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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:51
L’expo végétale
La Cité des sciences et de l’industrie à la Porte de la Villette à Paris accueille jusqu’au 3 mai 2009 une exposition végétale consacrée aux cultures reines des départements d’outre-mer, la canne et la banane. Tout y est, du conteneur réfrigéré avec ses palettes de bananes en cartons, une colonne de distillation, des produits dérivés, tissus, plastiques biodégradables, rhum, sucre, chips de bananes… Mais l’exposition nichée dans la serre de la cité des sciences parvient à nous transporter entre la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique. La température est constante à 23 ou 24 degrés et puis, la nature… Deux cents bananiers ont pris place et quelques parcelles de cannes complètent le décor. En traversant un couloir, on se retrouve dans une usine à sucre avec son vacarme. Des robinets à odeur font humer les effluves de vesou, de mélasse… On apprend encore que les DOM produisent 269 000 tonnes de bananes et que les Européens en consomment 5,2 millions de tonnes… « Nos bananiers produiront des régimes, assure le commissaire de l’exposition, Jean-Christophe Theisen, mais les bananes… Elles seront petites. »
Interview. Paul Luu, directeur de l’Office de développement de l’agriculture outre-mer, organisateur de l’exposition Banane et canne à sucre, origine DOM, du 7 octobre 2008 au 3 mai 2009 à la Cité des sciences et de l’industrie, La Villette, Paris.
« La canne et la banane dépendent d’une filière industrielle »
Pourquoi une telle exposition à la cité des sciences et de l’industrie ?
Il nous a paru important de parler à nos concitoyens de deux produits qu’ils ont vraiment l’habitude de voir dans leur assiette qu’ils finissent par ne plus les regarder. On a donc voulu replacer ces deux cultures au niveau des DOM et montrer leur importance au niveau économique. Ce sont deux cultures qui dépendent toutes deux d’une filière industrielle, les sucreries et rhumeries pour la canne, les mûrisseries pour la banane.
Qu’est-ce qu’on apprend ?
J’ai envie de dire tout ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander au niveau de la banane, du sucre ou du rhum, vous l’apprenez à l’exposition.
Il y a 150 à 200 pieds de banane et des cannes à sucre, comment avez-vous fait pour mettre tout ça en culture ?
Le CIRAD et Vitropic sont partenaires de l’exposition, mais ceux à qui il faut reconnaître un grand professionnalisme, ce sont les techniciens et les ingénieurs de La Villette. Ce sont eux qui ont fait pousser les bananiers dans la serre et qui ont fait venir les cannes. Les premiers vitroplants ont été plantés à deux semaines au mois de mars dernier et c’est dans les hangars de la cité des sciences que tout s’est fait.
Ca va pousser pendant l’expo…
Je pense que d’ici la fin de l’exposition, on va se retrouver avec une véritable jungle, avec des régimes, on l’espère !

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:53
Le groupe Outre-mer du Sénat
Lucette Michaux-Chevry annonce au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer la création d’un groupe Outre-mer au Sénat, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. D’abord l’intergroupe des sénateurs de l’Outre-mer a toujours existé par le biais de l’intergroupe parlementaire qui regroupe sénateurs et députés. Il fonctionne peu et mal. Ensuite, il s’agit d’abord d’une histoire interne à l’UMP. La cooptation du représentant de ce groupe au bureau du Sénat devait se faire hier. Le bureau de Serge Larcher (Martinique, groupe socialiste) ignorait tout de la désignation de ce pair… Mais surtout, la nomination du sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon, Denis Detcheverry ou le Réunionnais Jean-Paul Virapoulé (le choix n'était pas encore connu, hier soir), ne signifie pas encore son entrée au bureau du Sénat. Pour que le bureau intègre un membre représentant l’outre-mer, le président Larcher doit modifier le règlement intérieur. Gérard Larcher doit donc tenir sa promesse faite aux sénateurs UMP d’outre-mer et surtout qu’il en trouve le temps.

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:45
Lucette Michaux-Chevry était reçue, hier matin, à Paris, par Yves Jégo. Interview de la sénatrice guadeloupéenne sur le perron de la rue Oudinot.
« J’adore le combat, ça me tient en forme »
De quoi vous êtes-vous entretenus vous et M. Jégo ?
Je voulais faire part au ministre de la décision des sénateurs de l’outre-mer de constituer au Sénat un groupe qui permettrait d’avoir une action de lobbying auprès des sénateurs métropolitains. Les problèmes de l’outre-mer sont complexes du fait de la mondialisation avec l ‘apparition des pays émergents, et du fait de ce qu’est structurellement l’outre-mer. Nous nous rendons compte que nos collègues métropolitains nous méconnaissent et surtout, parfois, prennent des décisions qui ne tiennent pas compte de la réalité locale. Moi, je suis fatiguée de voir que l’on considère l’outre-mer à travers un budget, à travers un coût financier...
Est-ce un groupe officiel ?
Le président Larcher a acté ce groupe et je suis venue en parler au ministre pour que nous puissions avoir des collaborateurs dans ce ministère qui travaillent avec nous, ainsi que des administrateurs du Sénat.
Qui constitue ce groupe ?
L’outre-mer. Tout le monde va y rentrer. Ce n’est pas un groupe politique, c’est un groupe d’influence afin de nous faire entendre. Nous aurons d’ailleurs dans le bureau du Sénat un collègue de l’outre-mer qui va siéger. Ca ne sera pas moi.
C’est la mission outre-mer promise par Gérard Larcher ?
A notre demande ! Et nous avons fortement influencé le président… En politique, il faut peser et nous avons pesé et bien pesé.
Comment allez-vous agir ?
Nous allons être une force de proposition. Lorsque l’on parle de niches fiscales, il y en a ! Mais on ne peut pas parler de niches fiscales en outre-mer. Par contre les prises de position du ministre sur la défiscalisation sont fondées. Il y a des dérapages qui ne sont pas acceptables. Mais la défiscalisation est indispensable si on veut rattraper les retards cumulés par l’outre-mer depuis des décennies. Il faut pouvoir faire figurer dans notre groupe, faire siéger des sénateurs métropolitains qui vont travailler avec nous et qui vont prendre vraiment le pouls, la température des problèmes de l’outre-mer.
Vous avez des exemples ?
Il va y avoir les élections européennes très bientôt. Les trois députés européens sont tous Réunionnais. C’est normal ? On risque encore de l’avoir…Cela démontre que l’outre-mer n’est pas complètement intégré dans le fonctionnement des Assemblées nationales. Pour notre représentant au bureau du Sénat, nous avons décidé de faire tourner, que ce ne soit pas la même région tout le temps qui représente l’outre-mer.
Etes-vous aussi venue donner des éléments de langage concernant l’UMP outre-mer à M. Jégo ?
Je n’ai pas de leçons à donner à M. Jégo. Il faut simplement savoir qu’en outre-mer, il y a une spécificité et qu’il y a de plus en plus une revendication d’expression. Si l’UMP continue à vouloir, de Paris, décider pour l’outre-mer, ça va tanguer. Ma force politique à moi est de dire : je suis sur mon terrain et je fais la loi sur mon terrain. Mais il faut faire évoluer les choses et faire en sorte qu’on puisse travailler en symbiose et qu’il y ait une prise en compte de nos réalités. Personne n’aurait pensé que j’aurais été élue sénateur après l’échec des régionales. J’ai été élue. Je n’étais pas la candidate de l’UMP, non plus, pour les élections à Basse-Terre et pourtant j’ai gagné. Je ne dis pas que je serai dans d’autres combats, mais je pousserai les combats.
Les régionales ?
Je vais les pousser ! La Guadeloupe est gérée par un dictateur qui a une vision égocentrique de la gestion et qui est persuadé que la Région est sa propriété. Il a été démocratiquement élu et il n’a jamais mis son costume de président. Il est resté un militant…
Pour gagner les régionales, vous avez besoin de Mme Carabin. Qu’allez-vous faire ?
Si j ‘avais été réélue présidente de la Région, il n’y aurait jamais eu de schisme. Quand un vieil éléphant s’éloigne un peu, il y en a toujours d’autres qui viennent le pousser. Mais moi, on ne m’a jamais poussée. Je me retiens moi-même. Je ne pense pas qu’il faille parler de schisme. Mme Carabin a besoin de se faire reconnaître, c’est normal et légitime. C’est une ambition naturelle. Je crois qu’elle ne peut ignorer si elle est députée que c’est quand même grâce à la puissance de mon action. C’est elle aussi qui a décidé de donner au plus beau boulevard de la Guadeloupe, classé par Paris, mon nom. Donc elle me reconnaît. L’intérêt de la Guadeloupe est de ne pas s’amuser sur des questions de personnes. Cela démontre l’absence de projet. J’ai un projet pour la Guadeloupe 2010-2020. Je ne serai plus là, mais j’ai le devoir en tant qu’élue responsable de transmettre quelque chose.
Allez-vous vous présenter vous-même ?
Je ne vais pas être tête de liste mais je serai dans le combat. D’ailleurs, j’adore le combat, ça me tient en forme.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 12:35
Vrai de vrai, de Daniel Théault
Daniel Théault, Martiniquais de 62 ans, exilé à Cergy en région parisienne, sort en autoproduction un disque 100 % zouk, Vrai de vrai, distribué par Lucien Laviolette aux Antilles et Musique Musique à Cayenne. Retour sur un parcours débuté en 1961.
Au début des années 1960, Daniel Théault s’appelait Yéyé. On l’appelait ainsi depuis qu’il avait chanté « Yeah Yeah ! Laisse tomber les filles » façon Johnny Hallyday en 1964 au ciné-théatre à Fort-de-France, puis l'Olympia toujours à Fort-de-France, en première partie de Sylvie Vartan en 1965… Daniel Théault a grandi à Grosenville à Fort-de-France et quitté l’école à quinze ans pour faire sa première scène. C’était avec Simon Jurad et Vico Charlemagne, qui n’était pas encore le bassiste de la Perfecta. Ils jouaient en première partie de Maurice Alcindor… « Avec Simon on faisait du lèche-vitrine devant les magasins de musique. C’étaient les premières guitares rock… » Aux Terres-Sainville, il présente Vico à Simon et ils débutent en jouant du rock. C’était en 1961. Entre 1962 et 1966, ils répètent à la salle paroissiale de Schoelcher et une fois par an, ils offrent la recette d’un concert en échange. « Mon soliste de l’époque, Christian Bartouche, est devenu plus tard le bassiste de Moune de Rivel. » Mais les amis se séparent. « Je voulais rester dans le rock… », témoigne Daniel Théault. Quelque quarante ans plus tard, Daniel Théault sort un album, 100 % zouk. Comment passe-t-on ainsi du rock au zouk ? « J’ai dû partir à l’armée en 1966, à Caen. Puis en 1969, j’étais à Paris, je n’avais pas de boulot et je ne faisais plus de musique. Un jour, en 1972, à Barbès, j’ai retrouvé Vico Charlemagne… Le soir même, il m’emmenait jouer à Pantin avec Emmanuel Toussaint. » Daniel reste un an, à jouer de la timbale, pour ce musicien créole.
Les Drakkars
En 1975, il monte un orchestre à Paris, les Drakkars. Ca dure cinq ans et il en sort trois 33 tours. Ils jouent de la cadence, du reggae ou de la biguine… Au début des années 1980, il publie, à La Pensée universelle, une pièce de théâtre, Quel enfer, devient animateur sur Radio métropole (il y restera jusqu’en 1986) et suit des cours d’art dramatique. On le voit, figurant ou silhouette dans une quinzaine de films. En 1987, il reprend le chemin du studio et signe de son nom, Daniel Théault, De tout cœur. Il fait une tournée en Côte d’Ivoire et enchaîne avec des concerts de solidarité pour les victimes du cyclone Hugo. 1993, nouvel album : Joie de vivre, puis 1999 : L’amour maternel. « J’ai toujours privilégié la scène, c’est pourquoi mes albums sont si espacés dans le temps. » Avec Vrai de vrai, Daniel Théault vient apporter une nouvelle brique à son chemin d’artiste. « Tout ce que j’y chante, c’est du vécu, d’où le titre. » L’album a été fabriqué avec le concours de Jocelyn Delannay, ex-pianiste de Typical Combo ou de Jocelyne Bérouard dans les seventies, et s’il est autoproduit, c’est que Daniel Théault a l’habitude de procéder ainsi depuis les Drakkars. Il a néanmoins adhéré à l’association Agir Ensemb pour les musiques d’outre-mer qui lui a accordé son label. « Cette association peut aider à faire éclore une vraie solidarité… »

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 17:02
L’AFD finance 60 millions de prêts outre-mer
Le comité Outre-mer de l’Agence française de développement (AFD) du 1er octobre dernier a décidé d’engager près de 60 millions d’euros en faveur de l’outre-mer.
A la Réunion, l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 15 millions d’euros à la Chambre de commerce et d’industrie (CCIR) pour le financement partiel des investissements de Port-Réunion. Port-Réunion, concession concédée par l’Etat à la CCIR, couvre 98% des flux de marchandises de l’île. La stratégie de la concession est d’adapter et de moderniser les installations portuaires pour répondre à l’évolution de la taille des navires, des volumes de trafic et des conditionnements, sur les deux sites qui le composent : sur le port Est, créé en 1988, les investissements permettront d’accueillir de plus grands navires (100 000 tonnes et d’un tirant d’eau de 14 mètres , contre 45 000 t et 12 m actuellement), pour les trafics de conteneurs et de vrac liquide et solide. Sur le port Ouest, de conception ancienne, l’infrastructure de la filière pêche sera modernisée, avec notamment la construction de 1 100 mètres de quais.
En Martinique, l’AFD a accordé trois prêts, d’un montant global de 30,1 millions d’euros, au département pour le financement de ses investissements courants et des réparations liées aux dommages causés par le cyclone Dean d’août 2007 et le séisme du 29 novembre 2007. Les interventions de l’AFD participeront aux réparations des dommages causés par les catastrophes naturelles de 2007 et à la construction et à la réhabilitation d’infrastructures scolaires et médico-sociales.
Par ailleurs, un prêt de 6,7 millions d’euros a été octroyé pour la réhabilitation du Centre hospitalier Louis-Domergue de Trinité sérieusement endommagé à la suite du séisme d’octobre 2007. Le CHLD, hôpital de médecine-chirurgie-obstétrique de 263 lits, couvre, au nord-est de l’île, un bassin de 100 000 habitants.
En Guadeloupe, l’AFD prête 6 millions d’euros au département pour le financement de son programme d’équipement 2008, notamment dans les secteurs prioritaires que sont les traitements des déchets, l’équipement médico-social et l’aménagement urbain.

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 16:39
Les Trophées des arts afro-caribéens à la télé
Samedi à 20 h 30, sur RFO (dimanche à 23H20, heure de Paris, sur France 2 et dimanche à 23 h15 à la Réunion) sera diffusée sur France 2 la cérémonie des Trophées des arts afro-caribéens 2008 qui s'est déroulée au Théâtre du Châtelet le 23 septembre. Cette cérémonie de récompense est présentée par Olivier Minne et Sonia Rolland. De nombreuses personnalités se sont relayées sur scène comme  le parrain Pascal Gentil, l'une des marraines Yamina Benguigui, Audrey Pulvar, Malamine Koné, Clarence Avant, Claudy Siar,  Aurély Konaté, Valérie Bègue, Marie-José Pérec, Lilian Thuram, Passy, Tanya St Val et la soirée a été rythmée par les prestations de SlaÏ, Marc Antoine, Davy Sicard, Tiken Jah Fakoly et Soprano, Bernard Lavilliers et Louisy Joseph.

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 18:21
Le CM98 attaque Max Gallo en appel
En décembre 2004, Max Gallo invité du journal de la mi-journée de France 3 tenait des propos que le comité marche du 23 mai 1998 n’a pas voulu laissé impunis. Le CM98 reproche à Max Gallo d’avoir ignoré le caractère de crime contre l’humanité de l’esclavage. Le 5 juillet 2006, le CM98 était débouté de ses demandes. Il faisait appel. L’appel a été examiné hier par la 11e chambre de la cour d’appel, dit chambre de la presse. Me Sophie Thonon, avocate du CM98, a plaidé la dénonciation d’un crime reconnu par la loi Taubira. « Comme toutes les lois mémorielles, cette loi est partielle », a indiqué la défense de M. Gallo. Pour l’académicien, on instaure un nouveau délit de défaut de prudence et on dénonce le danger des vérités légales. Pour le CM98, cet appel est symbolique car en le déboutant une seconde fois, cet arrêt tendrait à prouver juridiquement que la loi du 21 mai 2001, portant reconnaissance de l’esclavage et de la traite négrière comme crime contre l’humanité, ne sert à rien. La cour a remis son délibéré au 13 novembre prochain.

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 17:15
Trinidad et Tobago donne son feu vert au groupe Monplaisir pour le gazoduc
Ralph Monplaisir, dirigeant du groupe martiniquais Monplaisir, a appris mercredi que le conseil des ministres de Trinidad et Tobago avait confirmé l’attribution de l’allocation de gaz pour les Antilles françaises pour partie à EDF, pour une autre au groupe Monplaisir. Trinidad et Tobago est le premier fournisseur de gaz pour les Etats-Unis. Si les autorités de Trinidad  avaenit déjà accepté l’allocation pour la Barbade, mais attendait une position officielle de la France. Ca a été chose faite avec un voyage effectué il y a deux mois par une délégation conduite par Alfred Almont. Ce dernier, au nom de notre représentation nationale, a confirmé l’intérêt de la France. Le groupe Monplaisir a été mandaté par la collectivité de Saint-Martin pour son approvisionnement énergétique et pense pouvoir fournir des clients industriels en Guadeloupe et Martinique. Le groupe Monplaisir intervient à la fois dans la promotion du gazoduc qui reliera au-delà de Barbade, les îles françaises, Sainte-Lucie et la Dominique et en tant qu’importateur et distributeur de gaz. Le projet global du gazoduc est estimé à 800 millions de dollars américains et pourrait être opérationnels en 2011 selon Ralph Monplaisir.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 20:46
La première rentrée de nos sénateurs de Guyane
Les deux nouveaux sénateurs de Guyane, Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette, sont à Paris pour la rentrée de la session d’automne au palais du Luxembourg.

Appelés par les grands électeurs à succéder à Georges Othily dans les rangs du Sénat de la République, les maires de Mana et Kourou, Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette, sont arrivés lundi à Paris pour se présenter au palais du Luxembourg et procéder aux formalités d’usage pour les nouveaux sénateurs. Hier, ils élisaient leur président, lenuméro 2 de l’Etat dans l’ordre protocolaire, derrière le président de la République. Leur candidat, le sénateur socialiste Jean-Pierre Bel, a obtenu 136 voix, celui de l’UMP, Gérard Larcher a été élu au premier tour avec 175 voix.
Apparentés PS
La semaine prochaine, MM. Patient et Antoinette sauront dans quelle commission ils siègeront. Les plus intéressantes, savent-ils déjà, sont difficiles à décrocher pour les primo arrivant. A défaut de commission des finances, Georges Patient a demandé la commission des lois. Jean-Etienne Antoinette n’a pas indiqué à quelle commission il voulait siéger. Les radicaux de gauche ont tenté de les amener à eux pour faire basculer à gauche le vieux groupe centriste RDSE (le Rassemblement démocratique, social et européen date de la IIIe République) et en faire un vrai groupe radical de gauche en ralliant Chevènement et les deux élus guyanais. En vain, MM. Patient et Antoinette ont rallié le groupe socialiste où ils siègent désormais en tant qu’apparentés.


Repères
Le président du Sénat
Le président, qui siège sur « le plateau », est élu pour trois ans, à l’occasion du renouvellement partiel du Sénat. Lors du dernier scrutin, seul un tiers d’entre les sénateurs ont été renouvelés. En 2001, ce sera la moitié du Sénat qui sera renouvelée.
Les groupes
Les sénateurs sont regroupés par groupes et sous-groupes. Les deux Guyanais siègent dans le groupe socialiste et le sous-groupe DOM-TOM. Ils appartiennent de droit, s’ils le souhaitent, à l’intergroupe parlementaire qui rassemble les députés et les sénateurs de tous partis politiques et de tous les outremers.
Le modèle
Si Othily est resté 19 ans au Sénat, le modèle pour les deux sénateurs de Guyane reste celui de Gaston Monnerville, le compatriote qui a connu autrefois la même joie que Gérard Larcher, hier : gagner le plateau !


Interview croisée de Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette
« On n’est pas dépaysés »
Comment avez-vous vécu ces premières journées ?
Georges Patient (à droite sur la photo) : Depuis lundi, mon collègue Antoinette et moi-même, accomplissons les premières formalités qu’il convient de faire quand arrive dans cette maison…
Jean-Etienne Antoinette : C’est d’abord une découverte, ensuite la confirmation que je suis ici pour quelque chose qui intéresse les collectivités locales.
Il vous  a fallu choisir un groupe politique ?
Georges Patient : Oui, oui… Nous avons été approchés par deux groupes, le groupe RDSE et le groupe du Parti socialiste. Après réflexion, nous avons choisi d’être apparentés au groupe socialiste.
Jean-Etienne Antoinette : Parce qu’il faut donner de la visibilité à l’action politique, j’ai décidé de siéger dans le groupe du Parti socialiste, apparenté.
Quels chantiers vous attendent au Sénat ?
Georges Patient : Le chantier des collectivités locales, de leur autonomie financière, un sujet sensible, et également le problème récurrent du foncier en Guyane. Nous avons encore le chantier de la cohésion sociale avec le traitement de la population étrangère en Guyane et celui de l’évolution institutionnelle.
Jean-Etienne Antoinette (photo ci-contre) : Le Sénat est la maison des collectivités locales et nous savons tous les difficultés que rencontrent nos collectivités afin que celles-ci accomplissent leur mission de service public. J’ai été élu sur ce programme : comment obtenir aux collectivités locales des moyens afin de  réaliser leur mission. La Guyane a pris un retard important. Il y a un travail à faire au niveau des recettes de fonctionnement pour que nos collectivités puissent s’administrer librement. Nous devons sortir de cette relation de subordination dans le cadre de subventions  avec l’Etat, l’Europe… C’est avec fermeté que je voudrais défendre ces intérêts-là.
Quelles seront vos attentions lors de l’examen de la LODEOM ?
Georges Patient : Une très grande attention ! Ca en fait déjà l’objet au conseil régional où il y a une position particulière. Chez les socioprofessionnels, le sentiment est favorable. Je compte réunir très prochainement en Guyane toutes les personnes concernées par cette loi et à partir de là, adopter une position qui sera certainement commune à celle de mon collègue.
Jean-Etienne Antoinette : Nous avons l’intention de travailler de concert avec les parlementaires, Mme Taubira en particulier. Il faut être vigilant avec cette loi de programme. Il s’agit dans un premier temps de désengager l’Etat dans le cadre du financement de l’économie de la Guyane, dans un deuxième temps de faire quelques cadeaux aux entreprises sans contrepartie. Comment conventionner cette augmentation des prix en Guyane ?… Donc on va faire notre travail et quand il y aura des éléments importants avec des impacts positifs, nous allons bien sûr les défendre. Nous resterons vigilants sur les impacts de loi sur le budget des collectivités locales.
Dans quelle commission avez-vous choisi de siéger ?
Jean-Etienne Antoinette : On verra comment cela va se passer. Nous attendons les résultats la semaine prochaine… Je vais partager les rôles avec mon collègue Patient. Je  crois que nous travaillons de façon solidaire, ça fonctionne très bien. On s’essaie aussi à une nouvelle gouvernance : parler de la même voix pour défendre les intérêts de la Guyane.
Georges Patient : J’ai choisi un certain nombre de commissions mais certaines ne sont pas particulièrement évidentes à obtenir. Je souhaitais aller à la commission des finances mais je sais que ça ne va pas être évident, donc en second choix, j’ai proposé la commission des lois.
Jean-Etienne Antoinette : On va se relayer, on va parler ensemble. Je crois que la voix de la Guyane sera entendue dans ce cadre magnifique.
Allez-vous intégrer l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer ?
Georges Patient : Oui, très certainement. Je n’ai pas encore été approché mais hier j’ai eu une discussion avec Lucette Michaux-Chevry qui m’a parlé de différents problèmes qui empêchent cet intergroupe de se réunir. Elle proposait qu’il y ait une espèce d’antenne dans chaque assemblée. L’objectif est de faire en sorte que les sénateurs des DOM trouvent l’occasion de se rencontrer, d’évoquer des problèmes communs et qu’il y ait une espèce de permanence entre les sénateurs domiens, qu’on essaie toujours d’être présents quand il y a un sujet qui touche les DOM.
Jean-Etienne Antoinette : Il y a une proposition qui consiste à améliorer le fonctionnement de l’intergroupe entre les sénateurs et les députés. Quand le députés sont en session, les sénateurs sont dans leurs circonscriptions… Mais l’intergroupe est nécessaire parce qu’il y a une problématique d’outre-mer, des points communs comme la question de l’évolution institutionnelle, celle des finances des collectivités locales, les hôpitaux publics… C’est une des raisons qui nous a poussés à rejoindre le groupe PS car ils ont un groupe DOM-TOM avec Claude Lise, Jacques Gillot, Serge Larcher… avec Patient et moi en plus, nous commençons à former un groupe important.
Comment la Guyane est ressentie au Sénat ?
Georges Patient : Ils n’ignorent pas la Guyane ! C’est vrai que nous avons Georges Othily qui y est resté 19 ans, qui a su s’y faire apprécier. Nous ne sommes pas en terre inconnue. C’est une maison, c’est ma première impression, où l’accueil est agréable. Tout y est fait pour que le sénateur qui arrive soit bien accueilli, que les conditions optimum de travail soient mises à sa disposition. On est nouvellement arrivés, on n’a pas encore repéré tous les lieux mais en fait on n’est pas dépaysés.
Jean-Etienne Antoinette : Il est évident qu’il y a une approche d’analyse lointaine et globalisante de la Guyane. Nous sommes là pour rectifier cette image. Mais il est évident qu’historiquement la Guyane fait partie du système français. Dans cette France globalisante, il convient d’étrenner le particularisme de la Guyane Là aussi, c’est une priorité : l’évolution institutionnelle.







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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 17:50
Paris s’apprête à rendre hommage aux Dumas
Claude Ribbe, président (entre autres) de l’association des amis du général Dumas a indiqué que la mairie de Paris s’apprêtait à rendre hommage aux Dumas sur le lieu même qui s’appelait avant la seconde guerre mondiale, place des trois Dumas dans le 17e arrondissement. « Le monument est prêt et sera posé sur la place du général Catroux le 10 décembre, jour anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme », indique Claude Ribbe. L’œuvre monumentale de 4 mètres de haut représente une chaîne brisée, son auteur est Driss Sans-Arcidet. Par ailleurs, les chasseurs alpins devraient rendre un hommage à leur fondateur (Dumas était le général de l’armée des Alpes) le même jour.

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