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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 05:31

Les chaînes 1ère achèvent leur mutation

En six mois, les télépays sont devenue les chaînes 1ère et assurent désormais 70 % de leur grille de programme.Esclatine-Saint-Sernin-hauteur.jpg

« Nous étions des stations régionales, nous sommes devenus des chaînes à part entière ». Luc de Saint-Sernin, directeur de la coordination des programmes d’Outre-mer première a ainsi résumé la « révolution culturelle, programmatique et économique » vécue par les chaînes publiques des territoires d’outre-mer depuis le passage à la TNT, le 30 novembre dernier. Six mois pour relever le défi qui consiste à proposer des programmes de qualité équivalente pour lutter contre TF1 et M6… « Les programmes de la TNT nationale ont fragmenté le marché mais ne sont pas nos compétiteurs », note Claude Esclatine, directeur général. Claude-Esclatine.jpgDésormais, les 9 directeurs des programmes des antennes 1ère assurent 70 % de leur propres grilles contre 30 % auparavant. Cela a été rendu possible grâce à la mise en place d’une banque de programmes dans laquelle les neuf chaînes 1ère peuvent venir puiser.  Ainsi, grâce à des achats en syndication négociés pour les seules 1ère, il a été possible d’acquérir à des prix intéressants des séries inédites comme Glee, Mad men ou Crusoë dès les prochaines grandes vacances. La ligne éditoriale des 1ère est aussi davantage inscrite dans son bassin transfrontalier. Ainsi Outre-mer 1ère a choisi d’acheter et de faire doubler une série australienne mettant en scène un flic chez les aborigènes, les très populaires télénovelas mexicaines ou encore des séries brésiliennes inédites comme Filhos do carnaval. « Paris met à la disposition des 9 chaînes tout un kit de communication antenne avec des bandes annonce, des habillages de case et du matériel pour la communication extérieure. Pour parvenir à ce résultat prometteur (les 1ère n’ont pas perdu de téléspectateurs au moment où elles ont changé de nom, d’image et de programmes !), il a fallu une réorientation budgétaire et une réorganisation humaine.

 

Du pognon et des hommes

Marie-Pierre-Dura.jpgFinancièrement, le budget a été augmenté de 8 %. Chacune des chaînes d’outre-mer dispose d’un budget annuel allant de 15 à 20 M€ et le siège de Malakoff en région parisienne dispose lui aussi de 20 M€. En tout, le directeur général, Claude Esclatine dispose de 170 à 180 M€ avec 30 M€ réservés pour la partie acquisition et production de programmes. Selon le directeur général, la production locale représente 10 à 12 M€ hors informations. Concernant la fiction, même si les problèmes de budget sont sérieux, Outre-mer 1ère pense à faire des acquisitions et ne s’interdit pas d’entrer en coproduction. D’ailleurs, la 4e saison de la Baie des flamboyants est d’ores et déjà lancée !

Gora-Patel.jpgAu point de vue du management, Claude Esclatine a nommé Gora Patel (ci_contre) directeur de la coordination des neuf chaînes (il est en charge de la partie financière et administrative) tandis que Luc de Saint-Sernin (et son adjointe Marie-Pierre Dura, photo ci-dessus) gèrent la politique des acquisitions et la confection de la banque de programmes. Corine Alexia (ci-dessous) est la directrice artistique et Laurence Ansay, la nouvelle directrice de la communication. La réorganisation ne s’est d’ailleurs pas arrêtée là puisque Gérard Moulinet a été nommé directeur de la radio et Gilles Camouilly, directeur de l’antenne de France Ô. Corine-Alexia.jpgLa rédaction parisienne des 1ere ainsi que les neuf autres rédactions constituent désormais la troisième rédaction de France Télévisions. La première étant celle de F2 et la deuxième celles (nationale et régionales) de F3. Ces trois rédactions sont placées sous l’autorité du directeur de l’information de France TV, Thierry Thuillier.C’est ainsi qu’une équipe de Nouvelle-Calédonie 1ère a été récemment envoyé en Nouvelle-Zélande pour tourner un sujet à la demande F3 Rouen.

FXG (agence de presse GHM)


France Ô et l’Outre-mer

 

Gilles-Camouilly-copie-1.jpgParce qu’il avait accolé les termes « outre-mer, communautaire et suicidaire », lors d’une réunion du comité d’établissement en septembre dernier, Claude Esclatine est attendu sur la ligne éditoriale de France Ô, chaîne considérée par les Ultramarins de métropole comme la leur. Depuis, il a nommé un nouveau directeur d'antenne, le Martiniquais, Gilles Camouilly (photo) et la nouvelle grille devrait être présentée d'ici quelques semaines. « La nouvelle grille revendique une place significative pour l’outre-mer qui reste l’un des socles de la programmation de France Ô, a indiqué Claude Esclatine. Pour autant, elle n’est pas une chaîne exclusivement ultramarine. La place de l’outre-mer doit être revue et ajustée en termes d’infos comme de contenus. » Pour son patron, France Ô est une chaîne nationale qui a besoin de s’ouvrir. « L’ouverture ne se limite pas aux 9 territoires, elle s’en enrichit. » D’ailleurs, l’Outre-mer devrait trouver davantage de place sur les autres chaînes de France TV, notamment en cette année des Outre-mer français, avec une centaine de rendez-vous ultramarins en 2011.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 06:14

Stany Coppet en Guadeloupe

stany-coppet-portrait.jpgLe comédien guyanais, stany Coppet, qu’on a piu voir récemment interpréter le général Dumas dans le chevalier de Saint-George doit arriver ce vendredi en Guadeloupe. Il participe au tournage de la coproduction franco-anglaise Death en paradise, série dans laquelle jouent Sarah martin et Ben Miller. Il joue Pierre un restaurateur de l’ile franco-anglaise imaginaire de Sainte-Marie. Il sera en Guadeloupe jusqu’à mardi. Stany Coppet vient par ailleurs d’achever le tournage de Toussaint Louverture. Il incarne dans cette production le général Rigaud, un mulâtre ennemi de Toussaint (Jimmy Jean-louis) et de Napoléon. Il a encore tourné un épisode de la série policière de TF1, Section de recherche. Là, il est le professeur de tango argentin et… meurtrier. Quant à sa pièce de théâtre, De la servitude vers la liberté (assemblage de textes de Césaire, Damas, Malcolm X…), il est allé la jouer à New York avec la petite fille de Charlot, Dolores Chaplin et Vondie Curtis-Hall et son épouse Kasi Lemmonds.

FXG (agence de presse GHM)

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 06:12

JM s’habille de neuf

Trois flaconsPour faire face à un marché de plus en plus concurrentiel, la distillerie de Macouba qui produit le rhum AOC de Martinique, JM, a refait son étiquette. « Il devenait nécessaire de faire évoluer l’identité visuelle des rhums vieux JM afin de sublimer leur caractéristique unique et les rendre incontournables », explique Hubert Duchamp de Chastaigné, héritier des Crassous de Médeuil et directeur de la distillerie rachetée depuis quelques années déjà par le groupe Hayot. Pour autant, ce n’est pas un relooking radical. On retrouve toujours la gravure créée en 1984 par Chantal Duchamp de Chastaigné, représentant la distillerie. Hubet Duchamp de chastaignéMais ses traits plus épurés viennent souligner la sobriété et l’élégance inhérentes à la marque. L’étiquette qui était jusqu’alors d’un seul bloc, se scinde en deux afin d’offrir une meilleure lisibilité de la marque. JM qui produisait 150 000 litres de rhum en 1976, en produit désormais 500 000. La nouvelle étiquette habille les rhums vieux VSOP (4 ans), les XO (6 ans) et deux très vieux millésimés, 2001 et 1995. Un tel relooking reste cependant toujours un risque pour une marque mais, assure Gregoire Guéden de GBH, « l’étiquette est devenue la seule interface entre le producteur et l’acheteur ». Pour réussir ce lancement, JM a invité la presse et quelques personnalités à la Civette du palais Royal à Paris, mercredi dernier. On a pu y voir les députés André Santini et François Sauvadet, le chanteur Philippe Lavil, l’ex-Miss, sandra Bisson et encore le directeur commercial de Chanel France, Gilles Coupat.

FXG (agence de presse GHM)


Ils étaient là

Gilles-Coupat-Alain-Manoukian-Jaques-Olivier-Burol-copie-1.jpg

Gilles Coupat  directeur commercial france du groupe Chanel, Alain Manoukian de Croissance Coaching, et Jaques-Olivier Burolleau de la direction Générale opération et qualité du groupe Air France.

 

Dothe-Spriet-Hubert-Duchamp-de-Chastaigne-Dominique-de-La-G.jpg

Dorothée Spriet-Weisz qui recevait à La Civette, Hubert Duchamp de Chastaigné, Dominique de La Guineraye, Maya et Phippe Selva de "Maya Selva cegares" producteur d'excellents cigares du Honduras.

Sylvie Cousantier Juliette Flageollet Agnes Lasceve Genevie

Sylvie Cousantier, Juliette Flageollet, Agnes Lasceve et Genevieve Guillard.Touali Montredon JM gabriel Beatris Compere

Touali Montredon, Béatris Compère et Jim Michel-GabrielJanus de premare et Edouard coste

Janus de Prémare et Edouard CosteJean Marc Floro Nathalie Fanfant

Jean-Marc Floro et Nathalie FanfantNicolas Osanne Karolina Stefanski

Nicolas Osanne et Karolina StefanskiPhilippe Lavil

Philippe LavilGuigneraye Hubet Duchamp de chaqtaigné Francois Sauvadet

Dominique de la Guigneraye, Hubert Duchamp de Chastaigné et François SauvadetDominique-de-la-Guineraye-Andre-Santini-Jean-claude-Ribaut-.jpg

Dominique de la Guigneraye, André Santini et Jean-Claude Ribaut du MondeDorothee-Spriet-et-son-neuveu.jpg

Dorothée Spriet de la Civette et son neveuPhilippe-Mangeard-Gerard-Perrin.jpg

Philippe Mangeard et Gérard PerrinGuigneraye-RDG-et-Alfe.JPG

Dominique de la Guigneraye, Régis Durand de Girard et Alfred Jocksan de Vieux-HabitantsPascal-Iovene-dorothee-Spriet.JPG

Pascal Iovène, Aldo Pajarin M. Cigare et Dorothée Spriet

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 15:18

Commémoration de l'abolition de l'esclavage à Nanterre

Le 21 mai, Nanterre accueille des concerts, débats, danses, poèmes, expositions, stands... Une journée organisée par un collectif d'associations pour commémorer l’abolition de l’esclavage.

Dans la partie musicale, le baryton Michel Kimboo alias Lord Kim et son pianiste Christopher Vignier se produiront pendant 45 mn. Puis, musiques traditionnelles des Antilles avec Ting & Bang de Myrtha Gabriel, démonstrations de tambours Gwo Ka et Gospel interprété par l’académie Gospel voices de Max Zita.
Plusieurs débats sont organisés : "Lueurs noires au siècle des lumières, ces fils d'esclaves qui ont fait l’Europe" avec l’intervention d'Alain Guédé, journaliste, grand promoteur du chevalier de Saint-George ; "Émancipation et libération des Haratines de Mauritanie" avec Cire Mohamed ; et encore "Esclavage et industrie du rhum, destins croisés". A la poésie succèdera la projection de "Guetteur des Mers" d’Edouard Glissant, un court-métrage du cinéaste noir Américain Franz Fox Kennedy. La soirée s’achèvera par un bal créole par D Twa Not.

Maison du chemin de l’île à Nanterre, à partir de 14 heures

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 05:25

Du nouveau à Tous Créoles !

L’information ne sera officialisée que le 9 juillet prochain, mais d’ores et déjà, Nathalie Fanfant n’est plus la présidente de l’association Tous Créoles ! Paris (Roger de Jaham étant le président de Tous Créoles ! en Martinique). Officiellement, c’est pour ne pas créer d’amalgame entre l’association apolitique et l’engagement de Nathalie Fanfant à l’UMP en tant que secrétaire nationale que cette démission a eu lieu. C’est Béatris Compère qui prend la relève comme présidente. Quant à Nathalie Fanfant, elle resterait membre du bureau. Mais tout ce sera confirmé qu’après l’assemblée générale du 9 juillet.

FXG (agence de presse GHM)

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 05:18

Débat sur les 137 mesures du CIM au Palais Bourbon

En un peu plus de deux heures de débat à l’Assemblée nationale, la ministre a tâché de défendre son bilan sur les mesures du conseil interministériel de l’Outre-mer face à des parlementaires qui, majoritairement, ne lui accordent aucun satisfecit.10-mai-2011-7776.JPG

Victorin Lurel (PS Guadeloupe) a ouvert le débat sur le suivi des mesures du CIOM, hier à l’Assemblée nationale, une charge contre la politique outre-mer du gouvernement et une dénonciation : Seules 25 % des mesures du CIOM seraient suivies d’effet. La ministre, rentrée le jour même de Guadeloupe où elle assistait à des obsèques, s’est attachée à montrer que sur les 137 mesures retenues par le CIOM, 85 % étaient engagées ou en cours d’engagement : « 62 % des mesures sont exécutées en Guadeloupe, 85 % en Martinique et en Guyane et 75 % à la Réunion. Sur les mesures transversales, 31 sont effectives, 35 en cours et seules 5 sont en panne. » Estimant les critiques infondées, elle a rappelé que l’Etat avait injecté 200 M€ dans les économies d’outre-mer depuis deux ans. Sans négliger les actions symboliques comme l’année des Outre-mer, Césaire au Panthéon ou encore la stèle en hommage au combat des esclaves pour la liberté. 10-mai-2011 7772Patrick Lebreton (PS Réunion) a rappelé que le CIOM devait « mettre fin au racket et à l’oligarchie et qu’il n’était au final qu’un marché de dupes ». Même sentiment de doute chez Huguette Bello (PC Réunion) : « Je ne crois pas que l’on ait eu de réponses parce que c’est la réalité qui parle pour nous à la Réunion. » La ministre s’y attendait : « Je ne suis pas sûre que l’opposition voulait un vrai débat. Le CIOM a été une chance extraordinaire pour l’Outre-mer. Je suis déçue de voir comment les chiffres sont manipulés, transformés pour essayer de minimiser l’action du gouvernement. L’Outre-mer mérite mieux. On aurait pu avoir un vrai débat… Car avec ce gouvernement, c’est une nouvelle vision, sans paternalisme. » 10-mai-2011-7775.JPGLa ministre a indiqué que « le CIOM n’était pas l’alfa et l’oméga et les collectivités sont les maîtres d’œuvre ». « Il faut une aide plus conséquente de l’Etat si on veut que les choses avancent, a déclaré Louis-Joseph Manscour (PS Martinique). On ne peut nous faire de promesses inconsidérées et nous demander de faire des efforts. Nous en faisons, mais il appartient à l’Etat de respecter ses engagements. » Jeanny-Marc-et-Chantal-Berthelot.jpgChantal Berthelot (PS Guyane) l’a questionnée sur les fiancements des chambres d’agriculture. « Elle ne répond pas, déclarait Victorin Lurel (PS Guadeloupe). Au lieu de ça, on nous dit qu’on veut prendre sur l’octroi de mer, les recettes des communes, pour financer les chambres d’agriculture… » René-Paul Victoria (UMP Réunion) a demandé où en étaient les nominations des fonctionnaires ultramarins dans leur territoire d’origine. Marie-Luce Penchard a rappelé l’existence de deux circulaires faites dans ce sens et a promis un bilan prochain avec le ministre de la Fonction publique. René-Paul Victoria l’a encore interpellée sur l’arrêt de la défiscalisation du photovoltaïque alors même que le CIOM prévoit l’autonomie énergétique… Serge Létchimy et Victorin Lurel l’ont questionnée sur le fonds d’investissement de proximité sensé drainer l’épargne locale ou sur la modification du code des marchés publics pour favoriser la production locale. Malgré les réponses de la ministre, les députés de l’opposition sont restés avec cette idée que le CIOM est un « catalogue de mesures sans perspective globale ». « Or, il faut faire en sorte, a déclaré Serge Létchimy que nos territoires sortent d’une économie de rente et de consommation et deviennent des économies de production insérées dans leurs bassins transfrontaliers. » Mais c’est aussi tout le fond du discours gouvernemental depuis au moins deux ans !

FXG (agence de presse GHM)

 


Ils ont dit

Huguette BelloLurel-et-bello.jpg

Le résultat de la politique menée par ce gouvernement est un vrai désastre avec 52 % de notre population en dessous de seuil de pauvreté, 30 000 personnes qui attendent un logement, et on supprime 160 postes dans l’Education nationale… Et s’il y a des mesures en cours d’exécution, on ne le voit pas. Il faudrait un triplement de ligne budgétaire unique pour le logement social. Aujourd’hui, nous avons eu un débat expédié. L’Outre-mer est méprisé, stigmatisé, on ne le dira jamais assez.

 


Victorin Lurel

La ministre est seule à voir la réalité qu’elle décrit… Le fonds d’investissement de proximité qui est la manière de drainer l’épargne locale avec 50 % d’exonération ? Elle ne répond pas à cela. Les nominations de fonctionnaires ultramarins dans leur pays ? Ce n’est pas fait. On a des chiffres virtuels ! il faut un nouveau CIOM avec un bilan objectif fait par un cabinet indépendant ou sous le contrôle de l’Assemblée nationale.

Jeanny Marc

En quoi les mesures du CIOM ont-elle pu changer de manière sensible le quotidien dans les outre-mer ?

 


Serge Létchimy

Letchimy-sort-de-l-hemicycle.jpgParmi les enjeux importants, il y a l’accessibilité des PME/TPE aux marché publics. Il y avait la promesse de modifier le code des marchés publics et ça n’a pas été fait. L’épargne locale doit être mobilisée pour l’investissement or, elle repart… Le fonds d’investissement de proximité permettrait de relancer l’industrialisation de nos pays. Il n’est pas fait. Le gouvernement prend l’orientation d’aller vers l’autonomie énergétique et en même temps on décapite le financement de l’énergie solaire. Sur le logement social, on constate que la LBU n’est pas sacralisée. Je suis plutôt partisan pour que l’Etat assume ses responsabilités globales et que les collectivités puissent organiser un développement cohérent. Je ne suis pas très d’accord avec l’idée d’un commissaire au développement endogène. Ca n’a pas de sens. Le développement endogène est d’abord intellectuel et cette domiciliation d’une espèce de parrain n’a aucun sens. Pour développer une production, il faut un minimum de protection de la production locale.

 


Louis-Jo-Manscour.jpgLouis-Joseph Manscour

Il y a 137 mesures de prévues et quelques-une ssignificatives qu’on attend toujours la garantie des ressources des collectivités locales. Bien au contraire, les dotations sont gelées. L’octroi de mer doit être garanti ; il n’y a pas beaucoup d’avancées dans ce domaine. 24 communes sur 34 en Martinique sont en difficulté. Certes, pour le contrôle des prix, des efforts ont été faits. Sur l’essence, aussi, on connaît et contrôle mieux les prix. Mais il y a un problème avec 24 % de chômeurs…

 

 

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 05:15

ITW Marie-Luce Penchard

" Il faut être ensemble pour réussir le développement endogène "

Bejot-et-MLP.jpgIl y a une polémique sur le taux d’exécution des mesures…

On dit que les mesures sont au rabais parce qu’évidemment on ne connaît même pas les mesures du CIOM. Le plan de lutte contre l’illettrisme a été mis en œuvre. Nous avons signé deux plans ! Mais on n’écoute pas, on lit le journal. On est venu faire du théâtre… C’est mon devoir de participer à un tel débat, mais pas dans ces conditions.

Qu’en est-il du fonds d’investissement de proximité ?

J’ai dit que nous avions respecté cet engagement, puisque j’ai déposé un amendement en ce sens et compte tenu du débat sur les niches fiscales, nous avons été contraints de le retirer. Il y a eu la volonté d’instaurer un FIP à 50 % (défiscalisé, NDLR), un peu comme en Corse. Il faut donc réfléchir à la manière dont on peut laisser une défiscalisation en outre-mer sans que ça vienne remettre en cause une décision au plan national. C’était là qu’on avait besoin d’un vrai débat.

Et la modification du code des marchés publics ?

« Nous sommes dans le droit commun et il faut un moment donné choisir son statut. Nous sommes tenus par une directive européenne. Il n’y pas de non volonté de notre part de modifier ce code, mais une impossibilité. Pour autant, nous avons adressé une circulaire à l’ensemble de nos services pour que dans le cadre des marchés publics de l’Etat, nous puissions prendre en compte les entreprises ultramarines, notamment dans les productions agricoles. Comment les collectivités locales s’associent à notre démarche ? Cette complémentarité ne se fait pas. Nous sommes dans une dualité ; il y a l’action de l’Etat d’un côté, de l’autre les collectivités. Nous ne parvenons pas à travailler ensemble alors que personne ne peut agir seul. Il faut être ensemble pour réussir le développement endogène.

Les députés ont dénoncé la baisse des fonds pour le logement social. Qu’en est-il ?

La ligne budgétaire unique est sanctuarisée ! Le budget triennal prévoit la sanctuarisation des 274 M€. Il suffit d’aller voir les documents financiers.

Victorin Lurel a réclamé un 2e CIOM. Le ferez-vous ?

Aujourd’hui, il faut que nous fassions une évaluation. Mais, ce que je veux, dans l’année qui nous reste, c’est travailler pour avancer et pour avoir des réalisations beaucoup plus concrètes encore parce qu’il y va de l’intérêt des territoires.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 05:15

 


Mikaël Silvestre lance un marque de rhumMikael-SILVESTRE-rhum-R.jpg

 

Le footballeur du Werder de Brême, Mikaël Silvestre, a puisé dans ses racines antillaises pour préparer sa reconversion. Il a lancé une marque de rhum, R Saint-Barth, qui vise un segment de clientèle très haut de gamme. Tonneaux.jpg« Depuis 1998, j’ai l’habitude de préparer mes rhums arrangés. Mais comme je ne bois pas pendant la saison de foot, c’était un vrai plaisir quand, pendant les vacances, je débouche mes bouteilles pour la famille et mes amis… Je me voyais bien, à la retraite, à la tête d’une petite rhumerie… » Et ce qui était une phrase en l’air est devenu réalité en deux ans. Depuis Londres, il s’est mis à la recherche de l’alcool qui flatterait ses papilles et il a lancé une étude de marché. « J’ai goûté tous les rhums de la Caraïbe et j’en suis revenu au meilleur : le rhum agricole des Antilles françaises, avec le goût du terroir volcanique et la fraîcheur de la végétation… » Restait à définir un packaging propre à relever le prestige du flacon. D’où l’appellation « Rhum Saint-Barth » dont il a lui-même choisi la typographie. Pose-de-l-ecusson-cire.jpgLe 26 mars dernier, il a ouvert sa boutique et son atelier à Gustavia. Car s’il ne distille pas son rhum (il vient de Guadeloupe), c’est à Saint-Barthélemy qu’avec son équipe (ils sont six dont la numéro 1, Séverine, son épouse) qu’il met la touche finale, le cachet de cire et le filet, sur les flacons. Pour cette première production, il propose 2000 bouteilles de rhum vieux hors d’âge (1998), 5000 de rhum ambré (un rhum vieux de 4 ans à 40 °) et 23 000 de rhum blanc à 50 °. D’ores et déjà, il a fait expédier 8000 flacons de rhum blanc à New York où les Américains commencent à apprécier l’alcool de canne en cocktail. Dans l’Hexagone, il a démarché les palaces et les hôtels 5 étoiles, mais aussi de grands cavistes comme la Maison du Whisky ou Lavinia. Quant à la Côte d’Azur où se trouve une bonne partie de la clientèle visée, il attend que la saison d’hiver soit passée car ce sont les vacanciers de Saint-Barth qui véhiculeront l’image de son rhum entre Monaco, Cannes et Saint-Tropez.

FXG (agence de presse GHM)

 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 05:09

Débat à l’Assemblée sur les mesures du conseil interministériel de l’outre-mer

Cet après-midi les députés débattent des mesures mises en œuvre lors du conseil interministériel de l’Outre-mer, le 6 novembre 2009. Ce débat organisé à la demande du groupe socialiste a déjà été déprogrammé une fois en raison des contraintes de calendriers de la ministre de l’Outre-mer. Ce qui avait provoqué le courroux de Victorin Lurel qui voyait là une esquive de Marie-Luce Penchard. Cette fois, il aura lieu et la ministre s’y est même préparée même si on ne sait pas encore si elle sera présente ou se fera remplacée par Claude Guéant ou Philippe Richert. Ses services, en prévision du débat, ont transmis aux préfets des DOM des demandes de renseignements qui laissent entendre que ce sera un « exercice délicat pour la ministre qui devra répondre du tac-au-tac à douze parlementaires ». Comme le gouvernement s’attend, à juste titre, à ce que l’opposition socialiste profite de ce débat pour faire la critique de la politique ultramarine du président Sarkozy, la note du ministère aux préfets (en date du 10 mai) leur demande de vérifier le degré d’implication des collectivités et des élus locaux et encore les dates des réunions des comités de suivi des états généraux. Et pour sûr les députés socialistes, en cette période préélectorale, sont remontés. Selon Victorin Lurel, alors qu’il aurait été question de 639 mesures, il n’y en a plus que 137. « Les 3 quarts ont été abandonnées, protestait-il encore hier ! C’est une belle déception. Il n’y en a que 19 % qui ont été suivies d’effet en Guadeloupe et Martinique et 6 % pour Saint-Martin ! » il s’interroge surtout sur la sortie de l’accord Bino ; la sortie du RSTA. « Qui financera la prime de 200 € après la sortie de l’Etat du dispositif ? Les entreprises devront payer alors que le Medef n’a pas signé l’accord… » Il reproche que le fonds d’investissement de proximité ne soit resté qu’une proposition de Nicolas Sarkozy et plus généralement, un désengagement financier. « sur les 580 millions d’euros pour sortir de la crise de 2009 (280 M€ pour le RSTA, 150 M€ de mesures supplémentaires de la LODEOM, 50 M€ pour le fonds exceptionnel d’investissement), les crédits de paiement en 2011 ne feraient apparaître au 3 millions d’euros… Quant au SMA, 40 M€ supplémentaires devaient être alloués pour multiplier par deux ses capacités en trois ans : « ils ont diminué la durée des stages par deux et ce sont les collectivités qui financent la différence ! » Pour Patrick Lebreton, député PS de la Réunion, un quart des engagements tenus, « c’est un bilan déplorable ». Il parle même d’une « politique d’abandon programmée », de « saccage économique et social »… « Tout ne vient pas du gouvernement, concède-t-il, mais la crise a bon dos ! », proteste-t-il. La sanctuarisation de la LBU ? « C’est bidon », avance-t-il. Tout comme l’affectation des fonctionnaires ultramarins dans leur pays. Il cite en exemple les 53 postes de gardien de la paix ouverts en 2010 à la Réunion et les 11 Réunionnais qui ont pu en profiter. » Un fonctionnaire sur cinq, c’est outrancier par rapport à la promesse de la ministre ! » Pour les deux parlementaires, le CIOM aurait du être la feuille de route de la ministre puisque, rappellent-ils, « elle a eu une belle promotion mais, à la faveur de chaque loi de finance, elle nous casse, nous stigmatise en nous traitant d’assistés… » Le conseil interministériel préfigurait, pensent-ils encore, des réunions périodiques mais il n’y en a eu qu’un. « C’est un machin mort-né », a résumé Patrick Lebreton. Cet après-midi, à l’Assemblée nationale, une vingtaine de questions devraient être adressées à la ministre. Pour elle, ce sera le moment de défendre un bilan ; pour l’opposition, celui de construire ou, à tout le moins, préfigurer une offre politique alternative au sarkozysme en outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)


La déception des associations ultramarines de l’Hexagone

Deux des rapporteurs des états généraux de l’Outre-mer dans l’Hexagone sont venus abonder les critiques des parlementaires socialistes. « On a joué le jeu des institutions, a déclaré David Auerbach Chifrin et on y a perdu un tiers de nos bénévoles. Tout ça pour ne pas être associé aux réunions des comités de suivi. Il a, par ailleurs ironisé sur les mesures non suivies d’effet, comme celle préconisant l’intégration des Ultramarins dans les instances dirigeantes sportives. Quant à Daniel Dalin, du Collectifdom, il a indiqué que les états généraux de l’outre-mer et le CIOM avait fait deux bénéficiaire : Marie-Luce Penchard qui avait été promue ministre, et Claudy siar qui a remplacé le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 07:35

« Terre de mémoires » en tournée

Lundi 9 Mai, le théâtre Dejazet accueillait « Terre de mémoires », une comédie musicale sur le thème de l’esclavage au service de l’intégration dans les quartiers qui sera en tournée en France, outre-mer et à l’étranger.

Ils sont une vingtaine de professionnels de l’audiovisuel, du son, des arts vivants, une trentaine d’amateurs, toutes générations, cultures et religions confondues, à avoir participé à toutes les étapes de la conception-réalisation de cette comédie musicale. Cette comédie musicale s’est produite, notamment dans le cadre de la commémoration de l’anniversaire des 10 ans de la loi Taubira le 9 mai au Théâtre Dejazet en coorganisation avec la Mairie du 3e arrondissement de Paris.

Une tournée dans toute la France est également prévue : Le Chesnay, Rouen, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nantes ; mais aussi dans les départements d’outre-mer (Martinique et Guadeloupe) ainsi qu’à l’étranger, notamment à Dakar (Sénégal), à New York et au Maroc avec le soutient des ambassades des pays concernés, notamment l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Paris qui apportent déjà leur soutient au projet.

En France, les bénéfices serviront à financer des formations artistiques dans des écoles prestigieuses pour des jeunes en difficultés.

A l’Etranger, les bénéfices récoltés concrétiseront des projets de solidarité dans cinq pays d’Afrique subsaharienne et au Maghreb (création de structures scolaires pour des enfants, structures médicales et des centres de formation pour des jeunes filles africaines). Ces projets de solidarité seront réalisés avec la participation de 10 jeunes majeurs du projet et initiés par des associations franco-africaines partenaires tels que : « Les enfants du sud », « La FECODEV », « Espoir d’enfants », « Kultur’art & Humanity »... L’association parisienne Bulles d’Oxygène créée depuis 10 ans, oeuvre sur le terrain de l’intégration et de l’insertion sociale dans un quartier sensible du 19e arrondissement où un tiers de la population active est au chômage et un quart de la population a moins de 25 ans. Elle propose pour cela des activités artistiques, culturelles et éducatives propres à favoriser le rapprochement des cultures, des peuples et des générations, comme la danse, l’expression scénique, le chant, prétextes à l’intégration dans les quartiers des populations en situation d’exclusion sociale. Elle s’efforce de montrer au quotidien que certaines des aventures vécues par ses adhérents concernent un plus large public et peuvent servir de modèle de citoyenneté universel.

Bulles d’Oxygène aborde donc le thème de l’esclavage dans les collèges et lycées accompagnée d’historiens et insistant les jeunes à venir voir gratuitement le spectacle « Terre de mémoires » en journée.

L’association a déjà réussi à convaincre de nombreux partenaires qui la soutiennent pour cette nouvelle aventure, séduits par les valeurs de respect, d’unité, de partage qui animent l’ensemble des participants de ce spectacle contemporain sans frontières et monté dans un des quartiers les plus démunis de la capitale.

 

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