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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 02:16

Discussion générale à l'Assemblée nationale

Avec 24 heures d?avance, le débat sur le statut des îles du Nord a démarré hier soir avec la discussion générale. Nombreux sont nos élus qui étaient présents dans les tribunes. Albert Fleming, Bruno Magras (qui ne cachait pas sa joie), Louis Mussington, René Arnell, Alain Richardson et Richard Vialenc. Albert Fleming a demandé à ce dernier s'il venait en tant que suppléant du député. « Non, je suis le député », a rétorqué malicieusement M. Vialenc. Pendant ce temps Louis Mussington regardait avec un intérêt marqué la galerie des portraits des président de l'Assemblée...

Dans l'hémicycle, François Baroin a présenté le nouveau texte tel que ressorti de son examen au Sénat. René Dosière (PS) a bien tenté une exception d'irrecevabilité, à travers un portrait peu flatteur des îles du Nord, mais le consensus semble bien là puisqu'au nom du PS, Victorin Lurel a précisé qu'il ne voterait pas l'exception. Il a tout de même rappelé au ministre que la question des sièges de députés relevait d'une obligation constitutionnelle avant de signaler que « l'autonomie de ces îles est absolument nécessaire » et que le PS voterait ce texte. Christiane Taubira (PRG) a parlé « d'avancées pour une meilleure prise en compte de la diversité des otre-mers ». La séance a été levée peu après minuit, Gabrielle Louis-Carabin (UMP) et les deux députés non-inscrits de Martinique, Alfred Marie-Jeanne et Philippe Edmond-Mariette, interviendront cet après-midi avant la discussion des amendements, soit la question de la représentation nationale.


Composition et montant des rétributions des futurs conseils territoriaux

Saint-Martin : 23 élus (coût : 139 915 euros contre 23 420 euros pour la commune)

Saint-Barth : 19 élus (coût : 109 862 contre 10 967 euros pour la commune)

Président : 7496 euros (le maire actuel touche 2031 euros)

Vice-présidents : 7 238 euros (un adjoint touche actuellement 1117 euros)

Membres du conseil exécutif : 5 687 euros

Conseiller territorial : 5 170 euros (un conseiller municipal ne touche rien)

 

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 12:24

François Baroin : « Je ne quitterai jamais l’Outre-mer »


Les voeux à la presse et aux associations ont été l’occasion pour François Baroin de faire un bilan de son action à l’Outremer qui se résume en une phrase : « Les engagement du président de la République ont été respectés et tenus. » Collège électoral en Nouvelle Calédonie, statuts de Saint-Martin et Saint-Barth, budget en hausse, volontariat dans le logement social, sauvetage de la défisc… François Baroin, avec le sentiment de travail bien fait, a lancé pour finir : « Je quitterai ce ministère dans quelques semaines. Je ne quitterai jamais l’Outre-mer. » (Photo : Regis Durand de Girard)

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 16:06

Machiavel au Collectifdom

 

 

 

Ségolène Royal est attendue aux Antilles du 24 au 27 janvier. La commission des conflits du Parti socialiste doit trancher le cas Georges Frêche le 27. Ségolène Royal a déclaré à ce sujet, dimanche: « Je désapprouve que George Frêche n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit son cours. » Elle avait dit une semaine avant sur RTL lorsque Frêche a annoncé sa « mise en congés » du parti : « Ce qu'il a fait est bien, on peut en rester là. » « Ce spectaculaire revirement ne suffit pas », rétorque le Collectifdom qui appelle à « une mobilisation générale contre le voyage de Ségolène Royal aux Antilles. » Cet appel s’inscrit dans la continuité des affaires Sevran et Finkielkraut et dans le cadre d’un combat engagé contre « la libération de la parole négrophobe » mais il ne doit pas faire oublier que le président du Collectifdom a l’estampille UDF pour les législatives et deux des ses secrétaires généraux animent chacun un comité de soutien à Nicolas Sarkozy. Difficile de tout concilier proprement...

Ségolène en prépa

Lundi après-midi, Ségolène voyait Victorin pour achever les préparatifs du voyage aux Antilles qui commence mercredi par la Martinique. Victorin Lurel, nommé récemment responsable du pôle outre-mer dans l'équipe de campagne ne peut l'accompagner dans cette première étape car il est retenu à l'assemblée par le statut des îles du Nord. Pour renforcer l'équipe, Chrisnacht, l'ancien conseiller de Lionel Jospin, Dubreuil, secrétaire national adjoint à l'outre-mer, et Louis Le Pensec, ancien ministre des DOM ont été sollicités pour compléter le pôle outre-mer de la campagne qu'a rejoint Thierry Le Lay, l'ancien sous-préfet de Pointe-à-Pitre. "Les Antilles, on est bien... Ce qui est plus dur, c'est le 5e Dom.", craint-on dans l'équipe. Ségolène Royal, fidèle a sa stratégie participative vient écouter les Français d'outre-mer. Elle n'entend pas dire maintenant ce qu'elle propose pour les Antilles. Le 11 février seulement, elle dévoilera son programme, juste avant de partir en Guyane.

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 16:05

ECHOS de Guyane

Cambior au cœur de l’accord politique Taubira/Ségolène

« Je ne veux pas faire mon intéressante, mais j’ai des séances de travail avec Ségolène Royal… Sur le projet Cambior, elle va se prononcer car c’est une des conditions… » de l’accord politique passé entre le PS et le PRG pour la présidentielle.

Le baiser de Judas

Alexis Tiouica, de la fédération des organisations amérindiennes de Guyane, a fait la bise à Christiane Taubira lorsque celle-ci a quitté la réunion commune qu’ils tenaient à la maison de la radio contre le projet Cambior. Mais une fois celle-ci partie, M. Tiouica lui a reproché de parler de « communautés villageoises » au sujet des Amérindiens, plutôt que d’adopter le terme qui leur est officiellement reconnu de « peuples autochtones ». Une bise au goût amer…

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 15:45

Un Guadeloupéen sélectionné au festival des programmes audiovisuels de Biarritz

Le documentaire Neg Lévé du réalisateur producteur guadeloupéen Gérard Théobald a été sélectionné au prochain festival international des programmes audiovisuels (FIPA) de Biarritz qui se tient du 23 au 28 janvier. Ce documentaire de 90 minutes, tourné entre 2001 et 2006 se penche sur la manière dont les populations d’origines africaines et antillaises ont soutenu la loi Taubira sur la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme crime contre l’humanité. De l’avis du réalisateur, il y a peu de communauté de pensées et somportements entre les Africains subsahariens et les Antillais si ce n’est sur leur combat commun contre la vente aux enchères des documents historiques relatifs à la traite. « Neg lévé est une expression du mois de mai, comme la plupart des expressions qui sont restées », souligne l’auteur. Ce film est le premier volet d’une série dont la suite s’appelle « Etre ou ne pas être… » Les points de suspensions signifient « Noir ». Gérard Théobald fait depuis plusieurs année un travail de recherche sur la communauté antillaise de métropole. Cette sélection comble l’auteur qui se dit « heureux de voir que nos expressions trouvent leur place dans ce genre de manifestation. Un autre Guadeloupéen sera présent au FIPA, dans la catégorie fiction : Jean-Claude Flamand-Barny pour sa série Tropiques amères.

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 15:41

Dossier Cambior : les opposants à Paris

« Le projet Cambior est un non sens environnemental », selon le scientifique Pierre-Michel Forget du Muséum.

Après le rejet en octobre du projet Cambior par les ministères de l’Ecologie, de l’Industrie, de l’Outre-mer et du Tourisme, la société Iamgold ( ?) a fait une nouvelle demande en décembre et l’enquête publique doit démarrer le 15 février. Pour parer à cette nouvelle offensive, un front d’opposant est venu à Paris défendre ses positions. Parmi eux, la députée de Guyane Christiane Taubira, Pierre-Michel Forget du Muséum, Frédéric Lecorre de la société Floramazonia, Alexis Tiouica, de la fédération des organisations amérindiennes de Guyane, Christophe Obel de la ligue ROC présidée par Hubert Reeves et encore Edith Patrouillot du comité de solidarité avec les Indiens des Amériques.

« Je suis hostile à l’activité minière quelle qu’en soit la forme, a déclaré d’entrée Christiane Taubira, car les ressources sont non renouvelables et leur exploitation provoque des dégâts considérables sur le patrimoine naturel, sur le plan des cultures, de la santé et des modes de vie. Sur ce patrimoine commun, il n’est pas question qu’il y ait une prédation ! » Alexis Tiouica a enchaîné : « L’Etat veut peut-être faire mourir à petit feu les Wayana ? Nos conditions de vie ne sont pas respectées. L’environnement c’est bien beau, mais il faut penser à ces Wayanas intoxiqués au mercure. Pour Cambior, les zones de droit d’usage ont été violées par les autorités sur la montagne de Kaw où des populations amérindiennes vivent. » Reprenant la parole, Mme Taubira a évoqué « un rapport de force entre avec une multinationale et un gouvernement trop contents d’avoir des emplois », pour dénoncer une « absence de politique minière et une gestion au coup par coup ». Elle demande que l’on respecte « les modes de vie, les servitudes publiques et la santé publique. Frédéric Lecorre a dénoncé la proximité du site de la ville de Cayenne. « C’est un projet qui peut impacter sur une grande partie de la population guyanaise et malgré les traitements, les rejets de cyanure restent dix à quinze fois supérieurs aux normes. » Il a rappelé que des parlementaires Verts (Cochet, Mamère) avaient demandé en vain une commission d’enquête parlementaire. Le calendrier à venir s’ouvrira avec l’ouverture de l’enquête publique, du 15 février au 15 mars, avec un rendu des conclusions des commissaires enquêteurs au 15 avril. Mais eu égard à la taille du dossier, on peut s’interroger sur la fiabilité de ces dates. Christiane Taubira a indiqué qu’elle interpellerai le gouvernement pour que le dossier Cambior soit réellement accessible aux populations.

Un dossier de 40 000 pages

Les intervenants ont encore dénoncé la méthode d’Iamgold qui a déposé un dossier lourd de 40 000 pages. «  Il a fallu deux 4x4 pour amener le dossier dans les différents services et nous serons en pleine période de carnaval. Iamgold compte sur la noyade annoncée des lecteurs de ce dossier ! » Toutefois, les opposants au projet ont bon espoir. Frédéric Lecorre a rappelé ainsi que le président de la République s’opposait à un dossier qui nécessiterait des dérogations. Interrogé sur des rumeurs de subornation du président du tribunal administratif de Cayenne (susceptible d’intervenir dans ce dossier avec les recours), les intervenants ont souri sous cape. Frédéric Lecorre a déclaré : « J’ai été informé de ces tentatives, mais je n’en sais pas plus. Il ne faut pas s’étonner des manœuvres d’une grande multinationale pour arriver à ses fins. »

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 15:41

Affaire Frêche
Ségolène Royal veut en rester là et le mécontentement gonfle dans la diaspora antillaise

Après la décision de Georges Frêche de se mettre en congé du PS suite à ses propos sur les « Blacks de l’équipe de France » et la réaction de Ségolène Royal qui estime qu’« on peut en rester là », les Antillais de métropole l’ont mauvaise.

Le 14 novembre 2006, lors du conseil de l’agglomération de Montpellier qu’il préside, Georges Frêche, par ailleurs président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon, et déjà connu pour avoir traité des harkis de « sous-hommes », déclarait : « Bientôt, y aura  onze Noirs sur onze en équipe de France. C'est une catastrophe pour le sport français…. Moi, ça me peine ! » Le Collectifdom a déposé aussitôt une plainte contre Georges Frêche. Jeanine Maurice-Bellay, conseillère régionale d’Ile de France, Martiniquaise et membre du PS, organise avec des militants socialistes depuis plusieurs semaines, des manifestations devant le siège de son parti pour demander l’exclusion de Georges Frêche.
Samedi prochain, la commission des conflits doit se prononcer sur cette affaire. Entre temps, le 16 janvier, le président de la Région Languedoc-Roussillon a écrit à François Hollande pour lui indiquer qu’il se « mettait en congé du parti socialiste » jusqu’à l’élection présidentielle pour « ne pas gêner la campagne de Ségolène Royal » dont il souhaite « ardemment » la victoire. Mercredi 17 janvier, Ségolène Royal s’est satisfaite de la décision de Georges Frêche sur RTL : « Ce qu’il a fait est bien, on peut en rester là », a-t-elle déclaré, précisant qu’elle n’était en désaccord qu’avec les « mots » de Georges Frêche.

« C’est nous qui prendrons la sanction »

Dès lors, le mécontentement de la diaspora antillaise et africaine « gonfle », selon les mots de Luc Saint-Eloy. « On nous méprise sans tenir compte du fait que nous avons été blessé », assure l’homme de théâtre qui s’insurge contre le fait qu’au début du XXIe siècle, « l’homme noir est toujours mal considéré » et qui se demande ce que veulent dire les mots « l’ordre juste ». « Je suis inquiet pour notre jeunesse à qui des élus donnent à voir un comportement condamnable. » Le dérapage d’Arnaud Montebourg qualifiant François Hollande, le compagnon de Ségolène Royal, comme son seul défaut, lui ont valu d’être suspendu illico de son rôle de porte-parole de la candidate socialiste. « Si elle est capable de le sanctionner, elle doit le faire avec Georges Frêche… » Le CRAN de Patrick Lozès, An nou allé de Louis-Georges Tin sont aussi monté au créneau contre cette attitude. Claude Ribbe, président du Collectifdom, se demande si « l’indication que Georges Frêche pourrait, une fois son congé terminé, devenir ministre de Ségolène Royal, et à la limite – pourquoi pas ? – ministre de l’Outre mer ou ministre des Sports ? » Quant à Janine Maurice-Bellay, très en colère, elle se demande pourquoi Georges Frêche ne s’est pas auto-suspendu dès le 16 novembre… « Ca veut dire quoi ? C’est vraiment nous prendre pour des imbéciles. Si le PS ne le sanctionne pas, alors c’est nous qui prendrons la sanction. »
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 20:36

Le 26 janvier prochain, le conseil ; général de Guyane examine  le projet de porter le nombre de cantons de 19 à 27. C’est principalement l’Ouest guyanais qui est concerné.

Trois questions à Léon Bertrand, maire de Saint-Laurent-du-Maroni

"A terme, c'est la bidépartementalisation"

Ce redécoupage est-il justifié ?

Non seulement il est justifié administrativement par rapport à l’accroissement de la population mais il est rendu nécessaire pour le rééquilibrage du territoire. Maripa-Soula a un territoire grand comme plusieurs départements métropolitains… Ces communes ont besoin de mieux se faire entendre au conseil général pour faire valoir et défendre leurs intérêts.

On vous soupçonne d’avoir favorisé un système qui vous serait favorable politiquement. Vous en dîtes quoi ?

Il ne s’agit pas de mettre en place un système politiquement favorable à Léon Bertrand. C’est une demande qui est vieille d’une dizaine d’années. Nous avons voté plusieurs motions dans la communauté des communes de l’Ouest guyanais. Elles ont été votées aussi par moi que par le maire de Mana ou d’Awala-Yalimapo.

Ce redécoupage cantonal va-t-il dans le même sens que votre désir de scinder la Région Guyane en deux départements ?

Ce n’est pas l’objectif, mais ce projet d’inscrit dans cette démarche. Une démarche qui va à l’encontre de ceux qui veulent une assemblée unique. Il faut un lieu où chacun puisse se retrouver avec ses problématiques propres. A terme, il est clair que l’on devra s’acheminer vers la bidépartementalisation.

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 20:26

Nelly Olin, ministre de l’Ecologie et du développement durable

« L’eau distribuée aujourd’hui est conforme aux normes sanitaires »

Quel est le sens de ce déplacement aux Antilles à moins de cent jours de la présidentielle ?

Mon déplacement aux Antilles est motivé par plusieurs raisons. Tout d’abord, comme je l’ai annoncé le 17 janvier au conseil des ministres, le gouvernement a décidé de lancer la première phase d’un plan séisme spécifique aux Antilles. Il s’agit d’engager en priorité des travaux de renforcement des constructions existantes (plusieurs dizaines d’établissements scolaires, les hôpitaux, les bâtiments nécessaires à la gestion de crise et plus de 1000 logements collectifs et notamment le parc social.
Je viens également saluer le travail de l’ensemble des acteurs en faveur de la protection du formidable patrimoine que constitue la biodiversité outre-mer et rappeler les objectifs de la stratégie nationale pour la biodiversité lancée par le gouvernement, qui comporte notamment un plan d’actions spécifiques en faveur de l’outre-mer.

Je viens aussi pour trouver avec les collectivités locales une solution à la problématique des déchets. Je tiendrai une réunion avec l’ensemble des acteurs pour étudier la situation et trouver des solutions acceptables par tous et permettant de résoudre rapidement le problème des déchets d’une manière durable.
Enfin, il est important pour moi de saluer les agents de mon ministère qui chaque jour sur le terrain mettent en œuvre les politiques nationales.

En Guadeloupe, le traitement des ordures pose un problème lourd. Décharges sauvages, décharge de Baillif  et de Grand-Camp à fermer ou réhabiliter, projet controversé d’un centre d’enfouissement à Sainte-Rose. Comment comptez-vous aborder ces questions ? Avez-vous des solutions ?

Comme je vous l’ai indiqué, je tiendrai une réunion avec l’ensemble des acteurs pour étudier la situation et trouver des solutions acceptables par tous. C’est un des points importants de ce déplacement. Les solutions doivent être adaptées à la situation locale, que je sais difficile, et il ne me revient pas de choisir à la place des élus locaux. Il faut toutefois qu’une solution durable et respectant l’environnement soit trouvée rapidement, ce qui passe notamment par le respect des normes en vigueur et de nouveaux projets. Les services de l’Etat pourront apporter un soutien aux acteurs locaux, pour faire aboutir ces projets.

En Martinique comme en Guadeloupe, l’utilisation massive du Chlordécone a durablement pollué les sols et l’eau avec des risques sanitaires pour la population. Que peut y faire un ministre ?

 Face à cette situation, le gouvernement a décidé d’agir avec énergie. Le ministère de l’écologie et du développement durable est essentiellement concerné par le développement des connaissances sur l’imprégnation des milieux et par les mesures de gestion du risque pour l’eau potable en liaison avec le ministère chargé de la santé.
Un programme de recherche spécifique aux Antilles, associant l’INRA et le CIRAD, sur le transfert sol-plante est financé par mon Ministère.
En matière d’eau potable, les Préfets ont veillé à ce que seules les ressources en eau conformes à la réglementation sur les eaux brutes soient conservées en leur associant les traitements appropriés avant distribution. Ainsi les ressources les plus contaminées ont été abandonnées pour la production d’eau potable. Les mesures adaptées ont été prises compte tenu de la gravité de la situation. Ainsi je peux dire que l’eau distribuée aujourd’hui est conforme aux normes sanitaires.

Trop de carcasses de voitures abandonnées souillent les paysages antillais.
Malgré des efforts des Régions, le tas de ferraille demeure. Que peut-on
faire pour évacuer ou retraiter ces déchets ?

 C’est effectivement une difficulté particulière des Antilles. La mise en place de la filière des véhicules hors d’usage devrait permettre, à l’avenir, de régler ce type de difficulté, dès lors que chacun fait l’effort d’orienter son véhicule hors d’usage vers une filière agréée ou vers un centre de regroupement mis en place par les constructeurs automobiles. La priorité est en effet de s’assurer que l’on n’ajoute pas, encore, des carcasses, à l’existant. C’est seulement quand cette condition sera remplie qu’une solution pourra être trouver pour faire évacuer les dépôts existants.

Les gros problèmes purement écologiques de la Martinique sont les captations d'eau
(Grand'Rivière), la mangrove (problème Genipa), les décharges à ciel ouvert qui
bénéficient encore de dérogations... Là encore, qu’allez-vous proposer ?
Je suis là d’abord pour rencontrer les élus et les associations et écouter. Je sais que les 
services de l’Etat, sous la conduite de Monsieur le Préfet, travaillent à élaborer des solutions
concertées. Je viens faire un point et soutenir la mise en œuvre de solutions. Pour ce qui
concerne la mangrove de Génipa, il est évident qu’il faut trouver une solution de protection.
Les mangroves procurent des « services » irremplaçables. La solution actuellement à l’étude
d’une réserve naturelle régionale me convient. Je souhaite surtout qu’elle aboutisse vite.
Enfin,
l’existence de nombreuses décharges non autorisées confirme encore la nécessité d’agir pour
mettre en place des filières d’élimination des déchets résiduels conformes à la réglementation.
Je compte sur l’engagement des acteurs locaux pour cela
.
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 19:29

Taubira relance la bataille de l’octroi additionnel pour les villes centres

Hier, la commission des lois de l’Assemblée nationale a examiné les textes concernant l’outre-mer qui seront débattus en séance publique la semaine prochaine.

Le projet gouvernemental de droit additionnel à l’octroi de mer au bénéfice des villes centre qui avait rejeté au Sénat en décembre devrait faire l’objet d’un nouvel amendement. Au Sénat c’était Lucette Michaux-Chevry qui avait déposé l’amendement controversé. Cette fois, c’est Christiane Taubira qui s’en chargera. Le rapporteur des projets de lois organique et ordinaire pour l’outre-mer, Didier Quentin, s’est montré étonné que l’on veuille augmenter la pression fiscale outre-mer et s’est plaint, dans cette affaire, d’un manque de concertation. Christiane Taubira ne siège pas à la commission des lois, elle n’a donc pu défendre son amendement. Elle le fera lors de la séance de mercredi ou de jeudi prochains.

Le droit additionnel à l’octroi de mer est une taxe régionale (d’un montant de 0,5 ou 1%) qui abondera les finances des villes centre (Pointe-à-Pitre, Basse-Terre, Fort-de-France, Cayenne) qui prennent en charge des services d’ordre régionaux. A l’origine, ce projet gouvernemental est issu d’une demande des élus de Fort-de-France dont les finances sont exsangues. Selon le député Philippe Edmond-Mariette, c’est la CACEM qui rémunère les employés municipaux foyalais…

Hésitations autour de la création des sièges de députés des îles du nord


La commission des lois s’est aussi penchée sur la question de savoir si Saint-Martin et Saint-Barthélemy devaient être représentés à l’Assemblée nationale. La commission s’est montrée hésitante et semble s’orienter vers un amendement qui permettrait une représentation nationale des îles du nord à partir de 2012. Officiellement, avec les législatives qui se profilent, la commission craint un risque d’inconstitutionnalité si elle créait ces deux sièges immédiatement.
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