Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM.

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images :
regisdurand@vospiresamis.net

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 09:55

« La seule liste reconnue par la Majorité présidentielle est celle conduite par Blaise Aldo »

A une semaine du bouclage des listes pour les élections régionales, l’Elysée a fait connaître son point de vue sur la situation politique particulière qui prévaut en Guadeloupe. Le message du conseiller politique et outre-mer du président de la République est clair : « La seule liste reconnue par le président de la République comme par l’UMP et l’ensemble de la majorité présidentielle est celle conduite par Blaise Aldo avec Marie-Luce Penchard qui sera dans les six premières places. » Car le conseiller du président redoute que le retournement de Gabrielle Louis-Carabin ne soit interprété comme un jeu à plusieurs bandes, eu égard aux relations constructives que le président Sarkozy entretient avec Victorin Lurel. « Il y a le temps du travail républicain où la cordialité prévaut, aussi bien avec Victorin Lurel, qu’avec Alfred Marie-Jeanne ou Antoine Karam, et il y a le temps du travail politique, le temps des élections, qui ne souffre aucune ambigüité ! » « Ce serait une trahison auprès de ses électeurs que de prétendre que l’on peut à la fois soutenir le président de la République et combattre sa famille politique ». Voilà donc Gabrielle Louis-Carabin (GLC) mise au ban de la majorité présidentielle et de l’UMP : « Le président lui avait proposé au mois de décembre de prendre la tête de la liste, confie le conseiller élyséen, et GLC avait laissé entendre que sa réponse serait positive sur le fond… Elle a planté sa famille de façon incorrecte et part soutenir la liste socialiste ! » Le conseiller précise sa pensée : « Tous ceux qui veulent défendre les valeurs de la majorité présidentielle, qu’ils s’appellent Patrick Gob ou Daniel Marsin, ont vocation à nous rejoindre. » Alors quid de Laurent Bernier qui serait n°2 sur une liste conduite par Jany Marc ? L’Elysée confie avoir des discussions avec le premier comme la seconde. « Ce qui ne sera pas accepté, c’est une autre liste qui se revendiquerait de la majorité présidentielle. »

FXG, agence de presse GHM

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 13:48
ITW Florence Aubenas
SVY 4697Le 7e Festival international du film documentaire oceaniene (FIFO) s’est acheve le 31 janvier a Papeete. Le jury preside par Florence Aubenas a attribue son grand prix au film neo-zelandais de Briar March, Te Henua et Noho, l’histoire d‘iliens dont l‘atoll menace d‘etre englouti. Le grand prix du public a ete decerne a Jean-Michel Corillon, pour Retour a Rurutu, un film traitant de l’adoption en Polynesie. Le premier sera diffuse sur France O, le second sur France 5. Interview de la presidente du jury
" Un choix politique "
Pourquoi avoir choisi de primer ce film neo zelandais particulierement ?
C’est un choix politique mais a vrai dire, ce choix etait porte par la selection. Au debut du FIFO, il y a 7 ans, la majorite des films avaient des thematiques culturelles et un peu passeistes, traditionnels. Cette annee, il y avait plusieurs films qui traitaient de problemes ecologiques et de problemes beaucoup plus modernes. Le choix s’est un ipeu mpose a nous parce qu’on a l’impression qu’on est a un tournant d’inspiration et une autre facon de raconter le monde autour de thematiques beaucoup plus actuelles. Les films historiques ou culturels etaient en minorite. Et ca, c’etait tres interessant a voir emerger aussi.
Qu’est-ce qui caracterise cette ecole documentaire emergeante ?
Une maniere de raconter les choses davantage axee sur une immersion dans un petit atoll ou une thematique qui est de moins en moins, je vais caricaturer au maximum : une equipe parachutee de Paris pour trois semaines. Que ce soit cote anglo-saxon ou cote francais, il y a un engagement et un divertissement sur le long terme extremement agreeable a voir se profiler. Les realisateurs et les producteurs mettent de plus en plus le paquet !
Que diriez-vous au public europeen pour qu’il s’interesse au cinema du Pacifique ?
Ce qui nous a paru interessant et ce pour quoi je suis venue ici, c’est que j’etais tres curieuse d’entendre les voix du Pacifique, la maniere don’t les gens d’ici parlent d’eux-memes parce que bien souvent l’echo qu’on en a en France, a Paris ou je vis, c’est grosso modo : Y a-t-il eu un cyclone ? Quelle temoperature fait-il dans la piscine de mon hotel ? Et est-ce que Gaton Flosse est en prison ? Ce sont a peu pres les trois thematiques ! La problematique du FIFO n’a rien a voir avec ca. Quand des archipels commencent a etre cables, il va y arriver une culture majoritaire americaine ou francaise, on voudrait qu’en retour, ils nous renvoient quelque choses, que les Oceaniens profitent de ce cable sous-marin pour nous faire parvenir leurx voix aussi.
Vous avez cite Olivier Poivre d’Arvor qui a dit : pqs de Cannes sans son festival de cinema, Avignon sans le theatre et… Papeete sans le documentaire…
J’ai l’impression de participer a une aventure et il y a quelque chose, la, a proteger, quelque chose de fragile, dde tres personnel, une voix oceanienne et je crois que c’est quelque chose a proteger et a encourager.
Votre regard a-t-il change ?
C’est sur ! Depuis ma chambre a l’hotel, je voyais juste un cap merveilleux avec le lever et le coucher du soleil jusqu’au moment ou l’on m’a dit que cette jolie pointe etait le lieu ou les ames s’envolent pour aller rejoindre les autres. Cette profounder la, on ne l’a qu’en venant.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:58

One short, one movie en Nouvelle-Calédonie

Cordero Lee PremelAprès une première saison en Guadeloupe, la série de huit films de huit minutes intitulée « One short, one movie » sera tournée en Nouvelle-Calédonie à partir du mois de juin.

« Le concept est de fournir des images, des regards croisés, convergents parfois, sur l’outre-mer en général, et cette année sur le Pacifique. » Fred Premel, inventeur de la série, est un producteur marseillais (Tita productions) qui a eu l’idée de recourir à de jeunes réalisateurs pour dresser, ensemble, le portrait d’un territoire. Un scénariste, Ismet Kurtovitch a pondu un synopsis et chaque réalisateur est assisté de deux coscénaristes, Solveig Anspach (réalisatrice de Louise Michel) et Gilles Cahoreau. Pour cette saison calédonienne, les huit réalisateurs sont Erwin Lee de la Polynésie française, Désiré Monrempon pour la province Nord de Nouvelle-Calédonie, Maïlé Flochmoen et Benjamin de Los Santos pour la province Sud, Vincent Khalifa et Marie-Céline Ollier  (famille POM) pour la région Provence Alpes Côte-d’Azur, Teddy Albert et Erick Michaux-Chevry (famille de LMC et MLP) pour la Guadeloupe. A travers ces échanges, Tita productions espère générer des échanges, tisser des relations entre les territoires, les sociétés de production et favoriser la circulation des oeuvres. Il assure à ses poulains une coproduction et une diffusion sur France TV via France Ô et Télé Nouvelle-Calédonie et des moyens de production (450 000 euros) grâce au soutien du CNC et du territoire. Sur place, il a demandé à Dalia Cordero de Néo productions d’être son producteur exécutif.

 


fred premelSaison 3 en Polynésie

Mais non content de lancer sa saison 2, Fred Premel a obtenu le feu vert, jeudi 28 janvier, du FIFO pour l’aider à faire une 3e saison en Polynésie. Cette fois, il s’agira de tourner six fictions de 15 minutes sur la Polynésie française. « Nous allons lancer un appel à projet pour trouver des réalisateurs et des producteurs dans la zone Pacifique », explique Fred Premel qui insiste sur le soutien des producteurs de la zone pour que les chaînes de télévision des pays concernés puissent apporter un soutien financier en échange des droits de diffusion. Murray green, de la chaîne australienne ABC s’est dit bien disposé envers ce projet à condition que les films soient disponibles en anglais, Kenneth Clark de Fidji TV a indiqué qu’ils allaient développer une chaîne du Pacifique et que cette production devrait l’intéresser. Quant à Richard Broadbridge de Mai TV (Fidji), il s’est déclaré prêt à soutenir ce genre de produit, « même si nous sommes une télé commerciale ». L’avant-première de la série polynésienne devrait avoir lieu au FIFO 2012.

FXG, agence de presse GHM

 


Trois questions

Dalia-Cordero.jpgDalia Cordero, productrice exécutive de One short, one movie

Où en est la production de la série en Nouvelle-Calédonie ?

Nous sommes en train de finaliser toute la partie budgétaire afin de pouvoir présenter le dossier complet aux différentes institutions liées à la recherche de financements.

Où en sont les scénarios ?

D’un point de vue artistique, les scénarios sont en cours de réécriture avec Solveig Anspach et Gilles Cahoreau. Cette étape devrait être terminée à la fin février. Ensuite on passera à une phase plus concrète de préparation des tournages, au dépouillement des scénarios de chacun des films et aux repérages.

Et le premier coup de caméra, c’est pour quand ?

Les réalisateurs sont attendus en Nouvelle-Calédonie au début du mois de juin.

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:42

Images et écrits numériques…

fx-20-5507.JPGFred Dubuis, directeur de Radio 1, et Jean-Marie Colombani, co-fondateur de slate.fr
Comment les auteurs, journalistes, écrivains, créateurs d’audiovisuels réagissent à l’avancée du numérique ?  Dernier thème abordé lors des rencontres numériques du FIFO à Papeete qui s’achève le 31 janvier, c’est Jean-Marie Colombani, ex-patron du quotidien Le Monde et cofondateur du site Internet Slate.fr, qui s’est essayé à apporter des réponses en présence des principaux patrons des médias polynésiens. Premier frein constaté : « Les journalistes eux-mêmes qui ont le défaut du corporatisme. En développant le numérique, on ne se tire pas une balle dans le pied ! » Selon l’ancien patron du Monde qui a rappelé comment il avait été débarqué par sa propre rédaction, « les journalistes vivent de l’exploitation d’une rente de situation : le monopole de l’information. Or, Internet fait que chacun peut produire de l’info. Le monopole n’existe plus ! » Pour contrecarrer « l’angoisse du journaliste », il leur faut retrouver une valeur ajoutée professionnelle. « Cela implique plus de travail, plus de rigueur et plus d’expertise. Le combat n’est pas perdu, mais ce doit être un combat de furieux », foi de JMC ! Et c’est vrai qu’avec les nouveaux outils comme l’i-phone et désormais l’i-pad, tout est prêt pour que l’accès aux contenus numériques soit de plus en plus aisé. Les journaux, les films et même les livres sont consultables sur un seul boîtier. La technologie impose son rythme et son évolution. « La prochaine étape sera l’e-learning. C’est maintenant qu’il faut se positionner et prendre sa place. » Et pour illustrer son message, Jean-Marie Colombani a tenté d’expliquer le business modèle de slate.fr : offrir un accès libre et ouvert pour construire une audience, puis la monétiser. « C’est possible en diversifiant ses sources de financement avec la publicité, la vente de contenus et la création de zones payantes avec des services ou des applications spécifiques. Un site américain, Politico, a réussi à convaincre ses visiteurs de financer un reporter pour s’assurer un suivi complet de la campagne présidentielle américaine ! L’équilibre du modèle économique est donc possible. Slate possède une superstructure de dix personnes, fait travailler selon ses besoins quelque 70 collaborateurs, revendique 900 000 visiteurs mensuels et 4 millions de pages vues.  L’équilibre financier est prévu en année 4 mais est d’ores et déjà projeté pour l’année 3. JMC ne dira rien par contre en ce qui concerne le montant investi… « Le public appelle l’éditorialisation, il a une demande plus subjective. Quand un journal va mal, il réduit la voilure et ça entraîne une baisse de présence éditoriale. Sur le Net au contraire, c’est la richesse de l’offre qui permet de trouver un public. » Aujourd’hui la Presse quotidienne régionale entre dans la crise que connaît déjà la presse nationale, elle ne doit donc pas rater son entrée dans le numérique. Car là est son salut, foi de JMC.

FXG, agence de presse GHM


fx-20-5511.JPGInterview Richard Brozat, directeur général du groupe Hersant Média en Polynésie

« La vraie valeur ajoutée, ça va être le journaliste »

Le business modèle écrit/Internet proposé par Jean-Marie Colombani vous semble-t-il crédible ?

JMC a trouvé trois composants, c’est-à-dire la publicité, l’accès à une information la plus large possible et l’accès à une information vraiment professionnelle. Je pense qu’on peut transposer ça sur nos supports. Nous avons la publicité, le contenu, on va l’avoir, et on peut peut-être effectivement trouver une information à valeur ajoutée plus à destination de ce qui fait notre force, c’est-à-dire la spécificité des îles. Mais surtout, il y a les archives. Je me rends compte que ça, c’est une vraie valeur pour le journal et je pense qu’on peut transposer ces trois composantes dans notre modèle propre.

Qu’est-ce qui va faire la différence entre la version papier et le site pour que le lecteur ne déserte pas l’un pour l’autre ?

On ne va pas mettre la même chose. Les nouveaux outils vont nous permettre de faire évoluer le métier de journaliste. On a des appareils photos qui font caméra et inversement et le métier de journaliste va être de créer de l’image, fixe et mobile. Avec l’i-pad on va pouvoir transmettre aussitôt des infos par e-mail. Ces outils existent. C’est aux journalistes à évoluer.

Comment devront-ils évoluer puisqu’ils n’ont plus le monopole de l’information ?

Je m’inscris complètement au centre de cette évolution : La vraie valeur ajoutée, ça va être le journaliste et cette information locale et proche des gens. En Polynésie, on a une chance car on a encore le monopole de la création de cette information locale à forte valeur ajoutée donc il faut qu’on en profite et que l’on crée de la valeur autour.

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:32
trompasInterview Pierre-Olivier Trompas

Jeudi 28 janvier, le public du Festival international du film océanien (FIFO) à Papeete a pu voir le documentaire de Pierre-Olivier Trompas, « L’archipel des forçats ». A travers la vie de quelques hommes, ce docu-fiction raconte l’histoire du bagne de la Nouvelle-Calédonie et, en même temps, celle d’une colonisation dont les « transportés » furent amenés à être des acteurs essentiels.

« C’est un film qui n’était pas faisable il y a dix ans »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous intéresser aux ancêtres bagnards d’une partie de la communauté calédonienne ?

Ce qui m’a donné envie, c’est que dès qu’on regarde le pays, on tombe sur quelque chose qui vient du bagne. Que ce soit une certaine façon d’être, les mentalités, les pierres, les routes, les ponts, les bâtiments… Ca, c’est déjà la première base. La seconde, c’est qu’on est dans un moment en Calédonie où on peut lever une partie du non-dit qu’il y a sur cette période. Mais il ne s’agit pas vraiment d’envie, c’est davantage qu’il y a une certaine fierté de racine malgré tout. C’est un film qui n’était pas faisable il y a dix ans.

Vous montrez dans ce film des gens qui commencent à assumer le passé bagnard de leur famille… A quoi était dû ce voile jusqu’alors ?

C’était tout simplement dû au fait que parmi les bagnards qui sont arrivés, il y avait des assassins, des cas assez graves et c’était tu dans les familles. Il y avait aussi une scission qui était faite par la bonne société pensante plutôt nouméenne.

Vous permettez au spectateur néophyte de comprendre avec ce qui s’est passé en Nouvelle-Calédonie en quoi des gens peuvent se considérer aussi bien Calédonien que les Kanaks…

C’est exactement le cas. Ca a été reconnu à l’occasion du congrès de Nainville-les-Roches qui a précédé les événements parce qu’il n’a pas été possible d’avoir une entente, mais il y a au moins un truc qui a connu une avancée à cette époque-là, c’est que les Kanaks revendiquaient le fait d’être cités comme victime de l’histoire et les descendants de bagnards avaient demandé aux négociateurs indépendantistes de l’époque d’être eux aussi considérés comme des victimes de l’histoire parce qu’ils n’avaient pas choisi de venir en Nouvelle-Calédonie. Il ne faut pas oublier que sous la colonisation par le bagne, il y avait interdiction de retour en France. Ca a été parfaitement accepté.

Beaucoup de descendants de bagnards s’expriment dans ce film. La parole s’est-elle facilement libérée ?

Non, il n’y a rien de facile. Ca s’est fait grâce à l’intervention de Louis-José Barbançon, l’historien qui a travaillé avec nous sur le film, qui lui-même est un descendant du bagne, et parce qu’il était là et parce qu’il y a une connaissance de son travail depuis trente ans sur le bagne, les gens se sont livrés plus facilement. Il n’aurait pas été là, on n’aurait pas eu le même résultat sans lui.

Votre film renvoie à ce qui a pu se passer aux Antilles par exemple. Les descendants d’esclaves ont parfois tendance à comparer leur sort à celui des Kanaks, alors que par certains côtés, ils sont comme les fils de bagnards, des victimes de la déportation, des victimes de l’histoire…

Quelque part oui… Bien qu’il n’y ait pas de comparaison directe possible entre les Antilles et le monde Kanak. Les Kanaks sont un peuple premier et les Antillais des descendants d’esclaves. Mais oui, il peut y avoir quelque chose de comparable dans une certaine mesure car l’esclavage n’est pas ce qu’ont vécu les bagnards même s’ils ont été un peu esclaves du système aussi. Mais ce n’est pas tout à fait la même logique.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

 

 

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 00:55

Une délégation de Maré au FIFOdelegation-Mare.jpg.jpg

Basile Citré, maire de Maré, a cédé aux sirènes du Festival international du film océanien (FIFO) qui a débuté mardi à Papeete. Depuis dimanche, il est à la tête d’une délégation de l’île de Maré a Tahiti où se déroule jusqu’au 31 janvier la septième édition de ce festival du documentaire. Avec le maire, sont présents son 1er et son 4e adjoints, Jean-Pierre Yeiwéné et Félix Sipa, Hélène Wayaridri, conseillère municipale et son mari Robert, et les deux reporters Akel Waya et Ngoni Peu. C’est à ce dernier que l’on doit la venue des Maréens en Polynésie. Ngoni Peu a été sélectionné l’an dernier au FIFO pour son film, Le cauchemar de Goro, puis en juin dernier au festival de Rochefort où il a été primé. Et c’est à La Rochelle que tout s’est décidé quand Ngoni Peu a rencontré les deux co-fondateurs du FIFO, le Calédonien Walles Kotra de RFO et le Polynésien Heremoana Maamaatuaiahutapu, directeur de la maison de la Culture de la Polynésie. « C’est moi qui ait proposé d‘emmener le FIFO a Maré », explique ce dernier. « L’idée, explique Ngoni Peu, est de décliner a Maré ce qui se fait dans avec l’opération « FIFO dans les îles ». » Pour la 3e année, une vingtaine de films issus de la sélection officielle sont presentés aux spectateurs des différents archipels de la Polynésie, avec des séances scolaires en journée, et des séances tout public en soirée. Basile Citré est donc venu assister au festival pour discuter avec la direction du FIFO de cette perspective. Avec Akel Waya, Ngoni Peu est venu tourner un reportage sur le FIFO dans le but de presenter ce festival ancré dans son environnement océanien aux Maréens. « Nous voulons présenter ce reportage comme un document de travail. » Ainsi, on pourrait imaginer de voir une déclinaison du FIFO, avant la fin de l’année, à Maré.

FXG, agence de presse GHM

Photo : La délégation de Maré avec les deux co-fondateurs du FIFO : Akel Waya, Félix Sipa, Basile Citré, Hélène et Robert Wayaridri, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Walles Kotra, Yeiwene et Ngoni Peu. (Photo : FXG)

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 23:02

colrat-aubenas-tong-sang-ruban.jpgFlorence Aubenas présidente du jury du festival du film océanien à Tahiti

« On assiste à la naissance d’une école documentaire »

Le 7e festival international du film documentaire océanien s’est ouvert mardi à Papeete.

« S’il fallait dessiner le monde tel que les médias le représentent, Tahiti n’y figurerait pas mais c’est pourtant un de ces endroits infiniment petits qui rendent le monde plus grand. » Présidente du jury du festival international du film documentaire océanien (FIFO), la journaliste qui fût otage en Irak, Florence Aubenas, a inauguré mardi 26 janvier à Papeete cette 7e édition en compagnie du président de Culture France, Olivier Poivre d’Arvor, du directeur général de France 2, François Guilbeau, ou encore du fondateur du festival international de Pusan en Corée du sud, Dong-Ho Kim, quelques uns des membres éminents du jury. 42 films dont 17 en compétition sont programmés. banc-des-jures.jpgPour la première fois, deux réalisateurs Hawaïens, Curie Ana (Holoega) et Keala Kelly (Noho Hewa) ont fait le déplacement à Papeete. « L’Océanie s’adresse à elle-même mais aussi au reste du monde », souligne le président du FIFO et directeur délégué de France Ô, Wallès Kotra. « Ce qui m’intéresse, déclare Florence Aubenas qui avoue n’avoir en tête que des images carte postale en tête, c’est de voir comment les gens de cette région du monde se filment eux-mêmes. » La programmation propose une palette de films allant de la Nouvelle-Zélande (Le film de Vincent Ward (réalisateur d’un bon et surprenant long métrage en 1984, Vigil), Rain of the chilfdren a inaugué la série des films en compétition, faisant un effet bœuf !) à Fidji en passant par la Papouasie, la Micronésie ou encore l’Australie et le Vanuatu.
SVY 4697De L’archipel des forçats de Jacques-Olivier Trompas sur le bagne de la Nouvelle-Calédonie aux Possédés de Faaïté de Xavier-Marie Bonnot, sur des sacrifices humains survenus en 1986 en Polynésie française, le festival propose aussi une exploration de cette France océanienne si méconnue dans l’Hexagone. « Nous nous engageons à ne pas nous comporter en supporters de football, a promis Florence Aubenas, à ne pas défendre nos régions d’origine à tout prix. Que le film primé soit vraiment le meilleur ! » Le palmarès sera dévoilé vendredi 29 janvier.

FXG, agence de presse GHM


Elle a dit

« On assiste ici à la naissance de quelque chose, un foisonnement d’images, la naissance d’une école documentaire… Ce sont des pays à l’avant-garde que l’on découvre ici… » Florence Aubenas, lors de la réception chez le président de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, mardi 27 janvier.

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 10:15
L'Assemblée de Polynésie veut se payer sa chaîne de télé
Le lancement de la chaîne de télévision de l'Assemblée de Polynésie (en vérité un programme plutôt qu'une vraie chaîne) pourrait être avalisé le 8 février prochain, date à laquelle une réunion est prévue pour valider l'achat du matériel audiovisuel. Le 22 janvier dernier, un pilote a été tourné. C'est un montage de 60 minutes résumant les débats de l'Assemblée de ce jour. Des accords de diffusion sont en cours avec TNTV pour la diffusion locale et RFO/Tempo pour une diffusion dans l'ensemble de l'outre-mer (même si Tempo est menacée de disparaître avec l'arrivée de la TNT outre-mer). De même un accord serait en cours de négociation avec Jean-Marc Boreno, secrétaire général en charge des partenariats pour la chaîne Public Sénat. Pas d'information sur le prix, mais il semble qu'en Polynésie, quand on aime, on ne compte pas !
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 05:25
La phrase qui tue du Haut-commissaire Adolphe Colrat
Alors qu'il participait mardi à l'animation des rencontres numériques, dans le cadre du FIFO à Papeete, où l'on débattait du "monde des liens numériques" avec l'arrivée de la TNT et du câble qui reliera bientôt la Polynésie à Hawaï, le Haut-commissaire de la République, Adolphe Colrat, a eu cette phrase sublime : " Ce matin, je n'ai pas mon téléphone portable et c'est un sentiment de liberté (jusque là, on comprend !), à la maison, je n'ai pas de télévision et c'est un grand sentiment de liberté." L'animateur des tables rondes, Marcel Desvergnes, a alors eu cette riposte : "Dans ce cas-là, on peut arrêter les débats..." C'est pas facile d'être un haussaire moderne !
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 22:49

Florence Aubenas dans le bain du FIFOfifo-mare-002.jpg.jpgDimanche 24 janvier, le président de l’association du Festival international du film océanien (FIFO), Walles Kotra a emmené Florence Aubenas, la présidente du jury de cette 7e édition qui a débuté mardi 26, caresser les raies à Moorea, histoire de marquer d’une réalité tangible le vocable « océanien » dans l’acronyme du FIFO. (Photo : FXG agence  de presse GHM)


Au programme du FIFO : 17 films en compétition pour le Grand prix du jury (présidé par Florence Aubenas) et 26 hors compétition qui ne concourrent que pour le prix du public.

 
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