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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:11

Karam interpelle Huchon sur les ultramarins de la Région Ile de France

Depuis qu’il est conseiller régional d’Ile de France, Patrick Karam est un membre assidu de l’hémicycle de la rue de Babylone. Membre de la Commission permanente, il prend très à cœur son rôle d’opposant à Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la Région capitale.

Patrick Karam, futur ex-délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’Outre-mer, est un élu régional apparenté UMP de l’Ile de France, très actif. Il a récemment interpellé le président PS Jean-Paul Huchon sur des sujets qui lui sont chers : les Ultramarins de l’Ile de France. Ainsi il lui a demandé le 3 décembre dernier de faire le point sur le « passeport imagin’R ». « Engagement de votre campagne en 2004, cette dotation de continuité territoriale devait permettre de faciliter le retour au pays des Ultramarins en les aidant financièrement pour acheter les billets d’avion. Ils n’ont jamais reçu cette dotation… Quand comptez-vous mettre en place ce dispositif pour lequel vous vous étiez engagé ? » Huchon n’est pas né de la dernière pluie et a rappelé à Patrick Karam que « la continuité territoriale relève de la solidarité nationale et donc du chef de l’Etat » sans qui et sans contribution de sa part, « rien ne peut être envisagé ». Mais après avoir renvoyé le demandeur vers ses amis politiques, il a indiqué dans sa réponse que « les mesures visant à subventionner des billets d’avion font monter leur prix ». Jean-Paul Huchon indique encore que ses services ont « déjà pris l’attache de compagnies aériennes pour initier les travaux techniques nécessaires mais là encore, la présence financière de l’Etat à nos côtés est indispensable… » Alors, le président Huchon propose que soit mis en place « un groupe de travail associant les élus intéressés ».

L’année des Outre-mer français

Dans la même veine, Patrick Karam a interpellé Jean-Paul Huchon sur les 600 000 Ultramarins en Ile de France : « Aucun lieu dans notre région ne valorise la culture des outre-mer et l’identité singulière des personnes originaires de ces territoires. Il s’agissait pourtant d’un engagement pris par vous-même lors de la campagne de 2004… » Pain béni pour Jean-Paul Huchon qui se fait un plaisir de rappeler tous les soutiens de la Région aux nombreuses manifestations artistiques et culturelles. Ainsi il rappelle que la Région Ile de France a financé les documentaires Janbé d’lo, La Martinique aux Martiniquais, L’Avenir est ailleurs, Les seize de Basse-Pointe ou le festival du chevalier de Saint-George. De même, la Région a accueilli l’Institut du Tout-Monde en 2009 et lui a apporté 70 000 € en 2010. Et comme Patrick Karam lui met en opposition l’action de l’Etat avec la création d’une Agence nationale des cultures d’outre-mer (que l’on ne voit toujours pas poindre, NDLR), Jean-Paul Huchon indique que « la création d’une maison des îles fait partie de ses engagements (…) et qu’une mission de préfiguration sera confiée à Viviane Romana ». Quant à l’année des Outre-mer, le président Huchon a encore des arguments puisqu’il répond à Patrick Karam que, outre les rencontres avec Daniel Maximin, Euzhan Palcy, Jacob Desvarieux ou D de Kabal, la Région a financé deux opérations de valorisation de l’outre-mer avec 37 000 € pour les Talents Guadeloupe au Casino de Paris, et 170 000 € pour le festival des Nuits tropicales au Zénith.

FXG (agence de presse GHM)

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 06:49

La requête « sans consistance » des opposants à l’extension de la géothermie à Bouillante

L’association pour la protection de l’environnement et du patrimoine bouillantais a saisi le Conseil d’Etat pour lui demander d’annuler le décret du 17 juin 2009 du ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire qui accorde à la société Géothermie Bouillante une concession pour cinquante ans de gîtes géothermiques, dite « Concession de Bouillante. Demandée en 2006, le ministère a mis trois ans pour la délivrer. Hier matin, la 6e sous-section de la plus haute juridiction administrative examinait donc ce recours. Le rapporteur public, Mattias Guyomar, a d’abord estimé que l’association  était fondée pour agir et que, donc, sa requête était recevable mais qu’en revanche, elle était marquée par « son manque de consistance, par un défaut de motivation ». L’association a d’abord argué que ce décret était pris en violation du droit à la propriété. « C’est jeté en deux lignes, a indiqué le rapporteur public, mais rien ne permet d’apprécier dans quelle mesure… » L’association argue encore de la violation de l’exigence de respecter la santé et la sécurité des Bouillantais. « Là encore, a dit le rapporteur, rien comme argumentaire… » Enfin, l’association a soumis un dernier argument, cette fois plus développé, pour défaut d’information du public. Mais là encore, le rapporteur public a renvoyé les demandeurs dans leurs cordes en précisant qu’il y avait bien eu une enquête publique. « En conclusion, a-t-il déclaré, c’est recevable mais ça ne nous conduit pas à juger grand-chose. Je vous propose de rejeter la requête. » Le Conseil d’Etat rendra sa décision d’ici un mois.

FXG (agence de presse GHM)

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 06:41

Le festival Banlieues bleues invite Jacques Schwarz-Bartc-est-du-jazz-racines-photo-A--Jocksan.jpg

Le festival banlieues bleues en Saine Saint-Denis fête sa 28e édition. Pour l’année des Outre-mer français, le festival  fait une grande  place dans sa programmation aux musiques des Caraïbes.

Le jazzman guadeloupéen, Jacques Schwarz-Bart a fait l’ouverture du festival avec un concept nouveau, Jazz-Racines Haïti. Mais on attend encore le guitariste Christian Laviso, friand de mélanges subtils et mélodieux, le maitre des musiques du chouval bwa, Dédé Saint-Prix et son groupe Avan Van, ressuscité, un bal créole avec Négoce et Signature, de la Guadeloupe, la musique troubadour d’Haïti avec TI-Coca et Wanga-Négès, la biguine avec le pianiste Alain Jean-Marie (Chofé biguine là) et son invité Roger Raspail et son ka. Et encore le jazz afro-cubain... Les rythmes des Caraïbes déferlent sur la Seine-Saint-Denis jusqu’au 8 avril.Jacques-sort-de-scene-photo-A-Jocksan.jpg

En concert d’ouverture, vendredi dernier, Gata Loco était en première partie du saxophoniste Jacques Schwarz-Bart et de son groupe Jazz-Racines Haïti, dans une création inédite. Le guadeloupéen de New York convoque les esprits à la recherche du temps.  Avec un  groupe  composé d’Errol Josué (danse et voix), Etienne Charles (trompette), le Croate Milan Milanovi (piano), Luques Curtis de Cuba (basse), Obed Calvaire (batterie) et Jean Bonga (percussions). Brother Jacques a cultivé et trouvé sa voie musicale dans les racines du ka. Le saxophoniste s’est appuyé sur les puissantes rythmiques du gwo ka pour donner une autre dimension au vocabulaire et à la grammaire du jazz. Jacques-et-Josue--photo-A--Jocksan.jpgA Banlieues Bleues, il est venu avec un nouveau concept qui le plonge dans la culture vaudou. Et pour pénétrer la dimension sociale, historique, physique, ethnologique et technique de ce rythme ancestral, il s’est entouré de deux hougans (prêtes vaudous), grands maitres en rythmes… Les mélodies sont à cheval entre la musique de campagne d’Haïti et la biguine créole des petites Antilles. Une belle intensité harmonique se dégage de ce groupe et c’est  tout en sourire qu’il est félicité par sa mère, l’écrivain Simone Schwarz-Bart en fin de set : « Bravo… Absolument magnifique. Ce titre du vent, c’est fabuleux ! Vraiment formidable ! Il y a une grande diversité de rythmes dans ce concert. Intense… » Après les racines du ka, Jacques poursuit son travail autour des racines du vaudou dans le jazz.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)Milan-Milanovi--Etienne-Charles-Luques-Curtis--Jacques-Schw.jpg


Simone-Schwarz-Bart-photo-A---Jocksan.jpgSimone Schwarz-Bart, romancière et mère du saxophoniste 

La romancière guadeloupéenne, Simone Schwarz-Bart, mère du saxophoniste Jacques Schwarz-Bart, organise dans sa case une exposition « rencontre  peinture et littérature » à partir du 7 avril et le concert de son fils, Brother Jacques, avec Racines Haïti à Goyave, le 16 avril.

« C’était un bonheur incommensurable parce qu’il nous a projeté, avec l’ensemble des musiciens, hors de nous. C’est un groupe extraordinaire, chacun à sa manière. Ce chanteur, ce prêtre vaudou remplit toute sa fonction pour nous projeter hors de  nous et nous emmener vraiment en Haïti avec ceux qui sont disparus, ceux qui sont partis lors de la catastrophe et, en même temps, il nous rappelle que la vie est là. Avec ses gestes, ses envolées hors de son corps, c’était absolument magique. Il y a la tragédie et le dépassement de la tragédie ! Il y a les vivants qui sont là et qui reprennent le cours de la vie, qui re-filent  la vie, qui essaient de la recoudre petit à petit. Quand j’écoute mon fils, je pense qu’être un artiste c’est extraordinaire. La meilleure des choses qu’il ait pu choisir dans sa vie, c’est cette voie. Et je suis contente ! Je le vois tellement heureux, épanoui, que moi-même je suis très  contente. »


Jacques Schwarz-Bart a dit de son trompettiste, Etienne CharlesEtienne-Charles-et-Jacques-Schwarz-Bart-le-souffle-du-temps.jpg : « Si j’avais un frère musical, ce serait lui, pour faire équipe à tout les niveaux : composition, phrasé, arrangement, échange, conversation musicale, verbale ou simplement soufflant. Il est mon frère de cœur et encore tout jeune. »

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 06:40

Jacques Schwarz-Bart a ouvert le festival Banlieue bleue

Reportage en coulisse par AlfeCecile-Niasse--Jacques-Schwarz-Bart-Caroline-Lee--et-Etien.jpg

Cécile Niasse, Jacques Schwarz-Bart, Coline Lee Toumson et Etienne CharlesDaniel-Maximin--et-Hayat-Dhahfa-maire-adjointe-a-la-cultur.jpgDaniel Maximin  et Hayat Dhahfa, maire adjointe à la culture  de Saint-OuenHelene--Milou--Cecile-et-Caroline-photo--A--Jocksan.jpgHélene,  Milou,  Cécile et Carolinefils-et-mere--unis-dans-la-joie-photo-A--Jocksan.jpgJacques et Simone Schwarz-BartMichelle--Mamita-et-Jean-Bonga-photo--A--Jocksan.jpgMichelle Mamita et Jean BongaDaniel-Maximin-Caroline-Bourgine-et-Simone-Schwarz-Bart-pho.jpgDaniel Maximin, Caroline Bourgine et Simone Schwarz-BartJacques--Cynthia-Phibel-et-Ruddy-photo--A--Jocksan.jpgJacques, Cynthia Phibel et RuddySeloua-Luste-Boulbina-Daniel-Maximin-et-Cecile-Niasse-dire.jpgSeloua Luste Boulbina, Daniel Maximin et Cécile Niasse, directrice de la communication de Banlieues BleuesSimone-et-Jean-Clair-Luberdin-de-toulouse-a-lu-ces-livres-d.jpgSimone Schwarz-Bart avec Jean-Clair Luberdin, de toulouse, qui a lu tous ses livres depuis l'age de 17 ansXavier-Lemaitre-directeur-de-Banlieues-Bleues-et-Milou-part.jpgXavier Lemaitre, directeur de Banlieues Bleues, et MilouJacques-et-l-equipe-de-Daniel-Maximin--commissaire-de-l-an.jpgJacques Schwarz-Bart et l'équipe de Daniel Maximin, commissaire de l'année des Outre-mer photo

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 06:39

Jacques Schwarz-Bart convoque les esprits

« Je veux recoller tous les morceaux cassés, les débris et les poussières de mon identité, pour en faire une œuvre d’art »  

Jacques-Schwarz-Bart-2-photo-A--Jocksan.jpgJacques Schwarz-Bart, 48 ans, cultive le gout subtil pour les musiques ancestrales des Caraïbes. Après son travail sur le ka.  Il s’immerge dans le vaudou, cultivant une tradition identitaire familiale. Depuis 24 ans, Il  poursuit son travail sur les mémoires en parcourant le temps, longtemps.

Avec  Racines Haïti, vous venez de donner un concert hors du temps. Quelle est votre impression ?

C’est  la première prestation de ce jazz Racines Haïti. C’est un concept nouveau qui n’a pas vraiment été exploré. Il a été créé dans l’obscurité et en l’absence de référence. Je suis content que le public ait reçu cette musique aussi chaleureusement.

Votre entré en scène a été une véritable cérémonial mystique avec ces deux hougans…

Je  ne pouvais pas faire cette musique sans l’accord des esprits du vaudou. Il me fallait donc des alliés dans ce groupe qui puissent mettre ces forces derrière nous, nous apporter cette science de la musique vaudou aussi. On a inséré dans notre jazz quelque chose d’authentique, carrément de la racine du vaudou haïtien.

Votre musique s’ancrait déjà dans les racines de vos ancêtres…

Ça me vient de la famille où j’ai été élevé. Il suffit de regarder le combat de ma mère, de mon père  qui a toujours été des combats de ceux qui vont au bout des choses. Au bout de l’identité qui est  respectivement la leur. Mais au-delà de l’identité, il y a les autres aussi.  C’est pourquoi, n’étant pas  Haïtien, je me suis senti autoriser, si je peux m’exprimer ainsi,  d’essayer de pouvoir fouiller cette racine haïtienne.

L’Afrique a-t-elle une place dans votre univers musical ?

J’ai beaucoup travaillé avec les musiciens du gnawa du Maroc. Le gnawa est une musique importée au Maroc, il y trois siècles, de l’Afrique noire par ceux que la traite arabe, transsaharienne, abvait réduit en esclavage   Aujourd’hui, ils ont doit de cité, de parole et d’expression. Il y a un grand festival de musique gnawa  au Maroc. C’est fut extraordinaire d’être invité et de jouer avec ces maitres de la musique gnawa. Ca a été aussi une étape dans ce que je fais aujourd’hui avec le vaudou, parce que cette entente, cette grande spiritualité qui est née avec l’esclavage, nous vient directement de l’Afrique. 

Cela vous tenaillait-il de présenter cette face culturellement cachée de la musique d’Haïti ? 

La musique racine a bercé mon enfance. Nous n’avons pas eu d’éducation religieuse et,  pour moi, ces chants vaudou tenaient lieu quelque part de religion (il éclate de rire). Ça et la musique gwo ka, c’était mon lien direct avec le mystique, avec tout ce qui nous dépasse. Il était absolument  indispensable pour moi en tant qu’artiste d‘inclure ça dans mon vocabulaire et dans ma façon de vivre la musique.

Aujourd’hui, votre recherche musicale est très poussée vers le temps passé. Qu’elle sera votre direction demain ?

Je suis et je resterai un musicien de jazz, toute ma vie. En même temps, je ne suis pas né aux États-Unis. J’ai une identité différente de celle de tous mes collègues new-yorkais et contrairement à certaines personnes sur cette scène, moi je n’ai pas honte de mes racines. Non seulement  je n’ai pas honte, mais tout ce qui fait partie de mon univers  personnel est tellement fort dans mon émotionnel ! Le gwo ka, la musique racine et d’autres formes de  musiques… Certaines d’ailleurs ne sont pas  africaines. Je vais faire un disque de musique juive. C’est une musique que j’entendais enfant à cause de mon père. Je veux recoller tous les morceaux cassés, les débris et les poussières de mon identité, et faire quelque chose qui ressemble a une œuvre d’art.

Est-ce l’essentiel pour vous ?

C’est la seule façon de vivre pour moi. Je parle pour moi, sans vouloir donner de leçon à personne. C’est la seule façon que j’ai de pouvoir vivre avec moi-même.

Vous êtes arrivez dans le monde musical très tard, à l’âge de 24 ans. Votre réussite a été fulgurante. Êtes-vous un infatigable bosseur-chercheur ?

J’ai commencé le saxophone à 24 ans, et maintenant  j’ai 48 ans.  Cela fait exactement 24 ans que je joue. Je peux dire depuis deux mois que j’ai passé la moitié de ma vie à me consacrer à la musique. Si je vis encore une vingtaine d’années, je pourrais acquérir une certaine sagesse musicale et épurer mon discours afin de pouvoir canaliser l’émotionnel sans encombrement. 

Propos recueilli par Alfred Jocksan

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 16:46

Festival sans chaînes à Pontarlier

La Communauté de communes du Larmont, en lien avec l’association Route des abolitions de l’esclavage et des Droits de l’Homme, présente la 3e édition du festival Sans Chaînes, le vendredi  6 et samedi 7 mai 2011 à Pontarlier.  Labellisé dans le cadre de l’année des Outre-mer français mais également par le Comité pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage, cet événement veut valoriser les richesses de la diversité culturelle des populations de descendances africaines, qu’elles soient des Caraïbes, du Brésil, de l’Afrique ou de l’Europe et cela à travers toutes les formes de l’Art. Le public pourra bénéficier d'un programme riche en rencontres, échanges et découvertes dont une soirée-débat le 6 mai sur « la mémoire et les nouvelles formes de résistances culturelles », en présence d’éminentes personnalités et spécialistes.

Cette année, Paul Lumumba sera le parrain de cette édition. Il est le fils de Patrice Lumumba qui, 50 ans après son assassinat, reste le symbole de la lutte panafricaine pour l’indépendance du Congo et l’émancipation des peuples.

 Le 7 mai, le centre ville de Pontarlier donne du relief à ces rencontres avec un village associatif vivant :  danses pluridisciplinaires, projections de films d’animation, restitutions d’ateliers, théâtre… suivi d’une soirée concert haute en couleurs à l’Espace Pourny avec en têtes d’affiche, Moonraisers dont la renommée sur la scène internationale world, reggae n’est plus à faire ; Jaba, leader charismatique du groupe helvétique, s’est récemment fait connaître aux quatre coins du globe grâce aux tubes planétaires du DJ Yves Larock pour lesquels il a prêté sa voix ; « Rise up », « By your side ». Mais encore BelO, découverte internationale RFI 2006, jeune Haïtien, consacré parmi les 20 meilleurs artistes francophones, dont le reggae-soul mâtiné de rythmes traditionnels est devenu un véritable phénomène musical, invariablement aux Antilles, en Afrique, en Europe ou aux Etats-Unis. Ses textes dénoncent notamment les conditions de vie en Haïti et prônent l’unité.

En parallèle, des modules de formations et créations collectives tous publics s’animeront en Maison de quartiers avec de la danse africaine, de la capoeira et des chants et danses traditionnels d’Afrique, des percussions…

 Rens au 03.81.46.59.17, www.abolitions.org

 http://www.facebook.com/pages/Festival-sans-chaines/202094996471928?sk=wall#!/pages/Festival-sans-chaines/202094996471928?sk=wall

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 15:58

 L’année des Outre-mer invitée du salon du livre de Paris

La ministre de l’Outre-mer et le commissaire de l’année des Outre-mer français visiteront le salon du livre vendredi 18 mars à 15 heures.

 

Jeudi 17 mars – Scène des auteurs, 20h – 21h

Hommage à Edouard Glissant animé par Laure Adler et organisé à l’initiative du Salon du livre par l'Institut du Tout-monde, les éditions Galaade et le Fonds de dotation Agnès b.

Avec  Patrick Chamoiseau, Claudio Magris, François Noudelmann, Edwy Plenel, Antoine Raybaud, Elias Sanbar, Christopher Yggdre 

 

Vendredi 18 mars – Auditorium du stand du Centre national du livre (N54), 14h-15h

Devoir de mémoire ou droit à la fiction. L'écrivain ultra-marin doit-il témoigner de l'Histoire ou peut-il s'adonner à la fiction ? Un débat animé par Yves Chemla.

Avec Mohammed Aïssaoui, L’affaire de l’esclave Furcy, Gallimard 2010, Roland Brival, Paris, L’ensauvagé, Ramsay 2007, Alain Foix, Noir, de Toussaint Louverture à Barack Obama, Galaade 2009, Simone Schwarz-Bart, L’étoile du matin d’André Schwarz-Bart, Seuil 2009, et Chantal Spitz, Pensées insolentes et inutiles, Éd. Te Ite 2006

 

Vendredi 18 mars – Scène des auteurs, 14h à 15h

Une histoire de famille en présence d’Ernest Pépin, Le soleil pleurait, Vents d’ailleurs 2011

 

Vendredi 18 mars - Scène des auteurs, 15h à 16h

Le roman initiatique en présence d’Eugène Nicole, L’œuvre des mers, L’Olivier 2011

 

Vendredi 18 mars - Scène des auteurs, 17h à 18h

L'amour et ses chemins de traverse en présence de  Gisèle Pineau, L’odyssée d’Alizée, Thierry Magnier 2010

 

Samedi 19 mars – café Littéraire du stand du Centre national du livre (N54), 16h – 18h

Ecrire ici, écrire là-bas, écrire ailleurs ?

La Réunion, les Caraïbes, l’Océanie, l'Hexagone, comment écrit-on d’un Océan à l’autre ? Débat animé par Philippe Delaroche, avec Alfred Alexandre, Les villes assassines, Écriture 2010, Luc Camoui, Pue Tiu. Au cœur de la parole, Axel Gauvin, Oui au créole, oui au français (avec Yvette Duchemann, Fabrice Georger et Laurence Daleau), Tikouti Éditions 2006, Weniko Ihage, En paroles Drehu Lifou, Bpi du Centre Pompidou, 2009, Daniel Maximin, Les fruits du cyclone, une géopoétique de la Caraïbe, Seuil 2006, Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France, André Paradis, Le soleil du fleuve, Ibis Rouge 2010

 

Samedi 19 mars - Scène des auteurs, 19h- 20h

Les Outre-mer, Unité ou diversité. La Martinique, La Nouvelle Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon ou La Réunion, ces outre-mer, si loin, si proches, entre ressemblances et dissemblances. Débat Animé par Marijosé Alie. Avec Suzanne Dracius, Exquise déréliction métisse, Desnel 2008, Déwé Gorodey, Graines de pin colonnaire, Nouméa éd. Madrépores 2009, Eugène Nicole, L’œuvre des mers, L’Olivier 201Jean-François Samlong, La crise de l’Outre-mer français, L’Harmattan, 2009.

 

Dimanche 20 mars – salle Nota Bene, 12h – 12h30

Yann Hubert, Moana, rencontre avec la biodiversité sous-marine polynésienne, Au Vent des îles 2011 (préface de Nicolas Hulot)

Dimanche 20 mars - Scène des auteurs, 18h- 19h

Rencontre polar en présence de Patrice Guirao, Lyao Li, Au Vent des Îles 2011

 

Lundi 21 mars – Auditorium du stand du Centre national du livre (N54), 16h – 18h

De quel pays vient l'écrivain ? Ces écrivains d’outre-mer qui dépassent leurs frontières. Débat animé par Dany Toubiana, journaliste et metteur en scène. Avec Nassur Attoumani, Autopsie d’un macchabée, L’Harmattan 2009 et Le turban et la capote, L’Harmattan 2011, Mémona Hintermann, Ils ont relevé la tête (avec Lutz Krusche), J-C Lattès 2010, Nicolas Kurtovitch, Les arbres et les rochers se partagent la montagne, La Roque d’Anthéron : Vents d’ailleurs 2010, Max Rippon, Morrina, quitter la rade, Jasor 2011

 

Programme des rencontres sur le stand de l’année des Outre-mer. Stand H23 – E 23 - E24

Vendredi  18 mars

14 h 30 – 15 h 30 : Rencontre avec Anne Bihan, Collision et autres traversées, parues aux Éditions Traversées 2007. Animé par Dany Toubiana, journaliste et metteur en scène

 

15 h 30 – 16 h 30 : Rencontre avec Max Jeanne, Phare à Palabres, Montréal : Mémoire d’encrier 2009. Animé par Ayelevi Novivor, Gens de la Caraïbe

 

16 h 30 – 17 h 30 : Rencontre avec Alexis Gloaguen, Les Veuves de verre, Maurice Nadeau/Les lettres Nouvelles 2010. Animé par Ayelevi Novivor, Gens de la Caraïbe

 

17 h 30 – 18 h 30 : Lecture par Jean-Claude Drouot d’un extrait de Rue Saint Denis, pièce écrite par Alain Foix

19 h – 20 h : Grand Prix du Roman Métis

Présentation par La Réunion des Livres et la Ville de Saint-Denis en présence de Mohammed Aïssaoui, président du jury 2010, Tahar Ben Jelloun, Patrick Poivre d’Arvor et Fouad Laroui, mention spéciale du Grand Prix pour Une année chez les Français.

 

Samedi 19 mars

14 h 30 – 15 h 30 : Outre-Mer, Trois Océans de poésie. Christian Poslaniec et Bruno Doucey, Outre-Mer, Trois Océans de poésie, Editions Bruno DouceyEn présence de Flora Devatine, Nicolas Kurtovitch, Ernest Pépin et animé par Bruno Doucey.

 

16 h – 17 h : Rencontre avec Julienne Salvat, entre La Martinique et La Réunion. Camille : récits d’hier et d’aujourd’hui, Ibis rouge 2007, animé par Ayelevi Novivor, Gens de la Caraïbe

17 h 30 – 18 h 30 : La Bande dessinée vue par Bernard Berger, L’usine à guêpes, collection La Brousse en folie, Éditions La Brousse en folie 2010. Animé par Dany Toubiana, journaliste et metteur en scène

18 h 30 – 19 h 00 : Slam session avec Paul Wamo, performeur de Nouvelle-Calédonie

 

19 h 00 – 20 h : Prix Littéraire Fetkann !

Le Prix Fetkann ! Rend hommage à Edouard Glissant, lauréat 2010 du Prix Fetkann ! de la Poésie pour son ouvrage Philosophie de la relation paru aux éditions Gallimard. En présence de Tahar Bekri, le romancier et universitaire tunisien, Suzanne Dracius, lauréate du Prix Fetkann ! en 2009, Yves Letourneur, professeur agrégé de philosophie et José Pentoscrope, Président du CIFORDOM.

 

Dimanche 20 mars

11 h – 12 h : Découvrez l’art contemporain en Guadeloupe. Léa de Saint-Julien, Alain Salevor et Cécile Godefroy, Art Public, une collection d'art contemporain en Guadeloupe, coédité avec les éditions Skira Flammarion 2010. Animé par Ayelevi Novivor, Gens de la Caraïbe

 

14 h 30 – 15 h3 0 : La Nouvelle Calédonie de Nicolas Kurtovitch, Les arbres et les rochers se partagent la montagne, Vents d’ailleurs 2010. Animé par Guy Registe, journaliste

 

16 h – 17 h : « Les Mots » Lecture musicale de Roland Brival, accompagné de Camel Zekri, guitare acoustique.

 

17 h 30 – 18 h 30 : Luc Camoui, poète kanak (et Waixen Wayewol), Phaanemi, le Ressouvenir, L'Herbier de Feu 2006. Animé par Dany Toubiana, journaliste et metteur en scène

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 13:44

Césaire au Panthéon au Journal officiel

Le décret décidant d'un hommage de la Nation à Aimé Césaire au Panthéon, signé par le président de la République mercredi, est paru au Journal officiel ce 17 mars.

Cette cérémonie avait été convenue avec la famille d’Aimé Césaire lors d’un entretien avec le chef de l’État le 7 janvier dernier, en Martinique. Elle aura lieu le 6 avril à 17 heures. A cette occasion, une inscription à la mémoire du grand écrivain et homme engagé de la Martinique sera dévoilée dans la crypte du Panthéon.

Agence de presse GHM

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 07:48

Il publie sur Facebook la liste de Guadeloupéens condamnés

Yannis Malahël joue au justicier sur Facebook. Il rend public une liste de personnes condamnées en Guadeloupe. Pour ce geste, il encoure trois ans de prison. Le procureur de la République a ouvert une enquête.

L’ancien présentateur de l’émission « Info justice » sur Canal 10 crée le buzz sur Facebook. Yannis Olivier Leborgne Malahël a décidé de faire sa propre justice en publiant sur son profil, totalement libre d’accès, une liste de personnes condamnées en Guadeloupe. Tout le monde y passe : des condamnés pour une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, à ceux sanctionnés pour agression sexuelle sur mineur, en passant par l’élu condamné dans le cadre de sa responsabilité de maire au chef d’entreprise sanctionné pour entrave à la participation à l’assemblée générale des actionnaires d’une entreprise… La liste est intitulée « Escroc Voyou & Délinquant Sexuel ». Sur le site communautaire, le justicier solitaire affirme qu’il veut « servir le Bien et protéger les êtres qui acceptent de respecter la Loi (…) ce qui lui impose de rester strict, sans haine, mais sans pitié ».

Le procureur participait à « Info justice »

Par deux fois dans ses commentaires, il explique agir avec l’accord du procureur de la République Jean-Michel Prêtre. Pas de chance pour lui, ce dernier a rapidement réagi : « C’est un fichier nominatif totalement illégal constitutif de délit ». Le procureur, qui n’a pas souhaité faire de plus amples commentaires, a donc chargé la direction interrégionale de la police judiciaire d’une enquête.

« Tout fichier nominatif doit faire l’objet d’une déclaration à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Les personnes ne se conformant pas à cette disposition encourent une peine d’emprisonnement de trois ans », explique le procureur. Jean-Michel Prêtre connaît bien celui sur qui il a ouvert une enquête. Le procureur participait chaque semaine à l’émission « Info justice » que Yannis Malahël présentait. Pendant une quinzaine de minutes, il répondait à ses questions.

Cet homme, qui jette en pâture des noms de personnes ayant déjà eu à répondre de leurs actes devant la justice, a publié sur le site de nombreuses photos de lui, arme à la main, dans des dossiers intitulés « Tir sportif à l’AS Police Guadeloupe » ou « L’homme au révolver et santiags ». Il se présente comme « homme poisson, psy, secouriste, journaliste, légionnaire ».

D’ici peu, Yannis Malahël pourrait finalement intégrer la liste des « forces du mal » qu’il s’empresse de dénoncer.

DM (Agence de presse GHM)


Viré de Canal 10 en 2009

La directrice de la chaîne locale Canal 10, Lisa Rodriguez a mis fin à l’émission de Yannis Malahël en 2009, quand elle a pris la relève de son père à la tête de la chaîne. « Je n’aimais pas vraiment les questions qu’il posait. Il était bizarre », se rappelle-t-elle. Yannis Malahël avait alors très mal réagi. Déjà, « sur Facebook, il avait sali le nom de mon père et Canal 10. Nous l’avions menacé de le poursuivre en diffamation et il avait tout retiré », explique Lisa Rodriguez.

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 06:36

 

La Commune de 1871, Paris capitale insurgée 

 

Du 18 mars au 28 mai; l'hôtel de Ville de Paris présente une exposition sur la Commune de 1871. 200 gravures, photographies, affiches et manuscrits illustrent les événements qui se sont déroulés il y a 140 ans.

Leon-Sabatier-et-Albert-Adam---Hotel-de-Ville-incendie-du.jpgEn 1872, Victor Hugo, opposant résolu au Second Empire, publie un recueil de poèmes relatant les événements depuis la déclaration de guerre à la Prusse (juillet 1870) jusqu’à la répression de la Commune (juin 1871) et l’intitule L’Année terrible. Après avoir résisté pendant quatre mois à un siège militaire, Paris subit l’humiliation d’être occupé par l’armée allemande le 1er mars 1871. Le 18, la ville se soulève contre les décisions impopulaires de l’Assemblée nationale nouvellement élue et du gouvernement dirigé par Adolphe Thiers qui décide de quitter la capitale pour s’établir à Versailles. Le Comité central de la garde nationale parisienne organise alors des élections pour la formation d’une commune qui s’installe le 28 mars à l’hôtel de Ville pavoisé de drapeaux rouges, en présence d’une foule de dizaines de milliers de sympathisants.

Pendant ces quelque 60 jours de gouvernement, la commune de Paris adopte de nombreux décrets. Certains sont d’effet immédiat (liquidation des loyers dus par les locataires ; abolition du travail de nuit ; interdiction des retenues sur les salaires…), d’autres prennent date pour l’avenir (abolition de la conscription ; séparation de l’Eglise et de l’Etat ; instruction laïque, gratuite et obligatoire ; organisation du travail…). Une-seance-de-la-Commune-a-la-salle-des-Maires-a-l-Hote.jpgDes mesures symboliques sont exécutées, comme la démolition de la colonne Vendôme.

L’assemblée parisienne, reflet de toutes les tendances révolutionnaires, offre un profil exceptionnellement populaire et jeune. Parmi les élus se trouvent des figures illustres tels l’écrivain Jules Vallès ou le peintre Gustave Courbet. De nombreuses femmes, comme l’emblématique Louise Michel, s’engagent dans la lutte et de nombreux réfugiés étrangers combattent pour le mouvement communaliste. Mais l’inorganisation militaire et les dissensions qui éclatent parmi les dirigeants vont rapidement mettre fin à la généreuse utopie des premiers jours.

Barricades et répression

La-Commune-de-Paris--1871--Vue-de-la-Place-Vendome---c-Pa.jpgLes troupes versaillaises entrent dans Paris le 21 mai et reconquièrent la ville en se livrant à une impitoyable répression et à des exécutions sommaires qui causent la mort de près de 20000 personnes. De sanglantes batailles de rues ont lieu autour des barricades élevées par les communards qui mettent le feu à plusieurs monuments (hôtel de Ville, Tuileries…) dans l’espoir de retarder l’inexorable progression de l’armée régulière. Les derniers combats se déroulent au cimetière du Père-Lachaise le 27 mai, et s’achèvent à Belleville le 28. Des milliers de prisonniers sont alors emmenés à Versailles où ils vont attendre leur jugement dans des conditions de détention souvent effroyables.

La-prise-de-Paris--mai-1871----c-Parisienne-de-Photographi.jpgL’exposition se déroule comme un parcours chronologique illustré et commenté à travers une iconographie variée par ses supports (photographies, affiches, gravures de presse) et son contenu, objectif ou partisan. Elle se propose d’aider à la compréhension des événements – encore très présents dans la mémoire politique – qui ont eu lieu à Paris de mars à juin 1871 et dont l’hôtel de Ville fut le théâtre principal. Les quelque 200 œuvres et documents exposés, dont plusieurs manuscrits originaux, proviennent des collections municipales (bibliothèque de l’hôtel de Ville, bibliothèque historique de la Ville de Paris, bibliothèque Marguerite-Durand, musée Carnavalet-Histoire de Paris).

(Photos : Parisienne de photographie)

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