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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 04:44

13e commémoration  des victimes de l'esclavage colonial

Affiche_23mai2011_V9_WEB_Allege.jpgLe 23 mai, journée de commémoration des victimes de l'esclavage colonial (selon la circulaire de François Fillon du 29 mars 2008), le comité de la marche du 23 mai 1998 (CM98) réunit de nombreuses associations partenaires (en collaboration avec la région Ile-de-France, le département de la Seine Saint Denis, la ville de Saint-Denis et la compagnie Riposte) pour honorer la mémoire de leurs ancêtres esclaves. « Le 23 mai est aujourd’hui non seulement un temps mémoriel des descendants d’esclaves mais aussi un moment de rencontre avec l'ensemble des Français quelque soit leur origine, leur permettant de connaître l’histoire d’une des plus grandes tragédies humaine, à l’origine du racisme anti-nègre d’aujourd’hui », indique le CM98.

Au cours de cette journée, les participants pourront, dès 14heures, retrouver l’identité de leurs aïeux qui furent esclaves ; assister, à 15 heures, à la cérémonie républicaine sur la place de la Résistance et de la Déportation, et, à 17 heures, assister à la cérémonie oecuménique Lanmèkannfènèg dans la basilique de Saint-Denis.

À 18h45, Didier Paillard, maire de Saint-Denis, ouvrira la soirée. Dès 19h30, ce sera la cérémonie Lanmèkannfènèg pour les aïeux (une cérémonie organisée par des chorégraphes et musiciens des arts traditionnels hérités des esclaves), et à 20h45, débutera la fête de la Fraternité Lanmèkannfènèg (qui est un temps antiraciste de fraternité et de solidarité et de lutte contre toutes formes d'esclavage organisé par  la compagnie RIPOSTE et dirigée par D' de Kabal).

Agence de presse GHM


Le CM98

RomanaLe Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), association antillaise créée en 1999 et implantée en Ile-de-France, présidée par le professeur Serge Romana, est connu pour ses actions mémorielles et d’éducation populaire, mais aussi pour son atelier de généalogie et d’histoire des familles antillaises. Après 10 ans de combat, elle a obtenu du gouvernement que la date du 23 mai soit officiellement celle dédiée, en France métropolitaine, à la mémoire des victimes de l’esclavage colonial (circulaire Fillon du 29 avril 2008)

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:41

« Twa fwa bel kont » à l’Olympic Café à Paris

Yao-Serpan_opt.jpgLes deux conteurs-musiciens, Joël Toussaint et Yannick Louis donnent leur spectacle de contes et de légendes d’Afrique et des Caraïbes, « Twa fwa bel kont » à l'Olympic café, rue Léon à Paris

Amoureux des mots, de la parole et du partage avec le public, Yannick Louis et Joël Toussaint décident de créer le spectacle Twa Fwa Bel Kont, composé de contes et légendes d’Afrique et de la Caraïbe.

Des histoires d’animaux remplies d’images, de métaphores et de valeurs humanistes comme le respect, la solidarité et l’harmonie... Ce voyage à travers le temps et l’espace, conduit le public à la rencontre de Ti-Jean l’Ecrevisse épris de liberté qui n’écoute pas les conseils de ses parents et part découvrir le monde. Il apprendra en chemin la difficulté de choisir entre ses convictions profondes et ce que son entourage attend de lui.

Djo-Ka_opt.jpgPuis, les conteurs abordent le thème de l’ingratitude, à travers les péripéties du Papa crocodile et de ses petits, du chasseur et du lièvre. Auront-ils le comportement que nous attendons d’eux ? Seront-ils reconnaissants les uns envers les autres ou serviront-ils leurs propres intérêts ? Enfin, c’est la réunion du lion, de la panthère, de l’éléphant, du serpent et de la hyène. Une invitation à réfléchir sur la notion d’harmonie. Chacun expose son point de vue sur la nécessité de laisser à l’autre sa liberté et de réussir à vivre ensemble.

Agence de presse GHM

Le mercredi 18 mai 2011 à 20h30 à l’Olympic Café

20 rue Léon  75018 Paris. tel : 01 42 52 09 14

Métro : Château Rouge – Marcadet Poissonniers


AmbianceDjo-Yao-Olwen_opt.jpg

Le conteur dit : Yé Krik. La cour répond : Yé Krak. Est-ce que la cour dort ? Non, la cour ne dort pas. Yé mistikrik ! Yé Mistikrak ! Et nous voici transportés au fond de ce monde merveilleux ou humains et bêtes vivaient ensembles, ou la fraternité, l’amour et l’harmonie régnaient, ou les lions plutôt que de chasser les gazelles, dansaient  avec elles... Mais malheureusement, par les félonies des uns et les sacrifices des autres, tout ceci devait disparaître...

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 13:36

Akyo anime la rue créole à La Villette

Akyo-hauteur-GT.jpgJeudi soir, ouverture de la rue créole au parc de La villette à Paris, une des thématiques rues du monde montée par Jacques Martial et l’équipe de La Villette.

Akyo a démarré son spectacle à peine le public entré. Deux heures de show, un rappel et au revoir. Sont passés tous les titres carnavalesques, les titres traditionnels, tous ces titres qui sont allés à l’encontre du zouk love pour rappeler la force de la musique-résistance du gwo ka. Le spectacle s’est vite déporté dans la salle et dans la fosse. Le public a montré son désir d’authenticité. Une jeune femme a même demandé que la guitare et la basse électriques cessent leur jeu ! Le lider Maximin et son épouse, Yves et Jacqueline Cachemire-Thôle, François Vergès, Jacky Dahomay, George Pau-Langevin  étaient là. Une manière de voir que le ka réunit enfin les Antillais d’en bas et les intellectuels ! En cela, Akyo a réussi son pari. Dommage qu’ils ne soient pas mieux éclairés, mais aussi managés parce qu’avec 800 personnes dans la salle, ils sont en-dessous, largement, de leurs capacités.Akyo-largeur-GT.jpg

La soirée avait débuté par un débat sur les événements de 2009 aux Antilles. Et Akyo recommençait le lendemain à Bobigny. Vendredi, c’était le reggaeman Kali et samedi, c’était au tour de Dédé Saint-Prix d’occuper la grande halle.

Photos : Gérard Théobald

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 06:27

Trois absentions et un vote pour

Adoptée au Sénat dans la nuit de jeudi à vendredi après dix heures de débat, la loi portant évolution institutionnelle de la Guyane et de la Martinique n’a eu le soutien que du seul sénateur martiniquais, Serge Larcher, tandis que son compatriote Claude Lise et les deux sénateurs de Guyane, Jean-Etienne Antoinette et Georges Patient, ont préféré s’abstenir. Le texte pourrait être examiné à l’Assemblée nationale courant juin. Interview croisée des sénateurs Antoinette, Patient, Lise et Larcher.

Qu’est-ce qui a motivé votre abstention ?

Jean-Etienne Antoinette : C’est une coquille qui est vide ! Nous n’avons pas de moyens ni de compétences supplémentaires ; la gouvernance n’a pas changé. C’est une simple réorganisation administrative comme on l’a toujours annoncée. Contrairement à ce qu’a obtenu la Martinique, il n’y a pas eu de gouvernance nouvelle. C’est un statut quo pour la Guyane.

Georges Patient : Je pensais que dans une loi qui instaure une collectivité unique, on pouvait avoir l’opportunité pour une fois de faire entendre toutes les questions financières relatives à la Guyane et surtout les questions que je considère discriminatoires et qui sont dérogatoires à la loi : l’octroi de mer, la dotation globale superficiaire, le domaine privé de l’Etat qui n’est pas fiscalisé… Mais c’est toujours pareil ! On vous entend, on trouve vos propos pertinents, justes, et à l’arrivée on vous renvoie toujours à la loi de finance ou bien à un rapport qui n’arrive jamais. C’est un peu désolant… C’est ce qui explique mon vote final. Je m’apprête d’ailleurs à poser une question prioritaire de constitutionnalité sur ces discriminations financières.

Claude Lise : J’avais dit que je ne voterai pas ce texte si l’on ne revenait pas sur la prime majoritaire. C’est ce qui s’est passé et c’est pourquoi je me suis abstenu. J’espère que l’Assemblée nationale étudiera le texte dans d’autres conditions. Les conditions dans lesquelles nous avons examiné ce projet de loi tout au long de cette journée n’ont pas été à la hauteur d’un texte aussi important pour l’avenir de la Martinique et de la Guyane. Il s’agit tout de même du cadre institutionnel dans lequel on va fonctionner même s’il ne s’agit pas d’un changement de statut. Pour un texte aussi important, on aurait du prévoir au moins deux journées pleines pour l’examiner. Tout ça n’est pas fait dans de bonnes conditions et je pense que ce texte a besoin d’être corrigé.

Et vous Serge Larcher, pourquoi avoir voté pour ?

Serge Larcher : Pendant longtemps nous avons demandé l’évolution institutionnelle. Nous avons fait des propositions au gouvernement qui, pour la plupart, ont été retenues et la population martiniquaise s’est prononcée. Aujourd’hui, bien sûr, la satisfaction n’est pas totale mais ce texte a encore été amélioré et c’est le mandat que le peuple nous avait donné. J’ai donc approuvé ce texte. Nous l’avons voulu ; la population a voulu la fusion. Sur la gouvernance, nous avons demandé une assemblée délibérante et un conseil exécutif collégial. On l’a obtenu. On a obtenu une simplification du nom de la collectivité. On a obtenu que les habilitations couvrent la durée du mandat et aillent jusqu’au mandat suivant. On a donc été suivis sur un certain nombre de choses, en conséquence je ne vois pas pourquoi je n’aurai pas voté ce texte.

Qu’est-ce qui vous a dérangé ?

Claude Lise : J’ai toujours été pour une collectivité unique plutôt que deux. Mais lorsque vous décidez qu’il n’y a plus qu’une collectivité, en plus dans une île, il faut un maximum de garde-fou. Or là, on a l’impression qu’on s’est ingénié à faire en sorte que la formation qui sera majoritaire ait tous les pouvoirs concentrés entre ses mains. Et bien entendu l’exécutif, la personne qui sera à la tête de cet exécutif aura un pouvoir considérable. Parce qu’avec une prime majoritaire de 9 sièges – c’est ce qui a été retenu au terme des débats – et un exécutif collégial forcément de même coloration, et qu’en plus les 9 membres du conseil exécutif seront remplacés à l’assemblée par 9 membres de la même liste, ca veut dire que les oppositions seront absolument écrasées comme c’est le cas actuellement à la Région où des formations politiques importantes sont absentes. Que va-t-il se passer ? Le débat démocratique va se déporter dans la rue. Lorsque vous étouffez une minorité, surtout dans une île, elle n’a que deux solutions : accepter d’être étouffée ou se révolter.

Serge Larcher : Je comprends que ceux qui ne sont pas d’accord avec cette prime ne votent pas le texte… Ce qui m’a mécontenté, c’est l’aspect financier. Chaque fois qu’on a présenté un amendement qui portait sur les finances, il a été retoqué. Sur le plan financier, j’ai exprimé mon désaccord.

Jean-Etienne Antoinette : Le gouvernement voulait utiliser son ciseau pour découper à sa façon et on sent qu’il y a eu un marchandage entre le rapporteur Cointat qui était sur des principes constitutionnels à juste titre et la volonté de laisser au gouvernement le soin de faire le découpage au niveau de la section. Tous ces éléments ne sont pas des éléments démocratiques….

Georges Patient : J’avais proposé un scrutin mixte qui aurait permis une meilleure représentation de toutes les communautés et de toutes les parties du territoire. Ca n’a pas été accepté sous prétexte que constitutionnellement, ça ne pouvait pas s’appliquer. Or, les sénateurs sont élus selon ce mode de scrutin. On est passé au scrutin de liste. Le rapporteur qui avait proposé huit sections avec trois sièges pour les petites sections, a du accepter la proposition de la ministre qui n’est pas tout à fait ce que j’avais prévu. Il n’empêche, le découpage incombe au Parlement, ce qui est tout de même plus démocratique. C’est pour moi une avancée.

La question sur la date d’installation a fait débat…

Serge Larcher : On est dans le flou le plus artistique et je ne peux être satisfait. Je comprends la position des collègues qui n’ont pas voté parce qu’ils voulaient l’installation de la collectivité territoriale de Martinique dès 2012…

Claude Lise : Le Sénat a cru bon d’ouvrir le champ du possible jusqu’en 2014 pour la mise en place de la collectivité unique et moi, j’ai posé la question, inlassablement, pourquoi attendre si la collectivité unique est un instrument plus efficace à la disposition des élus – c’est ce qu’on nous a dit et ce que je crois au départ. Le Conseil d’Etat a dit qu’il n’y avait pas de problème ; le président de la République avait pris des engagements ; la ministre disait encore hier matin qu’il n’y avait pas de raisons techniques. Et moi qui a dirigé pendant 19 ans une collectivité importante avec 2300 agents, je peux dire que ceux qui disent qu’il faut trois ans pour unifier les personnels de la Région et du département racontent des histoires. Il n’y a pas fusion comme dans le cas d’entreprises, mais addition. On ne va pas fusionner les services, les PMI, les services techniques… Il y aura quelques services qui fusionneront comme les services centraux ou financiers, mais ça ne sera qu’une restructuration comme j’en ai fait au conseil général sans que ça ne pose de problèmes aussi importants qu’on essaie de nous le faire croire. C’est jouer un peu avec l’avenir de nos pays… J’espère que l’on va revenir à la date du 31 décembre 2012 ou au plus tard au mars 2013. J’avais d’ailleurs proposé un amendement de compromis dans ce sens.

Vous n’avez pas obtenu l’abrogation de l’article 9 sur le pouvoir de substitution du préfet en cas de carence de la collectivité…

Serge Larcher : On n’a pas obtenu cela, mais on a obtenu que son pouvoir soit encadré. Ce n’est pas le préfet, mais le Premier ministre qui se prononcera en dernier lieu par conséquent, là aussi, on a eu des garanties. C’est une avancée.

Claude Lise : C’est très choquant d’aller imaginer un pouvoir supplémentaire au préfet alors qu’il y a déjà des dispositions qui permettent au préfet d’intervenir quand il y a carence des élus.

Georges Patient : J’ai parlé de relents colonialistes ! J’ai demandé la suppression pure et simple de cet article. Le pouvoir de substitution du préfet a été pour beaucoup dans mon abstention.

Jean-Etienne Antoinette : Nous voyons bien le père fouettard dans le préfet. C’est toujours cette relation un peu particulière, ambigüe entre le pouvoir concentré et cette décentralisation qui n’arrive pas à passer jusqu’en Guyane.

Vous avez gagné sur quelques amendements contre l’avis de la ministre de l’Outre-mer…

Jean-Etienne Antoinette : Absolument, concernant la loi organique, sur quinze amendements présentés, huit ont été acceptés. Egalement concernant la loi ordinaire, du fait que les conseils coutumiers, à savoir celui des Bushinengués et des Amérindiens soient consultés… Mais ce sont des amendements à la marge.

Georges Patient : C’est une avancée que ce conseil soit intégré à la loi même si les moyens financiers ne sont pas à sa disposition. Il y a également la création du comité de la santé et du comité territorial de l’habitat. Ces deux comités s’imposaient…

Jean-Etienne Antoinette : Mais l’essentiel, à savoir la gouvernance et la dotation de moyens supplémentaires pour la collectivité unique afin de répondre aux enjeux du développement économique, ne sont pas au rendez-vous. Voilà pourquoi je dis que nous avons fait du surplace. On voit bien qu’on a bâclé le débat au sein de l’assemblée. Après dix heures de discussions, il n’y a pas eu d’avancées démocratiques par rapport à un projet qui était tant attendu par les Ultramarins.

Claude Lise : L’élément majeur de mon désaccord qui restent la date d’installation et la prime majoritaire.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 05:15

Le CRAN et le Collectifdom attaquent la FFF

Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) et le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, Mahorais (Collectifdom) on t chacun décidé d’attaquer en justice la Fédération française de football. Dans une tribune publiée dans Le Monde (édition du 13 mai), Louis-Georges Tin, universitaire d’origine antillaise et porte-parole du CRAN estime que « L'affaire des quotas discriminatoires a été enterrée par la ministre des sports », regrettant que Chantal Jouanno ait reporté à dans six semaines la publication des conclusions de l’enquête qu’elle a diligentée après la révélation des propos tenus par des dirigeants de la FFF en novembre 2010 par le site Médiapart. Mais c’est surtout le soutien de la ministre à Laurent Blanc, avant même son  audition, qui a dérangé le CRAN. « L'attitude de Mme Jouanno a jeté le soupçon sur la mission, sur l'enquête et sur l'indépendance du processus. Est-ce une enquête véritable, ou un simulacre, un écran de fumée destiné à faire illusion ou à cacher la vérité ? Ces interrogations légitimes suffisent à justifier à nos yeux un dépôt de plainte. » Le CRAN a donc saisi le procureur de la République de Paris. « Nous avons fléché notre plainte sur la discrimination raciale et l’incitation à la haine raciale, mais c’est le parquet qui décidera des chefs sur lesquels devra se fonder l’action publique », a précisé Patrick Lozès, le président du CRAN. Dans la foulée, l’association des originaires des départements d’outre-mer (le Collectidfdom) a indiqué, vendredi, avoir déposé une plainte auprès du tribunal de grande instance de Paris pour « incitation à la haine raciale, discrimination raciale, tentative d’instaurer des quotas raciaux ». Le Collectifdom estime, selon son président, le Martiniquais Daniel Dalin, que « la banalisation, la libération de la parole raciste, validée par la ministre des Sports par sa prise de position très courageuse dans cette affaire et l’absence de sanctions du Conseil fédéral extraordinaire qui s’est tenu le 12 mai, l’obligent à recourir à la justice afin de combattre le délitement de notre société républicaine ». La plainte du Collectifdom vise la FFF, le directeur technique national et le séléctionneur.

FXG (agence de presse GHM)

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 18:47

 

Silence médiatique autour de la journée du 10 mai dans l’Hexagone

Après la journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage di 10 mai dernier, le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage présidé par Françoise Vergès, et le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer se sont étonnés de la faible couverture de l’événement par les grands média nationaux. Certes, c’était aussi la commémoration de la victoire de François Mitterrand en mai 1981. Mais au final, seule l’exfiltration d’une poignée de militants de l’Alliance noire citoyenne du jardin du Luxembourg a su attirer l’attention des médias autour de cet événement qui revêtait pourtant une tournure symbolique nouvelle avec, pour la première fois, une reconnaissance officielle de la République aux luttes des esclaves des colonies françaises. Voici les contributions qu’ils ont produit pour dénoncer ce silence médiatique national.

FXG (agence de presse GHM)

 


La presse nationale fait silence sur la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

 

Le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage s’étonne du faible retentissement donné dans les média à la cérémonie officielle qui s’est déroulée dans le jardin du Luxembourg  le mardi 10 mai 2011 pour la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Mais doit-il s'en étonner ? Ou ne doit-il pas encore une fois souligner un symptôme dans les médias : celui de continuer à percevoir l'esclavage comme une question "ultramarine", communautaire et liée exclusivement au monde "noir" ?

Il y a dix ans, le Parlement français adoptait à l’unanimité une loi qui a fait date, tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, loi dont la vertu première était de sortir notre pays du long silence sur une part de son histoire et d'encourager la recherche et la diffusion des connaissance dans l'enseignement scolaire.

Dix ans après le vote de cette loi, force est de constater qu’au silence et au déni ont succédé un début de reconnaissance et le désir de comprendre. Sur la proposition du CPMHE, le président de la République a décidé d’inaugurer une stèle portant, pour la première fois, l’hommage de la France aux esclaves des colonies françaises pour leurs combats pour l'universalité des droits et pour la liberté et la dignité.

Alors que la société française montre des signes de maturité, que des cérémonies et des événements ont lieu dans tout le territoire, la presse nationale fait le choix du silence pour célébrer cette journée nationale et du mépris pour des personnes qui ne les intéressent que dans les caricatures et comme alibi.

Le 10 mai 2011, Nicolas Sarkozy, devant 1500 personnes venues de toute la France et d'ailleurs pour entendre la parole de la République, a dévoilé une stèle sur laquelle chacun peut lire ce message qui n’intéresse pas les médias parisiens : « Par leurs luttes et leur profond désir de dignité et de liberté les esclaves des colonies françaises ont contribué à l’universalité des droits humains et à l’idéal de liberté d’égalité et de fraternité qui fonde notre République. La France leur rend ici hommage. »

« Le racisme, l'antisémitisme, la ségrégation, la discrimination, la marchandisation de l'Homme, ont-ils à ce point disparu que notre conscience puisse rester en paix ? Avons-nous assez lutté contre la misère qui dégrade l'Homme et qui le pousse à subir la loi du plus offrant que nous puissions dormir tranquille ? »  a interrogé le Président de la République dans un discours où il reconnaît la responsabilité de la France et de l'Occident, la richesse de toutes les civilisations et l'importance de l'antiesclavagisme dans le combat pour une véritable universalité des droits. La réponse de la presse nationale semble sans appel : elle dort tranquille et avec bonne conscience. “

Françoise Vergès

www.cpmhe.fr


La commémoration de l'abolition de l'esclavage n'a pas eu lieu

« Par leurs luttes et leur profond désir de dignité et de liberté, les esclaves des colonies françaises ont contribué à l'Universalité des droits humains et à l'idéal de liberté, d'égalité et de fraternité qui fonde notre République. La France leur rend ici hommage ». Voilà les mots gravéssur la plaque dédiée à la mémoire des esclaves des colonies, voilà le devoir de mémoire auquel j'aimerais rappeler à tous, en particulier les médias, capables de relayer l'ignominie de ce que fut la traite et l'esclavage. Le corps et l'âme de millions de personnes ont été enchaînés pendant des siècles à une volonté liberticide sur des préjugés raciaux indignes... Cette faute, aussi profonde qu'irréparable doit être entendue par tous, par-delà les médias communautaires, dans la presse nationale, où la journée de commémoration de la traite et de l'esclavage mérite plus que quelques entrefilets, d'autant qu'elle coïncidait cette année avec les 10 ans de la loi Taubira…

La présence de personnalités politiques et d'intellectuels de tout bord prouve que ce combat est universel et transcende les clivages politiques. Comme l'a dit le chef de l'Etat « De la souffrance d'une mémoire partagée, d'une histoire douloureusement assumée ensemble, nous devons faire la source d'une espérance nouvelle ». C'est le sens de mon propre engagement. C'est pourquoi le travail du comité de la mémoire présidé par Françoise Vergès, la lecture, à la fois émouvante et cruelle, des documents par Greg Germain, le combat mené pour la reconnaissance de ce crime contre l'humanité, pour tous les défenseurs de la loi Taubira et de toutes les lois mémorielles, sont essentiels. Tous - et bien d'autres qu'on n'entend pas assez - font ce qu'ils ont à faire pour rendre dignité et hommage à ces victimes sacrifiées à la barbarie humaine. Et nous ? »

Claudy Siar

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:20

Sciences bleues, couleurs outre-mer au musée de la Marine

Du 25 mai au 12 septembre, dans le cadre de l’année des Outre-mer, le musée national de la Marine (avec l’Ifremer) présente sur un espace d’exposition de 150 m2 un panorama en images des activités de l’Ifremer en outre-mer : portraits de chercheurs et techniciens en exercice, technologies utilisées, espèces marines… Cette exposition enrichie de panneaux, de vidéos et d’une trentaine de photographies permet une sensibilisation aux problématiques environnementales et une mise en lumière de l’implication d’hommes et de femmes au service des sciences marines. l’Ifremer en outre-mer.

Avec le Centre du Pacifique à Tahiti et cinq délégations (Nouvelle-Calédonie, Guyane, La Réunion, Saint-Pierre et Miquelon et Antilles), l’implantation de l’Ifremer en outre-mer constitue un atout pour la recherche scientifique française et européenne. Ses activités visent principalement à la sécurisation et l’intégration environnementale de l’aquaculture, au soutien au développement durable des activités halieutiques, au soutien au développement des filières émergentes telles que la valorisation des molécules d’origine marine, les énergies renouvelables d’origine marine et, à terme, l’exploitation durable des ressources minières et énergétiques des grands fonds. L’Ifremer participe encore à intensifier les recherches dans les domaines de l’environnement et de la biodiversité, à poursuivre et développer des activités d’observation et de surveillance.

Cette exposition trouve donc toute sa place dans l’année des Outre-mer dont l’objectif est de mieux connaître les multiples aspects des outre-mer (cultures, institutions, développement durable, économie et entreprises, artisanat, tourisme, sports et loisirs…). Aller au delà des clichés, tel est l’objectif des manifestations qui ont lieu durant cette année des Outre-mer.

Agence de presse GHM


Journées de la Mer du 8 au 13 juin 2011

Le musée national de la Marine ouvre exceptionnellement cette exposition d’actualité gratuitement pour tous, ainsi que l’ensemble de sa collection permanente. Conférence « Les richesses de l’espace maritime français. Activités et perspectives de l’Ifremer en Outre-mer » le jeudi 23 juin à 19 heures, avec Philippe Lemercier, délégué général à l’Outre-mer de l’Ifremer

Accès gratuit – auditorium du musée – entrée par les jardins du Trocadéro. Informations et réservation au 01 53 65 69 53 ou sur www.musee-marine.fr

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 05:44

L’évolution de la Guyane et de la Martinique au Sénat

 

Le projet de loi organique (les habilitations) a été adopté à l'unanimité des sénateurs, tandis que la discussion autour des amendements du projet de loi (l'organisation des deux nouvelles collectivités) devait durer jusque vers minuit.

Hemicycle-senat.jpgDepuis hier matin, les sénateurs examinent les projets de loi portant évolution institutionnelle de la Martinique et de la Guyane. Avant d’être présenté en séance, la commission des lois a procédé à une réécriture assez dense du projet de loi gouvernemental et déposé 116 amendements. Elle propose que les ciseaux du découpage électoral reviennent dans les mains des parlementaires à défaut de ceux de l’Etat qui voulait procéder par décret ; elle a souhaité aussi conserver le principe du congrès des élus en y adjoignant les maires afin de conserver dans ces deux collectivités un rôle de proposition en matière d’évolution institutionnelle. Sur la mise en place des nouvelles assemblées, contre la date du 31 décembre 2012, la commission a préconisé un délai de préparation supplémentaire avec des élections qui auraient lieu au plus tard en mars 2014. La question du pouvoir de substitution du préfet a fait l’unanimité contre le gouvernement car susceptible de rappeler le rôle des gouverneurs coloniaux. Enfin la commission a proposé d’assouplir encore davantage le régime des habilitations législatives et proposant de les proroger pendant deux ans après le renouvellement de l’assemblée. Finalement, les sénateurs ont obtenu qu'elles soient prorogées une fois jusqu'à la fin de la nouvelle mandature. En fin d'après-midi, le projet de loi organique (qui porte sur ces habilitations), a été adopté à l'unanimité du Sénat.

La commission des lois en renfort des sénateurs d'outre-mer

Larcher-Lise-antoinette-senat.jpgSerge larcher (Martinique PS) et Serge Patient (Guyane PS) ont déposé des amendements pour réclamer plus de moyens financiers, notamment à travers une dotation spéciale d’installation. Contre l’avis de Marie-Luce Penchard qui a rappelé que « les ressources budgétaires des deux collectivités seraient cumulées et qu’elles percevraient donc les mêmes produits des impôts locaux et des taxes, et les mêmes dotations de l’Etat qu’aujourd’hui ». Là-dessus, la commission comme la ministre n'ont pas cédé, renvoyant la question à la loi de finances. Ces amendements ont été rejetés. Même chose pour ceux de Jean-Etienne Antoinette (Guyane PS), qui réclamait un mode de gouvernance avec un conseil exécutif (comme en Martinique) et non pas une simple commission permanente. Le président Cointat lui a reproché de défaire tout le travail antérieur... A l’encontre du sénateur de la Réunion, Jean-Paul Virapoulé (UMP) qui a supplié ses confrères de ne pas introduire "le ver de l’instabilité polynésienne dans le fruit de la Martinique"... Claude Lise (Martinique PS) a mis en garde contre les effets de la prime majoritaire sur la santé de la démocratie locale. Déjà ramenée par la commission des lois de 11 à 9 sièges, le sénateur a dit qu’il ne voterait pas cette loi si laz prime était adoptée ainsi. La ministre, à l’inverse de lui, a prévu un amendement pour ramener cette prime majoritaire à son niveau initial (11 sièges, soit 20 %). Lise n'a pas eu gain de cause... Serge Larcher a déposé un amendement pour que la collectivité ne soit pas mise en place dans l’urgence, dès 2012. Ce à quoi, la ministre a répondu qu’on n’était pas obligé d’attendre que la fusion des patrimoines et des personnels soit faite pour installer la nouvelle collectivité, comme cela avait été le cas avec la création des régions en 1983...Michaux-chevry-tribune-senat.jpg

A 21 heures (heure de Paris), les sénateurs reprenaient leurs travaux pour examiner le reste des amendements. Et si certains (comme ceux sur les conseil économique, social, environnemental, culturel, éducatif et sportif) ont été adoptés contre l'avis du gouvernement grâce aux prises de position du président de la commission des lois, l'ensemble du texte devait être adopté aux environs de minuit, dans les grandes lignes de ce qu'a proposé le sénateur Cointat.

FXG (agence de presse GHM)

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 05:43

ITW Jean-Paul Virapoulé, sénateur UMP

"Un mode de gouvernance de type article 74"

Vous avez mis en garde vos collègues sénateurs et la ministre de l’Outre-mer contre le risque d’introduire « le poison de l’instabilité politique polynésienne dans le fruit martiniquais ». Pourquoi une telle mise en garde ?

Que les choses soient claires ! A partir du moment où le président de la République a consulté les peuples martiniquais et guyanais pour leur demander s’ils voulaient passer du statut départemental à celui d’autonomie, que le peuple a dit non, il faut s’en tenir à ce non. Le président a posé une deuxième question : voulez-vous regrouper les compétences de la Région et du département dans une assemblée unique. Le peuple a dit oui. Or, le projet gouvernemental ne correspond pas à la demande du peuple. Certes, il regroupe les compétences mais il va plus loin en changeant le mode de fonctionnement et d’organisation administrative de l’assemblée unique martiniquaise…

Sans avoir interrogé le peuple sur cette question de l’organisation ?

J’ai la question, je l’ai lue et il n’y a pas marqué : « Voulez-vous modifier son organisation ? » S’il n’y a pas cette phrase, on doit se limiter à regrouper les compétences. Dès lors que l’on inscrit la possibilité d’une motion de défiance et un exécutif différent de l’assemblée, nous ne sommes plus dans le mode d’organisation des autres régions de France, mais dans un mode d’organisation à la Corse.

C’est la référence choisie par la ministre de l’Outre-mer, elle ne parle pas de la Polynésie qui est dans l’article 74…

Oui, elle fait référence à la Corse, mais la réforme en Corse a eu lieu en 1991. Et en 1991, la décision du Conseil constitutionnel disait qu’en faisant cela, on avait changé le mode d’organisation même si le Conseil l’a autorisée. Mais entre 1991 et aujourd’hui, il y a eu la réforme de 2003 et de 2008. La Constitution dit que quand on rassemble les compétences, qu’on change le mode d’organisation, on doit obligatoirement consulter sur chacun de ces chapitres le peuple. Il n’a été consulté que sur le chapitre du regroupement des compétences.

Quel est le risque ?

On m’assure qu’il n’y aura pas de recours devant le Conseil constitutionnel, soit. Mais aujourd’hui, avec la réforme de 2008, à la première décision prise par le conseil exécutif de la Martinique, n’importe quel quidam martiniquais pourra saisir le tribunal administratif contre cette décision et poser une question prioritaire de constitutionnalité. Et si le conseil d’Etat saisit le Conseil constitutionnel, ce dernier ne pourra que constater que le plaignant aura raison parce que le conseil exécutif de la Martinique aura été créé contrairement à la constitution et sanctionnera ce mode opérationnel. J’ai dit un jour à Gaston Flosse qu’à force de raboter la barrière institutionnelle qui relie la France à la Polynésie, il en ferait une mince barrière de corail que les conflits politiques arriveront à fracturer… En Martinique, on met un mode de gouvernance de type article 74. Les mêmes causes produisent les mêmes effets…

Rien ne vous empêche donc de choisir une évolution façon Guyane qui conserve le mode d’organisation avec une commission permanente ?

Non, car je me suis engagé à verrouiller la Réunion dans la France et dans l’Europe. Verrouiller ne veut pas dire bloquer les évolutions puisque la Réunion est le département qui se porte le mieux. Les capitaux antillais quittent la Guadeloupe et la Martinique pour venir chez nous. Le plus gros investisseur réunionnais est antillais, c’est Hayot. Donc, le fait d’avoir stabilisé les institutions a créé la confiance et la confiance attire la prospérité.

Vous voterez ce texte ?

Oui, car je ne veux pas mettre de bâtons dans les roues des Martiniquais et des Guyanais. Mais je proposerai un amendement de suppression du conseil exécutif et de la motion de défiance.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 06:32

Le préfet du Rhône Jean-François Carenco fête "l'abolition de l'abomination"Officiels-et-artistes-Lyon.jpg

Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, a indiqué depuis la préfecture de Lyon où elle s’est rendue dans la soirée du 10 mai pour participer à la veillée culturelle de commémoration de l’abolition de l’esclavage, qu’elle avait décidé de se rendre chaque mois en province pour assister à des événements labellisés dans le cadre de l’année des Outre-mer. Elle a ainsi évoqué la ville de Marseille, après Lyon et Bordeaux où elle s’était rendue en mars pour participer au carnaval des deux rives.

Après la commémoration très haut de gamme de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions au jardin du Luxembourg le matin, la ministre a accepté l’invitation de l’ancien directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo et ancien préfet de Guadeloupe (1998-2002), Jean-François Carenco. Ce haut-fonctionnaire a tellement laissé de bons souvenirs en Guadeloupe qu’il n’a eu aucun mal à faire venir un parterre d’artistes de renom. Simone Schwarz-Bart, Lyonnel Trouillot, Ernest Pépin, mais aussi les artistes Jacqueline et Yves Cachemire-Thôle, Marie-Noelle Eusèbe, Odile Sankara, Philippe Calodat, Joël Jernidier, Christian Julien, Jomimi et Joby Barnabé… Jernidier-Thole-Calodat-cashemire-Thole.jpgDans son discours, la ministre a rappelé la force de la stèle dévoilée par Nicolas Sarkozy qui rend hommages  « aux combats des esclaves des colonies françaises pour les droits de l’homme et l’idéal républicain de liberté, d’égalité et de fraternité » et sa volonté répétée de « faire changer les regards sur nos outre-mer ». Le garde des Sceaux, Michel Mercier, par ailleurs, président du conseil général du Rhône s’est lui aussi essayé dans l’exercice difficile de la déclaration d’amour à l’outre-mer. Avant d’évoquer la mémoire de Schoelcher et des esclaves marons, il a souligné combien les ultramarins avaient « su prendre leurs responsabilités aux pires moments de notre histoire »… Et pour souligner cet esprit patriotique des soldats de l’empire en 1914 et 1940, il a cité cette citation sur un monument aux morts de la Martinique qu’un coq gaulois domine : « C’est pour la France que je chante. » Dans la salle, le nouveau délégué à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Claudy Siar, le commissaire de l’année des outre-mer et un jeune retraité, Pierre Reinette, ancien directeur général des services du conseil général de la Guadeloupe…

"La République est une fête"

lecture-Simone-Schwarz-bart-public.jpgBien plus à l’aise avec la rhétorique ultramarine que le ministre de la Justice, le préfet Carenco a salué ses 400 invités venus « fêter Césaire, Glissant et l’abolition de l’abomination de l’esclavage » : « Nous fêtons la République car la République est une fête (…) Et l’outre-mer est l’amour de l’altérité… » Les enfants de la maîtrise de l’opéra de Lyon ont ouvert la veillée culturelle. Puis on a entendu Calendrier lagunaire, Tam tam 1, Solvitur, Dorsale bossale et un morceau du Cahier… Aimé Césaire, puis Edouard Glissant. Ernets Pépin est venu témoigner de la traite avant d’entrer dans la créolité, la créolisation… Puis l’équipe des danseurs, musiciens et diseurs de Jacqueline Cachemire-Thôle et de Moïse Touré, metteur en scène de la soirée, ont célébré l’abolition. On a lu des articles effroyables du code noir, le décret d’abolition du 27 avril 1848, puis Et les chiens se taisaient. Claudy-Siar.jpgToujours Césaire, mais aussi Léon Laleau, Léon Damas, David Diop. Avec les voix de Jomimi et de Joby Barnabé. Simone Schwarz-bart, Lyonnel Trouillot mais aussi Eugène Nicole de Saint-Pierre et Miquelon sont venus porter leur témoignage sur leurs outre-mer. Daniel Maximin a lu Pour céder une enfance en ouverture d’une séquence consacrée à l’anthologie de la poésie d’outre-mer. Avant que Simone Schwarz-Bart ne vienne lire un extrait de la Mulatresse Solitude, Jernidier et Calodat, accompagné au ka par Yves Thôle ont su faire rire la salle avec leur vision pittoresque de la vie pointoise, chez M. Bata… Quand les officiels et les invités sont partis, le préfet Carenco et Mme, restés seuls avec les artistes, ont fait quelques pas de zouk avant de raccompagner leurs hôtes sur le perron, en leur priant de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller la ministre…

FXG à Lyon (agence de presse GHM)


 

L'after en images

Carenco-et-Moise-Toure.jpgJean-François Carenco et le concepteur de la veillée culturelle, Moïse TouréJernidier-et-Kalifa-Jobarteh.jpg

Joël Jernidier et Khalifa JobartehJacqueline-et-Carenco.jpg

Jacqueline Cachemire-Thôle zouke avec le préfet de régionCalodat et CarencoConciliabules avec le comédien Philippe CalodatJeff-et-Magali-Carenco.jpgThe last waltzCarenco FXGJFC et FXG

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