Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 08:15

L’aide aux étudiants parents de Fouillole récompensée nationalement

Malick-Nivelles-derriere-et-Anise-Cancan-et-Kevin-Emmanuel.jpgDomstyle connexion et FFE Outremer, regroupement d’acteurs associatifs de la jeunesse des Outremers, ont remporté, le 15 février dernier sur le campus universitaire de Nantes, le prix du « Programme national jeunesse », dans le cadre du concours « La riposte » mis en place par le réseau Animafac, avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Malick Nivelles et Anise Cancan, accompagnés de Kevin Emmanuel (photo) ont réceptionné le prix pour leur association, un chèque de 5000 euros.

Le projet lauréat, soutenu par l’association « Main dans la main – Réussissons », est un dispositif d’accompagnement contre le décrochage scolaire, à destination des étudiants qui sont déjà parents.

Ce programme, qui est d’ores et déjà en phase de déploiement sur le campus pilote de Fouillole, inclut notamment la mise en place d’une crèche solidaire mobile. Le FFE Outremer s’est distingué face à 240 autres dossiers.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 07:01

La Guadeloupe au salon international de l’agriculture

Stand-Guadeloupe.jpgFidèle au poste, la Guadeloupe assure encore une belle présence au salon international de l’agriculture de Paris qui a ouvert ses portes samedi dernier. Si la Région reste le partenaire principal de la chambre d’agriculture, la taille du stand a été revue à la baisse avec 160 m2. Ça ne se voit pas car le stand est divisé en deux modules, créant ainsi une ruelle guadeloupéenne dans le hall des régions de France. Ils sont treize exposants qui représentent le café, les punchs, le rhum de Marie-Galante, le miel, le sorbet coco, les douceurs… Man Roro est la aussi avec ses vinaigres de fruits tout comme les BAF qui sont la vedette du stand. Il faut entendre dans cet acronyme : « Bienvenue a la ferme ». La banane a pris son propre stand, comme les Rhums Damoiseau, tandis que les melons Philibon qui fêtent leurs 30 ans sont intégrés au stand de la Guadeloupe. Chaque jour, une animation culinaire met en valeur un plat local. C’est Mme Fleury, adhérente des BAF, qui oeuvre aux fourneaux. Dimanche, elle proposait du gombo, lundi, c’était le dombré de ouassous. Elle a encore cuisiné un givré de groseilles et, hier, c’étaient les bananes avec le poyo et une salade de concombre. « Chaque jour, nous avons un produit phare », explique Lynda Kichenassamy, vice-présidente de la chambre d’agriculture.

Babette PedurandLundi matin, la Guadeloupéenne Babette de Rozières a fait une partie de son marché pour l’enregistrement de son émission, Les petits plats de Babette, sur le stand de la Guadeloupe avec le directeur de la chambre, Joël Pedurand, scellant ainsi une réconciliation attendue depuis deux ans, quand la chef médiatique s’était irritée de voir les fruits locaux mal présentés… « Nous lui avons donné l’opportunité de remplir un panier de produits locaux pour qu’elle puisse les présenter dans son émission », signale la vice-présidente de la chambre, heureuse de cette nouvelle collaboration. « C’est vrai que nous sommes nouvellement élus et que c’est notre première expérience au SIA. » Il n’en reste pas moins que le souci reste économique. Lynda-Kichenassamy.jpg« L’investissement est lourd et sans la Région, la chambre n’aurait pu organiser cette présence », précise Lynda Kichenassamy. Ils sont quatre élus de la chambre à avoir fait le déplacement et ce sont tous des exploitants. Lynda Kichenassamy est elle-même agricultrice à Saint-François.

Si lundi, le stand de la Guadeloupe a été honoré des visites du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et de la candidate PS a la mairie de Paris, Anne Hidalgo, la non visite de François Hollande, samedi, a plutôt déçu. Stéphane Le Foll qui a accompagné le président pendant les sept heures de sa visite, lui a glissé quand il a été question des stands d’outre-mer : « Oh ! L’outre-mer, c’est loin… » Il ne voulait pourtant parler que des stands et de la distance qui les séparait d’eux, compte tenu du timing présidentiel…

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 06:37

La Guyane investit 200 000 euros au salon de l’agriculture de Paris

Stand guyaneAprès une absence remarquée l’an dernier, voilà la Guyane de retour au Salon international de l’agriculture de Paris. Cette fois, notre région se paye même le luxe d’avoir deux stands dont un dédié au couac des Antoinette, mère et fils, et aux confitures et piments du groupe Boullanger. « Il est indispensable qu’on soit là, indique François Jean-Hubert, président des jeunes agriculteurs. Tous les departements de France et d’Outre-mer sont représentés… » Alors pour marquer ce retour, la Guyane a bien fait les choses. Ses hôtesses, toutes des Guyanaises de Paris vêtues de costumes madras, tiennent à la disposition du public tous les produits guyanais. Avec des prix notablement à la hausse, comme les maracujas vendus à 8,5 euros le kilo (contre 6 euros il y a deux ans) ou les cuisses de poulets boucanés à 20 euros ! On sait que la chambre d’agriculture a des dettes auprès de l’organisateur du salon, mais le president Jean-Hubert a d’autres explications : «  Tout augmente comme le prix de base de ces produits, mais il faut garder à l’esprit que pour les faire venir, ça coûte excessivement cher et on ne gagne rien dessus. » Au final, ce n’est pas tant des retombées économiques directes qu’attendent les exposants, mais un retour en termes d’image. L’investissement se monte à 200 000 euros. Faute de crédibilité financière de la chambre d’agriculture, la Région en a pris 80 % à sa charge. Les 20 % restants sont à celle du syndicat des jeunes agriculteurs et de l’association présidée par Gabrielle Nicolas, l’APAPAG. Et évidemment, la dizaine d’agriculteurs présents sont tous venus bénévolement. Parmi eux, Lucien Lebeau, président de l’association des apiculteurs de Guyane, Solenne Baron, une jeune agricultrice qui s’installe, Didier Tcha de Régina, Eric Bureau qui fait aussi du couac… Francois-Jean-Hubert.jpg« Nous sommes tous là de bon cœur, assure M. Jean-Hubert, avec un objectif commun : représenter le territoire et montrer ce que nous avons de plus beau ! » Les traditionnels planteurs et petits punchs font le délice des visiteurs. « Ils achètent, se réjouit François Jean-Hubert. Ça veut dire qu’ils ont apprécié. On ne vise pas l’exportation en grand, mais des petits marchés de niche pour nous permettre d’exporter un petit peu en métropole. »

Samedi, le président de la République a déçu en ne venant pas visiter les stands d’Outre-mer alors qu’il était resté sept heures au salon. Son ministre de l’Agriculture lui avait dit : «  L’Outre-mer, c’est trop loin. » Il ne parlait pas des territoires, mais des stands…

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:16

La Réunion investit 80 000 euros au salon de l’agriculturestand-reunion.jpg

Depuis son ouverture samedi, le Salon international de l’agriculture accueille une dizaine d’agriculteurs du syndicat des fruits de la Réunion, des représentants  d’une coopérative, la CAEB, du syndicat du sucre, un agro-transformateur, la Maison du Curcuma, le producteur de vanille bio de Saint-Philippe et Soleil Réunion ; Le stand réunionnais côtoie celui du Gers ; il est le premier du quartier des Régions d’Outre-mer dans le hall des régions françaises, au-dessus du hall des animaux. Cette présence réunionnaise au salon est obligatoire selon le président de la chambre, Jean-Bernard Gonthier : Jean-Bernard-Gonthier.jpg« Ca montre à la France et à l’Europe tous les produits réunionnais qu’on peut mettre à leur disposition. » Mais le salon, c’est aussi une vitrine qui met en valeur les produits de l’innovation.

C’est pour cela que sucre réunionnais est présent. Au coin du stand, des sachets de cristaux ocre roux attirent l’œil. « Avec la fin des quotas nous ne pourrons plus lutter contre les grands sucriers, explique le président de la chambre, alors nous voulons développé un sucre de terroir dénommé sucre de la Réunion. » C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’intérêt de la profession pour obtenir le label Indication géographique protégée.

stand reunion 2Pour financer les 80 000 euros du coût de l’opération SIA, la chambre a fait appel aux sous du Conseil général, l’IRT, l’ODEADOM et aussi ceux des exposants pour ce qui est de leurs frais de transport, de fret et de séjour. Si le retour se fait surtout en terme d’image, il y a tout de même un « petit retour économique » assure Jean-Bernard Gonthier : « On vend nos produits ici et d’année en année, les gens reviennent en chercher, soit à la Réunion, soit chez un distributeur dans l’Hexagone. » Et cela a souvent commencé par une visite au SIA...  Soleil Réunion est de ces entreprises qui ont su profiter du salon pour se placer à l’export. Cette année, l’entreprise de fabrication de confitures et achars n’est plus installée dans le stand des Réunionnais, elle a été d’office envoyée un étage au-dessus, dans le hall des « Délices du monde »… stand reunion 3Signe de réussite pour le patron de Soleil Réunion, capable désormais de s’exposer seule, signe d’éloignement pour celui de la chambre d’agriculture qui perd ainsi le bénéfice d’un élément moteur pour son stand. « Nous regrettons que Soleil Réunion ait été éloignée du stand institutionnel et de l’espace outre-mer ; il faudra qu’il revienne avec nous l’année prochaine pour favoriser une dynamique réunionnaise », espère Jean-Bernard Gonthier. Petite déception, partagée par tous les exposants ultramarins, la non-visite de François Hollande, samedi, alors que le président est resté sept heures au SIA… Une source bien informée a laissé entendre que c’est Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture,  qui a glissé au président : « Oh ! L’Outre-mer, c’est loin… » Il a eu tort car l’Outre-mer lui a donné quelque 220 000 d’avance voix en 2012. Et dire qu'il ne parlait que de la distance jusqu'aux stands...

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:00

ITW Brian Bouillon Baker, fils de Joséphine Baker

Etiquette-rhum-Jo-Baker.jpgJoséphine Baker, « la première vedette noire, qu'on croyait venue des Antilles », selon son fils Jean-Claude, est sur la liste des personnalités susceptibles d’entrer au Panthéon depuis une tribune de Régis Debray parue dans Le Monde en décembre. France-Antilles a rencontré Brian Bouillon Baker, l’un des douze enfants qu’elle a adopté. Interview.

« Ma mère est une arrière petite-fille d’esclave noire »

Etes-vous favorable à l’entrée de votre mère au Panthéon ?

Brian-Bouillon-Baker.jpgMa mère en aurait été très fière et très honorée sachant que quand elle a été décorée de la Croix de guerre, de la médaille de la Résistance, et quelques années plus tard de la Légion d'honneur des mains du Général De Gaulle, elle se tenait droite comme un i, très fière d’avoir servi la France et d’être honorée. Dans la famille, on est plutôt partant, mais opposés au transfert de son cercueil car elle est enterrée à Monaco dans le caveau familial où reposent son mari, Joseph Bouillon, sa soeur Margaret et l’un de nos frères. La tombe voisine est celle de la princesse Grace de Monaco qui avait accueilli ma mère à un moment de sa vie où elle était en difficulté… La famille serait aussi honorée, mais dans le cadre de la pose d’une plaque comme pour Aimé Césaire.

Qu’est ce qui, selon vous, fait de Joséphine Baker un être digne de rejoindre le temple de nos grands hommes ?

Ma mère, en dehors de sa carrière artistique qui, d’ailleurs, ne se résume pas à une ceinture de bananes ou au charleston, est une femme d’engagement. Durant la seconde guerre mondiale d’abord, elle a été agent de renseignement pour les Forces françaises libres. Elle a passé pas mal de messages via ses sous-vêtements ou ses partitions avec de l’encre sympathique. Elle a chanté pour les Alliés en Afrique du Nord et en Egypte et elle a fini la guerre avec le grade de lieutenant de l’armée de l’air. Elle s’est ensuite engagée aux Etats-Unis et dans le monde pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King. Elle était avec lui, en tenue militaire, au moment de son fameux discours, « I have a dream. »

S’est-elle intéressée à la négritude dans les annees 1930 ?

Je l’ignore, mais elle a participé en 1955 au congrès des écrivains noirs où elle a donné une conférence. La CIA le mentionne dans le dossier qu’il a constitué sur elle. Elle a toujours fait montre d’un réel engagement pour les peuples noirs.

Comment a démarré son engagement pour les droits civiques ?

Quand elle chantait pour les troupes alliées, elle exigeait que les soldats noirs ne soient pas relégués au fond de la salle. Après la guerre, quand elle est revenue aux Etats-Unis, elle a encore été confrontée à la ségrégation dans les théâtres. Certaines salles préféraient annuler, d’autres cédaient. En 1955, elle a dénoncé le meurtre dans le Mississippi du jeune afro-américain Emmet Till, l'acquittement de ses deux assassins, puis leurs aveux cyniques après le jugement. Elle a participé en 1963 à la Marche vers Washington organisée par Martin Luther King. Elle va se lier également avec les Black Panthers, Malcolm X, Angela Davis… Résultat, chaque fois qu’elle se rend aux Etats-Unis, on lui fait des problèmes. Un soir au Store club, un restaurant très chic de New York où elle s’est rendu avec son mari et des amis, on tarde à les servir. Joséphine déclenche un scandale. Elle demande à voir la direction, téléphone à la National Association for the Advancement of Colored People, au gouverneur de l’Etat de New York et à deux avocats à qui elle demande de venir ! Dans la salle, un peu plus loin, est assise une femme blonde qui n’est pas encore célèbre, c’est Grace Kelly. La future princesse de Monaco observe la scène sans intervenir. Elle semble très admirative et ne se fera connaître que des années plus tard. L’affaire du Store club va devenir une polémique dans la presse... Joséphine sera ensuite reçue par John Kennedy et se liera d’amitié avec Jackie. Pour elle, les Kennedy faisaient avancer la cause des Noirs.

Elle a aussi rencontré Fidel Castro, ce qui ne joue pas forcément en sa faveur…

Elle s’est rendue à Cuba en janvier 1966 pour participer à la conférence tricontinentale, mais elle n’était pas communiste. Elle dénonçait dès qu’elle le pouvait l’impérialisme américain. C’était une gaulliste, mais elle était sensible au sort de l’Amérique latine et du tiers-monde. On se demande si elle était liée à Castro ou si De Gaulle ne l’aurait pas envoyée en mission commandée… On ne saura jamais.

Quels liens entretenait-elle avec le general De Gaulle ?

Des liens de fidélité et d’admiration. Ils se sont vu plusieurs fois sans être aussi proches que certaines personnes l’ont dit. Elle n’a jamais été la maîtresse de De Gaulle ! Ce qui est vrai, c’est qu’elle a défilé en première ligne en faveur de De Gaulle, après mai 1968, à la grande contre-manifestation de la majorité silencieuse. Là encore, alors que le pouvoir gaulliste vacillait, elle lui est restée fidèle. Elle avait une telle dévotion pour De Gaulle qu’il n’était pas question de le critiquer.

« Ma mère n’a jamais été la maîtresse de De Gaulle ! »

Meme sur les guerres coloniales françaises ?

Ma mère m’a adopte en 1956 à Alger et elle m’a donné pour parrain Robert Lacoste qui venait d’etre nomme ministre résident et gouverneur général. Nous étions en pleine guerre d’Algérie…

Il faut dire qu’elle a bien servi l’imagerie coloniale…

Elle ne nous a jamais parlé de cette période quand elle chantait ses chansons colonialistes comme La Tonkinoise. Même chose au cinéma quand elle joue Zouzou avec Gabin, le Silence des tropiques ou Princesse Tam Tam… Mais à cette époque, elle n’a pas le choix. Les rôles exotiques sont pour elle, la métisse.

Quel lien a-t-elle eu avec les artistes Antillais ?

Elle a travaillé avec Darling Legitimus et Jenny Alpha. Avec Henri Salvador, il y a eu un petit probleme : il était tres ami de Mistinguett et il y avait une grosse rivalité entre celle-ci et ma mère. Et surtout, elle a reproché à Salvador de faire, dans les années 1960, ce qu’elle a fait elle-même au début de sa carrière, « le pitre, voire le singe à la télé » avec des titres comme « Juanita banana ». Elle trouvait qu’il dégradait l’image des Noirs. Elle reliait cela au dessin animé du Livre de la jungle où l’orchestre de jazz était composé de singes…

Ceux qui soutiennent d’autres personnalités objecteront que le music-hall n’est pas la meilleure voie pour le Panthéon…

Mais le parfum de music-hall de Joséphine Baker donnerait un peu de couleur et de fantaisie au Panthéon avec une personne qui le mérite autant pour son engagement.

Et qui est une descendante d’esclave…

Ma mère, même si elle était américaine, a en commun avec les Antillais et les Réunionnais d’être, par sa mère, une arrière petite-fille d’esclave noire. Là, se fait la connexion avec tous ceux qui, historiquement, voudraient aussi que l’on reconnaisse par cette panthéonisation, une femme issue  de l’esclavage.

La mulâtresse solitude fait aussi partie des noms évoqués pour le Panthéon…

Oui, mais Solitude, c’est « virtuel », puisqu’on n’est pas sûrs qu’elle ait existé. Il y a une liste où il n’y a quasiment que des femmes, six ou sept, et un homme, Pierre Brossolette… L’air du temps ne joue pas en sa faveur. Mais une femme, de couleur, devenue française, avec un parcours et des combats qui restent d’actualité (quand on parle de racisme, mais aussi d’adoption), je me dis pourquoi pas… En tout cas, entre Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir ou Germaine Tillon, les médias se sont beaucoup plus lancés avec Joséphine Baker. Nous, la famille, on ne réclame rien et c’est déjà très bien qu’on ait beaucoup parlé d’elle à ce sujet. C’est déjà une victoire pour sa mémoire, déjà un pré-hommage.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 06:36

NKM et le vote ultramarin à Paris

NKM-et-colistiers-ultramarins.jpgNathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, a présenté quelques-uns de ses colistiers originaires d’Outre-mer, mardi à son siège de campagne. Entourée de deux Guyanaises, Marie-Thérèse Lacombe et Karine Lubin-Noël, deux Guadeloupéennes, France-Lise Pathé-Tacita et Isabelle Isaac, d’un Martiniquaise, Nathalie Fanfant, et d’une Réunionnaise, Samia Badat-Karam, NKM a développé ses mesures en faveur des Ultramarins vivant dans la capitale. « Je vais renouer avec quelque chose qui a existé et qui s’est perdu dans les sables, la valorisation d’une identité qui fait partie de la capitale. » Ce qu’elle a vanté par là, c’est sa volonté de s’inscrire dans la lignée de la politique de Jacques Chirac lorsqu’il était maire de Paris. « Ce legs », a-t-elle rappelé, c’est le Centre municipal d'accueil et d'information (CMAI DOM TOM) et la Délégation générale à l'outre-mer, qui est rattachée aux services administratifs du cabinet du maire. La candidate estime que si ces services ont ete préservés par l’équipe du maire sortant, on ne leur a pas donné de nouvelle impulsion. Plus précisément, elle a remis en cause la politique de l’équipe sortante et « une machine à subventions » réservées « aux copains ». Elle entend donc « donner du sens aux subventions » en privilégiant l’action contre la drépanocytose, contre les discriminations au logement et au crédit bancaire.

A Paris, on ne peut comptabiliser que les Ultramarins agents de la ville (5000), des hôpitaux publics (6000) ou de la Région Ile de France (2000). « La plupart d’entre eux sont des agents de catégorie C ». NKM  se propose donc d’améliorer leur promotion et réfléchit à un partenariat avec LADOM.

Pour faire face au projet gouvernemental de cité des Outre-mer auquel Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris, a promis son concours, son challenger evoque une promesse « formidable, mais lointaine » et lui prefere un lieu unique, identifié, où les événements culturels pourraient côtoyer les services du CMAI et de la DGOM.

Elle propose aussi d’abonder un fonds pour aider les Ultramarins touchés par un deuil pour les aider à participer aux obsèques au pays. Quant aux congés bonifiés dont l’attribution inégale est créatrice de sentiments d’injustice et de conflits, elle propose de donner de l’homogénéité en nommant un médiateur.

Ces mesures destinées aux Ultramarins de la capitale ont été préparées par Samia Badat-Karam, l’ancienne chef de cabinet de Patrick Karam lorsqu’il était à la délégation interministérielle des Français d’Outre-mer.

Si seules six candidates entouraient NKM, mardi, elle assure que chaque liste d’arrondissement s’est ouverte aux originaires d’Outre-mer et plus globalement à toutes les diversités. Ainsi, dans le 14e ou elle se présente, NKM a deux autres colistiers réunionnais, Nicolas Train et François de la Brière. « Nos listes ressemblent à la population parisienne », a-t-elle conclu.

FXG, à Paris


Les Ultramarins sur les listes d’Anne Hidalgo

firmine-richard-au-bureau-des-elus-RDG-.jpgPas de communication communautaire spécifique chez Anne Hidalgo,1ère  adjointe au maire sortant de Paris et candidate PS à sa succession. Ses listes pour les 20 arrondissements sont bouclées depuis hier. On retrouve une poignée d’Ultramarins. Dans le 7e, où il a peu de chances d’etre élu au vu de sa 10e position (sur 14), on note la présence du Guadeloupéen Willy Gassion, journaliste et collègue de Jordanne, alias Andrée Simonnot-Corosine (pourtant marqué à droite), patronne d’Outremer le mag. Dans le 11e, on retrouve une sortante en position éligible, la Martiniquaise Rosalie Lamin jusqu’alors maire adjointe. Dans le 12e, en 25e position sur 30, l’hôtesse de l’air et conseillère de quartier, Marie-Agnès Strazel, n’est sûre de rien. Dans le 18e, le Guadeloupéen Félix Beppo, neveu de l’ancien journaliste de Radio Caraïbes internationale, Rodolphe Beppo, est en position éligible à la 13e place sur 45. Il est sortant d’ailleurs. Dans le 19e, une autre sortante a de fortes chances de retrouver son fauteuil de conseillère de Paris : la comédienne guadeloupéenne Firmine Richard est en 10e position sur 42.

Partager cet article

Repost0
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 06:23

Hollande à Mayotte et aux Comores en juillet

L'Elysée a confirmé que le président Hollande a répondu favorablement à l'invitation du president des Comores, Ikililou Dhoinine, à se rendre au sommet de la Commission de l’Océan indien qui doit avoir lieu le 26 juillet à Moroni. En toute logique, le Président de la République fera aussi une visite à Mayotte. Le déplacement sur l’archipel français ne saurait être un appendice à ce voyage aux Comores compte tenu du litige qui oppose la France et les Comores, a précisé le Château.

Un déplacement qui se précise, mais qui ne se confirmera définitivement qu'à la mi-juillet.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 06:21

Une compagnie nationale minière compétente en Guyane

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a indiqué dans un entretien au Parisien paru hier, la « renaissance » d'une « Compagnie nationale des mines de France » (CMF), donnant ainsi suite au projet porté depuis quelques mois par le sénateur maire de Kourou, Jean-Etienne Antoinette. Le projet en cours est simplement plus global puisque la compagnie nationale serait chargée d'explorer les sous-sols français et étrangers, « tout en respectant les aspirations environnementales de nos concitoyens », selon le ministre.

La CMF serait dotée d'un budget de 200 à 400 millions d'euros. Mais contrairement à ce qu’envisageait au début M. Antoinette, la CMF ne sera pas l’opérateur unique (avec les acteurs publics locaux), elle contenterait de prendre des participations dans des projets privés. Ce qui est sûr encore c’est que la Guyane est concernée puisque, a précisé Arnaud Montebourg, la compagnie « accompagnera l'exploitation du sous-sol de nos territoires d'outre-mer, comme en Guyane, où nous disposons de réserves d'or considérables et où sévit un orpaillage sauvage », ajoutant même : « Là-bas c'est la loi de la jungle dans le secteur minier. » LA CMF pourra aussi participer à l’exploration du sous-sol d'autres pays, comme les pays d'Afrique francophone, notamment, qui, « aimeraient travailler avec nous plutôt que d'avoir affaire à des multinationales étrangères. » Pour le moment, le ministère des Outre-mer n’a pas encore souhaité commenter cette information.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 07:09

Quel plan après la fin des quotas sucriers ?

Champ-de-cannes.jpg« Il n’a jamais été question d’organiser la fin de la canne ou de la banane. » Cette mise au point de Victorin Lurel, mercredi devant la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale, voulait définitivement clore une polémique née il y a quelques semaines au Sénat, lorsque le même Lurel avait évoqué avec les sénateurs Vergès et Larcher la nécessaire anticipation de la fin des quotas sucriers en 2017. L’Organisation mondiale du commerce a condamné en 2004 et 2005 les prix d’achat garantis sur le marché européen des sucres des DOM. Un tel dispositif avait été jugé contraire à la concurrence. Le POSEI a, depuis, intégré cette perspective avec une aide forfaire.

Les DOM produisent 260 000 tonnes de sucre (dont 205 pour la Réunion, 52 000 pour la Guadeloupe et 3000 pour la Martinique tandis que la France produit 4,5 millions de tonnes de sucre de betterave). Cette production domienne occupe 42 000 hectares, 15 000 emplois et cinq sucreries (une à la Réunion, une en Martinique et trois en Guadeloupe). Le POSEI apporte une enveloppe de 75 millions d’euros et les aides nationales s’élèvent à 90 millions dont 56 pour les planteurs, 10 pour les industriels et 24 pour l’écoulement de la production. Les coûts de production sont supérieurs de 350 euros par rapport aux coûts en Europe. Sur ces 350 euros, 100 ne sont pas compensés. Les usines complètent leurs revenus avec leur production de rhums de mélasse.

Mais tout cela prendra fin en 2017. Le ministre a donc développé devant les députés des pistes pour l’après 2017. Il a cité trois exigences pour la filière : la hausse de la compétitivité, la hausse des niveaux de production et la hausse de la productivité. Ce dernier point sera soutenu par les aides européennes et nationales. La hausse de la production nécessite la défense du foncier agricole. Enfin, il faudra assurer les recettes rhumeries des usines sucrières. Un plan de travail est en cours d’élaboration pour aboutir à la fin du 1er semestre à un plan d’action et d’adaptation à la fin des quotas. C’est le travail du Comité sectoriel canne sucre rhum.

D’ores et déjà, la réflexion a avancé du côté des indications géographiques protégées (IGP). Une députée de la Dordogne qui a connu la fin de la culture du tabac dans sa region, a fait valoir la nécessite de transformer un sucre IGP sur place pour ne pas prendre le risque de voir disparaître les usines. Il faut donc aussi réfléchir aux autres produits issus de la canne. Victorin Lurel a évoqué sa transformation en polycanol, un anti-cholestérol, en composés alimentaires pour les animaux, en panneaux agglomérés ou encore en énergie. Sans parler de la chimie verte qui permet de tirer des molécules de la canne des plastiques ou des herbicides… « La filière a besoin d’orientations claires, a martelé le député réunionnais Jean-Jacques Vlody, vis-à-vis de la perte des compensations financières et de la fin de la garantie des prix. » Premières réponses attendues vers fin juin ou début juillet.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:30

Souria Adèle est Mary Prince

Affiche-Mary-Prince.jpgSur une scène nue, Mary Prince (incarnée par Souria Adèle), une femme vêtue d'une longue robe, témoigne de sa vie d'esclave aux Antilles. Cette pièce de théâtre, mise en scène par le comédien Alex Descas, est tirée du premier récit autobiographique d’une esclave d’Antigua sur sa condition. Le texte a été ecrit en 1831, avant l’abolition anglaise. Née aux Bermudes à la fin du XVIIIe siècle, vendue à l’âge de douze ans, Mary Prince est ballottée de maître en maître, d’île en île, jusqu’à Antigua. Puis elle suit son dernier propriétaire en Angleterre où elle demande son affranchissement. Mary Prince est immédiatement libérée sur le sol du Royaume Uni de Grande-Bretagne où l’esclavage n’existe pas. Mais elle doit encore se battre pour retrouver son mari aux Antilles sans retourner à sa condition d’esclave…

Dans ce décor vide, la comédienne se livre à « une danse immobile, un solo effroyable », pour reprendre les mots du metteur en scène, afin de restituer son parcours et son combat. Mary Prince dépeint avec humanité le quotidien d’une esclave de maison, d’une esclave dans une saline ou encore celui des esclaves dans les champs de canne. Et le spectateur ressent l’enfer de vivre sous le joug de maîtres tout-puissants, capables, au gré de leurs caprices, de battre, tuer, abuser, torturer…

mary-prince-sourya-adele.jpgEmma Suddour a traduit le récit à la demande de Souria Adèle qui en faisait déjà des lectures publiques. Souria a ensuite adapté le texte. Sacré virage pour cette comédienne originaire de Martinique que l’on connaît pour son combat pour l’enseignement du créole dans l’Hexagone et pour sa comédie « Marie-Thérèse Barnabé, négresse de France ». Sacré virage aussi pour le comedien Alex Descas dont c’est la première mise en scène. Avec Mary Prince, Descas et Adèle offrent au public parisien d’entendre une voix que l’on croyait condamnée au silence. Une voix qui témoigne d’un crime contre l’humanité dont l’écho aujourd’hui demeure parfois trop abstrait chez nos contemporains. Cette pièce contribue à lui donner du corps, si meurtir soit-il !

FXG, à Paris

Mary Prince, à la Manufacture des Abbesses, 7 rue Véron, Paris 18, du mercredi au samedi à 19 heures, jusqu’au 22 mars.

Tel : 01 42 33 42 03

Partager cet article

Repost0

Articles Récents