Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 06:15

La diversité à la télé bien représentée dans les activités marginales ou illégales

La vague 2016 du baromètre du Conseil supérieur de l'audiovisuel montre une faible progression de la représentation de la diversité à la télévision : 16 % en 2016 contre 14% en 2014. Les personnes « perçues comme blanches » sont toujours largement majoritaires à la télévision, 84% et ce taux atteint 86 % dans les programmes d’origine française. La tendance est un peu plus accentuée avec les programmes dont le sujet est français (90%).

Parmi les 16 % de personnes « perçues comme non blanches », les personnes « perçues comme noires » sont 45%) et  celles « perçues comme arabes » 25%. Ce sont dans les programmes de sport qu'elles sont le mieux représentées (22%), puis les fictions (21%). En revanche, dans les programmes d’information, elles ne sont plus que 11%. "Considérant que les programmes d’information devraient refléter justement la diversité de la société française, le résultat très faible observé fait de cette question un point central du baromètre de 2016", souligne le CSA.

Dans la fiction, 10 % des comédiens noirs et maghrébins incarnent des rôles de héros et 44 % des rôles secondaires, contre 16% et 39 % pour les comédiens blancs.

La proportion de ces comédiens issus de la diversité a augmenté sur les rôles à connotation négatives (25% en 2016 contre 20% en 2015) mais aussi sur les rôles à connotation positives (23% en 2016 contre 14% en 2015).

En fait les mieux représentées sont les CSP+ blanches (87% contre 13% des CSP + non-blanches). Seules les professions intermédiaires ainsi que les agriculteurs exploitants sont significativement plus représentés par des personnes « perçues comme non blanches » (21%).
Quant aux CSP- et aux inactifs, respectivement 16% et 17% d'entre eux sont noirs ou maghrébins.

Mais au final, ce sont dans les activités marginales ou illégales qu'ils sont le mieux représentés puisqu'ils représentent globalement 34 % des 16 % de personnes issues de la diversité à la télévision. Le CSA estime que cela "présente un risque important de stigmatisation".

Mais les Noirs et les Arabes ne sont pas les plus mal lotis puisque ce sont les handicapés. "Si l’on occulte les programmes sportifs, indique le CSA, le taux de représentation du handicap à l’écran tombe à moins de 0,6%."

FXG, à Paris
 

 

 

Repost 0
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 06:28
Le prix du meilleur chanté Nwel a été remis vendredi 13 janvier à la Région Ile de France par le vice-président Patrick Karam

Le prix du meilleur chanté Nwel a été remis vendredi 13 janvier à la Région Ile de France par le vice-président Patrick Karam

Prix du meilleur "chanté Nwel" d'Ile-de-France

Vendredi 13 janvier, au conseil régional d'Ile-de-France, Patrick Karam, vice-président en charge des sports, de la vie associative, de la jeunesse et des loisirs les cultures d'outre-mer, a remis le prix des meilleurs "chanté Nwel" qui se sont déroulés dans le cadre de la Ronde des chanté Nwel, entre Toussaint et Noël. "Cette manifestation était une première, a indiqué Patrick Karam, qui donne enfin une reconnaissance et toutes ses lettres de noblesse aux cultures d'outre-mer et singulièrement à une très vieille tradition antillaise, le chanté Nwel qui a bercé nos enfances et celles de nos parents." Pour participer, il fallait que l'entrée soit gratuite — le partage doit être la règle — et la musique des cantiques devait rester traditionnelle avec tambour, ti bois, cha-cha... Plus d'une cinquantaine d'organisateurs de "chanté Nwel" en Ile de France ont voulu participer a ce concours, mais seuls 35 ont été retenus. Ces régles ont été édictées par le comité d'organisation composé notamment de Jacques Ambrosio, René Silo, Daniel Dalin, Harry Jeanne, Jean-Michel Boucher, Michel Gordien, Bernard Gueridon, François-Xavier Tony, Chantal Daroso, Jean-Claude Peranin, Joel Moulin, Gerty Lollia, Diana Rome, Elodie Dacosta, Odile François et Ericka Montredon.

Les associations Ecole bèlè et Chataigne ont reçu le premier prix et ont été récompensées par un chèque de 3 000 euros pour avoir su organiser le plus traditionnel des "chanté Nwel" à Fresnes (Val-de-Marne), le 10 décembre dernier. Plus de deux cent personnes y avaient fait le déplacement pour y pousser la chansonnette entre amis, familles, collègues…

Ont été également récompensées les associations Agora Karaib de Clichy (Hauts-de-Seine) avec un chèque de  1 500 euros, Otantika de Choisy-Le-Roi (Val-de-Marne), 1 000 euros, AMU de Pierrefite-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), 600 euros, Mas Mélé de Garges-les-Gonesses (Seine-Saint-Denis), 500 euros et Carrefour du Soleil de Cergy (Val-d'Oise) avec 300 euros.

A noter que le grand chanté Nwel organisé à la Région, avec le groupe Ethnick Nwel, réputé être le meilleur groupe de chanté nwel en Ile de France, et qui a accueilli quelque 500 personnes en présence de la présidente Valérie Pécresse et de Patrick Karam, était hors concours.

Une deuxième édition de la "Ronde des Chantes Nwel d'Ile de France" a d'ores et déjà été annoncée pour 2017 par Patrick Karam.

FXG, à Paris

Repost 0
16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:47
Jean-Michel Martial, président du CReFOM

Jean-Michel Martial, président du CReFOM

Jean-Michel Martial, président du Conseil Représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM).

"Les compétences supérieures sont les bienvenues"

Que s'est-il passé pour que vous reveniez sur l'affaire Virginie Chaillou-Atrous, celle de la nomination d'un professeur d'histoire à l'université de la Réunion, alors que le tribunal administratif a statué ?

Un article est paru dans le Figaro du 22 décembre dernier qui met en cause directement le CReFOM. Dans cette vitrine que Le Figaro a donné à Mme Chaillou, candidate à ce poste, il semble qu'elle occulte son oreille et entende qu'on préfère mettre un noir à la place d'un blanc. En réalité, le processus de nomination a été invalidé par le tribunal administratif. Au lieu d'en rester là, la candidate se plaint, se place en victime et reproche au CReFOM d'être intervenu contre elle. Or, le Figaro a refusé notre droit de réponse. Libre à lui, mais lorsqu'on se permet de titrer « c'est du racisme à l'envers ! » et qu'on refuse un droit de réponse, il y a derrière toute une pensée et cette pensée, si tel est le cas, elle est dangereuse, surtout en période électorale.

Pourquoi parlez-vous d'incitation à la haine raciale ?

Elle parle de préférence régionale et dit ceci : "la préférence régionale peut être dangereuse et injuste (...) Il faut éviter que la préférence régionale tourne à la chasse aux métropolitains." Elle n'a pas forcément faux lorsqu'elle dit cela, mais lorsqu'elle s'érige en victime en disant que le CReFOM intervient pour que "la Nantaise" — elle se dénomme ainsi — ne puisse pas obtenir ce poste, c'est faux ! Nous n'intervenons pas contre elle ; c'est elle qui fait cet amalgame dangereux, nous intervenons pour que la loi de la République soit respectée. Et le tribunal administratif a dit qu'il y avait un doute sérieux sur la légalité de la procédure.

Qu'attendez-vous puisque la justice administrative s'est déjà prononcée ?

Nous attendons qu'un nouveau processus, régulier cette fois, de nomination soit mis en place, à l'issue duquel les jurés statueront et décideront de la personne qui deviendra détentrice du poste de maître de conférence de la chaire d'histoire à l'université de la Réunion. Lorsque la procédure sera conforme à la loi, il en ressortira un candidat nommé et nous dirons amen, quel qu'il soit.

Il n'en est pas moins vrai que le CReFOM se bat pour favoriser les nominations des Ultramarins dans leur territoire, à compétence égale...

Dans le respect des procédures et à compétence égale, le CReFOM soutiendra un candidat issu du bassin où se trouve le poste à pourvoir. La question n'est pas de soutenir le Réunionnais contre le métropolitain, il s'agit de construire des modèles d'identification positive, de reconstruire la confiance en soi chez des gens auxquels on a dit "vous êtes des choses". Nous nous battons contre ça et rétablissons cette conscience qui fera que nous pourrons parler d'égal à égal. Nous n'agissons pas pour faire plaisir aux noirs, nous avons besoin de cette confiance retrouvée pour que la paix sociale puisse exister. Nous faisons le boulot pour dans les postes à responsabilité, des gens originaires de l'espace où se situe le poste, à compétence égale, puissent être choisis. Si des compétences supérieures viennent, elles sont les bienvenues !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Repost 0
16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 05:46

Pacte d'avenir : Hollande rouvre les négociations

"Je reste à votre disposition, cher Rodolphe." C'est par cette phrase manuscrite que le chef de l'Etat conclut la lettre qu'il a écrite le 30 décembre dernier au président de la CTG, Rodolphe Alexandre. Et ce dernier l'a pris au mot, qui est arrivé à Paris mercredi pour rencontrer dans l'après-midi l'hôte de l'Elysée. Il s'agit de reprendre les négociations autour du pacte d'avenir pour la Guyane. Manuel Valls, l'ancien Premier ministre qui avait promis de signer sans jamais y parvenir, ce pacte avec Rodolphe Alexandre, a commenté cette information : "Les bases de l'accord existent. L'intérêt de Rodolphe Alexandre et du gouvernement est qu'on ait un accord avant l'échéance présidentielle pour que la négociation soit exclue des enjeux électoraux." Rodophe Alexandre avait été reçu préalablement à ce courrier par la ministre des Outre-mer le 14 décembre.

Dans sa missive, François Hollande évoque les courriers  de Rodolphe Alexandre des 28 novembre et 4 décembre dans lesquels il lui fait part de ses "réserves", des ses "préoccupations". Il estime que la "démarche" du président de la CTG "nécessite probablement un nouveau cycle de concertation interministérielle".

"Nous sommes dans un état d'esprit très ouvert, a indiqué vendredi la ministre des Outre-mer à France-Guyane. Ce pacte est un beau projet, bien charpenté qui a demandé des années de travail et qui est structurant." La ministre qui voit dans le pacte d'avenir un prémisse de ce que seront les plans de convergence prévus dans la loi égalité réelle outre-mer, espère elle aussi parvenir à boucler le dossier avant la fin du quinquennat.

FXG, à Paris

Repost 0
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 07:20
Manuel Valls et les parlementaires Patient (Guyane), Lurel (Guadeloupe) et Létchimy (Martinique)

Manuel Valls et les parlementaires Patient (Guyane), Lurel (Guadeloupe) et Létchimy (Martinique)

L'ambition de Valls pour les outre-mer

Tandis que l'ancien Premier ministre tente à l'échelon national le passage difficile de favori à outsider de la primaire des socialistes, il essaie encore de se démarquer de ses concurrents en misant outre-mer. Entouré des parlementaires Victorin Lurel, Serge Létchimy, Georges Patient et  Dario Loutchmayah, président de la fédération des associations ultramarines en Provence Alpe Côte d'Azur, Manuel Valls a présenté hier matin à Paris ses "35 propositions pour un nouveau souffle dans les outre-mer", en attendant son programme territoire par territoire. "On ne peut jouer avec l'avenir de 2,7 millions d'habitants", a-t-il déclaré d'emblée avant d'attaquer ses concurrents : Il dénonce la volonté de Marie Le Pen de supprimer la sur-rémunération des fonctionnaires : "Une faute morale, une erreur économique." Même chose avec le voeu de Jean-Luc Mélenchon de supprimer les niches fiscales : "Ca va profondément bouleverser le tissu économique." Même chose encore avec les 500 000 suppressions de fonctionnaires promises par François Fillon : "Ca touchera aussi les outre-mer." Quant à Emmanuel Macron, il s'est vu reprocher sa position sur la départementalisation de Mayotte dont il refuse le statut quo actuel. "Cela va déstabiliser Mayotte et créer un doute pour l'ensemble des outre-mer", a réagi Manuel Valls.

L'ancien Premier ministre qui a, dans son organigramme de campagne, la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, se targue d'un bilan avec un budget de la mission outre-mer de plus de 1 milliard, la loi vie chère de Lurel, la loi diplomatie régionale de Létchimy et la future loi égalité réelle outre-mer, un plan Mayotte 2025, un Pacte d'avenir pour la Guyane (qui devrait être bouclé avant la fin du quinquennat). Il veut "bâtir l'égalité réelle outre-mer" dans son quinquennat. Il veut inscrire dans la loi de finance 2018 une fonds d'intervention égalité réelle outre-mer doté de 1 milliard sur cinq ans et une simplification de la défiscalisation des investissements productifs dans le cadre d'un nouveau statut fiscal, réviser la Constitution et son article 73 pour donner plus d'autonomie législative aux collectivités  territoriales, notamment la Réunion en supprimant l'amendement Virapoullé (dès l'automne 2017). Il promet aussi de simplifier et adapter le droit européen pour qu'il ne soit pas "une entrave au développement des territoires". D'autres mesures viennent compléter ce programme comme la convergence des prestations sociales, un secrétaire d'Etat pour la diplomatie régionale, une politique de nomination d'Ultramarins parmi les hauts fonctionnaires, le retour des fonctionnaires originaires d'outre-mer, le renforcement de la sécurité en hommes et matériels, une nouvelle politique de continuité territoriale, son soutien pour un mémorial national de l'esclavage...

Manuel Valls lance un appel aux Ultramarins à voter à la primaire des socialistes. "Je ne peux me rendre outre-mer d'ici le 22 janvier, mais si je gagne, je réserve mon premier déplacement dans ces territoires."

FXG, à Paris

Les autres candidats de la primaire et l'outre-mer

Vincent Peillon a dévoilé son programme le 3 janvier dernier. Son projet de 60 pages, évoque ses trois axes pour les Outre-mer : "L’égalité réelle, l’adaptabilité, l’insertion régionale". L'ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin (porte-parole et cellule justice et institutions), et Philippe Naillet (cellule outre-mer) font partie de son équipe de campagne.

Arnaud Montebourg a présenté son organigramme de campagne le 2 janvier dernier. Le député Réunionnais Patrick Lebreton est en charge de la thématique outre-mer. Mais pour l'heure, pas de programme spécifique outre-mer dans ses propositions.

Benoît Hamon a confié son projet outre-mer à l'un de ses porte-paroles, le jeune Martiniquais Valentin Narbonnais (23 ans). Ce socialiste a travaillé au cabinet de Christiane Taubira, place Vendôme. Pour l'heure, le programme outre-mer de Benoît Hamon n'a pas été communiqué.

François de Rugy présente un programme en 66 points avec une seule mention de l'outre-mer : "Afin de tenir compte de la diversité de la République, de reconnaître pleinement l’apport des parlementaires ultramarins dans le processus législatif et d’en finir avec les lois de programmation sur les Outre-mer élaborées par toutes les majorités successives et jamais réellement mises en oeuvre, tout texte de loi devra comporter une section fixant ses conditions d’application aux Outre-mer."

Les deux autres candidats à la primaire des socialistes, Silvia Pinel et Jean-Luc Benhamias n'ont présenté ni programme, ni organigramme laissant soupçonner quoi que ce soit concernant l'outre-mer.

 

 

Repost 0
13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 04:56
Sur le site outremer.generation-what.fr/ il faut choisir son territoire ultramarin avant de répondre à l'enquête

Sur le site outremer.generation-what.fr/ il faut choisir son territoire ultramarin avant de répondre à l'enquête

Une enquête sur la jeunesse outre-mer et ses aspirations

L'enquête sociologique sur Internet doit aboutir à une grande soirée sur France Ô où un panel représentatif de ces jeunesses d'outre-mer seront confrontées aux candidats à la présidentielle.

Génération what est un site internet qui permet à la jeunesse, entre 18 et 34 ans, d'où qu'elle soit, de se faire entendre et de se poser des questions qu'elle ne se pose jamais, de pouvoir se comparer des autres jeunesses d'autres territoires et enfin de permettre à des sociologues de disposer de tous les instruments pour faire le portrait de cette génération et de mesure son degré de rupture par rapport aux autres générations. "Chaque outre-mer, explique Christophe Nick, producteur, dispose de son propre site (outremer.generation-what.fr/), relié aux autres sites qui permettent les comparaisons entre outre-mer, mais également avec les autres pays européens." Sur ce site, le jeune est invité à répondre à un questionnaire de plus de 150 items qui balaient tous les champs, l'intimité, la famille, le travail, la société, le futur... "Plus il y a de jeunes qui y participent, poursuit le producteur, plus le portrait est précis. Au fur et à mesure qu'il répond, le jeune sait où il se situe par rapport aux autres, il sait s'il fait partie des 43 % qui répondent oui ou  des 22 % qui ne savent pas... Donc il se rend compte qu'il fait partie de sa génération, même s'il est dans une minorité." Au-delà de cette connaissance, le jeune peut aussi se comparer à d'autres jeunes. Dans chacun des territoires d'outre-mer, ont été enregistrés une vingtaine de jeunes qui répondent au questionnaire. Leurs réponses ont été compilées par vidéo, thématique par thématique. "Ca permet de faire des débats entre les jeunes qui peuvent durer des soirées entières... C'est autant un outil individuel pour se comparer, qu'un outil pour les sociologues, qu'un moyen pour cette génération de se faire entendre des décideurs, des politiques, des autres ultramarins, des autres générations..."

Du net à la télé

Génération what est un projet transmédia, d'abord sur le net, puis chaque antenne des chaînes 1ère et France Ô vont faire leurs propres programmes à partir de l'enquête. Ca peut être des programmes courts quotidiens avec des vidéos qui présentent une question et de multiples réponses, des magasines, des talk shows. "Il s'agit, continue Christophe Nick, de produire vers la fin du mois de février ou au début mars à une grande soirée sur France Ô avec un panel de jeunes. Tous les résultats de cette enquête seront compilés par des sociologues dans chaque bassin ultramarin. L'idée est de confronter ces résultats et ce panel de jeunes aux candidats de la présidentielle pour qu'ils entendent bien la voix de ces jeunes." Les premières tendances révèlent que les jeunes d'outre-mer sont assez différents de la jeunesse hexagonale. C'est ce point de vue, assez différent, tranché, qu'il s'agit de faire entendre aux candidats à l'Elysée. Tous ces résultats sont d'ores et déjà consultable sur le site.

FXG, à Paris

Repost 0
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 06:14
Hélène Geoffroy dans son bureau du ministère de la Ville le 5 janvier dernier

Hélène Geoffroy dans son bureau du ministère de la Ville le 5 janvier dernier

Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville, était aux Antilles entre dimanche 8 et jeudi 12 janvier. Interview.

"Les gens ont envie de travailler à la transformation de l'image de leur quartier"

En débarquant en Guadeloupe pour la première fois en tant que ministre, que ressentez-vous ?

La joie ! Ca aurait été paradoxal que je ne m'y rende pas alors que depuis que j'ai été nommée au gouvernement, j'ai entamé un tour de France de tous les quartiers inscrits en politique de la ville (QPV). Il y a 1514 quartiers qui me concernent et les Outre-mer y sont aussi représentés. J'éprouve un sentiment particulier puisque j'ai grandi en Guadeloupe et que j'y retourne pour effectuer une visite officielle en tant que ministre...

Quel est le sens de votre déplacement ?

La politique de la Ville, par essence, s'occupe de beaucoup de sujets à commencer par le renouvellement urbain. Transformer un quartier, c'est important mais c'est aussi s'occuper de ce qui fait la vie quotidienne des habitants, l'emploi, l'accès à la santé et à l'éducation et puis les questions de sécurité évidemment... Tout l'enjeu pour moi, c'est de faire en sorte que tous ces sujets soient traités, lorsqu'on est en QPV, par tous les ministères concernés. Je suis à cette charnière interministérielle et mon rôle c'est de m'assurer que chaque politique publique lancée par les ministère de l'Emploi, de l'Intérieur, de la Santé, de la Culture et de l'Education nationale, s'applique de façon pleine et entière et moi, j'arrive pour y donner un supplément parce qu'il y a plus de difficultés dans ces quartiers. C'est ce que fait aussi le ministère des Outre-mer pour les Outre-mer et c'est ce que je fais pour les QPV d'autant plus quand ils sont en outre-mer. Quand on regarde la politique des contrats aidés, on se rend compte que dans les QPV, y compris outre-mer, s'il n'y a pas une volonté très forte de l'Etat, les contrats ne sont pas utilisés alors que ce sont des endroits où l'on en a plus besoin. La politique de la ville, c'est refaire du bâti, s'occuper d'emploi, santé, éducation, culture et sécurité et enfin travailler à la participation des habitants.

C'est la démocratie participative ?

Avec la loi Lamy de 2014, on a décidé de faire participer les citoyens parce qu'on ne peut pas transformer un quartier sans y associer les habitants. On a donc créé les conseils citoyens pour qu'ils puissent être associés à la prise de décision avec les élus locaux, les bailleurs sociaux et les services de l'Etat. Nous avons plus de mille conseils citoyens sur l'ensemble du territoire national. En Martinique, il existe déjà de tels conseils à Fort-de-France et au Robert et, en Guadeloupe, je vais avoir l'occasion d'en installer à Pointe-à-Pitre/Abymes et à Sainte-Rose. Dans ces quartiers où les gens ont les revenus les plus bas, il y a des gens qui s'engagent, qui ont envie de travailler à la transformation de leur quartier, de l'image de leur quartier.

Vous avez aussi récupéré le pilotage des comités interministériels pour l'égalité et la citoyenneté (CIEC) qui était alors à la charge d'Ericka Bareigts quand elle était secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle... Qu'en est-il aux Antilles ?

Il y a des déclinaisons régionales et je présiderai mercredi après-midi en Martinique une réunion du comité de pilotage et j'aurai l'occasion de voir le déploiement des mesures. Plus largement, comme nous sommes à un début de programmation financière pour nos contrats de ville, il est important que j'aille expliquer sur place les orientations que je porte.

Vous allez consacrer une grande part de votre temps à des visites d'établissement public, dont des écoles. Pourquoi ?

L'école est le premier lieu où l'on parle des valeurs de la République et se pose la question de la qualité du bâti scolaire. Or, les écoles ont vieilli et aux Antilles se rajoute cette complexité supplémentaire que sont les normes parasismiques. Les collectivités ne sont pas en mesure de faire seules l'effort et il faut les accompagner pour construire, réhabiliter, restructurer. Le président de la République a annoncé un milliard d'euros supplémentaires dont 100 millions dès cette année. Cela concerne aussi bien Pointe-à-Pitre/Abymes et Fort-de-France avec les programmes de l'agence nationale de rénovation urbaine, mais aussi les villes qui sont en QPV avec le fonds de soutien à l'investissement local. Dans ce cadre, on a confié une mission à Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois et vice-président du Conseil national des villes, pour qu'il puisse faire un état des lieux. Il m'accompagnera durant cette visite à Grand-Camp aux Abymes et au Moule en Guadeloupe, à Sainte-Thérèse en Martinique voir des écoles rénovées et d'autres à rénover. Il rendra son rapport au premier trimestre ce qui va nous permettre d'évaluer les besoins et de donner les instructions aux préfets.

Quel rôle la politique de la ville peut jouer contre la violence ?

Nos quartiers populaires sont souvent des quartiers avec une population jeune, des taux de chômage plus élevés. Il y a un désoeuvrement qui peut entraîner des phénomènes de délinquance. Comment les accompagner ? Nous travaillons avec les associations et structures qui sont implantées dans les QPV. Nous n'avons pas cessé de les renforcer financièrement et nous leur demandons aujourd'hui d'être ouvertes plus tard et le week-end. Lorsque les services publics ferment à 17 heures et qu'il n'y a plus d'adultes dans l'espace public, ce sont les jeunes qui l'occupent et pas toujours de façon positive. L'idée est de travailler davantage avec les acteurs de la médiation sociale sur la question de la jeunesse et on y met de l'argent. Les professionnels travaillent avec nous autour de la prévention spécialisée entre 14 et 18 ans. Il y a une réponse sécurité et tranquillité publiques et ce que nous faisons, que nous inscrivons dans les contrats de ville et on en finance une partie.

La garantie jeune est généralisée cette année. Qu'en attendez-vous aux Antilles ?

L'expérimentation qui a été faite fonctionne bien. Nous avons travaillé avec des cohortes de jeunes limitées à 15 ou 20 personnes. Elles sont coachées de façon resserrée et les taux de réussite et de remobilisation sont importants. Ce n'est pas la seule façon de faire, mais nous, à la politique de la ville, on rajoute des financements pour s'assurer que plus de jeunes en profitent et je m'assure que dans les pourcentages de ceux qui bénéficient de la garantie jeune, le pourcentage QPV soit important et Ericka Bareigts s'assure que les ultramarins soient bien pris en compte !

Propos recueillis par FXG, à Paris

(crédits photo : MVJS : Hervé Hamon et FXG)

Une formation guadeloupéenne

Son père est de Jabrun/Morne-à-l'Eau, sa mère, une demoiselle Ballon, de Capesterre-Belle-Eau. Si Hélène Geoffroy est née à Creil dans l'Oise, elle part vivre en Guadeloupe à l'âge de 5 ans, d'abord à la tour Frébeau, puis à la Jaille. Elle est scolarisée à l'école de Chanzy à Pointe-à-Pitre (aujourd'hui en QPV !). "Un mois après ma nomination au gouvernement, j'ai assisté à une projection de films réalisés dans des quartiers politique de la ville. L'un d'eux était réalisé par des anciens de l'école Chanzy. Ils étaient plus jeunes que moi, mais on avait eu les mêmes instituteurs ! Ca m'a fait drôle ce raccourci..." L'adolescente étudie au collège du Raizet, puis à Baimbridge où elle passe son bac. "Je voyais l'hélicoptère au-dessus de la maison", dit-elle en se souvenant de la Guadeloupe bloquée lors de l'affaire Faisans... "Cette jeunesse guadeloupéenne a contribué à ma construction politique personnelle." Après ses études à Paris, en 1997, elle est nommée enseignant chercheur à l'école des travaux publics de l'Etat à Vaulx-en-Velin (Rhône). "J'ai commencé à militer et j'ai retrouvé à Vaulx-en-Velin ce que je connaissais en Guadeloupe, en termes de questionnement personnel par rapport à l'histoire à partager, à ce qui fait un destin commun, comment on se construit une appartenance... Quand on a un peu toutes les histoires du monde dans les banlieues et qu'on vient des Antilles, on sent qu'on a été stabilisé." Elue maire, puis députée, elle est entrée au gouvernement en février 2016. "Je pense qu'on aurait des choses à apprendre aux autres sur cette façon de se construire avec des identités multiples et se sentir équilibrés."

Repost 0
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 06:37
Annulation du salon de la gastronomie d'outre-mer pour cause d'élections

Le salon de la gastronomie des outre-mer reporté sine die

A un mois de l'ouverture attendue le 10 février prochain de la 3e édition du salon de la gastronomie des outre-mer, sa promotrice, la chef de cuisine guadeloupéenne, Babette de Rozières, a annoncé son report à une date ultérieure. La raison de cette annulation de dernière minute, c'est l'engagement politique de Babette qui s'est portée candidate aux législatives dans la 17e circonscription de Paris. "Je n’ai pas souhaité prendre le risque de me voir reprocher de profiter de ma notoriété dans le cadre de la campagne électorale que je mène sur le terrain dans le 18e et le 19e arrondissement de Paris où se tient le salon."

Babette de Rozières a été élue en décembre 2015 conseillère régionale LR d'Ile de France dans la circonscription des Yvelines où elle réside.

La 17e circonscription législative de Paris est actuellement représentée par Daniel Vaillant. L'ancien ministre de l'Ìntérieur de Lionel Jospin ne se représentera pas et laissera la socialiste Colombe Brossel y aller. A noter que cette circonscription très à gauche était aussi visée par l'actuel ministre du Travail, Myriam El Khomry, qui avait été élue en 2008, conseillère municipale du 18e arrondissement. La mère de la loi travail qui porte son nom a essuyé une fin de non recevoir de la maire de Paris et de la section du 18e arrondissement du parti socialiste, mais elle a obtenu l'investiture de la section locale du PS dans l'autre circonscription du 18e actuellement détenue par Christophe Caresche

FXG, à Paris

Repost 0
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 07:19
François Hollande, Jean-Pierre Hugues, directeur de cabinet, et Ericka Bareigts à l'Elysée mercredi 4 janvier 2017

François Hollande, Jean-Pierre Hugues, directeur de cabinet, et Ericka Bareigts à l'Elysée mercredi 4 janvier 2017

Bareigts reçue au Château

La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, a été reçue par François Hollande mercredi après-midi, à l'Elysée, en présence du directeur de cabinet de la présidence, Jean-Pierre Hugues. La ministre et le président de la République ont évoqué le débat à venir au Sénat, la semaine du 16 janvier, autour du projet de loi égalité réelle outre-mer, mais également de la panthéonisation de Roland Garros, projet cher à la ministre. Sans évoquer de calendrier, ni même imaginer le transfert de ce héros réunionnais au temple de la République avant la fin de son quinquennat, le chef de l'Etat "s'est montré concerné par cette demande", selon Ericka Bareigts. "Il s'agit, a précisé son cabinet, d'un processus qui prend du temps. C'est le premier pas vers l'ouverture de dossier."

FXG, à Paris

Repost 0
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:09

Procès des magistrats de la Cour de cassation : contre-attaque du parquet

Mercredi après-midi s'est tenue l'audience relative à la plainte du Mouvement international pour les réparations, du Mouvement pour une nouvelle humanité et du Comité international des peuples noirs  à l'encontre de sept magistrats de la Cour de cassation et de son premier président, Bertrand Louvel.

Cette plainte fait suite à l'arrêt rendu par la Cour de cassation le 5 février 2013, annulant la condamnation du Martiniquais Alain Huyghues-Despointes du 30 juin 2011 pour apologie de crime contre l’humanité. En cause, des propos qu'il avait tenu dans le documentaire de Romain Bolzinger, Les derniers maîtres de la Martinique", diffusé sur Canal + en février 2009. La raison de cette cassation : la loi Taubira n'est pas normative.

Mercredi, la représentante du parquet a soulevé des nullités, laissant entendre que la plainte n'est pas formellement valable. L'avocat des hauts magistrats, Me Le Guhenec, s'est associé à la démarche du parquet, estimant que les plaignants avaient produit "une citation confuse, car d'abord militante"... Il a néanmoins admis le problème soulevé par les avocats antillais en reconnaissant que la loi égalité et citoyenneté qui venait d'être promulguée étendait le délit d'apologie de crime contre l'humanité au crime de l'esclavage, tout en indiquant que lorsqu'elle a rendu son arrêt, la Cour de cassation s'en est tenue à la loi telle qu'elle était alors.

Mes Missamou, Duhamel, Monotuka et le bâtonnier Ezelin ont objecté que si leur plainte passait en revue toutes les violations de la loi (droit de la presse, droit pénal et droit européen) contenues dans l'arrêt de la Cour de cassation, le chef de la prévention était clair : "Délit de discrimination au sens du code pénal". Ainsi Me Monotuka a indiqué que les magistrats de la Cour avait bafoué la Constitution pour "exclure de l'humanité une partie de l'humanité." Me Duhamel a fait valoir qu'en ôtant tout pouvoir normatif à la loi Taubira, "la chambre criminelle de la Cour de cassation s'est prise pour le Conseil constitutionnel"... Le bâtonnier Ezelin a estimé, de surcroît, qu'en raison de l'autorité de la Cour de cassation qui ne reconnaît en la loi Taubira qu'une loi mémorielle, la Cour incite aussi à la discrimination : "On peut donc écrire ce que l'on veut sur l'esclavage, contrairement à la Shoah."

Avant de conclure, Me Monotuka a posé cette question aux magistrats de la 17e chambre correctionnelle de Paris : "Sommes-nous tous des êtres humains ou pas ? Car c'est cela qu'on veut vous éviter de dire."

La décision sera rendue le 8 février prochain. Si les exceptions de nullité sont validées, l'affaire sera close. Sinon, la chambre correctionnelle devra encore entendre les avocats plaider le fond du dossier.

FXG, à Paris

Repost 0

Articles Récents