Le blog des informations du 5e DOM, en complément du site Internet de France-Antilles, franceantilles.frlink
Le reporter
François-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique,
France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux
des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site
franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM.
Le photographe
Régis Durand de Girard, copyright RDG, est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il
fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la
lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la
peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles
Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images : regisdurand@vospiresamis.net
Du 18 au 23 juillet, vous effectuez un déplacement en Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et
Saint-Martin*. Dans quel contexte faîtes-vous ces visites ?
Je visite l’ensemble des départements français et la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélémy et Saint-Martin, porteront le
nombre de mes visites dans des collectivités locales à 61… J’étais en Guyane le mois dernier et le choix de venir aux Antilles, notamment après le vote qui a eu lieu en Martinique, s’inscrit pour
moi à la suite de la mission outre-mer du Sénat et la mise en place – procédure exceptionnelle au Sénat - du comité de suivi de cette mission. Ce déplacement me permet de faire le point avec les
élus sur les préconisations de notre mission outre-mer.
Vous attachez beaucoup d’importance à ce comité de suivi…
C’est une première au Sénat car, jusqu’alors, quand on faisait une mission au Sénat, on transmettait nos avis au gouvernement ou on en faisait une proposition de loi. Là, on a décidé
d’un comité de suivi avec des membres de la mission et comme président le sénateur de la Martinique, Serge Larcher. J’ai toujours eu le sentiment qu’hormis les moments de spécificité de débat
portant sur les statuts, hormis les crises sociales ou économiques, hormis le débat budgétaire annuel, on n’avait pas de suivi permanent de l’outre-mer. Or, l’outre-mer est une particularité et
une richesse françaises et pourtant elle n’est pas assez présente. L’élément fort de la mission est d’avoir su faire partager cette problématique aux Sénateurs de métropole, parmi lesquels les
présidents de tous les groupes politiques.
La mission avait proposé de revenir sur la sur-rémunération des fonctionnaires…
Je n’ai pas de sentiment particulier là-dessus ; la mission y travaille. C’est un sujet qui, naturellement, est difficile,
délicat, avec des conséquences sur l’économie des territoires, mais aussi pour les hommes et les femmes, donc c’est un sujet qui mérite d’être approfondi. Mais ce n’est pas au cœur de ma visite.
Je viens les écouter, je ne suis pas venu « vendre un truc ».
Plus globalement, quelle est la posture du Sénat vis-à-vis de l’outre-mer ?
C’est une posture extrêmement attentive. Ce n’est pas par hasard que j’ai veillé à ce que deux des membres du Bureau du Sénat –
son conseil d’administration – soient des Sénateurs d’outre-mer. Ce n’est pas par hasard qu’on a mis en place cette mission sur l’outre-mer. Et, c’est peut-être immodeste de le dire, mais c’est
une initiative qui me revient.
Vous arrivez en Martinique au moment où il est question de la loi organique portant sur la nouvelle collectivité unique et dont la discussion va
s’ouvrir dans votre institution… Comment le Sénat va-t-il se positionner ?
Notre devoir est de respecter l’expression des populations. Qu’ont-elles montré à travers ces consultations ? Un fort
attachement à la République et en même temps, la volonté, à terme, de constituer une assemblée unique. Il faut donc préparer les conditions de cette assemblée. Ce ne sera pas nécessairement la
même réponse qu’en Guyane. C’est une responsabilité du gouvernement mais c’est la proposition de la commission des lois du Sénat qui sera discutée. Le comité de suivi ne peut pas être uniquement
en attente, mais proactif sur ce sujet. A moi aussi d’aller voir les différents acteurs.
Quel calendrier parlementaire peut-on envisager ?
Je crois qu’il faut se donner un peu de temps. Là, j’ai une position un peu différente de ce que j’ai parfois entendu dans
l’Exécutif parce qu’il faut une large préparation des conditions et prendre le temps nécessaire. Quelle territorialité ? Quel nombre d’élus ? Comment sont-ils élus ? Tous ces
sujets, je les ai abordés en Guyane et nous les ré-aborderons en Martinique et je ne suis pas sûr qu’il faille un texte qui s’applique uniformément à tous. Quand vous êtes le maire de Saül en
Guyane, ou maire d’Ajoupa-Bouillon en Martinique, la réalité n’est pas la même… La densité de population n’est pas la même ; les enjeux territoriaux ne sont pas les mêmes. Il faut savoir
respecter la diversité des outre-mer. Chaque département doit avoir une réflexion spécifique et c’est comme ça qu’on respectera la volonté de la population.
Quand la loi organique sera-t-elle examinée au Sénat ?
La ministre parlait de 2011… Une chose est sûre c’est qu’on ne peut pas dépasser 2014. Je n’ai pas d’agenda en tête, mais je
n’aurai une préconisation générale qu’après avoir fait le tour des quatre collectivités. Mon rôle est d’être un assembleur, d’écouter les élus… En Guyane ils se sont réunis et je les ai écoutés
en Congrès. Ils ont besoin de temps… Cela va se faire aussi, de manière un peu différente, en Martinique. J’ai envie aussi d’écouter les élus de la Guadeloupe même si le choix qui y a été fait
n’est pas le même. J’irai aussi à la Réunion où la vision est encore différente.
Comment comprenez-vous les choix réunionnais et guadeloupéens ?
Les Réunionnais voyaient dans le 73-74 une formule détachable de la République. Ce qui n’est pas vrai de 73, mais qui l’est
peut-être un peu plus de 74 et encore… (Même plus depuis la réforme constitutionnelle de 2003). Je ne sens pas à la Réunion le même état de réflexion mais je ne vais pas conclure avant de les
avoir rencontrés.
Et en Guadeloupe, que se profile-t-il ? Est-ce que, quelque soit le choix fait, il y aura
nécessairement une consultation ?
Dans la pratique, ça suppose que le Congrès l’ait demandée. Je ne vois pas comment on pourrait faire autrement.
Constitutionnellement, s’il n’y a pas de consultation de la population, il ne peut y avoir de changement institutionnel.
Si la Guadeloupe ne demande pas de changement, la reforme territoriale nationale s’appliquera-t-elle à elle ?
Bien sûr ! La réforme des collectivités territoriales qui aura connu sa deuxième lecture au Sénat, au moment où je serai en
route pour les Antilles, repartira ensuite à l’Assemblée nationale. Pour le conseiller territorial, ça ne concernera pas la Martinique ni la Guyane mais ça pourrait concerner la Guadeloupe ou la
Réunion. S’appliqueront la réforme de l’intercommunalité, l’achèvement de la carte intercommunale, le mode de désignation des conseillers communautaires... On va faire le bilan de
l’intercommunalité, c’est l’autre sujet que j’aborderai avec les collègues.
Votre agenda prévoit systématiquement des rencontres avec le monde économique…
Dans l’outre-mer, le volet économique est évidemment important, pour les populations, pour la création de la richesse et pour le
rayonnement de la France au travers de ses économies ultra-marines. Quand j’étais président de la commission de l’économie, mon dernier rapport avant de devenir président du Sénat a été la loi de
modernisation de l’économie et j’ai donné une place importante à tout le volet outre-mer. Donc, j’ai envie de voir ses conséquences concrètes, d’analyser la compétitivité de l’outre-mer, son
positionnement économique régional.
Que pensez-vous de l’offensive des pays andins contre les fruits tropicaux français, à commencer par la banane ?
Ca doit être la 72e offensive ! Chaque fois, on me dit que c’est plus grave, mais on arrive à résister… La
question qui se pose est : comment les accords qui sont pris dans le cadre du Mercosur ou des ACP, qui ont des conséquences outre-mer mais qui sont vus en France au travers du prisme
bruxellois, peuvent être pris sans consultation réelle ? C’est tout cela que j’ai envie de toucher du doigt. On est sur un certain nombre de sujets de subsidiarité et dans le même temps, on
réforme la PAC. J’ai mis en place au Sénat un groupe de réforme de la PAC, notamment avec l’Allemagne parce que j’en ai assez que nous ne vivions qu’en défensive. Ce qui est vrai pour le lait est
vrai pour les fruits tropicaux.
Vous allez rendre un hommage à Aimé Césaire, puisque vous irez vous recueillir dans son bureau de
l’ancienne mairie. Avez-vous connu l’homme Césaire ?
Quand j’étais président des hôpitaux publics, nous tenions l’assemblée de l’union hospitalière des Antilles-Guyane. Aimé Césaire
était toujours le président du conseil d’administration du CHU de Fort-de-France. Je suis venu le rencontrer pour qu’il me parle de l’avenir du CHU et nous avons passé un certain temps ensemble à
parler de l’hôpital, mais aussi de sa vision sur la société. J’ai passé un moment qui reste parmi un des très grands moments de mon existence. J’ai tout juste soixante ans et même s’il n’a pas
partagé les chemins du gaullisme social qui étaient les miens, j’ai vis-à-vis de cet homme, comme de Senghor, une forme de respect extrêmement fort.
Vous vous êtes aussi intéressé à la personnalité de Schoelcher ?
J’ai présidé le comité Schoelcher du Sénat en 1997-1998 et je me suis passionné sur ce sujet. J’ai essayé de comprendre ce qui
se passait et les différences de vues entre les uns et les autres… Et j’ai organisé le premier festival du film d’outre-mer au Sénat à l’époque. Parce que, sans parler de quota, je trouve qu’on
n’a pas toujours très bien traité la France d’outre-mer dans certains d’organismes culturels, ce qui m’a amené d’ailleurs à nommer quelqu’un d’outre-mer au CSA : Christine Kelly.
A Saint-Barth et Saint-Martin, vous allez rencontrer deux nouvelles COM dont l’une prospère dans
l’article 74 et l’autre vit plus difficilement son autonomie…
Ils ont fait un choix que je respecte. Je viens voir, trois ans après, comment ça fonctionne. Ce sont de véritables laboratoires
institutionnels qu’il est intéressant d’observer à l’heure de la réforme des collectivités locales.
Vous connaissez déjà ces îles ?
A Saint-Martin, comme président des hôpitaux de France, je me suis intéressé à l’hôpital ; je l’ai un peu mis sur des
rails !
Ils auraient donc du l’appeler hôpital Gérard-Larcher plutôt qu’Hôpital Louis-Constant
Fleming…
A l’époque, je n’ai fait que mon boulot comme dans des dizaines d’hôpitaux en France. Mais celui-là… Souvenez-vous dans quelles
conditions il était installé avant d’être transféré…
Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)
Le programme du président du
Sénat
Martinique
Accompagné de son conseiller outre-mer, Dominique Vian, et du sénateur Serge Larcher, Gérard Larcher arrive le 18 juillet vers 16 heures
à Fort-de-France. Il se rendra aussitôt à la fête patronale des Anses d’Arlet où il rencontrera les représentants des marins pêcheurs et le président de la commission agriculture et pêche du
conseil général, Charles-André Manset, et Maurice Antiste, de la commission pêche au conseil régional. Gérard Larcher sera ensuite l’hôte d’Ange Mancini à la résidence préfectorale pour un dîner
républicain. Le 19 juillet, le président rencontrera le maire de Fort-de-France, Raymond Saint-Louis Augustin avant de visiter le bureau d’Aimé Césaire dans l’ancienne mairie. Ensuite, de 12 à 15
heures, ce sera une rencontre les élus dans la salle des congrès de l’hôtel de la Batelière. Sont prévus une intervention du maire de Schoelcher, Luc Clemente, du président de l’association des
maires, Raymond Occolier, des sénateurs Larcher et Lise et du président du conseil régional Serge Létchimy. En fin d’après-midi, Serge Larcher rencontrera le monde économique à la CCI et le soir,
ce sera un dîner informel à l’hôtel L’Impératrice avec les représentants du CMT et des professionnels de l’hôtellerie et dutourisme.
Le 20 juillet, avant de se rendre en Guadeloupe, Gérard Larcher rencontrera le monde agricole, sans doute dans une exploitation dédiée à la diversification.
Guadeloupe
Le président du Sénat arrive en Guadeloupe le 20 juillet. Il sera accueilli à Basse-Terre par Victorin Lurel et Jacques Gillot. Le soir, il
sera l’hôte du préfet à la résidence de Saint-Claude. Le lendemain, Gérard Larcher se rendra à la chambre de métiers avant de rejoindre la zone pointoise où il est prévu une visite à la CCI et
une rencontre avec des entrepreneurs. Il y aura ensuite une grande réunion autour du président du Sénat avec la plupart des élus. La délégation sénatoriale sera hébergée à la Vieille Tour. Le
lendemain matin, Gérard Larcher sera à Saint-Barthélemy où il visitera la réserve naturelle marine, la station d’épuration de Public et l’hôtel de la collectivité à Gustavia. L’après-midi, ce
sera Saint-Martin où il sera accueilli par le président Gumbs Le président du Sénat se fera présenter le programme de développement du front de mer, des logements sociaux avec la SEMSAMAR avant
de finir par une visite à l’hôpital Louis-Constant Fleming.
Babette de Rozières élue personnalité préférée des Français
La cuisinière guadeloupéenne, vedette du petit écran, sera en Guadeloupe du19 au 26 juillet pour être la marraine
du salon de la gastronomie, puis elle sera en tournée promotionnelle en Martinique du 27 juillet au 1er août et, enfin, en Guyane, du 2 au 8 août.
Depuis la mi-juin, un nouveau timbre enrichit l’univers des collections philatéliques, un petit timbre ordinaire
pour des lettres ne dépassant pas 20 grammes et portant en guise de Marianne, l’effigie de la chef de cuisine guadeloupéenne Babette de Rozières. « La Poste m’a prévenue que j’avais été élue
personnalité préférée des Français dans le domaine de la télé et qu’à ce titre, je recevais le trophée Marianne… » 37 000 Français ont voté pour elle ! Babette a su se faire
appréciée dans l’émission d’Alessandra Sublet, C à vous sur la France 5, où elle assure depuis septembre l’animation culinaire. Ca a si bien marché qu’elle reprend les fourneaux dès la rentrée
sur C à vous et mieux, elle a décroché une émission quotidienne où elle aura, seule, la vedette. « Ca s’appellera le Babette show ou Cuisiner comme Babette. » Elle a une préférence pour
la deuxième proposition. L’émission passera et sur France Ô et sur France 3. Pendant un quart d’heure, elle rejoint un candide en cuisine et met en avant un produit différent à chaque émission.
Il y aura l’avis d’un diététicien qui s’exprimera sur le produit choisi et Babette donnera ses astuces pour bien le cuisiner… Mais Babette ne s’arrête pas là. Après le succès de son livre, La
bonne cuisine de Babette chez Orphy (préfacé par Roland Dumas), elle s’apprête à sortir en novembre sa biographie chez Albin Michel. Elle écrit encore un dictionnaire gastronomique et créole,
inspiré du dictionnaire gastronomique d’Alexandre Dumas, le premier du genre !
FXG (Agence de presse GHM)
Fast food de luxe, Shanghaï et… une case créole
Depuis qu’en juillet 2009, Babette de Rozières a vendu son restaurant du 16e arrondissement, La table de Babette, elle est devenue
une vraie star de la télé. La télé où elle a ses entrées… « Jean-Pierre Cotter qui pourrait devenir le directeur général de France Télévisions, a été témoin de mon mariage ! »
Quant à son amitié avec Roland Dumas, c’est encore une histoire de cuisine : « Je l’ai connu quand il était président du Conseil constitutionnel, à mon restaurant. Très vite, il m’a
adoptée et le dimanche, il vient souvent chez moi pour que je lui cuisine quelque chose. » Mais Babette n’a pas renoncé à la restauration. Elle développe un projet de fast food de luxe dont
le premier ouvrira à Marseille à la fin de l’année. Puis, ce sera Bordeaux, Paris, Toulouse. Elle vise aussi l’étranger… « J’ai le projet de me rendre à Shanghaï où les frères Pourcel (chefs
du Jardin des sens) veulent faire venir avant la fin de l’exposition universelle tous les grands chefs français. » En Guadeloupe aussi, une Table de Babette pourrait ouvrir à Baie-Mahault …
« Ary Chalus m’a fait une demande… Je dirai oui si on me donne une case créole. »
José Toribio, maire de Lamentin en Guadeloupe, le président du Collectifdom, Daniel Dalin, la
conseillère régionale d’Ile de France, Janine Maurice-Bellay, sont les premiers signataires d’une pétition lancée par l’avocat Freddy Brillon, du cercle républicain de l’Outre-mer. Saisi par
Christopher E., un Guadeloupéen de 23 ans, père d’un enfant en bas âge et salarié, poursuivi pour une agression à caractère sexuel, Me Brillon déclare que le jeune homme nie les faits et que la
victime affirmerait ne pas reconnaître en Christopher son bourreau… Certes, mais tout cela devrait rester du ressort de la justice sans nécessiter d’action pétitionnaire... « Ce jeune
homme n’a jamais bénéficié de la présomption d’innocence », proteste l’avocat qui déplore que malgré les déclarations de la victime, son client ait été placé en détention provisoire «pendant que la juge est partie en vacances et qu'elle n'a délivré aucun permis de visite à sa famille ».
FXG (Agence de presse GHM)
La pétition est à adresser au 137 Bd Magenta 75010 Paris, au nom de Me BRILLON.
Marie-Luce Penchard fait le bilan des 137 mesures du Conseil interministériel de
l’Outre-mer
« La valse des ministres donne une image ridicule. » Ces mots prononcés par le chef de l’Etat sur France 2, le
12 juillet au soir, ont dû faire chaud au cœur de Marie-Luce Penchard alors que la ministre chargée de l’Outre-mer devait faire le lendemain, une communication au conseil des ministres sur le
bilan de 137 mesures du conseil interministériel de l’Outre-mer (CIOM) qui représentent depuis le 6 novembre dernier, la feuille de route du gouvernement pour sa politique en outre-mer. Il y a
donc fort à parier que Mme Penchard sera toujours en poste à la rue Oudinot après le remaniement ministériel prévu pour la fin octobre. « Les deux tiers des 137 mesures sont réalisées ou en
cours de mise en œuvre conformément au calendrier prévu », indiquait mardi la ministre. En fait, 40 mesures sur les 137 portent le sticker vert, signe de réalisation effective, comme la
nomination des sous-préfets à la cohésion sociale, des commissaires au développement endogène (qui seront connus en septembre), la création des GIR concurrence ou des observatoires des prix (un
décret autorise désormais leur présidence par un magistrat issu de la cour des Comptes, mais il faut encore l’adoption de la loi Novelli sur les chambres consulaires pour qu’il puisse saisir
l’autorité de la Concurrence) et encore la hausse du numerus clausus des étudiants en médecine aux Antilles-Guyane et à la Réunion.
83 mesures sont marquées d’un sticker orange : des mesures en cours de réalisation comme la réforme de l’administration des prix des carburants ou le passage de
Saint-Barth de RUP en PTOM… C’est aussi le cas du chapitre concernant l’année de l’Outre-mer en France qui ne devrait passer au vert que vers le mois de septembre ou octobre quand Daniel Maximin
aura dit ce qui sera fait avec l’enveloppe de 4 millions d’euros de crédits d’investissement consacrés à cet événement pour 2010 et 2011.
Enfin, 26 autres mesures restent au rouge, ce qui signifie « une nécessité de poursuivre le travail en profondeur et
en interministériel mais aussi avec les acteurs locaux »… C’est le cas du dialogue social, du marché commun du plateau des Guyane, la lutte contre la fracture numérique ou encore l’évolution
des approvisionnements des outre-mer au bénéfice de la production locale.
Avec ce bilan provisoire la ministre a indiqué que les décisions du CIOM n’étaient pas remises en cause par rapport aux
contraintes budgétaires. « L’essentiel a été pris en compte notamment sur le budget du logement, mais le CIOM ne dépend pas que du budget de la mission outre-mer ». Enfin, au vu du
projet gouvernemental de « raboter » l’ensemble des niches fiscales (François Baroin, le ministre du budget, devrait annoncer l’ampleur du coup de rabot à la fin août), Marie-Luce
Penchard aura « à cœur de défendre la réorientation de la défiscalisation vers le logement social ». Restent que 40 décisions marquées du vert, 83 orange et 26 rouge font un total de
149 mesures…
FXG (Agence de presse GHM)
Les mesures territoriales
Guadeloupe
En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus
actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. Et aussi, l’encouragement à la pratique sportive en optimisant l’offre proposée le mercredi par
l’UNSS.
En orange, le développement du nautisme aux Antilles, l’articulation des compétences en matière de lutte contre les
insectes vecteurs de maladies, le développement de la vocation croisiériste du port de Basse-Terre et encore le développement des hébergements pour les toxicomanes.
En rouge, le projet de création d’un pôle régional des arts et spectacles, d’une agence d’urbanisme pour organiser la
trame urbaine.
Guyane
En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus
actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. L’installation du conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengé (le préfet l’a installé
le 4 juin dernier).
En orange, l’articulation des compétences en matière de lutte contre les insectes vecteurs de maladies, la création sur
l’île de Cayenne d’une ville nouvelle pour structurer le développement urbain, le renforcement des infrastructures routières, la définition des zones dédiées à l’agriculture itinérante et encore
la sécurisation du transport fluvial.
En rouge, la constitution d’un vivier de médiateurs de conflits sociaux.
Martinique
En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus
actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. Aussi le confortement des missions locales portées par les deux communautés d’agglomération.
En orange, le développement du nautisme aux Antilles en accompagnement des collectivités locales, l’articulation des
compétences en matière de lutte contre les insectes vecteurs de maladies, le rééquilibrage du territoire avec le grand projet pour le Nord autour du site de Saint-Pierre, la modernisation de
l’aéroport aimé-Césaire et encore le renforcement des structures de soin aux toxicomanes.
Rien en rouge.
Réunion
En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus
actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. Aussi, l’instruction des dossiers et les décisions concernant le fonds d’investissement pour les services,
l’artisanat et le commerce (FISAC) ont été déconcentrées au niveau de préfets (circulaire du 11 février dernier), et le soutien au classement des sites de la Réunion au patrimoine de
l’UNESCO.
En orange, le développement des entreprises de travail temporaire d’insertion, la création d’une université de tous les
savoirs, l’articulation des compétences en matière de lutte contre les insectes vecteurs de maladies, le lancement d’un « GERRI social » pour les services à la personnes.
En rouge, l’accompagnement des artisans pour leur permettre de répondre aux marchés en matière de logement
social.
Polynésie
En vert, la valorisation des ressources naturelles avec l’IFREMER, le CEA, le CIRAD ou l’INAO, l’insertion régionale de
la Polynésie en sécurisant son accès au haut débit numérique et la sécurisation et la clarification des relations Etat-Pays par la réforme de la DGDE (inscrite dans le projet de loi de finances
de 2011).
En orange, la valorisation des ressources marines par l’adossement d’entreprises polynésiennes spécialisées dans le
domaine de la mer au pôle de compétitivité mer-Bretagne ; la formation des cadres administratifs et techniques ; l’aménagement du territoire avec le concours des grands opérateurs de
l’Etat ; la meilleure maîtrise de l’espace aérien et maritime, la sécurité sanitaire et la garantie de moyens pour des évacuations sanitaires au bénéfice des îles et atolls éloignés (deux
nouveau hélicoptères Dauphins déployés fin 2011) ; l’accession aux fonds européens et enfin, la volonté de répondre au désir de mémoire sur la période nucléaire.
En rouge, la contribution à une politique de création culturelle et le soutien de l’inscription de certains sites au
patrimoine mondial de l’UNESCO ; le rapprochement de la Polynésie et de ses voisins en facilitant son action diplomatique ; l’accompagnement de l’émergence des communes dans le paysage
institutionnel de la Polynésie.
Fin de partie sur le township d'Alexandra en
Afrique du Sud
Le festival Football for hope, la coupe du monde des défavorisés et des adolescents du monde, s’est achevé samedi 10
juillet par la victoire au tir au but de l'équipe de Mathare Youth Sport Association (Kenya) sur celle de Diambars (Sénégal), après 172 rencontres devant plus de 20 000 personnes à Alexandra,
un township situé à quelques kilomètres de Santhon city, une nouvelle ville ultra-moderne au nord de Johannesbourg. « Ce festival fait partie intégrante de la Fédération internationale de
football association (FIFA) et se déroule pour la première fois dans une communauté très défavorisée, explique Fédérico Addiechi, responsable du service social de la FIFA. La FIFA a voté un
budget de plus de 5 000 dollars car c'est un évènement de la coupe du monde ! » Les adolescents ont assisté à un match de quart de final entre l'Espagne et le Paraguay à Elits Park. « J'ai
beaucoup aimé le match dans le stade de Johannesbourg et la visite du parc pour voir les grands animaux », témoigne Késil Teamotuaitau (16 ans). Les jeunes Polynésie,s ont d’abord travaillé sur
des programmes d'intégration, de prévention, d'éducation et des programmes interculturels. La deuxième partie était publique, sur le stade d'Alexandra, avec les rencontres sportives. « J'ai aimé
la découverte du parc Kruger où j'ai vu des éléphants, des lions, des léopards. Mais moi j'ai envie de revenir pour jouer au football », s’exclame Herenui Teihotaata, une jeune fille de 15
ans, souriante et heureuse de son voyage au pays de Nelson Mandela. Elisa Moeau 14 ans, partage son enthousiasme, quoique tempéré : « Je me suis bien amusée, j’ai beaucoup joué au
football et j’ai bien profité de l'Afrique du sud avant notre départ. Mais, je n'aime pas le grands animaux, ca fait peur… » Prisca Temarii (15 ans) qui a bien apprécié son séjour et
beaucoup joué au foot, n’y reviendrait pas : « Moi, j'ai peur de l'avion… Pour cela je ne voudrais pas revenir. »
« Mes amis Zoulous »
Les trente-deux délégations (plus de trois cents personnes) se sont regroupées sur le terrain, samedi soir, pour
assister à la remise de récompenses et se dire un dernier adieu en musique, en pleurs et le coeur joyeux. « En Afrique du Sud, j'ai fait plein d'amis, s’exclame Moaeu Reupena (17 ans, souriant et toujours fourré dans les bras de
Riveta Ramona, sa seconde maman). Je suis vraiment content d’avoir participé au festival Football for hope. » Mariata Paoa, une jeune fille de 15 ans est heureuse de secouer le
drapeau des supporters argentins : « J'ai aimé partager notre culture. Nous sommes tous fiers d'être avec les jeunes des autres pays. Tout cela va me manquer dès mon retour à
Tahiti. » La plus grande ovation de la soirée est allée aux lauréats du prix du fair-play de la FIFA, Spirit of Soccer, une équipe du Cambodge engagée sur les dangers des mines terrestres.
Pour le responsable social de la FIFA, « le festival s’est déroulé pour la première fois dans une communauté très défavorisée et tous ses jeunes ont montré que le fair-play et le travail en
équipe étaient très importants. » « Je suis prêt à revenir ici revoir mes amis Zoulous et d'Alexandra », conclut Hiro Temataua (16 ans, le reporter de la délégation, toujours
avec son appareil photo en main).
Textes et Photos : Alfred Jocksan
Fédération football Tahiti
La FFT a envoyé 11 personnes en Afrique du Sud. La fédération de Tahiti est membre de la FIFA depuis 1990, et a mis en
place un important programme social et de communication pour intégrer les jeunes de tout milieu. La fédération handisport est en plein développement. De nombreux jeunes sont inscrits dans les
seize disciplines sportives avec les trente associations que présente la fédération. Ce sont plus de mille deux cent jeunes licenciés ! Un bon taux de développement. Leur prochain
défi, ce seront les jeux du Pacifique en Nouvelle-Calédonie en 2011.
Fédérico Addiechi membre de le FIFA, responsable du service social
de l'organisation : « Le football est beaucoup plus qu'un jeu, c’est un outil important dans l'éducation, la prévention des maladies, dans l'intégration sociale et la protection de
l’environnement. »
Riveta Ramona Pour l'entraineuse de l'équipe de Tahiti, Riveta Ramona, le séjour était agréable et elle a du mal à
quitter l'ambiance malgré le froid. « C'était une découverte fantastique. Je viens d'un pays chaud et j'étais un peu surprise par le froid. Donc, je me suis adaptée et j'en ai profité pour
faire des échanges et découvrir d'autres horizons. Nous avons des jeunes très réservés… Les voir s'affronter aux autres leur permet de s'ouvrir au monde et de partager d'autres passions. Nous
n’avons plus envie de nous quitter maintenant ! J'ai les larmes aux yeux. Je suis marquée par l'esprit noble du sport, le fair-play, la discipline... Amon
retour avec nos jeunes on pourra encore améliorer les choses. Le respect et la discipline doivent être partout, pas seulement dans le milieu du sport. »Jérémy Le Fort est installé à Tahiti depuis quatre ans. En provenance des Sables-d'Olonne,
ce jeune breton participe aux programmes d'intégration des jeunes handicapés.
Comment les enfants ont vécu ce festival ?
« Nos jeunes ont eu beaucoup de mal à s'intégrer dans les groupes, mais au bout d'une semaine tout est rentré dans
l'ordre. Ce sont des enfants handicapés mentaux, mais légers. Sur le terrain ou à l’extérieur, leur handicap s'est complètement effacé. Ils ont même appris à parler d'autres langues, comme
l'espagnol ou l'anglais. On donne beaucoup pour eux et quand on les voit s'amuser comme ça, nous sommes fiers. Le festival Football for hope est un événement mondial dont je ne peux tirer que du
positif.
Et la confrontation au township d’Alexandra ?
Au départ c'est un gros contraste entre l'aménagement qui est fait ici pour le festival Football for hope et de l'autre
coté, quand on tourne la tête, on voit le bidonville. Véritablement, il y a un gros décalage. Avant de partir nous avons beaucoup entendu parler de l'Afrique du Sud comme un pays très dangereux,
voire criminel. Ici, on s'aperçoit que les gens sont accueillants, chaleureux et souriants. Nous avons eu un super accueil surtout de la part des enfants volontaires.
Avez vous des remarques à faire sur l'organisation ?
Il y a eu beaucoup de bonnes choses. Mais, au niveau de l'hébergement, pour une manifestation de cette envergure, les
choses n'ont pas été à la hauteur. J'ai pu constaté que le premier secours portés à un jeune ayant le tibia fracturé a été de lui bouger la jambe. J’ai vu encore mettre du chaud sur une entorse…
Au niveau sanitaire, les lits étaient assez déplorables, les douches froides et l’hébergement sans chauffage. Nous constatons que la grande majorité des enfants sont malades au
retour.
Emmanuel Constans et Georges Pauget viennent de
rendre à Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, un rapport sur les tarifs bancaires. Anne-Marie Payet (sénatrice UC - La Réunion), rapporteur pour avis des
crédits de la mission Outre-mer pour la commission des affaires sociales du Sénat, partage la conclusion de ce rapport selon lequel « ces tarifs sont généralement significativement plus élevés qu’en métropole ».
Pour bien marquer « la différence indécente » des tarifs pratiqués par les établissements financiers en métropole et outre-mer, la sénatrice a fourni des tableaux chiffrés relatifs aux
tarifs appliqués par BRED et BNP Paribas dans l’Hexagone et dans les quatre DOM. « Nous avons choisi deux grandes banques nationales, bien représentées dans les DOM », explique
l’administrateur de la Commission des affaires sociales du Sénat qui a collecté les tarifs que les banques sont obligés de publier. « Les associations de consommateurs n’usent que de
moyennes, nous avons voulu nous rendre compte concrètement des différences… » Les résultats sont édifiants (voir tableau). Anne-Marie Payet qui s’intéresse à la question depuis une paire
d’années a écrit à BNP Paribas pour dénoncer ces différences et en demander les raisons. « Nous n’avons reçu aucune réponse… » La seule conclusion du rapport Constans-Pauget sur ce
sujet consiste à souligner la nécessité de mener une « analyse approfondie »... « On voudrait que les banques réajustent d’elles-mêmes leurs tarifs, plaide l’administrateur, tout en tenant compte
de certains de leurs coûts, comme les sur-salaires. L’idée, c’est qu’il y ait davantage de transparence dans la formation de ces tarifs. » C’est vrai que La Banque postale ne pratique aucune
différence tarifaire entre l’Hexagone et les territoires…. Anne-Marie Payet a donc prévenu : si le gouvernement ne le fait pas lui-même, elle proposera en septembre ses amendements lors de
l’examen du projet de loi de régulation bancaire et financière.
FXG (agence de presse
GHM)
Tarifs d’une grande banque
nationale
Métropole
La Réunion
Guadeloupe
Martinique
Guyane
Frais de gestion et de tenue de compte (par
trimestre)
gratuit
15 €
16,50 €
16,50 €
17 €
Opposition sur chéquier
12,10 €
41,80 €
28 €
28 €
28 €
Opposition sur
prélèvement
gratuit
18 €
28 €
29 €
18 €
Photocopie (l’unité)
0,85 €
1,85 €
1,50 €
1,50 €
2,75 €
Sources : Commission des affaires sociales du Sénat
Relaxe et appel dans un dossier de discrimination à
l’embauche
Le délibéré était attendu le 24 juin, mais un mouvement de grève des fonctionnaires avait retardé la publication du
jugement de Thierry Cauchois, ex directeur de l’Association régionale du conservatoire national des arts et métiers, par la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Dans cette
affaire de discrimination à l’embauche en raison d’une origine ethnique, qui oppose Elie Domergue, un cadre antillais, à Thierry Cauchois, le parquet avait requis deux mois de prison lors
des débats du 20 mai dernier. Contre toute attente, le tribunal a relaxé Thierry Cauchois au motif qu’il n’y avait pas assez de preuve contre lui. Un argument qui scandalise Elie Domergue :
« Cette décision est d’autant plus révoltante que le parquet avait considéré qu’il s’agissait d’un excellent dossier et que, fait exceptionnel dans ce cas d’espèce, nous avions des
témoins. » Le tribunal disposait de surcroît de la fiche de recrutement d’Elie Domergue sur laquelle M. Cauchois avait annoté « Antillais » à côté d’un triangle renferment un point
d’exclamation. « Une pièce centrale », avait même souligné le ministère public dans son réquisitoire. Le tribunal en a jugé autrement. Elie Domergue et son avocat Jean-Claude Beaujour
ont interjeté appel.
Air France diminue le prix de ses cartes abonnement Antilles, Guyane,
Réunion
Est-ce du à l’effet Take off de Corsairfly ? Est-ce une contre-attaque face à la politique tarifaire offensive d’Air
Austral ou Air Caraïbes ? Toujours est-il qu’Air France propose à ses clients voyageant régulièrement entre l’Hexagone et Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint-Martin et la Réunion, ainsi que sur
les lignes du réseau régional Caraïbes, une carte d’abonnement permettant de bénéficier d’une réduction de 5 à 20 %. Cette carte d’abonnement est en baisse puisqu’elle est proposée au prix de 350
€ TTC, hors frais de service, au lieu de 565 € TTC soit une baisse de 38 %, et la carte combiné à 790 € TTC, hors frais de service, au lieu de 880 € TTC soit une baisse de 10 %.
La rue Oudinot transmettra fin juillet – début août ses arbitrages à Matignon en vue de réduire le train de vie du
ministère.Le ministère délégué à l’Outre-mer ne devrait pas voir son nombre de conseillers fondre comme neige au soleil d’été. Le cabinet est composé de 14 membres. Nicolas Sarkozy a annoncé que
chaque ministère devra se contenter de 20 conseillers maximum.
Marie-Luce Penchard est plutôt bonne élève, comparée à ses collègues, même si son portefeuilles est rattaché à la Place
Beauvau. Elle est la troisième ministre la moins consommatrice de conseillers. Elle arrive juste derrière Marc-Philippe Daubresse (Jeunesse) et Patrick Devedjian (Plan de relance).
Une raison de plus de remercier le président de la République qui, à peine cinq mois après sa nomination à l’outre-mer,
avait transformé le secrétariat d’Etat en ministère délégué. En septembre, les secrétariats d’Etat n’auront pas le droit à plus de quatre conseillers.
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