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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 13:42

Lurel refuse de « mettre un genou à terre »

« Les représentants des gérants demandent à reprendre d'une main ce qu'ils auront dû concéder, dans un jeu qu’ils sont seuls à maîtriser avec les pétroliers. » Victorin Lurel s’est montré inflexible à la sortie du conseil des ministres, hier, lorsqu’il a été interrogé sur l’annonce de grève illimitée des gérants de stations-service des départements d’outre-mer à partir de ce matin. Pas question pour le ministre de laisser « vider le décret de sa substance », ni d’accepter une manœuvre « dilatoire ». Il s’est encore déclaré « étonné, choqué » : « On fait mine de croire que la filière est en danger, nous en doutons. Ce n’est pas vrai. Les pompistes n’ont jamais été menacés ; leur reprise [par les pétroliers]… C’est un jeu ! » Alors Victorin Lurel a choisi de tenir, de ne pas « mettre un genou à terre », autrement dit, ne pas accepter l’ultimatum des gérants qui exigeaient le report de la signature des arrêtés de méthodes prévus au 1er février. Le ministre a rappelé que sur les 99 millions de profits des pétroliers sur les deux zones concernées, le décret vise à les diminuer de 13 millions tout en justifiant les frais.

Les parlementaires d’outre-mer y sont allés de leur soutien. Ainsi, 24 députés et sénateurs d'outre-mer (Bruno Nestor Azerot n’a pas signé mais s’est dit solidaire) appellent « le gouvernement à ne pas céder face au chantage de la filière carburant en outre-mer ». Le fait qu’ils parlent de « filière » montre à quel point ils pensent que les gérants sont encore le jouet des pétroliers.

On peut d’ailleurs remarquer que les gérants ont éprouvé le besoin d’être accompagnés, mardi à Bercy, par trois représentants des pétroliers : MM. Soulas (SMSPP) et Cousineau (GPP) et Francis Jan, directeur général délégué de Total Marketing Services.

« Nous avons étudié les propositions écrites des gérants », a encore affirmé le ministre, mais en posant leur ultimatum, ils ont, selon lui, montré leur véritable objectif : s’opposer au décret Lurel sur les carburants. Une idée bien arrêtée alors même que Christophe de Margerie a déjà laissé entendre, lors de son audition par les députés, qu’il était prêt à lâcher un peu de lest sur ses bénéfices aux Antilles et a la Réunion.

Si les expertises interministérielles qui ont fait suite aux réunions de concertation sont terminées, rien ne s'oppose plus à ce que le gouvernement prenne la décision de signer les arretés de méthodes.

FXG, à Paris

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 08:00

Les gérants annoncent la fermeture des pompes dès jeudi

Gérard Lebon, président du syndicat des gérants de stations-service de la Réunion a promis « des manifestations dures, des non-ouvertures de stations-service jeudi ».

Lebon-et-Colle.jpgLe dernier round de concertation entre les gérants des Antilles, de la Guyane et de la Réunion, trois représentants des pétroliers, et ceux des trois ministères (Economie, Ecologie et Outre-mer) s’est mal passé, hier à Bercy. Un premier set de deux heures s’est achevé sur un constat d’ « irritation », selon Patrick Collé, président de l’intersyndicale des gérants des DOM. Le second, sur une menace de fermeture des stations…

A l’ordre du jour de cette réunion, il y avait l’examen des propositions de modifications rédactionnelles que les gérants ont adressées, le 16 janvier dernier. Ces amendements faisaient suite à la première réunion technique qu’ils avaient eue le 9 janvier après-midi. Mais plutôt que d’examiner ce qui pouvait être intégré et ce qui restait en débat, les gérants sont revenus sur le calendrier de la concertation et ont demandé aux trois ministres de s’engager par ecrit à ce que les arrêtés de méthodes ne soient pas publiés le 1er février. Une demande considérée comme un ultimatum côté gouvernement.

Après la pause déjeuner et le deuxième set d’une heure, c’est le clash : «  Pas une goutte d’essence ne coulera dans les DOM, a déclaré Patrick Collé. Le gouvernement ne peut pas prendre d’engagement quant à la date du 31 janvier. Le gouvernement nous dit de venir discuter alors que de toute façon, il sortira ses arrêtés ?! Les gérants sont révoltés. » Cette révolte se manifestera donc par une fermeture des stations dès jeudi matin.

« On a la certitude que le ministère des Outre-mer veut passer en force et faire sortir ses projets d’arrêtés de méthodes pour la fin du mois, poursuit-il. C’est inacceptable parce que nous nous étions mis d’accord le 9 janvier sur une méthodologie et un calendrier de concertation et jusqu'à aujourd’hui, il n’y a pas eu de calendrier ni de réelles discussions… » Cette ultime réunion ne serait donc pour les gérants qu’une « vaste mascarade ». « Depuis le 9 janvier, poursuit M. Collé, nous ne nous sommes vu que ce matin (hier, ndlr) et nous ne sommes pas d’accord. » Les gérants assurent que leurs propositions  de modifications rédactionnelles sont restées sans réponse. « S nos problèmes peuvent etre levés avant cette date du 31 janvier, ajoute Gérard Lebon, ceux des pétroliers, non ! Et c’est toute la filière qui sera alors en déséquilibre » Les représentants des compagnies pétrolières présents ont estimé eux aussi que ces discussions ne menaient à rien. « Nous ne subissons aucune pression des pétroliers, enchaîne M. Lebon, mais nous sommes liés dans un modèle où l’Etat fixe un prix administré et des marges, où les pétroliers mettent en location-gérance des stations, où les gérants embauchent des gens pour les faire tourner. Si un des partenaires ne s’y retrouve pas, c’est toute la filière qui tombe. » Voilà pourquoi les gérants estiment nécessaire de prendre le temps de la discussion et d’obtenir des ministres cet engagement de report qu’ils n’ont pu arracher.

« On va en discuter en assemblée générale, a précisé M. Collé mais si les projets d’arrêté passent à la fin du mois, il faut bien comprendre qu’on ne pourra pas l’accepter. Les chefs d’entreprises que nous sommes vont disparaître et les emplois aussi. Les compagnies pétrolières ont toujours été claires et l’ont encore été [hier]. »

En quittant le parvis du ministère pour s’engouffrer dans la bouche de métro, les représentants des gérants semblaient surchauffés. L’un d’eux, au téléphone avec son père, jurait qu’ils allaient « mettre le feu à la Réunion ».

FXG, à Paris

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:20

Angèle Louviers, secrétaire générale du CNMHE

Lurel-et-Louviers-17-janvier-dernier.jpgL’avocate au barreau de Paris, Angèle Louviers, d’origine guadeloupéenne et membre du conseil national du PS, a été nommée, par un arrêté du ministre des Outre-mer, paru au Journal officiel du 22 janvier, aux fonctions de secrétaire générale du CNMHE. En la nommant a ce poste, le ministre des Outre-mer récompense celle qui avait été la coordinatrice de la mobilisation des Ultramarins de l’Hexagone lors de la campagne présidentielle de François Hollande. Jusqu’alors, elle n’avait pas même obtenu un hochet et le faisait savoir.

Elle remplace, à compter du 17 février prochain, Frédéric Lazorthes. Ce dernier, historien et essayiste, auteur d'Une crise française, chez Buchet-Chastel, avait été nommé à ce poste en juin 2009 par Yves Jego et reconduit par Marie-Luce Penchard. Depuis 18 mois et notamment, à la faveur de la nomination de la nouvelle présidente du CNMHE, Myriam Cottias, quelques personnalités ultramarines (dont le président du Collectifdom, Daniel Dalin, qui s’était fendu d’une lettre incendiaire au président de la République), souhaitaient son éviction. La fin de son contrat au ministère de l'Intérieur est l'occasion de leur donner satisfaction. Si Angèle Louviers est connue comme une militante socialiste du 16e arrondissement, Frédéric Lazorthes l’était aussi comme militant UMP du 18e.

FXG, à Paris

Légende photo : Angèle Louviers a eu un long aparté avec Victorin Lurel, lors de la cérémonie de vœux du ministre des Outre-mer, le 17 janvier dernier. (photo FXG)

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:10

N.Dufourcq_MG_2808BPI_libre-de-droits.jpgNicolas Dufourq, directeur général de Bpifrance (la banque publique d’investissement) arrive en Guadeloupe et Martinique apres la Guyane. Il installe la directrice régionale Michèle Papalia, nommée en septembre dernier. L’occasion pour le patron de la BPI d’expliquer aux entrepreneurs l’offre commerciale de son établissement.

L’homme n’a jamais mis les pieds aux Antilles, mais il connaît bien la Guyane où, alors qu’il était PDG de Wanadoo, il est venu assister au lancement de la fusée qui a mis en orbite un satellite de la TNT. Interview.

« Un préfinancement tout à fait exceptionnel du CICE »

Que propose la BPI ?

Bpifrance souhaite être un des grands vecteurs de la relance de l’investissement français quels que soient les territoires. Nous proposons des produits de financement du court terme du poste d’exploitation, le préfinancement du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) ou la mobilisation des créances. Nous avons aussi des crédits à long terme qui permettent de donner de l’oxygène financier à une entreprise en plein développement pour exporter, innover, recruter, se restructurer… Ces crédits qu’on appelle les prêts de développement sont appelés à se multiplier en 2014, dans une proportion de 30 %.

Allez-vous garantir ces prêts ?

Nous garantissons environ chaque année 80 000 crédits des grandes banques privées de la place avec nos fonds de garantie. Nous continuerons à faire croître notre activité de garantie sur les places bancaires de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe.

N.Dufourcq_MG_3217BPI_libre-de-droits.jpgComment travaillez-vous avec les banques locales ?

Nous ne faisons rien qui ne soit en partenariat avec les places bancaires régionales. Quand nous accordons un crédit, il y en a forcément un second avec une banque privée. Pour les investissements en fonds propres, nous sommes également sur un co-investissement avec l’AFD.

Allez-vous pouvoir préfinancer le nouveau crédit d’impôt qui remplace la défiscalisation pour les entreprises de plus de 20 millions de chiffre d’affaires ?

Pour le préfinancement tout à fait exceptionnel du CICE, une instruction fiscale permet, pour la première fois dans l’histoire de la fiscalité française, de vendre une créance fiscale en germe, ou non accomplie… Ça veut dire que vous pouvez vendre en janvier la créance fiscale calculée sur tous les salaires que vous allez payer dans l’année à venir. C’est à l’administration fiscale de dire si le nouveau crédit d’impôt s’inscrit ou non dans cette nouvelle doctrine.

A qui l’entrepreneur doit-il s’adresser ?

L’AFD est le guichet pour les entrepreneurs. L’agence les contacte et gère la clientèle avec notre directrice régionale. Celle-ci veille à ce que nos produits soient bien commercialisés et notre base client bien travaillée.

Vos services sont-ils chers ?

Nous avons des prêts bonifiés avec des ressources fiscales nationales et parfois régionales, puisque certains prêts sont spécifiques à certaines régions. Nos prêts sont garantis par nos propres fonds. Et là, je parle bien de prêts de Bpifrance et non de banques commerciales privées. Nos taux sont comparables à ceux du marché, voire inférieurs. Cela vient du fait que nous nous auto-garantissons.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 09:00

FREEPON-COUV-1.jpgDidier Méphon, alias Freepon, sort un EP de cinq titres (Nu soul créole, avant-goût de son album à sortir fin 2014, Premiè fwa) qu’il défendra en première partie de Fal Frett à Paris, le 1er février au New Morning. Interview.

« L’album des titres qui me ressemblent »

Nu soul créole, est-ce l’expression de votre projet urban acoustic ?

L’urban acoustic est un de mes leitmotiv. C’est le mélange de ce que je peux faire de hip hop, d’urbain, de rap et d’acoustique et ça se ressent sur scène. Le registre de ma musique est un métissage permanent entre la soul, l’urbain, la variété, la pop, les balades, la folk, la caresse des cadences latines. Oui, c’est new soul créole !

Quel est l’univers de Nu soul créole ?

Nu soul créole, c’est une carte de visite pour moi qui suis sur la route de l’album. Ce sont mes émotions sur une longue période. Il y a des titres que j’ai pu écrire, il y  a quatre ans comme il y a six mois… Et ce sont des titres qui me représentent et musicalement et émotionnellement, mais aussi au niveau de l’engagement du texte et de la mélodie. C’est l’album des titres qui me ressemblent.

Freepon-photo-presse-2.JPGPourquoi avez-vous intitulé l’album Premiè fwa ?

La musique m’accompagne et me soigne depuis dix ou quinze ans… Et mon premier album, c’est un peu sacré. C’est la première fois que je vais rendre à la musique tout ce qu’elle m’a apporté en tant que compagne, amie, guérisseuse. C’est la première fois que je vais cristalliser cela sur un support, que je me sens redevable de lui rendre quelque chose. Et ça, c’est l’album Premiè fwa. C’est raconter en un album tout mon parcours depuis la première cassette de Kassav que m’a offert ma mère en 1988, jusqu'à la perte de mon frère qui était DJ et qui a eu un rôle majeur dans ma vie. C’est aussi ma rencontre avec le milieu hip hop au début des annees 2000, mon départ pour Paris… C’est la première fois qu’on s’arrête après ce long parcours.

Quand est apparu la première fois votre pseudonyme, Freepon ?

C’est DJ Gunshot, de Radio Basse-Terre, alors que j’étais en BTS au lycée, l’année de mes 20 ans, qui m’a invité pour parler du free style. J’avais la pétoche mais, au bout de cinq minutes, je m’étais trouvé. Et comme il fallait que je me présente, que je dise mon blaze, Freepon a pris son sens dans la mesure où j’étais fier de ce que je défendais. Donc je pouvais être quelqu’un et avoir un pseudonyme !

Freepon-4.jpgLa première fois que vous avez eu une guitare entre les mains ?

En 2003, je travaillais à Petit-Bourg dans un centre d’hébergement dont j’étais le responsable. Un des jeunes de ce centre est arrivé dans mon bureau pour me dire qu’il avait acheté une guitare. Je composais déjà à l’époque sur mon ordinateur et je chantais… Ce jeune avait trouvé la bonne oreille pour parler de sa guitare. On échangeait un peu tous les jours et, finalement, il me l’a passée une semaine ou deux. Quand je lui ai rendu, dans la même semaine, j’ai acheté ma première guitare.

Et votre première fois sur scène ?

Il y a cinq ou six ans, j’étais en Guadeloupe pour les vacances et je passe voir Laurence Maquiaba, mon actuel manager. Elle me dit que la compil que j’avais sortie avec le collectif de 33 prod avait bien marché et elle me propose de faire un concert. J’avais la trouille, encore… « Il y a des gens qui aiment ce que tu fais. Tu gères tes peurs, me dit-elle. Je m’occupe de tout ce que tu ne sais pas faire. » Deux semaines plus tard, j’avais mon premier concert au Wilson café à Morne-à-l’Eau devant une centaine de personnes !

Freepon-13-janvier.jpgLa dernière fois qu’on vous a vu à Paris, c’était au Zénith pour le Drépaction…

Ce n’était pas la moindre de mes scènes parisiennes car je suis moi-même drépanocytaire AS et j’ai grandi avec une grande interrogation sur ce péril. Finalement, j’ai eu beaucoup de chances. J’étais très content qu’on ait choisi ma musique comme quelque chose qui puisse porter un flambeau. J’étais très fier d’attirer l’attention sur ce mal et permettre de réunir des fonds sur ce projet Drépaction.

Vous reconnaissez-vous dans le mouvement de la nouvelle scène créole ?

J’espère officier dans le bastion des artistes qui, par liberté, ont choisi de s’exprimer spontanément avec une guitare, un piano et certainement des émotions qu’ils ont mélangées avec leurs influences tous azimuts… Oui, j’assume d’être de ceux qui ont envie de faire écouter la musique créole au-delà des frontières qu’elle s’est créée, à tort, parce que le monde attend notre musique.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:00

Warren sort Musicotherapy

Fanny-Warren-FXG.jpgWarren prépare une tournée aux Antilles et en Guyane après le Bataclan le 8 février prochain

Le 4e album du jeune guyanais Warren, Musicothérapy, résume ses trois dernières années. « Des années riches en pleurs, en émotion, en joie… C’est un peu autobiographique », confie-t-il. L’album démarre avec un premier single, Chacun son tour, qui evoque toutes les fois où l’on peut douter de soi, se retrouver au plus bas, ne plus avoir la force d’avancer, de se battre… « Que ce soit dans la maladie ou dans les problèmes personnels », ajoute-t-il. Sa chanson donne envie d’y aller ! Là, il revient avec un deuxième single, La vie en blues, en featuring avec Fanny J et dont on a pu déjà voir le clip. « C’est le même message de positivité ! » Depuis quelques années, les deux jeunes artistes guyanais sont associés. « Et ca n’a pas été forcément que des années de bonheur. C’est de cela dont on parle dans ce titre, confie Warren… La vie en blues, avec ou sans flouze… » Cette association avec Fanny a pu en faire jaser quelques-uns, mais Warren est clair : il n’est pas en couple avec Fanny. « Je ne pense pas », s’amuse-t-il à répondre laconiquement.

Alors le 8 février prochain, dans la salle parisienne du Bataclan, Warren s’offre une scène pour présenter Musicotherapy. « C’est le premier concert qui va ouvrir la tournée dans la foulée » Ca se poursuivra en Guadeloupe, en Martinique pour finir en Guyane.

Sur scène, Warren sera accompagné de ses musiciens et de Fanny. Pour le reste, mystère ! « Que des artistes invités surprise… Ce seront forcément des artistes avec qui j’ai collaboré ou avec lesquels j’ai des duos… A voir ! »

FXG, à Paris


Warren, qui es-tu ?

Warren-2.jpgElève l’école élémentaire de Saint-Laurent, ses parents, musiciens amateurs (sa mère, choriste, était agent administratif avant d’intégrer les ressources humaines de la mairie de Saint-laurent où travaille aussi son père, guitariste), l’inscrivent à l’école de piano et de solfège pendant un an. Par la suite, il se lance dans une chorale liturgique (ça le fait sourire quand il en parle) et, arrivé au college, il entre dans une période rebelle. « J’ai commencé à faire du reggae dancehall pour ensuite me retrouver à composer, écrire et faire des chœurs pour les autres. » Parallèlement, il prépare son bac littéraire dans le but d’être prof de langue ou de musique. Il ecrit toujours, pour Ali Angel, Nicols, Kaysha, travaille à des projets pour la Section zouk. Il passe son bac néanmoins et, à 19 ans, il quitte sa Guyane natale. Il devient sapeur-pompier volontaire, puis brancardier et décide de faire une formation d’aide-soignant pour aller dans une école d’infirmier. Il lâche tout finalement pour la musique. Le déclic est venu après son diplôme d’aide-soignant. Il bosse alors dans une clinique de chirurgie esthétique à Paris et se lance dans un deuxième album. « Ça a cartonné et là je me retrouve régulièrement absent ou en dispo au boulot… Ca commence à ne plus le faire ! » Il démissionne en 2007.

C’est dur la vie d’artiste !

Warren a commencé très jeune, est passé par différents producteurs, managers… « J’ai voulu prendre mes risques seul et quitter mon label, la Section zouk, avec lequel je travaillais. » Il part avec quelques artistes qu’il a pris sous son aile. A partir de là, il devient son propre producteur, puis celui de Fanny et quelques autres… « C’est un autre combat, une autre responsabilité… Mais avec Harold Singamalon, j’ai eu le temps de me faire la main. »

Installé désormais à Paris, Warren n’a jamais quitté la Guyane des yeux ! Il y retourne tous les deux mois pour aller voir sa maman. « J’ai des projets aussi en Guyane. » Car au pays, il veut faire des choses pour les jeunes. « Je me sens une responsabilité et je vais dans ce sens. » Il parraine pendant cinq ans un concours de chant, le Podium lycée. A l’issue de ce concours inter lycées, entre la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, le Suriname, le Brésil et Trinidad, il ecrit chaque année une chanson pour le lauréat. « C’est comme ca que j’ai rencontré Fanny. » Il a encore d’autres projets pour la Guyane et ses jeunes. « Alors, lance-t-il, à bientôt ! »

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 18:57

L'Absence, un thriller à Dakar

Affiche-L-absence.jpgMama Keïta a réalisé L’Absence en 2009 et ce film ne sort que cette semaine ! Adama Diop (William Nadylam), un scientifique accompli, vit à Paris depuis quinze ans. Un télégramme alarmant sur l'état de santé de sa vieille grand-mère le pousse à revenir dans son pays natal, le Sénégal. Mais la lettre est en réalité un faux, envoyé par sa soeur Aïcha, une jeune femme sourde-muette. A partir de là, Mama Keïta, (il est guinéen, natif de Dakar en 1956, d'une mère vietnamienne) se lance dans un thriller urbain dakarois. « D’une violence et d’un nihilisme qui flirtent parfois a la complaisance, [le] calvaire [du héros] permet à [Mama Keïta] de jeter un regard terriblement critique sur son continent et de traquer l’humain derrière la déliquescence générale », ecrit le critique de Première.

Ce premier rôle féminin est porte par Jacky Tavernier, une actrice martiniquaise. « Je ne devais pas avoir le rôle… », s’amuse à conter la jeune femme. Lors d’une soirée chez des amis communs, elle a rencontré Mama Keïta. Elle arrivait de Guyane ou elle avait passé sept annees et lui était prêt à tourner L’Absence. Il a donne le rôle d’Aicha à une demoiselle de 18 ans. Elle n’est pas comédienne, mais elle est sourde et muette. Et puis, patatra ! Elle le lâche. A deux jours du premier coup de camera, sa mère lui a interdit d’aller plus loin pour cause de scènes de nu. Mama se souvient alors de cette jeune comédienne qui arrivait de Guyane… Il lui envoie le scénario et la voilà a Dakar. Elle retrouve William Nadylam, le premier rôle. Il est camerounais et Antillais par sa mère. Acteur « brookien » (Il a ete formé aux cours Vera Gregh et Tania Balachova, l’Atelier Blanche, Salant et Paul Weaver et l'École de la rue Blanche), il suggère a Jacky de regarder « Les enfants du silence » de Randa Haines, et Babel un film dramatique franco-américano-mexicain réalisé par Alejandro González Iñárritu. william-daghilam.jpgDans ces deux films, il y a des rôles de sourds-muets. « J’ai regardé et apres, j’ai fait mon travail de comédienne, de recherche de l’humeur de mon personnage, puis un travail physique », indique Jacky. Elle fait du sport en salle et, surtout, elle a un coach particulier : « J’ai pu apprendre mon texte en langue des signes… » Les sourds-muets qui ont vu le film lui trouvent un petit accent !

Peu de budget, peu de temps … Mouss Diouf était déjà dans son personnage du proxène en arrivant sur le plateau pour sa première scène. Il y a des séquences violentes. Il faut aller vite. Jacky va rester pendu toute une nuit de tournage. « J’ai garde des traces sur le cou pendant trois semaines, confie-t-elle. Il y avait des scènes tres difficiles… Mouss a su se montrer tres gentil et ca nous a vraiment aidé pour la scène du viol. » Le film n’est diffuse qu’une fois par jour dans un seul cinéma parisien. S’il ne rencontre pas son public tout de suite, il faudra attendre son passage en tele avant de retrouver une autre opportunité de voir du bon cinéma africain.

FXG, à Paris

1h24mn‎‎ - Tous publics‎‎ - Aventure‎‎ - VO st Fr‎

Avec William Nadylam, Jacky Tavernier, Mame Ndoumdé Diop, Mouss Diouf, Ibrahima Mbaye, Omar Seck et Ismaël Thiam

Au cinéma la Clef, 34 rue Daubenton, Paris

Tous les jours a ‎14 heures‎

 


 

 Jacky Tavernier, à l’affiche de L’Absence

 

Jacky4RA.jpg

La comédienne martiniquaise Jacky Tavernier tient le premier rôle féminin du nouveau film du Guinéen, Mama Keïta, L’Absence.

 

Un prénom qui claque façon Kennedy, et un nom qui fleure bon le cinéma ! Elle est belle, elle est martiniquaise avec un père du François et une mère du Vauclin. Elle est née à Créteil, mais elle est partie vivre à Ducos en Martinique à l’age de 9 ans. A 15 ans, elle fait sa première grande scène au Grand carbet du Parc floral à Fort-de-France avec l’équipe du Petit conservatoire de Paul Hannibal. C’est lui qui la forme au chant biguine. Elève au lycée Schoelcher puis à l’Institut Martiniquais d’Étude d’Edouard Glissant, elle obtient son bac à 17 ans et s’envole sitôt pour Paris. Elle rêve de devenir actrice et chanteuse. Elle prend des cours d'art dramatique et à de musique aux conservatoires de Créteil, Saint Maur et de Paris. En 1995, elle est Junie dans Britannicus, une pièce mise en scène par Tola Koukoui, suivie d’une tournée en Afrique (Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Gabon, Togo). Et puis, tout s’arrête. Elle devient consultante en éducation à l’Unesco, elle enseigne et devient même directrice d’école en Guyane. Mouss Diouf, l'Absence de Mama keitaSes élèves de la Charbonnière à Saint-Laurent du Maroni l’ont adoptée… Mais son métier d’actrice la rattrape peu a peu. Elle fonde la compagnie A.c.t.r.i.c.e.s. avec laquelle elle mène des projets de recherche et création de spectacles autour de l'enfance et des légendes en Afrique. Elle initie les enfants au jeu théâtral, elle forme des adultes aux dynamiques des métiers artistiques, crée des pièces de théâtre et organise des événements culturels. Prêtant tantôt sa voix à la marionnette Lizzie dans l’émission les Bladaz, tantôt présentant l’émission radio Black woman, au GRETA de Cayenne, elle intervient dans la formation d’adultes en cours d’alphabétisation en utilisant des techniques théâtrales.

De retour à Paris, elle revient vite au théâtre. Elle est Maria, dans « Dieu, aboie-t-il ? », de François Boyer. Jacky emmène alors sa compagnie en Guyane pour une tournée théâtrale. C’est le retour de la fille prodigue.

Avec L'Absence, de Mama Keïta, elle se distingue dans un rôle de prostituée qui lui vaut deux prix de Meilleure actrice, au Festival du Film Francophone d'Angoulême et au Festival du Film Africain de Khourigba (Maroc). Jacky Tavernier est aussi la voix française de nombre d'actrices de séries télévisées et de films.

FXG, à Paris

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 15:44

Réunion 1ère caviarde en catimini le président de la République

sortie-plato.jpgLes téléspectateurs réunionnais n’en ont pas eu pour leur redevance jeudi soir sur les ondes de Réunion 1ère. L’entretien du président de la République avec deux journalistes d’Outre-mer 1ère, en exclusivité pour ce réseau, n’a duré que 16 minutes… Pourtant, l’enregistrement dans sa totalité faisait bien les 26 minutes annoncées. Cette coupe est le fait du prince de la télé locale, Gilles Vaubourg, directeur général de Réunion 1ère, un homme nommé par Rémi Pflimlin le 24 juillet 2012, au lendemain de l’élection du président Hollande. Mais c’est bien connu les medias, même d’Etat, sont libres et c’est à ce titre que Réunion 1ère a choisi de caviarder l’interview de François Hollande en ne reprenant pas les parties que ses dirigeants ont estimé ne pas intéresser les Réunionnais. C’est ce qu’on appelle un choix éditorial. Certes, mais à condition d’en aviser le téléspectateur et de lui annoncer aussi qu’une diffusion in extenso du programme était prévue à 22 h 30.

FXG, à Paris

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 07:38

Hollande ne lâche pas les Outre-mer

Kromwel-Hollande-Theatin.jpgPour la deuxième fois depuis son élection en mai 2012, le président de la République a adressé ses vœux aux Outre-mer sur les antennes des chaînes  Outre-mer 1ère, hier soir. L’émission de 30 minutes a été enregistrée hier matin à l’Elysée. Face au président, les journalistes Laurence Théatin et William Kromwel, chef du service politique de la rédaction parisienne de France Ô.

« Je ne lâcherai pas cette affaire. » D’emblée, sur le dossier de la vie chère, François Hollande s’est montré offensif, à l’occasion des ses vœux aux Outre-mer, hier soir sur les chaînes d’Outre-mer 1ère. Le chef de l’Etat a salué les baisses obtenues par son ministre des Outre-mer dans les télécommunications, le fret maritime, les tarifs bancaires et les produits de première nécessité avec le bouclier qualité prix. « C’est déjà difficile d’avoir un travail, d’avoir une rémunération compatible avec ce qui se passe en Hexagone, si en plus il y a un prix plus élevé, ce n’est pas acceptable, donc la lutte contre la vie chère, c’est toujours la priorité. » Il n’a pu en dire autant pour le prix des billets d’avion, tout en souhaitant « qu’on aille plus loin » au nom du  « principe d’égalité ».

plato-hollande-serre.jpgSur la question du prix des carburants, objet d’une discussion âpre, le président est venu apporter son soutien à Victorin Lurel face à « la pression des pétroliers ». Il a ainsi fait savoir aux pétroliers et aux gérants (auxquels il a dit que ce n’était pas à eux à subir les conséquences des baisses des marges des pétroliers) que Lurel restait maître de la concertation : « Ce compromis, j’ai bon espoir qu’il sortira après la concertation à la fin du mois. » A bon entendeur, salut !

« Je suis bien conscient de la situation du chômage en outre-mer et notamment celle du chômage des jeunes », a ensuite déclaré François Hollande alors qu’on l’interrogeait sur la baisse de dotation des collectivités et ses conséquences sur la consommation des emplois d’avenir, l’Etat ne finançant que 75 % de la rémunération, laissant le reste à la charge des collectivités. « Je vais voir si on ne peut pas, avec la même enveloppe améliorer le financement des emplois d’avenir avec une participation un peu plus forte pour l’Etat, avec moins d’emplois proposés, mais des emplois d’encadrement. »

Pacte de responsabilité

Hollande.jpgFrançois Hollande a indiqué que l’on ne pouvait répondre au chômage endémique que par des emplois aidés ou publics. « Néanmoins les recrutements pourraient être davantage ouverts aux ultramarins lorsqu’il s’agit de postes locaux et les concours pourraient aussi être adaptés tout en restant dans les lois de la République. » Mais c’est sur le plan de l’emploi privé que le président était attendu depuis l’annonce de son pacte de responsabilité. Il a donc proposé « un volet spécifique pour l’outre-mer » : « La baisse des charges existe déjà en outre-mer ; si je la propose pour l ‘ensemble des entreprises, ça ne va pas faire un avantage significatif pour les entreprises ultramarines. Donc, pour que les jeunes aient des possibilités d’entrer plus facilement sur le marché du travail et, notamment, dans les entreprises privées, je suis prêt à adapter avec les employeurs le pacte de responsabilité à ces territoires. » La sobriété de sa réponse sur ce sujet montre que le ministre Lurel a pas mal de marges pour élaborer sa loi compétitivité emploi.

Plateau-Hollande-et-Lurel-copie-1.jpgSur les problèmes de délinquance, au-delà des agressions contre les personnes, il a parlé « d’agression contre la République et le vivre-ensemble » avant de rappeler qu’il avait demander le renfort des moyens de la gendarmerie et des zones de police.

François Hollande a enfin confirmé qu’il se rendrait à Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie après le mois de mai, à l’occasion du G20 qui se déroulera en Australie. « Si je dois me rendre ailleurs avant, en fonction des circonstances, je le ferai. » 

FXG, à Paris 


arrivee-Hollande-Lurel.jpgHollande et Lurel

Le président est arrivé accompagné de son ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, qu’il a appelé en aparté « Toto », parlant de son « ami », et de « l’un de ses meilleurs ministres ».


Les municipales à Cayenne et le PS local

Concernant les campagnes municipales à venir, le chef de l’Etat assuré qu’il n’était pas en campagne électorale. Néanmoins, la citation à deux reprises de Georges Patient, mais surtout celle de Marie-Laure Phinéra-Horth n’ont pas été faites au hasard. Selon un proche, Hollande n’a pas oublié le soutien qu’elle lui a apporté en 2012 alors que c’est une proche de Rodolphe Alexandre qui, lui, soutenait Nicolas Sarkozy. Quand il est allé à Cayenne, il a choisi sa mairie pour recevoir le monde économique plutôt que la CCI. Il faut donc voir cette citation comme un soutien sans ambiguite face aux velleites d’Alex Weimert. D’aileurs, le simple fait que la section PS de Guyane ait décidé de n’investir personne est parlante. Léon Jean-Baptiste-Edouard, actuel dirigeant de la fédération PS locale, pourrait justement laisser sa place rapidement : Georges Patient, Chantal Berthelot, David Riché et peut-être bien Marie-Laure Phinéra-Horth un peu plus tard, devraient refonder cla section locale du PS.


Affaires Dieudonné et Taubira

Le président est revenu sur les affaires Taubira et Dieudonné. « Elles ne sont pas de même nature. Je ne reviens pas sur Dieudonné qui a proféré des propos antisémites… A travers Christiane Taubira, ce sont les Noirs qui se sont sentis attaqués et nous ne laisserons rien passer. » Alors, Dieudonné – Taubira : deux poids, deux mesures ? « La seule mesure, c’est la République ; le seul poids, c’est celui de la justice. »


Transition énergétique

« Nous pouvons faire de l’Outre-mer l’avant-garde de la transition énergétique et ce sera dans la loi qui va être portée sur la transition énergétique une de nos priorités territoriales. L’Outre-mer va inventer les sources d’énergie de demain. »


Francophonie

Faut-il s’inquiéter pour la francophonie que les Etats-Unis construisent des écoles en Haïti ? « Il ne faut jamais interdire à d’autres pays de promouvoir leur langue… Ce serait un combat difficile à gagner. En revanche, nous devons promouvoir le français. » C’est alors qu’il a salué le choix de l’Académie française d’accueillir Dany Laferrière, un grand auteur haïtien francophone. « Je suis tres attaché aà la francophonie, pas simplement pour des raisons de fierté nationale, mais a travers la langue, c’est la culture, les valeurs, les principes et c’est aussi l’économie et le commerce. Donc, n’empêchons pas les autres de faire parler leur langue, mais défendons la nôtre et donnons lui le meilleur aspect, l’aspect le plus ouvert, le plus vivant, le plus culturel. »

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:00

Pétroliers et gouvernement ont revu les arrêtés de méthodes

Le gouvernement lance une expertise interministérielle après les réunions de concertation avec les pétroliers.

Apres plus de trois heures de concertation conduites mardi à Bercy sur les problématiques des pétroliers de l’océan Indien, les parties se sont séparées dans un sentiment d’écoute mutuelle. Autour de la table, outre les représentants des ministères de l’Ecologie et de l’Economie et des Finances, Hervé Maziau (CIH), Mathieu Soulas (SMSPP et Total Mayotte)., mais aussi un des bras droits de Christophe de Margerie, Francis Jean et Florian Cousineau du GPP Antilles. Côté ministère des Outre-mer, le dircab adjoint, Jean-Christophe Bouvier, et le conseiller économique Thierry Dahan.

Ils ont d’abord procédé à une relecture des projets d’arrêtés de méthodes pour identifier les points d’achoppement et prendre en compte les amendements proposés par les pétroliers. Les sujets évoqués ont été la justification des coûts du trading et le coût du stockage. Dans les détails, ils ont encore parlé des justifications des suppléments non cotés et la question de la séparation comptable des activités de stockage et de distribution. A partir de ces informations collectées et de quelques compléments que doivent faire rapidement parvenir les pétroliers, un travail interministériel va pouvoir démarrer.

La prochaine étape sera la deuxième concertation avec les gérants qui sont invités la semaine prochaine sans doute. Aucune autre réunion n’est pour l’heure, programmée, a indiqué une source du ministère des Outre-mer. La réunion concernant la SARA a eu lieu la semaine dernière selon le même type de procédé et une expertise interministérielle est d’ores-et-déjà en cours.

A priori, rien ne s’oppose à ce que les arrêtés de méthodes soient bientôt finalisés dans la mesure où cette phase de travail est une phase de concertation et non pas de négociation.

FXG, à Paris

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