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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 06:28

Les pros des musiques d’outre-mer veulent se structurerDesvarieux-Basset-Singamalon-Kaysha-Aurore-Lanchezrt-Thomas.jpg

Les premières assises des professionnels des musiques d’outre-mer se sont déroulées lundi au ministère de l’Outre-mer sous l’égide de Claudy Siar.

Y assistaient, entre autres, les artistes Sylviane Cédia, Chris Combette, Tony chasseur, Mario Canonge, Thierry Cham, Jean-Philippe Fanfant,  Tedjee, Stéphane Castry, Patrick Marie-Joseph, Thierry Vaton, Jane Fostin…

Sylviane-Cedia--guylaine-Clery-X-Jennifer-Pelage-Krys.jpg« Les professionnels des musiques populaires et traditionnelles sont confrontés à des difficultés spécifiques », Claudy Siar a réuni l'ensemble des acteurs de ce secteur pour  « soutenir ces musiques qui doivent continuer à exprimer les identités des originaires d'Outre-mer et contribuer au rayonnement de ces régions ».

Partant de la situation des filières de production, de l’édition, de la distribution, de la production de spectacles et leurs dysfonctionnements, le premier débat a été une réflexion pour « bâtir des stratégies en intégrant le téléchargement, les nouveaux réflexes d’achat »… Il a été aussi question de la visibilité médiatique de nos artistes, « une difficulté majeure », selon le leader de Kassav, Jacob Desvarieux, autre participant de ces assises : « On a joué au stade de France en 2009 ; on l’a rempli. Aujourd’hui quand vous entendez les différents médias français parler des artistes français qui y sont passés, ils citent Johnny, Bigard, Mylène Farmer, mais jamais nous… C’est un problème et je me demande d’où il vient… » Kassav fait plus de monde à Amsterdam qu’à Lyon, à Lisbonne qu’à Marseille, à Bruxelles qu’à Bordeaux, « et pourtant dans ces pays là, on ne passe pas à la télé, ni à la radio… Il y a un problème en France ».

20 % des ventes en numérique

Patrick-Marie-Joseph--sa-femme-et-Dominique-Mirval.jpgSelon Eric Basset, gérant d’Aztec Musiques, la grande difficulté de diffusion des musiques d’outre-mer vient, comme pour les productions régionales, de la disparition des points de vente et de l’absence de prix unique pour le disque. « Il y a aussi un problème de tarif », explique le producteur réunionnais Jean-Louis Rosely car le disque reste taxé comme un produit de luxe, à 19.6 %. L’autre problème, c’est la numérisation. Le numérique représente 50 % des ventes aux USA et 20 % en France, avec le problème du téléchargement illégal. « Les mauvaises habitudes se sont installées », regrette l’artiste Kaysha qui reconnaît toutefois que cette fraude lui a permis d’être très connu… au Brésil.

Kaysha--Aurore-Lanchart-thomas-Duglet-Jim-Michel-Gabriel.jpgThomas Duglet, de la société Believe, distributeur indépendant de musique sur les plateformes légales, offre à 20 000 producteurs toute une gamme de services de distribution et de promotion dans le numérique. 20 à 30 % de son chiffre d’affaires provient de son catalogue d’artistes ultramarins. « On travaille énormément avec les Antilles, la Réunion et même le Pacifique car ce sont des gens qui se structurent de mieux en mieux… On a monté une chaîne sur Youtube, dédiée à la Réunion. Le digital, estime Thomas Duglet, est un bon palliatif au handicap géographique de la distance. » Un livre blanc sera édité et la plupart des participants se sont inscrits pour participer à la configuration de l’association des professionnels des musique d’outre-mer.  D’ici trois semaines, on con naîtra la date de convocation de son assemblée générale constituante.

FXG (agence de presse GHM)


Le spectacle vivant

Chris-Combette.jpg« On a de plus en plus de mal à organiser des spectacles sur Paris », regrette, le patron réunionnais du label Piros. C’est vrai que les frais de déplacement d’un groupe revient 1.5 à 2 fois plus cher que son cachet. Les aides connaissent une baisse drastique. Guylène Tacoun, conseillère musique et danse à la DAC Océan Indien, ne dispose que de 26 000 € : « Je ne sais pas ce que je peux faire avec 26 000 €… » Des aides des collectivités locales existent, comme celles de la SACEM. Selon Catherine de Luca, de l’ACSE, les musiciens originaires d’outre-mer sont éligibles aux aides pourvu qu’ils aient des projet de diffusion dans les zones relevant de la politique de la Ville et des contrats urbains de cohésion sociale.


Numérisation et discriminationsKrys-debout-micro.jpg

« Beaucoup de clics mais peu d’argent, observe Jacob Desvarieux. Alors évidemment, il y en a toujours un parmi tant d’autres qui réussit. Colonel Reyel a signé dans une maison de disques, a vendu beaucoup… Mais c’est un cas ! Et des gens qui sont le net, qui ont beaucoup de clics mais qui ne touchent rien du tout et qui disparaissent, il y en a des milliers ! » Krys, le producteur de Colonel Reyel (900 000 ventes sur Internet !) estime que la première des difficultés, ce n’est pas la question des ventes : « On est dans une économie de marché avec la loi de l’offre et de la demande. Si un producteur a des produits qui ne fonctionnent pas, ils ne peuvent dire que c’est la faute de la discrimination, il faut avant tout que le produit plaise au public. Par contre il y a des inégalités au niveau de l’accès aux médias. Kassav n’est pas diffusé à l’image de son succès ; c’est davantage là que le problème se pose. Se rassembler permettra peut-être de mettre un peu de pression sur les gros médias. Mais si on ne peut tout mettre sur le dos de la discrimination, elle existe tout de même. » Faut-il continuer de classer les musiques des outre-mer dans les musiques du monde ou dans la chanson et variété françaises ? « Dans les rayons, comme sur I-tunes, la rotation et la visibilité des titres d’outre-mer est forte, estime Eric Basset, meilleures que si nos productions se trouvaient à côté de celles de Johnny ou de Goldman… »


Le prix de la musique

Un titre coûte entre 0.69 € et 1.29 € sur la plupart des services de vente légaux avec des possibilités d’écoute sur téléphone, tablette ou les réseaux sociaux… Un album dématérialisé est vendu 9.90 € contre 19,90 € pour un CD.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 06:44

Vaval sur GaronneChaye-Yo-1.jpg

 Le défilé de Bordeaux, ce dimanche, est devenu au fil du temps un rendez-vous incontournable pour les antillais qui vivent en métropole.

Chaye-Yo-3.jpgAu carnaval de Bordeaux, il y a le programme officiel… et l’autre, celui qui draine des milliers d’antillais des 4 coins de l’hexagone. Le défilé démarre, sous un petit crachin, avec les personnages géants du Pays Basque mais, très vite, la température monte au fur et à mesure que les notes de tambour résonnent. Et les groupes défilent sur le pont de pierre qui relient les deux rives de la ville : Siwo Battery (groupe de Pau), Chayé Yo ou encore Vak Band (Paris). A chaque fois, 50 ou 60 carnavaliers dansent sur les rythmes des Vidés dans la plus pure des traditions antillaises.

Bordeaux, carnaval des antillais de l’hexagone

Vaka-band-1.jpgLa communauté estudiantine antillaise de toute la France se retrouve sur les rives de la Garonne. « On est venu en bus de Paris. Nous étions 150. Depuis jeudi soir, nous enchainons les soirées où l’on retrouve vraiment l’ambiance de chez nous. On a même fait un vidé dans le tramway ! » raconte Aurélia Bracha, étudiante parisienne de 27 ans qui fait le déplacement pour la troisième fois. Car des associations développent un programme complet de festivités autour de ce carnaval bordelais avec, en point d’orgue cette année, un concert de Jean-Philippe Marthély. Le succès est tel que les places se vendent en un clin d’œil sur les réseaux sociaux.

Le défilé du dimanche est l’apothéose de ce week-end de folie. Les bouteilles de rhum s’échangent de mains en mains, le spectacle est autant aux abords du cortège que dans les groupes qui se succèdent. Chayé Yo ne rate plus un seul rendez-vous bordelais depuis sa première participation il y a 4 ans. « Pour moi, c’est le plus important après celui de Paris en juillet » à en croire Chrisna Chafograck, le leader.

Vak Band, groupe martiniquais né à Bordeaux

Le-groupe-Siwo-Battery-de-Pau.jpgLes étudiants martiniquais de Bordeaux ont créé un groupe en 2006, Vak Band, avant de prolonger l’aventure en Martinique depuis un an, tant ils ont noué de liens forts lors des carnavals sur les rives de la Garonne.

La grisaille, ni la pluie fine n’entament en rien la bonne humeur des participants comme des spectateurs qui assistent, ravis, à ce carnaval métissé dans toute la ville.

Epuisés, les carnavaliers reprennent le chemin de Paris, Montpellier ou encore Toulouse en fin d’après-midi pour reprendre le fil de leurs études… en attendant l’année prochaine.

Texte et photos :  Guillaume Decaix (agence de presse GHM)Vaka-Band-2.jpgVaK BandChayé Yo 4

Chayé YoChrisna-Chafograck--leader-du-groupe-Chaye-Yo.jpg

Chrisna Chafograck, leader du groupe Chayé YoDavid--Aurelia-Mayline-et-David-sont-venus-de-Paris-pour-l.jpgDavid, Aurélia,Mayline et David sont venus de Paris pour les festivités autour du carnaval de Bordeaux


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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 06:38

Balkouta  au New Morning

Concert-Balkouta-New-Morning-Dominique-Tauliaut--photo-Alfr.jpgA vingt ans, c’est l’âge de la déraison et, sur la scène du New Morning, samedi, Balkouta a offert un marathon musical a ses invités avec  plus de soixante artistes et cinq heures de live, et un gâteau d’anniversaire à la fin du concert. La grande majorité des spectateurs étaient les auditeurs du dimanche matin de Dominique Tauliaut et de Robert Coliné sur les ondes de Tropiques FM. Il leur a offert une belle ballade caribéenne haute en couleur. Le succès a été tel que nombre de personnes ont dû rester sur le trottoir de la rue des Petites écuries…

La première partie du spectacle était réservée aux élèves de l’école Balkouta. D’abord ceux de  Robert Coliné puis l’ensemble vocal dirigé par Patrice Valbert, et enfin, ceux de Dominique Tauliaut. Ce dernier joue un tambour saccadé, tantôt actif, tantôt passif. C’est le style Tauliaut, soné, kogné, joué. Malgré son sens du rythme pas toujours bien compris, une technique assez rudimentaire, une mouvance de rapidité et d’agressivité parfois, il a un effet de son qui cultive la dissonance.

Concert-Balkouta-New-Morning-photo-Alfred-Jocksan--1-.jpgA 21h30 le groupe Balkota se présente sur la scène, avec son leader Dominique Tauliaut chef d’orchestre et maître du gwo-ka évolutif. Une formation impressionnante : trois guitaristes, un clavier, un percussionniste, un batteur, un tanbouyé, deux cuivres, deux chanteurs, trois choristes, des danseurs. Le big bang Balkouta ouvre le bal de ses vingt ans et chacun joue sa partition.

Des invités tels que Frank Nicolas, Miguel Gomez, Sony Troupé, Jean-Philippe Fanfant, Harry Goffin, Atissou Loko, Philippe Glover, le groupe shoublack ont apporté leur touche de magie au concert comme Max Diakok et ses danseuses  traditionnelles. Balkouta ne se limite pas seulement à la musique mais s’ouvre à la danse et l’expression corporelle sous la direction de Jean Tauliaut.

Concert-Balkouta-New-Morning-photo-Alfred-Jocksan--8-.jpgBalkouta œuvre dans le respect de la tradition, mais sans la reproduire et en se risquant à faire une musique tournée vers l’avenir.  Mais le gwo-ka guadeloupéen a ses codes, sa spiritualité, ses sept rythmes... Balkouta, tout en voulant aller plus loin par une démarche de désenclavement, contribue à la longue marche vers l’avant d’une musique issue de l’esclavage.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


3 questions à Dominique Tauliaut

Concert-Balkouta-New-Morning-Dominique-Tauliaut-photo-Alfre.jpg« Il est temps que cette musique sort de son ghetto »

Quel est le message de Balkouta ?

Le monde progresse, les temps changent, le monde change, la musique change… Nous aussi, nous avons changé et nous arrivons avec un nouveau concept, une nouvelle couleur musicale et une nouvelle équipe. Surtout avec une nouvelle manière de composer. C’est le nouveau Balkouta. C’est le concept Balkouta. C’est du gwo-ka et ses influences.

Votre nouveauté, est-ce d’être plus jazzy ?

A travers ma musique, c’est le Caraïbe qui parle, c’est l’Afrique qui parle. Et dans cette diversité, il y a des influences, des pleins de musique que j’ai côtoyés qui m’ont énormément nourrit et c’est pour cela qu’aujourd’hui, je me donne à cœur joie pour exprimer cette musique et lui donner une autre couleur. Nous parlons gwo-ka dans ma musique avec nos influences. Ma musique est ouverte et donne un gwo-ka universel. Il est temps que cette musique sort de son ghetto et émerge.

Pourquoi avez-vous voulu tant de musiciens autour de vous poue ces vingt ans ?

Il y a 56 personnes. C’est chaud ! Mais on arrive à gérer tout le monde. Il était important pour moi d’inviter les gens que j’aime et que j’apprécie, des amis. Je veux leur montrer l’amour que j’ai pour eux et l’amitié qui nous lie à travers nos différents échanges. Il était important que tous ces gens-là soient avec moi sur le plateau. On a eu trois mois de répétitions rudes. Je me rends compte aujourd’hui que cette équipe me l’a bien rendu. Il y a une espèce d’alchimie, d’amour, de complicité. Nous avons réussi notre pari et notre album viendra derrière.

Propos recueilli par Alfred Jocksan

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 06:29

 

Les 70 ans des rhums Damoiseau

Jeudi soir, à l’occasion du salon international de l’agriculture de Paris, Hervé Damoiseau, directeur général des rhums Damoiseau recevait quelques trois cents invités. Il s’agissait de fêter les 70 ans de la marque familiale, mais aussi la remise du prix de la fédération internationale du tourisme, le Laurier d’or. Déjà, en 1986, Damoiseau avait été honoré, mais avec l’ensemble des distillateurs de rhums antillais. Pour l’occasion, Hervé Damoiseau avait invité quelques people tels que Evelyne Leclerc, Annie d'Avray, Jean-Pierre Castaldi ou encore l’écrivain à succès, Paul-Loup Sulitzer.

Reportage en images par FXG (agence de prese GHM)Babette-de-Roziere-Eric-Duluc-Nicolas-Lagendre-Herve-Damois.jpgL’animatrice de télé et chef Babette de Rozière, le président de la fédération internationale de tourisme, Eric Duluc, Nicolas Legendre de Spiridom, Herve Damoiseau et l’écrivain Paul Loup Sulitzer.

Babette-de-Roziere-et-H-Damoiseau.jpgBabette de Rozière et Hervé Damoiseau.

Bernard-Martin-Herve-Damoiseau-Gabrielle-Nicolas.jpgBernard Martin, expert agricole, Hervé Damoiseau et la présidente de l’ODEADOM, Gabrielle Nicolas.

Cuvee-du-millenaire.jpgCuvee du millénaire Damoiseau, dont le flacon a été designé par Cyril Congo.

RV-Damoiseau-Cyril-Congo.jpgHervé Damoiseau et le designer Cyril Congo.

Dani-Nicolas-Legendre-Evelyne-Leclerc.jpgAnbnie d'Avray, propriétaire de la marque eponyme, Nicolas Legendre, le bras droit de Hervé Damoiseau à Paris, et l’animatrice de télévision Evelyne Leclerc.

Denis-Celeste-RV-Damoiseau-Gaston-Calife.jpgDenis Celeste, directeur général adjoint chargé du développement durable au conseil régional de Guadeloupe, Hervé Damoiseau et le président de la Case  sociale, Gaston Calife.

Dominique-de-la-Guigneraye-Quimpert-Lombriere-Damoiseau.jpgDominique de la Guigneraye des rhums Clément et JM, M. Quimpert, conseiller outre-mer du ministre de l’agriculture, Benoît Lombriere, conseiller à l’Elysée et Hervé Damoiseau.

Babette et DaniBabette et Annie d'Avray.

Freddy Loyson Bigard SiloFreddy Loyson, Roger Bigard et René Silo, les anciens des réseaux associatifs antillais en Ile de France.

Herve Damiseau JF Le Garrec Pierre BojicHerve Damoiseau, Jean-François Le Garrec, président de la CCI de Quimper-cornouaille et Pierre Bojic de Penn Duick (Route du rhum, Transat Benodet-Fort-de-France...).

Herve Damoiseau JPierre Castaldi N LegendreHerve Damoiseau avec le comédien Jean-Pierre Castaldi et Nicolas Legendre.

Isabelle-Richard-Chauffeur-metro-Pioche-Marie-Mickaelle-Man.jpgIsabelle Richard, Jean-Claude Marie-Joseph, chauffeur métro sur la ligne 4, Emmanuel Pioche du ministère de l’Intérieur et Marie Mickaelle Manquat, dite Marie-Mika.

JClaude-Benoit-Claudine-Neisson-Vernant-H-Damoiseau.jpgJean-Claude Benoit, directeur général des rhums Saint-James, Claudine Neisson-Vernant, patronne des rhums Neisson, et Hervé Damoiseau

Jennifer-Pelage-Keen-de-Kermadec.jpgJennifer Pelage, de l’association Agir ensemb, et la comédienne Keen de Kermadec

JJ-Brot-Jean-Francois-Le-Garrec-Constance-Brot-David-Barthe.jpgL’ancien préfet de Guadeloupe, en charge du Finistère depuis trois mois, Jean-Jacques Brot , avec Jean Francois Le Garrec de la CCI de Quimper, Constance Brot, la fille du préfet, David Barthe, directeur général de CEFAC et Jean-Pierre Le Pemp, shipshandler à Penmar’ch.

JPierre-Castaldi-Emmanuel-Pioche.jpgJean-Pierre Castaldi Emmanuel Pioche, un sosie de Pierre-Just Marny

Kevinn-Bastien-Charlene-et-Fabien.jpgLes amis de Hervé Damoiseau, Kevinn Bastien Charlene et Fabien.

Le-Garrec-et-Sandrine-Damoiseau.jpgJean-François Le Garrec et Sandrine Damoiseau, la soeur de Hervé.

Lombriere-et-Siar.jpgBenoît Lombriere et Claudy Siar.

Lucie-et-Jean-Anzala.jpgJean Anzala, premier adjoint de Gabrielle Louis-Carabin au Moule et sa sœur, Lucie.

Nicolas-Legendre-Spiridom.jpgNicolas Legendre de Spiridom et Damoiseau export, décoré de l’ordre du mérite agricole, le jour-même, par le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire.

Sandra-Bisson.jpgSandra Bisson

Sandrine-Damoiseau-et-son-fils.jpgSandrine Damoiseau et son fils.

Thomas-Prio-RV-Damoiseau.jpgThomas Priou, de la société Lixir (Rhums Tris-Rivières) et Hervé Damoiseau.

Xavier-Tieblin-ex-proprio-de-GQF-et-JPierre-Caillard-COFEP.jpgXavier Tieblin ex-propriétaire de Groupe Quartier Français et Jean-Pierre Cayard, pdg de la COFEP (La Martiniquaise). Ce dernier qui a obtenu l'autorisation de racheter les activités rhumières du Groupe Quartier français cherche à tout revendre à des entrepreneurs locaux à la Réunion, à l'exception de la distillerie Rivière du Mât et son fameux rhum Charette.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 06:17

La Martinique au salon international de l’agriculture

Musique-stand-Mque.jpgPlus de 100 m2 de stand dans le hall des régions de France au salon international de l’agriculture et toujours autant de visiteurs pour la Martinique. La Chambre d’Agriculture et le Comité Martiniquais  du Tourisme ont reconduit leur association nouée depuis 2005 pour valoriser l’association agriculture et tourisme.

En plus de l’espace Martinique, la chambre d’agriculture est venue avec ses partenaires habituels comme Kay Marise et Suz spices, mais encore les fleurs Burnet (Daniel et Serge Burnet, exploitants sur la plus grosse surface en fleurs coupées de la Martinique (55 ha dont 38 ha plantés), ont reconverti avec succès une exploitation bananière touchée par la chlordécone), le Panier des îles, les chocolats Lauzéa (véritable attraction de l’Espace Martinique) et bien sûr les rhums AOC, l’UGPBan. « On met la fleur à l’honneur, explique Louis-Daniel Bertome, président de la chambre, mais comme chaque année, on met aussi à l’honneur chaque fruit, chaque production de chez nous. » Samedi, c’était le chocolat, dimanche, les confitures, lundi la banane, mercredi la canne, jeudi les fruits tropicaux, vendredi, l’élevage, samedi, la fleur et dimanche, ce sera la journée des compositions florales avec un designer venu de Martinique spécialement. Fleurs-de-Martinique.jpgAlors, bien sûr, le développement endogène et la production locale étaient au cœur des discussions. « Nous sommes en train d’achever le travail pour un contrat d’objectif pour les deux ans qui viennent avec la chambre, l’Etat et les collectivités locales, et nous continuons la structuration des filières de production animale et végétale avec l’interprofession qui s’est mise en place, explique le président. Le travail qui reste à faire est de relancer les exploitations agricoles, notamment tout ce qui est en fruits et légumes, cultures maraîchères et vivrières, parce qu’on a passé des périodes difficiles notamment en 2011 avec une année pluvieuse… » C’est un travail fait de concert avec la région. Cette année, le conseil d’administration de l’ODEADOM se tiendra en Martinique, ce sera l’occasion de faire le point avec l’administration sur les enjeux pour le développement de la production car Louis-Daniel Bertome ne considère par l’office comme une banque mais comme un outil au service du développement agricole. Le stand a reçu la visite de François Bayrou, dimanche dernier, de François Hollande et de Brigitte Girardin, mardi. Jean-Luc Mélanchon était attendu au salon mercredi (sans que l’on sache s’il irait jusqu’aux stands de l’outre-mer) et les ministres Penchard, Le Maire et Guéant, jeudi.

FXG (agence de presse GHM)

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:07

Cédric Dequidt, un designer à surveiller

Cedric-Dequidt_.jpgQuand on lui dit « jeune designer », Cédric Dequidt modère : « Jeune designer pas si jeune… » Car après avoir été diplômé de l'école Bleue, il rejoint un cabinet d'architecte puis le bureau d'études de Silvera où il n,e s’occupe absolument pas de design.

C'est en fait au début de l’année 2009 qu’il commence à dessiner des produits et chercher des éditeurs. Il est alors freelance à l’agence d’architecture intérieure PMCO Style pour qui il développe des projets d’hôtel 5 étoiles à Saint-Gervais en Savoie, à Kiev, et d’hôtel 3 étoiles aux Arcs. Il est encore freelance pour  l’agence d’architecture intérieure Diane de Kergal chez laquelle il travaille sur des projets d’appartement sur Paris et en Grèce.

Il lui faut attendre début 2011 pour que certains projets se concrétisent notamment grâce à PM de PMCostyle et M. Roche de Roche-Bobois. Aujourd’hui, il a deux collections éditées : ses tables basses Lodge sont chez PMCostyle et la collection Ferré chez Roche-Bobois.

lampe.jpgLa collection Ferré par Roche Bobois a été présentée en janvier au salon Maison & Objets et sa lampe Urbicande (photos) a été présentée à l’expositiion Meet my project haut-lieu du design à Paris. Milan devrait bientôt suivre…

Auteur d'un parcours atypique, Cédric Dequidt est un fabricant de concepts. Il cultive ses idées, les laboure et leur donne vie, formes et matières. Chaque concept a ainsi l'occasion de se trouver décliné en de multiples créations. Cette manière de travailler lui permet de s'affranchir de la contrainte du style ; ses penchants pour le minimalisme et le constructivisme précisent toutefois sa démarche...

Chez lui, on croise à travers son mobilier quelques grands designers : Starck, van Severen, Bouroullec, Lucchi, Morrisson, etc...

FXG (agence de presse GHM)

www.cedric-dequidt.fr

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:17

Les premières gariguettes au salon de l’agriculture

 

Stand-Carpentras-SIA-dominique-rosa-dominique-begnis.jpgOn les attendait vers 11 heures… 34 kilos de fraises. Les premières gariguettes de France sont arrivées au stand du Vaucluse au salon international de l’agriculture, mardi. Alain Rosa, Dominique Begnis, producteurs et membres de la confrérie de la fraise de Carpentras et du Comtat-Venaissin les ont apportées. « On les a récoltées hier, annonce fièrement M. Rosa. On a commencé à la récolte il y a une petite quinzaine de jours. » Celles-là viennent de chez Jean-Christophe Bres à Sarians. La gariguette est la première fraise. Elle arrive avant la ciflorette, la cléry, la rubigens, la naïade et la mara des bois. On en produit dans le bassin de Carpentras 4 000 tonnes pour 10 000 dans l’ensemble du quart sud-est français. 300 hectares lui sont consacrées par 250 à 300 exploitants. « Ca fait cinq ans qu’on amène les premières fraises au salon, relate Dominique Begnis. La première année, on n’en avait pas amenées et les gens ont été frustrés. Depuis, les gens sont fous ! » La gariguette est acidulée, douce et sucrée et a un goût prononcée de son terroir (quand elle n’est pas cultivée hors sol). « Elle n’a pas ce goût terreux des premières fraises espagnoles… » Cette fraise espagnole tant décriée aujourd’hui a failli venir à bout de la fraise de Carpentras il y a une dizaine d’années. « On ne parlait que de ça, se souvient Nicolas Benz, trésorier de la Confrérie, mais c’est bien la qualité de notre fraise qui l’a sauvée. » Depuis, la fraise de Carpentras regagne des parts de marché et surtout des surfaces. Il y a eu plus de fraises plantées en 2011 qu’en 2005. Ces premières fraises se vendent à prix d’or puisqu’il faut compter que l’agriculteur la vend entre 8 et 15 € le kilo. Il faut attendre avril pour qu’elle redescende à un prix plus accessible de 7 à 8 € quand la cléry se vend à 4 € en avril. L’opération du salon est financée par le département et la région et les élus ne se privent pas de profiter de cette aubaine que de pouvoir déguster des fraises à Paris en février ! D’après les connaisseurs, elle se déguste très bien avec un Côte du Ventoux ou un Luberon. Hier, on a vu Michel Vauzelle, Claude Haut, les sénateurs Dufau et Nillon, des maires, des conseillers régionaux et généraux, tous gastronomes ! On attendait encore François Hollande vers 17 heures, hier.

FXG (agence de presse GHM)

 


3 questions à Annick Durand, présidente de la confrérie de la fraise de Carpentras et du Comtat-Venaissin

 

Annick-Durand-pdte-confrerie-fraise-carpentras.jpg« Le premier fruit de la saison »

C’est l’arrivée à Paris de la première fraise française de la saison…

On donne la primeur au salon de l’agriculture, ensuite on fait notre tournée, début avril, avec l’Elysée, le Sénat, l’Assemblée nationale, le ministère de l’Agriculture et l’hôpital Robert-Debré. Et cette année, nous serons reçus le 4 avril à Bruxelles par Michel Barnier.

La fraise de Carpentras a failli disparaître au profit de la fraise espagnole, comment l’avez-vous sauvée ?

C’est un peu dû à la confrérie. Depuis des années, on se bat pour faire reconnaître ce fruit qui est le premier fruit de la saison. A l’époque, c’et le maire Velleron qui a créé la fête de la fraise. On s’est dit qu’on ne pouvait faire une fête de la fraise sans une confrérie. Ca fait maintenant une douzaine d’années qu’on a lancé l’opération.

Qui sont les consommateurs ?

 

On la vend sur les marchés autour de Carpentras et le surplus, c’est la SICA Edelweiss, qui le commercialise. On produit à peu près 4 000 tonnes avec 300 exploitants agricoles. Ils ne vivent pas exclusivement de la fraise ; il faut toujours du maraîchage ou de la vigne à côté. Mais pour l’instant, c’est une des cultures qui sort encore la tête de l’eau !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:01

Le salon en images

Photos FXG et AJ

Le coup de gueule de BabetteBabette-de-Roziere-au-SIA.jpg

L’animatrice de télé et cuisinière guadeloupéenne a enregistré mercredi son émission, Les petits plats de Babette, au salon de l’agriculture. Lundi, elle a été filmée faisant son marché aux côté de la charmante Miguèle Hilaire de la chambre d’agriculture de la Martinique. « J’ai pris mon pied à présenter les fruits de chez nous ! » L’émission sera diffusée samedi sur France Ô. Babette a été furieuse de ne pouvoir tourner une séquence sur le stand de la Guadeloupe où, lundi dernier, tout semblait tourner au ralenti. « Il n’y avait aucun accueil, personne en tenue locale. Pas un attrait, pas un sourire. Je dérangeais ! Les fruits et légumes étaient parterre, pêle-mêle. On m’a même refusé un fruit à pain… Je ne retournerai plus sur le stand de la Guadeloupe alors que toute ma vie, je n’ai fait que parler de la Guadeloupe ! »

Succès du melon de GuadeloupeDegustation-des-melons-stand-de-Guadeloupe.jpg

Le melon de contre-saison attire toujours plus d’amateurs en février au salon. Quand la dégustation a été ouverte sur le stand de la Guadeloupe, ça a été la cohue !

Angèle et LurelLouviers-et-Lurel-SALON-AGRICULTURE-photo-Alfred--Jocksan--.jpg

L’avocate Angèle Louviers a été mandatée par Victorin Lurel pour mobiliser la communauté antillaise en région parisienne pour François Hollande. Ce dernier tiendra un meeting dédié le 10 mars au gymnase Jean-Jaurès à Paris. Alors forcément, ils y pensent…

Girardin et Lurel en Nouvelle-CalédonieNebor-Ruse-de-NC-Girardin-et-Lurel.jpg

Brigitte Girardin, ancienne ministre de l'outre-mer et partisane du candidat Dominique de Villepin, s'est rendue mardi sur le stand de la Nouvelle-Calédonie. Elle est ici en compagnie de Jean-Paul Ruzé, le spécialiste du cerf calédonien, et de Victorin Lurel, chef du pôle outre-mer pour la campagne de François Hollande. Au premier plan, Richard Nebor, conseiller régional.

100 cartons de bananes par jourstand-UGPBan.jpg

Comme chaque année, l’Union des groupements de producteurs de bananes des Antilles tient son immense stand, l’un des plus courus. Chaque jour, on y passe quelque deux palettes de bananes, soient 100 cartons ! « Elles sont données ou vendues, mais on ne pousse pas à la vente ! », assure les hôtes et hôtesses de l’UGPBan.

Le président et le futur directeurLD-BErtome-et-D-martinez-futur-DG-CIRAD-Antilles.jpg

A côté de Louis-Daniel Bertome, président de la chambre d’agriculture de Martinique, le futur directeur régional du CIRAD aux Antilles. Dominique Martinez remplacera à compter du 1er mai Philippe Godon, actuel directeur régional Antilles-Guyane.

Les chocolats LauzéaYannick-Zami-Lauzea.jpg

Les chocolats Lauzéa sont l’attraction depuis qu’ils ont été distingués au salon du chocolat de Paris (trois tablettes sur cinq). « Les épices et les fruits locaux insérés dans les ganaches font toute sa particularité », explique Yannick Zami commercial de Lauzéa. Ca marche sur le plan local avec deux magasins en Martinique, et à l’export avec la boutique de Christian de Montaguère dans le 6e arrondissement

Le nouveau very old de JMNeo-JM-VO.jpg

Ce Very old de 3 ans d’âge est sorti en 2012. Vieilli en fûts de chêne de Bourbon, selon les règles  des rhums JM, il est rond et aromatique et titre 43 °. Ses arômes de cannes plantées sur les pentes de la Pelé lui donnent un caractère minéral et volcanique. Depuis que M. Crassous de Médeuil a pris sa retraite, c’est Emmanuel Bocheau qui gère la production mais c’est Nazaire le maître distillateur. Inscrit au concours général agricole, il n'a pas remporté les suffrages des jurés..

L'hommage à Eric NelsonLes mbres de la Chambre d'Agri de Gpe

Les élus de la chambre d'agriculture ont rendu hommage, mercredi, à Eric Nelson (en effigie) leur président décédé récemment. Déjà dimanche, François Bayrou, candidat du MODEM, était venu leur exprimer sa sympathie. L'intérim de la chambre est assuré par M. Gotte.

Les présidents de Région2012 SALON AGRICULTURE photo Alfred Jocksan (3)

En attendant François Hollande, mardi, les présidents des Régions socialistes se sont rassemblés devant le hall des régions et des outre-mer. Victorin Lurel semble avoir gardé intacte sa proximité avec Ségolène Royal !

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 06:38

Tradition guyanaise d'accueilCassandre-et-Chrislaine-Stand-Guyane.jpgCassandre et Chrislaine sont « ces hôtesses qui font honneur à la tradition guyanaise d’accueil et savent mettre en valeur les produits exposés à la vente » pour citer Christiane Taubira qui est venue visiter mardi après-midi «  le seul stand du salon international de l’Agriculture sur la Guyane. Les deux hôtesses proposent des jus, des planteurs, des fruits, des fleurs, des confitures, du couac, des ignames, du piment… (photo : FXG)

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 07:27

Le stand de la Réunion au SIA est resté fermé hier

MLP-stand-Reunion.jpg« Il ne faut pas baisser les bras et voir très vite comment on peut de nouveau installer le stand parce que le salon de l’agriculture est très important pour l’Outre-mer. » A 8 h 45, hier matin, Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, était sur le stand de la Réunion au Salon international de l’agriculture de Paris. Il y avait encore des traces de sang. La veille, il avait été victime d’un saccage en règle. Sur les faits eux-mêmes, la ministre s’est contentée de rappeler qu’une enquête de police était en cours. « Moi, je suis venue les rassurer. Il ne faut pas lier des événements tant qu’on n’a pas les résultats de l’enquête. Ce qui est important, c’est que le stand puisse fonctionner et que vendredi, on oublie vraiment ce qui s’est passé lundi parce qu’il y aura beaucoup de monde au salon. » Elle a toutefois donné son avis sur les événements : « C’est le hasard. Quand on est sous l’emprise de l’alcool, on ne maîtrise pas toujours les faits et gestes des uns et des autres. » Lurel-et-Marie-Rose-Severin-stand-reunion.jpgMarie-Luce Penchard a été suivie un peu plus tard sur le stand de la Réunion par Victorin Lurel, chef du pôle Outre-mer de François Hollande, « venu porter sa solidarité aux Réunionnais ». Joey Siva, directeur de la chambre d’agriculture de la Réunion était, lundi, au cœur de la bagarre : « J’ai vu des individus complètement éméchés qui s’en prenaient aux exposants et aux personnes présentes. Ils ont saccagé une partie du stand ; ils ont détruit des produits, cassé les vitres du local à l’intérieur du stand, (« d’un coup de tête », selon un autre témoin), et ils ont agressé physiquement et verbalement certaines personnes dont des exposants. » Traces-de-sang-stand-Reunion.jpgDeux personnes ont été blessées et transportées aux urgences lundi soir. Mélissa, une jeune fille de l’IRT a reçu un coup sur le nez (six points de suture) et une autre, Lucien Colombat, président du CTICS, a reçu un coup de tesson de bouteille de rhum sur le bras gauche. Même un vigile s’est pris un coup de serpette sur le côté et le bas du visage. Certains ont parlé de proches du Front national qui voulaient venger l’accueil fait à Marine Le Pen lors de son déplacement à la Réunion. La police a laissé aussi entendre qu’il pouvait s’agir de gens du voyage… « C’était la journée de l’île de la Réunion, poursuit Joey Siva, il y avait des danseuses. Les agresseurs complètement bourrés ont commencé à danser avec elles ; on a essayé de les dissuader. Ils n’étaient pas contents et ils s’en sont pris physiquement aux personnes présentes mais je ne peux rien dire de plus. » Marie-Rose Severin, présidente de la CAHEB, était là, elle aussi. Stand-reunion-au-lendemain-du-saccage.jpgSon témoignage est plus direct : « J’ai reçu un coup de poing que j’ai esquivé en essayant de défendre les gens qui étaient par terre et qui étaient frappés. La bagarre s’est ensuite déplacée et les filles  ont pu se mettre à l’abri dans le local. Comme mon stand est à côté, ils ont pris et balancé tout ce qu’il trouvait. J’ai eu pour 2 à 3 000 € de casse. » Pour elle, les agresseurs ne ressemblaient pas à des gens du voyage : « Ils sont venus casser du Réunionnais ! Mais je ne sais pas s’ils sont proches ou non du FN. Ils ont commencé à mettre la main aux fesses des danseuses, on leur a dit non. Et c’est là… Quand on a dit aux trois personnes de sortir, il y en a cinq ou huit autres qui sont arrivées… » Elle a vu un type avec un cutter, un autre avec un couteau… Stand-Reunion-en-refection.jpgIls ont pris une bouteille de rhum, l’ont cassée avant de s’en servir comme arme… Thomy Atanari, 4e secrétaire général de la chambre s’est retrouvé au sol et a été tabassé… « On ne vient pas sur un stand avec un couteau et un cutter… Ils sont venus casser du Noir ! » Un policier a confié à un exposant voisin qu’avait été trouvée sur une des trois personnes interpellées une carte du Front national. Les témoins sur place parlent simplement de gens « aux cheveux courts avec des blousons noirs », de « skin heads ». Les gens de Comexpo, organisateurs du SIA, sont venus constater les dégâts, hier matin, et Joey Siva devait s’occuper d’aller porter plainte au commissariat du quartier. En milieu de journée, hier, le stand de la chambre d’agriculture de la Réunion n’était pas encore opérationnel.

FXG (agence de presse GHM)

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