Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 05:48

ITW Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT Mayotte (CGTMa)

Salim-nahouda-1.jpg« La grande distribution doit comprendre la situation de la population »

Vous avez lancé un nouveau préavis de grève pour le 19 décembre, pourquoi ?

Nous avions demandé que l’on intègre des amendements au projet d’accord initial et le médiateur Denis Robin a refusé. Ces amendements portaient sur la durée pendant lesquels le prix imposé des de produits de première nécessité doit courir. Nous avions demandé une prolongation au-delà du mois de mars. Par ailleurs, depuis la signature de l’accord du 17 octobre par FO, beaucoup de prix ont flambé et nous avons demandé la neutralisation de ces prix-là, et l’intégration de cette mesure dans l’accord. Là aussi, nous n’avons pas été pris en compte. Enfin, nous avons demandé à être aidé par un expert indépendant choisi par les organisations syndicales. Même refus. Sans prise en compte de la demande de l’intersyndicale et des associations, il nous a paru nécessaire de relancer le mouvement le 19 en espérant que l’Etat comprenne notre démarche. C’est une demande forte de la population et pas seulement de l’intersyndicale. Sur 200 000 habitants, seuls 30 000 ont un emploi...

Dans quelle circonstance, le mouvement a-t-il démarré ?

Le mouvement a commencé à la suite d’une pétition lancée par la CGTMa qui a recueilli 1 400 signatures. LA CFDT nous a rejoint et tout de suite après l’association de consommateurs s’est ralliée tout comme le Collectif des citoyens perdus et la Solidarité mahoraise. Maintenant, l’intersyndicale s’est élargie avec la CGC.

Peut-on dire que c’est un combat contre la vie chère ?

Oui, c’est contre la vie chère ! Très peu de Mahorais qui travaillent et sur le marché, on trouve, des produits dont les prix sont bien plus élevés que dans les autres départements d’outre-mer avec un pouvoir d’achat plus faible. Les minima sociaux n’existent presque pas à Mayotte. Ce n’est qu’en 2012 que le gouvernement a décidé de mettre en place les minima sociaux à hauteur de 25 % de la valeur qui s’applique dans les autres DOM et en métropole. Notre lecture de cela est que c’est comme si le coût de la vie à Mayotte serait 75 % moins cher que dans les autres DOM. Or, c’est l’inverse. Un pot de yaourt fabriqué à Mayotte coûte 52 ou 53 centimes, à la douzaine, ça va au-delà de 6 €. A la Réunion, à côté, on a les 12 yaourts à moins de 4 €. On voit combien la population est sous la pression des prix.

Après 144 jours de grève en Guadeloupe, l’accord Bino a été signé, mais la vie reste aussi chère… Ne craignez-vous pas d’aller dans le mur ?

Si on ne se bat pas, on n’obtiendra jamais rien. Puisque Mayotte est désormais un département, on doit prendre beaucoup de précaution pour ne pas retomber dans la situation d’avant. Aujourd’hui, tout le monde s’intéresse à Mayotte, veut venir y investir. A ceux-là nous disons qu’ils doivent investir avec les Mahorais, que ce ne soit pas une domination systématique avec des gens qui viennent pour tirer profit en permanence. On veut une construction nouvelle et que les Mahorais se sentent aussi chez eux et qu’ils puissent investir dans le monde économique.

Salim-Nahouda-2.jpgAvant l’adoption du statut départemental, vous aviez signifié une trêve sur ces questions économiques, mais vous aviez alerté les autorités de ce problème. La grève n’était donc pas une surprise ?

Pendant la période des consultations, nous n’avons pas voulu donner l’occasion qu’on nous pointe du doigt comme des indépendantistes, parce qu’on ne l’est pas contrairement à ce que certains peuvent le croire. Par contre, nous voulons défendre nos intérêts en étant Français et en se sentant chez soi. Nous avons laissé la procédure de départementalisation se mettre en place et nous avons toujours dit que s’il y avait un pacte pour la départementalisation, c’est-à-dire un pacte politique, il n’impliquait pas les organisations syndicales. Nous demandions un pacte social et c’est ce que nous sommes en train de revendiquer aujourd’hui.

Vous déconseillez toujours aux gens de venir passer les fêtes à Mayotte ?

Ce bruit qui a couru est un bruit erroné mais ceux qui viendront devront se rendre compte de la situation sociale. On n’interdit pas aux gens de venir passer des vacances à Mayotte, au contraire !

Mais ils pourraient être gêné par le mouvement de grève…

Grève peut-être, si les autorités ne donnent pas de réponse. La grande distribution doit comprendre la situation de la population.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:08

Fin du bonus salarial déchargé dans les DOM

Lors de la séance de nuit du mercredi 14 décembre à l’Assemblée nationale les députés ont procédé à nouvelle lecture par du projet de loi de finances pour 2012. Le gouvernement et sa majorité ont supprimé deux dispositions adoptées au Sénat. Il s’agit du maintien de l’avantage fiscal sur les résultats d‘exploitation des entreprises de moins de 10 salariés situées dans les outre-mer et soumises à l’impôt sur les sociétés, et de la reconduction pour trois ans d’un des points essentiels de l’accord salarial interprofessionnel (accord Bino, Cospar…) signé en mars 2009 pour mettre fin à la crise sociale outre-mer. Cela signifie le glas du bonus salarial déchargé au 31 décembre. La ministre du Budget, Valérie Pécresse a jugé que ce « bonus salarial correspondait à un contexte social très particulier. Ce contexte a disparu. Nous ne souhaitons pas pérenniser des niches fiscales et sociales qui arrivent à leur terme ».

Ce vote a fait réagir le groupe socialiste qui déclare : « En mettant fin dès le 31 décembre 2011 à un des points essentiels des accords de sortie de la crise outre-mer de 2009, le gouvernement prend un risque social majeur : il devra l’assumer. »

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 07:54

ITW Marc Laffineur secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants

Marc-Laffineur-hauteur.jpg"Nous gardons le 8 mai et toutes les autres dates"

Où en est le processus de reconnaissance des anciens combattants Hmong de la guerre d’Indochine annoncé par votre prédécesseur, Jean-Marie Bockel, lors de sa visite en avril 2009 ?

Je viens en Guyane rencontrer le monde combattant et, notamment, la communauté Hmong. Je vais remettre deux titres de reconnaissance de la Nation à Monsieur Ya Txong Txi, et Monsieur Moua Txong Fong. La communauté Hmong a été exemplaire lors de la guerre d’Indochine. Elle a beaucoup aidé l’armée française. La France a, vis-à-vis d’elle, de la reconnaissance. Je vais aussi permettre  que la stèle qui avait été posée par Jean-Marie Bockel, mon prédécesseur, soit scellée et rehaussée sur un muret et inscrive ainsi durablement son histoire dans cette région .

Comment jugez-vous le geste du colonel Jambon, qui a mis fin à ses jours devant le monument aux morts de la guerre d’Indochine de Dinan ?

Cela montre que beaucoup de soldats français ont été très touchés et très marqués, par ce conflit d’abord, mais aussi par l’action de la communauté Hmong.

Il protestait du fait que selon lui, la France aurait oublié un peu vite les Hmong, alors qu’ils étaient expulsés de Thaïlande vers le Laos où ils craignent pour leur vie…

Je crois que la France a fait son devoir avec les Hmongs. Elle leur a proposé d'émigrer vers la France et les a reçus justement en Guyane. La Guyane est la région qui correspond le mieux au climat sous lequel ils avaient l’habitude de vivre. Ils auraient eu beaucoup de mal à vivre en métropole. C’est une reconnaissance importante. Toutes les guerres sont terribles, toutes les guerres font des victimes et c’est pour cela que nous avons une armée : pour garantir la paix.

Mercredi, le conseil des ministres a adopté le projet du« Memorial day », vous allez devoir expliquer ce concept aux anciens combattants…

Marc-Laffineur-largeur.jpgIl ne s'agit pas d'un "Mémorial Day" à l'américaine. Rendre hommage à tous les morts pour la France le 11 novembre ne signifie en aucun cas que nous allons supprimer ou hiérarchiser les autres dates commémorative. Nous gardons le 8 mai et toutes les autres dates. Simplement, le 11 novembre avait vocation à évoluer puisque le dernier poilu est mort. Le président de la République a souhaité y associer tous les morts pour la France, civils et militaires. Il ne s’agit pas de renier l’héritage historique de la Première Guerre mondiale. Il s’agit de le faire vivre. Et les soldats déployés en OPEX incarnent cet héritage et méritent leur place dans notre mémoire collective. Ils sont les héritiers des Poilus. C’est d’autant plus important que nous avons eu des morts en Afghanistan. Tous les soldats qui sont envoyés actuellement dans des opérations extérieures, y sont au nom de la France. Les conflits ont évolué, mais quand un soldat tombe, il tombe pour la France.

A combien s’élève l’allocation de retraite des anciens combattants ?

Elle s'élèvera à 665€ au mois de juillet. C’est la grande fierté du ministère et du président d’avoir augmenté la retraite des anciens combattants de plus de 35 % en cinq ans, alors que dans les trente années précédentes, elle n'avait progressé que de 10%. C’est un symbole de reconnaissance très fort qui s'accompagne d'autres témoignages de reconnaissance de la Nation, dans une période budgétaire contrainte. La campagne double a été attribuée à tous ceux qui ont été en Algérie ou qui sont en Afghanistan. Nous avons également créé l’allocation différentielle pour les veuves d’anciens combattants. Créée en 2007 elle a été augmentée de près de 50 % en quatre ans et sera de nouveau revalorisée l’an prochain.

Vous irez sur la tombe du soldat Dorical, ce Poilu guyanais de la grande guerre dont le corps a été récemment rapatrié en Guyane…

La France a un devoir de mémoire très fort parce que la mémoire est le ciment de la Nation. Mon père a fait la guerre de 14, mon frère aîné la Seconde Guerre mondiale, mes autres frères ont fait l’Indochine, l’Algérie. J’ai donc une fibre très forte vis-à-vis du monde combattant et des anciens combattants. Le soldat Dorical est un symbole, au delà du fait, peu commun de nos jours, que nous l’ayons retrouvé 95 ans après son décès à Verdun. Il y a 280 Guyanais qui sont morts pendant le conflit de 14-18. J'irai sur sa tombe dire ma reconnaissance aux Guyanais de ce qu’ils ont fait pour leur pays.

Il y a 800 militaires et 350 gendarmes présents en Guyane pour Harpie. Les résultats sont-ils à la hauteur des moyens engagés ?

Sur les 9 premiers mois de l'année, les saisies d’or ont augmenté de 140 %. Il y a eu une augmentation des interpellations de 43 %. Il y avait 91 km de rivières nouvellement pollués ; il n’en reste plus que 14 km. Depuis que le dispositif a été pérennisé par le Président de la République, leur efficacité est réelle mais pas sans risque. J’irai les voir en forêt et les remercier au nom de la France pour l’action qu’ils mènent

En Martinique, vous allez mettre votre casquette de secrétaire d’Etat à la Défense pour signer un contrat de redynamisation des sites de défense (CRSD). De quoi s’agit-il ?

C est un contrat passé avec les collectivités pour leur permettre de tirer bénéfice des terrains que l'armée quitte. Ce contrat de redynamisation dans lequel l’Etat va investir 6.4M€, et qui concerne Fort-de-France, Le Lamentin, St Joseph et Schœlcher, devrait permettre la création de 570 emplois au minimum grâce notamment à la création d’un parc d’activité pour les entreprises du secteur automobiles, l’installation d’une pépinière d’entreprises de transformation et de valorisation des ressources agricoles ou encore l'amélioration et la promotion du tourisme d'affaire.

Il va enfin contribuer à développer et structurer la filière nautique en aménageant le port de plaisance de L’Etang des Z’abricots (création de 1000 anneaux, d’une école de voile, d’un espace de restauration).

Vous allez visiter le RSMA…

Le Service Militaire Adapté est un outil d'insertion qui démontre chaque jour un plus son utilité. Il permet à des jeunes  en échec scolaire, souvent analphabètes, de se former à un métier, dans un cadre militaire. Ils repartent bien armés pour la vie, resocialisés, forts des valeurs militaires de discipline, de respect, et d'effort.  L'an dernier le taux d’insertion était de 75% ! C’est aussi pour cela que Nicolas Sarkozy a souhaité en 2009 que le Service Militaire Adapté passe de 3000 à 6000 stagiaires. La  métropole s’en est d'ailleurs inspirée avec la création des EPID (établissement public d’insertion de la Défense).

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 07:37

Le dîner de Noël de Babette de Rozière

Sur France Ô, le 24 décembre à 20 h 35

Maubert-et-Babette.jpgLe dîner de Noël sera préparé par Babette en direct, sur France Ô, le soir de Noël. Il sera le résultat d’un concours de recettes lancé déjà depuis quelques semaines dans le monde entier via le site Internet de France Ô. Les internautes proposent une entrée, un plat ou un dessert. Une seule recette gagnante par catégorie et les auteurs deviendront le temps de la soirée télé 90 minutes), les apprentis de Babette. Le jury sera composé de Babette, de deux grands chefs (dont le nom n’a pas été révélé), d’un responsable de France Ô et un autre de la production. A l’antenne, Babette et Emmanuel Maubert (ils travaillent déjà ensemble sur C à vous sur France 5 et sur les Petits plats de Babette sur France Ô) recevront six personnalités qui témoigneron,t de leurs expériences culinaires meurs anecdotes de voyage… On annonce parmi les convives Antoine de Maximy (J’irai dormir chez vous sur France 5). On retrouvera les mêmes codes que dans Les petits plats de Babette, c’est-à-dire qu’on verra Babette faire son marché, la réalisation des plats avec les lauréats du concours et la séquence repas. Et pour mieux rappele qu’on peut faire de la cuisine exotique en étant dans le respect des bons codes de nutrition, il y aura aussi un nutritionniste. Car nonobstant la bien portance d’Emmanuel Maubert, il sera question de lutte contre l’obésité…

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 07:34

Une Guadeloupéenne éligible aux législatives à Vaux-en-Velin

Helene-Geoffroy.jpegIl se pourrait qu’une Guadeloupéenne succède à la députation en juin 2012 au siège détenu jusqu’alors par Jean-Jack Queyranne (PS). La convention d’investiture du PS qui s’est tenue samedi dernier au CNIT à la Défense, a en effet validé l’investiture d’Hélène Geoffroy, une Guadeloupéenne originaire de Basse-Terre. Déjà conseillère générale dans le canton de Vaux-en-Velin (69), elle a emporté le vote des militants socialistes de sa fédération. Elle n’a pas eu besoin de mettre en avant sa guadeloupéanité, de faire valoir son appartenance à la diversité, mais simplement son action de militante. Avec cette investiture dans une circonscription quasi acquise à la gauche, George Pau-Langevin pourrait bien être moins seule dans sa situation de Guadeloupéenne de l’Hexagone à l’Assemblée nationale en juin prochain.

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 06:57

Les entreprises artisanales des outre-mer emploient 145 000 personnesPicardo-Lobeau-Tackling-Pin-Laureote-Contout.jpg

Tandis que la 12e réunion de la Conférence interrégionale des métiers et de l’artisanat (à Paris, lundi après-midi) posait la question de « l’artisanat, moteur du développement endogène » (en l’absence du secrétaire d’Etat Frédéric Lefèbvre et du commissaire de l’année de l’Outre-mer pourtant annoncés), les représentants des 11 chambres consulaires des outre-mer ont pu prendre la mesure de ce que les entreprises artisanales représentent par rapport à celles de l’Hexagones. Jean-Cruzol-Michel-Rodet.jpgLe chercheur Michel Rodet et l’ancien député européen de la Martinique, l’universitaire Jean Cruzol, ont présenté une synthèse riche d’enseignements. Il y a  67 000 entreprises artisanales dans les Outre-mer, soit 7 % des entreprises nationales. Ces 7 % représentent 145 000 actifs, dont 5 000 apprentis (2 300 pour la seule Réunion). Ces 147 000 personnes représentent encore 14,5 % de la population active des DOM, 22% de la population active marchande (hors fonctionnaires) et 33 % de la population active marchande et employée (hors fonctionnaires et hors chômeurs). Elles sont donc, de fait, un acteur économique primordial dans les outre-mer. Mais leurs coûts de production sont plus élevés que dans l’Hexagone et le pouvoir d’achat local inférieur…LE PIB moyen en outre-mer est de 17 000 € contre 30 000 dans l’Hexagone et le chômage, deux à quatre fois supérieur… Malgré cela, leur apport aux économies locales est important et participent de fait à un développement endogène. Pourtant, a fait remarqué Jean Cruzol, jamais la défiscalisation ne les a concernés, tout juste les exonérations de charge. Public-chambres-metiers.jpgElles reçoivent peu d’aide des banques et celles-ci ne leur font pas grande confiance. Les Chambres de métiers des 4 DOM doivent donc compter sur elles-mêmes et sur les université régionales des métiers et de l’artisanat pour favoriser les formations dont elles ont besoin pour se développer. C’est dans ce sens, et c’est sans doute, le moment le plus important de cette réunion des chambres de métiers et artisanat des outre-mer, que le président de l’assemblée permanente des chambres de métiers et artisanat (APCMA), Alain Griset, a signé avec François-Xavier Bieuville directeur général de LADOM, une convention destinée à faciliter la mobilité et la formation des apprentis.

FXG (agence de presse GHM)


Trois questions à François-Xavier Bieuville, directeur général de LADOM

Griset-Bieuville-signature.jpg« Offrir à des jeunes des parcours de formation dans l’Hexagone ou dans leur région »

Quel est le sens du partenariat signé entre LADOM et l’APCMA ?

Il s’agit de mettre en commun des moyens permettant à des jeunes d’avoir accès à des parcours de formation dans l’Hexagone ou dans leur région d’origine, qui répondent aux besoins économiques des adhérents des chambres consulaires des outre-mer.

Avez-vous des objectifs chiffrés par rapport au nombre de jeunes et par rapport aux moyens financiers ?

Il n’y a pas de chiffrage ; il s’agit d’un accord-cadre qui initie une procédure, met en place des partenariats. Ensuite, c’est aux différents représentants des chambres, en fonction de leurs besoins économiques, d’aller frapper à une porte ou à une autre lorsqu’ils ont un problème de formation qu’ils n’arrivent pas à satisfaire sur le plan local. Alors LADOM, en liaison avec la chambre de métiers, apporte une solution. C’est plus la mise en place d’un processus qu’une convention précise avec des chiffres.

Est-ce un champ d’action nouveau pour LADOM ?

C’est un champ nouveau à deux titres, d’abord parce que les PME et PMI sont un partenaire nouveau car si nous avions des relations avec, elles n’étaient pas formalisées par une convention.Le deuxième apport, c’est la création des universités régionales des métiers et de l’artisanat qui permettent, d’un DOM à un autre, de travailler sur des formations sans avoir systématiquement recours aux offres de formation qui se déroulent en France hexagonale, et donc de développer cet ancrage dans l’espace régional. Puisque nous pouvons intervenir sur les mobilités interrégionales, nous le faisons très volontiers parce que c’est important d’offrir à un jeune la possibilité de suivre une formation dans son périmètre régional large.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:19

La plaisance prend l’eau en Guadeloupe

Marziou.jpgOlivier Souillac sera-t-il le nouveau chargé de mission du pôle nautique à la Région ? Josette Borel-Lincertin l’a dit, M. Boucard, chef de service de l’intéressé à la Région l’a dit aussi. Jocelyn Mirre l’avait annoncé lors de la remise des prix de la dernière Triskell cup et Victorin Lurel l’a lui-même répété lors d’une réunion à l’antenne de la Région de Pointe-à-Pitre… Mais au moment où se refermaient les portes du salon nautique de Paris, aucun des professionnels et acteurs du nautisme en Guadeloupe n’avaient de certitude… En quoi une telle nomination est-elle importante ? « Depuis le discours en 2008 de Victorin Lurel sur le plan nautique, on ne voit rien venir », regrette Jean-Michel Marziou (photo), président de la Triskell. Et c’est vrai que depuis deux ou trois ans, certains signaux sont alarmants. Il y avait 83 navires habitables inscrits à la Triskell cup ; il n’était plus que 48 en 2011. Même à Antigua pour sa fameuse Sailing week, on comptait encore 250 bateaux en 2008 contre 93 cette année. Seule, l’île de Saint-Martin ne s’en sort pas trop mal avec la Heineken regata. « Ils ont un socle de 110 bateaux en location et des tour operateurs qui amènent des équipages d’Allemagne et de Hollande », analyse M. Marziou. Cette régate bénéficie en outre du réservoir de bateaux des Iles vierges.

En Guadeloupe, il ne reste que 70 bateaux destinés à la location dont très peu de monocoques. Les 7 Sunfast, les 4 Swan et la flotte de Hamel sont partis. Le scandale des bateaux défiscalisés en Martinique et à Saint-Martin pourrait toucher maintenant la Guadeloupe avec ses Archembault 40…Les deux qui étaient chez Outre-mer concept sont sortis du plan de défiscalisation. La marina de Pointe-à-Pitre se vide alors que l’archipel est un plan d’eau idéal pour la voile habitable. « Il n’y a plus en location assez de bateaux typés régate, regrette Jean-Michel Marziou. On ne peut pas développer une culture du nautisme avec des produits de défiscalisation ! » Et si l’on peut encore louer des bateaux à Antigua, c’est très cher ; quant aux catamarans qu’on trouve encore à la location, ils ne permettent pas de faire la même course ! Pourtant, au salon nautique de Paris, beaucoup de plaisanciers se disent intéressés pour louer un monocoque et participer au Tour de la Guadeloupe à la voile. Ils n’en trouvent pas. Le président de Triskell est persuadé que ce tour de la Guadeloupe à la voile devrait être l’événement phare de l’archipel. Il existe depuis trente ans et Triskell en assure l’organisation depuis 11 éditions. Il souhaiterait que les autorités politiques de l’île prennent la mesure de la situation, d’où cette interrogation lancinante sur la nomination d’un chargé de mission nautisme. « Antigua s’est promu sur sa seule Sailing week, assure M. Marziou Si nous pouvions communiquer à l’échelle européenne sur le tour de la Guadeloupe à la voile, nous pourrions donner tout son poids économique au nautisme en Guadeloupe. 100 000 € suffiraient ! » Malheureusement, il y a encore des efforts à faire sur place. L’expérience avec les Russes en 2010 a été un vrai four. Une centaine de russes sont venus naviguer dans nos eaux. Leur dépense globale a été de 1,2 millions €, entre les vols, les locations et la partie animation, mais la piètre qualité de service d’un prestataire local a été rédhibitoire. Les Russes ne reviendront plus !

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:11

Le 11e tour de la Guadeloupe à la voile traditionnelle aura lieu du 7 au 15 juillet 2012

Georges-Santtalikan.jpgITW Georges Santtalikan, Tour de la Guadeloupe à la voile traditionnelle (TGVT)

« On attend deux canots des côtes françaises »

Une présentation du TGVT au salon nautique, c’est important ?

Nous sommes venus la première en 2009 présenter cette course et ça a été un succès. La Guadeloupe est un paradis pour la voile et nous avons l’ambition d’avoir une cinquantaine de canots au départ, mais surtout d’avoir des compétiteurs de la Caraïbe et de l’Hexagone.

Vous avez affiché l’objectif : deux équipage de chacune de ces régions. Où en êtes-vous au niveau des inscriptions ?

Il y aura les îles Grenadines, Anguilla et Saint-Barthélemy. Les Grenadines auraient du être présentes cette année mais il y a eu un petit problème. Nous avons aussi quelques pistes sur les côtes françaises…

On vous a vu ces dernières années battre le pavé à La Rochelle, à Saint-Malo…

On a laissé une embarcation au musée maritime de La Rochelle et nous avons un travail en cours avec les Côtes d’Armor, mais aussi dans d’autres petits coins en Bretagne et nous développons des relations avec Brest 2012. Tout ceci nous amène à rencontrer des marins qui sont chevronnés.

Y a-t-il des inscriptions de ce côté-là ?

Les inscriptions ne sont pas encore ouvertes ! Mais nous suscitons de l’intérêt d’autant que notre canot ressemble un petit peu à certaines embarcations bretonnes… On attend deux canots des côtes françaises parce qu’il y a un certain travail à faire que ce soit au niveau financier ou sur la sélection des équipages. La course dure neuf jours et ce n’est pas toujours facile d’avoir une dynamique de groupe avec 7 ou 8 personnes.

Comment avez-vous été perçus au salon nautique ?

On a beaucoup de relations qui s’établissent maintenant depuis deux ans. C’est vrai que le TGVT commence à drainer beaucoup de monde. Cette année, on a eu pas mal de catamarans qui sont venus suivre le tour et les sponsors commencent à gonfler et viennent de plus en plus sur les canots. Ca veut dire que le Tour prend une autre dimension. Il y a déjà eu beaucoup de nouveautés en 2011 dont le suivi grâce au GPS ou encore l’hélicoptère qui a permis de suivre la course pendant quatre manches. Mais, surtout, il y a eu les îles du sud avec une étape aux Saintes, une autre à Marie-Galante… On essaie de faire des circuits pour que les gens puissent louer des bateaux et ne pas rester spectateurs sur les côtes.

Et les nouveautés en 2012 ?

Mis à part l’arrivée des équipages de tous bords, on va essayer de mettre beaucoup plus d’animations à terre avec tout ce qui est traditionnel comme le gwoka ou les jouets antan lontan pour que le peuple puisse s’accaparer la mer. On va le faire venir petit à petit comme à la pêche quand on attrape un petit peu de fraie et que le reste vient après !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 05:39

Mathieu Mourès trouve un sponsor privé pour le Tour de France à la voile

Mathieu-moures-et-Loic-Martinez.jpgMathieu Mourès, président du cercle nautique de Schoelcher, sera le premier Martiniquais à se lancer dans le Tour de France à la voile (TFV), du 29 juin au 26 juillet 2012. Présent au salon nautique de Paris qui s’est achevé hier, Mathieu Mourès, a profité de ce grand rendez-vous du nautisme pour officialiser et signer, samedi, un partenariat noué avec Mediabat, la société montpelliéraine de Loïc Martinez. Ce partenariat se résume à une somme : 30 000 € HT. « Un chiffre qui pourra évoluer selon ses résultats », a indiqué le sponsor qui devient de fait son premier partenaire privé. Un partenariat qu’il faut saluer tant on est habitué à voir nos sportifs se tourner systématiquement vers les collectivités publiques dont, il faut bien  le dire, ce n’est pas le rôle. Mais la chose n’est guère facile eu égard à la crise qui touche le monde économique martiniquais. Comment ce jeune Martiniquais s’est-il donc débrouillé pour toucher un sponsor privé ? Qui plus est pas n’importe lequel puisque Médiabat est l’ancien sponsor du club Montpellier Agglomération Hand Ball. « J’ai eu deux parrains en 2011, Philippe Lavil et Joël Abati. Ce dernier, ancien handballeur martiniquais de haut niveau (plus de 200 sélections en équipe de France) et élu socialiste au Conseil régional du Languedoc-Roussillon, est l’ambassadeur de Mediabat en Martinique où la société  est présente. Elle est d’ailleurs un sponsor pour le club de handball foyalais Espoir de Floréal qui a vu les débuts de Joël Abati. C’est par le biais de Joël que l’entrepreneur et le skipper se sont trouvés. Ils ont navigué ensemble. C’est ainsi que ça a démarré et que Mathieu Mourès pourra aligner son M34 et son équipage au départ des huit étapes du Tour de France à la voile. Il ne sera pas le seul martiniquais dans cette aventure puisque le Comité martiniquais du tourisme sera avec lui à travers un village Martinique présent à chaque étape. Mais le skipper ne compte pas s’arrêter là, il entend participer à plusieurs manches du championnat de France de la course en équipage. Il sera ainsi sur la Normandy sailing week, du 8 au 1é juin 2012, au Havre, et, après le TFV, il sera présent, en octobre 2012, sur la Med Race, l’épreuve qui conclut le championnat annuel. « On fait du tourisme, mais on fait aussi du sport, s’est réjouie Catherine Cadrot, patronne de la Maison de la Martinique à Paris. Mathieu participe à une compétition nationale pour qu’on parle de nous, qu’on nous voit ! » Montlouis-Moures.jpgA noter la présence, samedi au stand de la Martinique, de Christine Montlouis, skipper guadeloupéenne de la Route du rhum 2010 (photo), venue encourager Mathieu, tout comme celle de Claudy Siar. « Quoiqu’il arrive, la Martinique a déjà gagné, car c’est important d’y être », a déclaré le délégué à l’égalité des chances des Français d’outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

Pour suivre l’actualité de Mathieu Mourès et de son équipage www.martiniquetfv.com

Partager cet article

Repost0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 04:06

La Bouvet-Guyane sur le départRame-Guyane-au-Nautic.jpg

Le salon nautique de Paris était la dernière occasion de faire le point avec les 24 skippers définitivement inscrits à la Bouvet-Guyane, la transat à la rame et en solitaire qui partira le 29 janvier prochain de Dakar pour arriver quelque deux mois plus tard à Cayenne. Les bateaux vont être embarqué à Rouen, cette semaine ; ceux des Guyanais sont déjà partis depuis une semaine pour le Havre et repartiront, eux aussi, de Rouen. A partir du 18 janvier, tous les skippers et le responsable de l’organisation, Michel Horeau, seront à Dakar. Dès le lendemain, les premiers containers avec les bateaux seront livrés à N’gor où se trouveront le PC course et le camp de base. Le ballet de véhicules et de containers devrait durer jusqu’au week-end du 21 janvier où tous les canots devraient être sur le terre-plein. Virginie Durand équipera chacune des embarcations de sa balise Argos. A partir du mardi 24 janvier, auront lieu les premières mises à l’eau et les premiers essais en rade. Le petit plan d’eau de l’île de N’Gor est très paisible, mais sa sortie est très « rock’n’roll », selon Michel Horeau. Les alizés arrivent plein Nord… Les embarcations seront ensuite tractées au moins jusqu’à la pointe des Almadies pour les plus vaillants, jusqu’à l’Anse Bernard, la zone de départ, au Sud, au pied de la présidence de la République du Sénégal, pour les plus cossards !

Ils étaient 26 inscrits au prologue à Brest, ils se verront 24 en arrivant au port… Romain Mesnil a jeté l’éponge pour des raisons économiques. « Son objectif était d’être dans l’histoire, mais avait-il le feu sacré ? », s’interroge Michel Horeau… Didier Torre aurait du être le favori ; il s’est cassé le bras il y a un mois. Il lui reste deux mois de consolidation post-opératoire quand les médecins en exigent 4…

FXG (agence de presse GHM)


Notre pronosticEric-laine.jpg

On attend  pour les deux premières places Jean-Christophe Lagrange et Eric Lainé (photo). Derrière, on hésite entre Jean-Emmanuel Alein ou Remi Dupont mais on surveillera aussi Pascal Tesnières.


Petit examen rapide de l’écurie en course

Jean Emmanuel Alein-Jean-Emmanuel Alein, le Guyanais le mieux coté, est prof de gym, adepte du kite-surf, bien dans sa tête et dans l’histoire : 14/20

Remi Alnet a fait une très bonne préparation. Il a de l’expérience, du sérieux, est affûté mais pas sûr pour autant qu’il soit un winner. 14Remi alnet vient de casser une rame

-Saïd Ben Amar est le novice et le plus jeune. Outsider

-Julien Besson peut faire quelque chose de bien, mais il manque d’expérience. Outsider

-Guillaume Bodin est aussi un novice mais il s’est bien préparé. 12,5/20

-Francis Cerda a dépassé la cinquantaine ; il a peu d’expérience et a tendance à se plaindre. 10

marc Chailan-Marc Chaillan a peu d’expérience mais a travaillé sérieusement sa préparation. 13

-Frédéric Devilliers, le facteur, est agile mais il est en découverte. 12,5

-Rémi Dupont est bien dans sa tête. 14

Christophe Dupuy-Christophe Dupuy devrait tirer profit de sa formation et de son expérience d’officier de marine. 14,5

-Jean-Jacques Gautier a sans doute le meilleur bateau, très léger. Il partira en tête comme toujours, comme une fusée, mais tiendra-t-il jusqu’au bout ? Il a échoué déjà deux fois après avoir toujours été le vainqueur des prologues. Il devra surprendre. Ousider spéculatif

HG-Hidair-hauteur.jpg-Henri-Georges Hidair. Deuxième participation, on connaît sa façon tranquille de naviguer, mais il connaît le chemin de la ligne d’arrivée. 9,5

-Jean-Christophe Lagrange est un très bon voileux qui a l’expérience de plusieurs mini-transats. « Mieux vaut être bon voileux que bon rameur, le vent fait 60 % du boulot ! », signale Michel Horeau. Jean-Christophe sait régler un bateau et sera sur le coup tout de suite pour être rapidement dans le peloton de tête. 17Jean-Christophe-Lagrange.jpg

-Pierre Verdu est un bon marin. 13,5

-Pascal Vaudé a de l’expérience et a bluffé tout le monde en 2009. 13,5

Pascal Teniere-Pascal Tesnières a une très grosse condition physique et est bien dans sa tête mais une connaissance insuffisante de la mer. 12

-Benoît Souliès est très bien dans sa tête mais n’a pas d’expérience. 12

-Alain Pinguet est très bon marin. 13,5

-Pierre Mastalski n’est pas un bon marin mais il s’est très bien préparé. 13

Lionel Lucyk-Lionel Lucyk ne s’est pas bien préparé, a manqué de modestie et croit tout savoir. Lucyk est « unlucky » ! Outsider

-Christophe Letendre est pas mal préparé et connaît un peu la mer. 13

-Didier Lemoine en est à sa troisième participation, navigue en père peinard (avec Henri-Georges Hidair). 9,5

-Eric Lainé a de l’expérience ; il a fini 3e en 2009. 16

Olivia la honde-Olivia La Hondé, la seule femme de la flotte de cette édition, est une bonne rameuse et se montre à l’aise. 12,5


ITW Patrick Deixonne (azu centre sur la photo, entouré de ses favoris, Mastalski et Dupuy), participant au deux premières éditions de la Bouvet-Guyane en 2006 et 2009

Mastalski-Deixonne-Dupuy.jpg« Le podium sera difficile à conserver pour la Guyane »

Quel regard portez-vous sur les concurrents guyanais ?

Je suis content qu’il ait toujours autant de Guyanais qui participent à cette course parce que je suis un fervent défenseur de la Bouvet-Guyane car je sais que ça peut rapporter énormément à la Guyane et d’en retrouver six sur la ligne, ça fait d’autant plus plaisir.

Qui sont vos favoris dans le team guyanais ?

Amicalement, c’est Pascal Vaudé parce qu’il m’a épaulé sur la 1ère édition et on a navigué ensemble sur la deuxième. C’était du bonheur. Et puis il y a Julien Besson qui a repris mon bateau…

Et sportivement ?

Sportivement, je pense que le podium sera difficile à conserver pour la Guyane. Le niveau de course est monté. Patrick Hoyeau et Charles Bergère étaient des concurrents solides et là, dans le team guyanais, on n’a pas pas vraiment de winner, sauf peut-être Jean-Emmanuel Alain mais qui est peut-être un peu faible, psychologiquement.

Et qui voyez-vous à l’arrivée ?

Il y a une petite équipe qui se met en place avec Christophe Dupuy et Pierre Mastalski. Ce sont des gens très techniques qui ont analysé les deux premières courses, qui savent où il faut faire l’effort et à mon avis, ils peuvent faire la différence.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0

Articles Récents