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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:43

La défense décrédibilise l’enquête

L’audition du policier qui a dirigé l’enquete de la tuerie de la famille Remtoula à Madagascar en avril 2011 a permis a la défense de fragiliser l’accusation.

« Je veux bien reconnaître des contacts avec Me Marianne Razafimanana ; il y a mon adresse mail sur ces mails. Je ne me souviens pas (les) avoir envoyés… J’ai un copain qui voulait recaser des centrales d’écoutes téléphoniques, mais je n’ai pas proposé d’argent à Marianne. Si elle servait d’intermédiaire, c’est lui qui l’aurait rémunéré. » La révélation, hier devant la cour d’assises de Créteil, par Me Dupond-Moretti de cinq courriels adressés entre 2007 et 2010 par l’officier de police judiciaire et directeur d’enquête, Gérard Demmer, a Marianne Razafimanana, l’un des principaux témoins a charge du procès Mamodtaky a été un coup de théâtre. La défense a vu dans ces courriels pas moins de trois délits : violation du secret de l’instruction, subornation de témoin et faux… Depuis l’ouverture de l’audience, hier matin, la cour auditionnait l’officier de police désormais en retraite. Celui-la même dont la cour d’assises de Saint-Denis avait mis en cause l’impartialité lors du premier procès Mamodtaky en 2007 après qu’un soupçon sur une éventuelle liaison avec la principale victime, Anita Remtoula a été levé. Et tandis que Mes Baloup et Boniface, avocats des parties civiles, s’efforçaient par leurs questions de démontrer que l’enquête de Demmer avait bien exploré toutes les pistes, la défense attendait son moment : «  Vous rirez moins tout à l’heure », avertissait Me Dupond-Moretti. Le contenu des mails révélés (voir hors-texte), ce dernier menaçait même de demander un supplément d’information. Bien que surpris par cette révélation, le ministère public et les parties civiles ne se sont pas opposés à la requête de la défense. « Un point important et regrettable », selon l’avocat général Jean-Paul Content. « Nous déplorons que le témoin ait eu cette relation épistolaire avec Me Razafimanana, mais cela ne veut pas dire que ça ferait échec à ce procès. Nous cherchons nous aussi la vérité et nous savons que Mamodtaky a tué ces gens », a déclaré Me Jean-Michel Baloup qui a remis toutefois en cause la légalité du procédé. « Et si c’était Marianne Razafimanana qui nous avait remis ces mails », a répliqué Eric Dupond-Moretti. Avec la reconnaissance même partielle des faits par Gérard Demmer, actée par le président Jean-Paul Albert, la défense a renoncé à sa requête, satisfaite d’avoir ainsi décrédibilisé le travail du policier qui est reste pantois. Dupond-Moretti s’en est pris au ministère public : « Vous le défendez depuis le début alors que l’avocat général de Saint-Denis a demandé la nullité de son enquête et stigmatisé son comportement. »

Le président Albert suspend l’audience. Dehors, dans la salle des pas perdus, Anita Remtoula pleure.

FXG, à Créteil


Les mails de Gérard Demmer à Marianne Razafimanana

1er mail du 19 mars 2007 : « … Vous pouvez sans crainte m’adresser vos informations (…) Je continue mon interrogatoire de Damjy. Salutations cordiales. Gérard. »

2e mail du 22 mars 2007 : « Je pense que la presse demain dira plus de choses plus précises… Saya a avoué et a partiellement craqué. Merci pour votre collaboration tellement efficace (…) La chute de Mamodtaky n’en sera que plus douloureuse. La famille Remtoula aura tout le temps de faire son deuil. Cordialement. Gérard. »

3e mail de juin 2007 (l’enquêteur tutoie désormais le témoin)

« Merci pour tes informations (…) Le dossier va être bouclé (…) Compte sur nous pour que la presse ne t’en remette pas une couche. »

4e mail du 11 janvier 2009

« Tous mes vœux (…) J’ai eu le président du tribunal. Pas de problème pour le billet d’avion (…) Aux dernières nouvelles, Dupond-Moretti ne veut plus défendre Mamodtaky pour impayé (…) J’ai relancé mon ami pour les centrales d’écoutes téléphoniques à Madagascar. Nous cherchons un correspondant pour ouvrir une porte et le mettre en contact avec un décideur. J’ai pensé à toi contre rémunération bien évidemment… »

Dernier mail du 24 novembre 2010

« (…) Le procès est terminé. (…) Chute de Mamod… »

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:40

Le procès Mamodtaky a démarré à Créteil

Troisieme passage devant les assises pour un detenu franco-malgache, un " Karane", dont le proces doit durer trois semaines.

« Je m’en remets à vous… » Mamod Abbasse Mamodtaky a clôturé par ces mots son adresse à la cour, lundi 4 fevrier, lors de la première journée de son procès d’appel devant les assises de Créteil.

Devant les magistrats et les jures (dont 7 femmes) sont disposés les 30 tomes de l’accusation et un carton défoncé contenant des pièces à conviction. A gauche, les parties civiles dont la principale victime, Anita Remtoula, cinq avocats dont Me Boniface et Me Baloup ; à droite, la défense assurée par Mes Briot, Dreyfuss-Schmidt et Dupond-Moretti.

Le président Jean-Paul Albert a passé la moitié de cette journée à donner lecture de son rapport. Un rapport qui résume les faits poursuivis et les péripéties de la procédure ouverte depuis le 22 avril 2001. Ce jour-la, deux ou trois individus armés de pistolets et d’une kalachnikov avaient ouvert le feu au domicile des Remtoula, dans la banlieue d’Antananarivo. On déplorait cinq morts et cinq blessés. Les trois principaux suspects ont été condamnés en décembre 2010 par la cour d’assises de Paris et seul M. Mamodtaky qui avait pris 22 ans de réclusion criminelle a fait appel. La famille Remtoula est celle de son ex-épouse. Car, si le dossier semble complexe, la violence conjugale semble en être le centre. Ainsi, le président Albert a-t-il consacré un long moment pour développer le « conflit conjugal » entre Anita Remtoula et Mamod Abasse Mamodtaky. Ils se sont mariés en avril 1994 alors qu’existent déjà des « oppositions familiales ». Mme est Ismaélienne ; M. est Koja. A cela s’ajoutent des différends de nature économique et financière, des séparations, des violences physiques et morales. Ainsi l’époux demandait à sa femme de participer à des ébats sexuels avec sa maîtresse ou des prostituées. Le président a encore évoqué une tentative de suicide, selon le mari, une tentative d’empoisonnement selon l’épouse… Il est même question d’un « avortement forcé »… Le couple aura tout de même un enfant, une fille autour de laquelle vont se nouer de nouvelles tensions, générant un sursaut de violences. S’ensuivront des épisodes judiciaires « dramatiques pour l’enfant », selon le président qui évoque même la corruption d’un magistrat malgache. La situation de violence va conduire l’épouse à déposer deux plaintes, l’une a Saint-Denis de la Réunion, l’autre a Antananarivo… « Ce conflit familial, économique et religieux et les rapports difficiles du couple entourent ce dossier. », conclut le président.

Le président est aussi revenu sur les circonstances de la tuerie, les témoignages actés durant l’instruction, les armes employées (un pistolet Makarov qui aurait appartenu a l’accusé), un pistolet automatique militaire (un MAC 50) et une kalachnikov). Il a encore évoqué l’implication de l’accusé dans un trafic avec les douanes, les victimes (leurs proches sont présents à l’audience, vêtus en blanc) avant d’en venir aux charges retenues contre Mamod Abasse Mamodtaky : assassinat, tentative d’assassinat, et menaces de mort.

Avant de clore cette première journée d’audience, le président a invité l’accusé à s’exprimer librement. Très calme et apparemment détendu, M. Mamodtaky a déclaré : «  Ca fait douze ans que je clame mon innocence. Aujourd’hui, je suis détenu dans un pays qui n’est pas le mien. Je suis loin de chez moi et de ceux que j’aime pour des faits que je n’ai pas commis. La peine que j’ai eue en première instance est une peine d’élimination. Je ne sais plus ou j’en suis et je prends des médicaments pour le supporter. J’ai envie de faire confiance en cette cour pour que ce dossier soit vu de manière impartiale et objective. »

Ce mardi, le procès se poursuit avec l’audition de deux policiers enquêteurs et si le temps le permet, par l’enquête de personnalité de l’accusé.

FXG, à Créteil

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:20

  Celine voyage avec Balmer

Voyager au bout de la nuit au theatre avec Jean François Balmer.

voyage-large.jpgCe soir la on avait passé la Place Clichy et enfilé la rue du même nom qui descend sur la Trinité. Notre trinité a nous c’était au 55 de cette rue de Clichy, le Théâtre de l’Oeuvre ou Jean François Balmer mettait en bouche les mots du maudit Ferdinand Céline. Ils étaient bien nombreux à s’y être frottés déjà aux mots du Ferdinand, c’était une nouvelle tentative.

On est en avance, le placement est libre, on arrive aisément à avoir deux places au quatrième rang. Le noir se fait les premières notes arrivent  comme celle d’un vieux gramophone, l’acteur a choisi une diction historique proche du parler populaire de la première moitié du 20e siècle, pourquoi pas ? L‘adaptation du texte respecte la chronologie du livre, une fois l’oreille habituée, la petite musique du Voyage commence a nous faire danser les oreilles et c’est pas désagréable. Mais quelque chose s’interpose entre nous et le texte... Des bruit de pas au balcon ? Nous tendons l’oreille, cela continue et perturbe vraiment la perception du texte. Nous réalisons que c’est une bande son de ces créateurs qui envahissent de nos jours les plateaux de théâtres. Celle ci saborde littéralement le spectacle pendant une heure quarante par son omniprésence et la diversion qu’elle occasionne. voyage2-g.jpgSur la scène, l’acteur manipule maladroitement un fusil qui visiblement l’encombre. Encore une trouvaille géniale de nos metteurs en scène contemporains. Pour couronner le tout, une espèce de tempête nuageuse projetée maladroitement se déplace sur le lointain de la scène tout le long du spectacle. Nous sortons hébété et hagard a force d’avoir du tendre l’oreille pour entendre l’acteur. Celui ci aussi a du être géné car il a visiblement patiné par moment sur le texte. Je m'interroge. Céline ne supportait pas qu'on change une virgule à ses textes, il tenait à sa petite musique que chaque lecteur a suivie dans sa tête en lisant ses œuvres. voyage6-g.jpgCa se passe en nous, intimement. Les indignations sont écrites, les mots choisis jusqu'à l'argot ou la pornographie. Le style, parfois epileptique, rend magistralement l'inquiétude, le dégout, la haine. Tout est là. Alors il ne faut pas jouer Celine, c'est le trahir ! Crier une colère si bien écrite devient un pléonasme bruyant, les accessoires et les meubles du remplissage là ou seul le verbe devrait emplir la scène. Balmer aime sans doute Voyage, il réussit quelques belles envolées, sobres et fines, mais on s'ennuie aussi. Les créateurs devraient avoir plus le sens du nécessaire. Le spectacle aurait gagné a être dépouillé. La puissance du texte se suffit a elle même. Ceci étant dit, la petite musique du Voyage est là et c’est tant mieux. Il ne faut pas s’en priver, il suffit de fermer les yeux, c’est de l’autre côté de la vie.

Augustin de Coulondre

Voyage au bout de la nuit d’après Louis- Ferdinand Céline mise en scène par Françoise Petit jusqu’au 24 Mars au  théâtre de l’0euvre 55 rue de Clichy, 75009 Paris. Tel 01 44 53 88 88

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 08:51

Joseph Virassamy saisit en vain le Conseil d’Etat

« La requête de Joseph Virassamy n’étant dirigée contre aucune décision administrative, elle est déclarée irrecevable. » En quelques mots, la décision des juges administratifs parisiens, en date du 1er février, a renvoyé dans ses cordes l’ancien universitaire martiniquais. Celui-ci avait demandé au conseil d’Etat par la voie d’une question prioritaire de constitutionalité de rejeter la nouvelle collectivité unique au prétexte d’une mauvaise interprétation de la réponse apportée par la population lors de la consultation populaire du 24 janvier 2010. Sa démarche aurait d’abord nécessité qu’il attaque le résultat du vote devant le tribunal administratif.

FXG, à Paris

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:55

Les quatre DOM ouvrent un bureau de lobbying à Bruxelles

Le bureau de représentation des Régions ultrapériphérique a été inauguré vendredi à Bruxelles, au cœur du quartier des institutions européennes.presidents-RUP-et-commissaire-Hann.jpg

Les quatre régions d’Outre-mer, Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane rejoignent ainsi les 230 régions (sur les 270 que compte l’Europe) ayant une représentation institutionnelle à Bruxelles.  En présence de l’ambassadeur de France près des institutions européennes et du commissaire de l'Union européenne pour la Politique régionale, Johanes Hahn, le président de la Région Réunion, Didier Robert, la présidente de la Région Guadeloupe, Josette Borel-Lincertin, le président de la Région Martinique, Serge Létchimy et le 1er vice-président de la Région Guyane, Jocelyn Ho Ti Noé ont dévoilé une plaque commémorative de l’ouverture du bureau. Le président du conseil général de Mayotte et le président de la Collectivité de Saint-Martin étaient là aussi. Ils devraient très prochainement rejoindre cette représentation. « Il faut se rappeler, justifie Alain Richgardson, président de Saint-Martin, que nous sommes sur une île où la collectivité française est en RUP et la partie hollandaise et en PTOM alors que nous avons une frontière ouverte. Nous avons aussi du retard d’infrastructures par rapport aux autres RUP et leur manière d’utiliser les fonds européens. Nous devons faire entendre cette réalité mais aussi, mener en commun la bataille pour les dotations financières européennes. »

Bicep-Pepin-Borel-Faleme-immeuble-des-RUP.jpgCe bureau doit servir, selon Serge Létchimy, la gouvernance politique à l’échelle de l’Europe. « Il ne s’agit pas seulement d’essayer d’obtenir des fonds à droite, à gauche, c’est une véritable ingénierie financière qu’il faut monter de telle sorte qu’on tire le meilleur profit du marché européen et des dynamiques financières de l’Europe. »

Tandis qu’Eurodom, lobby privé ultramarin à Bruxelles est là depuis longtemps, les Régions ont pris leur temps. « Pourquoi avoir attendu, s’interroge Josette Borel. L’association des RUP a vu le jour il y a une bonne vingtaine d’années puis les précédents présidents ont formulé le vœu de cette représentation et, pas à pas, nous y voilà. » « Il était temps d’ouvrir cette représentation », a déclaré le commissaire Hahn qui a jugé le moment bien choisi. Le prochain conseil européen doit se tenir le 7 février. A l’ordre du jour, dégager un accord sur le budget de l'UE pour la période 2014-2020, appelé cadre financier pluriannuel. « Nous allons pouvoir mieux faire entendre notre voix au moment des derniers arbitrages », s’est réjoui Didier Robert qui préside la conférence des présidents des RUP jusqu’en octobre. Laurent-Dindar.jpgLe bureau sera animé par quatre chargés d’affaires. Trois sont déjà nommés, le chargé de mission guyanais est en cours d’embauche. « Celui ou celle qui aura le poste devra faire un travail de veille stratégique et économique, assurer des liaisons et surtout, faire respecter l’esprit du traité et particulièrement de l’article 349 qui concerne les RUP », Prévient Jocelyn Ho Ti noé.

 Laurent Dindar (photo) est le nouveau chargé d’affaires de la Réunion. Il vient du conseil régional. Il a eu une formation universitaire de juriste et de sciences politiques, est spécialiste en  droit public et droit communautaire européen. « On a des dossiers qui sont fondamentaux pour l’économie de notre île, explique-t-il, et cette année 2013 est dédiée à l’Europe. Nous avons des négociations extrêmement importantes qui sont en cours et beaucoup de challenges. »

 Cyrielle CuirassierChristèle Allaud, chargée d’affaires pour la Martinique est originaire du Diamant. A 40 ans, elle est juriste en affaires européennes, a étudiée le droit à Toulouse, puis en Allemagne. Pendant deux ans, elle a déjà travaillé à Bruxelles.

Cyrielle Cuirassier (photo) représente la Guadeloupe. Dipômée d’un master 2 de ressources humaines, gestion des projets et des compétences, elle a déjà vécu à Bruxelles et connaît bien son milieu européen. « Networking ! lance-t-elle, c’est le mot à Bruxelles ! »

FXG, à Bruxelles

 


Gérard Bally, patron d’Eurodom

Gerard-Bally.jpg« Nécessité d’une plateforme commune »

Vous représentez le lobby privé des DOM à Bruxelles depuis 25 ans, comment voyez-vous l’installation de ce bureau de représentation des RUP ?

Je l’ai toujours appelé de mes vœux. J’en ai parlé avec tous les présidents successifs de nos institutions régionales et ça a été toujours été pour moi une nécessité qu’elles aient une plateforme commune.

Ont-elles vraiment un rôle à jouer ?

Oui ! Et d’ailleurs, on a un rôle à jouer, commun, en complémentarité parce que l’interlocuteur institutionnel est un interlocuteur reconnu. Nous, nous sommes des lobbys, nous sommes des interlocuteurs qui nous imposons. Nous passons entre les colonnes du temple pour pouvoir lancer des messages.

Croyez-vous à l’efficacité du lobby institutionnel ?

Mais l’institutionnel et le privé sont une complémentarité nécessaire pour être plus efficaces. Donc, je suis ravi.

Propos recueillis par FXG

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:38

Penchard reconduite à la commission nationale d’investiture de l’UMP

Douze vice-présidents, soit vingt au total, et onze nouveaux secrétaires généraux adjoints: complètent depuis dimanche l’organigramme de l’UMP. Si les secrétaires nationaux thématiques (dont celui de l’Outre-mer) ne sont toujours pas nommés, les membres de la commission nationale d’investiture présidée par Fillon et Copé l’ont été. Parmi eux, l’ancienne ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard qui a donc été reconduite au sein de cette commission ou elle siégeait déjà auparavant. Elle est pour l’heure, la seule représentante de l’Outre-mer auprès des nouvelles instances dirigeantes du parti.

FXG, à Paris

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 07:25

De futurs dispositifs pour une niche fiscale outre-mer à 18 000 euros

Le ministre des Outre-mer a été interpellé mercredi à l’Assemblée nationale par le député Martiniquais Bruno Nestor Azérot qui s’inquiète des effets de la décision du Conseil Constitutionnel censurant la défiscalisation. « Cette décision, dénonce-t-il, compromet les investissements prévus en 2013 et non engagés ou non encore agréés. » En réponse, le ministre a promis « dans les semaines à venir, des annonces complémentaires, permettant de dire concrètement quel sera le dispositif mis en place ». Le sujet de l’avenir de la défiscalisation outre-mer était au cœur, la veille à Paris, de l’échange entre Victorin Lurel et Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM. Victorin Lurel s’est engagé au nom du gouvernement à ce que « des compensations soient mobilisées afin d’assurer la réalisation d’un nombre équivalent de projets de logement social Outre-mer », mais Jean-Pierre Philibert pense qu’ « on ne pourra pas au titre de la subvention ou de l’augmentation de la ligne budgétaire unique, régler les problèmes de l’investissement productif ».

Car c’est bien cet investissement qui intéresse les PME d’Outre-mer qui va pâtir de la censure du Conseil constitutionnel. Pour le député martiniquais, « les contribuables vont d’abord imputer sur le plafond les réductions qui correspondent à un service (employés à domicile) ou à un patrimoine, et seulement ensuite à des réductions Outre-mer… » Il en conclut que le plafond effectivement disponible pour les investissements 2013 ne sera pas de 18.000 € mais de 8.000 ou 10.000 au mieux.

Un inspecteur général de l’administration des Finances, a révélé le ministre le 29 janvier dernier, a été nommé pour une mission d’expertise. Il a un mois pour faire des propositions. Selon la FEDOM, la piste de réflexion la plus sérieusement examinée par le ministère (qui n’a ni commenté, ni démenti) consiste à « jouer sur les conditions dans lesquelles ce plafond de 18 000 € sera appliqué ».  Plus explicitement, il s’agit de faire en sorte que les autres niches fiscales plafonnées à 10 000 € n’empiètent pas sur les 18 000 € de la niche outre-mer. Ainsi, analogiquement, « pas un euro ne sera perdu », comme l’ont promis les deux têtes de l’exécutif. Cela doit faire l’objet d’un examen devant les commissions des finances des deux assemblées suivi d’un vote, dans le cadre de la loi de finances rectificative, sans doute vers la fin du premier semestre.

FXG, à Paris

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:03

Les Vœux et récompenses de Josette Borel à Paris

Borel-et-polomat.jpgJosette Borel-Lincertain, présidente de la Région Guadeloupe, a présidé, mardi soir à la maison de l’Amérique latine à Paris, une cérémonie de vœux à la communauté antillaise de l'Hexagone, pour affirmer notamment son souhait de renforcer un lien très étroit avec les « îliens de France ». A cette occasion, la présidente a décerné plusieurs récompenses, à ceux qui au cours de l'année 2012 ont marqué la Région Guadeloupe, à travers le sport, l'économie, le tourisme ou encore la culture. Les œuvres de la Marie-galantaise Marie Aimer étaient exposées. Après un discours très écouté devant un parterre riche d’invités, l’arrivée du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, n’a pas tout à fait réussi à voler la vedette à Mme Borel-Lincertin ! public-Borel.jpgMarc Vizy, conseiller du président de la République a fait un passage furtif. Nombre d’artistes et personnalités étaient présents. Firmine Richard représentait le maire de Paris. Les deux frères Martial, Jacques et Jean-Michel, le président de l’agence de diffusion et promotion des cultures d’Outre-mer, Greg Germain, le dramaturge Alain Foix, la journaliste de M6 et ambassadrice de la drépanocytose, Kareen Guiock, l’historien Claude Ribbe, les cadres de France Ô, Luc Laventure et Robert Moy, le journaliste de F3, Michel Reinette, le rhumier Hervé Damoiseau, l’élue régionale Marianne Pépin, les déléguées Daniel Apocale (Mairie de Paris) et Sophie Elizéon (égalité des chances), entre autres étaient présents avec nombre d'associatifs.

Mme Borel a remis un premier prix à une délégation de planteurs de bananes composée de Francis Lignières, Eric de Lucy, Tino Dambas, Philippe Ruelle, Guy Adolphe et Marcus Héry.

Aron-Lurel-Valerie-Guillaume-Borel-Firmine-Richard.jpgPuis, c’est Christine Aron, enceinte, qui a eu les honneurs du trophée de la Région. Christian Mantéi, directeur général d’Atout France a réceptionné le trophée décerné à Air Caraïbes. Babette de Rozières, arrivée en compagnie de Danuta Pieter, secrétaire générale de la fondation des Hôpitaux des Paris qui a remplacé au pied levé Bernadette Chirac empêchée (Mme Chirac et Babette de Rozières ont l’habitude de visiter ensemble des personnes hospitalisées) a reçu le prix de la personnalité de l’année. Mme Borel a encore remis un prix à Maryse condé que sa fille est venue recevoir en son nom, clôturant ainsi cette remise de récompenses.

FXG, à Paris

 


Ils y étaientExcellence-UGPBAN.jpg

Les producteurs de la Guadeloupe avec le président de l'UGPBanBabette-et-Borel.jpg

Babette de Rozières et Josette Borel-LincertainKareen-Guiock.jpg

Kareen Guiock, ambassadrice de l'APIPD, association de lutte contre la drépanocytose depuis le 1er janvier.rebecca-Marival-Herve-Damoiseau-Marie-Aimer.jpg

Rebecca Marival, chroniqueuse culturelle, Hervé Damoiseau, rhumier éponyme, Marie Aimer, plasticienneborel-et-Aron-enceinte.jpg

Josette Borel éprouve délicatement le ventre arrondi de Christine Aron, recordwoman d'Europe encore inégalée du 100 m.Sophie-Elizeon-Bernard-Guillaume.jpg

Sophie Elizeon, déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer, et le chef de cabinet de Victorin Lurel, Bernard Guillaume.Mantei-et-Borel-prix-pour-Air-Caraibe.jpg

Christian Mantéi d'Atout France reçoit le trophée attribué à Air Caraïibes par la présidente de la Région GuadeloupeCondé Babette Lurel Aron

Autour de Victorin Lurel et de Babette de Rozières, l'une des quatre filles de Maryse Condé, venue réceptionner un prix pour sa mère, et Christine AronLurel-et-Borel.jpg

Lurel et BorelLurel-au-centre.jpg

Dans le hall de la Maison de l'Amérique latineBabette-de-Rozieres-Bernadette-Chirac-Danuta-Pieter-Josette.jpg

Danuta Pieter a offert à Babette une photo où le chef-cuisinier visite avec Bernadette Chirac et Mireille Darc des malades à l'hôpital. Autographe de Bernadette.Voeux-Borel-les-quattre-027.jpg

 


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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 07:54

Lurel soutient l’épandage

Ligneres-Dambas-Lurel.jpgLors de la remise de récompense à une délégation de l’UGPBan par la présidente de la Région Guadeloupe, mardi soir à Paris, le ministre des Outre-mer s’est livré à un vibrant plaidoyer pour les bananiers en proie à la crise de l’épandage au banole. Quoique se disant respectueux de la santé de ses compatriotes et malgré les retards pris par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), Victorin Lurel s’est montré en vrai soutien de la profession : « Je peux déranger mais nous avons une banane durable qu’il convient de préserver tout en faisant tout pour préserver la santé publique. » Et pôur mieux convaincre l’auditoire, le ministre a sorti sa casquette de consommateur : « A Paris, j’achète de la banane bio de Saint-Domingue. Elle est traitée au banole ! » Puis il a conclu en demandant qu’on lui « laisse un peu temps pour trouver la bonne formule ».

FXG, à Paris

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 07:04

Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, a été reçu mardi pendant près de deux heures par le ministre des Outre-mer. Au programme de cet échange, principalement, la défisc. Interview.

« Il faut disposer vraiment de ces 18 000 € pour l’Outre-mer »

Philibert-2.jpgEtes-vous rassuré sur le financement des économies d’Outre-mer ?

Le premier ministre a dit : « Si on connaissait aujourd’hui la meilleure formule pour remplacer la défiscalisation, ça se saurait… » C’est le meilleur vecteur d’investissement pour nos petites entreprises et le seul qui leur permet de monter un dossier de financement bancaire. Nous croyons que la défiscalisation n’est pas morte même si elle n’existera plus sous sa forme actuelle. Pour autant, nous ne nous reconnaissons pas dans les déclarations du ministre du Budget qui a dit qu’il n’y a pas de souci à se faire pour les années 2013 et 2014 au motif que la plupart des dossiers de défiscalisation ont déjà été déposés. Le ministre sait parfaitement bien que ça ne concerne que les dossiers avec agrément de Bercy. Notre inquiétude concerne en priorité les dossiers d’investissement productif. Victorin Lurel a affirmé sa volonté de trouver une solution dans les jours ou semaines qui viennent. Rien n’est fermé et nos arguments ont été entendus. Sur ce point, je repars un peu plus confiant que je n’étais venu…

Quels arguments avez-vous fait valoir ?

Le président de la République et le Premier ministre ont répété que pas un euro ne manquerait à l’Outre-mer. Or, on sait très bien qu’on ne pourra pas au titre de la subvention ou de l’augmentation de la ligne budgétaire unique (pour le logement, NDLR), régler les problèmes de l’investissement productif ; il faudra donc jouer sur les conditions dans lesquelles ce plafond de 18 000 € sera appliqué.

Par exemple ?

Un investisseur métropolitain tenté par la défiscalisation pourra défiscaliser un emploi à domicile et consommera ainsi une partie des 18 000 €. Ce que vous allez consacrer à l’Outre-mer, ce n’est pas 18 000, mais c’est 18 000 moins la nounou, la femme de ménage… Il faut peut-être qu’on puisse disposer vraiment de ces 18 000 € pour l’Outre-mer. C’est une piste. Le ministre a la volonté de discuter avec Bercy cette solution.

Comment y parvenir ?

C’est une solution qui doit passer par un projet de loi de finances rectificative. Je ne maîtrise pas le calendrier mais le ministre ne s’est pas opposé, si on retient cette solution et avant même l’examen de cette loi, à s’exprimer de façon à ce que la collecte puisse se faire dans de bonnes conditions.

Philibert-3.jpgIl est question du devenir de l’octroi de mer. Le député Vlody a rendu son rapport. Etes-vous d’accord avec ceux qui veulent préserver cette taxe qui contribue aussi à renchérir le coût de la vie ?

L’octroi de mer a aussi des effets de protection de la production locale même si certains le contestent puisque par ailleurs, par des effets de compensation, les prix sont rapidement alignés sur le niveau le plus haut. La production locale a quand même bénéficié de ces dispositions. Ceci étant, l’octroi de mer, c’est compliqué à expliquer aux populations ultramarines mais aussi hexagonales et je ne suis pas sûr que nous soyons forcément d’accord avec les propositions du rapport Vlody retenues par le ministre. Ainsi, celle qui consiste à élargir aux services l’octroi de mer pourrait n e pas recueillir notre accord. Mais le gouvernement a la volonté de se battre pour que nous continuions à bénéficier du différentiel d’octroi de mer.

Chaque ministre a reçu sa lettre de mission pour la transition énergétique. Qu’en est-il du photovoltaïque ?

Nous avons déploré les retards dus à la commission Baroin sur le traitement de ce dossier. Le ministre nous a indiqué qu’on avait enfin tenu compte de la spécificité ultramarine notamment sur le « surimposé ». On nous avait dit qu’il ne pouvait pas y avoir de panneaux photovoltaïques sur nos bâtiments s’ils n’étaient pas intégrés au bâti. Maintenant, on peut faire et on pour avoir des appels d’offres sur du « surimposé ». Par contre, sur le problème du stockage, très important pour nous, le ministre s’est dit favorable à ce qu’on puisse en tenir compte dans les appels d’offres.

Le tourisme se porte mal, avez-vous fait des propositions ?

Nous avons émis l’idée que, peut-être, que dans chaque DOM, on puisse faire une vraie zone franche pour un secteur d’excellence. Le tourisme pourrait être ce secteur, notamment aux Antilles. Mais tout ça nous a fait dire que c’est peut-être l’occasion de revoir la loi de développement économique des Outre-mer. Le ministre y est ouvert et nous sommes prêts à travailler à ses côtés dans le respect de nos différences. Nous avons un ministre qui se bat pour l’Outre-mer et je lui rends cet hommage.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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