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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 07:58

Retour sur les Ultramarins décorés du 1er janvier

Liliane Francil, directrice de Guadeloupe 1ere, a été faite chevalier de la légion d’Honneur sur le contingent d’Aurélie Philipetti, ministre de la Culture, dans la promotion du 1er janvier, et Teddy Riner l’a été au titre du ministère des Sports. On a déjà souligné cette nomination comme celle de Barbara Jean-Elie de Trace au titre du ministère des Outre-mer. Ce dernier a promu Pierre Reinette, ancien directeur général des services du conseil général de Guadeloupe, au grade d’officier.

Jacques Bertholle, ancien directeur général adjoint des services du conseil régional de Guyane, a été fait chevalier comme Antoine Karam, directeur d'un institut de l'université des Antilles et de la Guyane, président honoraire du conseil régional de la Guyane, Josiane Gatibelza, vice-présidente honoraire de l'université des Antilles et de la Guyane, adjointe au maire de Pointe-à-Pitre, Toussine Bessard, née Maignan, ancien professeur de collège en Martinique, Dominique Laban, directeur de cabinet du président du conseil régional de Guadeloupe, Solange Le Blanc, présidente d'associations en faveur des personnes handicapées en Guadeloupe, José Pentoscrope, président d'une association en faveur des ultramarins dans l’Hexagone et président du prix Fetkann, et Monique Sulpice, praticienne hospitalière au centre hospitalier universitaire de Guadeloupe.

Marie-Renée Nelfise, responsable du département budget-finances au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, a été nommée  chevalier par le ministère de la Justice.

Notons encore que François-David Cravenne, ancien conseiller presse de Christian Estrosi au ministère de l’Outre-mer, a aussi été distingué par la grande chancellerie.

Seuls deux Réunionnais sont honorés, le Dr Paugam et Jacqueline Pajaniandy, au titre de l’Education nationale. Deux Calédoniens, deux Mahorais et un Polynésien complètent la liste des Ultramarins nommés ou promus. 681 personnes ont été distinguées le 1er janvier.

Dans la promotion de l’ordre national du Mérite, on trouve la Guyanaise Lucie Décosse, promue officier après sa médaille d’or en judo à Londres.

Enfin, le Guadeloupéen Loïc Liber, caporal du génie, grièvement blessé le 15 mars 2012 par Mohamed Merah, a reçu la médaille militaire.

FXG, à Paris

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:58

CSA

Une Reunionnaise au CSA

Le Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, a nommé Madame Memona Hintermann membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).Née au Tampon (Ile de la Réunion), titulaire d’une maîtrise de droit, Memona Hintermann est grand reporter à France 3. Au sein de cette chaîne du service public, elle a mené une brillante carrière de journaliste où elle s’est distinguée par son professionnalisme, ses compétences et son courage. Cette activité l’a conduite, en particulier, à couvrir la plupart des grands conflits dans le monde.Auteur de plusieurs ouvrages, Memona Hintermann est chevalier de l’ordre national de la légion d’Honneur et officier de l’ordre national du Mérite. Elle est nommée au CSA en remplacement de M. Alain Méar.

Le futur president du CSA devrait etre selon le souhait du president de la Republique, Olivier Schramek, ancien dircab de Lionel Jospin a Matignon.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:48

Thierry Repentin, ministre délègué à la Formation professionnelle et a l’Apprentissage, arrive en Martinique pour 24 heures ce mercredi avant de se rendre en Guyane.

Thierry-Repentin-.jpg" Nous réfléchissons à faire évoluer la politique de l’apprentissage "

Le président de la République a demandé à ses ministres d’aller sur le front de la lutte contre le chômage. C’est la raison de votre déplacement de ce coté-ci de l’Atlantique ?

J’avais anticipé la demande du président de la République et du Premier ministre puisque cela fait deux mois que je suis engagé dans un tour de France des Régions, aux côtés de Michel Sapin et des autres membres du gouvernement, notamment pour la promotion des emplois d’avenir. Et parmi les territoires prioritaires pour les emplois d’avenir, il y a les territoires ultramarins. Je me devais donc d’aller voir sur place si le dispositif correspondait à la réalité de ce qui était souhaité.

Vous allez procéder à des parrainages, qu’est-ce que ça signifie ?

C’est parrainer des emplois d’avenir et c’est voir si les services de l’Etat sont complètement mobilisés sur cette priorité de la lutte contre le chômage et de la jeunesse que veut le Président de la République. Je rappellerai que les emplois d’avenir ont été le premier texte de loi de ce gouvernement et de la session parlementaire qui s’est ouverte à l’automne dernier. Je vais voir aussi quelles sont les dispositions prises par les collectivités territoriales pour accompagner l’effort de l’Etat, tout particulièrement sur le volet formation professionnelle puisque c’est la première fois dans l’histoire du droit du travail qu’on oblige des employeurs à mettre en œuvre un plan de formation qui conditionne la signature du contrat de travail et l’aide financière de l’Etat.

Sont prévus des contingents de 1500 emplois d’avenir pour la Martinique et les 650 pour la Guyane. Combien sont d’ores et déjà mis en place ?

Les premiers contrats ont été signés, il y a deux mois par le président de la République et nous en sommes donc a quelques centaines à l’échelle des territoires d’outre-mer en sachant qu’a l’échelle nationale, on n’en a signé 2449 pour un objectif de 94 000 en 2013. C’est donc important d’aller voir si le profil déterminé par la loi correspond effectivement à la demande locale. Je rappelle qu’a la Martinique 6000 jeunes de moins de 25 ans sont inscrits comme demandeurs d’emploi sur une tranche d’âge de 50 000 personnes dont 10 000 actifs, (en Guyane, sur cette même tranche d’âge de 15-24 ans, on recense 35500 personnes dont 6700 actifs et 3240 chômeurs), en sachant que certains ne sont même pas inscrits à Pôle emploi. Je veux donc aussi rencontrer les missions locales qui, par nature, ont ces jeunes dans leur portefeuille. Une centaine d’emplois d’avenir ont été signés en Martinique, une dizaine en Guyane.

Pensez-vous que les missions de la formation professionnelle sont totalement remplies ?

Les missions locales, les centres de formation des apprentis, les services de l’Etat, les collectivités, les associations, tous les acteurs de l’emploi doivent être effectivement mobilisés pour la jeunesse et l’emploi. Nous devons faire évoluer au point de vue national les dispositifs pour qu’ils répondent effectivement au profil de ceux qui peuvent y avoir droit dans le contexte de crise économique marquée. Nous réfléchissons aujourd’hui à faire évoluer la politique de l’apprentissage dans notre pays, la collecte de la taxe d’apprentissage et son affectation. Par ailleurs nous souhaitons que puissent être établis en 2013 des pactes régionaux de réussite éducative et professionnelle au bénéfice des jeunes qui sont sortis du système scolaire sans formation initiale. Dans ces perspectives, je souhaite aller voir si concrètement il est besoin de faire évoluer les outils pour qu’ils soient plus opérationnels. C’est pourquoi, je fais ce tour de France, pas uniquement pour le service apres-vote des emplois d’avenir, mais pour penser aux nouveaux outils qui trouveront une traduction législative en 2013. Je rappelle que dès la semaine prochaine, l’Assemblée nationale va examiner le projet de loi pour les contrats de génération qui visent l’insertion des jeunes dans le monde de l’entreprise.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 15:23

Lost, se perdre et se retrouver

Fay-et-Hub-debout-Satine-et-Bel-assis_2299.jpgL’action de Lost t se situe dans un immeuble dont on voit l’intérieur des appartements et des parties communes, la laverie et le sous-sol. Hub (Fabien Orcier) et Fay (Nathalie Richard) vivent chacun dans la solitude d’un appartement. Hub travaille pour les techniques de  communication, Fay essaye de vivre le monde moderne et ses « instrument de communication qui isolent », entre autres une box dernière génération qui n’accède à aucun réseau de communication. Trois anges rebelles, Satine (Anne Alvaro), Luc (Gaël Baron) et Bel (Antoine Mathieu), consternés de voir l’humanité tomber dans la déchéance sont expulsés du paradis et se retrouvent dans le sous-sol de cet immeuble. Ils vont provoquer une rencontre entre les deux humains solitaires.

Luc-Bel-Satine-les-trois-anges_2202.jpgL’entreprise de Gérard Watkins a le mérite de ne pas éviter la difficulté. Sa poétique va exploser les codes du langage grotesque de notre société moderne où la communication est uniformément omniprésente et où tout le monde s’ignore. Le texte autant que la mise en scène font la part belle au glissement de sens et au dynamitage de la perception. Cette entreprise de déconstruction ou plutôt de libération du langage confisqué par le pouvoir libéral du monde moderne va transformer la destinée de Hub et Fay (et peut être celle du spectateur). Ces deux là vont se libérer, se rencontrer et s’aimer.

RDGHub-Fay-Fabien-Orcier-Natahlie-Richard-copie-1.jpg

Lost (Replay), du 7 janvier au 3 Février au Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette Paris 11, tel 01 43 57 42 14

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 08:00

L’Etat fait ses calculs pour compenser le dernier coup de rabot sur la défisc

Au lieu de 18 000 euros + 4% du revenu, la défiscalisation outre-mer est ramenée par le Conseil constitutionnel à 18 000 euros. L’Etat affirme qu’il compensera, mais sur quelle base ?

« Notre combat ne porte pas sur l’outil défiscalisation, ce qui importe c’est sa finalité : quel sera le montant global de l’investissement ? Là sera notre combat. » Le cabinet de Victorin Lurel doit anticiper la stratégie qu’il va devoir déployer face aux caisses fermées du ministère du Budget maintenant que le président Hollande a promis, après l’invalidation des plafonds de la defisc dans la loi de finances, de substituer la perte de l’investissement par des subventions. A combien s’élève réellement cet investissement défiscalisé ? Depuis des années, les lois prévoient des commissions d’évaluation pour estimer les sommes, mais les chiffres divergent selon qu’on la soutienne ou la combatte. Ainsi, opposant historique de la défiscalisation, Gilles Carrez, président UMP de la commission des finances s’étranglait le 14 novembre dernier, lors de l’adoption des articles de loi en question : « Un milliard d’euros avec l’investissement locatif social ! » « Seulement 850 millions d’euros prévus pour 2013 », l’a repris le PS Christian Eckert, rapporteur général.

Citant Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie, Charles de Courson (UDI) a rappelé ces chiffres : «  Grosso modo, l’impôt sur le revenu rapporterait 100 milliards d’euros s’il n’existait aucune niche fiscale et il n’en rapporte que 55 milliards d’euros. »

Serge Letchimy a déclaré que « lorsque le dispositif fiscal a atteint sa plénitude, il portait sur environ 3 milliards d’euros d’investissements alors que ce dispositif porte sur 700 millions d’euros, lesquels financent principalement des investissements productifs.

Jean-Philippe Nilor (GDR) et Charles de Courson ont cité 675 millions d’euros, pour le bâtiment et le logement social. Selon le rapport des sénateurs Patient (PS) et Dolige (UMP) de la commission des finances du Sénat, le montant récolté pour le seul logement social a été estimé à 150 millions d’euros à cette fin en 2012. 200 millions, selon Gilles Carrez contre 80 millions il y a deux ans.

400 ou 800 000 euros

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a donné lors de cette meme seance, le chiffre de Bercy : « Le montant de la défiscalisation représente en moyenne un peu plus de 400 000 euros par an pour les cent plus gros contribuables de notre pays, qui diminuent ainsi considérablement leur impôt sur le revenu. » 472 000 en 2011, selon Gilles Carrez.

Le ministre des Outre-mer indiquait, lors de la présentation de son budget en octobre, 425 millions défiscalisés en 2012 au titre du seul investissement industriel Girardin dont 330 pour la seule usine de nickel dans la Province Nord de Nouvelle-Calédonie.

En 2013, selon Christian Eckert, il était prévu 800 millions. Cette somme, en principe, sera donc amputée des 4 % du revenu en sus de 18 000 euros du plafond. Les antidéfiscs qui exagéraient la somme pour combattre le dispositif devraient désormais la minorer vu qu’il va falloir compenser…

« On ne sortira pas du dispositif sur le dos de l’Outre-mer », confiait récemment un proche du ministre. Par ailleurs ce panachage de defisc et de subvention qui anticipe l’avenir (réforme de la défisc pour 2014), pose un autre problème, plus politique : la défiscalisation avait l’avantage de refléter la dynamique propre des territoires en faisant émerger des projets. Là, le monde de l’entreprise va se retrouver face aux pouvoirs publics dont il pourra tester le volontarisme politique. Et puis, ce n’est plus la même chose quand les crédits budgétaires sont actionnés par le politique. Ça peut être perçu comme le fait du prince.

FXG

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 07:02

Barbara Jean-Elie de Trace TV decoree

Barbara-Jean-Elie--AJ-.jpgBarbara Jean-Elie, collaboratrice et co-fondatrice du groupe TRACE et actuelle directrice des programmes de la chaîne TRACE Sports, a ete distingue au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur le 1er janvier 2013 sur proposition du Ministre des Outre-mer.Barbara Jean-Elie a fait ses débuts à la radio en Martinique avant de participer à la création d’ATV, la première télévision locale privée des Antilles. Elle a été la première femme à présenter le JT sur une chaîne privée d’outremer.Journaliste, productrice, animatrice de talk shows, réalisatrice et documentariste, elle quitte ATV en 1999 avant de rejoindre le label musical Secteur A et le projet porté par Olivier Laouchez de créer une chaîne de télévision dédiée aux musiques et cultures urbaines en France et dans le monde. Pendant quatre ans, elle travaille à ce projet et se voit confier en 2003 le poste de directrice des programmes et de l’information lors du lancement de la première chaine TRACE Urban (ex TRACE TV). Jusqu’en 2010, Barbara Jean-Elie produit pour TRACE Urban plus de 1000 magazines, reportages, émissions spéciales consacrés aux artistes, aux musiques et aux cultures urbaines et anime un réseau de 20 correspondants journalistes en France et à l’étranger. Elle contribue ainsi à positionner TRACE Urban comme la première et seule chaîne musicale française ayant une offre éditoriale différenciatrice grâce à une rédaction de journalistes professionnels. Barbara Jean-Elie met ensuite à profit son ADN antillais pour lancer la chaîne TRACE Tropical et manifester ainsi son engagement au service des meilleures productions musicales caribéennes et latines. Depuis 2011, elle dirige les programmes de la nouvelle chaîne TRACE Sports, première chaîne au monde exclusivement dédiée aux célébrités sportives, déjà diffusée dans plus de 80 pays en 9 langues. En 2 ans, Barbara, avec ses équipes, a constitué un catalogue de plus de 450 heures de programmes exclusifs tournés en HD avec les plus grandes stars mondiales du sport ; Usain Bolt, Michael Phelps, Samuel Eto’o, Teddy Riner, Maria Sharapova, Roger Federer, etc...

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:06

La feuille de route de Victorin Lurel au premier semestre 2013

Le séminaire gouvernemental qui s’est déroulé vendredi matin a fixé la feuille de route des ministres pour le premier semestre 2013. Du ministre des Outre-mer donc. Cela va se décliner autour des décrets d’application de la loi vie chère avec la détermination des secteurs vises à l’article 1 de la loi Lurel. Il prévoit qu’un décret en Conseil d’Etat peut, après consultation de l’Autorité de la concurrence, arrêter des mesures pour remédier à des dysfonctionnements des marches de gros d’acheminement, de stockage et de distribution… Téléphonie, banques entre autres ? Le président de la République les a évoqués lors de son entretien sur la télévision publique jeudi soir. Le gouvernement devra encore veiller a ce que les négociations entamées localement pour déterminer les paniers type (le bouclier qualité prix) soient bouclées au 1er mars.

En marge de cette loi, Victorin Lurel devra réformer le décret Jego-Penchard sur les carburants

L’autre chantier, c’est la préparation du volet ultramarin de la loi de modernisation agricole pour lequel la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale a déjà été réunie.

Après la restitution nationale des conférences économiques des outre-mer, le ministère devra territoire par territoire préparer la sortie des dispositifs des bonus salariaux type COSPAR ou Bino, fin mai 2013. Cette sortie est liée a la mise en œuvre du plan Crédit d’impôt compétitivité emploi (plan CICE). Ce dernier doit « permettre aux entreprises de soulager leurs finances de sorte qu’elles puissent prendre le relais avec moins de difficultés, des bonus décharges », selon une source rue Oudinot.

Victorin Lurel devra aussi veiller à mettre en œuvre l’action de la banque publique d’investissement dans les Outre-mer. Nombreux sont les acteurs à y intervenir pour déterminer la forme des modalités opérationnelles qu’elle devra avoir dans chaque territoire. Son action devra être l’addition de ce que proposent l’Agence française de développement, OSEO, la Caisse des dépôts et consignations… Mais aussi les collectivités. A elles de déterminer le choix des secteurs d’intervention.

Sur le front de l’emploi, l’Outre-mer est concerné par l’examen et le vote de la loi sur le contrat de génération. Il sera adapté à la taille des entreprises ultramarines.

Et puis bien sûr, il s’agira pour le ministère des Outre-mer de faire valoir ses droits à Bercy pour remplacer les 4 % de revenus en sus de 18 000 euros defiscalisables jusqu'à ce que le Conseil constitutionnel ne les supprime le 30 décembre dernier. Le président Hollande a pris l’engagement que « aucun euro ne sera(it) perdu ».

 A noter aussi la reforme du code minier en cours, puisque Victorin Lurel recoit, des lundi 7 janvier, Thierry Tuot, conseiller d’Etat en charge de la réforme du code minier...

FXG, France-Antilles, France-Guyane, le JIR, à Paris


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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 08:56

Michèle Lacrosil inhumée en terre parisienne

obseques-lacrosil-1.jpgLes obsèques de la romancière guadeloupéenne, Michèle Lacrosil (1911-2012), se sont déroulées vendredi à l’église sainte Jeanne de Chantal dans le 16e arrondissement de Paris, dans une très grande intimité. Outre sa jeune cousine, Jena, s’étaient retrouvés pour ce dernier adieu ses amies et voisines de la rue de la rue Claude-Terrasse où vivait la centenaire, Alice et Elise, les deux dames qui prenaient soin d’elle, le Guadeloupéen Gaby Malahel, président de l’association Nou toujou la, et, seul représentant de la littérature antillaise, l’écrivain, Daniel Maximin. « C’est toute une génération qui s’en va, a déclaré à l’issue de la cérémonie, l’ancien commissaire à l’année de l’Outre-mer, la génération de Suzanne Césaire, de Gerty Archimède qui ont forgé les Antilles d’aujourd’hui. Michèle Lacrosil a laissé un témoignage par la vitalité de son œuvre. » Michèle Lacrosil était une femme modeste et ses adieux terrestres discrets attestent de cela. Quelques gerbes de fleurs ont été adressées depuis la Guadeloupe par Lucette Michaux-Chevry, maire de Basse-Terre, ou Elie Califer, maire de Saint-Claude, sa commune natale. Victorin Lurel, ministre des Outre-mer a du renoncer à assister à ces obsèques, retenu par un séminaire gouvernemental.

Les sargasses ont disparu

obseques-Lacrosil-2.jpgLa mort de cette femme d’exception doit être l’occasion de redécouvrir ses livres, Sapotille et le serin d’argile, Demain, Jab-Herma et Cajou (Gallimard). « La littérature ne meurt pas, a encore déclaré Daniel Maximin, elle est là, il y a une filiation. Nous venons de Michèle Lacrosil, que ce soit la génération de Maryse Condé, celle de Gisèle Pineau, pour ne parler que des femmes… C’est à nous de perpétuer cette chose-là en relisant, en n’oubliant pas que les livres sont là et nous attendent. Eux, ils ne sont pas sous terre, ils sont dans les bibliothèques et les librairies. » Peu avant ses cent ans, Michèle Lacrosil avait achevé d’écrire son quatrième roman, Les sargasses ont disparu. Gallimard avait refusé le manuscrit au prétexte que l’auteur n’aurait pu en faire la promotion en Guadeloupe. Le 22 février 2011, elle avait adressé son texte aux éditions Jasor qui devrait le sortir accompagné de quelques pages sur l’auteur et son œuvre.

Michèle Lacrosil a été inhumée au cimetière de Montmartre.

FXG, à Paris

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:54

Le président sur France Ô

Durant 26 minutes hier soir, le président s’est exprimé sur l’ensemble des Outre-mer français.

Arrivee-Hollande-plateau-avec-Laurence-Theation-et-William-.jpgLe président de la République a commencé par dire un mot aux Réunionnais en proie aux affres du cyclone Dumile : « la République réparera autant que possible… » Mais aussitôt dit, il a enchaîné, à la demande de ses interviewers, Laurence Théatin et William Kromwell, sur les premiers gestes forts qu’il a eu dès son installation à l’Elysée : trois ministres Ultramarins et un ministère des Outre-mer de plein exercice (avec un ministre qu’il a cité à de nombreuses reprises). « L’Outre-mer est dans la République et la République doit être dans les Outre-mer. » Une façon de rappeler qu’il avait voulu « répondre à la confiance témoignée » par les Outre-mer à sa personne. « Il ne s’agit pas de récompenser des électeurs mais je sais ce que l’Outre-mer attende de son président. » Il a ainsi développé avec l’adoption de la loi contre la vie chère : « La concurrence pourra exister. Je veillerai à ce que ca agisse sur les prix de la téléphonie et des services bancaires. » Quant au prix des billets d’avion, François Hollande a rappelé qu’il avait fait introduire le principe de transparence des prix et des marges pour les compagnies aériennes et ça contribuerait à répercuter les baisses. « Ca prendra du temps, mais je tiendrai cet engagement. »

thatin-Kromwell-Hollande.jpgSur la question du chômage, notamment celui des jeunes (« une bombe à retardement », selon ses propres propos, lui a rappelé Laurence Théatin), il a déclaré : « Nous devons faire plus pour l’Outre-mer, pas par générosité, mais par devoir. » Pour cela, il a cité les emplois d’avenir, les contrats de génération qui s’appliqueront outre-mer, le SMA, le service civique… Il a aussi indiqué qu’il avait confié une mission à Patrick Lebreton (député PS de la Réunion) pour que l’emploi soit d’abord réservé aux populations locales. Mais il a insisté, au-delà du traitement social du chômage, sur les mesures d’investissement économiques. Alors évidemment, on lui a demandé quel était son plan B maintenant que la défiscalisation avait été limitée par le Conseil constitutionnel… « J’ai regretté que ce recours concerne la défiscalisation car j’avais dit que c’était transitoire… » Mais il a pris l’engagement que « ce qui ne serait pas dépensé sous cette forme sera tout de même mis au service de l’Outre-mer en actions de subventions directes », ajoutant même : « Rien ne sera perdu ! »

Déplacement en Guyane en 2013

hollande-plateau.jpgIl a aussi déclaré qu’il se battait pour maintenir les crédits européens au même niveau, y compris pour la banane et la canne. Rapide passage au sujet de la biodiversité avec la création en 2013, via une loi, d’une agence nationale de la biodiversité. Rapide passage encore sur la délinquance en Nouvelle-Calédonie, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin… « J’ai voulu des zones de sécurité prioritaire, deux en Guyane, deux aux Antilles. On en aura davantage ; tous les moyens, policiers et gendarmes, seront mis en œuvre. » Sur l’orpaillage clandestin en Guyane, François hollande est revenu sur sa rencontre avec Dilma Roussef, chef de l’Etat brésilien : « Elle m’a assuré de moyens importants. » Mais il a davantage parlé du pont de l’Oyapock : « Ca fait des mois qu’il est là… Nous allons l’inaugurer en 2013. » Il a d’ailleurs annoncé que son déplacement en outre-mer cette année serait pour la Guyane.

Il est revenu sur la situation migratoire (« Elle sera maîtrisée ») à Mayotte où la coopération médicale avec les Comores serait renforcée.

1304790010.jpgSur la situation institutionnelle en Guadeloupe, le président a indiqué : « Je répondrai comme je l’ai fait dans tous les territoires. Cette demande (du congrès, ndlr) sera acceptée dès lors qu’elle sera précisée dans son objet dans le cadre de l’article 73. » Sur l’évolution de la Nouvelle-Calédonie, « l’Etat est partenaire et non partial et il appliquera ce qui a été prévu par les accords de Nouméa et de Matignon ». Quant à la Polynésie française et la demande d’Oscar Témaru de réinscrire ce territoire dans la liste de l’ONU des pays à  décoloniser, il a préféré aborder le redressement des finances de cette collectivité. Le président a achevé sa prestation en évoquant les hommes, artistes, sportifs, militaires, otages, tous ultramarins… « Solidarité ! Car l’outre-mer est toujours présent dès lors qu’il s’agit de promouvoir les valeurs de la République. »

FXG, à Paris

 


La réaction du ministre des Outre-mer

« J’ai trouvé le président à l’aide, connaissant parfaitement les réalités des Outre-mer dans toute leur diversité, précis même sur des détails et n’ayant pas oublié l’essentiel, c’est-à-dire le cœur, ceux qui sont morts sous le drapeau en Afghanistan, cinq Réunionnais, deux Polynésiens, un Calédonien et un Guadeloupéen. C’était important de rappeler ça comme les otages… Et puis bien entendu tous les moyens mis au service du développement économique et social de ces territoires et, également l’ardeur à développer la promotion et la diffusion des cultures des outre-mer. C’est un discours ramassé et efficace. »

 


Les coulisses

Nicolas-Lurel-Saudeau-Vizy-Esclatine-en-coulisses.jpgL’émission diffusée sur France Ô et les 9 chaînes d’Outre-mer 1ère, diffusée hier soir a été enregistrée dans le salons des portraits de l’Elysée, hier à 16 heures. Le président Hollande a passé l’heure précédente en réunion avec le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, son conseiller Outre-mer, Marc Vizy, son conseiller média, Claude Serillon et son conseiller en communication, Christian Gravelle. C’est à la demande du président de la République que France Ô a réalisé cette interview du chef de l’Etat sur la seul thématique des Outre-mer. Pendant ce temps, dans le salon Pompadour, l’équipe technique dirigée par Jérôme Revon préparait la régie et le plateau (5 caméras et une grue). Dans le salon mitoyen, celui des ambassadeurs, patientaient le conseiller presse de Victorin Lurel, le directeur général de France Ô, Claude Esclatine et ses collaborateurs, Benoit Saudeau et Luc de Saint-Sernin, en attendant de suivre l’émission en direct sur un moniteur.

 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:36

 

Le  Collectifdom attaque Nicolas Bedos pour injures raciales

Après la protestation de l’association Tous créoles !, c’est au tour du Collectifdom de réagir aux propos de l’humoriste Nicolas Bedos dans ses chroniques publiées par l’hebdomadaire Marianne.

Daniel  Dalin, président du Collectifdom, a obtenu le soutien de son prédécesseur à la tête de son association, Patrick  Karam, conseiller régional d'Ile-de-France et ancien délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer, pour déposer une plainte pour injures raciales contre Nicolas Bedos.

Les deux hommes s'indignent des »propos injurieux et scandaleux tenus par Nicolas Bedos à l'encontre des noirs et des Antillais ». Ils retiennent les propos de la chronique du 9 décembre 2012, intitulée « indolence insulaire » qui, selon eux, multiplient « les allusions douteuses cautionnant les préjugés racistes sur les Guadeloupéens » jusqu'à sa conclusion : « Enculé de Nègre ».

Ils retiennent aussi la chronique du 16 décembre 2012, le chroniqueur poursuivant sur sa lancée qui « traite expressément les guadeloupéens d’ « autochtones oisifs », parlant aussi de « feignasserie  d'un pays sur syndiqué ». »

N’hésitant pas à faire le rapprochement avec la formule sur « les Nègres qui n'ont jamais vraiment travaillé » de M. Guerlain.

Daniel Dalin, dans un communiqué de presse, rappelle que « pas plus qu'il n'avait accepté les dérapages de Dieudonné sous couvert d'humour, pas plus qu'il n'aurait permis des injures comme « enculé de juif » ou « enculé d'arabe », le Collectifdom n’entend laisser de telles insultes racistes se banaliser à l’égard des Antillais ».

FXG, à Paris

blogcollectifdom.com/2012/12/16/encule-de-negre 

 

http://www.marianne.net/Indolence-insulaire_a224838.html 

 

http://www.marianne.net/Un-voyage-en-Chirac_a225037.html 

 

 


 

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