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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:49

Roger Lémus, le comédien scénariste

« j’ai été déçu par rapport aux rôles que j’ai eus… Je veux écrire désormais, être scénariste. » Et c’est bien parti depuis que le prix Anges et démons, parrainé par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, a été attribué au comédien martiniquais Roger Lémus, le 29 juin dernier, pour son scénario, La distorsion des sentiments. « Ce prix me permet de continuer le projet, on a un producteur qui va amener les finances pour faire ce film », déclare ce fringant quinquagénaire qui ressemble beaucoup à David Martial, le père de Célimène. Le scénario, écrit pour la télévision (en principe France 3) et qu’il entend réaliser lui-même, évoque l’homosexualité féminine. « C’est un amour passionné entre deux belles jeunes femmes, contrecarré par le fait que l’une cause accidentellement du mal à la mère de l’autre. Emma devra choisir entre sa mère et son amie Delphine. Un dilemme cornélien… » Il y aura des Antillais dans ce film, assure Roger Lémus qui ne veut toutefois pas que ce soit un film réservé aux Antillais. Il aimerait voir Viktor Lazslo y prendre un rôle tout comme Alex Descas qu’il verrait bien à contre-emploi dans le rôle d’un avocat. Autre actrice pressentie : Muriel Robin pour le rôle de la mère… C’est le deuxième scénario écrit par le comédien qui s’est offert, il y a quatre ans, un stage d’écriture. Le premier devait être un court-métrage, Zone protégé, qui n’a pas vu le jour faute d’une promesse de diffusion. C’était un film de prévention du sida destiné au public antillais. La métropole l’a renvoyé sur les Antilles et là, seule ATV l’a soutenu. Insuffisant. Le projet est passé à la trappe ! En attendant le premier tour de manivelle, Roger est remonté sur les planches de l’opéra où il tient un rôle de comédien mime dans Billy Budd de Benjamin Britten, et continue d’écrire. « Vous savez, je dérange… Cette fois, j’écris sur les nymphomanes ! »

 


« Bientôt, je serai lunatique ! »

Lycéen au lycée Schoelcher, étudiant en droit à l’institut Vizioz (il voulait devenir avocat), ce natif de Fort-de-France est arrivé à Paris en 1974 où il est devenu agent hospitalier. Dans les services à l’hôpital Ternier, puis dans les bureaux à l’hôpital Bichat et puis… Ras le bol. Déjà élève en piano du conservatoire, il rentre au cours Simon. Son premier film en tant que comédien, c’est le fameux Pour cent briques t’as plus rien. « Je jouais un balayeur… » Roger a fait aussi beaucoup de théâtre. On l’a vu en 2004 aux côté de Pierre Arditti dans Rêver peut-être, ou en 2007 à Chaillot dans Jules César par Deborah Warner. Pendant dix ans, il a joué Roger, un flic en tenue, personnage récurrent dans Navarro. « C’était mon fonds de commerce ! » Jacques Martial était son supérieur ! « Il était lunatique, comme Roger Hanin. C’est le lot des gens connus… Bientôt je serai lunatique ! »

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:45

La plainte pour empoisonnement au chlordécone en suspens

Après trois ans de tracasseries procédurières, la cour d’appel de Paris dira le 10 septembre si la plainte contre X pour empoisonnement au chlordécone en Guadeloupe peut être instruite.

Les avocats guadeloupéens Harry Durimel et Roland Ezelin étaient à Paris, hier matin, pour plaider devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris la poursuite de l’instruction de leur plainte contre X pour empoisonnement au chlordécone. Elle avait été déposé le 23 février 2006, puis avait été dépaysée et confiée au pôle santé du TGI de Paris. Anne-Marie Bellot, juge chargée de cette instruction, craignant un vice de procédure, a souhaité régler ce point de droit avant de commencer ses investigations, redoutant à défaut, de tout voir annuler. Il manque en effet au dossier la pièce désignant le premier juge dans cette affaire, André Roger du TGI de Basse-Terre.  « Nous avons le sentiment que nos arguments ont fait mouche », a indiqué Me Durimel à la sortie de l’audience. Selon lui, ce n’est pas un vice rédhibitoire. La chambre de l’instruction rendra sa décision le 10 septembre prochain.

Le soutien des Verts

La veille à l’Assemblée nationale, entouré de responsables nationaux des Verts, le député Yves Cochet, l’ancien eurodéputé Alain Lipietz, la sénatrice Marie Blandin, et le porte-parole, Jean-louis Roumégas, Harry Durimel, a lancé une mise en garde : « C’est un scandale sanitaire, administratif et qui risque d’être aussi judiciaire avec cette menace pesant sur la procédure. » Me Durimel s’en est pris aux chercheurs en charge des études sur les incidences du chlordécone sur la santé, qu’il a qualifiés de « dépendants, sous tutelle » et aux divers rapports qui, selon lui, sont faits pour « irresponsabiliser, dédramatiser et orchestrer la défense des ministres, sous-ministres, élus et des groupements bananiers bénéficiaires de dérogations pour écouler leurs stocks… » Vincent Aurel, du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (qui étudie la question des pesticides depuis longtemps) a indiqué qu’il se porterait lui aussi partie civile si la cour d’appel ordonne la poursuite de l’instruction. Pour l’heure l’URC et l’UPG ont été seules reçues dans leur constitution de partie civile. Judes Griffard, président de l’URC, qui était à Paris pour suivre cette audience a déclaré : « Les sols, la nourriture sont empoisonnés », avant de se demander : « Est-ce une volonté d’éliminer les Guadeloupéens ? »

 


Le Pr.Belpomme refait parler de lui

 

A l’occasion de la journée d’information « Cancer et environnement » qu’organise l’AFSSET (l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), le 7 septembre prochain, l’ARTAC (l’association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse) lance une opération de communication pour rappeler que « c’est grâce au Pr. Belpomme si la prise de conscience récente de l’origine environnementale des cancers a eu lieu », et se félicite que « l’Inserm soit revenu sur les conclusions de son premier rapport de 2005 mettant en doute l’origine environnementale des cancers ». L’ARTAC réitère son message scientifique déjà énoncé dans l’Appel de Paris et qu’elle estime aujourd’hui conforté par ses nouvelles recherches. Selon les soutiens du Pr. Belpomme, « l’existence d’une étude épidémiologique négative ne signifie pas l’absence de risque, le pourcentage de cancers attribuable à l’environnement pourrait être de 60% à 80%, soit grossièrement les deux tiers des cancers sans cause apparente, les produits chimiques tels que certains pesticides peuvent jouer un rôle majeur dans l’augmentation d’incidence des cancers du sein et de la prostate en raison de leur mécanismes d’action communs en tant que perturbateurs endocriniens. C’est ce qui découle de nos recherches actuelles aux Antilles françaises ».

 

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:43
Les travaux du Champ d’Arbaud au Conseil d’Etat
Au Conseil d’Etat, jeudi matin, les juges administratifs examinaient le pourvoi par lequel la commune de Basse-Terre demandait l’annulation du jugement du tribunal administratif du 5 mai 2009. A cette date le juge des référés avait rejeté la requête de la commune qui voulait imposer au conseil régional de cesser les travaux au Champ d’Arbaud et de remettre le site en l’état sous peine d’astreinte de 4 000 euros par jour de retard. Le rapporteur public a d’abord rappelé que le Champ d’Arbaud, ancien site de manœuvres militaires est un haut lieu de la ville, avant d’évoquer la construction par la Région d’un rond-point. Ce sont les travaux d’aménagement de ce carrefour que la ville a voulu faire cesser sous prétexte d’une atteinte irréversible. Au contraire, a estimé le rapporteur qui a d’ailleurs rappelé que leur exécution avait été retardé par les grèves mais aussi par les policiers municipaux. En conséquence, il a préconisé de confirmer le jugement du tribunal administratif de Basse-Terre, soit la poursuite des travaux. Délibéré d’ici un mois.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 18:52
Les lectures de Mme Penchard
« Aujourd’hui, nous avons le rapport de Mme Bolliet, celui de l’autorité de la concurrence qui est remarquable, va très loin et qui est public, et nous attendons le rapport parlementaire de Patrick Ollier, même si nous en connaissons les grandes lignes… » Non, Mme Penchard (qui tenait ces propos le 31 août) ne dit pas tout à fait la vérité ! Le rapport des parlementaires sur le carburant était déjà en sa possession à cette date, si l’on en croit une source parlementaire proche du dossier. Alors ? Alors, elle ne l’avait probablement pas encore lu, préférant se contenter « des grandes lignes », présentées par le président de la commission des affaires économiques le 21 juillet dernier… A sa décharge, concédons que Christian Estrosi n’aurait sans doute lu aucun des trois rapports mais, à charge, qu’Yves Jégo les aurait appris par cœur !

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:56

L’aide à la restauration scolaire augmente de 20 % dans les DOM

Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Marie-Luce Penchard, secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-Mer et Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, ont signé un arrêté relatif à la revalorisation de la prestation d’aide à la restauration scolaire dans les DOM et son financement.

Cet arrêté prévoit une revalorisation de 20% de la prestation d’aide à la restauration scolaire attribuée par les Caisses d’allocations familiales aux établissements scolaires des DOM. En contrepartie, les établissements scolaires s’engagent à offrir aux élèves plus de 50% des produits issus de l’agriculture locale et à réduire les tarifs pour les familles.

A travers cette revalorisation, l’Etat met en œuvre dans les départements d’outre-mer un engagement pris au titre des protocoles d’accord de sortie de crise de mars 2009.

Le montant de la dotation affectée au financement du dispositif de la restauration scolaire pour l’exercice 2009 s’élève à 6,2 millions d’euros, soit une augmentation de près de 5 millions d’euros par rapport à la dotation 2008. Cette mesure est applicable lors de la rentrée scolaire, le 2 septembre 2009.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:53

Une statue pour Monnerville à Paris

L’ancien président du Sénat, Gaston Monnerville devrait avoir sa statue à Paris, sur l’esplanade qui lui est déjà consacrée, en bordure du boulevard de l’Observatoire derrière le jardin du Luxembourg. C’est le projet du sculpteur Canonici qui a été retenu par le Comité d’art de la Ville. Bertrand Delanoë va même jusqu’à parler « d’un beau projet ». Une nouvelle réussite pour l’association des amis de Gaston, Monnerville présidée par Roger Lise.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:52

Labo ou pas labo

Roseline Bachelot, ministre de la Santé, certifiait la semaine dernière au sujet de la grippe A dans les colonnes de France-Antilles Martinique, France-Guyane et des Nouvelles calédoniennes (éditions du 28 août), que l’Outre-mer n’était pas un laboratoire. Cette semaine, le quotidien gratuit 20 minutes titre dans son édition du 31 : « L’Outre-mer, un laboratoire pour les autorités françaises ». Selon de quel côté qu’on est de l’outre…

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:50

Mitterrand avec les TAAC

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand a écrit à Patrick Karam, délégué interministériel aux ultramarins de métropole : « Sensible à l’intérêt que vous portez au développement des Trophées des arts afro-caribéens, j’accepte volontiers de lui apporter mon soutien et de placer cette soirée sous le patronage du ministère de la Culture… » Il pourrait même être là et remettre deux trophées d’honneur lors de la soirée de remise des prix au Théâtre du chatelet, le 21 septembre.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 17:35

Paul Girod de Langlade contre Patrick Karam

Convoqué, mardi matin par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, le préfet Paul Girod de Langlade, accompagné de son avocat, Me Collard, a indiqué devant les caméras de télévision qui l’attendaient à la sortie qu’il déposait plainte contre Patrick Karam et SOS Racisme pour atteinte à la présomption d’innocence. Le préfet, jusqu’alors coordonateur des états généraux de l’Outre-mer pour la Réunion, est suspendu de ses fonctions à la suite des propos qu’il aurait tenus le 31 juillet à l’aéroport d’Orly contre des agents de sécurité qui le contrôlaient. Depuis, le préfet est visé par une plainte pour injures publiques à caractère racial ouverte par le parquet de Créteil (94). Après l’annonce de Me Collard, la réaction du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam, ne s’est pas faite attendre : « Je remarque, nous a-t-il déclaré hier après-midi, qu’il a confirmé avoir dit : « Avec une gestion pareille, on se croirait en Afrique. » Il n’y a plus de doute ! Je répète comme je l’avais dit à l’AFP en août que jusqu’à preuve du contraire, il est présumé innocent mais ces aveux montrent qu’il a franchi la ligne rouge. C’est un haut fonctionnaire, un préfet qui sait manier les mots. Quand il tient de tels propos à des Noirs qui le contrôlent, il renvoie ses interlocuteurs à leurs origines en les stiogmatisant et jette l'opprobre sur l'Afrique et les Africains. » Pour Patrick Karam, la reconnaissance même partielle de ses propos légitime complètement sa mise à l’écart des états généraux et sa suspension. « Un haut fonctionnaire doit être exemplaire. Sinon quelle sanction donner à un voyou qui tiendrait de tels propos ? Je réitère : tolérance zéro ! et j’affirme que Paul Girod de Langlade n’est pas une victime. » Patrick Karam attend d’être informé officiellement de la plainte du préfet.

FXG, agence de presse GHM

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 23:05
Il y a un an, nous faisions un portrait de Dominique Maximin, un jeune Guadeloupéen installé à Paris, oeuvrant dans la haute finance. Il avait promis de donner une contribution à ce blog. La voici. Elle n'engage que son auteur mais supportera les contradicteurs volontaires !
Audere Est Facere
L'économie agricole traditionnelle héritée de l'esclavage est morte. Elle ne correspond plus aux ambitions des jeunes forces vives de la Guadeloupe.
La canne à sucre et la banane sont en déclin prononcé depuis plusieurs décennies et représentent aujourd'hui moins de 5 % de la valeur ajoutée produite en Guadeloupe. Je concède volontiers que ce discours n'est pas novateur et pourtant les pouvoirs publics continuent d'injecter plusieurs dizaines de millions d'euros de subventions dans un secteur agricole essentiellement tourné vers l'export. Car il est bien la le problème, alors qu'il faudrait que nos leaders planchent sur des stratégies de réduction de notre dépendance alimentaire, notre agriculture est dominée par des intérêts particuliers et ne répond nullement aux défis posés par la récente crise alimentaire mondiale.
L’économie mondiale est confrontée a une tendance lourde de prix agricoles élevés résultant de la "food crisis" qui ne disparaîtra pas de sitôt compte tenu de l'accent mis par les États-Unis et l'Europe sur la production de biofuels (en particulier l'éthanol), ces derniers s'accaparant une part croissante des terres cultivables mondiales.
Quid de la compétitivité de nos produits agricoles à l'export : notre banane subventionnée est en moyenne 20 centimes d'euros plus chère que celle produite par les pays ACP. Où est notre avantage comparatif ?
En outre, la pression concurrentielle des bananes en provenance des pays d'Amérique du Sud pèse de tout son poids sur des marges déjà très faibles. Le jeu en vaut-il la chandelle ? La réallocation des subventions agricoles est devenue une nécessité. J'irai même plus loin, les capacités de production à l'export de la banane et de la filière canne-sucre-rhum dans une certaine mesure doivent être revues a la baisse. Il faut réduire la voilure ! Cet embryon de reformulation stratégique ne suffira pas à résoudre le problème démographique posé par une main-d’oeuvre agricole vieillissante (plus de 50% ont plus de 55 ans). Alors, certes la faible attractivité d'un métier de plus en plus difficile doit retenir notre attention, mais il y a surtout l'image "rhum banane" à laquelle les jeunes Antillais ne veulent plus être identifiés. L'immigration est une des solutions qui, à mon avis, doit être promue par nos décideurs pour pallier le problème démographique, il en va de de la survie d'une agriculture guadeloupéenne que j'espère a l’avenir tournée essentiellement vers le marché local.
No pain, no gain : cette maxime illustre le dilemme auquel nous sommes confrontés. Oui, une part non négligeable des quelques 25 000 agriculteurs guadeloupéens sera touchée par la redéfinition de notre politique alimentaire. Par conséquent, des efforts financiers devront être consentis pour adapter notre agriculture et en particulier sa main-d’oeuvre. Il s'agit d'une transition vers une nouvelle donne économique qui ne peut se faire sans souffrances et résistance des lobbys concernés. Aurons-nous un leadership assez courageux pour proposer et mettre en oeuvre ces reformes ? J'en doute, mais j'encourage nos décideurs à méditer ce passage tiré de « Capitalisme, socialisme et
démocratie » de Joseph Schumpeter:
« L’impulsion fondamentale qui met en mouvement la machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production et de transport, les nouveaux marchés, les nouveaux types d’organisation industrielle... un même processus de mutation industrielle révolutionne incessamment de l’intérieur la structure économique, en détruisant continuellement ses éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs. Ce processus de destruction créatrice ... »
Il s’agit ici d’une analogie pure et simple tant il est vrai que la « destruction » proposée dans ces lignes n’est pas le fruit du processus d’innovation décrit par Schumpeter mais résulte plutôt d’une adaptation de type Ricardienne. Néanmoins, l’impulsion fondamentale doit être imprimée par notre capacité à innover et à renouveler notre économie.
Aujourd’hui, de nombreux guadeloupéens excellent dans les NTIC et constituent un capital humain sur lequel il faut parier. D’autres deviennent des acteurs de la coopération naissante entre notre Archipel et nos voisins de la Caraïbe et sont également des forces vives sur lesquelles il faut miser.
Le pari économique est l’essence du message de Schumpeter. L’innovation, l’esprit d’entreprise sont également des piliers de ce « New Deal » que nous devons mettre en oeuvre en Guadeloupe. Les pouvoirs publics locaux devraient à mes yeux se muer en « venture capitalistes », parier sans relâche sur nos innovateurs et jeunes entrepreneurs et encourager ainsi la prise de risque. De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !
Dominique Maximin

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