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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:00

Affiche-Lefel.jpgUn concert pour Edith Lefel

Le 18 janvier prochain au Cabaret sauvage, à Paris, le producteur d’Aztec musique, Eric Basset, et une dizaine d’artistes caribéens offrent un concert pour commémorer la chanteuse Edith Lefel disparue, il y a 11 ans, un 28 janvier. Interview de Tony Chasseur, directeur artistique de la soirée.

« Une commémoration et une transmission »

Quelle est la genèse de cette commémoration ?

Tony-Chasseur.jpgEric Basset, comme il l’avait fait avec Malavoi l’année derniere ! Il est un amoureux de ces artistes depuis fort longtemps et il vient de réaliser un joli documentaire sur Edith. Il avait envie d’agrémenter cela de choses vivantes et pas simplement d’éléments d’archives puisque ce concert sera capté. C’est un monsieur qui pense aussi en termes de transmission avec de jeunes artistes qui n’ont pas connu Edith vivante, mais qui chanteront ses chansons. Il s’agit de perpétuer la voix, le talent et le souvenir de cette grande chanteuse. On se remémorera notre amie et son sourire à travers ses chansons. Nous serons une vingtaine sur scène…

Quel va être votre rôle ?

Je vais chanter, c’est ma première fonction. Mais j’ai établi le répertoire qui sera au programme et pour que ca ne soit pas trop rigide, il y aura beaucoup de duos, de trios, de combinaisons… Ce sera un concert, mais l’interprétation des chansons sera plus imagée que le simple chanteur qui vient interpréter sa chanson d’Edith. Il y aura beaucoup de parties instrumentales, car quand Edith était là, on permettait beaucoup aux arrangeurs d’exister dans la musique antillaise. Ça va faciliter les relais entre les voix. Ce sera dynamique de voir Fanny avec Lynnsha, des choristes venir chanter en lead devant, ou Warren chanter une chanson d’Edith…

Tony-Chasseur-2.jpgVous-même, que chanterez-vous ?

Je prefere ne pas le dire… Il faut garder un peu de surprise. Le conducteur existe, phrase par phrase ! Je peux dire encore qu’il y aura Valérie Louri qui vient de lui consacrer un album hommage à sa couleur (Edith Lefel tribute, ndlr), Loriane Zacharie dont le timbre de voix est très proche de celui d’Edith, Tanya Saint Val… Jean-Luc Alger qui a chanté Ich Manman avec elle sera là aussi. Il y aura 21 chansons, les plus marquantes de son répertoire.

Qui va assurer l’accompagnement musical ?

J’ai essayé de réunir les musiciens qui avaient travaillé avec Edith, ceux qui étaient son back band… On retrouvera son saxophoniste Nicolas Guéret qui a été très proche d’elle, et son équipe de cuivres, Christian Martinez et Philippe Henri. Il y aura évidemment Marie-Céline Chroné, Thomas Bellon à la batterie, qui remplace Hervé Laval. Thierry Vaton et Bago seront aussi sur scène, et nous avons un jeune guitariste qui a pris le relais, Alex K-By.

Ronald Rubinel sera-t-il de la partie ?

Nous espérons que Ronald et les enfants d’Edith seront des nôtres. C’est tout à fait envisageable. Ronald, de toute façon, est derrière tout cela. Il n’y a pas eu une avancée dans ce projet sans qu’il n’ait été informé et sans qu’il n’ait donné son assentiment !

Une telle commémoration ne devrait-elle pas être relayée par nos medias nationaux eu égard à la personnalité d’Edith ?

(Rires…) Je veux bien reconnaître que pour ces medias la disparition d’Edith ne soit pas d’actualité quoiqu’une chanson est éternelle… Pour Edith, nous dirons à la limite que ce n’est pas grave, mais faut-il devenir un Noir intégriste avec des propos subversifs pour passer à la télé nationale ? Peut-être que notre image est trop lisse, que nous n’avons rien de dérangeant à proposer… Nos artistes ne sont pas des gens qui s’exhibent avec un slip panthère, pas non plus des gens auxquels on peut demander s’ils boivent, s’ils se droguent ou s’ils s’envoient quinze gonzesses dans une chambre… Nous avons des auteurs, des gens qui écrivent des textes… La langue est-elle une barrière ?

Propos recueillis par FXG, à Paris


Un documentaire sur France O, le 24 janvier

Edith Lefel, une vie est le documentaire réalisé par Eric Basset. Conçu à partir d’archives et de témoignages, le film raconte qui était Edith Lefel, mais aussi quelles traces elle a laissées. « C’est pour ca, explique le réalisateur, que nous avons laissé la place à des chanteuses comme Milca, Leila Chicot ou Lynnsha qui sont la génération d’après, mais qui se reconnaissent dans ses traces. » Et puis bien sûr, le film donne le plus possible la parole à Edith. Beaucoup d’interviews ont été exhumées, comme pas mal d’images d’émissions de télé, de concerts et de clips. « J’ai été à la rencontre de ceux qui ont participé à son histoire et qui l’ont bien connue. Tony Chasseur en fait partie, comme Marie-Céline Chroné, Philippe Lavil, Ralph Thamar… » Au final, ce qui ressort de cette femme, c’est son aura, son humilité, son ouverture aux autres, « le tout agrémenté d’un professionnalisme hors pair et d’une gentillesse à toute épreuve », parole de producteur.


Warren.jpgWarren chante Edith

« Un événement familial »

Que représente Edith Lefel pour un chanteur de votre génération ?

Elle est d’origine guyanaise et elle a grandi dans la même commune que moi à Saint-Laurent du Maroni. Nos familles se connaissaient ! Elle represente une grande dame et, enfant, j’ai suivi la carrière de cette grande artiste de la communauté afro-caribéenne.

Avez-vous compris que Tony Chasseur vous sollicite ?

Je me suis dit : Pourquoi moi ? Mais, entre la pression et la joie, je me dois honorer cette invitation ! Dans l’idée du passage de relais, ç’aurait pu être moi comme un autre de la scène de la nouvelle génération…

Qu’allez-vous chanter ?

Je vais interpréter deux chansons, deux figures imposées. Il y aura un titre en duo avec Tony Chasseur et un autre que je ne dévoilerai pas. Ce sera un carrefour intergénérationnel et on va jouer la carte de la famille, de l’union. On sera dans la même énergie de groupe, même si des artistes, comme Tanya, ont un regard sur nous les jeunes artistes et n’hésitent pas à nous parler, nous conseiller… Ce sera un événement familial.

Edith Lefel a-t-elle influencé votre creation ?

Carrément ! j’ai toujours dit que ma musique était un mélange de ce qu’écoutaient mes parents, de mes origines, de ce qui a bercé mon enfance. Et ma plus tendre enfance, c’est Tanya, Edith, Jean-Michel Rotin, Kassav, La Perfecta… Il y a cette empreinte bien diluée derrière ma musique avec de la soul, de la r’n’b ou de la pop. Edith fait partie de ces artistes qui ont influencé la couleur de ma musique.

Quel est votre titre préféré d’Edith ?

Mon ange. Je sais pas si c’est bien de le dire, mais j’ai toujours été attaché à des artiste comme… Daniel Balavoine. Sa derniere chanson avait un rapport avec le passage à l’au-delà et dans cette chanson d’Edith, franchement, j’ai ressenti exactement la même chose. Donc, s’il y a une chanson d’elle qui me touche, c’est celle-là. Je pourrai même la reprendre dans un album. J’en ai carrément envie.

Propos recueillis par FXG

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 07:30

L’hebdo Le Marin epingle le grand port

L’hebdomadaire specialise, le Marin s’interesse a la Guyane, son nouveau grand port et ses finances. « Un an après le changement du mode de gouvernance, peut-on lire dans sa newsletter du 11 janvier, la situation financière du grand port maritime de Guyane reste fragile. Le précédent gestionnaire, la CCI de Guyane, n’est pas en mesure de rembourser les 8 millions d’euros de trésorerie dus au 1er janvier 2013, auxquels viennent s’ajouter 27 millions au titre de la dette. »

FXG

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 06:26

Migail Montlouis-Félicité rend son hommage à CésaireExpo-Migail-Montlouis-1.jpg

Bibliothécaire le jour, chroniqueuse culturelle à ses heures perdues, la Martiniquaise Migail Montlouis-Félicité vient de consacrer à la Bibliothèque Valeyre (Paris 9) une exposition photographique articulée autour du poète Aime Césaire et de son héritage. « Et si Césaire nous était conté » est « une escapade » qui rend compte de sa culture et de son rapport au chantre de la négritude. A vrai dire, c’est une forme de rétrospective de son activité de photoreporter centrée sur des visages et quelques paysages.

Expo-Migail-montlouis-2.jpg« Je ne dissocie pas l’écriture de l’image, j’estime que l’image peut précéder les mots. L’écriture ne vient-elle pas de l’imaginaire ? » interroge cette enfant du Bumidom née au quartier Césaire.

Alors elle montre tous ces hérauts, hommes ou femmes porteurs de l’imaginaire martiniquais, écrivains, musiciens, conteurs, sportifs, comédiens... Ses photos mosaïques sont un « fragment culturel » qu’elle appelle « Terres & Figures des Antilles – Héritage Aimé Césaire ». Ce n'est pas l'intérêt artistique de l'exposition qu'il faut retenir, mais sa dimension documentaire et narrative.

Lors du vernissage, un spectacle autour de la parole d’Aimé Césaire a été donné par la comédienne Mata Gabin, le conteur Igo Drané et l’animateur de radio Johnny Grey, suivi par la projection du film « L’ami fondamental » de la réalisatrice Euzhan Palcy.

FXG, à ParisExpo-migail-Montlouis-3.jpg

Les ecrivains...Expo-Migail-Montlouis-felicite.jpg

Les musiciens...Expo-migail-montlouis-felicite-4.jpgLa photographe...

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 07:53

Free mobile offre le roaming aux Antilles

Free Mobile a décidé de faire bénéficier ses clients en déplacement dans aux Antilles (y compris Saint-Martin et Saint-Barth) et en Guyane de la tarification hexagonale pour 35 jours utilisables sur une année. Cette décision permettra à ces consommateurs de ne plus payer, pendant la durée de leur séjour, les frais d’itinérance de 29 cts par minute sur les appels vocaux et de bénéficier, sans supplément de prix, de débits élevés pour la navigation sur Internet dans les mêmes conditions que dans l’Hexagone. Ce second avantage est particulièrement important compte tenu du tarif actuel des connexions à Internet qui sont facturés séparément aux abonnés lorsqu’ils utilisent leur téléphone en dehors du réseau de leur opérateur.

Cette annonce de l’opérateur Free a ete saluée par le ministre des Outre-mer qui déclare : « Après la baisse des frais d’itinérance et l’inclusion des appels vers les DOM dans les forfaits de téléphonie début 2013, c'est une nouvelle avancée qui conforte notre action auprès des opérateurs pour faire respecter l’engagement du président de la République d’assurer progressivement une convergence tarifaire entre l’Hexagone et les DOM en matière de téléphonie. » Cette amélioration financière du service ne concerne pas pour l’instant les départements de l’Océan indien, Réunion et Mayotte, dès lors qu’un partenaire commercial local n'a pas été trouvé. « Il faut aussi espérer, ajoute le ministre, que la concurrence, désormais plus vive sur ces marchés, conduira les autres opérateurs nationaux à proposer des offres comparables. »

FXG, à Paris

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 07:04

Les ultramarins préoccupés par la paupérisation

pierre-pastel-cegom.jpg« Nous voulons mettre à la disposition de tous les véritables expressions des uns et des autres. » Pierre Pastel, sociologue et président du collectif des états généraux de l’Outre-mer (CEGOM), a présenté, vendredi au Sénat, l’audit des politiques conduites par l’Etat en direction des Français d’outre-mer. C’est la deuxième année que le CEGOM procède à un tel audit. Pour ce faire, il a sollicité les 65 000 personnes inscrites dans sa base de données et leur a demandé de soumettre leurs ressentis. 423 personnes ont répondu. 43% sont des personnes vivant en outre-mer, 57 % dans l’Hexagone. Dans le détail, 21 % sont guadeloupéennes, 22%  martiniquaises, 13 % guyanaise et 12 % réunionnaises, les autres se répartissent de façon plus marginales dans les autres territoires des outre-mer L’ensemble de leurs contributions ont été collectées entre le 29 octobre et le 18 decembre derniers. La synthèse de ces contributions révèle que les préoccupations principales des ultramarins sont la paupérisation et ses conséquences en matière de santé et de violence. Une sacrée évolution par rapport à l’an dernier quand les sondés ne s’inquiétaient encore que de leur pouvoir d’achat… Cette fois, ils ne sont plus dans la crainte, mais dans le concret et dans la pauvreté !

16-novembre-2013-9407.JPGEn second lieu, ce qui ressort, c’est le chômage et le manque de perspectives pour les jeunes. Pierre Pastel evoque une certaine « désespérance ». D’ailleurs, une des phrases qui revient de façon récurrente dans cette enquête est : « Ce sera pire pour nos enfants. » L’audit révèle aussi que la question du racisme, avec l’affaire Taubira, a été « ravivée ».

Autre nouveauté, cette année, les sondés n’interpellent plus seulement l’Etat pour leurs problèmes d’éducation ou de modes de consommation inadaptés aux réalités locales, mais ils en appellent aussi à leurs collectivités territoriales dont  ils semblent désormais attendre davantage.

En conclusion, cet audit laisse apparaître un moral en baisse même si, paradoxalement, la note moyenne de satisfaction est en hausse, à 8 sur 20, contre 5 sur 20 l’an passé.

L’audit est destiné aux décideurs. Avec lui, le CEGOM veut agir en lanceur d’alertes et en force de propositions, notamment en termes de santé publique et d’emploi.

FXG, à Paris

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:00

Carburant : les négociations ont repris à Bercy

Rémunérations des capitaux, suppléments non cotés et contrats des gérants sont les points principaux de discussion entre le gouvernement et la filière pétrolière des DOM.

Ministere-des-finances.jpg« On est satisfaits parce qu’on a été écoutés ! » Patrick Collé, président de l’intersyndicale des gérants de stations-service des DOM semblait apaisé à l’issue des quatre heures de réunion, hier au ministère de l’Economie et des finances à Bercy. Cette fois, pas de ministres autour de la table, mais le directeur de cabinet adjoint de Pierre Moscovici, Alexis Kohler en maître des lieux, et le directeur de cabinet de Victorin Lurel, Fabrice Rigoulet-Roze qui a conduit les débats. Un format et un lieu qui semblent avoir participé à dépassionner les échanges pour un débat serein. « Tous les problèmes ont été posés, selon M. Collé, et maintenant, il s’agit de nous mettre d’accord sur un calendrier de concertation pour régler les problèmes qui se posent. » Les arrêtés de méthode destinés à la fixation des prix des carburants ont été passés en revue, épluchés point par point. Les participants qu’ils soient gérants ou pétroliers, ont la sensation qu’il y a désormais une volonté manifeste de concertation. Et puis, les gérants ne semblent plus craindre les mesures de rétorsion de leurs fournisseurs et bailleurs. « Les pétroliers sont moins agressifs vis-à-vis de nous, poursuit M. Collé. La volonté de la filière est de trouver une solution de manière à préserver le système en place. » Cette fois, il y a eu de véritables contributions pour améliorer le contenu de ces arrêtés de méthode et des propositions d’amendement des textes. Ces amendements feront l’objet de réunions techniques spécifiques ultérieures (pour Mayotte par exemple).

Tanneguy-Descazaud.jpgIl existe encore trois points de blocages principaux. Le premier est annexe car il s’agit des relations contractuelles des gérants avec les pétroliers, un probleme en marge des décrets même si ces derniers y ont un impact certain. Une première réunion technique a d’ailleurs été consacrée à cela, hier dans la foulée de la première. Les deux autres clés de blocage sont la rémunération du capital a hauteur de 9 % pour la SARA et la question des suppléments non cotés (honoraires, assurances, frais de trading…) qui concernent la SARA comme la SRPP. C’est de ces deux paramètres que le gouvernement entend obtenir le « gras » de la baisse des prix à la pompe. Et pourtant, ces deux sujets n’ont pas été franchement abordés. A la sortie, les pétroliers, que ce soient Tanneguy Descazaud, directeur de la SARA, ou Mathieu Soulas, directeur de Total Océan indien, n’ont pas souhaité entrer dans les détails. Et pour cause, cela renvoie au sujet impopulaire de leurs profits…  Les deux patrons pétroliers se sont contentés d’exprimer leur satisfaction de voir s’ouvrir « enfin une concertation présidée par le ministère de l’Economie ». « On a défini, ont-ils déclaré à l’unisson, un certain nombre de sujets pour lesquels des réunions supplémentaires seront organisées. » Leur apaisement serait encore plus grand si Victorin Lurel laissait entendre qu’il était prêt à ne pas ramener leurs profits au strict niveau de 2010 (20 millions pour la SARA contre 33 en 2012) pour leur en laisser un peu plus (environ 25 millions pour la SARA). Aux yeux du ministre des Outre-mer, rien ne semble s’opposer à ce que les arrêtés de méthode amendés puissent être signés au 1er février.

FXG, à Paris


Le pdg de Total entendu bientôt à l’Assemblée nationale

Dans le contexte actuel, l’annonce de l’audition de Christophe de Margerie, pdg de Total, mercredi prochain à l’Assemblée nationale, devrait susciter la présence de certains députés d’Outre-mer siégeant à la commission des affaires économiques. Si le patron de Total doit être entendu sur des sujets « nationaux », il devrait faire l’objet de questions spécifiques de leur part… En février 2012, Christophe de Margerie avait annoncé que son groupe avait réalisé en 2011 un bénéfice de 12 milliards d’euros.


Trois questions à Patrick Collé, président de l’intersyndicale des gérants de stations-service des DOM

Patrick-Colle.jpg« Ce décret n’est pas un instrument de baisse »

Quelle conclusion tirez-vous de cette réunion ?

Aujourd’hui, nous pouvons dire de manière très claire que le prix des carburants à la pompe ne va pas baisser. Ce décret n’est pas un instrument de baisse. Il faut dire la vérité aux populations domiennes. Nous ne sommes pas contre la transparence, ni contre le nouveau décret, mais il faut prendre le temps de l’analyse parce qu’il peut y avoir un déséquilibre capable de pénaliser certains acteurs de la filière et, notamment, les gérants.

A-t-il été question lors des discussions de 9 % de rémunération du capital pour les pétroliers ?

Nous avons discuté… Alors, c’est vrai qu’ils ne sont peut-être pas d’accord par rapport à cela, mais ils en ont pris acte pour pouvoir en discuter. C’est une bonne chose. Auparavant, il n’y avait pas de discussion, pas de concertation. Tout ce qui s’est passé auparavant n’est pas sérieux. Face aux attaques, nous nous sommes défendu. On ne fait pas de politique, on se défend ! Un gérant de station-service ne ferme pas son entreprise comme ca, à la légère. Lorsqu’on ferme son entreprise, on perd de l’argent ! Pour nous, ce dossier n’as pas été géré correctement par le ministère des Outre-mer.

Qu’attendez-vous désormais ?

Alors que le président de la République parle d’un pacte de responsabilité vis-à-vis des entreprises, il y a comme un probleme au niveau de la méthode. Nous nous tournons résolument vers l’avenir et nous souhaitons que les problèmes que nous avons posés soient résolus et, notamment, le problème des relations contractuelles avec les compagnies pétrolières.

Propos recueillis par FXG


Trois questions à Gérard Lebon, president des gérants de stations-service de la Réunion

Gerard-Lebon.jpg« Le texte est trop contraignant »

Avez-vous le sentiment que les choses se présentent mieux cette fois ?

Manifestement, les débats sont plus apaisés, plus sereins. On a le sentiment que la confiance est train d’etre rétablie entre les différents partenaires.

Peut-on encore parler d’une pression des pétroliers sur les gérants ?

Les pétroliers n’ont pas la capacité de faire pression sur nous ; on est capable de faire des grèves contre des gouvernements ; on est capable de faire des grèves contre nos pétroliers aussi.

Quels sont les problèmes que vous pose l’application du décret et de l’arrêté de méthode ?

Globalement, on nous proposé un texte qui n’est pas applicable matériellement sur le terrain, avec des contraintes qui font que l’objectif visé ne peut pas être atteint. Le texte est trop contraignant dans sa rédaction et dans les conditions qu’il met en avant. Donc nous disons qu’il faut revoir ce texte, le remettre à plat. L’ambition de transparence et la volonté de limiter les hausses de prix à la pompe sont partagées par les gérants, parce que, effectivement, moins le prix est haut, plus on consomme. Et je pense que dans un système administré, on doit de la transparence aux clients. Depuis 2008, nous travaillons déjà sur la transparence avec l’observatoire des prix. On n’a aucun probleme avec ca, mais on dit que le texte soit applicable. Nous pointons donc du doigt les éléments qui posent probleme pour l’application du texte. J’ai l’impression qu’on veut y mettre de la bonne volonté donc ca ira vite.

Propos recueillis par FXG

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 08:29

L es arrêtés de méthode en discussion à Bercy

La réunion prévue demain au ministère de l’Economie et des finances doit mettre face à face, dès 11 heures, les représentants de la filière pétrole (gérants et pétroliers) et ceux des ministères de l’Economie, de l’Ecologie et de l’Outre-mer. Si les gérants se sont satisfaits de cette délocalisation des débats à Bercy, ces derniers seront, de fait, menés par le ministre des Outre-mer en présence de représentants de ses deux collègues (Pierre Moscovici sera en déplacement à Toulouse avec François Hollande).

En jeu, les arrêtés de méthode relatifs à la mise en œuvre du décret réglementant les prix des produits pétroliers et du gaz de pétrole liquéfié ainsi que le fonctionnement des marchés de gros et de détail pour la distribution de ces produits dans les départements d’Outre-mer. Deux arrêtés distincts seront proposés à la discussion ; l’un pour les Antilles et la Guyane ; l’autre pour la Réunion.

En ce qui concerne les Antilles et la Guyane, afin de définir, pour le premier de chaque mois, « les prix maximum hors taxes de sortie raffinerie, identiques dans les trois départements français d’Amérique », il sera procédé à « la détermination d’un chiffre d’affaires mensuel d’équilibre devant permettre d’assurer le fonctionnement de la SARA ». Ce chiffre d’affaires mensuel d’équilibre se compose des coûts d’approvisionnement de la raffinerie, de ses coûts de raffinage et de logistique et de la rémunération des capitaux investis. « Le taux de rémunération est fixé à 9 % », prévoit le projet d’arrêté.

Il s’agira encore de déterminer un « prix pivot d’équilibre (ou prix moyen théorique) des produits administrés en €/tonne ». Le prix pivot sert de base au calcul des prix maxima de vente sortie SARA pour chacun des produits réglementés. L’arrêté concerne aussi la fiscalité et la fixation des marges de détail. C’est l’ensemble de ces données qui permettra de fixer les prix de vente à la pompe.

Les discussions seront donc éminemment techniques. C’est une des raisons pour lesquelles, le ministère des Outre-mer a trouvé justifié que la rendez-vous se tienne à Bercy. La réunion, par ailleurs, pourrait ne durer si longtemps que certains s’y attendent et elle pourrait aussi être la première d’une longue série. Certaines, à venir, pourraient bien se tenir à nouveau au ministère des Outre-mer.

Le décret Lurel a bien été publié au Journal officiel, mais les nouveaux tarif de l’essence ne sont pas encore prêts d’être fixés.

FXG, à Paris

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:30

La loi d’avenir agricole en débat

L’examen du projet de loi d’avenir agricole a débuté mardi à l’Assemblée nationale et devrait durer jusqu'à vendredi. Lors de la discussion générale, la députée PS de Guadeloupe, Hélène Vainqueur-Christophe, a présenté le rapport de la délégation aux Outre-mer. Elle a rappelé les caractéristiques des agricultures ultramarines. Ainsi, dans les seuls DOM et hors Mayotte, l’agriculture représente actuellement de 1,4 à 4,4 % du PIB en fonction des départements, contre 2,2 % en métropole ; de même, elle représente de 2 à 7 % de l’emploi contre 3,3 % dans l’Hexagone. La superficie moyenne des exploitations individuelles est d’environ 5 hectares à La Réunion, d’environ 4 hectares en Martinique et d’environ 3,5 hectares en Guadeloupe et en Guyane. La superficie agricole utilisée (SAU), à l’exception de la Guyane (+9,3 %), est en baisse (24 % en Guadeloupe, 22 % en Martinique, 2 % a la Réunion). En cause l’urbanisation et les problèmes d’indivision.

Si le projet de loi prévoit dans son titre dédié aux Outre-mer la création de comités régionaux de coordination des politiques agricoles et des crédits délégués et régionalisés du FEADER, la délégation outre-mer dans ses travaux en commission n’a pas obtenu tous les amendements qu’elle souhaitait voir adopter. Mme Vainqueur-Christophe a donc fait part des améliorations du texte que la délégation attend. Elle souhaite que le gouvernement dépose deux amendements. Le premier pour créer un fonds de garantie pour les prêts bonifiés susceptibles d’être accordés aux jeunes agriculteurs ; le second pour faire passer à 35 ans, l’âge limite pour les admissions au dispositif du « contrat de génération » dans les exploitations agricoles ultramarines. Enfin, elle attend que le gouvernement donne un avis favorable à trois de ses amendements. Le premier vise à ce que l’ANSES veille tout particulièrement à la délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires destinés à l’agriculture pratiquée en milieu tropical. Le deuxième veut confier au Comité d’orientation stratégique et de développement rural (COSDA), la création d’une zone d’agriculture prioritaire (ZAP). Le troisième, enfin, est un amendement adaptant le contrat de fiducie aux exploitations agricoles ultramarines pour accroître l'usage des modes de cession juridique existants et éviter les indivisions.

FXG, à Paris

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 07:08

Une nouvelle plateforme logistique pour Spiridom

entrepot.jpgSpiridom, Héritiers Clément et Damoiseau Export, les sociétés dédiées à l’exportation des rhums Clément, Damoiseau et JM, a quitté les entrepôts qu’elle louait depuis 2005 à Bonneuil (94) pour emménager dans des locaux flambant neufs, construits sur mesure, à Valenton (94), à deux pas d’Orly. 3,2 millions financés à parité par le groupe Bernard Hayot et un emprunt au Crédit agricole de la Guadeloupe pour Damoiseau, ont été nécessaires pour ériger ce bâtiment qui flirte avec le label « haute qualite environnementale » avec son toit végétalisé. nicolas-legendre-et-Gregoire-Gueden_3185.jpgSes 2500 m2 de surface se répartissent entre un espace de stockage de 1500 m2 avec deux quais de chargement, 500 m2 de bureaux et 500 autres pour la manutention et le conditionnement. La capacité de stockage, 1,5 millions de bouteilles, a été multipliée par six par rapport aux anciens locaux !

En 2014, 2,5 millions de cols devraient y avoir transité. « Ces locaux sont le bras armé de nos distilleries en Martinique et en Guadeloupe et le siège mondial de notre distribution », explique Grégoire Guéden, directeur des activités spiritueux de GBH. Depuis le nouveau siège de Valenton, les rhums sont expédiés dans 65 pays. L’ambition n’est autre que la conquête de 40 autres pays selon Nicolas Legendre, directeur général de Damoiseau export.

FXG, à Paris

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 06:25

France Ô compte ses tweets

A défaut de disposer des mesures d’audience nationale de Médiamétrie (dont le coût est estimé à 1 million d’euros), France Ô mesure son « audience sociale ». C’est ainsi qu’au lendemain de la diffusion de son Hip hop live 2013, diffusé le 3 janvier dernier, la chaîne annonce être en « 2e place des chaînes TV en audience sociale ».

Ce Hip hop live 2013, un concert événement consacré au hip hop avec Kery James, Rohff, Disiz, etc, a fait l’objet de 38 400 tweets. C’est ainsi que France Ô peut affirmer s’etre « positionnée en 2e place des programmes TV les plus commentés dans la journée » et avoir atteint 21.5% de part d'audience sociale (en pourcentage de conversations) et plus de 47 500 tweets sur l'ensemble de la journée. Cas ne dit toujours pas si la chaîne dépasse ou non les 300 000 téléspectateurs.

FXG, à Paris

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