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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 05:49

Frédéric Mitterrand et la polémique autour du Jardin d’acclimatation

MLP-Mitterrand-2.jpgA l’occasion de la présentation de la cérémonie d’hommage à Aimé Césaire qui s’est tenue en présence des ministres de la Culture et de l’Outre-mer, mercredi à Paris, les deux ministres ont réagi à la tribune de Nicolas Bancel publiée dans Le Monde de mardi dernier. L’auteur des Zoos humains (La Découverte, 2004, poche 2006) s’insurge contre l’utilisation du Jardin d’acclimatation pour recevoir l’opération « Un jardin en outre-mer ». Marie-Luce Penchard a répondu la première : « On n’alimente pas une polémique et d’autres personnalités comme Christian Karembeu ou Daniel Maximin se sont exprimés là-dessus. On en peut empêcher qu’il y ait des polémiques. La mémoire, c’est important, mais le plus important c’est de se projeter dans l’avenir et s’appuyer sur l’histoire. C’est beaucoup mieux. » Frédéric Mitterrand, auquel on a demandé s’il irait à ce que Nicolas Bancel appelle « l’exposition coloniale », a indiqué : « Ce lieu n’est plus le même que celui où se sont passés des événements regrettables. C’est la même géographie, mais c’est différent. Ca n’a aucun rapport. Tout le contexte est différent. Je comprends l’émotion et la mémoire longue, c’est un devoir. Mais là, je comprends Marie-Luce Penchard, il faut aller de l’avant. » Et Frédéric Mitterrand a conclu : « A ce compte là, on va cesser d’aller dans des endroits où il s’est passé des choses terribles. » « Nous voulons croire, écrit Nicolas Bancel et le collectif Nous n’irons pas à l’exposition coloniale, que cette position défensive est la conséquence de l'absence de connaissance de cette facette de notre histoire, alors que le gouvernement chilien vient de rapatrier les corps des Fuégiens exhibés à Paris et en Suisse pour leur donner une sépulture officielle sur une terre qu'ils avaient quitté il y a plus d'un siècle. » Les auteurs de la tribune sont d’autant plus choqués que « l’exposition du musée du Quai Branly (« Exhibitions. L'invention du sauvage ») porte explicitement sur ce thème et sur l'ensemble des pays concernés. Or, cette exposition est l'une des rares manifestations du musée qui ne soit pas soutenue par l'Année des outre-mer ». Un jardin en outre-mer ouvrira ses portes le 8 avril. Il faudra voir si on aura laissé de la place pour expliquer ce qui s’est passé dans ce lieu entre 1880 et 1931 et auquel le chanteur François Béranger, dans les années 1970, a consacré ces vers : « C’est fou ce que je m’acclimate au jardin d’acclimatation. On y conserve les primates en bon état de conservation… »

FXG (agence de presse GHM)

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 05:14

Baptême médiatique difficile pour le nouveau délégué interministériel

Claudy-Siar-portrait-RDG.jpgNommé en conseil des ministre à la succession de Patrick Karam, mardi dernier, Claudy Siar a été aussitôt rattrapé sur certains de ses propos par Le Canard enchaîné, le Point.fr et toute la blogosphère…

A peine nommé au fauteuil de délégué interministériel, Claudy Siar doit essuyer les plâtres de sa nouvelle exposition. Le Canard Enchaîné et le Point.fr se chargent de rappeler ses amitiés avec Kémi Séba de la Tribu ka (dissoute en 2006) ou Dieudonné, et ses positions communautaristes. L’Elysée a affirmé au Point.fr ignorer cette facette de la personnalité de Claudy Siar. « Siar n’est ni raciste, ni antisémite », assure son prédécesseur Patrick Karam… Quand on a demandé à Claudy Siar s’il était passé à l’UMP, au moment où sa nomination était à l’étude, il répondait : « Mon parti c’est ma communauté. » Militant dans l’âme, Claudy Siar a toujours hurlé avec les loups tant qu’il pensait que ça pouvait servir la cause des Noirs de France et tant pis s’il a pu passer par moment comme Dieudonné ou Kémi Séba pour le « Neg plus ultra ». La prise est belle pour l’Elysée qui cherche à ramener autour de Sarkozy l’électorat ultramarin, voire celui de la diversité. On le pensait de gauche et le voilà qui vient compléter la liste des transfuges Besson, Kouchner, Hirsch ou Bockel en acceptant d’être nommé par Nicolas Sarkozy, à 13 mois de la présidentielle. Alors ingrat, déloyal, Siar ? Il n’est pas à un revirement près car son combat reste guidé par une assertion confiée à Brother Jimmy sur Guadeloupe 1re en 2008 : « Tant que l’image négative de l’Afrique sera celle que l’on connaît, elle rejaillira sur tous les Africains, Afro-caribéens, Afro-américains ou Afro-européens. » Il était jospiniste quand Jospin était au pouvoir, chiraquien et proche de Donnedieu de Vabres ensuite sous Chirac. Et même comme producteur et animateur d’Africa Star, quand Laurent Gbagbo, encore président officiellement de la Côte d’Ivoire en mai, lui a concédé 340 000 € contre le million qu’il escomptait, il s’en est pris à son donateur… Voilà ce que la blogospère transporte à son sujet. Aujourd’hui, il rejoint Sarkozy alors qu’il s’en prenait encore à lui, il y a peu : « On ne peut pas créer un schisme au sein de la communauté afro-caribéenne qui nuirait à notre image et serait un pont d’or aux Sarkozy, de Villiers, et autre Le Pen… », déclarait-il à Afrik.com au sujet de la tentative du CRAN de mettre la main  sur le 10 mai en 2006. En 2009, pendant la crise LKP, là encore il n’a pas été tendre avec la gestion de la crise par le gouvernement…

« Si on est juste là pour retourner sa veste, c’est pas la peine »

Alors pourquoi l’Elysée a tenu à lui, l’animateur et producteur d’Africa Star et de Couleur tropicale, le patron de Tropique FM (depuis le 14 mai 2007), plutôt qu’un militant comme Serge Romana ou un politique comme Jean-Claude Beaujour ? (on a appris que Jacques Martial avait été auditionné mais avait refusé). Et que pourra-t-il faire dans ce si court laps de temps ? La réponse tient en une formule selon les malpalan : Claudy Siar est attendu pour émettre sur Tropique FM, des ondes positives pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Par la même occasion, il pourrait devenir producteur d’une émission sur France TV. C'est ce qui aurait été négocié lors d’un déjeuner qui a eu lieu au mois de septembre avec la cellule outre-mer de l’Elysée. Faux, ce débat ne concernait que les émetteurs que Claudy Siar réclame pour émettre à Lyon, Marseille, Toulouse, en France quoi. Claudy Siar a toujours nié quelconque marchandage… Que disait-il à Brother Jimmy dans l’émission B. world connection, fin 2008 : « Si on est juste là pour dire, moi je suis le mouvement et je retourne ma veste lorsqu’il faut la retourner, c’est pas la peine. Nous, on a besoin d’avoir d’autres types d’engagement mais ça ne fait pas de Tropique FM une radio d’activistes… On a obtenu une fréquence pour défendre les spécificités identitaires et culturelles des originaires d’outre-mer en France. » Claudy Siar a affirmé récemment à ses salariés de la radio qu’il n’était pas question qu’il influence l’antenne et qu’il laisserait même les commandes de la radio à son frère Eric dès lors qu’il serait nommé. C'est Eric Siar lui-même qui a a laissé filer cette information au concert Kreyol Jazz au New morning, début mars... Claudy Siar disait aussi à propos des engagements de campagne de Nicolas Sarkozy pour la discrimination positive : « Le président a promis ça à une partie de la population française ; il faut le leur donner. Et s’il est sur cette voie-là, et bien nous, Tropique FM et les quelques acteurs un peu militants et engagés, nous serons à ses côtés. » On ne peut enlever à Claudy Siar d’être un homme révolté, au sens noble du terme, et qui n’est pas prêt à jouer les doublures. Il devrait prendre ses fonctions le 18 avril, mais on murmure qu’il réclame des locaux plus dignes.

FXG (agence de presse GHM)

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 17:01

Carnaval sur les Champs Elysées : nouveau rendez-vous avec le préfet de police

A la suite d’un premier refus de la préfecture de police pour que le défilé du carnaval tropical de Paris emprunte les Champs-Elysées, le Conseil de Paris, lors de sa réunion de mardi dernier, a, par la voix de Firmine Richard, émis un nouveau vœu à l’attention du préfet de Police, Michel Gaudin, en sa présence. Cette fois, son refus n’a pas été franc et massif puisqu’il a accepté de rencontrer les services en charge de la sécurité de la ville de Paris, la semaine prochaine, avec Firmine Richard et des représentants de la fédération du carnaval tropical de Paris.

FXG (agence de presse GHM)

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:41

Panol fait son Joni B.cool au New Morning le 9 avril

do_out.jpgA la suite de la sortie de son dernier album, « The Very Best of Dominique Panol », l’artiste guadeloupéen sera sur la scène du New-Morning, le 9 avril. Retour sur un parcours musical hors norme.

A l’âge de 7 ans, Dominique Panol s’enflammait déjà pour le gwoka et la danse folklorique.  Il faisait partie du célèbre groupe « La Brisquante », dirigé par Madame Adeline. Il rencontra Guy Conquet, Sopta et bien sûr Vélo.  Dès l’âge de 13 ans, il avait choisi la scène comme lieu de prédilection pour y passer une grande partie de sa vie. Dominique rêvait de voyages, il va être comblé quelques années plus tard. Son ascension l’emmènera très vite vers Paris. Pour vivre et survivre, il jouera dans les rues du quartier Saint-Michel de la flûte traversière. Ses amis de coeur sont Patrick Saint-Eloi, Gérard Guillaume, Max Jasor, Alain Jean-Marie. Sa vocation est très forte pour la musique et c’est avec beaucoup de détermination qu’il décida de s’inscrire dans la célèbre et réputée école de musique « la Scola Cantarum », dans le 5e arrondissement. Il y vit ses premiers cours de solfège et son premier amour avec la flûte traversière, son premier instrument de musique.

Aux USA

Dominique-Panol-photo-A--Jocksan.jpgDominique ne tient toujours pas en place comme il le dit lui-même dans une de ses chansons, « Do bay lan men », avec Patrick Saint-Eloi. Il chante sa tribulation dans le monde, dans la musique. Il va craquer pour les Etats-Unis, la terre de ses rêves ; il veut croquer la Big Apple, New York, la mosquée des musiciens.

Quatre années durant, il va prendre le métro new-yorkais. Il a alors la vingtaine, occupant le reste du temps que lui laissent ses études de musicologie à faire des petits boulots : cadreur vidéo, garçon de restaurant, coursier et déjà professeur de musique dans une école. Inscrit au « Mannes Collège » à Manhattan, il prépare un diplôme équivalent à la licence. Il bénéficie d’une bourse du gouvernement américain et a beaucoup de musique classique et d’histoire de l’art au programme. Il joue du piano, de la basse et bien sûr de la flûte traversière. Le soir, il apprend les standards de jazz, des pièces de Miles Davis ou de Duke Ellington au « Sound of Joy », autre grande école réputée de New York. Quand il lui reste du temps dans son emploi du temps, c’est pour jouer avec son trio dans les clubs new-yorkais. C’est aussi la nuit qu’il rencontre Gil Evans, arrangeur de Miles Davis, Billy Harper, saxophoniste arrangeur et maître d’orchestration, Gato Barberry, Max Roach, batteur, Blood Hamer, guitariste de Archi Shep…

Dans les années 1980, alors qu’on le croyait grattant sa basse ou chantant le zouk aux Antilles, on apprend qu’il se produit dans les clubs de jazz réputés à New York avec son trio formé d’Alphonia et Miles Evans (fils de Gil Evans, arrangeur de Miles Davis). Son aventure américaine et jazzy dure environ cinq ans. De retour en Guadeloupe, il enflamme les boîtes de nuits. C’est déjà du Live pur et dur.

De Kassav à Volt Face

Panol-a-lunettes.jpgEn 1981, de sa rencontre avec Jacob Desvarieux naît son 1er album solo, « Guadeloupéennes queens », produit par Mme Marcimain, sa mére, qui le démarque des sons environnants avec son titre « Ti Kadance ». Temps des essais, des tentatives, Dominique Panol est dans la place, il participe en tant que membre à l’éclosion du groupe Kassav. Ses compositions soulignent à chaque fois son originalité : « Zombi, K’Dance, Bollote, I Douce, Socca di we. » En 1987, Dominique Panol inscrit sur sillons son ludisme, son goût de la provoc… Sa passion du métissage des genres entraîne la sortie de son troisième album « Bolotte ».

En 1990 Dominique PANOL intègre le groupe Volt-Face. Il n’est pas forcément là où on le croit. Cette union avec Jeff Joseph et Georges Décimus durera cinq belles années. Dominique Panol, encore une fois, fera la différence avec des titres comme « Ma Puce », « KC ça », « Mail Man » et bien d’autres…

Panol, prix SACEM unlimited

Dominique-Panol-BBlk--A--Jocksan.jpgEn 1995, l’aventure, encore et toujours… Il décide de prendre sa carrière en main et enregistre son cinquième album « N’Limited » en solo. Une étape supplémentaire dans sa quête musicale. De sa voix particulière et harmonieuse pour les ballades comme « Zayan », « Isabelle » ou rocailleuse pour les rythmes soutenus comme « « Mathilda » dont il a le secret, Dominique Panol rebondit toujours plus fort, toujours plus haut. En 1996, il crée son propre groupe « N’Limited », composé de musiciens réputés tels que les frères D’Huy et Franck Nicolas.

En 2001, il sort son sixième Album solo « Caribean groove » avec le titre « La N ». Il embrasse le Zouk, le Ka, le Soca, le R’nb, le Ragga, les variétés européennes dans un tempo détonnant, turbulent… En 2004, l’album « Karibean Attitud » et sa collaboration avec Fred Deshayes (leader compositeur du groupe Soft) a été une surprise : « Ti moun sen fouté » et surtout « Hugo ». En 2005, la SACEM lui remet le prix spécial carrière et en 2007, c’est le retour de Dominique Panol avec le groupe de Volt Face à Baie-Mahault, en Guadeloupe, pour un concert mémorable devant plus de 10 000 personnes. En octobre 2008, Il sort l’album « Son Sé Lov ». Le titre, « Linité », fait l’unanimité auprès des radios. C’est un titre engagé, annonçant, dès 2007, le mouvement du LKP en Janvier 2009. Est-il visionnaire ou simplement un artiste absorbant son monde ? Début Mars 2011, il sort l’album « The Very Best of Dominique Panol ». Et le 9 avril, il investit la scène du New-Morning à Paris. « Cette bête de scène sur scène quel bonheur », s’enflamme son nouveau manager Pierre Samba.

Photos Alfred Jocksan

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:17

2011 ANNEE DES OUTRE-MER

assemblee nationale en lumiereLES GRANDS RENDEZ-VOUS D’AVRIL

 

HOMMAGE

Mercredi 6 avril 17h Panthéon - Paris

Hommage solennel de la Nation à Aimé Césaire

Une inscription portant le nom du poète et homme politique sera dévoilée par le Président de la République. Des écrans situés à l'extérieur permettront de suivre la manifestation.

 

PLURIDISCIPLINAIRES

(concerts, danses, spectacles de conte, animations, gastronomie, sport…)

Du 9 avril au 8 mai Jardin d’Acclimatation - Paris

Un Jardin en Outre-mer

Renseignements sur www.jardindacclimatation.fr

Sur proposition - dimension assez exceptionnelle – de ses salariés ultramarins , le Jardin d’Acclimatation accueillera les départements et territoires d’Outre-mer, du 9 avril au 8 mai dans le cadre d’une manifestation importante intitulée « Un Jardin en Outre-mer ». A cette occasion, les visiteurs pourront découvrir ou redécouvrir les richesses artistiques, culturelles et environnementales de La Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de Mayotte, de Saint Barthélemy, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin, de Wallis et Futuna, de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et même des Terres Australes et Antarctiques Françaises, autour d’une programmation riche et variée. Des groupes de musiques et de chants, Dédé Saint Prix, Akiyo, Manava Porinetia et son show Tahiti nui, Ray Neïman et ses musiciens se produiront. Evénement ludique et interactif, « Un Jardin en Outre-mer » accueillera aussi les marionnettes géantes de la compagnie guadeloupéenne Gran Bwabwa, et des danseurs contemporains avec la Compagnie Artmayage venue de La Réunion. Bien d’autres événements viendront ponctuer cette manifestation. Parmi eux, l’exposition de photographies de David Damoison, les lectures en plein air de contes et de poèmes populaires de Guyane ou de Polynésie, des ateliers permettant de mieux connaître les spécialités gastronomiques et l’artisanat de toutes ces régions ultramarines. La mise en avant de leurs réussites technologiques et scientifiques constituera enfin un temps fort de ces trente jours. Au total, plus de cent vingt spectacles seront proposés aux visiteurs tout au long de ce mois, avec pour ambition de présenter de manière pédagogique la réalité et la modernité des Outre-mer.

 


Programme non exhaustif :

Dédé Saint-Prix, musique et chant traditionnels, Martinique : 10, 23, 27 avril et 1er mai

Akiyo, musique, chant, danse traditionnels, Guadeloupe : 30 avril et 1er, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 mai

Davy Sicard, musique et chant traditionnels, La Réunion : 9 avril

Gran Bwabwa, marionnettes, Guadeloupe : 17, 20, 21, 22 et 23 avril

Ray Neïman, musique soul-R’n’B, Guyane : 12 avril

Compagnie Difé Kako danse et musique tradi-moderne « Kakophonies » (11-21 avri), « Zandoli Pa Tini Pat’ » (9-5 mai), « Bal Konsèr » (17 avril), « Parade » (11 au19 avril) et « Makak janbé croco » (14, 20 et 22 avril)

Le Concert de Monsieur de Saint-George, musique classique, Guadeloupe : 9 avril

Artmayage-Compagnie Florence Boyer danse traditionnelle et contemporaine, La Réunion : « Ma Métisse » (17 au 27 avril) et « Charoy » (10 au 22 avril)

Serge Alidor, musique contemporaine, Saint-Martin : le 7 mai

Alexandra Hernandez, musique et chant contemporain, Saint-Pierre et Miquelon : 15, 21, 22 et 25 avril

Compagnie Boukoussou danse / musique, Guadeloupe « Poulbwa (Attention termites !) » : 18 avril - 5 mai

Loïc Félix, chant classique, Guyane : 26 avril

Show Tahiti Nui, musique et danses traditionnelles, Polynésie : 19, 28 avril et 6 mai

AIEOU (Association interculturelle d’échange entre les océans unis), danses et chants traditionnels, Nouvelle-Calédonie : 24 avril

Leïla Négrau, musique et chant traditionnels, La Réunion : 16 avril

Sully Chamand, Sully et les chamanes, musique traditionnelle, La Réunion : 20 avril et 8 mai

Sylviane Cédia, musique et chant traditionnel, Guyane : 16 avril

Troupe de danses wallisienne et futunienne, danse traditionnelle, Wallis et Futuna : 29, 30 avril et 7 mai

Aloha Tahiti Show, musique et danses traditionnelles, Polynésie : 13 avril

Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles, Guyane : 29 avril

WIBASSIE, musique et danses traditionnelles, Guyane : 18 avril

KAU'LU BONON, musique et danses traditionnelles, Guyane : 11 et 14 avril

Mimi Barthélémy, conte, Haïti : 24 avril

Compagnie Siyaj’, conte, Guadeloupe « Chante-moi un conte, conte-moi une chanson » : 24 avril

Igo Drané, conte, Martinique « An lapli pawol » : 6 mai

Rémy Aubert, conte, Guyane « Kakaladéyis, le malin, et la roche magique » : 2, 3 et 5 mai

Compagnie de la Feuille d’Or, Jeu de piste théâtral et poétique, Nouvelle-Calédonie : 4 mai

Josie Virin, Naveinfois… conte, La Réunion « Riyink ein fois » : 15, 21 et 23 avril

Conteur Soleil, conte, Guadeloupe « Les Fabuleuses aventures de Compère lapin » : 9 -13 avril et 7, 8 mai

Compagnie de l’Instant présent, conte, Martinique « Le Batjôleur voyage toujours » : 16 -19 avril

Compagnie Palémanlou, conte, Guadeloupe et Martinique « La tortue molokoye et ses histoires de la Caraïbe »: du 25 au 28 avril

Compagnie L’Arbre du voyageur, conte, , « Le Voyage de Monsieur Tambour » : 29 avril - 4 mai

Cité Môme, Exposition atelier découverte, Polynésie : 9 avril - 8 mai


Du 28 avril au 8 mai Parc des expositions, Porte de Versailles - Paris

« La 1ère Semaine de l’Outre-mer » à la Foire de Paris

Renseignements sur www.foiredeparis.fr

La Foire de Paris profite de l’année des Outre-mer, pour inaugurer la 1re Semaine de l’Outre-mer qui chaque année donnera l’occasion aux DOM TOM de faire parler d’eux dans la capitale. La Semaine de l’Outre-mer réunit 3 événements majeurs : le Salon Terres des Tropiques, le Festival Tropiques en fête et ses 60 spectacles dont le tant attendu concert de la nocturne et un nouvel événement inédit : la course L’Ultramarine (dédiée et au bénéfice d‘Haïti), parrainée par Marie-José Pérec, le 1er mai. 1500 participants sont attendus pour le départ de la 1re édition de cette manifestation. Après un échauffement de groupe, les participants se retrouveront à 10 heures dans l’allée centrale du Parc des Expositions de Paris-Porte de Versailles pour un parcours en boucle d’environ 5 km à travers Vanves, Issy les Moulineaux…

Festival Tropiques en fête : du 28 avril au 8 mai

Le festival Tropiques en fête soufflera ses 10 bougies en 2011. Il sera de nouveau implanté dans l’allée centrale de Paris-Porte de Versailles, proche du salon Terres des Tropiques (pavillon 4), afin d’accueillir un public chaque année plus nombreux. Il rend hommage aux talents de l’Outre-mer et des îles tropicales et permet à la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte, la Polynésie, la Nouvelle Calédonie et les autres îles de la Caraïbe, du Pacifique et de l’Océan Indien, de faire valoir leur culture. Ce sont 60 spectacles live qui seront proposés au public du 28 avril au 8 mai 2011 avec notamment les Grands ballets de la Martinique, le steelband Pan à Paname, les Salseritos de Tentacion de Cuba, le reggae de Baco Hiriz Band, le kompa de Influences, le blues de Carlon Rara, la soul de Karlex, le reggae-dancehall de Yahde, le maloya des Mascareignas, le tamuré de Fetia Tahiti

Temps fort du Festival : sa nocturne et son concert inédit devenu le rendez-vous festif incontournable et rebaptisé cette année « Tous en coeur pour Haïti ». Le 6 mai de 20h30 à 23h30, elle accueille des ambassadeurs culturels de renommée pour porter haut les couleurs de leurs territoires avec un plateau exceptionnel réuni pour Haïti : Tom Frager, Admiral T, Thierry Cham, Original H, Lynnsha, Orlane, Kim, Tina Ly, la MC Malcriado, E.sy Kennenga.

A noter la réversion d’un euro par entrée payante à la Foire de Paris le soir de la nocturne pour Haïti.

Egalement sur scène :

L’Election de la Reine du Carnaval Tropical de Paris (30 avril) : Les Lauréates des 8 départements d’Ile de France en compétition viendront concourir pour la finale sur la scène du Festival Tropiques en fête en vue de la grande parade du 02 juillet sur les Champs Elysées (à confirmer puisque le préfet de police semble s’être opposé à ce que le carnaval tropical emprunte les Champs-Elysée).

Talents d’Haïti (1er mai) : Un medley de la nouvelle génération de chanteurs Haïtiens tels que Foxy Dana, Isly…

La parade des Cuisinières de la Guadeloupe (2 mai) : Evénement majeur en Guadeloupe, la Fête des cuisinières s’invite à Paris du 29 avril au 2 mai. Après une messe à la Cathédrale Notre Dame, une procession au son des chants traditionnels le 29 avril, un grand banquet préparé par leurs soins à l’UNESCO le 1er mai, les grandes dames viendront le 2 mai à la rencontre du public de la Foire de Paris, pour une ultime parade et quelques cours de gastronomie créole.

Le « Fashion Show - Fashion Slow », défilé-spectacle (30 avril et 3 mai)

La finale des Trace Tropical Mix Master 2ème édition (6 mai) : Le concours est ouvert à tous les DJ amateurs, avec un répertoire imposé : les musiques tropicales (salsa, zouk, kuduro, soca, konpa….) Les candidats passeront devant un jury de professionnels constitué de personnalités de la musique (producteurs, musiciens, programmateur radio), de représentants de TRACE et d’un DJ tropical d’envergure nationale.

L’ Académie du zouk : Le samedi 7 mai, le concours de Tropiques FM permet à de nombreux couples cosmopolites de présenter toutes les façons de danser le zouk devant un jury présidé par l'artiste Princess Lover.

Une nouveauté : le karaoké géant qui réunira le 7 mai tous ceux qui en chœur, voudront battre le record du zouk le plus chanté à l’unisson.

Le best of des Voix de l’Espoir : Après 4 années de succès et à l’occasion du lancement de la Semaine de l’Outre mer, Espace.fm propose un spectacle « rétrospective » du concours « les Voix de l'Espoir » avec la participation de toutes les Lauréates qui y ont participé et eu ainsi l’occasion de se lancer dans le métier.


Semaine de l’Outre-mer

La Foire de Paris met à l’honneur chaque jour un DOM TOM :

• 28 avril : La Polynésie

• 29 avril : L’Ile de La Réunion

• 2 mai : la Guadeloupe

• 3 mai : La Martinique

• 4 mai : La Guyane

• 6 mai : La Nouvelle-Calédonie.


De mars à juin Musée du Quai Branly - Paris

Valorisation des collections liées à l’Outre-mer, conférences, rencontres, arts

vivants…

Le musée du quai Branly s’associe à cet événement national en proposant une programmation pluridisciplinaire qui évoque l’histoire et l’actualité des territoires ultramarins, et met en valeur la richesse, la variété et la spécificité de leurs cultures, dans leurs aspects les plus traditionnels et les plus modernes : arts vivants, rencontres littéraires, colloque international, conférences…

Sur la mezzanine centrale du plateau des collections permanentes, un accrochage spécifique d’objets issus des collections du musée rend hommage à sept territoires d’Outre-mer : Antilles, Guyane, Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Réunion, Mayotte-Grande Comore, Terres australes et antarctiques françaises. Plusieurs oeuvres et objets de nature diverse issus de ces territoires sont présentés, du 10 mai au 18 décembre 2011. Sculptures, peintures, lithogravures, bijoux, instruments de musique, etc sont accompagnés de textes et programmes audiovisuels expliquant leur origine, leur signification, et leur histoire.

Le salon de lecture se met également aux couleurs des Outre-mer à travers des projections, des conférences, des rencontres…

Séance d’écoute : Mémoire culturelle et emprunts musicaux à l’île de La Réunion

Samedi 2 avril à 15h

Diversifié et dynamique, le paysage musical réunionnais est marqué par la cohabitation de musiques d’origine et de fonctions différentes. Cette conférence se propose de présenter la façon dont ces musiques sont réinvesties dans la création musicale réunionnaise contemporaine.

L’aventure d’une oeuvre dans le noir : Sculpture de Tiki

Dimanche 3 avril

En matinée : Présentation du Festival du Cinéma des pays du Pacifique sud (Rochefort) à 15h : Découverte d’une oeuvre des collections dans le noir à partir d’un fac-similé, accessible aux personnes aveugles et malvoyantes en collaboration avec l’association Percevoir.

Question de documentaire : Musiques et danses mahoraises

Jeudi 14 avril à 19h : La danse deba et le savoir faire du Maître Velo Mwarabo témoignent de ces richesses insoupçonnées que nous découvrons à travers ces deux films.

Projection de deux films de Victor Randrianary, ethnomusicologue. En présence du réalisateur. Société Française d’Ethnomusicologie.

- Danses mahoraises à La Réunion (2007, 16 min)

- Velo Mwarabo, poète de la musique mahoraise (2010, 13 min)

Le zoom sur les Outre-mer au salon de lecture, c’est aussi :

Les dernières publications - histoire, géopolitique, art contemporain... -, des magazines, des bandes dessinées, des films et des CD à consulter sur les postes informatiques...

Un hommage à Édouard Glissant propose aux lecteurs ses écrits et les numéros de sa revue ACOMA.

 

ET AUSSI

Du 27 mars au 10 avril Toulouse

« Autrement Outre-mer », rencontres des savoirs et cultures des Antilles-Guyane

Renseignements sur agart31.blogspot.com

L’Amicale des Antilles-Guyane et Antillais de la région toulousaine (AGART) organise des rencontres sur les Antilles-Guyane et Haïti du 27 mars au 10 avril à Toulouse. Autour de thèmes scientifiques, historiques et culturels, les Rencontres proposeront des conférences, des films, une exposition, du théâtre, des concerts …

Du 7 au 23 avril Pays mayennais

Festival Lézard Nomade - « Escales caraïbes »

Renseignements sur www.lezardnomade.com

Ce festival itinérant en milieu rural a pris pour thématique la Guadeloupe et la Martinique pour 2011 et 2012. Installé sous chapiteau, il associe des ateliers à l’attention de publics diversifiés (milieu scolaire, quartiers, centres hospitaliers…) et une programmation pluri-artistique.

 

MUSIQUES

Samedi 16 avril > Festival les Détours de Babel - Grenoble

Grand bal réunionnais

Renseignements sur www.detoursdebabel.fr

Après avoir pris la Bastille à grands coups de mix électro, les Détours de Babel, pour ce 2e grand bal proposent une soirée créole festive et conviviale avec des projets inédits d’artistes de l’île de La Réunion ! René Lacaille, le plus dauphinois des Réunionnais, fera découvrir sa Fanfaroné, cette sorte de fanfare familiale qu’il réunira, composée d’étonnants « souffleurs » et de la rythmique indispensable au maloya, sans oublier les voix des percussionnistes chanteurs.

La leçon n°2 consistera à apprendre ce qu’est un zembrocal : plat typique de l’Ile de La Réunion où riz, grains, viande et épices se mélangent, chaque élément s’imprégnant des autres tout en gardant son authenticité. Les ingrédients musicaux seront ici apportés par le violoncelliste Ernst Reijseger, le chanteur Mola Sylla et le célèbre groupe Groove Lélé.

Enfin, Jako Maron viendra démontrer que l’electronique s’accomode décidément de tout… y compris des musiques très épicées ! En tout, plus d’une vingtaine de chanteurs, d’instrumentistes et de maîtres-danseurs se partageront trois plateaux. Une initiation aux rythmes du maloya et du séga, symboles de l’affirmation et du renouveau des cultures créoles de cette partie de l’Océan Indien.

 

Mercredi 20 Avril Sunside - Baiser Salé - Sunset - Duc des Lombards - Paris

Jazz des Outre-mer

Renseignements sur www.parisjazzclub.net

Les Outre-mer sont des lieux fertiles pour le Jazz : Alain Jean-Marie, Tricia Evy, Sonny Troupé, Olivier Ker Ourio, Jacques Coursil, Jacques Schwarz-Bart, Mario Canonge, Grégory Privat, etc... Grâce à ces artistes, les harmonies et rythmes des musiques ultramarines apportent une nouvelle dimension musicale au jazz, certaines comme la biguine l’ayant même influencé à ses débuts. Dans la rue des Lombards, ces musiciens sont accueillis régulièrement. L'Association Paris Jazz Club profite de cette Année des Outre-mer pour mettre un coup de projecteur sur cette scène innovante et indispensable au jazz français, en invitant quatre de ses artistes emblématiques. Durant cette soirée le public, pour le prix d'une seule entrée, pourra naviguer entre les quatre clubs de la rue du jazz à Paris pour découvrir ou redécouvrir ces musiciens éclectiques et généreux.

Alain Jean-Marie - "Biguine Reflections" au Sunside

Eric Vinceno basse, Jean-Claude Montredon batterie, Alain Jean-Marie piano

Alain Jean-Marie poursuit majestueusement son périple en hommage aux racines de ses inspirations et du folklore antillais. En forme de voyage et de peintures impressionnistes, il raconte les histoires de cet imaginaire musical incroyable qui sent le piment oiseau et le parfum de la terre.

Sonny Troupé Quartet au Baiser Salé

Sonny Troupé batterie, tambour Ka, Arnaud Dolmen tambour Ka, Grégory Privat piano, Mike Armoogum basse.

Jazz, Electro, Jungle, métal, tous ces genres qu’affectionne particulièrement Sonny Troupé se retrouvent mêlés d’une manière ou d’une autre au sein de sa musique : une musique ou le Gwo ka - musique traditionnelle de la Guadeloupe - occupe la place centrale ; base sur laquelle se construit et s’articule tout le reste. Une synthèse musicale résultat de toutes ses années d’expérience au coté de nombreux musiciens et groupes tels Christian Laviso, Acouphen, Kenny Garrett, Kimbòl, Jacques Schwarz Bart, Big Band Ka, Tanya St Val…

Tricia Evy Trio au Sunset

Tricia Evy vocal, Jean-Philippe Bordier guitare, Xavier Richardeau sax tenor & baryton

Début 2008, Tricia Evy et le saxophoniste Xavier Richardeau fondent à l’aide du guitariste Jean-Philippe Bordier le «Tricia Evy Trio». Cette union musicale «voix-guitare-saxophones» n'est que rarement entendu et le choix du répertoire aux couleurs Jazz & Caraïbes participe sans aucun doute à l'originalité de cette formation à découvrir sur leur album « Beginning ».

Ouranos Quartet - “Quand la France rencontre la Malagasy…” au Duc des Lombards

Baptiste Herbin alto & soprano sax, Dimitri Dourantonis guitare, Martin Guimbellot contrebasse, Remy Voide, batterie 

Autour des compositions originales de Dimitri Dourantonis, guitariste et chanteur d’origine gréco-malgache, Ouranos Quartet fait se rejoindre Madagascar et l’improvisation dans un jazz lyrique aux rythmes et mélodies universelles. On y retrouve notamment le saxophoniste Baptiste Herbin, considéré comme le « nouveau Kenny Garrett français ».

 

ET AUSSI

Du 7 au 9 avril Maison de la Musique - Nanterre

Festival Planètes Musiques

Renseignements sur planetesmusiques.fr

Le festival Planètes Musiques invite des musiciens de La Réunion pour son édition 2011. A cette occasion, l’Office National de Diffusion Artistique (ONDA) organise une rencontre sur les traditions musicales et y invite de nombreux professionnels. Avec les concerts programmés de Danyel Waro le jeudi 7 avril, Trio Lacaille le vendredi 8 avril et Lo Griyo le samedi 9 avril.

Samedi 9 avril Jardin d’Acclimatation - Paris

Le Concert de Monsieur de Saint-George

Renseignements sur saint-george.phpnet.org

Concert dédié au Chevalier de Saint-George : sonates pour clavecin et violon, romances pour clavecin et soprano, quatuor et formation beaucoup plus large pour symphonies ou concertos pour violon. Avec13 musiciens classiques.

Dimanche 10 avril La Bellevilloise - Paris

Le Bal créole – “Bal poussière”

Renseignements sur geomuse.fr

Cette scène à géométrie variable musicale et pluridisciplinaire affirme mensuellement, qu’avant le zouk sévissait le bal. Au programme : à 18h, initiation à la danse Maloya ; à 19h, concert avec l’orchestre cuivre « Quadrilles créole » où la fanfare créole de Sully interprétera le répertoire traditionnel de séga et quadrilles ; à 20h, concert avec le grand orchestre « Sully et les Chamanes » et mise à l’honneur de 2 grandes danses réunionnaises, le séga et le maloya.

Jeudi 14 avril Cinéma star - Cannes

Tsenga II

Renseignements sur www.myspace.com/mikimtoro

Le collectif de musiciens Tsenga II (Mayotte) est en tournée en métropole, à La Réunion et à Mayotte, autour des titres de l'album enregistré à l’automne 2010.

Du 20 au 24 avril Bourges

Babeloued Sound

Renseignements sur www.tournsol.net

Le groupe Babeloued Sound fait se rencontrer La Réunion et le Maroc, grâce à des musiciens venus de tous les horizons avec dans leurs bagages : rock, funk, reggae, ska et une pincée de jazz. Nicolas Reynaud est originaire de Saint-Pierre de La Réunion et Abou Bakr Ben Salem du Maroc. Après « Musique Métisse » en 2006 et « Nou lé la » en 2009, leur nouvel album sort en mars 2011.

 

EXPOSITIONS

Du 8 avril au 26 juin Maison Folie des Moulins - Lille

Back to the Roots, projet d’art urbain sur l’histoire et la culture guadeloupéenne

Renseignements sur openyoureyesproject.com

Artiste, performeuse aux multiples talents YZ expose ses derniers travaux précédemment présentés en Guadeloupe, portraits, personnages, sculptures, collages et vidéos autour des racines et des identités. Le projet Back to the roots est un retour aux origines, une quête identitaire guidée par l'émotion, la curiosité et la sensibilité mais avant tout par les Guadeloupéens eux-mêmes, et tout particulièrement les habitants de la région de Sainte-Rose. Avec eux et à travers eux transparaissent les valeurs guadeloupéennes, le métissage, le patrimoine, l'histoire, les plaies de l'esclavage et la situation actuelle de l'île, en proie à l'incertitude économique et sociale.

Des visites guidées et ateliers sont prévus pour les groupes de tous âges sur réservation.

Vernissage le 7 avril à 18h30.

 

Du 9 avril au 8 mai Jardin d’Acclimatation - Paris

Photographies de David Damoison

Renseignements sur www.damoison.com

Dans le cadre d’« Un Jardin en Outre-mer », l’exposition réunit des photographies de David Damoison. « Une recherche personnelle, menée sur plusieurs périodes et mêlant différentes techniques. Un essai photographique ayant pour cœur une interrogation sur la mémoire et le contemporain que j’ai souhaité arrimer à la longue lignée d’auteurs photographes qui m’ont inspiré et précédé : August Senders et son temps, Depardon et sa province, Seydou Keita et ses concitoyens, Abbas et son pays… par leur volonté d’éclaircissement du monde, apprendre des différences et des altérités ».

 

Du 22 avril au 6 Novembre Abbaye de Daoulas - Bretagne

Rencontres en Polynésie, Victor Segalen et l’exotisme

Renseignements sur www.cdp29.fr

Comme bien d’autres de ses compatriotes bretons, Victor Segalen voyagea énormément. La peinture, la musique, la littérature sont déjà des voyages infinis : il y rencontra Gustave Moreau, Monticelli, Debussy, Claudel, Loti, Rimbaud, pour n’en citer que quelques-uns. Quant au monde, il le parcourut, de San Francisco en Océanie, de Tahiti aux Marquises, et surtout la Chine : « la grande diagonale de Pékin à la Birmanie ». Ses voyages l’ont guidé vers une réflexion nouvelle sur l’exotisme, en son temps pétri d’Orientalisme, d’Egyptomanie et de fascination pour Madame Chrysanthème, un des romans d’amour japonisant de Pierre Loti. Pourfendeur des cartes postales et des clichés consternants de l’exotisme de « bazar », il nous aide à réfléchir à ce que nous emportons dans notre valise et à ce que nous rapportons. Plus encore, il continue de nous aider à exorciser ce qui contrarie la véritable rencontre avec l’Autre. L’essentiel de son questionnement sur l’exotisme lui vint de son voyage en Océanie. Le plus fantasmé des édens occidentaux depuis Bougainville, rendu fameux par Loti que Segalen n’appréciait guère, lui laissa au coeur une grande déception et lui inspira un récit romancé, Les Immémoriaux. Il y conte le trouble et la désespérance dans laquelle sombra la société tahitienne lorsque des Blancs firent irruption. Mais surtout, il se demanda comment les Polynésiens avaient vécu ces épisodes, se mettant – une première dans le récit de voyage - à la place des populations rencontrées, et réfléchissant à ce qui avait pu se vivre entre les uns et les autres. L’exposition invite à prendre Segalen pour guide et, grâce à des objets et documents très souvent inédits, à accompagner son voyage en Polynésie et à entrer dans sa réflexion toujours actuelle sur l’Autre. Durant les 6 mois de l’exposition, une programmation diversifiée de spectacles et de rencontres amène à poursuivre la réflexion proposée dans l’exposition et à découvrir certains aspects de la culture polynésienne. Danse, musique, installation sonore, arts plastiques, gastronomie, concours de va’a (pirogue), ainsi que des ateliers pour les familles sont prévus (programme en cours, sous réserve de modifications).

Du 29 avril au 15 mai Mairiedu 6e arrondissement – Paris

Guyanes, arts marrons

Renseignements sur www.festival-outremers.com

Exposition réalisée en partenariat avec la Région Guyane et le Musée des Cultures Guyanaises à Cayenne avec le soutien du CNES, dans le cadre du Festival des Outre-mers du 29 avril au 15 mai 2011. Le Tembé est un art visuel de l’Ouest guyanais, héritage plastique des langages symboliques des esclaves fugitifs des 17eet 18e siècles et des métissages à l’oeuvre dans les sociétés issues du Marronnage. Avec une centaine de pièces, l’exposition présente les évolutions stylistiques, les ruptures et les continuités d’un art dont l’histoire s’écrit encore à peine, masqué qu’il était par le discours ethnologique porté, comme l’écrit Sally Price, par les « regards civilisés sur les arts premiers ». Près de 100 pièces (peintures, sculptures, textiles, objets usuels…) provenant des collections du Musée des Cultures Guyanaises (Cayenne) et de l’association Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni). 

 

ET AUSSI

Du 21 mars au 21 juin Musée du Nouveau Monde - La Rochelle

L’Océan noir de William Wilson

Exposition de 18 tentures sur l'histoire des peuples noirs, de l'Afrique à l'Amérique. 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 14:49

L’émigration antillaise, une exposition réalisée par Agora Karayib, à Clichy

En 1999, près de 340 000 Antillais vivaient en France hexagonale, soit presque autant que la population de la Guadeloupe ou de la Martinique. Arrivée massivement durant les années 1960 à 1980, une nouvelle communauté antillaise s’est constituée pour donner naissance au « 5ème DOM ». Mais la présence d’Antillais en France est bien antérieure à cette vague massive de migrants. La migration s’est poursuivie durant les années 1990 sans rattraper les seuils précédemment atteints durant les années 80 et, de migration de travail, elle s’est transformée en migration de peuplement avec des besoins propres de repères et des revendications mémorielles. L’exposition permet de comprendre les trajectoires de ces Guadeloupéens et Martiniquais qui ont traversé à nouveau l’Atlantique pour des raisons diverses. Ils ont pris part activement au développement économique de la France et ont construit de nouvelles familles antillaises...

Samedi 2 avril, de 14 heures à 18 heures, sera présenté le documentaire « Les Antillais d’ici », réalisé par Medhi Lallaoui et Samia Messaoudi, suivi d’une conférence-débat, le projet migratoire des Antillais, leur installation, leur intégration, en compagnie de l’enquêtrice Samia Messaoudi.

L’exposition dure du 2 au 9 avril 2011 de 14 heures à 18 heures, à la maison des associations Aimé-Césaire, 80 boulevard du général Leclerc, à Clichy (92). Métro Mairie de Clichy

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 06:35

Frédéric Mitterrand et Marie-Luce Penchard présentent la panthéonisation d’Aimé Césaire

Cesaire-Mitterrand-Palcy-MLP-Maximin.jpgLe 6 avril prochain, une plaque sera apposée au Panthéon en hommage à aimé Césaire. Le président de la République honorera le poète foyalais pendant que Dédé Saint-Prix jouera de la flûte des mornes.

Sous les lambris et les ors de la grande salle de réception du ministère de la Culture, au Palais royal, Marie-Luce-Penchard et Frédéric Mitterrand sont venus présenter hier l’hommage que la Nation et le président de la République rendront à Aimé Césaire au Panthéon, le 6 avril prochain, entre 17 et 18 heures. Arrivee-de-Frederic-Mitterrant-devant-Palcy-et-Maximin.jpgDans la salle, Daniel Maximin commissaire général de l’année des Outre-mer, Euzhan Palcy et le conseiller technique de l’outre-mer à l’Elysée. Frédéric Mitterrand commence avec des vers : « Préservez-moi de toute haine, ne faîtes pas de moi un homme de haine pour que je n’ai que haine… » Extrait du Cahier du retour au pays natal, 1939, « la marque d’un des plus grands poètes du XXe siècle… une génial impertinence qui allait marquer profondément la littérature française. » Frédéric Mitterrand brosse la vie du poète, l’Etudiant noir, Senghor et Damas, la Négritude, l’appel à l’émancipation… Jose-Vatin-Euzhan-palcy-et-son-directeur-de-communication.jpgLe Discours sur le colonialisme (1955), «  que de sang dans les mémoires » .Pourquoi panthéoniser cette voix ? « Parce que cette mémoire et ces chants appartiennent à tous. Dans la mémoire postcoloniale, il faut nous donner l’occasion d’embrasser toute notre histoire… En 1949, Victor Schoelcher est entré au Panthéon, puis Alexandre Dumas en 2002. En 1991, c’est la pièce de Césaire, La tragédie du roi Christophe qui est entré au répertoire de la comédie française. Cette fois, c’est une plaque qui va symboliser Aimé Césaire tel les grands hommes qui l’ont précédé : Victor Hugo, Jean Moulin, André Malraux…

Cérémonie belle et sobre

Cesaire-MLP-Mitterrand.jpgLa cérémonie va durer une heure avec un discours du chef de l’Etat. Dans la salle, 1000 personnes dont la présence, explique le ministre de la Culture, « relève à la fois de la reconnaissance du monde ultramarin et de l’œuvre d’Aimé Césaire ». A l’extérieur, il y aura de grands écrans qui transmettront la cérémonie, laquelle sera diffusée en direct à la télévision sur France 2 (présentation par Marie Drucker et Marijosée Alie), puis France O dans la soirée. Il y aura un moment de recueillement, puis 7 minutes extraites du film d’Euzhan Palcy consacré à Aimé Césaire. Il y aura la voix d’Aimé Césaire ; ses textes seront lus par des comédiens et des élèves. Pour les jeunes présents au Panthéon, il s'agit d'un élève par classe de collège et de lycée de la Martinique auxquels s’ajoutent  4 ou 5 jeunes issus de collèges et lycée Aimé-Césaire de toute la France, du lycée Louis le Grand et de Normal sup où Césaire étudia. Une jeune lycéenne martiniquaise lira un poème de Césaire durant la cérémonie. Dédé Saint-Prix viendra à son tour exécuter un morceau de musique, « un air qu’Aimé Césaire aimait », selon le ministre qui précise : arrivee-de-MLP.jpg« Ce sera à la fois recueilli et solennel mais pas trop puisqu’Aimé Césaire n’était pas un adepte du protocole républicain… » « Ce sera émouvant », ajoute Marie-Luce Penchard. Ce sera une très belle cérémonie, sobre à l’image de ce qu’Aimé Césaire aurait aimé faire à cette occasion. » Aimé Césaire qui s’apprête a recevoir l’hommage de la Nation écrivait dans la revue Tropique : « Nous sommes de ceux qui disons non à l’ombre… » Le voilà mis sous les feux de la République.

FXG (agence de presse GHM)

Le panthéon sera ouvert gratuitement du jeudi 7 au dimanche 10 avril pour que le public puisse découvrir l'inscription en hommage à Aimé Césaire.

 


Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-merMLP-ITW.jpg

 

 « Aimé Césaire nous a laissé en héritage cette mémoire autour de ses œuvres et aujourd’hui la Nation souhaite lui rendre hommage. C’est la raison pour laquelle, lors de son  décès, le président de la République a souhaité que ses obsèques soient nationales en avril 2008. La question a été posée à ce moment-là, mais on ne peut le faire contre la volonté de la famille et je me suis attachée quand j’étais conseillère à l’Elysée, puis en tant que ministre, d’étudier la possibilité à l’occasion de l’année des Outre-mer d’apposer cette plaque au Panthéon pour respecter la volonté d’Aimé Césaire qui voulait rester dans son île natale. Pour autant, je pense qu’il aurait apprécié l’hommage qui lui est rendu par la nation. Voilà comment Jacques Césaire, son fils, a accepté tout naturellement la proposition qui lui a été faite par le président de la République. »

 


Dédé Saint-Prix

 

DD ST PRIX photo A Jocksan« Je suis devenu flûtiste grâce à Aimé Césaire ! »

Qu’est-ce vous allez jouer au Panthéon ?

Je vais jouer un morceau composé pour la circonstance, un instrumental avec la flûte des mornes…

Comprenez-vous pourquoi on vous a choisi vous ?

Je ne cherche pas à comprendre. Des gens m’ont appelé et je suis tout content de le faire parce que cette flûte-là, c’est Aimé Césaire qui a fait que j’ai pu apprendre à la pratiquer, à la fabriquer. Le service municipal d’action culturelle de Fort-de-France est un service à la portée des gens, du peuple. Je suis passé dans l’atelier de Max Cylla, mon professeur au SERMAC… Je suis devenu flûtiste grâce à Aimé Césaire !

Que ressentez-vous avant de venir jouer devant la Nation ? Etes-vous ému ?

Pas spécialement, je suis prêt. Peut-être qu’arrivé à l’intérieur, ça va être chaud mais je ne suis pas encore dans le cas de figure.

Quel va être le sens de votre message musical ?

Ce qui va ressortir, c’est une forme de reconnaissance de nos artistes, de nos écrivains, de nos cultures. Mais pour moi, c’est tout à fait normal. Je ne pense pas qu’il faille aller chercher quelqu’un d’un autre pays pour honorer Aimé Césaire même s’il était quelqu’un de super ouvert !

Propos recueillis par FXG

 


Les derniers panthéonisés

 

280px-Paris-Pantheon-Facade.jpgJean Moulin en 1964. René Cassin, en 1987. Jean Monnet en 1988.

L'abbé Grégoire, Gaspard Monge, Condorcet en 1989. Les époux Pierre et Marie Curie en 1995. André Malraux en 1996. Alexandre Dumas en 2002.

Plus de mille noms sont inscrits au Panthéon sur des plaques. Parmi eux de grands écrivains comme Apollinaire, Ségalen, Robert Desnos, Saint-Exupéry, Henri Bergson, mais aussi des hommes tels que Toussaint Louverture et Louis Delgrès. La dernière inscription est un hommage aux Justes de France.

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 05:34

Mitterrand-cesaire.jpgInterview de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication

« L’histoire avance à coup de symboles »

Est-ce important pour vous ne reconnaissance ?

Reconnaître, c’est connaître à nouveau, connaître sous un autre jour, connaître avec un autre regard… Par là même, c’est connaître toute cette littérature, cette poésie, cette création qui vient de l’outre-mer. Trop longtemps cette culture n’a pas été reconnue comme elle aurait du l’être. Aimé Césaire n’est aux programmes scolaires que depuis 1994 et à l’agrégation depuis quelques années seulement. De grands écrivains comme Maryse condé ou Edouard Glissant enseignent à l’étranger. La reconnaissance, c’est se rendre compte de ça ; elle en train de se faire. L’histoire avance à coup de symboles et avec des symboles qui apportent un peu de chaleur. Alors la reconnaissance de la Nation à Aimé Césaire est un symbole très profond.

Pourquoi maintenant ?

Aimé Césaire est parti il n’y a pas très longtemps. Il ne faut pas non plus aller piétiner le deuil des familles. On est là pour faire quelque chose qui vient naturellement et là, je pense que la manière dont ça se passe est très naturelle. C’est une décision qui suscite un profond consensus. Il n’y a pas de ces marchandages qu’on a quelques fois à propos des célébrations. Il n’y en a aucun, tout le monde est d’accord

Pourtant, il a été un chantre de la lutte contre le colonialisme…

Oui il a été le chantre de la lutte contre le colonialisme, mais aujourd’hui le colonialisme est hors de combat. Les blessures qu’un combat de cette sorte a pu entraîner sont maintenant apaisées. Ca a été la lutte contre le colonialisme par son histoire. Aimé Césaire entre au panthéon avec son histoire qui témoigne.

Aimé Césaire défendait les racines multiples de l’identité et sa reconnaissance au Panthéon arrive en plein débat polémique sur l’identité française…

Je ne vois pas de débat polémique sur l’identité française. La France est diverse et Aimé Césaire entre au Panthéon avec la diversité française.

Où va prendre place la plaque Aimé Césaire ?

Elle va se trouver dans une crypte, en très bonne compagnie, mais je ne sais plus qui… Je pense qu’on verra beaucoup d’images dans les jours qui précéderont l’hommage et ça permettra de ressentir très fort la présence d’Aimé Césaire. Il y a d’ailleurs au Grand Palais une exposition superbe qui montre à travers quelques œuvres de Wilfredo Lam et de Picasso, une qualité incroyable d’échange qu’ils ont eu avec Césaire dans ces années 1940, des années particulièrement sombres.

Miterrand-ITW.jpgVous vous êtes choqués que de grandes plumes comme Glissant ou Condé n’aient pu être accueillies dans une université française…

Le fait que le ministère de la Culture soit étroitement attaché à cet événement au Panthéon est particulièrement notable. Ca avance par symboles, par prises de conscience dans l’opinion publique. Tout d’un coup, quelque chose à quoi on ne s’attendait pas devient totalement évident et naturel. Le fait qu’Aimé Césaire soit au Panthéon est quelque chose de fort sur la manière dont les cultures ultramarines doivent être reçues dans les programmes scolaires, dans l’enseignement. Alors pour revenir à nos grands artistes obligés de s’exiler, je pense qu’il est temps qu’on leurs ouvre nos bras !

La France ne pourrait-elle pas faire mieux et les reconnaître tant qu’ils sont vivants ?

Je suis ministre de la Culture et je fais tout mon possible. Je crois être le ministre de la Culture qui va le plus en outre-mer. J’y retourne encore prochainement. Je vous rappelle qu’on va créer à Cayenne un musée de l’histoire et de la civilisation guyanaise ; on agrandit le musée de Fort-de-France et on est prêt à faire la même chose en Guadeloupe au musée Saint-John Perse. L’idée de la mémoire nationale commence par les musées…

Nous parlions d’artistes vivants…

Les vivants, je les pratique de manière régulière. L’année des Outre-mer, la création de l’agence des Outre-mer sont des signes forts. Mais le principal travail est un travail pédagogique. On ne peut pas obliger les gens à faire les choses. En revanche, on peut leur monter que ça vaut la peine de le faire. La coercition, non. Donner des signes et des gages, ça c’est possible.

Quelle est pour vous  la plus belle phrase d’Aimé Césaire ?

« Jadis on nous vola nos noms. D’estampilles humiliantes on oblitéra nos noms de vérité. Sentez-vous la douleur d’un homme de ne savoir pas de quel nom il s’appelle. Par quoi son nom l’appelle. » J’ai découvert en lisant sa biographie que Toussaint Louverture ne s’appelait pas Toussaint Louverture au départ. C’est toujours ce problème du nom. Tout commence par le nom et quel plus beau nom d’ailleurs que Aimé Césaire.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 06:52

 

Le Carnaval tropical de Paris n’ira pas sur les Champs-Elysées

La préfecture de police de Paris refuse de laisser passer le défilé du Carnaval tropical de Paris sur les Champs-Elysées. Parce que c’est l’année des Outre-mer français, la ville de Paris, la mairie du 8e arrondissement et la fédération du carnaval tropical de Paris (une quarantaine d’associations) souhaitaient que le défile carnavalesque, au début du mois de juillet, emprunte la plus belle avenue du monde. Malheureusement, Michel Gaudin, préfet de police a fait valoir son refus pour des raisons de sécurité. « Je ne comprends pas pourquoi cette parade d’une demi-journée, qui serait par ailleurs autorisée dans un autre arrondissement, serait dangereuse sur les Champs-Elysées », a écrit George Pau-Langevin, députée de Paris. Elle a écrit au préfet de police pour s’en plaindre : « Ce refus ressemble à un préjugé extrêmement regrettable vis-à-vis des Ultramarins qui ne sont pas plus dangereux que les cyclistes lors de l’arrivée du tour ou les badauds lorsque les Champs-Elysées sont transformés en champs de céréales… » Elle conclut en priant le préfet de bien vouloir réexaminer la demande de la Fédération du carnaval tropical de Paris. Il est vrai que le marathon de Paris qui part des Champs-Elysées est un bien moins joli spectacle et qu’il laisse des tonnes de bouteilles vides sur le pavé ! Le Conseil de Paris doit renouveler son voeu au préfet de police, en sa présence, lors de la séance plénière du Conseil ce mardi 29 mars, à 17 h 30. C'est firmine Richard qui doit le formuler.

FXG (agence de presse GHM)

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 06:17

Tjenbé red remet son rapport sur les discriminations subies par les homosexuels ultramarins

Remise-du-rapport-LGBT.jpg

A la veille de laisser son fauteuil de délégué interministériel à Claudy Siar, Patrick Karam a reçu David Auerbach Chiffrin, le président de l’association de soutien aux personnes lesbiennes, gaies, bi et transsexuels ultramarines, Tjenbé red, et deux membres de son association, Gwladys Pallas et Fabrice Blanc. Ces derniers ont remis au délégué le rapport qui leur avait été commandé en novembre 2007 « sur les discriminations particulières dont sont victimes certaines personnes originaires des outre-mer vivant en France hexagonale du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ». Le rapport est intitulé : « Parmi nous, pas ailleurs. » Homosexuel et Ultramarin assumé, et encore « séro-concerné », David Auerbach Chiffrin confie qu’il a eu beaucoup de difficulté, car explique-t-il, « ces trois champs (Ultramarin, homosexuel et séro-concerné) ne veulent pas entendre parler l’un de l’autre  en raison des rapports difficiles liés à l’identité. Le rapport ne fait parler aucun témoin car le simple fait de parler, même à visage caché, crée un sentiment de terreur panique chez les gens qu’accompagne Tjenbé red. Par ailleurs, David Auerbach Chiffrin signale que si les actes homosexuels existent, beaucoup de ces pratiquants ne se reconnaissent pas homosexuels. Gwladis Pallas qui anime beaucoup de soirées caribéennes à Paris confirme cet état de comportement. « On voit des pères de familles, des maris ou des bad boys qui se proclament hétérosexuels et qui, pourtant, apprécient d’avoir des relations avec des hommes pourvu qu’on n’en parle pas. Ce qui n’empêche pas le sida de courir… » Dans ce contexte, le rapport ne veut pas aller contre les codes antillo-guyanais, « an ba fey », ni avec, mais malgré eux. Il note d’ailleurs que depuis trois ans, les propos homophobes ont été plutôt à la baisse. En revanche, les données relatives à l’infection au VIH reste plus forte chez les Ultramarins. En 2008, on comptait 19 contaminations au VIH pour 100 000 habitants en Martinique et en Guadeloupe. En 2001, le chiffre reste le même en Martinique mais progresse à 42 en Guadeloupe. Quant à la Guyane, le taux de contaminés augmente de 1 % chaque année.

Des chiffres du VIH alarmant

Le rapport souligne la difficulté d’agir en matière de prévention ciblée car aucune étude chiffrée n’existe sur les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes chez les Ultramarins. Pourtant, à l’issue des états généraux de l’Outre-mer, Patrick Karam et Richard Samuel avait obtenu au forceps un projet d’étude par l’INSEE. Une décision actée lors du conseil interministériel de l’Outre-mer en novembre 2009. Le rapport préconise une série de mesures destinées à faire bouger les mentalités : une campagne de communication dans les médias communautaires destinée à valoriser les parents qui engagent un dialogue avec leurs enfants, une ligne téléphonique d’écoute et un programme d’accompagnement pour les familles ultramarines qui s’interrogent sur ce thème, avec un volet d’information et un autre de médiation et d’accompagnement des situations d’urgence. Bien sûr, le rapport recommande que soit faite l’étude INSEE promise par le président de la République, mais aussi qu’il favorise des actions en milieu scolaire en partenariat avec les syndicats d’enseignants, les associations de parents d’élèves, celles ultramarines et celles LGBT. Sur la prévention du sida, le rapport estime que l’Etat pourrait favoriser la bonne prise en compte des populations ultramarines LGBT dans l’Hexagone tout comme des états généraux des personnes vivant avec le VIH parmi les Ultramarins de l’Hexagone. Mais il s’agirait aussi de prendre en compte les liens entre les outre-mer et les populations ultramarines de l’Hexagone à travers un rapport symétrique à celui remis par Tjenbé red. Enfin, le rapport préconise la présence de représentants de l’Etat qui sont en charge de l’Outre-mer ou des Français d’outre-mer lors de défilés tels que la marche des fiertés homosexuelles pour afficher leur soutien aux associations LGBT ultramarine et participer ainsi à faire évoluer les mentalités.

FXG (agence de presse GHM)

 


Un rapport pour Claudy Siar

A l’issue de la présentation du rapport, Patrick Karam a estimé que « des choses simples étaient possibles en matière de politique publique ». Prenant conscience que ce que le rapport pointe peut avoir des « effets meurtriers, il a rappelé l’engagement du président de la République pour une étude scientifique, rappelé sa présence deux années de suite à la Gay pride car, a-t-il dit : « Je suis un défenseur de l’égalité des droits. Sur la souffrance humaine, il faut apporter des réponses claires. » Après avoir indiqué qu’il était pour le mariage homosexuel et pour l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, il a demandé à son secrétariat de préparer une lettre de sensibilisation au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, et un autre exemplaire du rapport à l’attention de Claudy Siar.

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