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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 05:26

L’eurodéputé vert Bicep accuse Lurel de « chantage à la banane »

Le député européen, élu en Ile de France, Jean-Jacob Bicep, en charge par ailleurs des Outre-mer au sein du parti EELV, s’est fendu d’une lettre ouverte au ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, après que celui-ci a annoncé son intention de déposer un recours contre les décisions des tribunaux administratifs de Fort-de-France et Pointe-à-Pitre de suspendre l’épandage aérien de banole sur les bananeraies des Antilles françaises. « Nous sommes tous deux fils de la Guadeloupe. Je ne peux donc croire que le sort de la population Guadeloupéenne vous indiffère… » Jean-Jacob Biscep considère « la position constante » du ministre comme, « au minimum une capitulation, au pire une trahison de la mission qui est la vôtre ». Il l’accuse donc de faire du « chantage à la banane » et lui lance : « Que ferez-vous quand nous serons face à une catastrophe sanitaire ? » L’eurodéputé lui rappelle qu’en 1993, « on arguait des intérêts économiques pour justifier l’injustifiable : l’empoisonnement programmé de populations qui mesurent seulement aujourd’hui les conséquences terribles d’une telle volonté ». M. Bicep lui demande : « Les pesticides ne sont pas moins cruels au soleil ? Comment passer sous silence les risques de l’utilisation des pesticides en question pour la santé publique ? » La question est maladroite puisque le banole n’est pas un pesticide mais un adjuvant, un fixatif ajouté à la bouillie fongicide pour qu’elle adhère aux feuilles de bananiers. C’est ce produit qui n’a pas fait l’objet d’études spécifiques de la part des autorités sanitaires compétentes. Qu’importe, à l’instar des juges administratifs, Jean-Jacob estime que la situation demanderait « un grand débat mené dans la sincérité pour que les positions de chacun soient connues. Mais la tenue d’un tel débat semble vous indisposer. Êtes-vous à ce point persuadé d’être le seul dépositaire de la sagesse pour ne souffrir d'aucune contradiction ? » Le député européen ne doute pas que le ministre ait succombé au puissant lobbying bananier. Il lui écrit : « Je vois bien les intérêts que vous défendez… » Et pour répondre au ministre qui déclarait la semaine dernière : « Je n’ai ni l’âme, ni le visage d’un empoisonneur », M. Bicep cite Césaire : « Prends garde architecte, car tu es bâtisseur de pestilence. » Et il n’hésite pas, imitant le groupe de musique Soft à parler de « crime contre la Guadeloupe ». Pour l’heure, les préfets de Guadeloupe et Martinique devraient signer un nouvel arrêté autorisant l’épandage de la bouillie fongicide sans banole en attendant l’examen des appels interjetés par l’Etat et les bananiers.

FXG (agence de presse GHM)

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:25

Quand c'etait l'temps qu'c'était fumeur sur Youtube et Daily motion

Cash.jpgSlamer au début des années 2000, Paul Cash est surtout un parolier de talent. il le démontre avec le titre qu'il vient de lancer sur le Net sur des arrangements de Réjean Mourlevat, Quand c'etait l'temps qu'c'était fumeur. Ce titre (dont je partage la signature à  hauteur de 5 % !) vient de faire l'objet d'un clip vidéo réalisé par Jean Grandclément et monté par Eric Walker. Paul Cash voulait le dédier à Renaud auquel il avait pensé pour le chanter... Dommage que sa santé ne le lui permette. L'aurait-il voulu d'ailleurs ? Le titre est sulfureux et il pourrait bien exciter les ligues de vertu, celles des antitabacs, celles de protection des animaux et de toute la bienpensance réunie au nom de notre santé publique ! Mais cpomme dit l'autre, il fallait le sortir sinon, c'est la porte ouverte à tous les prohibitionnismes... Le grand drame de Paul Cash, ce parisien d'origine galloise au sourire de Buster Keaton, était de ne pas avoir été punk en 1977 et d'avoir alors préféré Michel Sardou... Avec ce titre, il prouve que la rédemption est possible. Prochain morceau attendu : Ma copine la bouteille.

FXG

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 05:53

D-Rene-Corail.jpgDanielle René-Corail revient avec Jocelyne Béroard et E. Sy Kennenga dans le conte musical Ti Kréol. Le spectacle sera joué le 31 octobre à La Cigale, à Paris, puis du 21 au 25 décembre à l’Atrium à Fort-de-France. Guadeloupe et Guyane devraient être programmées entre novembre 2012 et début 2013. Interview de la créatrice.

« Un choc de sorcières »

Comment faîtes-vous pour conserver toute sa fraîcheur à ce spectacle que vous produisez depuis bientôt 13 ans ?

Je renouvelle le conte à chaque fois avec une nouvelle histoire, un nouveau message et de nouveaux artistes ! Il y a toujours quelque chose à dire aux enfants avec la féérie…

Alors cette fois, Ti Kreol fête Halloween avec la sorcière Jocelyne Beroard, accompagnée de sa complice Suzy Trebeau ?

Les sorcières sont devenues gentilles puisque, dans le dernier spectacle, elles ont fait des promesses à la princesse Ti Kréol et il y en a une qui va chercher l’amour ! Mais elles se disputent toujours autant. Finalement grâce à l’aide de la fée et des mascottes, elles vont trouver le prince et c’est le petit nouveau du spectacle, E. Sy Kennenga !

Comment Jocelyne Béroard est-elle entrée dans ce rôle ?

Quand elle a vu le spectacle pour la première fois, c’était en 2002, elle a absolument voulu jouer. Ses premières interventions n’étaient que de simples interprétations puisque je me contentais alors d’insérer des tubes de Jocelyne Béroard qui collait avec l’histoire et puis, une fois que le rôle des sorcières était créé, il n’y avait qu’elle pour le faire… Et elle le fait merveilleusement.

Sans éclipser Suzy Trebeau, l’autre sorcière ?

Ah non ! Elles sont diamétralement opposées. Il y en a une qui est nature, c’est Jocelyne. Et l’autre, c’est la pétasse qui se prend pour Beyoncé ! Elles se disputent tout le temps, c’est un choc de sorcières et moi, je suis entre les deux, j’essaie de gérer !

Le nouveau prince, c’est donc le chanteur E. Sy Kennenga. Cela a-t-il été facile de le convaincre ?

Pas du tout ! E. Sy est très sensible et, en fait, lui aussi est apparu dans ce spectacle en tant qu’interprète d’abord. Il avait déjà fait une intervention quand j’ai entendu son morceau Truc de fou qui parle justement de l’identité créole avec un texte magnifique. Je me suis dit : C’est ça ! Il mène le même combat mais lui, avec sa vibe. Il a accepté. C’est vrai qu’il connaît Taxi créole et ce que je fais… A pieds joints, il a sauté dedans !

Quand vous faites venir des personnalités comme E. Sy ou Jocelyne, est-ce que ça impacte l’histoire ?

C’est comme une chanson, soit c’est la musique qui vient d’abord, soit c’est le texte, là, il y a un peu des deux. Pour les sorcières, l’histoire a été écrite bien avant et le personnage de Jocelyne a collé. En l’absence de Jocelyne, Suzy Trebeau l’a remplacée et aujourd’hui, elles sont là toutes les deux car aucune des deux n’a voulu lâcher le concept ! On sent vraiment qu’on s’éclate, qu’on se donne et on fait passer des messages autres que celui d’aller chanter tout simplement. Quand on a décidé de faire un peu le tour du monde en allant chercher le prince, il est évident que ça ne pouvait être qu’E. Sy avec ses textes !

La rencontre s’est faite comment avec E. Sy ?

Par le biais de ma fille ! Elle a aujourd’hui 17 ans et m’a fait découvrir le CD que j’ai écouté en boucle avant d’aller au concert… Et puis, on s’est présenté. Comme je fais de la programmation sur la Martinique, j’ai eu l’occasion de les produire et ça a été tout seul…

Votre fille a tenu les premiers rôles de Ti Kréol au début… Qui la remplace aujourd’hui ?

J’ai un petit vivier avec les ballets Tché Kréyol avec lequel je travaille beaucoup. Et, au sein de Tché Kréyol, actuellement, j’en ai deux ! L’une tiendra le rôle à Paris ; l’autre le tiendra en Martinique.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 07:00

Tourisme nuptial en Martiniquemariez-vous-en-Mque-stand.jpg

Au salon du mariage de Paris qui se tient jusqu'à dimanche, Françoise Valère, organisatrice en Martinique du salon du mariage, est venue vendre aux futurs mariés l’idée d’organiser leur noce en Martinique. C’est la quatrième année qu’elle vient. « On commence à avoir des retours intéressants, assure Françoise Valère, coordinatrice du stand martiniquais. Au départ, c’était un seul mariage et maintenant, c’est cinq à dix mariages pour chacun de nos prestataires présents, qu’il s’agisse de la déco, de la robe, etc… On commence à être connus. » Sur les 20 000 visiteurs de ce salon annonces par l’organisation, 300 couples se montrent réellement intéressés par la proposition. « La future mariée vient pour chercher en premier lieu sa robe, témoigne la styliste Evelyne René-Corail, car notre clientèle principale, c’est l’Antillais qui vit a Paris depuis de nombreuses années et qui veut se marier au pays en ramenant un peu de la culture qu’elle a acquise en France tout en ayant une touche de culture antillaise. » Pour contracter mariage en Martinique, il est nécessaire d’avoir un lien avec l’île pour pouvoir trouver une mairie compétente. Tony et Maria Blin, restaurateurs aux Trois-Ilets sont venus commercialiser leur immense domaine pour les réceptions : « On peut faire des mariages de 150 à 200 personnes avec notre parc de 8000 m2. » C’est Mylene Edmond, la wedding planner de Mille évasions qui leur a conseillé de venir a Paris. Elle s’inscrit dans une démarche de tourisme nuptial. Avec eux, Mickaelle Chenard vient proposer la décoration. Elle travaille la fleur, les drapés, les accessoires… ‘C’est important de venir pour que les gens nous rencontrent parce qu’après, on va travailler avec eux à distance et ce contact va instaurer la confiance. »

valere.jpgLa prestation lune de miel est aussi proposée  même si la concurrence des Seychelles ou de la Polynésie est difficile, d’où la présence de Gladys Tord d’Air Caraïbes. C’est donc essentiellement pour organiser a distance la cérémonie que les couples viennent sur le stand justement nommé « Mariez-vous en Martinique », du nom de l’association créée par le photographe Henri Salomon, présent lui aussi. C’est d’ailleurs devenu une marque, mariezvousenmartinique.com, et elle est désormais bien ancrée même s’il faudra en tout une dizaine d’années pour assurer une notoriété suffisante. Et pour l’ouverture du mariage aux homosexuels, la Martinique est-elle préparée ? « On ne va pas leur proposer des robes, mais tout le reste est commun… », déclare Françoise Valère.

FXG (agence de presse GHM)


La soleil boxsoleil-box.jpg

Le Guyanais Epo Jemba et son épouse Jeanne proposent aux visiteurs du salon parisien du mariage une véritable prestation de loisirs pour tous ceux qui veulent aller se marier en Martinique, Guadeloupe, Guyane ou la Réunion. « On s’est rendu compte que les gens se demandaient ce au’ils pourraient faire sur place, d’où l’idée de la soleil box, un coffret-cadeau », explique Epo. Le prix varie de 89,90 euros a 679,90 avec un hébergement en gîte. Epo qui a grandi a Cayenne a développé cette idée en pensant à la Guyane ou le tourisme est encore balbutiant puis il l’a élargie a l’ensemble des DOM. « On est prescripteur de ces destinations », indique Jeanne. Les Soleil boxes sont disponibles sur leur site soleilbox.com en attendant bientôt d’être commercialisés dans les FNAC.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 06:36

Francois Hollande en Afrique

Hollande emmène dans Air Hollande one, Toto, Serge Larcher, Georges Patient, Monique Orphé et Josette, presidente de la région Gwada... Certains doivent faire la gueule.... Au hasard, Serge Letchimy... Ils doivent faire une ballade à Gorée et sont de toutes les agapes officielles... Toto estime qu'il a bien bossé pour sa loi avec les sénateurs Patient et Larcher... Tant pis pour les autres !

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 06:26

La loi Lurel durcie par les députés

Les députés ont adopte a l’unanimité (avec l’abstention de l’UMP) dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi de régulation économique des outre-mer dit loi contre la vie chère.

L’Assemblée nationale a fait évoluer le projet tel que le Sénat l’avait adopté le 26 septembre dernier. Désormais, c’est en commission paritaire, réunissant des sénateurs et des députés, que la mouture finale sera adoptée le 25 octobre.

Pour l’essentiel, l’esprit de la loi telle que voulue par le ministre des outre-mer reste inchangé. « Nous réarmons l’Etat pour lui permettre de mieux agir », avait déclaré Victorin Lurel peu avant la reprise des débats, mercredi. La loi est présentée comme une boite à outils favorisant davantage la concurrence mais elle durcit toutefois les pouvoirs de l’Autorité de la concurrence, notamment en réintroduisant la nécessite d’obtenir pour une entreprise qui s’agrandit l’avis de l’Autorité si la part de marché, calculée en surface de vente, est susceptible de dépasser 50 % de la zone de chalandise. La grosse nouveauté, c’est l’alignement des tarifs des services bancaires sur ceux pratiqués dans l’Hexagone : « Les établissements de crédit ne peuvent pratiquer des tarifs différents de ceux qu'eux-mêmes ou les établissements auxquels ils sont liés pratiquent en France hexagonale. » Aucun décret ne sera nécessaire pour appliquer cette disposition. Autre nouveauté de la loi, c’est le rapport que le gouvernement devra remettre « sur la structure du prix du fret aérien et des liaisons aériennes des différentes compagnies desservant les départements d’outre-mer depuis la France hexagonale et depuis un autre département d’outre-mer ».

Pour le reste, les interdictions de droits exclusifs d’importation, la correction « des dysfonctionnements des marchés de gros d’acheminement, de stockage et de distribution pour les biens comme pour les services » sont consacrés et les entreprises auront quatre mois, à compter de la promulgation de la loi, pour se mettre en conformité. Apres quoi l’Autorité de la concurrence sera fondée à faire des injonctions. Les entreprises ainsi ciblées devront les rendre publique dans la presse locale. Un nouvel article prohibe pour un distributeur « le fait de facturer ses services par l’intermédiaire d’une filiale domiciliée dans un État ou un territoire dans lequel elle bénéficie d’un régime fiscal privilégié ». Il s’agit la d’interdire les marges arrière facturées dans un pays au régime fiscal particulier.

Pouvoir d'injonction

L’article 5, celui qui dérange le plus les importateurs, prévoit « en cas d’existence de position dominante d’une entreprise » et sans amélioration proposée par celle-ci, que l’Autorité de la concurrence puisse l’ « enjoindre de modifier, de compléter ou de résilier, dans un délai de deux mois, tous accords et tous actes par lesquels s’est constituée la puissance économique qui permet les pratiques constatées ». Elle pourra, dans les mêmes conditions, l’enjoindre de procéder à la cession d’actifs, « si cette cession constitue le seul moyen permettant de garantir une concurrence effective ».

Le bouclier qualité prix est lui aussi consacré, c’est-à-dire qu’un prix global sera fixé pour une liste de produits de première nécessité devant faire l’objet d’une négociation annuelle obligatoire. « En cas de réussite des négociations, l’accord est rendu public par arrêté préfectoral. En l’absence d’accord, le représentant de l’État arrête, un mois après l’ouverture des négociations, ce prix global. »

Les entreprises devront aussi justifier la réalité ou non de la répercussion sur les prix des taxes lorsqu’elles évoluent, notamment a la baisse, et celles qui bénéficient d’une aide publique ou qui commercialisent des produits aux tarifs régulés seront tenues de transmettre leurs comptes quant a ces produits.

FXG (Agence de presse GHM)

 


Un observatoire des prix, des marges et des revenus

L’observatoire fournit aux pouvoirs publics une information régulière sur l’évolution des prix et des revenus mais aussi, et c’est un ajout des élus de Guyane, des marges. Son président est nommé par la Cour des comptes parmi les magistrats des chambres régionales. Y siègent les députés et sénateurs, des représentants des collectivités territoriales, de l’État, des associations de consommateurs, des syndicats d’employeurs et de salariés, du conseil économique et social régional, des chambres consulaires, de l’IEDOM et des personnalités qualifiées Chaque observatoire se réunit au moins une fois par an et peut communiquer à l’Autorité de la concurrence toute information ayant un lien direct avec des faits dont l’Autorité est saisie.

 


Des  « infoconso » à la télé

Le gouvernement remettra au Parlement, avant le 1er juillet 2013, une étude sur la possibilité d’inscrire dans le cahier des charges de France Télévisions la création de programmes télévisuels en vue de permettre aux organisations de consommateurs d’outre-mer de diffuser sur les antennes locales de France Télévisions leurs études, enquêtes ou messages.

 


Le greffe et les registres de commerce

Le ministre de la justice peut déléguer, par convention, la tenue des registres de commerce à la chambre de commerce et d’industrie, mais le greffe reste compétent pour le contrôle des actes et des extraits du registre ainsi que pour toute contestation, La durée maximale de la convention est de vingt-quatre mois, renouvelable.

 

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:04

L’alignement des tarifs bancaires intégrés à la loi Lurel

Lurel-salon-empire-AN.jpgLa discussion générale autour de la loi de régulation économique pour l’outre-mer a duré une partie de la nuit avant-hier et a repris en fin de journée hier dans l’hémicycle du palais-Bourbon. Cette fois, les députés et le ministre des outre-mer devaient passer en revue les articles et les amendements. Certains pourraient bien être adoptés. Les députés du groupe GDR (Mme Bello, MM. Marie-Jeanne, Azerot, Nilor et Serville) propose d’interdire les marges arrière dont la facturation serait faite dans un pays tiers. Cet amendement a été motivé par la récente affaire ayant entrainé la condamnation à à 5,7 M€ d’amende de la SCIE, filiale du groupe GBH en Nouvelle-Calédonie. « Cette pratique, assurent les députés Front de gauche, est d’autant plus tentante qu’il s’agit de ventes à l’exportation, ce qui permet le recours plus facile à des sociétés intermédiaires ou à des filiales parfois domiciliées dans des paradis fiscaux. »

Un amendement déposé par les députés du groupe socialiste (MM. Fruteau,  Letchimy, Vlody, Lebreton, Mmes Vainqueur-Christophe et Louis-Carabin) demande aux sociétés qui commercialisent des produits réglementés de produire leurs comptes. « Lorsque des entreprises bénéficient de mesures de régulation qui garantissent leurs prix et leurs marges ou d’une aide publique qui a pour but d’aider à la baisse des prix ou des marges, la contrepartie est que ces entreprises soient soumises à une obligation de transparence comptable sur leurs marges réelles et sur l’utilisation des aides », estiment les parlementaires. SARA et SRPP devraient être concernées !

MM. Letchimy, Fruteau, Vlody, Lebreton et Mmes Vainqueur-Christophe et Louis-Carabin s’attaquent aussi à « la répétition de l’indu ». Il s’agit de s’assurer que les baisses fiscales exceptionnelles consenties en amont soient effectivement répercutées sur les prix : « Certaines baisses d’octroi de mer décidées par les collectivités locales lors de précédents mouvements sociaux n’ont pas été répercutées sur les prix et ont donc gonflé les marges. » Il s’agit ainsi de doter l’arsenal juridique d’un outil pour que cette situation ne puisse se reproduire.

Les mêmes élus proposent aussi de réintroduire l’article 6 de la loi initiale, supprimé par le Sénat. Il vise à adapter les règles d’urbanisme commercial pour mieux prendre en compte les risques de constitution de monopoles locaux lors de l’attribution des autorisations administratives d’implantation de surfaces nouvelles. Il pose le principe d’une consultation de l’Autorité de la concurrence avant d’autoriser une implantation  susceptible de permettre à l’enseigne de dépasser 50 % de surface de la zone de chalandise après l’opération.

Enfin, et c’est une disposition très attendue : MM. Lebreton, Fruteau, Letchimy, Vlody et Mmes Louis-Carabin et Vainqueur-Christophe veulent l’alignement des tarifs bancaires : « Les établissements de crédit ne peuvent pratiquer des tarifs différents de ceux qu'eux-mêmes ou les établissements auxquels ils sont liés pratiquent en France hexagonale. »

Selon toute vraisemblance, les débats pourraient encore se poursuivre jeudi et peut-être même vendredi.

FXG (agence de presse GHM)

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:36

Lurel : « Je n’ai pas l’âme d’un empoisonneur »

Victorin Lurel est revenu, hier, à l’occasion d’une rencontre avec la presse parlementaire, sur la suspension de l’épandage aérien des bananeraies antillaises avec du banole par les tribunaux administratifs de Basse-Terre et Fort-de-France. « On n’a pas subi la pression de lobby », a d’emblée rappelé celui qui a voyagé il n’y a pas si longtemps dans le même avion que le patron de l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique. Puis il a rappelé de quoi il était question : la bouillie fongicide qui n’est pas en cause et le produit fixatif, le banole. « C’est la seule méthode avérée contre la cercosporiose noire », a-t-il assuré avant de rappeler qu’en neuf mois, Sainte-Lucie avait perdu toute sa production de bananes d’exportation. Le ministre des Outrre-mer en a profité pour saluer la démarche « banane durable » de la profession en rappelant qu’aux dix opérations d’épandage annuelle par plantation aux Antilles française,  des pays comme l’Equateur en pratiquaient 52. il est alors revenu sur les dispositions du jugement des tribunaux administratifs, mettant en exergue que c’est seulement « faute d’analyse spécifique » du banole et « par principe de précaution », que la mesure de suspension avait été ordonnée. Il a ensuite plaidé « l’erreur de droit » du fait que « la toxicité était non prouvée ». « Oui, a assuré le ministre, nous allons faire un pourvoi en cassation et nous allons reprendre l’arrêté préfectoral en excluant le banole. » « Ne craignez-vous pas de réitérer l’erreur commise par Jean-Pierre Soissons, ministre de l’Agriculture en 1993 lorsqu’il a accordé les dérogations pour le chlordécone ? » lui a-t-on demandé. Le ministre a admis qu’il prenait un risque mais qu’il ne s’agissait pas de pesticide mais de fongicide, avant de conclure, presque dramatique : « Je n’ai pas le visage, ni l’âme d’un empoisonneur. »

FXG (agence de presse GHM)

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:07

AFF-Jean-Yves-Rupert.jpgJean-Yves Ruppert revient à Paris sur la scène de la grande salle du théâtre du Temple pour un nouveau one man show.

« Si on change totalement, on déçoit ! »

C’est facile de tenir le haut de l’affiche à Paris ?

Rien n’est facile ! Il faut faire savoir aux gens qu’on est là… La télévision a été mon premier vecteur grâce à l’émission Bankoulélé, c’était un premier vrai grand pas à l’étrier ! Maintenant, il faut durer et pour cela, il faut faire les choses qui plaisent aux gens !

Pour ce qui est de durer, ça fait 25 ans que vous durez !

(Rires…) Quand on est déjà à un certain niveau, eh bien, chaque année, à chaque spectacle, il faut toujours prouver que vous pouvez rester au niveau ! C’est ça le challenge.

Quand vous dîtes que vous êtes à l’humour ce que Kassav est à la musique et Aimé Césaire à la littérature, vous y allez fort !

Je me donne corps et âme à ce que je fais ; je ne fais rien d’autre ! Je suis vraiment le seul professionnel de toute la Caraïbe. Je ne fais que ça depuis 1987 ! Tout le monde se retrouve un peu dans mon humour. Je suis un peu ce qu’on dit à une caméra, c’est-à-dire que je filme tout ce que je vois et après il faut redonner tout ça.

Qui sont vos maîtres dans l’art comique ?

J’adore Bourvil et Louis de Funès, j’aime le comique de situation, j’aime Fernandel qui est un autre type de comique… J’aimais bien Pierre Richard à l’époque du Grand blond avec une chaussure noire. J’aime aussi le cinéma français comique des Bronzés… Mais celui que j’admire vraiment, c’est Devos.

Vous n’avez jamais eu l’envie de faire une carrière au cinéma ?

Si l’opportunité se porte à moi, pourquoi pas… J’irai avec l’envie de bien faire ! Mais pour l’instant, je me suffis à ce que je fais.

Avec ce nouveau spectacle, qu’allez-vous dévoiler ?

Je ne vais pas dévoiler de nouvelle facette car le public a envie de voir ce qu’il connaît de vous. Si on change totalement, on déçoit ! Alors, je vais leur donner des personnages qu’ils connaissent.

La part du Caribéen que vous êtes est-elle importante ?

Il faut ! Il faut qu’elle soit importante. Il faut montrer que nous sommes capables de certaines choses. A chacun son humour ! Même si nous, d’une commune à une autre, on n’a pas le même humour, tout a une subtilité et c’est le public qui vous donne la force et l’énergie nécessaires. L’énergie pour le comédien, c’est le public ! Avec, vous pouvez foncer !

A quoi faut-il s’attendre ?

Dès que vous entrez dans la salle, c’est parti ! On est ensemble pour un moment ; on a huit heures de vol ! S’il y a des trous d’air, tout le monde va les ressentir même ceux qui sont montés en première classe ! Sinon, la thématique de l’avion n’est pas du tout au cœur de mon spectacle.

Mais on est toujours dans ce petit morceau de France niché sous les tropiques ?

Ca, c’est sûr ! Nous sommes des Ultramarins et je parlerai un peu de ça… Il y aura le policier que les gens aiment, il y aura Papouche de « Papouche et compagnie » et le papy que tout Antillais a, surtout dans nos campagnes… Et aussi Man Finotte.

Comment avez-vous écrit ce spectacle ?

Ca fait plus de six mois que je travaille dessus… Je travaille à toute heure. L’inspiration vient tout le temps ou pas du tout ! J’ai des feuilles partout et j’écris même sur la main… Il ne faut blesser personne, être attachant, faire rire et faire passer des messages. C’est un travail très compliqué. Je vis mon personnage et après le reste suit. Si le public suit, ca peut durer deux mois et même au-delà ! Alors venez !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM) 

A partir du 17 octobre, du mercredi au samedi à 21 h 30

Théâtre Le Temple

18, rue du Fbg du Temple 75 011 Paris

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 04:08

Malaise à LADOM

Reçue par le cabinet de Victorin Lurel, une délégation syndicale de LADOM s’est déclarée déçue des choix budgétaires du gouvernement.

L’intersyndicale de LADOM (L'agence de mobilité outre-mer) a été reçue le 2 octobre der nier au cabinet du ministre des Outre-mer.  Les représentants syndicaux venaient exprimer leur incompréhension dans la perspective des contrats de performance 2013-2015 dans le contexte du nouveau projet de loi de finances 2013. Ils regrettent la diminution des effectifs de 11 % qui sème l’angoisse parmi les contractuels (134 équivalents temps plein contre 150) ; redoutent la diminution de la subvention de 15 % passant de 9,2 M€ à 7,8 et craignent un équilibre financier en péril avec 9 M€ de découverts, 500 000 € d’agios et 13 M€ de dettes aux fournisseurs… Ils déplorent encore des moyens d’intervention trop faibles notamment sur la continuité territoriale où il manquerait d’ores et déjà 6 M€… Les porte-paroles des salariés se disent amers car ils ont le sentiment du bon travail accompli avec une progression de 16 % des mesures de formation, la gestion de 140 000 dossiers continuité territoriale et un taux d’insertion passé de 46 à 54 %. Malgré les propos rassurants de leurs vis-à-vis (le cabinet du ministre leur a déclaré vouloir conforter les missions de LADOM), l’intersyndicale se demande comment effectuer le même niveau d’activité (4 600 mesures de formation et plus de 100 000 billets d’avion) avec moins de moyens tout en portant le taux d’insertion à 70 %. A vrai dire, les syndicalistes sont sortis déçus de leur entretien au ministère.

Les syndicats réfutent toute gabegie

En coulisse, certains, profitant du changement de pouvoir, rêvent que Victorin Lurel leur offre la tête de leur directeur général, François-Xavier Bieuville. Pourtant, celui-ci n’est pas en cause. Et même s’il y a eu quelques erreurs, elles ne lui sont pas imputables. Ainsi, on a pu voir débarquer de la classe affaire d’un vol transatlantique une équipe trop nombreuse de cadres pour l’inauguration d’un tout petit local dans un tout petit territoire… Un employé trop jeune, proche de l’ancien pouvoir, a d’abord échoué dans la gestion du dispositif mobilité formation emploi avant d’être propulsé délégué régional… Les défauts n’étant pas l’apanage de la droite, il a été récemment proposé de promouvoir en catégorie B un agent de catégorie C, chauffeur à LADOM et proche du nouveau pouvoir… Pour autant, les syndicats, à l’instar du délégué Christophe Germe, réfutent toute gabegie. Ce qui le trouble davantage, ce sont les choix budgétaires gouvernementaux qui préservent les niches fiscales et les exonérations de charges patronales tandis que la rémunération des stagiaires en formation est passée de 305 € à 152 € depuis 2008.

A ceux-là, on ne saurait que trop leur conseiller de privilégier le SMA, nettement mieux doté !

FXG (agence de presse GHM)

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