrer les groupes parlementaires de façon à avoir une audition démocratique pour quer nous puissions afficher les propositions formulées par la Région.

6-avril-2011-7278.JPGEt qu’en a-t-il été des questions financières ?

Nous avons évoqué les difficultés qu’il pourrait y avoir dans la jonction des deux assemblées par rapport aux compétences nouvelles et surtout par rapport à la croissance démographique.

Et par rapport à la fusion des personnels des deux collectivités ?

Beaucoup d’élus de l’opposition font jouer la corde sensible sur d’éventuels licenciements. Nous avons d ès le départ, depuis les élections, annoncé qu’il n’y aurait aucun licenciement. Au contraire. La seule question qui va devoir être posée avec l’ensemble des syndicats, elle est en train de l’être par une commission d’inspecteurs de la CNFPT qui sont déjà là, qui discutent avec l’ensemble du personnel de la Région sur le mode de fusion qui va avoir lieu. Il faut tordre le cou à ces idées incongrues qui font peur aux gens.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 04:30

Pipo sur la Scène Bastille fait oublier la défection de Joëlle UrsullJPM-embrase-la-foule--photo-A--Jocksan.jpg

« Nous sommes allés la chercher à l’arrivée de l’avion et… pas de Joëlle. » Marie-Claude a timidement annoncé depuis la scène l’absence de Joëlle Ursull. Le public est resté sans voix, puis  il a grondé. La soirée des Escales Caraïbes de la Scène Bastille s’annonçait mal. Dans l’instant et comme un seul homme, les musiciens ont pris place derrière leurs instruments. Stephane-Castrie--Patrick-Bellon-et-Phillippe-Joseph--phot.jpgPhilippe Joseph au clavier, Patrick Boston à la guitare, Stéphane Castrie à la basse, Thomas Bellon à la batterie, Albert Vigne aux  percussions-ka,  suivi des cuivres (une nouveauté aux Escales !), Freddy Mouvsépian et Hamid Bemocine du groupe Kassav. Aux chœur, Marie-Céline Chroné et Claudine Pennont. C’est la continuité. On ne change pas  ces voix appréciées et aimées du public.

L-habissoise-Florence-Naprix-une-voix-pour-la-jeunesse-phot.jpgAu pied levé, l’Habissoise Florence Naprix a remplacé la Mornalienne Joëlle Ursull,  dont le public est resté sans nouvelle… Pourtant, lors de sa dernière prestation parisienne,  en avril 2010 à la Cigale avec Erick Pédurand, Joëlle souhaitait  vite retrouver Paris, sa scène et son public. Florence  Naprix a ouvert le jeu avec  une  chanson  de Joëlle, sans trop recevoir l’adhésion de la foule, vexée par cette défection. Florence  a enchainé les standards de Kassav. Un  peu brouillon, sans doute à cause du manque de préparation, mais toujours gardant  le sourire, comme à son habitude. Elle assume, le meilleur est pour demain !

Hengy Chocho et ses touloulous photo A JocksanHengy Cho cho, un jeune chanteur guyanais très en vue, a pris le relais de la Guadeloupéenne. Le plaisir et l’ambiance du carnaval guyanais avec ses touloulous et du bon piké djouk. Lla chaleur monte bien  haut après la mi-carême ! C’est Cho cho en carnaval, tout chaud, dans une proposition théâtrale piquante, vivante, vibrante et palpitante. Les touloulous donnent dans le colé-séré et piké douvan, des danses  provocantes et atypiques ; biguine et piké djouk donnent le rythme.

Petit entracte avec la chanteuse Leïla Torési, accompagnée au piano par le Guadeloupéen Jean-Marc Bellon. Une ballade teintée de blues métissé. Coup de cœur du public.La-chanteuse--Leila--Toresi-et-le-pianiste-gwada-Jean-Mar.jpg

Pipo est là quand manque Ursull

Les choses se précipitent en coulisse. La vedette de la soirée, Jean-Philippe Marthély, s’impatiente. Il est entouré de quelques proches qui ne demandent qu’à être pris en photo à coté de la star du zouk. Ca se bouscule. Dans la salle, le public hurle son surnom : « Pipo, Pipo… » « Du fond de mon cœur, je vous aime ! » lance-t-il en entrant aux spectateurs en liesse. Il laisse à certains le privilège de caresser son embonpoint généreux de bon vivant, petit plaisir amical…  Pipo le Robertin est membre du groupe Kassav depuis 1981. Claudine--Marie-Celine-et-Florence-en-scene-a-la-bastill.jpgEt ça  vibre sur la scène, et ça dance dans la salle. Avant d’interpréter son dernier succès, Feesbouc, le tube du dernier carnaval de Fort-de-France, il remercie l’animateur humoriste, Man Féfé de Tropique FM de lui avoir soufflé l’idée. Il espère qu’à la  prochaine parade carnavalesque de Paris, en juillet sur le champ Elysée, le public parisien sera déjà en possession de son album, à la condition qu’il trouve un distributeur... Et oui, même Marthély a du mal. En fin de concert, le public se déchaîne pour lui réclamer à corps et à cris, élikoptè, élikoptè...

Texte et photos : Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


Les Escales de PMJ

Patrice-Marie-Joseph-et-Jean-Philippe-Marthely-photo-A--Joc.jpgPatrick Marie-Joseph et son équipe ont la musique en partage. Depuis plus d’un an, ils donnent ce rendez-vous mensuel avec les musiques créoles, les Escales Caraïbes. Patrick Marie-Joseph tient à faire revivre le live et la musique des Antilles à Paris, loin des querelles de chapelles. Sa démarche a été comprise par le public qui n’hésite pas à se déplacer et remplir la salle. Dans un monde où il est si difficile de construire un programme sur le long terme, il n’est pas loin de réussir son pari en homme passionné et déterminé.


En imagesFreddy--Mouvsepian--et--Hamid--Bemocine--photo--A--Jocksan.jpg

Freddy Mouvsépian et Hamid BemocineHengy Chocho un homme heureux photo A Jocksan

Hengy Cho Cho,  un homme heureux...les-hommes-du-zouk-Pipo-et-Jacob-photo-A-Jocksan.jpg

Les hommes du zouk Pipo et Jacoboh-c-est-show-avec-chocho-sur-scene-photo-A--Jocksan.jpg

Cho cho sur scène avec les choristes et Patrick Marie-JosephPas-de-myster-c-est-Jacob-du-groupe-Kassav-photo-A--Jocksan.jpgLes groupies de Jacob Desvarieuxun-billet-d-avion-est-remis-a-Sari-Ozgur-par-Maria-d-air-Ca.jpg

Un billet d'avion est remis à Sari Ozgur par Maria d'Air Caraibes à côté de M'Zila du groupe Jancarthier voyage et de Marie-Claude au micro.


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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 04:29

Interview de Jean-Philippe Marthély, dit Pipo                « J’aime la scène, je suis né pour ça »

Jean-Philippe-Marthely---2-photo-A--Jocksan.jpgC’était une première pour un grand nombre des mélomanes venus, samedi soir, aux Escales Caraïbes de la scène Bastille à Paris.  Pipo et sa musique « transgénérationnelle »  ont diffusé l’amour toujou lanmou.

Vous qui avez connu les plus grande salle avec Kassav, pourquoi avez choisi une petite salle ?

J’aime mes prochains, j’aime mon public, j’aime les gens qui y habitent. Je suis né avec l’amour et je fais tout pour que ça fructifie. On m’a déjà proposé à refaire le Zénith. Pour l’instant je ne suis pas encore prêt, je préfère cette proximité. J’aime la scène, je suis né pour ça. Le Zénith, ce se sera  quand Dieu le voudra ! Maintenant, si je peux semer l’amour dans des petites salles, c’est formidable.

Marthely nouvelle formule, avec une petite formation. Est-ce  l’idéal ?

Oui, une petite formation avec de grands musiciens. Il faut que cette petite formation musicale joue et sonne aussi bien,   voire comme Kassav.

Pipo-photo-A--Jocksan.jpgN’éprouvez-vous pas un peu de nostalgie ?

On ne peut pas appeler ma musique, une musique nostalgique. Ma musique est réelle et bien en place. Quand on me parle de soirées nostalgiques, je dis non. La musique de Kassav ne peut pas être classée dans cette catégorie de musiques nostalgiques. C’est une musique qui reste  présente.

Vous avez balancé un nouveau titre sur le net, Fessbouc, qui a eu un grand succès pendant le carnaval. Etait-ce calculé d’avance ?

Jean-Philippe-Marthely-TI-BOUG-KREOL-photo-A--Jocksan.jpgPersonnellement je ne pensais que ce titre allait aussi bien fonctionner et trouver l’adhésion du public. Nous avons tellement de problèmes de diffusion, un tel manque de distributeurs à notre petit niveau… Finalement, je suis à la recherche  d’un distributeur pour Paris.

Quel regard avez-vous sur le renouveau de la musique antillaise ?

Il y a du bon et du moins bon, et du mauvais aussi.  J’ai bien aimé l’album du Guadeloupéen Patrice Hulman.  Nous avons des jeunes qui peuvent faire de belles choses dans la musique. Mais, il faut faire attention. On peu vite partir à la dérive. Il y a des gens qui veulent  chanter en français, qui ont  des textes bizarres... Il faut que tous ces gens qui tournent  autour de la musique sachent que quand tu te mets sur CD, c’est gravé.  Il ne faut pas faire n’importe quoi.

Propos recueillis  par Alfred Jocksan

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 06:09

Construction de la cour d’Appel :

au mieux au second semestre 2012

Interpellé au sujet de l’avancement du projet de construction neuve de la cour d’appel de Fort-de-France par le député UMP, Alfred Almont, le ministre de la Justice lui a répondu, le 1er avril dernier, que l’appel d’offres conduit en 2010 avait abouti à un ensemble d’offres « nettement supérieures aux prévisions de coût établies par le maître d’œuvre ». Michel Mercier ajoute : « L’appel d’offres sera donc déclaré infructueux. » La chancellerie annonce la poursuite de l’opération sur la base du projet lauréat du concours d’architecture et la relance d’un nouvel appel d’offres pour les travaux. « Le fait de relancer l’opération impliquera un délai supplémentaire… Au mieux, « les travaux pourraient démarrer au second semestre 2012 pour une durée de deux ans ».

FXG (agence de presse GHM)

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 05:14

Marie-Luce Penchard et le programme socialiste

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« Pas même une ligne, une remarque ou un mot sur l'Outre-mer ! » Le communiqué de Marie-Luce Penchard n’y va pas par quatre chemins concernant la place de l’Outre-mer dans le programme socialiste. C’est vrai que le mot « outremer » n’y apparaît que deux fois, notamment dans le paragraphe concernant « Le défi d’un nouveau modèle de développement social-écologique » qui stipule : « Nous voulons [un autre modèle] aussi pour nos concitoyens des outremers, qui ont toujours le sentiment d’être « des Français entièrement à part et non des Français à part entière », selon la formule d’Aimé Césaire. Depuis 2007, le Gouvernement a rompu avec les politiques de rattrapage visant à l’égalité que tous ses prédécesseurs, de gauche comme de droite, avaient menées jusqu’alors. Il faudra les reprendre, en mettant l’accent notamment sur l’abaissement du coût des liaisons avec l’Hexagone, le logement social et les infrastructures de transports. » Il en est question une seconde fois au chapitre « Le défi de la citoyenneté et de l’altruisme » avec cette assertion : « La République doit être une réalité en métropole comme dans les Outremers, qu’il s’agisse de la laïcité, de la tranquillité publique, de l’indépendance de la justice, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la lutte contre les toutes les discriminations, de la reconnaissance du handicap. » Et contre ces discriminations qui concernent surtout les Ultramarins établis dans l’Hexagone, le programme du PS renvoie à la proposition 26 : « Pour lutter contre les discriminations, nous généraliserons les CV anonymes, sans nom ni photo et nous expérimenterons un système d’attestations remises par les policiers lors des contrôles d’identité. » C’est un peu court même si on ne peut pas dire avec Marie-Luce Penchard que « le PS a oublié que l'Outre-mer, c'est aussi la France ! »

« Pendant que le Parti du largage gesticule... »

photo 001Ce raccourci lui permet de rappeler le passé qui fâche :  « On se souvient que le Programme Commun (il y a trente ans, NDLR), déjà, abordait la question de nos territoires d'Outremer... dans la partie consacrée à « la politique étrangère » ! et pour parler d' « autodétermination » d'ailleurs. L'ombre du « largage » plane encore rue de Solferino ! » Là-dessus le discours de Sarkozy au Panthéon n’a peut-être pas grand-chose à envier à cette « ombre du largage », quand le président énonce avec empathie, au sujet d’Aimé Césaire : « Le peuple Martiniquais ne voulait pas l’indépendance, il voulait l’égalité des droits. Il le comprît. […] Mais il voulait aussi que l’on reconnut le droit à l’indépendance pour la Martinique parce qu’elle n’était pas une province comme les autres… » S’il ne s’agit pas de « l’ombre du largage », ça n’en est pas moins celle d’une vraie ambigüité…

Lurel 019La ministre se plaît à parler de « MM. Lurel ou Urgin [que l’on voit] s'agiter de temps en temps... », des « polémiques [qui] ne font pas les propositions, et lorsqu'il s'agit de formuler ne serait-ce qu'une seule idée d'avenir, soudain, c'est l'angoisse de la page blanche ! » Pourtant, si la part faite à l’Outre-mer dans ce programme socialiste est bien congrue, alors que les responsables du programme socialiste avaient à leur disposition une trentaine de pages proposées par les parlementaires des Antilles et de la Réunion (et une synthèse d’une page), Martine Aubry et François Lamy ont précisé, dès mardi 31 mars, que le « forum des idées » du PS sur l’Outre-mer n’avait pas encore eu lieu (c’est pour le 27 avril au conseil régional d’Ile de France)… Il faudra donc faire une synthèse avec toutes les contributions de tous les outre-mer. Cela n’empêche pas Marie-Luce Penchard d’attaquer : « Pendant que le Parti du largage gesticule, le gouvernement agit ! Et c'est, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, une nouvelle page de l'histoire de nos territoires d'Outre-mer que nous sommes en train d'écrire. » Oui, mais des territoires qui ont encore démontré lors des dernières consultations électorales leur incorrigible tropisme à  gauche…

FXG (agence de presse GHM)

 

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