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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:56

L’aide à la restauration scolaire augmente de 20 % dans les DOM

Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Marie-Luce Penchard, secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-Mer et Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, ont signé un arrêté relatif à la revalorisation de la prestation d’aide à la restauration scolaire dans les DOM et son financement.

Cet arrêté prévoit une revalorisation de 20% de la prestation d’aide à la restauration scolaire attribuée par les Caisses d’allocations familiales aux établissements scolaires des DOM. En contrepartie, les établissements scolaires s’engagent à offrir aux élèves plus de 50% des produits issus de l’agriculture locale et à réduire les tarifs pour les familles.

A travers cette revalorisation, l’Etat met en œuvre dans les départements d’outre-mer un engagement pris au titre des protocoles d’accord de sortie de crise de mars 2009.

Le montant de la dotation affectée au financement du dispositif de la restauration scolaire pour l’exercice 2009 s’élève à 6,2 millions d’euros, soit une augmentation de près de 5 millions d’euros par rapport à la dotation 2008. Cette mesure est applicable lors de la rentrée scolaire, le 2 septembre 2009.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:53

Une statue pour Monnerville à Paris

L’ancien président du Sénat, Gaston Monnerville devrait avoir sa statue à Paris, sur l’esplanade qui lui est déjà consacrée, en bordure du boulevard de l’Observatoire derrière le jardin du Luxembourg. C’est le projet du sculpteur Canonici qui a été retenu par le Comité d’art de la Ville. Bertrand Delanoë va même jusqu’à parler « d’un beau projet ». Une nouvelle réussite pour l’association des amis de Gaston, Monnerville présidée par Roger Lise.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:52

Labo ou pas labo

Roseline Bachelot, ministre de la Santé, certifiait la semaine dernière au sujet de la grippe A dans les colonnes de France-Antilles Martinique, France-Guyane et des Nouvelles calédoniennes (éditions du 28 août), que l’Outre-mer n’était pas un laboratoire. Cette semaine, le quotidien gratuit 20 minutes titre dans son édition du 31 : « L’Outre-mer, un laboratoire pour les autorités françaises ». Selon de quel côté qu’on est de l’outre…

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:50

Mitterrand avec les TAAC

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand a écrit à Patrick Karam, délégué interministériel aux ultramarins de métropole : « Sensible à l’intérêt que vous portez au développement des Trophées des arts afro-caribéens, j’accepte volontiers de lui apporter mon soutien et de placer cette soirée sous le patronage du ministère de la Culture… » Il pourrait même être là et remettre deux trophées d’honneur lors de la soirée de remise des prix au Théâtre du chatelet, le 21 septembre.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 17:35

Paul Girod de Langlade contre Patrick Karam

Convoqué, mardi matin par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, le préfet Paul Girod de Langlade, accompagné de son avocat, Me Collard, a indiqué devant les caméras de télévision qui l’attendaient à la sortie qu’il déposait plainte contre Patrick Karam et SOS Racisme pour atteinte à la présomption d’innocence. Le préfet, jusqu’alors coordonateur des états généraux de l’Outre-mer pour la Réunion, est suspendu de ses fonctions à la suite des propos qu’il aurait tenus le 31 juillet à l’aéroport d’Orly contre des agents de sécurité qui le contrôlaient. Depuis, le préfet est visé par une plainte pour injures publiques à caractère racial ouverte par le parquet de Créteil (94). Après l’annonce de Me Collard, la réaction du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam, ne s’est pas faite attendre : « Je remarque, nous a-t-il déclaré hier après-midi, qu’il a confirmé avoir dit : « Avec une gestion pareille, on se croirait en Afrique. » Il n’y a plus de doute ! Je répète comme je l’avais dit à l’AFP en août que jusqu’à preuve du contraire, il est présumé innocent mais ces aveux montrent qu’il a franchi la ligne rouge. C’est un haut fonctionnaire, un préfet qui sait manier les mots. Quand il tient de tels propos à des Noirs qui le contrôlent, il renvoie ses interlocuteurs à leurs origines en les stiogmatisant et jette l'opprobre sur l'Afrique et les Africains. » Pour Patrick Karam, la reconnaissance même partielle de ses propos légitime complètement sa mise à l’écart des états généraux et sa suspension. « Un haut fonctionnaire doit être exemplaire. Sinon quelle sanction donner à un voyou qui tiendrait de tels propos ? Je réitère : tolérance zéro ! et j’affirme que Paul Girod de Langlade n’est pas une victime. » Patrick Karam attend d’être informé officiellement de la plainte du préfet.

FXG, agence de presse GHM

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 23:05
Il y a un an, nous faisions un portrait de Dominique Maximin, un jeune Guadeloupéen installé à Paris, oeuvrant dans la haute finance. Il avait promis de donner une contribution à ce blog. La voici. Elle n'engage que son auteur mais supportera les contradicteurs volontaires !
Audere Est Facere
L'économie agricole traditionnelle héritée de l'esclavage est morte. Elle ne correspond plus aux ambitions des jeunes forces vives de la Guadeloupe.
La canne à sucre et la banane sont en déclin prononcé depuis plusieurs décennies et représentent aujourd'hui moins de 5 % de la valeur ajoutée produite en Guadeloupe. Je concède volontiers que ce discours n'est pas novateur et pourtant les pouvoirs publics continuent d'injecter plusieurs dizaines de millions d'euros de subventions dans un secteur agricole essentiellement tourné vers l'export. Car il est bien la le problème, alors qu'il faudrait que nos leaders planchent sur des stratégies de réduction de notre dépendance alimentaire, notre agriculture est dominée par des intérêts particuliers et ne répond nullement aux défis posés par la récente crise alimentaire mondiale.
L’économie mondiale est confrontée a une tendance lourde de prix agricoles élevés résultant de la "food crisis" qui ne disparaîtra pas de sitôt compte tenu de l'accent mis par les États-Unis et l'Europe sur la production de biofuels (en particulier l'éthanol), ces derniers s'accaparant une part croissante des terres cultivables mondiales.
Quid de la compétitivité de nos produits agricoles à l'export : notre banane subventionnée est en moyenne 20 centimes d'euros plus chère que celle produite par les pays ACP. Où est notre avantage comparatif ?
En outre, la pression concurrentielle des bananes en provenance des pays d'Amérique du Sud pèse de tout son poids sur des marges déjà très faibles. Le jeu en vaut-il la chandelle ? La réallocation des subventions agricoles est devenue une nécessité. J'irai même plus loin, les capacités de production à l'export de la banane et de la filière canne-sucre-rhum dans une certaine mesure doivent être revues a la baisse. Il faut réduire la voilure ! Cet embryon de reformulation stratégique ne suffira pas à résoudre le problème démographique posé par une main-d’oeuvre agricole vieillissante (plus de 50% ont plus de 55 ans). Alors, certes la faible attractivité d'un métier de plus en plus difficile doit retenir notre attention, mais il y a surtout l'image "rhum banane" à laquelle les jeunes Antillais ne veulent plus être identifiés. L'immigration est une des solutions qui, à mon avis, doit être promue par nos décideurs pour pallier le problème démographique, il en va de de la survie d'une agriculture guadeloupéenne que j'espère a l’avenir tournée essentiellement vers le marché local.
No pain, no gain : cette maxime illustre le dilemme auquel nous sommes confrontés. Oui, une part non négligeable des quelques 25 000 agriculteurs guadeloupéens sera touchée par la redéfinition de notre politique alimentaire. Par conséquent, des efforts financiers devront être consentis pour adapter notre agriculture et en particulier sa main-d’oeuvre. Il s'agit d'une transition vers une nouvelle donne économique qui ne peut se faire sans souffrances et résistance des lobbys concernés. Aurons-nous un leadership assez courageux pour proposer et mettre en oeuvre ces reformes ? J'en doute, mais j'encourage nos décideurs à méditer ce passage tiré de « Capitalisme, socialisme et
démocratie » de Joseph Schumpeter:
« L’impulsion fondamentale qui met en mouvement la machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production et de transport, les nouveaux marchés, les nouveaux types d’organisation industrielle... un même processus de mutation industrielle révolutionne incessamment de l’intérieur la structure économique, en détruisant continuellement ses éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs. Ce processus de destruction créatrice ... »
Il s’agit ici d’une analogie pure et simple tant il est vrai que la « destruction » proposée dans ces lignes n’est pas le fruit du processus d’innovation décrit par Schumpeter mais résulte plutôt d’une adaptation de type Ricardienne. Néanmoins, l’impulsion fondamentale doit être imprimée par notre capacité à innover et à renouveler notre économie.
Aujourd’hui, de nombreux guadeloupéens excellent dans les NTIC et constituent un capital humain sur lequel il faut parier. D’autres deviennent des acteurs de la coopération naissante entre notre Archipel et nos voisins de la Caraïbe et sont également des forces vives sur lesquelles il faut miser.
Le pari économique est l’essence du message de Schumpeter. L’innovation, l’esprit d’entreprise sont également des piliers de ce « New Deal » que nous devons mettre en oeuvre en Guadeloupe. Les pouvoirs publics locaux devraient à mes yeux se muer en « venture capitalistes », parier sans relâche sur nos innovateurs et jeunes entrepreneurs et encourager ainsi la prise de risque. De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !
Dominique Maximin
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:54
Interview Marie-Luce Penchard
La secrétaire d'Etat à l'Outre-mer se rend en Martinique puis en Guadeloupe mardi et mercedi pour présider deux réunions de l'observatoires des prix.
"
On ne peut pas être dans un système où les prix ne correspondent pas aux coûts "
La hausse du prix de l’essence semble inéluctable et logique et pourtant, certains pensent qu’elle pourrait raviver la crise. Comment comptez-vous gérer cette difficulté ?
Je sais que le LKP veut se servir de la hausse du carburant pour relancer les conflits sociaux en Guadeloupe et peut-être le Collectif du 5 février en Martinique… Je fais confiance aux Guadeloupéens et aux Martiniquais. Je crois qu’ils mesurent qu’aujourd’hui, avec un prix du baril qui passe de 40 à 70 $US, on ne peut pas rester dans le statu quo. Il faut donc une solution pour sortir du gel des prix, c’est la raison de mon déplacement. Quand on a décidé de geler le prix des carburants, au moment du conflit, il y avait une inquiétude, une suspicion parce qu’on ne comprenait pas comment les prix des carburants étaient fixés en outre-mer. Il y avait une volonté de transparence. Le gouvernement a toujours dit qu’il apportera des réponses sur la transparence des prix administrés en outre-mer pour les carburants. Il y a des rapports diligentés par le gouvernement pour faire toute la lumière sur la composition des prix et le président de la République a rappelé lors de son déplacement qu’il rendrait publique la fixation des prix du carburant. Il n’y a aucune volonté de protéger qui que ce soit ! Aujourd’hui, nous avons trois rapports ( et nous attendons encore celui sur la fixation des prix dans la grande distribution), le rapport de Mme Bolliet, celui de l’autorité de la concurrence qui est remarquable, va très loin et qui est public, et nous attendons le rapport parlementaire de Patrick Ollier, même si nous en connaissons les grandes lignes. A partir de là, je pense que nous avons des éléments pour discuter des modalités de sortie du gel. Parce qu’aujourd’hui, que se passe-t-il dans les faits ? C’est la communauté nationale qui va payer…
Comme elle l’a déjà fait avec les 44 millions d’euros à Total ?
Non ! Pas encore. Ces 44 millions, je sais qu’on a beaucoup dit, alors que j’étais à peine nommée, que j’étais à l’origine du décret… Sans faire de polémique, ces 44 millions effectivement pris par décret n’ont pas été soustraits du budget de l’Outre-mer. On est dans un Etat de droit et il faut respecter les accords passés. Maintenant, on est en discussion avec les pétroliers sur cette question, mais je pense que cette question ne va pas impacter la nouvelle formule des prix.
Revenons sur les suites des trois rapports…
Sur la base de ces rapports, on a la possibilité d’échanger avec les observatoires des prix pour voir sur quel niveau de prix on peut actionner pour arriver à une réponse qui permette à la fois de satisfaire le consommateur ¬– je ne cherche pas à aggraver les difficultés de pouvoir d’achat des Guadeloupéens et des Martiniquais ; je sais la situation économique difficile, compliquée et la situation de l’emploi puisque dans le mode de distribution, le choix qui a été fait par les gérants de station a consisté à privilégier l’emploi alors qu’il y avait d’autres formes de distribution qui auraient permis de faire baisser les prix. Je le respecte, mais simplement, il faut trouver un juste équilibre qui permet de préserver, à la fois, l’intérêt des consommateurs et l’emploi. Aujourd’hui, la situation ne nous permet pas d’être dans une démarche qui viserait à supprimer des emplois.
Vous avez le même point de vue sur l’avenir de la SARA ?
C’est une question beaucoup plus complexe et il faut attendre les résultats des états généraux. Mais à partir des recommandations de ces trois rapports, nous avons les moyens de sortir du gel.
Qu’attendez-vous des réunions de l’observatoire des prix ?
J’attends qu’il y ait un certain nombre de propositions, qu’on puisse en débattre, parce que dans une fourchette de réduction des marges, il peut y avoir des éléments qui n’ont pas été clairement identifiés dans le rapport et puis on est dans cette volonté de concertation, d’échange. Il ne s’agit nullement d’imposer, mais de dire la vérité. On ne peut pas être dans un système où les prix ne correspondent pas aux coûts. Il faut le dire aux Guadeloupéens et aux Martiniquais. A l’issue de ces échanges, je prendrai une décision et, à partir de là, le préfet prendra le nouvel arrêté en expliquant une deuxième fois cet arrêté et on fixera le prix des carburants aussi bien pour le super que pour le gasoil.
On ne parlera que carburant ?
Oui, c’est la raison pour laquelle on dit que je ne viens pas longtemps car je ne viens que pour ce dossier dont il est urgent de sortir du gel, mais bien évidemment je serai amenée à revenir, début octobre, pour aborder des thématiques plus larges comme le logement social, le tourisme, la relance de l’activité et puis pour préparer les états généraux qui vont s’achever prochainement.
Que pensez-vous des brigades des prix que veut lancer le LKP en Guadeloupe pour vérifier la baisse effective des prix ?
Je pense que c’est particulièrement dangereux. Je trouve que c’est inadmissible qu’on puisse implanter des brigades alors qu’il y a une direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes qui a en charge le contrôle des prix. Ce qu’on est en train de mettre en place, je vais le dire très clairement, c’est une structure parallèle. Ce n’est pas acceptable. La demande pour plus de contrôle des prix a été prise en compte puisque les moyens de cette direction ont été renforcés. Qu’on soit vigilants sur la régularité des contrôles, sur les conclusions, ça ne me gène nullement mais mettre en place un système parallèle comporte un risque de dérives. Là, on n’est plus dans l’action syndicale, c’est un mélange entre une action syndicale et une orientation politique avec ce que ça peut générer demain si une autre organisation décide de mettre en place une brigade de ce type, je qu’on peut avoir un conflit et vous savez ce que ça veut dire ? Il y a un philosophe qui a fait récemment une très bonne analyse en disant que c’est la porte ouverte demain à une guerre civile. Il faut revenir à la raison, dans les structures de l’Etat. Pour le moment les Guadeloupéens ont fait le choix d’appartenir à la République française. Il y a une organisation à respecter ; on ne peut pas tolérer ce type de comportement.
Concernant toujours le carburant, quelle est la teneur de la lettre que vous avez adressée à Bruxelles et qu’Antoine Karam, président de la Région Guyane, vous reproche d’avoir gardée secrète ?
Je peux vous en parler très librement parce que j’ai eu un échange avec Antoine Karam. Il y a eu des quiproquos… Je dirais très simplement que la lettre a été préparée avec l’équipe d’Yves Jégo. Le remaniement a fait qu’il y a eu une période de flottement. Antoine Karam a eu raison de dire que ce courrier existait, mais compte tenu du remaniement, il n’est parti que le 2 juillet. Nous avions raison tous les deux… Il y a eu un échange d’explication et l’incident est clos. Cette lettre est une demande à la Commission pour envisager des dérogations pour se fournir en carburant qui ne serait pas aux normes européennes avec les conséquences que ça peut entraîner sachant que là-dessus, je ne suis pas persuadée qu’il y ait un consensus pour aller vers une dérogation. Maintenant, si certains le souhaitent, je les accompagnerai mais j’attends les premières réactions de la Commission sur cette proposition.
Le document de synthèse des états généraux de l’outre-mer est attendu. Que va-t’il advenir de ses préconisations ? N’oublie-t-on pas que ces sont ces EGOM qui devaient mettre un point final à la crise de l’hiver dernier ?
On est toujours dans le respect de la méthode. Les préconisations remontent au secrétariat d’Etat. Richard Samuel, le coordonateur a réceptionné un certain nombre de rapports de synthèse accompagnés de délibérations des collectivités locales qui ont souhaité émettre un avis. A partir de là, il y a un travail interministériel qui va se mettre en place. Chaque ministère est consulté en fonction des thématiques pour voir les questions de faisabilité, les impacts financiers et réglementaires. Cette restitution va avoir lieu fin septembre et, à partir de là, on va dégager les grands axes de développement qui vont être soumis au comité interministériel de l’Outre-mer qui sera présidé par le président de la République, probablement fin octobre ou tout début novembre.
On dit que vous avez profité de vos vacances en Guadeloupe pour faire des consultations en vue des régionales…
Je suis une femme politique, je suis conseiller politique à l’UMP auprès de Xavier Bertrand. Je conseille le secrétaire général sur des problèmes qui concernent plus vraisemblablement les questions politiques en outre-mer. A ce titre, et pendant ma période de vacances, il était tout à fait normal que je puisse rencontrer les élus de ma majorité. C’est vrai, je n’ai pas à le cacher. J’ai rencontré l’ensemble des élus qui étaient ravis que nous ayons pu faire ces réunions de travail ensemble. Mais ça ne préjuge nullement des décisions qui seront prises par la suite. Je crois que la famille politique doit être réunie. Cette majorité présidentielle, elle existe et doit continuer d’exister. Elle a sa place en outre-mer et il n’y a pas de raisons qu’on puisse laisser cet espace politique à d’autres.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 16:03

Dernière année aux commandes de France Télévisions pour Patrick de Carolis

Nommé en 2005 par Jacques Chirac à la tête de France Télévisions, Patrick de Carolis arrive en fin de mandat le 21 août 2010. Il présentait cette semaine sa dernière grille de rentrée.

« Il ne manque pas de prétendants au poste ! » Jeudi dernier, Patrick de Carolis, président de France Télévisions dont le mandat expire dans moins d’un an, n’a pas voulu indiquer s’il serait candidat à sa propre succession. « Je répondrai à cette question après le 7 juin 2010. » Son objectif affiché est « la réussite de la réforme ». Son calendrier prévoit le déploiement de la nouvelle entreprise commune aux cinq chaînes publiques en février et la fin des négociations sociales avec l’aboutissement d’une nouvelle convention collective le 7 juin. Les rédactions de France 3 et France 2 ne seront pas fusionnées, pas plus que celle de RFO/France Ô, assurent MM. Duhamel de Carolis. Les grilles de programmes ont été conçues dans la logique de cette évolution. « C’est l’aboutissement de la stratégie de bouquet qui renforce l’identité de nos antennes », soutient le patron de la télé publique. La suppression de la pub après 20 heures leur a donné 16 à 18 minutes d’avance sur le prime time et 26 minutes sur la seconde partie de soirée. Du temps pour « rendre à la culture sa place perdue ». Avec 368 millions d’euros en 2009, le budget de la création française a connu une hausse de 4 millions en un an. Harmonisation des antennes et média global sont les maîtres mots de cette rentrée. Le slogan, c’est « Tout pour vous » et il y en aura même pour le président de la République puisque France 5 nous promet « Un amour fusillé », un film sur Guy Moquet, et sur France Ô, une émission animée par Doc Gynéco !

 


Les nouveautés dans l’info

De 17 h 30 à 20 h 30, l’actualité est permanente sur France 5, France 3 puis France 2. Sur France 3, la séquence région débutera à 18 h 30 avec Laurent Bignolas. Le décor et le rythme des JT du week-end avec Laurent Delahousse ou Marie Drucker sur France 2 seront relookés. William Leymergie prend 15 minutes de plus pour son Télématin. Envoyé spécial décroche un rendez-vous supplémentaire le samedi après-midi. L’arrivée de Nicolas Demorand pour un rendez-vous politique sur France 5 est présentée comme un bon coup ! Sur France 5 toujours Marie-Sophie Lascarou (venue de Marseille) présentera une bimensuelle, Un monde à voir.

 


Côté docs

France 3 propose un rendez-vous hebdomadaire en prime time chaque lundi soir. Hors série sera présenté par Béatrice Schoenberg et Marie Drucker et suivi d’un débat. Transfuge de TF1, le Réunionnais Sébastien Folin arrive sir France 2 le dimanche après-midi pour présenter une nouvelle case documentaire consacrée à l’environnement, la nature et la biodiversité. Sur France 4, on veut « multiplier les documentaires exceptionnels ». Le 8 septembre, ce sera Apocalypse de Daniel Costel et Isabelle Clarke, puis on aura droit aux 70 ans des débuts de la seconde guerre mondiale…

 


Pour la jeunesse

L’objectif est de réorienter l’offre jeunesse pour la fidéliser. Priorité donnée au dessin animé ludo-éducatif avec Marsupilami, Gaston Lagaffe et, en apothéose pour Noël 2010, Le petit prince !

 


Décrochage en régions

Il y a eu, sur les antennes de France 3, 248 heures de décrochage en 2008, il y en aura 400 en 2009. La nouvelle grille prévoit la multiplication des décrochages exceptionnels, mais aussi une vraie décentralisation de la chaîne. Ainsi, le 9 octobre, l’ensemble des émissions seront enrregistrées depuis Marseille.

 


Plus chère la vie !

Les dirigeants de France Télévisions ont été alertés dans l’été : Telfrance, société de production du feuilleton Plus belle la vie, veut faire monter les prix « de façon peu raisonnable », selon Patrick de Carolis qui parle d’un « cas inédit ». « On a interrompu nos vacances pour rencontrer les dirigeants de Telfrance », appuie Patrice Duhamel. Des discussions sont en cours pour « un retour à plus de raison ». « Il est hors de question, pour le président Carolis, de ne pas continuer à voir sur nos antennes ce programme patrimonial et il est hors de question de sortir d’un modèle économique ! » L’inquiétude est relative. M6 a indiqué ne pas être intéressée à reprendre le soap populaire et Nonce Paolini, le boss de TF1 est allé jusqu’à dire que le reprendre « serait le degré zéro de la création ».

 


La diversité

Sur les antennes de France Ô/RFO, on promet plus d’outre-mer et plus de diversité. Des émissions comme Sud(s), Vivre ensemble, Outremers, Multiscenik, Blabla, Gro(s) plan ou Culture(s) viennent ou reviennent mais, dixit Patrick de Carolis, « France Ô ne sera pas le reflet exclusif de la diversité sur nos antennes ! » Une façon de rappeler que les autres chaînes devront en tenir compte même si France Ô devrait pouvoir enfin être reçu dans la totalité de l’hexagone. Luc Laventure, directeur des antennes de France Ô a évoqué une réflexion en cours sur les appellations France Ô, RFO et la radio. Résultat dans deux mois. Peut-être un nouveau nom à la clé. Luc. Laventure a également indiqué que toutes les nouveautés de la rentrée n’étaient pas encore prêtes et qu’elles seraient dévoilées ultérieurement.

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 11:23

Nathalie Coualy au Sentier des Halles

Elle a commencé à rôder son spectacle, Le sentier du rire, au théâtre Côté Cour à Paris de Janvier à Juin 2009, elle a poursuivi au festival d’Avignon avec cinq magnifiques représentations au théâtre du Roi René. La Guadeloupéenne Nathaly Coualy reprend son spectacle tous les vendredis à 19h45 à partir du 11 Septembre, au Sentier des Halles à Paris. Drôle, (im)pertinente, culottée, intelligente, elle donne une leçon de femme quand ce n’est pas une leçon d’histoire, tourne le drame en dérision et charme par son naturel et sa simplicité. Nathaly manie la plume et les jeux de mots avec délicatesse et élégance, elle affirme son style dans ce premier texte où l’on retrouve la collaboration de Pascal Légitimus qui y laisse son empreinte. Cascade de rires assurée !

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 23:54
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé
 « Les territoires ne sont pas un laboratoire d’expérience »
La communication sur la grippe A est-elle exagérée ? La ministre de la Santé s’en défend, tout en affirmant qu’il ne faut rien exagérer. Elle rappelle que le virus est peu sévère dans sa forme actuelle, mais très contaminant et tient à affirmer que l’Outre Mer n’est pas un terrain d’entraînement pour la métropole.

Avez-vous déjà tiré des leçons de l’épidémie de grippe A qui traverse la France de l’hémisphère sud ?
Le terme d’enseignement est certainement prématuré. On en est à un point de situation. Il y a des choses que nous savons, globalement, sur la grippe H1N1, avec sa diffusion dans l’hémisphère austral. C’est un virus qui est peu sévère dans sa forme actuelle, mais très contaminant. Ce qui se passe à La Réunion, par exemple, est conforme à ce que l’on a pu observer dans d’autres pays de l’hémisphère austral. Je tiens à dire que La Réunion, la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie ne sont pas des « laboratoires d’expériences ». Cette expression me choque. Ces départements et territoires affrontent avec maîtrise une alerte pandémique. La situation sanitaire fait que, comme partout, des mesures ont été prises. Je me rends à La Réunion, vendredi et samedi, car c’est le premier département  qui est touché de manière forte. Je souhaite faire le point sur la situation et apporter mon soutien à la population, aux professionnels de santé et à l’administration.
Est-ce que les Antilles et la Guyane sont susceptibles d’être touchées avant la métropole ?
Nous n’avons aucun élément permettant de répondre à cette question. Je ne suis pas devin. Je travaille en étroite collaboration avec les scientifiques et je les écoutent lorsqu’il me disent que beaucoup de choses sont encore inconnues. Aucun épidémiologiste n’est capable de l’affirmer. Ces territoires sont dans l’hémisphère septentrional. Je ne peux vous dire s’ils seront touchés avant la métropole.*
Quels sont les scénarios  retenus ?
En juin, il y avait quatre scénarios. Le scénario « rose » était que l’épidémie s’éteindrait d’elle-même. Il est d’ores et déjà abandonné. Un scénario plus « noir » était que le virus deviendrait plus dangereux. Il n’est pas abandonné, mais il est aujourd’hui moins probable. Le virus n’a pour le moment pas muté. Enfin, il y a deux scénarios « gris », avec une évolution continue du virus et une évolution par vagues. On est plutôt dans ces scénarios.
Quel pourcentage de la population doit être vacciné pour que la stratégie soit efficace ?
Il y a encore quelques inconnues. Quand aurons-nous l'autorisation de mise sur le marché (AMM) ? Il n’est pas question d’entamer une campagne de vaccination sans AMM. Les laboratoires continuent à affiner certains points : faudra-t-il une ou deux injections, ou une pour certaines personnes, deux pour d’autres ? Autant de questions encore en suspens, mais pour répondre précisément à votre question, on estime que lorsque 50 % de la population est vaccinée, on ralentit considérablement l’épidémie.
Lundi vous avez déclaré : « Il faut tout mettre en œuvre pour enrayer cette épidémie. En cas de malheur, les Français ne nous pardonneraient jamais de ne pas l'avoir fait ». La proportion de risque est-elle importante ?
Il faut d’abord faire part aux Français des informations qui sont en notre possession. Tout le monde sait bien que chaque fois qu’il y a une crise sanitaire, écologique, industrielle… rien n’est pire que les fausses informations. C’est mon rôle de tenir un langage de transparence sur ce sujet, de dire les choses avec précaution, sans céder à un pessimisme exacerbé, ni à un optimisme un peu naïf. Deuxième point, dans la gestion d’une pandémie, il y a un facteur de responsabilité, lié à attitude de la population. Il n’y a pas d’un côté un gouvernement actif et des citoyens passifs. Les citoyens peuvent prendre en main leur propre santé en mettant en œuvre ce qu’on appelle les gestes barrières : se laver les mains, utiliser des mouchoirs à usage unique pour tousser ou éternuer …
La grippe saisonnière touche entre 2 et 2,5 millions de personnes chaque année, pour entre 2 000 et 5 000 décès. On estime que la grippe pourrait toucher un tiers de la population française (soit 20 millions de personnes)…
Le virus est effectivement plus contaminant que celui de la grippe saisonnière et très peu de personne ont une immunité naturelle (c’est un nouveau virus), mais il est moins virulent. Des scénarios mathématiques sont donc établis. Nous les prenons avec beaucoup de prudence. On sait déjà que même si ce virus est moins sévère, le fait qu’il soit plus contaminant fait qu’il peut toucher plus de personnes fragiles, notamment les malades atteints de pneumopathie ou les femmes enceintes.
Une partie de la population pense qu’il existe une surenchère entre le gouvernement et la presse sur la question ? Certains, notamment dans l’opposition, affirment que le gouvernement parle de la grippe A pour faire oublier la crise économique…
Je n’ai pas l’impression que la presse ait baissé la garde sur les sujets économiques et sociaux. Se préparer à une crise se n’est pas tenir un discours catastrophique. Ce n’est pas quand la grippe est là que l’on s’y prépare.
Bernard Debré (député UMP et professeur de médecine) regrette que les spots télé ne disent pas que « cette grippe n’est pas dangereuse dans l’immense majorité des cas ». Il aurait aimé « un message moins dramatique »…
Cette campagne a été préparée avec des épidémiologistes, des virologues, des spécialistes de ces questions….
N’y a-t-il pas de craintes sur une éventuelle augmentation du prix du vaccin ?
Les marchés publics nous permettent d’avoir une clarté totale sur ce sujet. La campagne vaccinale coûte plus de 800 millions d’euros, 15 euros pour deux doses. On est dans les tarifs habituels. Nous les achetons en grande quantité, aux meilleures conditions commerciales possibles.
Propos recueillis par David Martin et François-Xavier Guillerm (Agence de presse GHM)
* Selon Françoise Weber, directrice de l’institut national de veille sanitaire, La Martinique et la Guadeloupe ont dépassé le seuil épidémique. L’activité grippale est en hausse à la Martinique et en baisse à la Guadeloupe.


Repères
Selon Brice Hortefeux, il y a 35 000 cas en Nouvelle-Calédonie, 10 000 en Polynésie, 9 000 à la Réunion dont 3 500 depuis début août.
Il y a eu 10 décès dont en 8 outre-mer à la date du 19 août.

Dans la semaine du 17 au 23 août, il y a eu 4 500 consultations pour la grippe A, 29 recours aux urgences (en hausse), 7 hospitalisations en soins intensifs dont 2 à la Réunion, et 1 décès.

94 millions de doses de vaccins ont été réservés par le gouvernement à 4 laboratoires différents. Les premiers millions seront disponibles à la mi-octobre.

La vaccination nécessite deux injections et ne sera pas obligatoire. Toute personne désireuse de se vacciner pourra le faire.
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