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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 18:40

Des moyens débloqués pour lutter contre la dengue
Le ministère de la Santé a annoncé hier avoir débloqué 220 000 euros pour faire face aux besoins de matériels supplémentaires des services de lutte anti-vectorielle.
Il a aussi annoncé la venue (avec l’appui de l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires) de quatorze professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres et infirmiers) attendus entre le 30 octobre et le 1er novembre. Ils viennent renforcer les équipes médicales et soignantes des centres hospitaliers de Martinique. Cette mission de renfort sera prolongée tant que la situation sanitaire le rendra nécessaire, et elle pourra être étendue au département de la Guadeloupe si besoin. Ces moyens ont été activés parce que le
nombre de nouveaux cas observés chaque semaine continue d’augmenter. 1 600 personnes en Martinique et 1 000 personnes en Guadeloupe ont consulté pour un syndrome clinique évocateur de dengue au cours de la troisième semaine d’octobre. Ces épidémies sont récurrentes depuis 1992. Ces moyens supplémentaires viennent renforcer le programme de surveillance, d’alerte et de gestion des épidémies de dengue.

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 14:11

Jimmy Devarieux en solojimmy-3.jpg Il est le fils de Tino Saint-Val, le frère de Tania, le cousin de Jacob et il travaille avec Medhi Custos ! Jimmy Devarieux a attendu d’être trentenaire pour expérimenter sa propre musique. C’est que son chemin a été long avant qu’il ne sorte son premier titre, sorti sur la compil Dis-moi zouk en 2006. « C’est Medhi qui m’a donné un coup de pied au cul… » Il connaît Medhi depuis une dizaine d’années, depuis l’aventure Kweebee. Mais voilà, Kweebee se met en stand by. Medhi fait sa carrière solo, Patrice et Pascal partent sur la Rue Zabym de Pascal Vallot… Jimmy doit y aller.
jimmy-pochette.jpgIl rentre en studio en avril 2007 chez Mode play (le studio de Lusa Africa et de Cesaria Evora). Il y reste quinze jours, accompagné de Medhi Custos comme directeur artistique et producteur (Sink é kat), Jay à la console, Thierry Delanay à la guitare, Fred Caracas à la basse, Jean-Louis Merault, Grégory Custos et Jean-Michel Hierso aux claviers et de la choriste Linda Ray. La batterie électronique a été programmée en Guadeloupe par Charly Pineau (l’ancien de La Une Guadeloupe). Il en sort avec un album de dix plages qui porte son nom. Jimmy chante J’ai été faible en duo avec Kennedy et reprend avec Christiane Valéjo C’est écrit. Jimmy a tout composé à l’exception de deux morceaux signés Medhi (J’ai été faible et Tout’ti moman).

jimmy-1.jpg« Me faire un prénom »
Le CIAM a appris à Jimmy le jazz et, dans cet album, on en sent les traces. « C’est un zouk à ma façon… Chez moi, les harmonies bougent mais sans agresser l’oreille, ni empêcher la danse. » Medhi a assuré les arrangements. « Il est doué pour trouver la tournerie, le groove. » Jimmy chante en français, en créole « et peut-être en anglais un jour… Dès que c’est bien écrit, c’est beau ! » Il accorde beaucoup d’importance aux paroles. « Au-delà d’une mélodie, un mot peut accrocher, un mot peut rester dans la tête… » Il compose doucement, laissant maturer ses idées quelques temps. S’il s’en rappelle plus tard, il y va, « c’est que c’est du bon ! ». Mais, zouk oblige, il parle exclusivement d’amour. « Il y a des chanteurs engagés, mais certains appellent à la haine. On oublie le côté amour… » Une fan de la première heure disait de lui : « C’est rare de voir un homme se dévoiler. » Son titre phare, L’exclu, est devenu le tube des dernières vacances et là, il lance un deuxième single, Trop timide. « Mon rêve est de me faire un prénom. Je veux confirmer ma place sur la scène antillaise et s’il y a une ouverture sur le national, pourquoi pas… » Vendredi dernier à l’Acropole, il a déclenché une petite émeute dans un public très féminin ! Les 9 et 10 novembre, il sera au BB Antilles, à Paris, avec Thierry Vaton, puis en Guadeloupe à la Casa, le 21 novembre, en Martinique au Coconuts Tropicana, les 22 et 23 novembre, et enfin à Cayenne, à la Plantation, le 24. C’est une tournée Sink é kat, on le verra avec Medhi, Kennedy et peut-être… Jane Faustin.

jimmy-serr--.jpgDe Francky Vincent
à Jean-Jacques Goldman

An tan lontan, il était un Devarieux de l’Oréal, mais il y a belle lurette que les siens ont coupé cette particule venue de Normandie. Pointois de naissance, Jimmy a passé son bac à Baimbridge avant de partir à Bordeaux faire un DUT de génie électrique. Formé à la musique au CIAM, une école privée qu’il a pu s’offrir grâce aux droits que lui ont rapporté les deux titres qu’il a écrit pour Francky Vincent (Viens dans mon duplex) et Jacques d’Arbaud (palé ban mwen), il retourne en Guadeloupe à 25 ans. « A la fin du CIAM, je jouais déjà avec Madikera, Tribute to Caraib, Iza Noatz et les sœurs Faussart, futures Nubians. » Il rencontre Patrice Ulmann, Pascal Obydol, Willy Rousseau, Jean-Marie Théophile. C’est Kweebee, le groupe vocal dans lequel Jimmy va jouer de la trompette, de la basse, de la guitare et de la batterie avec sa bouche ! A l’époque la mode est Ensembles ils jouent en première partie de Malavoi, Kassav, Jacques Higelin, Trio Esperanza ou Vocal sampling. Ils se paient même le luxe d’avoir, le temps de cinq morceaux sur scène, Jean-Jacques Goldman pour guitariste.
 
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 12:36
Drôles de coïncidences dans le ciel des Antilles-Guyane
La décision du secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau, de passer outre l’avis du conseil supérieur de l’aviation marchande (CSAM) et d’autoriser Air France à exploiter les lignes  reliant les trois DFA à Sint-Maarten et Saint-Domingue n’a provoqué aucune réaction de la part des dirigeants de la compagnie Air Caraïbes. Pourtant, cette dernière, déjà présente sur ces lignes, sait qu’il y a péril en la demeure avec la venue d’un 2e Airbus A320 sur ce réseau. C’est d’ailleurs ce qui avait conduit le CSAM à rendre un avis défavorable aux demandes d’Air France. Dans la future situation de concurrence, selon le rapporteur pour le CSAM, Pierre-Yves Schmit, ces liaisons vont connaître une évolution de l’offre qu’il qualifie de « critique ». Ainsi, le nombre de sièges entre Pointe-à-Pitre et Saint-Domingue va augmenter de 525 %, celui, entre Pointe-à-Pitre et Saint-Domingue, de 826 % ! Et dans cette configuration, le rapporteur n’a même pas tenu compte des liaisons assurées par Air Antilles Express… C’est l’association des pilotes professionnels antillo-guyanais (APPAG) qui monte au créneau au nom de la défense de l’emploi, tandis que Victorin Lurel (président de la Région Guadeloupe et membre du CSAM) s’est étonné, lors du débat au CSAM, de la timidité du président d’Air Caraïbes, Jean-Paul Dubreuil. Apprenant l’autorisation accordée à Air France, ce dernier s’est contenté de prendre acte de la décision « préjudiciable au transport aérien dans l’Arc antillais », avant d’annoncer : « La compagnie adaptera ses moyens à cette concurrence nouvelle. » Ainsi, au lieu des deux Embraers 190 qu’elle comptait mettre en place sur le réseau régional, il n’y en aura plus qu’un, et un redéploiement du personnel est en cours. Cinq commandant de bord sont affectés sur le réseau long courrier et trois autres sur le réseau régional (un retour sur ATR mal ressenti par les personnels naviguant techniques).
Un Airbus défiscalisé
Jean-Paul Dubreuil a donc choisi de ne pas introduire de recours. Ce choix s’explique par la compensation que lui a accordée le secrétaire d’Etat aux Transports. Le jour même où il informait M. Dubreuil de sa décision favorable à Air France, il lui signifiait son soutien pour obtenir la défiscalisation d’un Airbus A330-300. Un avion prévu pour desservir, entre autres, la ligne Paris-Cayenne. Ces discussions ont été conduites par le directeur de cabinet de Dominique Bussereau, Michel Wachenheim, l’ancien patron de la direction générale de l’aviation civile.
Air Caraïbes, qui a annoncé lors du dernier Top résa, le renforcement de sa flotte long courrier avec la commande de deux Airbus A330-300, a besoin d’ouvrir la ligne Cayenne-Paris. Ses dirigeants y travaillent depuis longtemps en liaison avec Antoine Karam, président de la Région Guyane. De l’aveu de M. Dubreuil, « les deux ministères, de l’Outre-mer et des Transports, se sont dits favorables à ce développement mais ne préjugent en rien de l’avis final donné par Bercy ». Et c’est bien ce qui inquiète.

 

Officiellement pas d’arrangement
La semaine dernière, l’agence France-presse évoquait un « arrangement entre Air Caraïbes et Air France pour se partager le réseau ». Jean-Paul Dubreuil a démenti tout accord tout comme le délégué régional d’Air France, Philippe Lacoste. On peut pourtant bien parler d’un deal même si officiellement et surtout vis-à-vis de la direction de la concurrence à Bruxelles, on parlera plutôt de coïncidence... Le ministère de l’Outre-mer ne s’en serait pas mêlé et, à l’Elysée, on se contente de dire : « Sur le plan du droit de la libre concurrence, l’Etat pouvait-il s’opposer ? » Du côté de l’APPAG, le scepticisme est de mise. S’il n’y a pas eu d’arrangement, pourquoi Jean-Paul Dubreuil n’attaque-t-il pas l’arrêté de Bussereau alors que ses juristes ont déjà planché sur le dossier ? L’APPAG et le Collectifdom ont écrit à Michèle Alliot-Marie, au président de la République pour protester. En vain jusqu’alors. Victorin Lurel a décidé d’interpeller Dominique Bussereau le 9 novembre prochain, lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale. Et tant qu'à faire, il devrait demander la création d'une commission d'enquête parlementaire chargée d'étudier comment Air France fixe ses prix...

 

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 11:52

Pas de prison pour le vent au théâtre du LucernaireLES-TROIS4749.jpgCréée en Martinique et en Guadeloupe, la pièce d’Alain Foix, mettant en scène la rencontre entre Gerty Archimède et Angela Davis (éditions Jasor) se joue à Paris, au théâtre du Lucernaire jusqu’au 1er décembre.
MARIANNE-ANGELA4736.jpgAntoine Bourseiller a su tirer le meilleur des talents de ses comédiennes. Sonia Floire incarne majestueusement Angela Davis. Cette actrice d’origine africaine ne parle pas un mot d’anglais et, pourtant, parvient à restituer ce léger accent anglo-saxon qui donne de la force à sa diction. L’auteur, Alain Foix, aime à dire que ce qui est écrit n’est pas dit… Et il a aimé le jeu de Sonia. Dans le rôle de Gerty Archimède, Marie-Noelle Eusèbe est superbe. Elle ne joue pas, elle est Gerty. Face à ces deux femmes passionnées, la sœur de Gerty, Sœur Suzanne (Mariann Mathéus, grandiose) vient nourrir de ses apparitions, interventions, le dialogue des deux grandes dames.
marianne-gerdty4641.jpgEn arrière plan, Alain Aithnard (l’avocat Joachim, le jardinier, le musicien) est une sorte de griot qui donne un relief musical à la mise en scène. Antoine Bourseiller fait claquer les couleurs et les lumières et sait tirer toute l’énergie du texte.
Avec ses trois actrices, le spectateur replonge dans cette Guadeloupe des
années 1970. Arrivée de Cuba, en transit, Angela Davis se voit reprocher par un douanier d’avoir importer à la Guadeloupe des ouvrages littéraires, bien entendus subversifs... Les dockers de Basse-Terre l’envoient vers la grande avocate mornalienne pour se tirer de là. Ainsi a lieu cette improbable rencontre entre ces figures de la négrité. Le théâtre est un art difficile qui, parfois, suscite l’ennui. Avec Pas de prison pour le vent, rien de cela. La pièce est vive, dynamique et le huis clos de ces trois femmes enfermées dans l’attente du passage d’un ouragan et d’un procès, est chargé d’intensité, d’émotion et d’histoire. La communiste, la Black panther et la nonne… Et le vent, omniprésent, que, comme ces femmes, l’on ne saurait emprisonner.
La pièce devrait revenir aux Antilles vers juin 2008.LES-TROIS--TABLE4725.jpg

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 17:44
Le procès de la catastrophe du mont Cabassou reste en suspens
famille-dorlipo-sortie-d-audience.jpgIl faudra attendre le 30 novembre, l’arrêt de la 11e chambre correctionnelle d’appel de Paris, pour savoir si la catastrophe du mont Cabassou donnera lieu ou non à un véritable procès. Hier, les magistrats parisiens ont auditionné les parties civiles, le ministère public et les avocats de la défense durant près de deux heures et demi. Il s’agissait de l’appel interjeté par Mes Sirder, Lama, Sagne et Louze-Doncezac, conseils des parties civiles, à la suite de la décision du TGI de Paris de déclarer irrecevable leur action en justice le 22 février 2006. Seule partie civile présente, Jeanne Dorlipo, a écouté un débat juridique très technique pûisqu’à l’issue de cette audience, c’est la tenue du procès de la catastrophe du mont Cabassou qui est en jeu. Face aux parties civiles, les conseils de l’agent du Trésor public, du BRGM, du directeur du BRGM de l’époque, Jean-Pierre Comte, des préfets Dartout, Vian et Mas, du directeur de la DDE et du responsable technique, MM. Justiniani et Algan. Me Sirder plaide en premier et rappelle qu’en Guyane tout ce qui relève de l’environnement est du ressort de l’Etat. Elle évoque le droit des victime et l’inertie des autorités de l’Etat. Me Sagne rappelle que dès 1973, soit trois ans après l’ouverture de la RN3, les premiers éboulements avaient lieu. Elle met encore en cause la juge d’instruction, estimant que « elle avait les épaules trop fragiles pour mettre en examen des hauts fonctionnaires.
Autorité de la chose jugée
Mme Vieillard, l’avocat général fait remarquer qu’il n’y a pas eu appel du non lieu, mais une citation tardive (27 février 2004) émanant des ayant droits des victimes. Elle fait remarquer que cette citation était critique vis-à-vis du non lieu avant d’estimer que, faute de charges nouvelles, le non lieu fait autorité et requiert à la cour qu’elle confirme l’irrecevabilité des plaintes. Les défenseurs s’engouffrent derrière le ministère public et insistent pour dire leur incompréhension de ne pas avoir vu leurs confrères des parties civiles faire appel du non lieu… Me formiret, avocate des trois préfets prend note du désistement du MDES dans cette affaire, rapplle que c’est un parti politique indépendantiste et signale que l’UTG est son bras syndical. « Ce syndicat veut faire de ce procès une tribune politique pour soutenir ses visées indépendantistes. » La cour décide de ne pas aborder la question du fonds de l’affaire et disjoint l’aspect technico-juridique. L’affaire en elle-même n’a donc pas été évoquée hier. Ce n’est que le 30 novembre que la cour rendra son arrêt. Si elle suit les parties civiles, il y aura un procès, en première instance, sinon, l’affaire Cabassou en restera là, c’est à dire : un accident sans responsabilités caractérisées.
Rappel de la procédure
15 avril 2000, une coulée de boue de 8 mètres de haut, progressant à 40 km/h, s’abat sur la route nationale 3 et sur l’usine de conditionnement de lait. Bilan : 10 morts, des blessés et des dégâts matériels considérables. Le 26 avril, le parquet de Cayenne ouvre une information judiciaire. La DDE, le BRGM, les services de l’Etat sont entendus et il ressort du dossier d’instruction que des interventions humaines ont fragilisé le site et que la  catastrophe avait un caractère prévisible. La juge d’instruction estime qu’on ne peut reconnaître l’existence d’une faute caractérisée et prononce un non-lieu le 21 mai 2002. Seule une partie civile fait appel de ce non-lieu, hors délai. Les conseils des autres parties civiles ont décidé de saisir directement la justice sans passer par la voie du parquet, c’est la citation directe. La Cour de cassation décide alors de dépayser le procès correctionnel à Paris. C’est en février 2006 que le TGI de Paris, s’appuyant sur le non lieu du juge d’instruction, déclare les plaintes irrecevables, considérant l’autorité de la chose jugée. Cette fois, les conseils des parties civiles font appel. C’était l’objet du procès qui s’est tenu hier.
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 17:42
La défisc oubliée du Grenelle de l’environnement
Selon l’Union mondiale pour la nature (UICN) le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer a mis son veto à une demande des Organisations non gouvernementales (ONG) liée à la défiscalisation. Celles-ci souhaitent que des conditions environnementales soient liées à l’attribution de la défiscalisation. « L’agrément à la défiscalisation est donné à des projets qui ont un impact majeur sur l’environnement, que cela soit pour les complexes hôteliers sur le littoral antillais, les projets de mines de nickel en Nouvelle-Calédonie ou celui de mine d’or en Guyane », explique Sébastien Montcorps, directeur UICN France. Il demande que soit « favorisée une activité économique respectueuse de l’environnement ».
L’UICN s’étonne de mise hors jeu de l’environnement sur ce sujet en plein grenelle de l’environnement : « On ne peut pas dire qu’on va faire un pôle d’excellence sur le développement durable, les énergies renouvelables et la biodiversité et ne pas prendre cela en compte ».
Interrogé par nos confrères des Nouvelles Calédoniennes sur la question, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer n’a pas réagi. L’Elysée s’étonne pour sa part qu’un veto ait été posé puisque « les discussions ne sont pas terminées ». Selon la présidence, il n’y a « pas de décision arrêtée à ce stade ». Elle rappelle que l’Etat travaille actuellement avec l’UICN sur l’organisation en 2008 d’une rencontre sur l’outre-mer européen.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 21:56
Marie-Dominique Aeschlimann intègre la direction de l'UMP
Conseillère régionale d'Ile de France, adjointe au maire d'Asnières (son époux), Marie-Dominique Aeshlimann avait été nommée en décembre 2005 secrétaire nationale UMP à la présence ultra-marine en métropole. Cette fois, c'est Patrick Devedjian qui l'a promue au poste de secrétaire nationale à la francophonie et aux droits de l'homme. Par ailleurs, elle intègre la direction nationale de l'UMP et assiste désormais aux réunions de direction du parti du président.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 21:51
Commission d’enquête sur la pollution des sols antillais
le Parti socialiste dénonce une décision « grenellement » incompatible
"En refusant d’accepter la demande des 204 députés du groupe socialiste de créer une commission d’enquête parlementaire sur la pollution aux pesticides des sols antillais, le gouvernement et la majorité parlementaire refusent la transparence sur une question sanitaire et environnementale essentielle, alors même que se conclut le Grenelle de l’environnement (...) Ainsi, la ministre de la Santé se veut rassurante dans les différents média, le 17 septembre, mais conseille aux Antillais de ne manger des fruits et légumes produits localement que deux fois par semaine ! Le même jour, le ministre de l’Agriculture juge la crise « très grave ». Si le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer déclarait le 18 septembre qu’il souhaitait toute la transparence sur ce sujet et était donc favorable à la création d’une commission d’enquête parlementaire, sa collègue ministre de la Justice, en revanche, fait manifestement traîner toutes les actions judiciaires entamées en la matière : la recevabilité des quatre plaintes déposées est systématiquement contestée par le parquet, celui-ci n’hésitant pas aller jusqu’à la Cour de cassation pour s’opposer à l’une de ces actions ! Enfin, la ministre de l’Economie et des finances annonce, la semaine dernière, la nomination à son cabinet d’un journaliste d’un quotidien parisien ayant médiatisé à outrance, début septembre, le rapport Belpomme, rapport qualifié de particulièrement léger par le gouvernement lui-même ! A l’heure du Grenelle de l’environnement, enfouir la vérité à laquelle ont droit les Antillais sur ce sujet est inadmissible et « grenellement » incompatible."


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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 21:32
La famille Kabile reçue au ministère de la Justicemanif-kabile.jpgDepuis 2001, les proches de feue Eliane Kabile veulent savoir qui repose dans le cercueil de leur mère et sœur. Après moults pérégrinations judiciaires, la justice a estimé que le cadavre reposant au cimetierre de Sarcelles (95) est bien celui d’Eliane Kabile. Une décision contestée par la famille qui a fait appel du non-lieu rendu par le juge d’instruction. Cette fois, ils se sont rendus devant le siège du ministère de la Justice dans le but de manifester. Ils n’ont guère eu le temps de déployer leur pancarte puisque, à peine arrivés sur la place Vendôme, on leur a fait savoir qu’ils seraient reçus par le cabinet de Rachida Dati. Christiane Daugimond, Laurent Kabile, Antoine Orsatti et Charles-Louis Roche ont rencontré plus d’une heure, hier après-midi, M. Bayard, chef du bureau du cabinet du garde des Sceaux. Laurent Kabile et Christiane daugimond ont longuement rappelé leur affaire. « Ca l’a secoué », confiait M. Orsatti à la sortie de l’entretien et il a dit qu’il rendrait compte de tout à M. Imbert, le chef de cabinet. « Il nous a fait comprendre qu’il avait le cul entre deux chaises… Il a dit qu’il avait confiance dans la justice, je lui ai dit : moi non plus ! », témoigne M. Roche. Finalement, le conseiller de Rachida Dati a indiqué qu’il saisirait la police criminelle pour l’interroger… « J’espère que vous serez sans peur et sans reproche », lui a répondu Mme Daugimond. Mais la justice étant indépendante, c’est la cour d’appel de Versailles qui doit examiner l’appel de la famille Kabile, le 9 novembre prochain.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 21:21
Le volet outre-mer du Grenelle de l’environnementEstro--biancarelli-sortie-medad.jpgChristian Estrosi à la sortie de la dernière réunion du Grenelle. En arrière plan, Olivier Biancarelli.
Hier après-midi, à l’issue des rencontres du grenelle de l’environnement, Jean-Louis Borloo et Chrisitan Estrosi ont fait part de leurs intentions environnementales pour l’outre-mer. « Mettre fin aux dérives du passé et renforcer le meilleur de l’outre-mer. » . Huit domaines stratégiques sont concernés l’énergie, les déchets, les risques naturels, la gestion des ressources naturelles et de la biodiversité, les activités extractives, l’eau et les pollutions, la santé et la gouvernance. Chacun de ces domaines a été décliné en un objectif stratégique défini à l’horizon de 2020, puis en plusieurs axes d’intervention, qui eux même se déclinent en propositions d’actions.
"On a été négligents"Borloo.jpg

Christian Estrosi a rappelé que la part des énergies renouvelables ne représente que 9 % en Métropole, contre 16%  en Guadeloupe, 18 % en Guyane et 36 % à La Réunion. Fort de ce constat, il a affirmé sa détermination à soutenir les collectivités ultramarines dans cette voie. Le secrétaire d’Etat souhaite que l’outre-Mer soit un exemple pour la Métropole.
« L’environnement, a précisé Christian Estrosi, sera l’un des secteurs retenus pour les zones franches globales d’activité. » Jean-Louis Borloo a concédé quelques mots à la presse d’outre-mer : « L’outre-mer, c’est 80 % de notre biodiversité et il doit être une vitrine du développement durable français. Il a toutes les potentialités même si on a été négligents jusqu’à présent. La priorité ira aux transports publics, à la gestion des déchets, à la biodiversité et à l’autonomie énergétique… » Pas le temps d’en dire plus, il était attendu à l’Elysée pour conclure ce premier Grenelle de l’environnement. Les journalistes présents sont repartis avec une écharpe verte et un petit arbre en pot.
Le problème des déchets en Guadeloupe
Le secrétaire d’Etat a rappelé que la gestion des déchets relevait du conseil général. « La situation en Guadeloupe est inacceptable. Le préfet Brot a dit aux collectivités les vérités que l’Etat devait dire… »
Estro-et-Caroline-Marie--lasse--.jpgLes problèmes des pesticides en Martinique et en Guadeloupe
Les propositions du Grenelle disposent de réduire de 50 % des pesticides à l’échelle nationale. Sur la situation de la Guadeloupe et de la Martinique, Christian Estrosi, a indiqué que tous les pesticides n’avaient pas les mêmes conséquences sur l’environnement et la santé humaine. « Ce Grenelle est important pour veiller à ce que, désormais, tous ces pesticides soient interdits. » Il a encore plaidé pour que les territoires non touchés par les pesticides bénéficient d’un label propreté qualité. Visiblement mal informé, le secrétaire d’Etat a cité le cas de Marie-Galante alors que la chambre d’agriculture y a découvert une première parcelle de 15 hectares contaminés…
Les problèmes de l’orpaillage en Guyane
« Le dossier de la mine de Kaw a été évoqué, a assuré Christian Estrosi. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il fallait un minimum d’expertise. Une mission composée d’experts se rendra en Guyane et, après, nous prendrons une décision définitive… » Le ministre considère que le problème de la Guyane, c’est l’orpaillage illégal avec le cyanure et le mercure déversés dans la nature. Il a insisté sur la volonté de l’Etat de le combattre, en collaboration avec le Brésil et la Guyane. « Les ressources minières seront exploitées dans le strict respect de la richesse de la biodiversité en Guyane. » Reste que cette question sera tranchée sans doute par le président de la République lui-même.
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