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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 04:48

Un film qui fait déjà débat

Case-depart-16.jpgSur la toile et ses réseaux sociaux, il existe un appel au « boycott intelligible et intelligent »  du film Case départ. L’internaute Philippe Mbala explique pourquoi (https://www.facebook.com/notes/philippe-mballa/retour-%C3%A0-la-case-d%C3%A9part-par-chim%C3%A8ne-legros/10150357659103242) : « Suite à  une malédiction, les deux personnages se retrouvent à l'époque de l'esclavage. Le titre donc suppose que le "départ" de l'homme noir serait la période esclavagiste. L'homme noir n'a pas donc d'histoire. Le titre lui même donne le ton. Il agit donc dans l'inconscient collectif du Noir et du Blanc. » Dans le même temps, la Martiniquaise Joby Valente, comédienne et présidente du Mouvement pour une nouvelle humanité, s’est exprimée sur Case départ pour lancer, elle aussi, une protestation. Joby-Valente.jpg« Je critique cette initiative parce qu’on est en butte avec des gens qui réclament l’abrogation de la loi Taubira. Nous devons être vigilants. Il n’y a pas encore eu de film français sérieux sur le sujet et voilà que de jeunes humoristes s’en emparent… Ca banalise et ils sont encouragés… Peut-être ne le savent-ils pas. Ils ne sont d’ailleurs pas vraiment concernés puisqu’ils n’ont pas d’ancêtres déportés. Si ça commence comme ça, le discours va glisser. Rigoler avec l’esclavage alors que la mémoire n’est pas encore reconstituée… » Fabrice Eboué, co-réalisateur et comédien de Case départ refuse tout de go son analyse dans une interview accordée à Gens de la Caraïbe : « C’est complètement irrecevable ce que cette dame dit. Vous savez qui Joby Valente représente au fond dans le film ? C’est le personnage de Joël tout au début (ndlr : Joël est celui qui est au chômage ; être noir, selon lui, est la cause de tous ses échecs puisqu’il serait tout le temps en butte au racisme). C’est terrible à dire mais pour moi, elle entrave l’avancée du peuple noir, et je dirais même de l’humanité en général… » Quand on oppose à Joby Valente les films Racines ou Amistad, elle rétorque que ce sont des films américains et que le premier film français consacré à l’esclavage ne peut être un film comique : « La reconnaissance de l’esclavage par la loi Taubira ne va pas avec un discours de banalisation. » Et quand on évoque La vie est belle de Roberto Bénigni, film comique sur la Shoah, elle répond : « Ce film a été fait après de nombreux films sérieux et après que les faits soient établis. » Serge Romana, président du CM98, association qui œuvre au quotidien pour la mémoire de l’esclavage et des ancêtres esclaves, a vu le film et l'a trouvé excellent : "C'est très rare qu'un film sur l'esclavage puisse drainet une population mixte (à l'inverse de Sankofa)... On peut rire sans complexe et ça pose le problème que pose le CM98 : Sans affiliation, c'est le malheur ! Mais enfin et surtout, ce n'est pas un film sur l'esclavage, c'est un film sur le racisme."

FXG (agence de presse GHM)


Des planteurs martiniquais opposés au scénario

Case-depart-2.jpgCase Départ a été tourné à Cuba. Pourtant, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol auraient aimé la Martinique. « Nous avons contacté deux planteurs békés pour tourner sur leur terrain. Ils ont lu le scénario et nous ont demandé d’être plus sympas avec les esclavagistes… On leur a dit que c’était un peu tiré par les cheveux », raconte Fabrice Eboué.

 

Les acteurs-réalisateurs ont tenté de faire intervenir le conseil régional, mais rien n’y a fait. « C’est une histoire entre personnes privées. Nous ne pouvions forcer personne, que ce soit pour accueillir le tournage ou modifier le scénario », explique Yvette Galot, présidente de la commission culture et patrimoine au Conseil régional de la Martinique. Faute de pouvoir disposer d’un décor naturel, elle a proposé à la production de monter un décor, mais celle-ci a finalement opté pour Cuba, « certainement pour des raisons de coût », ajoute l’élue martiniquaise.

Au final, la Martinique a été privée de retombées économiques importantes. « Comment a-t-on pu nous empêcher de venir ? s’interroge Fabrice Eboué, pour qui cette mésaventure « montre que beaucoup de choses ne sont pas encore résolues. Il y a un problème de fonctionnement dans cette île qui traverse pourtant une crise économique… ».

DM (agence de presse GHM)


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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 09:25

Arnaque aux billets d'avion

 Billets avions Le bon coinInternet. Des annonces plus qu'alléchantes mais frauduleuses

Astucieux. Les fraudeurs payent avec de vraies CB aux numéros volés

Victimes. Entre 700 et 800 selon Air Caraïbes, la compagnie concernée

Enquête. La gendarmerie et la police aux frontières saisies de l'affaires

« Billets à prix imbattables » mais frauduleux

Entre 700 et 800 voyageurs se seraient fait avoir par des annonces relayées sur des sites internet et proposant des « billets à moitié prix », moyennant un mandat cash sur la Western Union.

La compagnie Air Caraïbes, concernée par cette escroquerie sur les vols entre Orly et les Antilles, recommande d'éviter d'acheter hors agences de voyages et comptoirs de la compagnie.

Une enquête est ouverte suite à sa plainte.

Hotesse-Air-Caraibes-2.jpg« Nous vous signalons que votre site héberge des annonces faisant miroiter la vente de « billets à moitié prix ». Ces annonces sont illégales et cachent un trafic de cartes frauduleuses ». Après avoir alerté les sites internet concernés, le service commercial d’Air Caraïbes vient de déposer plainte auprès de la gendarmerie des transports aériens d’Orly. Depuis le début de l’année, Edmond Richard, directeur commercial Europe de la compagnie aérienne, a noté une recrudescence d’arnaques à la carte bleue. Il estime le nombre de billets émis frauduleusement à 2 ou 300 pour sa seule compagnie entre janvier et juin de cette année. 

« Rien qu’en une seule journée, la semaine dernière, indique Edmond Richard, nous avons remarqué 4 cas dont une dame qui avait ainsi acheté 5 billets pour sa famille. Elle a dû les racheter ». Le pic a été observé en janvier lorsque des sites Internet comme Leboncoin.com ou Vivastreet.com ont commencé à diffuser des annonces très alléchantes pour se rendre dans les territoires d’outre-mer. « Billets à prix imbattables », « billets à moitié prix », pouvait-on y lire… Et toujours un contact par mail ou par téléphone associé ainsi qu'une invitation à régler sa « super affaire » par mandat cash via Western Union par exemple à une adresse au Maroc ou au Cameroun. 

 

« Arnaque extrêmement bien faite »

Edmond-Richard.jpg« L’arnaque est extrêmement bien faite, reconnaît Edmond Richard (photo), puisque le vendeur propose à l’acquéreur du billet de vérifier auprès de la compagnie la réalité de son ticket électronique avant de passer à la phase de paiement. » Car le fraudeur commande effectivement le billet au nom de son client, mais avec une carte bleue frauduleuse. Et quand la personne piégée appelle la compagnie pour vérifier que son billet est bien émis, celle-ci ne peut que confirmer qu’une réservation a été faite. Ce n’est que quelques jours après, quand la compagnie découvre que la carte est en opposition, qu’elle procède à l’annulation du billet. «  Evidemment, pour que ce type d’arnaque marche, il faut que certains « clients » aient été satisfaits, note Edmond Richard. 

Une dame a témoigné avoir déboursé 2 000 euros en liquide à un rabatteur antillais : elle en avait entendu parler par le bouche à oreille… C’est cette dame qui a dû racheter ses cinq billets d’avion. « Elle était en larmes », témoigne le directeur commercial Europe. « Les fraudeurs jouent sur la proximité du départ, ce qui laisse peu de temps à la banque et à nous pour réagir… », poursuit le directeur commercoam. La semaine dernière, un client a réservé un billet modifiable pour le 28 juin. Le 24, il s’est présenté à Orly pour un départ immédiat. « On n’a pu l’empêcher de partir malgré nos suspicions. La banque n’avait pas encore confirmé l’opposition… » 

Forts de ces coups réussis, les rabatteurs n’ont aucun mal à convaincre des clients qui cherchent absolument la bonne affaire. Quand la compagnie antillaise s’est rendu compte de l’ampleur que prenait cette arnaque, elle a d’abord signalé ces annonces Internet comme abusives aux sites hébergeurs. « On a fait le ménage sur le site du Boncoin.com mais il a fallu se battre », souligne Edmond Richard. « Notre rôle est aussi d’avertir et de faire de la prévention auprès de nos passagers afin qu’ils évitent ce type d’arnaque. Nous leur conseillons donc d’emprunter les chemins classiques de réservation, soit sur notre site internet, en agence de voyage agréée, ou bien encore auprès des comptoirs Air Caraïbes. »

 

Entre 700 et 800 cas, selon Air Caraïbes

Photo-FX---Atterrissage-1.jpgLa compagnie a saisi la gendarmerie de transports aériens et la police aux frontières. Une enquête préliminaire a été ouverte à la gendarmerie. Les militaires en est encore à la phase de recensement et d’identification du périmètre de l’enquête. « On cherche à qui on a affaire, indique le commandant adjoint de la brigade de gendarmerie des transports aériens d’Orly. Air Caraïbes nous a expliqué le mécanisme et on essaie de remonter la filière… ». Il y a deux mois, la GTA a déjà démantelé un réseau (voir encadré). Les fraudeurs semblent disposer d’un stock de cartes bleues volées, ou de numéros  de CB souvent obtenus grâce à la technique du fishing - une pêche aux informations via les mails vous assurant avoir gagné à une loterie ou autre et vous demandant vos coordonnées bancaires pour pouvoir être payé-… 

La police aux frontières a un tout autre rôle : elle s’occupe de ceux qui sont passés entre les mailles du filet. Ainsi l’homme pressé qui avait réussi à embarquer le 24 juin au lieu du 28 était attendu à Fort-de-France par la PAF. Il aurait reconnu avoir payé son billet en liquide… une plainte pour recel a été déposée contre lui. Depuis quelques temps, la PAF attendrait tous les jours quelqu’un pour des raisons similaires, que ce soit à Pointe-à-Pitre, Fort-de-France ou Orly. 

Tarmac-Orly.jpgBillets-avions-Le-bon-coin.jpgAir Caraïbes estime à 7 ou 800 cas pour sa seule compagnie. « Tous les jours, ce sont deux à trois billets que nous refusons à l’embarquement », déclare Edmond Richard. Les sanctions commencent par le remboursement du billet frauduleux mais peut aller, en dehors des procédures judiciaires éventuelles, jusqu’au blacklisting du passager par la compagnie aérienne. Air Caraïbes a également décidé de renforcer ses procédures de contrôle afin d’identifier plus rapidement les fraudeurs potentiels. Air France a indiqué qu’aucune fraude significative n’avait été signalée par son service spécialisé. Même chose chez Air Austral ou Air Tahiti Nui. Corsair non plus. 

FXG (agence de presse GHM)


Témoignages

 

Une victime : « J'ai dû faire chauffer ma carte bleue »

Annie*, responsable d’une association culturelle antillaise de la région parisienne, a accepté de raconter comment elle s’était faite arnaquée. Pour rembourser une cinquantaine de billets d’avion, elle a dû souscrire des emprunts.

« Notre association a monté une pièce de théâtre que nous devions aller jouer en Guadeloupe et en Martinique. Notre troupe réunit une cinquantaine de personnes… Chacun de nous devait chercher de son côté un prix intéressant. En bavardant comme ça, une de mes connaissances me dit qu’elle avait eu l’occasion de voyager à plusieurs reprises grâce à un homme qui vendait des billets à prix cassés. « Je n’ai jamais aucun souci », m’a-t-elle assuré. J’ai accepté qu’elle me mette en contact avec cette personne pour 50 billets, à charge pour elle de me proposer un prix. Il m’a proposé 667 euros pour un Paris Fort-de-France, Fort-de-France  Pointe-à-Pitre et Pointe-à-Pitre Paris. Bingo ! Il me donne son e-mail (domicilié à Casablanca) et je lui demande confirmation de tout ça par écrit. Il m’explique que son activité est de solder des billets invendus. 

La troupe, composée de jeunes, d’étudiants, me demande si on peut payer en deux fois. C’est possible. Il m’explique alors que je dois lui envoyer un mandat Western Union et qu’à la réception de cet argent, il me renvoie les billets. Je devais payer le solde une fois seulement les billets reçus. Je fais un essai sur un ou deux billets avec des gens qui ne sont pas dans la troupe. Je reçois les billets électroniques avec le bon nom, le bon vol… Le voyage aller et retour s’effectue sans souci. Le test est bon. Et puis moi, je ne voulais pas faire d’amalgame entre une personne basée à Casablanca plutôt qu’à Marseille… 

J’ai alors demandé à chaque membre de la troupe ses dates, je commande et je demande une facture. Je reçois mes billets électroniques et les transmets à la personne concernée. Mais le trésorier de l’association qui devait partir avant les autres m’appelle de l’aéroport pour me dire que son billet est frauduleux. Je rappelle mon vendeur qui me dit de payer le billet et qu’il ferait une compensation. Je prends ma carte bleue et je paye pour mon trésorier un aller simple. Puis, il y en a eu de plus en plus, une véritable cascade de billets annulés. Il m’a alors envoyé une série d’allers simples sur des classes Madras mais je n’ai jamais eu les retours, pas plus que les transferts inter-îles. Les gens étaient très contents de voyager en Madras mais je ne leur ai rien dit pour sauvegarder le moral de la troupe… Et pour le retour, j’ai dû faire chauffer ma carte bleue. 

Une chose est certaine, plus jamais je ne ferai de transaction avec quelqu’un que je ne connais pas de visu et je passerai systématiquement par un circuit officiel. »

*Le prénom a été changé


Une ancienne rabatteuse : « j’étais 50 % moins cher »

Sofia est antillaise. C'est une ancienne rabatteuse dans le collimateur de la police. Son numéro de téléphone a été fourni par une victime. Nous l’appelons et tombons sur sa messagerie sans laisser de message. Trente secondes plus tard, elle nous rappelle depuis un autre numéro.

- Bonjour, vous êtes Sofia ? 

- Oui…

- On m’a dit que vous avez des plans pour des billets d’avion pas chers…

- Je ne le fais plus… Je travaille et cette activité me prenait trop de temps par rapport à mon métier.

- C’est dommage parce que tout le monde dit que vous aviez des prix très intéressants…

- Oui, je sais, mais j’ai arrêté. J’ai eu quelque petits problèmes avec les billets donc, du coup, j’ai arrêté.

- Pourtant, on m’avait garanti que c’étaient des billets 100 % vrai…

- Ecoutez, il y a tellement de gens comme vous qui sont intéressés que j’ai dû arrêter à cause de mon métier. Ca me prenait trop de temps…

- Personne n’a pris le relais ?

- Il doit y avoir d’autres personnes qui doivent faire ça mais je ne les connais pas. Je ne m’intéresse plus à ça.

- Vous n’avez pas de conseils à me donner ?

- Pas vraiment, sauf d’aller dans une agence…

- Oui, mais vos prix battaient ceux des agences !

- Je sais, j’étais 50 % moins cher…

Propos recueillis par FXG


Zoom

Arnaque évitée de justesse

Une annonce d’abord : « Groupe de personnes cédant leurs billets d’avion pour Fort-de-France et Pointe-à-Pitre. Voyage annulé à cause des intempéries ». Bourikette (c’est le pseudo de la cliente) prend  contact avec discountrav@hotmail.fr et apprend qu’il s’agit d’une troupe de musiciens n’ayant pu voyager à cause des intempéries et revendant les billets n’ayant pu être utilisés. Elle est accrochée : « En ce qui nous concerne, ce serait pour un vol Paris Pointe-à-Pitre du 18 février au 2 mars comme je vous l’ai stipulé. Quelle est la compagnie ? A combien cela me reviendrait pour deux personnes ? ». 

Réponse de l’annonceur : « entre en contact avec l’auteur de cette annonce. « C’est 450 euros avec Air Caraïbes » et une adresse postale pour le paiement, à Casablanca (Maroc). Bourikette est d’accord. Nouveau message de l’annonceur : « Les billets sont au départ de Paris, ils sont modifiables (nous les mettons à vos dates) et électroniques, donc nous pouvons vous les faire parvenir par e-mail. Oui, c’est possible pour deux personnes. Lorsque vous nous donnez vos noms et prénoms pour l’édition du billet, dès réception de celui-ci, vous pouvez le vérifier auprès de la compagnie aérienne avant de nous envoyer les fonds. Donc, vous aurez les billets sans dépenser un euro, mais après vérification, vous avez 24 heures pour nous régler sinon nous portons plainte auprès de la compagnie aérienne ».

Prudente, Bourikette appelle la compagnie avant d’envoyer son mandat cash, juste pour contrôler l’état de la réservation et voir si cela est honnête car le règlement par mandat à Casablanca lui paraît suspect ». Air Caraïbes lui conseille fortement de ne pas donner suite à cette transaction. « Je vous remercie beaucoup car grâce à vous, j’ai échappé à une belle arnaque ».


Repères

Mesures de prévention

La gendarmerie des transports aériens met en garde les voyageurs contre « la trop bonne affaire qui cache souvent de l’illégal » et appellent à la vigilance. « Les gens doivent savoir que dans le prix de leur billet d’avion, il y a la sécurité et la sûreté », insiste l’officier de gendarmerie. En aucun cas, il ne faut accepter de payer un billet en liquide ou par mandat cash. Air Caraïbes rappelle aussi ces règles essentielles : un billet s’achète auprès d’une compagnie aérienne ou d’une agence de voyage agréée (même sur Internet) ; un billet est toujours nominatif et incessible.


Un business de 300 000 euros

Le 19 mai dernier, le journal Le Parisien révélait comment la GTA d’Orly avait mis hors d’état de nuire une bande d’escrocs qui achetaient et revendaient des billets d’avion acquis frauduleusement sur Internet. 7 personnes étaient interpellées en France, au Maroc et en Belgique. » Selon la GTA, une soixantaine de compagnies aériennes ont été escroquées pour un préjudice estimé à 1 ou 2 millions d'euros… Les gendarmes remontent à un jeune homme de 25 ans, basé au Maroc qui a trouvé le moyen de détourner des coordonnées bancaires pour acquérir des billets d’avion à destination de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Asie et de la France. Le businesse est juteux puisque son bénéfice a été estimé à 300 000 euros par an ! Cet homme, un revendeur en Belgique et cinq autres parisiens répondront devant la justice du chef d’achat et de ventre frauduleuse en bande organisée.



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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 05:19

 

Cayard, racheteur de Quartier français spiritueux, doit vendre des actifs

L'Autorité de la concurrence a décidé d'ouvrir une phase d'examen approfondi du rachat de Quartier Français Spiritueux par la COFEPP (la société de Jean-Pierre Cayard qui exploite entre autre les sociétés Bardinet et la Martiniquaise). Le 17 mars dernier, la COFEPP a notifié à l'Autorité de la concurrence son intention d'acquérir le contrôle exclusif de Quartier Français Spiritueux, propriété du groupe sucrier Tereos. Il s’agit des rhums La Mauny, Duquesnes et Trois-Rivières en Martinique, Charrette à la Réunion, une affaire d’apéritif sans alcool à Charenton (94), et d’une affaire de marque de  distributeur (tequila et gin) dans la Somme.

Pour obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence, la COFEPP s’est engagée à les marques de Quartier français spiritueux en Martinique pour ne conserver que les rhums Charrette à la Réunion. Ces promesses de revente de ces activités, comme de l’affaire de tequila et de gin, étaient la condition sine qua non pour que l’Autorité de la concurrence autorise cette acquisition. Mais celle-ci a considéré que « l'opération soulevait des doutes sérieux et nécessitait l'ouverture d'une phase d'examen approfondi. » Au cours de cet examen, l'Autorité s'attachera notamment à « déterminer, en s'appuyant sur une large consultation des acteurs du marché, si l'opération est de nature à porter atteinte à la concurrence dans le secteur du rhum et dans le secteur de la fourniture de divers spiritueux à la grande distribution pour revente sous marque de distributeurs et marques premier prix ».

Jean-Pierre Cayard n’a pas encore de repreneurs officiels pour les activités rhumières en Martinique.  On murmure que Chevrillon et associés, une société d’investissement au spectre très large (fondée en 1992 par Cyrille Chevrillon, Chevrillon & Associés est détenue à parts égales par la famille Chevrillon, fondatrice du groupe d’imprimerie Chevrillon-Philippe Industrie, et par la famille Besançon-Trebouta, fondatrice des Laboratoires Delagrange aujourd'hui Sanofi-Aventis dont elle est toujours actionnaire. Chevrillon & Associés a investi depuis quinze ans dans de nombreuses sociétés industrielles ou de services dont la compagnie d’assurances Albingia, le groupe d’imprimeries CPI, Picard Surgelés, MC International ou Europmedica. Elle a également créé ou participé à la création d’une trentaine de sociétés dans les domaines du médical, de la biotechnologie ou des technologies nouvelles.) serait sur les rangs. Autre certitude, Yves et José Hayot, intéressés à cette reprise, ont jeté l’éponge. « Pour rentabiliser cette activité, dit un spécialiste du rhum, il faut des synergies et le seul qui en est capable, c’est Cayard, Valois (société d’export de Yves Hayot) et Spriridom (GBH et Damoiseau) sont trop petits face aux GMS. »

L’examen décidé par l’Autorité de la concurrence s'effectue en principe dans un délai de 65 jours ouvrés à compter de l'ouverture de cette phase ; ce délai peut être allongé si nécessaire, par exemple pour mener à bien la finalisation d'engagements ou pour tenir compte de la survenance d'un fait nouveau.

FXG (agence de presse GHM)

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 14:11

William Gallas reverse 110 000 € à 4 associations et 3 Clubs de foot

La Fédération française de football, la société WGC (William Gallas consulting) et le joueur international guadeloupéen William Gallas ont signé, mardi matin à Paris, un acoord aux termes duquel WGC et William Gallas confirment renoncer à leurs primes liées aux matches de préparation et aux matches de la Coupe du Monde 2010, comme il s’y était engagé. Les parties se sont mises d'accord sur les modalités de cette renonciation dans le cadre d'un schéma établi d'un commun accord. Ce schéma respecte le dispositif général mis en place par la FFF tout en prenant en compte les souhaits exprimés par William Gallas. Ce dernier a indiqué à la FFF l'ensemble des associations et clubs qui devaient bénéficier des sommes auxquelles ils confirment ensemble renoncer, à savoir : Karukéra association handicapés moteurs (KAHMA), association Giving back, association Serdif, association les guides du soleil, les clubs de foot amateur, La Juventus et L’Intrépide (371) l’AVG (92). C’est l’avocat guadeloupéen Jim Michel-Gabriel qui a conseillé l’international dans sa négociation avec la FFF.

FXG (agence de presse GHM)

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 11:22

 

Le carnaval, c’était dimanche, pas samedi...

« Le samedi 3 juillet 2011 se déroulait le carnaval tropical sur les Champs-Elysées. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à cet événement festif et populaire, dans le cadre prestigieux et inédit de la plus belle avenue du monde. Pour quelle répercussion médiatique ? » Claudy Siar se plaint de la non-médiatisation du Carnaval tropical dans un communiqué de presse. Il rappelle que le même désintérêt des médias nationaux avait déjà été remarqué lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai dernier. Seul hic dans la communication du délégué interministériel : la date. C’était dimanche 3 et non samedi 3. Si la délégation qui est au cœur des affaires d’outre-mer dans l’Hexagone se trompe, on peut hélas imaginer comment la grande presse a dû être informée de cet événement...

FXG

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 05:45

ITW François Hollande

Le candidat à la primaire socialiste est en Martinique lundi et en Guadeloupe mardi

"Je nommerai un ministre venant de l’outre-mer" 

Avez-vous un lien personnel avec l’outre-mer, si oui lequel ?

 

J’ai un lien affectif avec l’outre-mer et les Antilles en particulier qui m’a conduit, lorsque j’étais 1er secrétaire du Parti socialiste à y venir régulièrement. Hélas, j’ai effectué ma dernière visite, pour participer aux funérailles d’Aimé Césaire, en Martinique.

 

En tant que 1er secrétaire du Parti socialiste, qu’avez-vous initié en ce qui concerne l’Outre-mer ?

 

Il y eut deux temps dans cette fonction que j’ai occupée pendant plus de dix ans. Le premier avec le gouvernement Jospin ; j’ai veillé, avec les élus de l’outre-mer, à ce que les dossiers en matière d’égalité et de parité en matière sociale, entre la métropole et l’outre-mer progressent. Ensuite, dans l’opposition j’ai dénoncé le vote UMP de la loi de février 2005, j’ai pris avec toutes les forces de la gauche des initiatives pour remettre en cause cette disposition qui avait heurté les consciences, pas seulement en outre-mer, mais aussi en Afrique, et je suis personnellement intervenu auprès de Jacques Chirac, alors président de la République, pour qu’il abandonne ce dispositif, ce qui fut fait.


Qu’est-ce qui va vous différencier des autres candidats à la primaire dans votre approche de l’outre-mer ?

 

Ma démarche, ce n’est pas de me différencier d’autres socialistes mais d’affirmer ma vision qui est celle de la dignité personnelle et du développement commun. Ce que je veux, c’est dire aux Ultramarins combien je pense que leur présence dans la République est une chance pour la France. L’Outre Mer n’est pas une dette ou un fardeau, c’est un levier et un aout pour notre pays. Ce que l’outre-mer représente en diversité, en création, en talents, mais aussi en présence dans des espaces loin de la métropole mais si importants pour notre influence et notre solidarité. Je pense à l’Amérique latine, grâce aux Antilles, à l’Afrique pour la Réunion et Mayotte, au Pacifique pour la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie française. Tous ces territoires, tous ces départements, nous permettent d’être ancrés dans le monde et de rayonner, de promouvoir notre langue, notre culture, nos valeurs. L’outre-mer ne demande pas un soutien parce que ce seraient des territoires fragiles, mais un investissement parce que ce sont des territoires utiles.


Le programme de la plateforme socialiste propose une trentaine de mesures pour l’Outre-mer, quelles seront vos priorités ?

 

Ma priorité sera de tout faire pour le développement économique. D’abord les prix qui devront être maîtrisés, notamment pour les produits de première nécessité et surtout le chômage qui est encore plus élevé en outre-mer qu’à la métropole. Au travers des exonérations de cotisations, la défiscalisation, les politiques de long terme pour des secteurs économiques qui intéressent l’outre-mer, notamment les énergies durables, il faut faire en sorte que nous puissions mobiliser tous ces moyens pour l’emploi et notamment celui des jeunes qui s’inquiètent pour leur avenir et dont certains se marginalisent.


La jeunesse est un des points forts de votre campagne ; elle est nombreuse et au chômage en outre-mer. Que proposez-vous ?

 

J’ai voulu que ma campagne présidentielle soit entièrement tournée vers la jeunesse, En outre-mer comme en métropole, c’est sur la génération qui monte qu’il faudra concentrer nos efforts. L’éducation, la formation professionnelle, l’orientation vers les métiers de demain doivent être renforcées. Je propose un contrat de génération. L’employeur qui gardera un senior, le temps qu’il puisse partir à la retraite, mais embauchera un jeune de moins de 25 ans avec un contrat à durée indéterminée, ne payera plus de cotisations patronales sur les deux emplois. Cette mesure aura un effet massif pour l’outre-mer.


Nicolas Sarkozy a marqué une vraie rupture dans la relation qui lie le président de la République à l’outre-mer. Ce lien vous semble-il distendu ; si oui comment le rétabliriez-vous ?

 

A la différence de ses prédécesseurs, y compris de droite, Nicolas Sarkozy a donné le sentiment – je ne dis pas que c’était forcément son intention – d’être loin, distant, méfiant, et il n’a pas eu les gestes qui auraient pu marquer une considération. Néanmoins, je veux mettre à son actif la cérémonie qui a eu lieu au Panthéon à la mémoire d’Aimé Césaire. Mais au-delà des mots, les actes n’ont pas suivi. De ce point de vue, il n’y a eu aucune mesure forte pour le développement, pour la reconnaissance des mémoires, aucune décision financière significative. Je vais prendre un seul exemple : le grand emprunt, qui a été décidé il y a déjà plusieurs mois et dont les sommes ont été affectées ces derniers jours, concerne très peu, pour ne pas dire pas l’outre-mer. Alors qu’il aurait fallu retenir à mon avis, un grand secteur qui aurait pu être par exemple l’agroalimentaire ou la recherche sur la biodiversité.


La politique outre-mer de l’Elysée a toutefois donné l’impression d’un dynamisme même si elle n’a pas été toujours payée de succès électoral en retour ; le président a levé les tabous sur l’évolution institutionnelle… Quel jugement portez-vous sur cette politique ?

 

Il y a eu beaucoup d’initiatives, mais avec peu de cohérence et guère de moyens financiers pour les accompagner. La « collectivité unique » en est une illustration. Pour le reste, le seul élément institutionnel qui ait été acté, c’est la départementalisation de Mayotte.


La réforme des institutions de la Guyane et de la Martinique vient pourtant d’être adoptée à l’Assemblée nationale…

 

Je veillerai à ce que l’esprit et la lettre de ce choix soient respectés car d’ici 2012, le texte ne se traduira pas par des engagements budgétaires sérieux de la part de l’Etat.


On en est à notre troisième ministre de l’Outre-mer depuis 2007 et l’actuelle titulaire est une ultramarine ; que pensez-vous de ce symbole ?

 

Il faut de la durée pour l’exercice de cette responsabilité. Si je suis élu président de la République, je nommerai un ministre venant de l’outre-mer. Non par automatisme, il y a des considérations qui peuvent appeler d’autres solutions, mais je pense que c’est un bon principe…


A l’Outre-mer ou pas spécialement ?

 

Pour l’Outre-mer, quel que soit son titulaire, un temps long est nécessaire parce que les choix doivent être ceux du développement durable des investissements d’avenir, de la confiance retrouvée. Ce qui suppose  une persévérance, une continuité et une visibilité. Le cadre institutionnel comme la donne fiscale ne doivent pas changer perpétuellement si l’on veut sécuriser les acteurs économiques et mobiliser les citoyens.


Savez-vous déjà sur quels soutiens vous pouvez compter en Guadeloupe et en Martinique pour cette primaire. Victorin Lurel, votre ancien secrétaire national à l’Outre-mer et Louis-Joseph Manscour vous ont-ils fait des signes ?

 

J’ai la même attitude par rapport aux élus de l’outre-mer que par rapport à ceux de métropole. Je ne sollicite aucun ralliement, en revanche, je suis toujours flatté et fier de recueillir une déclaration d’une personnalité, m’accordant sa confiance. Si je viens en Martinique et en Guadeloupe, ce n’est pas pour aller capter des appuis, c’est pour poursuivre un dialogue avec tous les élus, qu’ils soutiennent ou non ma candidature, qu’ils soient ou non socialistes, de façon à ce que je puisse à la fois prendre des engagements et entendre les attentes des représentants de ces territoires. Pour ce qui concerne Victorin Lurel, j’aurai un mot particulier parce qu’il a été un secrétaire national à l’outre-mer particulièrement brillant, il a eu une élection éclatante par son ampleur en Guadeloupe. Louis-Jospeh Manscour est un collègue apprécié à l’Assemblée nationale, un homme de très grande qualité et qui, avec sa méthode, a remarquablement promu la Martinique.


Quel commentaire faites-vous sur la volonté d’Oscar Temaru de réinscrire la Polynésie française sur la liste de l’ONU des pays à décoloniser ?

 

J’ai rencontré Oscar Témaru à plusieurs reprises et j’ai avec lui une relation franche. Je sais que son engagement est porté par la revendication de l’indépendance. C’est son objectif et je le respecte. Ce n’est pas ma position. Néanmoins, il faut avoir des rapports politiques avec le mouvement qu’il représente, d’autant plus qu’il est le chef de l’exécutif en Polynésie.



Affaire DSK – Réaction de François Hollande


DSK innocenté, annonce-t-on à New York. Quel commentaire faîtes-vous ?

 Je souhaite vraiment que, suite à ces révélations, les accusations qui pèsent sur lui puissent être levées. Je sais l’épreuve qu’il a traversée et j’imagine combien serait grande sa délivrance s’il pouvait, et le plus tôt sera le mieux, être lavé de toutes ces charges qui ont fait tant de mal.

 Serait-il à même de revenir, peut-être pas comme vous ou Martine Aubry, mais au moins dans le jeu de cette campagne ?

 Ce sera à lui d’en décider. J’ai engagé ma candidature alors même que la sienne était plus que probable, presque certaine. Car, il ne faisait pas de doute qu’il cheminait dans cette direction. Ensuite, il en a été empêché et d’autres décisions ont été prises. Aujourd’hui le temps pour ce qui le concerne est toujours judiciaire et pas encore politique.

Quel est votre plan d'action ? 

 Je poursuis résolument ma campagne. Elle a commencé par ma déclaration de candidature le 31 mars 2011, je souhaite y mettre un terme victorieux le 6 mai 2010.

 Propos recueillis par François-Xavier Guillerm (agence de presse GHM)                  

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 15:15

Une maison Edouard-Glissant au parc de la Courneuve

Claude Bartolone, député PS et président du Conseil général, Josiane Bernard, vice-présidente chargée de l’écologie urbaine, de l’environnement et de l’assainissement ont inauguré dimanche une maison Edouard-Glissant au cœur du parc de la Courneuve. Un lieu dédié à la découverte du développement durable de la biodiversité… Un sujet qui n’avait pas échappé à l’homme de la poétique de la relation. « En 2007, suite au cyclone qui a ravagé son île, il plaide auprès des élus locaux pour une reconstruction écologique de la Martinique. Après « Poétique de la relation », Le discours antillais, essai publié en 1981, est le point culminant de son travail sur  l’appréhension du réel et l’imprévisible du Monde », a retenu la communication du Conseil général du 93. A noter la présence de Claude Esclatine, patron de France Ô. Cette inauguration a servi de prélude à la Fête des Caraïbes aux Océanies, qui se déroule également au Parc Georges-Valbon, à la Courneuve.

Parc départemental Georges-Valbon Avenue Waldeck Rochet 93 120 La Courneuve

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 05:49

Krys, le jeune artiste guadeloupéen sera en concert au stades Abymes le 7 juillet, à l'Atrium à Fort-de-France le 9 juillet et au Progt de Cayenne, le 13. Interview

« Le talent et les qualités humaines »

Krys-2.jpgVous êtes diplômé d'une école de commerce, producteur, chanteur, vos prestations sur scène et dans vos clips sont souvent très "hot", qui êtes-vous vraiment ?

Je suis un jeune avec tout ce que cela comporte puisque la vie des jeunes est faite de moments sérieux où l’on a conscience qu’on doit préparer sa vie, travailler, au moins essayer de donner le meilleur de soi-même. Et la vie est aussi faite, heureusement, de moments de fête, de relations avec les autres, de relations amoureuses… Ma musique et tout ce que j’ai pu livrer comme clips, comme contenus dans ma création artistique sont relatifs à tout ce qu’on retrouve dans la vie d’une jeune normal.

Jeune producteur, selon quels critères choisissez-vous les artistes avec lesquels vous travaillez ?

Le premier critère, c’est le talent et le potentiel de plaire à un public qui soit le plus large possible ; le deuxième critère, ce sont les qualités humaines de l’artiste. La musique est un milieu particulier où l’on côtoie énormément les gens ; on passe des nuits blanches ensembles. C’est très subjectif et il y a beaucoup de sentiments, de sensations, d’émotions dans la musique. Il vaut mieux s’associer à des gens qui, humainement, sont de bonnes personnes. Des artistes tels que Colonel Reyel ou Misié Sadik qui font partie de mon label sont des gens très bien élevés, très agréables et très intelligents et qui savent écouter. La personnalité de la personne est très importante pour un producteur et une collaboration pérenne.

Vous avez été récemment récompensé en tant que producteur pour le disque d'or de Colonel Réyèl. Cette récompense permet-elle de voir plus grand ?

Oui, c’est un encouragement. Je ne fais que commencer en tant que producteur et j’y suis pour quelque chose dans le fait qu’on ait un tel résultat pour Colonel Reyel. ? Mais il y a aussi une part de chance parce qu’on est tombé sur un artiste que le public a pris en passion tout de suite. C’est encourageant pour la suite. Je voudrais préciser qu’il y a trois semaines, on a été récompensé pour le disque d’or, mais il y a une semaine, on a été certifié disque de platine. Ca veut dire que Colonel Reyel a vendu plus de 100 000 albums.

Dans la période actuelle de crise du disque, c’est énorme…

Exceptionnel ! Ce qui se passe avec Colonel Reyel est phénoménal. Que ce soit au niveau du buzz d’internet avec des millions de vues, un fait rare… Que ce soit au niveau de la diffusion de ces titres dans les médias ou le résultat des ventes de disques, on est face à un phénomène. Colonel Reyel est un phénomène de l’année 2011.

Krys-1.jpgEn tant que producteur… et artiste, qu'offrez-vous de plus à ceux que vous produisez ?

Le plus que j’apporte, c’est la compréhension. J’ai toujours pensé que les artistes sont des hypersensibles. Lorsqu’on peut capter des émotions, des moments de vie, et les retranscrire en mélodie, en musique, à mon avis, il faut avoir une sensibilité supérieure à la moyenne. C’est valable aussi pour les peintres, les cinéastes, pour l’art de façon générale. Gérer des hypersensibles, ce n’est pas facile. Mais comme j’en suis un moi-même, j’ai plus de facilités qu’un autre à les comprendre. Le fait de continuer moi-même la musique, l’écriture de chansons, les concerts, de continuer à avoir une vie d’artiste et savoir aussi ce qu’est une vie d’artiste en 2011 m’y aide aussi.

Pensez-vous qu'un artiste antillais puisse vivre de sa musique ?

Oui, la preuve (rires…) C’est vrai qu’il n’y en a pas beaucoup qui vivent de leur art. Si aujourd’hui quelques artistes antillais vivent de leur musique, ils restent des exceptions. Les artistes talentueux, il y en a plein que le public gagnerait à connaître et consommerait en grand nombre. Ca, je n’en doute pas. Ce qu’il faudrait, ce sont davantage de structures, de labels de production avec un fonctionnement professionnel pour permettre à chacun de vivre de leur musique.

Propos recueillis par l'agence de presse GHM

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 05:28

ITW Kareen Guiock, joker de l’été sur le 19.45 de M6

La guadeloupéenne a été chosie pour être le joker de Xavier de Moulins au JT de M6 à 19 h 45 du 18 juillet au 18 août.

 

« Il n’est plus impossible quand on n’est pas blanc d’accéder à ces postes là »

 

Kareen Guiock

Que représente de devenir le joker du JT de M6 pour une journaliste qui a plutôt l’habitude d’être derrière la caméra ?

 C’est un honneur, évidemment ! C’est amusant et étonnant parce que j’ai été effectivement bien plus derrière la caméra que devant. Et, en fait, au cours de ces dernières années, j’ai fait de l’antenne et l’ombre m’appelait régulièrement. Mais mon premier job à la télé, il y a 11 ans, c’était de présenter le journal sur une chaîne qui à l’époque s’appelait LCA (la chaîne africaine). Je trouve ça assez amusant de revenir dans un tout autre contexte, sur un autre type  de chaîne avec d’autres proportions, puisque si LCA était diffusée en Afrique, dans l’océan Indien, en Amérique du sud, mais pas en France, quand je sortais du studio, je n’avais pas vraiment conscience de ce que représentait ce job là. Alors que là, en le faisant sur M6, c’est évidemment autre chose. Je trouve ça assez chouette qu’on puisse en interne décider de ça. Ca fait dix ans que je suis là et je suis ravie qu’on m’ait à la fois donné cette occasion et cette chance. Etre joker, c’est une bonne mise en jambe. Pour autant, je n’ai pas la responsabilité du JT sur l’année, donc ça reste cool !

La nomination d’Harry Roselmack en 2005 comme joker de PPDA avait beaucoup de bruit. La vôtre semble être déjà inscrite dans une plus grande normalité même si le la présentation d’un JT reste emblématique…

La nomination d’Harry était une première… Il était un symbole parce que les événements de 2005, notamment, avaient rendu urgentes une normalisation du PAF et la nomination de quelqu’un. Ca avait été Harry. Ma position est très différente parce que ça fait dix ans que je travaille à M6 et que c’est un peu ma famille. J'ai grandi à M6. Depuis 2001, on m'y a soutenue, encouragée, écoutée.

Mais est-ce que votre nomination aurait été possible sans ce qui s’est passé en 2005 ?

Les choses auraient bien fini par changer, tôt ou tard. D'ailleurs, avant ces événements, le directeur délégué de l'info à M6 m'avait proposé de faire des essais. J'avais choisi de partir travailler quelques mois en Guadeloupe, à la rentrée 2005, et lorsque je suis rentrée à Paris en 2006, j'ai présenté des flashes d'actu dans le Morning live. C'était au printemps 2006 et c'était dans les tuyaux depuis plus de 8 mois. Harry est arrivé, sur TF1, à l'été 2006. La problématique de la télévision qui n'est pas à l'image de la population française est officiellement abordée depuis 1998, grâce à l'étude CSA menée par Marie- France Malonga. Donc la prise de conscience avait eu lieu... Aujourd’hui, qu’on soit noir, asiatique ou arabe, il n’est plus impossible quand on n’est pas blanc d’accéder à ces postes là. Et c’est formidable qu'en 2011, les carrières des uns et des autres puissent évoluer, sans plafond de verre, et sans que cela soit traité, par la presse, comme un événement. C'est le signe que l'on a passé un cap.

Est-ce que vous avez une idée, une envie, pour donner votre patte, une touche personnelle à votre présentation du JT ?

Il va falloir que je trouve mes marques. Je vais présenter le 19.45 pendant cinq semaines. C’est à la fois très long et très court. Il faut absolument s’approprier l’exercice. Ma patte… Je ne sais pas si on peut en parler comme ça. Je ne suis pas sûre de pouvoir aborder l’info différemment de la ligne éditoriale qui existe déjà et que, de toutes les façons, je respecterai. Après, je crois que c’est plus dans une façon d’être qu’on se singularise. Comme chacun est différent, Xavier de Moulins n’est pas Nathalie Renoux qui n’est pas Céline Bosquet qui n’est pas moi… On a tous un ton, une énergie un peu différents.  Un JT, c'est une équipe, et en l'occurrence, cette équipe, je la connais bien. Ca me sera, de fait, beaucoup plus facile d'être à l'aise, afin d'être naturelle. Naturelle, c'est pour moi la clé d'une bonne présentation. 

Turbo, c’est du passé ?

Non, je ne sais pas ce qui va se passer à la rentrée, je découvrirai. Pour le moment, l’étape majeure, c’est cette période du 18 juillet au 18 août.

Propos recuillis par FXG (agence de presse GHM)

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 03:12

Les carnavaliers à l'assaut des Champs-ElyséesFleurs arc triomphe bis

Il fallait voir parader les carnavaliers sur les Champs-Elysées, dimanche après-midi. Même le soleil était de la partie pour éclairer sur la plus belle avenue du monde le défilé des outre-mer, la marche des fiertés ultramarines. Bertrand Delanoë, le maire de Paris, est venu lui-même couper le ruban. Et de 14 heures à 17 h 30, une cinquantaine de groupes se sont succédés devant le jury qui était placé au rond-point des Champs-Elysées. Delanoe-Ruban.JPGJean-Claude Naimro, le président du jury, est assis au premier rang de la tribune d’honneur. A ses côtés, Cynthia et Thierry cham, Victor Clet, allias sa majesté Kékette, Eliane Chalonneau, ajointe au  maire de Fort-de-France, Robert Sébas, Nith Guillaume et Fabienne Elisé composent le jury. Eric Alexis, juré volant, le complète. « Sur les Champs, c’est fabuleux ! », Harmony day 3le clavier de Kassav s’extasie : « C’est une première et ce ne sera pas la dernière ! Il y a cinq ans, on n’aurait pas pu imaginer 6 000 carnavaliers sur les Champs Elysées. On avait Vincennes, voilà… Là, c’est fabuleux ! » Choukaj mas Paris, de Saint-Denis (93), ouvrent le défilé. Ils sont des habitués, très professionnels et militants. « lespwi kwiminel ka méné jodi la » indique leur banderole. Aussitôt après, c’est Mas mélé, puis c’est le groupe de Chauvel aux Abymes (971), Point d’interrogation. Dans la tribune, le maire de Paris n’est pas resté, mais George Pau-Langevin, quelques adjoints au maire… animateur au maquillage avec lavilPas d’officiel de l’Etat ou du gouvernement, mais Daniel maximin, commissaire de l'année des Outre-mer en France. Miyo défile avec ses mas et ses ka, suivi de Restan la du Gosier (971). La foule est massée derrière les barrières. Les Champs-Elysées sont envahis par la foule de ceux venus voir le défilé carnavalesque. Après le groupe Harmony day, les Chinois de New Tang dynastie TV ont fait forte impression. Rythmique, précision, couleurs et chorégraphie réglée au cordeau. Reine-carnaval.JPGLa reine du Carnaval de Paris est passée avec le Plastic Système band (972). Se sont enchaînés, derrière, Ti ma paname, mas Moule massif qui a déclenché des hurlements de la foule,, Double face, Siguines, Mas douvan (971),, Exploision V du Moule (971), Karaib de Gagny (Ile de France), Kolibri des îles en compagnie de Woulib,. Il y a encore eu Nou pas sav (972), Cubana danse, Evidanse de Rosny-sous-Bois…

Grand prix pour Calice Production

Calis prod BatalaQuand Calice production a défilé, le public a été estomaqué par leur costumes : d’immenses fleurs, d’immenses libellules… D’ailleurs, c’est lui qui a reçu le grand prix et celui du meilleur costume ! Bloco de Paris aux accents brésiliens a suivi, puis couleur Brazil… A ce moment là les premiers groupes qui étaient passés étaient revenu à leur point de départ, sur l’autre voie. Au même moement, la cacophonie a commencé devant la tribune du jury. Reine-de-guyane-3.JPGBrasis emmenait derrière lui la reine du carnaval de Guyane et le groupe de Cayenne, les Touloulous mag (973), puis est venue la Batucada d’Arcueil, free style système,, Nu Baï du Cap Vert, Hibiscus de Saint-Malo, les Roulo d’or (qui ont habitué à mieux), les Hibiscus de Sinamary (973). Rasin-guinen.JPGHaïti était là  avec Rasin Guinen… Derrière Vakband, la Thaïlande, Flech Kann, Karib K, ayé chèche, BKB, Tahiti, la Colombie, l’association du carnaval du sud Martinique, Ti ka danse, Karmelo et ses hommes chars, Magma de Basse-Terre (971). A ce moment-là, le défilé a pris un peu de retard et un homme de l’organisation a décvidé que c’était à cause des photographes… Les tzmbours des docks de la Réunion sont arrivés à leur tour devant les jurés, puis West Invall, Ethnik 93, Pikan de Vieux-Habitants (971), Manjé Yo (972), Tropicana de Villeneuve Saint-Georges, Chaye Yo et Yaa Carnival group de Saint-Martin. En quelque trois heures et demi, quelque 60 groupes ont foulé le pavé des Champs sous les yeux d’une foule de parisiens. Pari réussi pour les organisateurs !

FXG (agence de presse GHM)

 


Ils ont dit

Nefertiti-Naimro.JPGJean-Claude Naimro, président du jury : « C’est la première fois que je vais au carnaval à Paris. C’est impeccable. Je suis ravi et l’an prochain, je serai encore là. Nous, on vit avec le carnaval aux Antilles, il faut que ça s’exporte ici. On est 800 000 en France, il faut qu’on ait le nôtre aussi !

Victor Clet , juré : « C’est magnifique ! Pour une première, c’est une réussite totale… On en entendra parler dans toutes les informations. C’est une opportunité qu’on a saisie. Les Champs-Elysées, c’est immortel et inoubliable ! C’est une belle vitrine pour la France et le pays, le nôtre. »

Cynthia et Therry ChamThierry Cham, juré : « J’ai été agréablement surpris par le défilé. Je trouve que pour une première, c’est bien ! Même si ça manque un petit peu de rodage. Mais pour la première, c’est formidable. Les Champs-Elysées sont à leur manière aussi une reconnaissance de la communauté afro-antillaise et des Français des tropiques. J’espère que ça va se réitérer, que ça va pas s’arrêter parce que c’est simplement l’année de l’Outre-mer. Il faut que ça se répète dans le temps. »

Antoiner-Bordin.JPGAntoine Bordin, ancien président de la fédération du carnaval de Paris, successeur de Maurice Jallier : « J’ai toujours rêvé qu’on soit un jour sur les Champs-Elysées ! » Et maintenant, il rêve d’exporter le carnaval en Europe.

 


En imagesBloco de Paris 1Bloco de ParisBrasis 8

BrasisBrasis 7

Capoeira chez BrasisBrasis 9

BrasisCalis prod Batala

Calice productionChine 5

New Tang Dynasty TVChine 7

New Tang dynasty TVchoukaj et mas mele devant

Mas mélé et Choukaj remontent sur l'arc de triomphechoukaj mas

Choukaj mas ParisCouleur brazil 4

Couleurs BrazilCouleur brazil 7

Couleurs BrazilCouleurs brazil 6

Couleurs BrazilDife Kako 4

Dife KakoDouble face 2

Double faceEscort reine carnvalL'escorte de la reine du Carnaval de Paris 2011

Explosion V 6

Explosion VGroupe Bresil 4

Calice ProductionGroupe Bresil 5

Calice ProductionHarmony day 1

Harmony DayHibiscusn Saint Malo 1

Hibiscus Saint-MaloHibiscus saint malo 2

Hibiscus Saint-MaloHibiscus sinamary 10

Hibiscus SinamaryHibiscus sinamary 3

Hibiscus SinamaryHibiscus sinamary 7

Hibiscus SinamaryHibiscus sinamary 9

Hibiscus SinamaryWanda Nicot Delanoe

Wanda Nicot et Bertrand Delanoevisage-point-d-interrogation.JPG

Point d'interrogationVakband-2.JPG

VakbandVakband-1.JPG

VakbandTouloulous-Mag-3.JPG

Touloulous magTi-mas-paname.jpg

Ti mas PanameTi-mas-paname-1.JPG

Ti mas PanameSiguines-8.JPG

SiguinesSiguines-4.JPG

SiguinesSiguines-7.JPG

Siguinesrestan-la-gosier-3.JPG

Restan larestan-la-gosier-2.JPG

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La reine mèreRasin-guinen-2.JPG

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Le publicPSB.JPG

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PSBPrepa-Tahiti.JPG

Scène de préparationprepa-carnaval-1.JPG

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PréparationPremiere-dauphine-carnaval-Paris.JPG

La première dauphinepoint-interrogation-conque.JPG

Point d'interrogationpoint-d-interrogation.JPG

Point d'interrogationplastic-systeme-band-2.JPG

Plastic system bandPlastic-systeme-bande-sirene-char.jpg

La sirène du char de Plastic system bandNou-pa-sav-3.JPG

Nou pa savNou-pa-sav-2.JPG

Nou pa savMyio-2.JPG

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MyioMquillage-1.jpg

Gueule de carnavalMoule-mas-massif.jpg

Moule mas massifmes-moule-massif-2.JPG

Moule mas massifmas-mele-1.JPG

Mas méléMas-Douvan-4.JPG

Mas douvanMas-Douvan.JPG

Mas douvanMaquillage-4.jpg

Gueule de CarnavalMaquillage-3.jpg

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Gueule de CarnavalLavil-et-Bisson.JPG

Philippe Lavil et Sandra BissonKolibri-des-iles-3.jpg

Kolibri des îlesAye-cheche-1.JPG

Aye chèchéAye-cheche-2.JPG

Ayé ChèchéBKB-4.JPG

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Calice productionEthnik-93-1.JPG

Ethnik 93Ethnik-93-2.JPG

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Ethnik 93Flech-kann-2.JPG

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West InvalWest-Inval-1.JPG

West InvalThailande-Pataya.JPG

ThaïlandeThailande-6.JPG

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Tambours des docksTambour-des-dock-8.JPG

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TahitiTahiti-2.JPG

Tahiti

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TahitiManje-yo-3.jpg

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IndochineAvant-Bloco-de-Paris-1.JPG

Sur un air de sambaAye-cheche-5.JPG

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Batucada d'ArcueilBKB-2.JPG

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Cabo VerdeCalis-prod-batala-5.jpg

Calice productionCalis-prod-batala.jpg

Sur un air de rhumbaChaye-Yo-2.JPG

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Chayé YoChine-2-New-tand-dynasty.jpg

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New Tang dysnasty TVchoukaj-mas-paris-1.JPG

Choukaj mas ParisColombie-1.JPG

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Couleurs BrazilCubana-danse-1.JPG

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Cubana danseDife-kako-1.JPG

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Double faceEthnik-93-10.JPG

Ethnik 93Evidanse-1.JPG

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Explosion VFlech-kann-1.JPG

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Hibiscus de SinamaryHibiscus-sinamary-12.JPG

Hibiscus de SinamaryHibiscus-sinamary-arc-triomphe.JPG

Hibiscus de SinamaryYaa-carnival-2.JPG

Yaa Carnival groupVakband-4.JPG

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TropicanaYaa-Carnival-1.jpg

Yaa Carnival group




 

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