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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 07:02

 

Poulbwa-de-Max-DIAKOK--Cie-Boukousou.jpgDiakok met en scène Poulbwa !

Le chorégraphe guadeloupéen, Max Diakok présente une pièce chorégraphique de 60 minutes pour 5 danseurs et 3 musiciens autour du gwoka et de l’agoubaka. Poulbwa est une peinture poétique de la société de consommation. Voguant entre humour décalé et gravité, cette pièce chorégraphique met en perspective les rapports changeants qu'entretiennent entre eux les individus au gré de l'intrusion des objets de consommation dans leur espace personnel ou social. Dès lors, qui de l'individu et de l'objet mène la danse ? Est-ce l'objet qui donne un statut à l'individu ? L'individu est-il en mesure de jongler librement avec l'objet selon ses réels besoins ? Loin de privilégier une vision manichéenne de cette mécanique de la consommation qui n'induirait que « consumation » de l'individu, Poulbwa dépeint également le cheminement têtu de l'espoir.

Photos : Olga Schanen 

Vendredi 18 et samedi 19 mars à 20 h 30, dimanche 20 à 16 heures à la MJC Club de Créteil, et du mercredi 13 au samedi 16 avril à 19 heures et dimanche 17 à 18 heures au Théâtre de l’Epée de bois à la Cartoucherie de Vincennes.

 


Diakok, chorégraphe de l’agoubaka

Diakok.jpgMax Diakok a découvert la danse dans l'univers des soirées léwòz pratiquées dans les zones rurales de la Guadeloupe (Sainte-Rose, Baie Mahault, Le Lamentin). Il y découvre une forme de danse traditionnelle très codée. Des maîtres-ka le guideront durant ces années d'initiation par immersion et dès 1980, il commence à s'exprimer dans les « rondes ». A partir de 1987, il continue sa quête avec des groupes de gwoka moderne pour lesquels il danse en solo. Au cours de l’année 1989, il continue son apprentissage par l’étude de nouvelles formes de danse : modern-jazz et danse moderne avec Léna Blou, danse classique avec Simone Texauraud. En 1990 il quitte la Guadeloupe pour la Ciotat et Toulon et y séjourne pendant une année pour suivre une formation en danse classique tout en travaillant parallèlement la danse contemporaine. Arrivé à Paris en 1991, il intègre L’école de Jazz Rick Odums pendant deux années. Gardant en ligne de mire sa quête d'une nouvelle gestuelle à la fois enracinée et universelle, il se consacre prioritairement à la danse contemporaine, à la danse africaine et à des techniques corporelles tel que le yoga tout en continuant à puiser dans son vocabulaire de gestuelle gwoka. Max Diakok a approfondi son travail de création chorégraphique au sein de la Compagnie Boukousou, créée à Paris en 1995. Il revisite les gestuelles guadeloupéennes, en particulier le gwoka, en y introduisant d’autres dynamiques, d’autres traitements de l'espace, en introduisant d'autres développements rythmiques, en flirtant avec la théâtralisation, voire le détournement de la gestuelle gwoka. Ce travail augure l’avènement de sa nouvelle gestuelle dite « agoubaka ».

Max Diakok, dans sa quête de la gestuelle gwoka,  s’est entouré de musiciens tels qu’Alain Jean Marie, Roger Raspail, Dominique Tauliaut, ou Rico Toto… Ses créations ont déjà été programmées dans de nombreux festivals : Paris, France, Bristol, Brighton, Liverpool, Dakar, Budapest, Guyane, Martinique.

Max Diakok a notamment travaillé avec Les chorégraphes et Cie (Paolo Campos, Germaine Acogny, Jean François Duroure), Carpe Diem, Axis Project (franco-anglais). Pierre N’Doumbé, Christian Bourigault ou la    guyanaise Norma Claire. Au Théâtre, il a travaillé avec les metteurs en scène Luc Saint-Eloy du Théâtre de l’Air nouveau, Jean-Michel Martial et la Cie l’Autre souffle. Il a également participé à diverses émissions de variété à la télévision française (Michel Drucker, Jacques Martin, Jean-Pierre Foucault...).

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 07:01

La gestion de l’immigration clandestine dans la ligne de mire de la Cour des comptes

La Cour des comptes épingle la Guyane dans sa gestion des flux migratoires irréguliers.Didier-Migaud-2.jpg

La Cour des comptes, dans son rapport annuel qui a été remis hier au président de la République, s’est intéressée à quelques politiques de l’Etat dans les départements d’outre-mer. Ainsi, la Cour remarque qu’en matière de flux migratoires irréguliers, les départements de Mayotte, Guyane et la collectivité de Saint-Martin ont atteint les limites de leur organisation actuelle et doivent fournir de vrais efforts pour les maîtriser. Ainsi en Guyane, 11500 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en 2009 et 9000 reconduites à la frontière. Le rapport épingle d’abord le cas des orpailleurs illégaux (dont le nombre est estimé de 3500 à 5000) que les gendarmes sont souvent obligés de relâcher faute de moyens de transport même si la situation semble s’être améliorée depuis l’an passé avec la mise à disposition de moyens aériens. Ainsi, la location d’un hélicoptère de 10 places permet d’extraire simultanément 5 orpailleurs illégaux et 4 escorteurs. Le coût de ces moyens aériens s’est élevé en 2009 à 1,6 millions. Quant au centre de rétention administrative, mis aux normes en 2007 pour 1,7 millions €, il doit être détruit pour en reconstruire un neuf pour un coût évalué à 7,3 millions. « Cet accroissement non anticipé au moment de la rénovation constitue un gaspillage manifeste. » Pour ce qui est des reconduites ou de l’éloignement, faute d’accord avec le Suriname et le Guyana, les clandestins sont reconduits par avion jusqu’à Saint-Laurent et de là, ils sont reconduits en pirogue jusqu’à Albina. Le même trafic se fait du côté de Saint-Georges où les expulsés sont envoyés par le fleuve à Oïapoque. Des situations qui favorisent les « réitérants ». La préfecture estime en 2010 que 50 % d’entre eux revenaient après avoir été expulsés… La Cour conclut que si le nombre de reconduites est élevé, conformément à l’objectif assigné au préfet, « l’absence d’une politique de dissuasion n’est pas satisfaisante ».

FXG (agence de presse GHM)

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:57

 

 

Neuf ultramarins dans l’ « armée mexicaine » de l’UMP

Ils sont neuf originaires d’outre-mer à intégrer la nouvelle équipe de cadres nationaux de l’UMP, trois Océaniens, trois Réunionnais et trois Antillais.

L’UMP a présenté mercredi ses 275 cadres nationaux. Aucun ultramarin ne se trouve parmi les vingt-et-un membres de l’équipe dirigeante. En revanche, la ministre de l’Outre-mer d’origine guadeloupéenne, Marie-Luce Penchard, fait partie des 47 conseillers politiques, comme tous les ministres.

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, avait annoncé qu’il désignerait une « armée de secrétaires nationaux », c’est finalement une véritable « armée mexicaine », puisqu’ils ne sont pas moins de 207.

Le Pacifique est bien représenté. Bien que peu actif à l’Assemblée nationale, le député polynésien Bruno Sandras est chargé de la continuité territoriale. Côté Calédonien, le député Pierre Frogier a été nommé secrétaire national pour l’Océanie et le Pacifique… Enfin, fort de son activisme, le second député du Caillou, Gaël Yanno, s’est vu offrir les « politiques économiques en outre-mer ».

Trois réunionnais apparaissent dans la liste. Le député Didier Robert s’est vu attribuer « l’écologie et la biodiversité en outre-mer », son collège René-Paul Victoria a décroché « la politique d’insertion et de cohésion », là-aussi, en outre-mer. Enfin, la chef de cabinet de Patrick Karam, Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Samia Badat, s’est vu confier « les nouveaux engagements solidaires ».

Pour une fois, les Antillais ne se démarquent par particulièrement par leur présence. La Martiniquaise Nathalie Fanfant, présidente de l’association « Tous créoles Paris » et professionnelle de la communication, va lutter contre les discriminations. Enfin, Marie-Dominique Aeschlimann, filleule à la mode Bretagne de Lucette Michaux-Chevry et première opposante au maire d’Asnières (92), s’est vue offrir « l’Action humanitaire et la Solidarité internationale » (un peu comme le portefeuille de sa "marraine" en 1986 dans le gouvernement Chirac).

Le sulfureux Jean Simonetti, surnommé « Monsieur 3 % » à Marseille, a été chargé des « relations avec les élus d’outre-mer ». Il avait été envoyé à La Réunion en juillet 2008 pour remettre de l’ordre dans la maison UMP. Avec le succès que l’on sait

Agence de presse GHM

 


Nathalie Fanfant

« La lutte contre les discriminations est une priorité pour Jean-François Copé et l’UMP. C’est un combat quotidien que je compte mener au sein de l’équipe nationale de l’UMP et je tiens à remercier à Jean-François Copé pour sa confiance. Je souhaite que l’UMP soit à la pointe pour lutter contre toutes les formes de discriminations, qu’elles soient raciales, religieuses, sexuelles, physiques, territoriales ou sociales. L’UMP sera également à la pointe pour proposer des solutions pour lutter contre les discriminations. Je rencontrerai dans les prochaines semaines les acteurs de la lutte contre les discriminations afin de travailler et de construire. Je compte me battre, aux côtés de Jean-François Copé, pour la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012. Et je me réjouis que, pour la première fois, les ultramarins soient fortement présents dans l’équipe nationale de l’UMP, c’est un signe fort. »

 


Samia Badat

« Jean-François Copé m’a proposé d’intégrer l’équipe nationale de l’UMP. C’est un grand honneur et je le remercie de sa confiance. Je vais dès aujourd’hui m’investir à fond en ayant un seul objectif : contribuer, aux côtés de Jean-François Copé, à la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012. Depuis quelques semaines, l’UMP est au cœur de la vie politique française. C’est nous qui lançons les débats. Les nouveaux engagements solidaires est un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur car la solidarité est le ciment de notre pays. Je compte être à la fois une force de soutien à la politique du Gouvernement, mais également une force de propositions. C’est la feuille de route que le Secrétaire Général de l’UMP m’a donné. Et, à titre plus personnel, je suis heureuse que la Réunion soit représentée au sein de l’équipe nationale de l’UMP. C’est une preuve de l’intérêt de Jean-François Copé pour l’Outre-mer. »

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:46

Le chiffre d’affaires d’Outremer Télécom progresse de 7.3 %

Le chiffre d’affaires d’Outremer Telecom s’est élevé en 2010 à 188,3 M€, en progression de 7,3% par rapport à l’exercice 2009. Le chiffre d’affaires réalisé dans la zone Antilles Guyane s’est établi à 114,7 M€, en croissance de 7,1% par rapport à l’exercice précédent. Dans l’Océan Indien, ce chiffre d’affaires a atteint 70,9 M€, affichant une croissance de 10,4%. La zone Antilles Guyane a ainsi représenté 61,8% du chiffre d’affaires total du Groupe en 2010 et la zone Océan Indien 38,2%.

Au quatrième trimestre 2010, le chiffre d’affaires a atteint 49,6 M€, en croissance de 4,1% par rapport au quatrième trimestre de l’exercice précédent. Au 31 décembre, le Groupe comptait 557 989 abonnés à ses offres, dont 443 818 abonnés actifs.

Le chiffre d’affaires de l’activité Mobile a atteint 118,0 M€, en progression de 8,5%, dont 73,5 M€ dans la zone Antilles Guyane (+6,2%) et 44,3 M€ dans la zone Océan Indien (+12,0%). Au quatrième trimestre 2010, le chiffre d’affaires de cette activité a atteint 32,2 M€, en croissance plus modérée de 7,1% par rapport au quatrième trimestre 2009, conséquence notamment de la baisse des terminaisons d’appel SMS intervenue au 1er octobre 2010 dont l’impact se chiffre à 1,3 M€. Durant cet exercice, Outremer Telecom a recruté 61 749 abonnés Mobile et comptait, au 31

décembre dernier, 408 785 abonnés Mobile, dont 305 393 abonnés actifs. Enfin, le revenu moyen par abonné Mobile s’élevait à 25,6 € dans la zone Antilles Guyane et à 23,4 € dans l’Océan Indien.

La téléphonie fixe et Internet ont généré un chiffre d’affaires de 50,7 M€, en progression de 8,5% par rapport à l’exercice précédent. La croissance a été portée par les revenus Internet, en forte progression de 31% par rapport à 2009, tandis que les revenus issus de la téléphonie fixe ont poursuivi leur baisse (-21% par rapport à 2009).

Sur l’ensemble de l’exercice 2010, le chiffre d’affaires de l’activité Professionnel s’est élevé à 15,0 M€, en progression de 13,0% avec une accélération en fin d’année (+15,9% au quatrième trimestre 2010).

Agence de presse GHM

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:45

Daniel Marsin, sénateur de Guadeloupe

« La question des tarifs douaniers n’est pas une question exotique »

Daniel MarsinLe Sénat a adopté à l’unanimité, hier matin, une résolution visant à demander à l’Europe de mettre en cohérence ses politiques sectorielles, comme le POSEI, et sa politique commerciale avec le reste du monde.

Quel est l’origine de cette résolution ?

La Commission veut réécrire le Programme d’actions spécifiques liés à l’éloignement et l’insularité (POSEI) qui est en faveur des régions ultrapériphériques de l’Europe. En réécrivant ce règlement, la crainte est qu’on le modifie à notre désavantage. Les sénateurs de la mission outre-mer, MM. Larcher et Doligé ont proposé que la France prenne une résolution pour exiger de la Commission qu’on introduise dans le POSEI le principe de la compensation des dégâts causés sur nos économies du fait des accords passés avec des pays tiers, notamment sud-américains.

En fait vous voulez éviter les incohérences entre la politique à l’égard des RUP et la politique commerciale européenne ?

Le 15 décembre 2009, un accord a été signé avec les pays latino-américains pour mettre fin à la guerre de la banane en abaissant les tarifs douaniers de 176 € la tonne à 114. En mai 2010, un accord dont le principe est acté avec le Pérou et la Colombie, prévoit d’arriver, d’ici 2020, à des droits de douanes ramenés à 75 € la tonne. Le processus en cours vise à rendre les droits de douane nuls. La politique commerciale de l’Union européenne semble déconnectée des autres politiques sectorielles et on arrive à une incohérence puisque les DOM bénéficient du POSEI et de l’autre côté, on passe des accords qui mettent en péril le développement agricole.

C’était l’objet de vos deux amendements…

Oui, car il y a bien des mesures de sauvegarde qui sont prévues en cas d’invasion de produits de pays tiers et qui permettent de remettre en vigueur des droits de douane. C’est ce qu’on appelle les instruments de défense commerciale. Mais en réalité », ces clauses ne sont jamais opérationnelles et même si on voulait les mettre en œuvre, ce sont des procédures trop longues…

Il est plus simple de se contenter de compenser les pertes de nos agriculteurs ?

C’est exact mais ce n’est pas sain parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir. En plus ces compensations financières sont aléatoires. Suite aux accords signés en 2009 et 2010, la France a demandé 40 millions € dont 30 pour la banane. Actuellement, l’Union ne proposerait que 10 millions pour l’ensemble des RUP ! La question de la compensation est majeure et doit être juste, mais les mesures de sauvegarde doivent surtout être opérationnelles et faciles à actionner. Aux Etats-Unis, lorsqu’il y a danger, les Américains prennent des mesures en un mois. En Europe, c’est six mois pour constater le problème et six mois encore pour mettre en place des mesures. Il faut surtout qu’on fasse une évaluation de l’impact de ces accords avant de signer l’accord et pendant son déroulement.

Le rapport et vos deux amendements ont été adopté à l’unanimité, mais après ?

Nous allons transmettre cette résolution au gouvernement et aux autorités européennes, mais la conférence des présidents du Sénat a décidé que la question ferait l’objet d’un débat en séance publique. C’est une rare fois où cela se fera. Pourquoi ? Parce que les pays européens et la France se sont rendus compte que ce n’est pas une question exotique. Elle nous préoccupe nous, Ultramarins, mais elle va plus loin puisque, si les accords sont signés avec le Mercosur, ce n’est pas seulement la banane, le sucre et le rhum qui seront touchés, mais aussi l’élevage français ! Ce qui me fait m’interroger sur la priorité que représente l’agriculture ultramarine dans les politiques européennes.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:38

 

Les nominations officielles à France Ô et Outre-mer 1ère

Esclatine-portrait.jpgFrance Télévisions a confirmé officiellement lvia un communiqué de presse les responsabilités qu’elle vient d’attribuer dans l’ensemble du groupe et particulièrement à RFO. Claude Esclatine, est directeur des programmes de France Ô et  Outre-mer 1ère. Luc Laventure est nommé directeur éditorial en charge de la conception, de l’écriture et de la réalisation d’une collection documentaire (TV, DVD et livres) sur les histoires des territoires d’outre-mer français. Le nouveau directeur de l’antenne de France Ô sera nommé dans les prochaines semaines… Laurence Ansay est directrice de la Communication externe de France Ô et Outre-mer 1ère.

Au niveau du groupe France Télévisions, Marijosé Alie est directrice déléguée auprès d’Emmanuelle Guilbart, en charge de la présence de la diversité dans les contenus et les programmes de France Télévisions et de la coordination de « l'année des Outre-mer  français » sur l'ensemble des chaînes. Chantal Néret est directrice adjointe de la communication externe et du marketing image de France Télévisions, en charge de la coordination de la communication externe des chaînes.

FXG (agence de presse GHM)

 


Des salariés pour ou contre Laventure

Laventure-FTV.jpgUn mail anonyme* (signé Ultramarins Marijo émanant de multramarins@yahoo.com) se revendiquant de salariés syndiqués ou non, « d’un collectif dont le devoir de réserve (leur) impose de ne pas communiquer à l'extérieur » a pris la défense de Luc Laventure contre sa mise à l’écart par le nouveau directeur : « Dès le 21 septembre à coup de déclaration de presse, (Claude Esclatine a) désavoué les choix du directeur des antennes… Nous sommes d'autant plus choqués que nous crions : Où était Claude Esclatine ou sa nouvelle équipe quand Luc Laventure et ses maigres équipes tentaient de mettre cette chaîne sur la TNT nationale pour répondre au souhait du président de la République ? Nous siégeons dans les différentes instances représentatives du personnel ainsi que des conseils d'administration, et nous avons appris que France Ô est la seule chaîne du groupe France Télévisions à avoir un bilan positif. C'est bien  grâce au  travail de Luc Laventure , et non celui de Claude Esclatine qui est arrivé depuis peu et qui veut effacer tout ce travail ou trace de l'outre-mer… Nous sommes choqués par le peu de solidarité entre les ultramarins historiques de la maison qui n'ont pensé qu'à leurs carrières et leurs titres avant de défendre cette maison avant tout… »

Il est vrai que dans l’enceinte de Malakoff, certains Ultramarins (historiques ou non) ne partagent pas cet avis puisqu’ils reprochent à Luc Laventure d’avoir contribué à folkloriser l’Outre-mer, et, comme l’avait souligné Claude Esclatine lors de sa première rencontre devant les personnels de Malakoff, d’avoir une gestion clientéliste… En nommant Luc Laventure directeur éditorial en charge de la conception, de l’écriture et la réalisation d’une collection documentaire, Claude Esclatine semble vouloir mettre un terme aux discours et placer l'homme, tel un maçon, au pied du mur !


* Nous avons pu établir que l’adresse de Marijo Ultramarin, multramarins@yahoo.com  correspond à l’IP : 127.0.0.1. Or  un autre mail qui nous a été adressé présente la même adresse IP, mais avec une autre adresse : maxen.marine@gmail.com, et renvoyant à une page Facebook : http://www.facebook.com/profile.php?id=1418132284. Et parmi les amis de cet internaute, on trouve Luc Laventure.
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:35

Mort du comédien Robert Liensol

Robert-Liensol-3.jpgRobert Liensol, le doyen des comédiens antillais est décédé dimanche à Paris des suites d’une mauvaise chute. Il avait 89 ans. Selon Jean-Baptiste Tiéméné, un comédien d’origine africaine qui l’a beaucoup fréquenté,  Robert Liensol a fait une chute dans la chambre de son appartement de la rue Glacière à Paris 13. Hospitalisé, il a été opéré avec succès mais son cœur fatigué n’a pas tenu et c’est à l’hôpital qu’il est mort. Il était, avec Darling Légitimus et Georges Hilarion, co-fondateur de la première compagnie de théâtre composée d’acteurs noirs, les Griots, qui s’était illustrée notamment en 1958 avec la pièce de Jean Genêt, Les Nègres, mise en scène par Roger Blin. Natif de Saint-Barth où sa mère était enseignante et son père juge de paix, ce Guadeloupéen était leur 6e enfant. Lui-même a eu deux garçons dont un réalisateur et une fille dans la musique. Robert Liensol qui était atteint d’un début d’Alzheimer ne travaillait plus depuis douze ans, selon son ami Tiéméné, si ce n’est que c’est lui qui a prêté, en 2006, sa voix au personnage du grand-père dans Kirikou et les bêtes sauvages de Bénédicte Galup et Michel Ocelot. « Je l’ai connu quand il a monté la pièce Bal à Harlem, vers 1965, témoigne Jean-Baptiste Tiéméné, et c’est lui qui m’a permis de décrocher la carte de comédien de l’ORTF. Je n’appartenais pas aux Griots, mais il m’avait adopté. Ensemble, nous avons joué dans Boesman et Léna de Roger Blin en 1976 et nous avons participé pendant longtemps au concours théâtral interafricain pour la radio… » Christian lara qui l’a fait joué dans nombre de ses films, lui a offert son ultime rôle. Dans son dernier long-métrage, Un homme à femme (dont il fait le montage son à Los Angeles en ce moment), Robert Liensol fait une courte apparition au début du film. Ceux qui veulent saluer celui que Luc Saint-Eloy qualifie de « meilleur comédien antillais », rendez-vous au funérarium du Père-Lachaise, lundi 21 février à 11 heures.

FXG (agence de presse GHM)

 


Réaction de Christian Lara

Le départ de Robert Liensol est pour moi une très grande perte. Je le savais très malade depuis un bon bout de temps mais comme à son habitude, il restait discret sur son état… De lui, je garde avant tout l'image du plus grand comédien antillais et la satisfaction de l'avoir eu dans " Coco-Lafleur candidat " (qui était à ses yeux son plus beau rôle). Je suis actuellement, à Los Angeles en post-production du film " Pani pwoblem " qui sera, hélas, sa dernière performance car bien que diminué, il avait tenu à m'accompagner une fois de plus dans cette aventure comique, avec un message aujourd'hui d'actualité. En effet, dans ce film, il laisse un dvd testament à son neveu…  Nous étions de la même ville (Basse-Terre) et je le considérais presque comme un grand frère car c'était sa mère qui m'avait appris à lire et à écrire. Le départ d'un "grand" est toujours un cataclysme. Celui de Robert en est un qui me touche particulièrement. Mais grâce au cinéma, il restera - même après nous - dans la mémoire des Guadeloupéens. »

 

Photogramme : Robert Liensol et Diane Bellego dans Le mari de l’ambassadeur (1990)


Sa filmographie

Robert-Liensol-dans-lemari-de-lambassadeur.jpgSucre amer (1998) de Christian Lara (il jouait l’avocat), Watani, un monde sans mal (1998), L’exil du roi Behanzin de Guy Deslauriers, le téléfilm Coeur à prendre (1994), Tempo di uccidere (1990), la série Panique aux Caraïbes (1989), Quicker Than the Eye de Nicolas Gessner (il joue le président Makabutu), (1989), Périgord noir (1988), La vieille quimboiseuse et le majordome (1987), de Julius-Amédée Laou (il joue Armand), un épisode de Série noire, Pas de vieux os (1985), les téléfilms, le Bout du lac (1984) et Lettres du bagne, où il joue le docteur Albert Matoury (1983), Amok de Souheil Ben-Barka (1982), Neige de Juliette Berto (1981), Vivre libre ou mourir (1980), West Indies ou les nègres marrons de la liberté (1979), Coco la Fleur, candidat (1979), la série Mazarin (1978), La putain respectueuse (1974), Soleil O (1967), ou La case de l’oncle Tom (1963).

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 06:39

 

Mouvements confirmés à Outre-mer 1ère

De sources internes à Outre-mer 1ère et France Ô, on nous confirme que « Luc Laventure va être écarté de la tête de France Ô » et qu’une autre mission, en rapport avec l’outre-mer va lui être confiée. Claude Esclatine, directeur du pôle France Ô/Outre-mer 1ère pourrait s’en expliquer lors de sa venue en Martinique la semaine prochaine. Robert Moy, jusqu’alors directeur de Radio Ô a accepté de prendre la direction de Réunion 1ère, tout comme Wallès Kotra qui a accepté la direction de Nouvelle-Calédonie 1ère. Rémy Pfimlin devrait même faire le déplacement à Nouméa pour installer le nouveau directeur. Marijosé Alie, mais ce n’est pas nouveau, a été mandatée par le même président Pfimlin pour « une mission de coordination de l’ensemble des antennes du groupe à l’occasion de l’année des Outre-mer français. Chantal Néret qui avait été précédemment nommée pour s’occuper du « marketing affinitaire » devient directrice adjointe auprès de la nouvelle directrice de la communication du groupe. Tous ces mouvements font dire à Malakoff que « les historiques de la chaîne ont en effet de nouveaux chemins, mais n’ont pas été désavoués ». Seul Gora Patel ne bouge pas et resterait en charge de la coordination des programmes du réseau Outre-mer 1ère. Les nouvelles nominations devraient tomber d’ici peu. Notons que ça bouge un peu partout au sein de France Télévisions puisque, par exemple, Arlette Chabot quitte le groupe le 28 février pour rejoindre Europe 1.

FXG (agence de presse GHM)

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 05:30

Festival akwarel à Franconville

Flyer-Festival-Mars-2011-V2.jpgLe festival Akwarel de musique et danse traditionnelles des Antilles aura lieu samedi 05 Mars de 15 heures à minuit au Centre Saint Exupéry de Franconville (95) situé face à la mairie, rue de la Station.
Au programme, de l’initiation de danse bèlè, un extrait du Ballet Bèl Dièz présenté par le groupe Fusion Bèlka, un concert de gwo ka de Bèlè, avec la participation de Cyrille Daumont, Max Diakok, Jean Luc Grivalliers et Josette Pépin, et Grenn K'Fé. A cette occasion, Asweka pré­sentera son 1er album de gwo ka (14 titres à dé­cou­vrir) http://www.myspace.com/akwarelgwoka

Tarif : 7 euros  (stands gastronomie et Artisanat)
Info :06 61 35 51 72
akwarel95@hotmail.com

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 14:00

Soirée Zouk Carnaval à la Grande Nef de la Villette

photo42.jpgBakfoul organise dans le cadre de l’année des outre-mer français une soirée carnavalesque dans la soirée du samedi 5 mars à la Grande Halle de la Villette. Tandis que ce soir là (et tout le week-end), les musiques antillaises et réunionnaises seront à l’honneur au Zénith et au Tranendo avec le festival des Nuits tropicales, le carnaval sera à la Grande Halle. En images avec la retransmission en direct sur écrans géants des parades carnavalesques du samedi gras de Guadeloupe, Martinique et Guyane. En musique également, avec sur scène le grand Dédé Saint-Prix, l’infatigable performer Martiniquais. Côté danse, le groupe Dokonon se fera un plaisir de partager et faire découvrir le savoir-faire du carnaval guyanais… L’orchestre Dokonon, créé en 1998, par Martial Fontellio (bassiste, chef d’orchestre) et Roberto Maléama (batteur), comporte douze musiciens de cultures et d’influences musicales différentes. Ils présentent un répertoire très étendu de biguines, de mazurkas, de quadrilles, de danses et de chansons traditionnelles, issues du bassin caribéen et du fameux carnaval de Guyane « le piké djouk ». Animateur incontesté des « bal paré » masqués sur le sol hexagonal depuis sa création en 2002, l’orchestre Dokonon a obtenu l’invitation du mythique orchestre guyanais, « Les Mécènes » afin d’animer (en première partie) des « bal paré » masqués, où l’ambiance chaude incite les femmes déguisées à mener la danse sur des rythmes très cadencés. Cette riche expérience a mené la formation musicale à instaurer dans l’Hexagone la première « université du samedi soir » (et ce, depuis la saison carnavalesque 2004).

Leur site : http://www.dokonon.com/website/

Agence de presse GHM

 

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