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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 06:49

 

Interview Greg Germain, président d’Avignon, festival et compagniesequipe du Off

L'équipe du festival Off d'Avignon a présenté l'édition 2011 qui, accueille, du 8 au 31 juillet, 1143 spectacles. Interview du président du Off

« Le In et le Off sont quelque part liés »

Derrière la Région Ile-de-France, c’est la Région Provence Alpe Côte d’Azur qui est le plus représentée avec 147 spectacles. Est-ce du à un dynamisme particulier ou à la proximité d’Avignon ?

Germain-Off.jpgA la proximité d’Avignon, bien entendu parce que ce n’est pas ce que la Région PACA fait pour les compagnies, pour le Off en tout cas, ni la Région Ile de France… Tout le monde se sert du Off, les Régions comme les autres, mais personne ne fait pas grand-chose pour le Off. Les Régions envoient leurs compagnies mais elles ne se demandent jamais comment le public vient sur ce Off, comment aider le festival Off à avoir du public, à le développer. Ce sont toutes ces interrogations que nous devons porter justement aux Régions.

La réalité économique du Off, ça se pèse ?

Cette année, il y aura 6 000 artistes pendant un mois. Ces gens-là vont bien dépenser 1500 euros dans le mois pour se loger, pour manger, pour acheter un tee-shirt ou une culotte. Ca fait quand même 9 millions d’euros ! C’est une bonne affaire pour tout le monde. C’est aussi un marché où se négocient des spectacles pour 30 M€. 20 % de tous les échanges de diffusion française se font pendant le Off, à Avignon.

Le Off est autofinancé mais vous avez lancé un appel du pied au ministre de la Culture…

Pas un appel du pied, un vrai appel ! Il y a un festival qui rend des services à ce pays et ce festival est autofinancé. Il est anormal qu’il n’y ait pas au moins des frais de fonctionnement qui ne soient pas couverts par le ministère de la Culture. Comme ça, ce ministère aura vraiment un champ d’intervention. Nous avons aussi besoin de l’Etat, ça nous permettrait peut-être de mieux orienter le travail que nous faisons aujourd’hui.

Au-delà de la France, que représente le Off ?

Le Off a fait un bon en avant considérable en accueillant le nombre de compagnies étrangères qu’il y a aujourd’hui. Il faut se demander pourquoi. Dans les pays asiatiques, ils sont aujourd’hui 14. Ca signifie que le Off développe un certain public, un certain imaginaire et que c’est peut-être pour ça que les compagnies étrangères viennent développer leur imaginaire avec l’imaginaire européen et français.

Une ouverture sur le festival Off de Pékin, qu’est-ce que cela augure ?

Des publics chinois vont voir jouer des pièces françaises et des publics français vont voir jouer des pièces chinoises. C’est bien pour la connaissance des mondes entre eux.

Peut-on imaginer le festival In sans le Off ?

Le Off est un festival à part entière mais je pense que le In et le Off sont quelque part liés et que l’un ne va pas sans l’autre. Les relations entre les deux ont été très tourmentées au début, maintenant, on peut parler d’une neutralité bienveillante.

Le Off, avez-vous dit, n’est pas un rassemblement d’indigents, et puis vous avez cité pour le décrire une phrase d’Edouard Glissant : « Un carnaval d’affiches et un bal d’échasses ». Le Off souffre-t-il d’un problème d’image ?

La vraie image du Off c’est que c’est le lieu de toutes les mises en scènes du monde, c’est un lieu d’imaginaires. Un spectacle, ça pose des questions au monde pour repousser les horizons de ce monde. Et quand il y a 1143 spectacles dans un lieu, c’est tout de même extraordinaire, c’est mille questions posées chaque jour.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 06:48

A la chapelle du Verbe incarné, le théâtre d'outre-mer en Avignon

Pour la 14e année, le théâtre des outre-mer en Avignon accueille la création ultrarine (et plus) à la chapelle du Verbe incarné. Voci le programme

Hommage marathon, le 19 juillet - en partenariat avec l'Institut du Tout-Monde - Midi-Minuit Edouard Glissant

Le théâtre rend hommage à Edouard Glissant le 19 juillet, en proposant un véritable marathon de la pensée et des mots : de Midi à Minuit, hommage à Edouard Glissant. Projections, lectures, rencontres, scènes ouvertes, hommages musicaux… autour de l'œuvre d'Edouard Glissant. Sont déjà annoncés Patrick Chamoiseau, Edwy Plenel, Laure Adler, François Noudelmann…


La Sorbonne Nouvelle en Avignon - Universités d'été, les 22 et 23 juillet. Scènes et détours zoologiques

Rencontres-débats à la chapelle suivies de tables rondes sous le chapiteau du Off autour de la poétique animalière des œuvres dramatiques d'Afrique et des diasporas (le 22 juillet) et de la relation entre exhibitions zoographiques et scènes contemporaines (le 23 juillet).

Exposition grand format sur les murs de la ville

Tribu itinérante est une installation vidéo sonore et interactive, dans l'espace urbain, qui met en scène des rencontres métisses virtuelles entre artistes (danseurs, comédiens, musiciens, plasticiens). L'idée étant de confronter les diversités culturelles de ces artistes avec leur identité créatrice propre, en organisant des rencontres virtuelles sur les murs de la ville. Pour suivre la résidence du plasticien réunionnais Lionel Lauret, rendez-vous nuitamment dans les rues d'Avignon et à la galerie de la Chapelle du Verbe Incarné.


Programme du 8 au 31 juillet : 5 pièces de théâtre, 1 spectacle de danse, 1 spectacle visuel de midi à 22H30


Théâtre
12h10 - Congre et homard
de Gaël Octavia

Compagnie Textes en paroles – Guadeloupe

Un pêcheur catalan raconta un jour à Gaël Octavia cette histoire étonnante : sous les mers, le congre et le homard s'associent contre le poulpe. Ce drôle de pacte inspire l'auteur martiniquaise qui l'applique au trio mari, épouse, amant. Cette métaphore marine immerge deux hommes dans un huis-clos haletant, les conduisant à s'affronter dans un face-à-face infernal, au dessus duquel plane l'ombre de l'épouse infidèle.
13h45 - Les Sauveurs de Ricardo Prieto

Wabuza Compagnie – Martinique

Ruddy Sylaire, invité régulier de la Chapelle, propose cette année un texte de l'uruguayen Ricardo Prieto qui s'interroge non sans humour sur la fuite en avant de la consommation, de nos besoins et du prix des choses. La pièce commence par la confrontation entre le père d'une famille dans le besoin et un homme visiblement très riche prêt à payer "n'importe quel prix" pour lui louer une chambre. La surenchère, l'abondance des besoins, les relations d'inégalité posent la subtile question du rapport à l'argent…
15h30 - Lucy de Valérie Goma, d'après le roman de Catherine Rey "Lucy comme les chiens"

Théâtre de la Ruche – Guyane

L'histoire se passe dans une habitation de tôles et de bois vieillis dans un de ces bidonvilles qui abritent la moitié de la population mondiale. Une mère grasse et sans âge, sa fille "pas bien finie", totalement illettrée, non désirée, muette de surcroît. Le regard porté est celui de cette enfant, piétinée comme un jouet cassé, bientôt louée ou vendue. Une fable mordante plurilingue qui adapte la théâtralité à la mixité humaine du territoire guyanais et regroupe des artistes de divers origines et disciplines.
17h15 - La poursuite (The Chaser) de Jeong-Bae Song

Pocha Group – Corée

La compagnie coréenne développe depuis 2008 un théâtre à mi-chemin entre théâtre visuel et arts du cirque. Le vol d'un livre précieux est le point de départ d'une poursuite effrénée et burlesque entre un détective un peu simple d'esprit et deux voleurs empotés et incompétents. Cet explosif chassé-croisé de personnages donne à voir une série d'acrobaties et de cascades hilarantes. Une invitation à découvrir cette compagnie inédite en Europe.

18h50 - Vénus de Suzan Lori Parks

Compagnie Arts-en-Sac - France / Afrique du Sud

L'histoire de la Vénus Hottentote mise en scène avec sobriété par la jeune Cristèle Alves Meira, sur le texte d'une grande voix de la littérature américaine. Inspiré d'une histoire vraie, ce récit évoque le destin tragique de Saartjie Baartman arrachée à son Afrique du Sud natale au début du XIXème siècle pour être déshabillée, exhibée puis disséquée, et conservée dans du formol en pièces détachées, à Londres puis Paris.
20h45 - Les chemins de la ruse de Pierre Gope

Théâtre Cebue - Nouvelle-Calédonie

Afin de pointer du doigt certaines pratiques religieuses en Nouvelle-Calédonie, Pierre Gope reprend et adapte le Tartuffe de Molière. La fille du grand chef Cagou est sur le point de se marier avec l'homme qu'elle aime et qui a été choisi par son père pour faire son bonheur. À ce tableau presque parfait, une ombre : le Martin-pêcheur (le pasteur ou le prêtre), personnage effronté courant après toutes les femmes. Récemment arrivé dans la tribu, ses paroles sèment le trouble dans l'esprit du chef, qui lui offre sa fille en mariage, pourtant déjà promise.

Danse

22h30 - Les Songes de la Horde

Compagnie Yun Chane - La Réunion

La chorégraphe Yun Chane explore le thème du rebond tout en s'interrogeant sur la position de la Femme dans la société réunionnaise. Dans un univers masculin, la présence d'une femme modifie tous les liens. Sa sensualité questionne et affecte les mouvements virtuoses des trois danseurs. Avec Les songes de la Horde, la chorégraphe met en lumière de jeunes interprètes de haut niveau, pour qui les frontières entre danses hip-hop et danse contemporaine n'ont plus cours.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 06:08

Le sénateur Magras propose onze pistes pour le tourisme aux Antilles

En 11 points, le sénateur de Saint-Barthélemy propose pour la Martinique et la Guadeloupe de passer d’un « tourisme subi à un tourisme intégré ».

Michel-Magras.jpg« Des propositions concrètes, faisables mais qui impliquent les élus, l’Etat et les populations. » Michel Magras, sénateur apparenté UMP de Saint-Barthélemy a arraché l’unanimité de ses collègues de la commission économique du Sénat pour valider son rapport d’information sur le tourisme en Guadeloupe et Martinique. Ce rapport sera intégré au débat sur l’Outre-mer qui aura lieu le 28 juin dans l’hémicycle du palais du Luxembourg. Après avoir procédé à une cinquantaine d’auditions, Michel Magras n’a pas voulu s’attarder sur le diagnostic, il a d’abord voulu faire des propositions pour arriver à passer d’un « tourisme subi à un tourisme intégré ». Tout d’abord, il estime que le tourisme doit être la priorité des deux îles en matière de développement économique : « Il faut définir une stratégie pour les décideurs et des orientations pour les dépenses publiques. » En second lieu, il met l’accent sur la nécessité de renforcer l’intérêt de la population pour l’activité touristique. « Le problème identitaire est un frein et pour attirer l’étranger, il faut connaître sa langue et sa culture. » Il propose donc que l’Education nationale propose l’apprentissage de l’anglais pu de l’espagnol dès la maternelle. Le but étant que « tout citoyen devienne bilingue ». En troisième lieu, il évoque la desserte depuis Roissy. « Ce n’est pas la panacée et elle ne doit pas empêcher d’ouvrir des pistes sur les charters européens. Il faut aussi travailler à améliorer Orly… » Le sénateur propose encore de développer la clientèle nord-américaine. Il sait que l’on travaille à rouvrir des lignes mais il propose de ne pas négliger les compagnies américaines low coast comme Jet blue ou West Jet) dont il salue la qualité du service.

« L’annualisation du travail ne doit plus être taboue »

Mais surtout, Michel Magras propose de revoir les processus de défiscalisation. « Elle n’a pas été conçue pour le développement durable. Je propose qu’on la prolonge et surtout qu’on l’accorde en fonction des projets. » Il prône une défiscalisation presque exclusivement dédiée à la rénovation des hôtels pour atteindre les standards américains.

Pour atténuer les effets de saisonnalité, il propose de créer une basse-saison différenciée et axée sur des événements culturels ou sportifs. Mais avant tout, il propose d’annualiser le temps de travail. « C’est cela qui coule les entreprises. » Sachant le sujet sensible (il voulait rencontrer les syndicats, mais cela lui a été déconseillé), il indique simplement qu’il ne veut plus qu’il y ait de sujets tabous et que la question soit ouverte avec les syndicats. Concernant la politique de formation, il plaide pour un accueil et un service irréprochable. « Nous pouvons organiser des échanges avec la Barbade ou le Canada… » Concernant la croisière, il sait que la croisière basée reste un challenge difficile mais il veut croire à la croisière d’escale. « Je soutiens les projets de Basse-Terre et Saint-Pierre mais il faut offrir du produit et, surtout, de l’animation ! » Le cadre de vie, l’environnement aussi doivent être liés au développement touristique or, il y a deux problèmes majeurs : les déchets et l’affichage publicitaire qui est agressif et anarchique. « Il faut utiliser la législation en place pour créer une ligne d’affichage harmonieuse et intégrée. » De même, il estime qu’il faut valoriser le patrimoine naturel avec des « carnets de territoire, inventaire des sites remarquables ». Là-dessus, conclut Michel Magras, « La Martinique a une longueur d’avance… »

FXG (agence de presse GHM)

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 04:59

Commémoration des aïeux à Saint-Denis avec le CM98

La commémoration des ancêtres esclaves par le Comité de la marche du 23 mai 1998 (CM98), a réuni plusieurs milliers de personnes à Saint-Denis (93), lundi 23 mai.Enide-Citte-Daniel-Pizivin-Gilbert-Caristan.jpg

Il y a d’abord eu un dépôt de gerbes au monument aux morts pour honorer  les âmes  des aïeux. Puis, une cérémonie œcuménique au cœur de la basilique des rois de France, avec les représentant des religions catholique, adventiste, évangélique, juive, musulmane.  Devant l’assemblée recueillie dans la nef de la basilique, le vicaire général, Daniel Pizivin, du diocèse de la Seine-Saint-Denis, a rendu hommage à toutes les personnes qui ont subi les entraves de l’esclavage. La liturgie a été spécialement écrite  par  les membres de l’association CM98. Vivianne-et-Serge-Romana-Jean-Pierre-Allau-du-CRIF-photo-A-.jpgDès la fin de la cérémonie religieuse,  beaucoup ont pris d’assaut le stand de la généalogie et le panneau du mémorial à la recherche de leur nom de famille et de la première personne à l'avoir porté. Le professeur Gordien a salué le rapprochement du CM98 avec le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage et sa présidente, Françoise Vergès, et leur convergence pour la défense des deux dates, les 10 et 23 mai.

Didier Paillard, le premier magistrat de la ville, est intervenu : « L’esclavage colonial nous intime la tâche de repenser  le passé à sa lumière et appelle à une rétribution symbolique par le  travail de mémoire. »

Voici venu le temps des monuments aux aïeux

D-de-Kabal-et-Didier-Firmin-de-RIPOSTE--photo-A--Jocksan.jpgJean Tauliaut et Max Diakoke de la compagnie Riposte, D de Kabal, mais aussi Dédé Saint-Prix et la chanteur de Kassav, Jocelyne Béroard,  ont animé le podium.

Le président du CM98, Serge Romana, pressenti pour être le premier directeur du mémorial ACTe en Guadeloupe, a lancé un appel pour rencontrer les descendants des familles esclavagistes et leur demander d’ouvrir leurs archives. Comme cette dame à la recherche d'un nom de famile photoIl a encore salué le vœu du président de la Région Guadeloupe, Victorin Lurel, de mettre en place dans chaque commune de l’archipel une stèle portant les noms des premiers hommes ayant porté ces patronymes dans leur commune. « Il y a des monuments aux morts, voici venu le temps des monuments aux aïeux ! » Jocelyne Béroard, de Kassav, a fait remarquer combien la Martinique est encore loin : « Quand pourra-t-elle faire ce travail ? »

Pour la quatrième année à Saint-Denis, l’association CM98 a démontré qu’elle peut rassembler des milliers de personne sur la place publique au nom des ancêtres esclaves. Ceux-là même à qui la République a rendu hommage le 10 mai dernier au jardin du Luxembourg.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)La-danse-de-l-esclave-photo-A--Jocksan.jpg

La danse de l'esclaveDD-St-Prix-Leila-Cukierman-Serge-Romana-et-Jocelyne-Beroard.jpg

Dédé Saint-Prix, Leïla Cukiermann, Serge Romana et Jocelyne Béroardle-public--photo-A--Jocksan.jpg

La foule devant la basiliquele-succes-pour-l-atelier-de-genealogie-photo-A--Jocksan.jpg

L'atelier de généalogieSerge-Romana--Toto-Gordien---Francoise-Verges-et--Jean-Pie.jpg

Serge Romana, Toto Gordien, François Vergès, Jean-Pierre Allau


Ils ont dit 

 

Daniel Pizivin, vicaire général du diocèse de Saint-Denis : « Aujourd’hui, j’ai vécu un moment très impressionnant, pour une  histoire qui ne m’a pas marqué comme elle a marqué tous ceux qui étaient là. Il est très important de pouvoir retrouver ses racines et d’oser affronter cette histoire pour bâtir l’avenir, maintenant et ensemble. »

Enide Citté, pasteur de l’Eglise adventiste du septième jour de Paris : « C’est notre histoire, je la connais, je la porte. Il est vrai que nous, adventistes, on a rarement ce discours. Aujourd’hui,  c’est l’occasion de pouvoir dire que nous, adventistes, nous reconnaissons et acceptons le fait que nous sommes descendants d’esclave. Nous voulons le reconnaitre et nous mêler dans cette célébration et cette reconnaissance de notre  histoire. »

Gilbert Caristan, pasteur de l’Eglise évangélique de Draveil : « Il y a  eu de l’émotion, beaucoup d’intérêt  et surtout  d’espérance.  C’est une problématique difficile notamment pour les ressortissants de la communauté créole. Il y a tout le questionnement sur la signification du religieux au milieu des réalités esclavagistes. Pour cela, nous avons besoin de creuser l’Evangile ensemble. Ce qui n’est pas forcement un bon départ, mais c’est toujours une bonne arrivée. »

Françoise Vergès, présidente du CPMHE : « La journée du 23 mai est une journée importante. C’est un approchement inévitable. Aucune des dates ne s’annulent, elles se renforcent. Au moment où la loi Taubira est attaquée, où beaucoup de choses sont attaquées dans ce pays, ce n’est pas le moment de se diviser, mais plutôt de s’unir. Nous avons des objectifs communs avec des missions différentes. Il y a certainement des actions à faire ensemble. Nous relançons l’idée d’un mémorial historial. Mémorial, lieu de recueillement ; historial, lieu de ressources, de documentation, de débat  et d’échanges sur la traite et l’esclavage. Nous n’avons pas complètement  gagné. Il y a encore beaucoup à faire. »

Didier Paillard, maire de Saint-Denis : « Saint-Denis se construit de ses différences. Dans ses différences, il y a les originaires de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane qui font partie de ce peuple, de cette ville populaire. Les gens ont doit à une reconnaissance, à une dignité. »

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 04:58

ITW Serge Romana, président du CM98Le-president-du-CM98--Serge-Romana-photo-A--Jocksan.jpg

« Nous avons voulu inverser l’image de l’esclave »

Aujourd’hui, vous lancez un appel pour une adhésion massif au CM98. Pourquoi ?

Il faut un engagement réel. Car il ne suffit pas de dire :  « Je suis avec vous. » On doit être capable de faire des commémorations avec deux fois plus de personnes et il faut qu’on y arrive. Notre objectif est de créer un vrai groupe basé sur son identité et être capable, avec ce groupe, de s’insérer dans la République.  Peser aussi  au sein de cette République. L’intérêt pour ce mouvement est de ne pas rester dans le passé.

13 ans après la marche  de 1998. Quel bilan faites-vous ?

On a fait bouger les concepts. Avant, personne ne parlait des victimes de l’esclavage. C’était de l’abolition qu’on parlait. Lorsque nous avons introduit le terme de « parents », d’ « aïeux », des « victimes de l’esclavage », tout le monde nous traitait de victimaires, voir de sectaires. Aujourd’hui, même le président de la République en parle. Ce qui veut dire que nous sommes arrivés à faire bouger les choses. Tout notre travail a donné des fruits. Pour moi, c’est fantastique.

Après la sortie du livre « Non An Nou », un travail de généalogie sur les patronymes guadeloupéens, et l’annonce par le président Lurel que chaque commune de son département procède à l’installation d’une stèle, estimez-vous avoir atteint votre objectif ?

Dés le début nous avons voulu inverser l’image de l’esclave. D’une image négative, nous avons voulu faire une image positive.  On savait qu’on partait pour très longtemps, une génération peut-être...  Finalement, ça a été un peu plus rapide. Il y a eu des moments clef, comme l’adoption de la circulaire instituant le 23 mai par le Premier ministre François Fillon par exemple. Sans elle, je pense que beaucoup de gens auraient été fatigués et découragés. Cela a été quelque chose d’extrêmement  important.

Propos recueillis par Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 04:50

La littérature créole en débat à Nice

Daniel Maximin, Commissaire de l’Année des outre-mer, romancier et poète guadeloupéen, Marie-Reine de Jaham, présidente du cercle Méditerranée Caraïbe, romancière martiniquaise, James Noël, romancier haïtien, et Joseph Jos, professeur de lettres, essayiste martiniquais vont débattre de littérature créole le 19 juin, au salon du livre de Nice. La table ronde sera présidée par le Pr Edmond Jouve, président honoraire de l’académie des sciences d’Outre-mer et de l’Association des écrivains de langue française. Ils vont s’efforcer de définir le terme « créole » avant d’essayer de définir les contours du monde littéraire créole. Et par-delà les difficultés d’être de l’auteur créole, ils en viendront à l’universalité de la créolité.

Salon du livre de Nice – Dimanche 19 juin à 11 heures

 

 

 

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 15:12

Marie-Claire Biard expose à Paris et ailleurs

style-1930.jpgL’ancienne commissaire du salon de l’outre-mer à la mairie de Paris (période Jacques Chirac) expose quelques unes de ses œuvres à la Rhumerie de Saint-Germain des Près. « Hélas pas de date de vernissage, indique l’artiste installée désormais à Pérols, (Hérault), la Rhumerie rouvre ses portes après des mois de travaux et ses patrons sont dans le jus… » L’exposition démarre le 29 mai et dure jusqu’à la fin du mois de juillet. « Mes tableaux sont sans nom, mes œuvres sont toujours des êtres imaginaires à moins que ce ne soit du portrait... C’est l’avantage de dessiner et de n’avoir pas de soucis de droits à l’image ! Au fond, c’est toujours un mélange de rencontres, d’amitié et d’émotions... » Loin des courants contemporains qu’elle apprécie (elle l’a maintes fois montré au salon de l’outre-mer), Marie-Claire Biard garde un coté jouissif du dessin et du beau. Certains lui opposeront un côté « déco », « peut être, rétorque-t-elle, mais ça ne me gêne en rien, Renoir ne peignait-il pas des assiettes ? » La femme, sujet favori du peintre, sera très présente dans ces nouvelles œuvres, un regard plus sophistiqué, plus dans l’esprit du bal de la rue Blomet… danse-1930.jpgUne petite touche de style 1930 , une autre des  fascinations de l’artiste… Marie-Claire Biard travaille à l’acrylique et traite ses peintures souvent comme des pastels. Par ailleurs, elle présente ses aquarelles, « carnets de voyage à La Barbade », avec un vernissage, le 16 juin, chez Christian de Montaguère (20 rue de l’abbé Grégoire dans le 6e). Et puis, Babette de Rozières, la femme préférée des français et chef internationale,  a choisi cette portraitiste pour réaliser son portrait pour le  restaurant, La Case de Babette, qu’elle ouvre le 26 Mai, à Maule, Yvelines.

Marie-Claire Biard, qui a le don d’ubiquité, sera encore, du 6 au 18 juin, à Villeneuve-lez-Avignon pour les Escales polynésiennes où elle présente encore quelques-unes de ses œuvres.

FXG (agence de presse GHM)


Magloire.jpg"Ce monsieur est un ami haïtien que j’aime beaucoup et qui est à la rhumerie Clément en Martinique depuis des lustres... Il était cuisinier de Duvalier et est resté chez Clément, à l’Acajou depuis... Il s’appelle Magloire."Monstera-deliciosa.jpg

"Le végétal, « monstera déliciosa », fait partie du décor que j’ai créé pour la rhumerie"Babette.jpg

Babette de Rozière


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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 05:30

Un Collectif des états généraux de l’Outre-mer dans l’Hexagone

Les-rapporteurs.jpgLe 30 avril dernier, le Cégom (Collectif des états généraux de l’Outre-mer dans l’Hexagone) a réuni son assemblée générale constitutive, laquelle a voté ses statuts dont l’objet prévoit notamment « d’observer le suivi ou d’assurer un suivi des propositions exprimées dans le cadre de ces États généraux ; d’établir de la façon la plus affirmée un lien avec les actrices et acteurs de ces états généraux situé/e/s outre-mer ; plus largement, de rassembler, soutenir, valoriser et représenter les outre-mer et ses originaires auprès de l’État, des institutions et de l’opinion publique ».
Pierre Pastel, rapporteur de la commission sur la mémoire et l’identité des états généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone, a été nommé président par intérim du Cégom ; David Auerbach Chiffrin, co-rapporteur de la commission sur l’égalité et les discriminations, porte-parole national, a été nommé secrétaire général par intérim ;  Christine Houblon, rapporteur de la commission régionale en Midi-Pyrénées, a été nommée porte-parole en régions par intérim.
Une nouvelle assemblée générale désignera, lundi 6 juin à Paris, un bureau exécutif de plein exercice pour un mandat de trois ans.

Il y a quelques jours, la veille du débat parlementaire sur les suites du Conseil interministériel de l’Outre-mer, David Auerbach Chiffrin disait la « déception des associations » qui n’ont été invitées qu’à deux réunions de suivi et n’ont reçu aucun document de suivi. « L’Etat a convoqué les experts mais pas les associations alors que nous avons cru à l’émergence d’un nouveau rapport entre l’Etat et la société civile ».

Agence de presse GHM

La photo représente une réunion des rapporteurs des états généraux en septembre 2009

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 05:12

frederic-lefebvre.jpgITW Frédéric Lefebvre

Le secrétaire d’Etat au Tourisme, Frédéric Lefebvre, est en Guadeloupe ce mercredi, puis en Martinique, jeudi. Il vient avec la ministre de l’Outre-mer annoncer l’ouverture de la liaison avec Roissy et la signature des contrats de destination.

« Une bonne destination, c’est une offre de qualité bien positionnée »

Pouvez-vous nous dire où en est le projet de liaison aérienne depuis Roissy ? Cette nouvelle liaison pourra-t-elle être pérenne ?

Nous avions, Marie-Luce Penchard et moi-même accompagné le président de la République aux Antilles quand il a annoncé sa volonté de rétablir cette liaison, il y a cinq mois. Depuis, nous avons travaillé avec Air France et les représentants des acteurs du tourisme pour que, c’est l’intérêt de tous, elle fonctionne. Nous avons mandaté Christian Mantéi d’Atout France pour négocier les contours d’un contrat de destination qui permette de s’assurer que la liaison soit pérenne. A compter du 4 novembre, il y aura une liaison hebdomadaire depuis Roissy et elle se fera, comme le souhaitent les professionnels, le week-end.

Cela  donne pour la Guadeloupe, un départ de Paris CDG à 11 h 55 le dimanche, une arrivée à 15 h 40 locales et un départ de Pointe-à-Pitre à 18 h 05 le samedi et une arrivée à 6 h 50 à Paris. Pour la Martinique, c’est un départ de Paris CDG à 16 h15 le samedi, une arrivée à 20 h 05 locales, et un départ de Fort-de-France à 22 h 20 le vendredi et une arrivée à 11 h 15 le samedi à Paris.

Nous avons su tirer les conséquences du précédent échec. Tout le monde est bien conscient, Air France et les acteurs locaux, qu’il n’y a  pas le droit à un nouvel échec.

Qu’attend-on de cette desserte ? Une diversification de la clientèle ?

Il faut que l’on réponde à l’attente des publics prioritaires que l’on vise. La question du classement hôtelier est très importante : c’est ce qui fait qu’on peut avoir une vraie visibilité à l’international. Et puis cela implique de s’investir dans d’autres projets sur lesquels on sera amené à travailler pendant ce déplacement. Il ne faut pas perdre de vue que le redémarrage très fort du retour de la clientèle internationale en métropole est pour partie lié, dans les établissements de 4 ou 5 étoiles, au nouveau classement hôtelier. Mais il faut aussi avoir des stocks de lits réservés pour qu’on ne se retrouve pas avec une pénurie de lits sur certaines périodes. L’un de nos soucis a été de mieux mettre en connexion l’offre et la demande. Et puis, pour capter cette clientèle européenne et internationale, il y a la question de la langue et de la formation du personnel hôtelier aux  langues étrangères. C’est un point fondamental de l’accueil.

Est-il possible d’atténuer la saisonnalité pour améliorer les taux d’occupation des chambres d’hôtel ? Qu’envisagez-vous ?

Nous sommes bien décidés à travailler la clientèle régionale. J’ai évoqué avec les acteurs locaux du tourisme l’importance de la fête de la gastronomie française. Cette fête a lieu le premier jour de l’automne, le 23 septembre. C’est sans doute un enjeu. New York ou Miami ne sont pas très éloignés et sont sur le même fuseau horaire. On peut donc venir fêter la gastronomie française aux Antilles. On réfléchit également à des opérations spéciales avec des chefs métropolitains qui pourraient venir travailler avec des chefs antillais à cette occasion et promouvoir des événements qu’on créerait autour de cette date ou à d’autres moments, en dehors de la haute saison. En permanence, on doit avoir cette logique de clientèle régionale.

Quels engagements, financiers ou autres, êtes-vous prêts à prendre pour améliorer la fréquentation de ces îles ?

Avec la collectivité régionale, l’Etat a décidé de mettre le paquet en termes de promotion parce que cela avait aussi manqué dans le passé. Les Collectivités régionales vont mettre chacune 335 000 € et l’Etat, à travers Atout France, 560 000 €, ce qui fait de l’ordre de 1,2 M€, ce qui est énorme.

Vous signerez deux contrats de destination. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela peut-il jouer sur l’attractivité des territoires ?

Qu’est-ce qu’une bonne destination ? C’est d’abord une offre de qualité bien positionnée en termes de prix et correspondant aux attentes du marché. Il faut ensuite une accessibilité renforcée ; c’est la liaison depuis Roissy. Et il faut ensuite une promotion efficace. Ces trois éléments créent la base d’un contrat de destination et sur chacun de ces points, on va signer des points solides d’engagement avec les acteurs économiques et les collectivités régionales  qui se sont également fortement mobilisées. Je tiens d’ailleurs à saluer le travail des élus de la Martinique  et de la Guadeloupe qui ont pris à bras le corps ce dossier. Leur rôle moteur est indispensable à la réussite de ce projet.

Vous parlerez aussi de l’accueil. Que préconisez-vous ?

Nous avons évoqué la formation, mais il sera aussi question de la réhabilitation de l’hôtellerie, la montée en gamme de certains établissements, c’est-à-dire des sujets structurants. Mais je ne veux pas agir de façon isolée sans travailler avec les acteurs locaux.

Le volet développement du tourisme prévu par la LODEOM a-t-il déjà produit des effets ?

Tout n’a pas toujours fonctionné parce qu’il y a des textes d’application qui n’étaient pas prêts et des chefs d’entreprises qui, compte tenu de la crise, avaient des contraintes fortes. La situation était telle qu’ils utilisaient peu les outils de la LODEOM. Alain Bodon qui effectue une mission depuis fin mars, a examiné les projets d’une soixantaine d’hôteliers, leurs financements, l’état d’avancement des projets, et la question des moratoires fiscaux et sociaux pour, éventuellement, accompagner certains de ces financements. Je ferai le point sur les suites de cette mission sur la rénovation. Mais il faut réfléchir à une hôtellerie haut de gamme qui a existé et qui n’existe quasiment plus. On manque d’établissements qui, sur le plan international, seraient aux normes des 4 ou 5 étoiles. On doit se poser la question de la diversité de l’offre et cela amène à faire des choix stratégiques dans la politique de rénovation. Et pour 2011, 2 M€ sont alloués pour cette modernisation. Ce ne sont pas des outils à utiliser sans choix stratégique et c’est ce que veulent Serge Létchimy et Victorin Lurel.

Que peut-on dire de la saison qui s’achève ?

Pour notre pays, Antilles comprises, on a vu le retour de la clientèle internationale. Compte tenu des turbulences dans le monde, on a un taux de remplissage des établissements élevé. Cette tendance est clairement avérée en Guadeloupe et en Martinique avec un taux de remplissage des hôtels supérieur à 80 % et une croissance de l’activité des tours opérateurs de 10 %. Bien sûr, on partait de bas mais ça montre clairement une tendance. Maintenant, il faut qu’on soit prêt le 4 novembre parce qu’il ne faut pas rater cette occasion.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


MLP fait l’éloge des mesures du CIOM

« A la suite des engagements du Président de la République lors de ses vœux aux Antilles en début d’année, la relance du tourisme en Guadeloupe et en Martinique se concrétise. Avec mon collègue Frédéric Lefebvre et l’ensemble des acteurs du tourisme aux Antilles, nous allons présenter un plan d’actions pour accompagner l’ouverture de la nouvelle liaison aérienne depuis Roissy en novembre prochain. Cette ouverture doit permettre de dynamiser le tourisme, secteur essentiel pour produire de la richesse et développer l’emploi. C’est aussi une des principales mesures du Conseil interministériel de l’Outre-mer. Par ailleurs, à l’occasion de ce déplacement, l’Etat va financer, avec les collectivités locales, une campagne de communication pour la relance du tourisme aux Antilles. Ce sera également l’occasion de signer un contrat de destination et une convention de promotion pour lesquels le chef de l’Etat a donné un accord de principe. »

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 06:50

La diva du zouk au temple du music-hallJ-Beroard-a-l--olympia-9--photo--A--Jocksan.jpg

Pendant deux heures trente, Jocelyne Béroard musique, a été la diva que le plublic de l’Olympia attendait.

Jocelyne Beroard a 57 ans et elle a fait vibrer le public de l’Olympia dimanche dernier, jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage en Martinique. Concert émotion, concert unique, concert de l’amour, en neuf tableaux achevés par un  cœur traversé par le bateau de l’espoir. J-Beroard-a-l--olympia-photo--A--Jocksan.jpgPlus de deux milles personnes se sont précipitées à l’entrée de l’Olympia pour assister au concert unique de la diva du zouk. Sur le trottoir, quelques retardataires cherchaient encore des places, alors que sur scène, retentissait déjà la voix du groupe Baylavwa de Jean-Paul Olivier (un contrebassiste et cinq chanteurs) avec un titre de Loulou Boislaville, « Matinik bel péyi ». Puis, un titre de Patrick Saint-Eloi avant d’entonner  un titre de kompa et voir la salle exploser...

Les lampes bleues de la scène s’allument enfin pour laisser entrevoir  des musiciens bien en place. Au clavier, Philippe Joseph, au saxophone, Claude Kronneau, à la  trompette, Freddy Hovsepian, au trombone, Hamid Belhocine, 2e trompette, Fabrice Adam, à la batterie,  José  Zébina, à la guitare basse, David Chantalou, aux percussions, Patrick Saint-Elie, à la guitare rythmique, Jeff  Baillard, 2e  clavier, Lenny  Ragot.  Le plateau des choristes est composé de Marie-Céline Chroné, Claudine Pennont, Jean-Jacques Seba, Cindy Marthély et Dominique Lorté. Les cris s’intensifient. Et voila que d’un coin de la scène apparait un fanal porté par une petite fille. Elle le transmet à la diva qui porte la lumière à chaque musicien. Le public est en état de grâce devant une Jocelyne en communion avec les dieux de la lumière et du son. La mise en scène est signée du duo Marie-Josée Gibon et Moïse Rippon, avec les costumes d’Astrid de Toit Monde productions.CA-BOUGE-AVEC-LA-DIvA-DU-ZOUK--PHOTO-a--jOCKSAN.jpg

« Ce soir, nous partons sur un bateau avec une seule chose  à partager, « yen ki lanmou » dans  un show de 9 pièces  dont la première est réservé à Haïti... » Jocelyne Beroard est drapée de jaune d’or. Une admiratrice traverse toute la salle pour lui offrir un bouquet de roses. Six danseuses donnent de la hauteur au spectacle, le dynamisent, l’enrichissent. Nul ne pensait que Jocelyne apporterait une telle touche artistique à son premier Olympia.   Formidable !

J-Beroard-a-l--olympia-11--photo--A--Jocksan.jpgSecond acte. Des lucioles, tout de blanc vêtues, traversent la salle pour rejoindre la scène, les musiciens aussi sont en blanc. La diva revient sur scène, elle aussi vêtue d’un blanc lumineux, un flambeau dans la main. Elle chante  « la yo yé », pour apaiser les mémoires des aïeux. Elle salue en eux les gardiens de l’authenticité.

Puis, le bassiste Stéphane Castry vient l’accompagner avant d’interpréter un duo magnifique avec Jocelyne Labylle. Soudain,  tandis qu’on l’annonçait  au Gabon, voila Jacob Desvarieux sur la scène. C’est une grande surprise pour Jocelyne et le public ! Enfin vient le titre réclamé à chœur et à cri, Siwo.

 « Ce dernier puzzle, je vais le dédier à tous les musiciens qui  nous ont laissé un superbe héritage, à tous les musiciens qui ont fait que je sois là aujourd’hui, notamment à mon groupe… Mon groupe  Kassav. Je devrais dire le groupe dont je fais partie. J’appellerai cela, la plus belle rencontre que j’ai pu faire. » Et, elle termine par une chanson du regretté Patrick, « West-Indies ». Un nouveau décollage pour partir à la reconquête de l’amour, yen ki lanmou pou nou mwen.

Texte et photos Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)


REACTIONS EN COULISSE

Jacob-Devarieux--en-inspection-pour-le-grand-mechant-zouk.jpgJacob  Dévarieux du groupe Kassav en préparation du Grand méchant zouk, les 18 et 19 juin au Zénith avec  la crème des artistes ultramarins : «  Je suis sorti de l’avion en provenance du Gabon  et je suis venu direct. Elle m’avait demandé d’être là et j’avais répondu non, je serais au Gabon. Mais, je me suis arrangé pour arriver à l’heure et lui faire une surprise.  Un beau concert, super. C’était plein. Les gens étaient chauds.  Il y a plein d’artistes qui pensent être connus et qui n’arrivent pas à faire l’Olympia au moins une fois  dans leur vie. Elle, pour une première, c’est rempli. »

Moise-Rippon-photo-A--Jocksan.jpgMoïse Rippon, le directeur artistique du show de Jocelyne Beroard : « Je me suis associé avec Marie-Jo pour mettre en place la chorégraphie du show. On adore Jocelyne, nous la connaissons depuis 30 ans. C’était l’occasion de pouvoir  faire quelque chose d’extraordinaire surtout pour l’Olympia et la communauté afro-antillaise. Je suis très heureux d’avoir participer à son premier rendez-vous en solo. De plus, elle adore la danse et le show.  Vraiment, c’était un grand plaisir d’être avec elle. »

Corine-Jeanne-Rose-photo-A--Jocksan.jpgCarine Jeanne-Rose, l’ancienne danseuse de Joëlle Ursull et du groupe Kassav est reconvertie dans le management sportif. Elle est venue de la Martinique pour ne rien manquer de la première de Jocelyne à l’Olympia : « Dans le passé, j’ai beaucoup travaillé avec Jocelyne. J’ai aussi fait des tournés avec le groupe. J’avais les pieds qui me grattaient mais c’était superbe, un vrai moment de bonheur. Si elle le refait demain, je serai de nouveau là pour l’encourager. »

Jocelyne LabylleJocelyne-Labylle-de-Bouillante-photo-A--Jocksan.jpg : «  Ça reste quelque chose de grand de chanter avec une si grande dame de la musique antillaise et de pouvoir interpréter une chanson que j’ai écrite en espérant qu’elle veule bien l’interpréter un jour… Et voila qu’elle la chante à l’Olympia ! Ca met les larmes aux yeux. J’étais très honorée d’être à ses côtés. Déjà, j’étais surprise que le public nous rappelle... Là, je peux dire que je suis quand même assez gâtée par la vie, par les amis et par le public  qui me soutiennent. »

Stephane CastryJocelyne--et-Stephane-Castry-photo-A--Jocksan.jpg , le bassiste surdoué de sa génération était  le coup de cœur de Jocelyne : « J’étais très ému car c’est quelqu’un de notre communauté qui m’a invité. Il y avait une très bonne énergie et avec Jocelyne, quand tu entres sur scène, elle te met à ton aise. Etre là avec Jocelyne m’a rappelé de très bon souvenirs de l’époque où je bossais avec Kassav. Un très bon moment. »

Astrid-DE-tOI-MONDE-PRODUCTION--photo---A--Jocksan.jpgAstrid de Toit Monde Production : «  C’était un vrai bonheur d’avoir collaboré avec elle et de se dire qu’on va pouvoir faire des choses différentes tout en gardant l’esprit de Jocelyne… Et puis, il y a  aussi  la magie du zouk qui est notre musique. Je la revendique. Le zouk,  c’est ma jeunesse !  Marie-Jo et Moïse ont fait un vrai travail. Faire rêver, faire décoller, c’est ça le zouk. »


En imagesComme-au-cinema-photo-A---Jocksan.jpgComme au cinéma !Duo-avec-Jacob-photo-A--Jocksan.jpgSiwo avec JacobElles-assurent-les-filles-avec-Jocelyne--photo-A--Jocksan.jpgPoings levés !J-Beroard-a-l--olympia-12--photo--A--Jocksan.jpg

Duo de femmesJ-Beroard-a-l--olympia-et-Jean-Jacques--Seba--photo--A--Jo.jpg

Avec Jean-Jacques SebaJocelyne-Beroard-invite-Jocelyne-Labylle-sur-la-scene-de-l-.jpg

Jocelyne Labille et Jocelyne BeroardMarie-Celine-Chrone--Cindy-Marthely-et-Dominique-Lorte-p.jpg

Les trois choristesJocelyne-Beroard---15-photo-A--Jocksan.jpg La diva du zoukClaudine-et-Stephane-photo-A--Jocksan.jpgStéphane et ClaudineGigi--Jocelyne-Cathy-et-Miguel-photo-A--Jocksan.jpgGigi, jocelyne, Cathy et MigailGuylaine-Clery-jocelyne-Beroard-et-Jean-Claude-Adrasse-ph.jpgAvec Guylaine Cléry et Jean-Claude AdrasséJocelyne-et-la-mere-de-la-femme-de-Jacob-Mme-Benoit--Jocely.jpgAvec la belle-mère de Jacob, Mme BenoitJocelyne-et-ses-fans-photo-A--Jocksan.jpgAvec son fan club !Jocelyne-embrasse-l-Olympia--photo-A--Jocksan.jpg

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