Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM.

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images :
regisdurand@vospiresamis.net

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /2010 07:44

Bachelot reçoit le comité de défense de l’hôpital public

Pas d’annonce fracassante pour la restructuration de la politique de santé en Martinique, mais un nouveau rendez-vous dans quinze jours pour chiffrer le montant de l’intervention de l’Etat.

Delegation-politique-et-professionnelle-ministere-sante.jpg« Nous avions demandé ce rendez-vous depuis le 19 juillet. » Les envoyés du comité de défense de l’hôpital public, Ghislaine Joachim-Arnaud (CGTM), Bruno Charles-Achille (CDMT Santé) et Patrick René-Corail, président de la communauté médicale du CHU de Fort-de-France, sont sortis relativement satisfaits de l’entretien qu’ils ont durant près d’une heure et demi, mercredi soir, avec la ministre de la santé Roselyne Bachelot. Les parlementaires Almont (UMP) et Larcher (PS) et le président Létchimy y participaient également. Au sommaire le montant du coefficient géographique correcteur, les créances irrécouvrables, l’aide aux investissements (pour la mise aux normes parasismiques) et les missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (pour tout ce qui n’est pas lié à l’activité)… « Globalement on a été entendus », souligne la représentante de la CGTM qui sait pourtant qu’elle devra attendre une prochaine réunion dans les quinze jours avant que ne soit proposé à la signature une convention pluriannuelle avec l’Etat. « C’est un pas, un petit pas », considère Bruno Charles-Achille tout comme Patrick René-Corail : « C’est Césaire qui dit : un pas et puis un pas après l’autre et on grandit… » Serge Létchimy qui conduisait la délégation  a expliqué qu’ils étaient venu exprimer la position « extrêmement difficile de l’hôpital » et rappeler à la ministre qu’un plan santé outre-mer existe et que l’Etat doit respecter ses engagements. « On s’est donné quinze jours de telle sorte que l’Etat puisse traduire ces engagements de manière chiffrée et la collectivité régionale, aux côtés d’autres, s’est positionnée pour accompagner cette restructuration globale de l’hôpital et de la politique de santé. Il ne s’agit pas de politique mais de politique d’organisation de la santé. » Alors, considérant les quelques 30 millions € que représentent les créances irrécouvrables, Roselyne Bachelot a pris des engagements moyennant des efforts sur les facturations au CHU. Le coefficient correcteur pourrait passer de 25 à 28… « Il n’y a pas de portes fermées, poursuit Serge Létchimy, il y a surtout des portes ouvertes et nous jugerons d’ici quinze jours les propositions qui seront faites. » Quoiqu’affichant leur satisfaction, les membres du comité de défense de l’hôpital public annonçaient que l’appel à la grève au CHU de Fort-de-France le 7 septembre était maintenu.

FXG (Agence de presse GHM)

 

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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /2010 06:35

BFM TV et RMC s’imposent

Visual_rentree-RMC-BFM.jpgLe groupe Next Radio TV présidé par Alain Weill est content de ses média, RMC et BFM. Hier, pour sa dixième année d’existence, Next Radio s’est payé le musée su quai Branly pour sa conférence de presse de rentrée quand les majors du privé se contentent de mettre en ligne  eurs dossiers de presse ! Et ils ont de quoi se pavaner : 6.8 millions d’auditeurs pour RMC et BFM TV reste la 1re chaîne d’information devant I-Télé et LCI ! Le tout avec 750 collaborateurs contre une centaine il y a dix ans. Et BFM TV devrait encaisser ses premiers bénéfices cette saison. Le récent rachat par Next Radio TV de Cap 24 à GHM préfigure déjà une nouvelle chaîne sur le câble et l’adsl : BFM Business d’ici quelques semaines, et RMC sport s’est portée candidate pour une chaîne gratuite sur la TNT en HD. Sur RMC qui talonne Europe 1 à moins de 2 points, on met le paquet sur le sport avec des pointures comme Luis Fernandez (16 à 18 heures du lundi au jeudi), Vincent Moscato avec Maryse Ewanje-Epée et Eric Di Meco (18 à 20 heures), Rolland Courbis (20 heures – minuit). Jean-Jacques Bourdin revient avec de nouveaux horaires pour la matinale de 6 à 10 heures. Il nous promet du direct et de la proximité avec les auditeurs, « pas avec les ceux qui font l’opinion » ! Suivront les Grandes Gueules, de 10 à 13 heures, puis L’actu contre-attaque par Christophe Jakubyszin et… Lahaye, l’amour et vous jusqu’à 16 heures.

Côté BFM TV, on va retrouver l’interview de Bourdin à 8 h 30, mais aussi découvrir les « Partis pris » d’Hervé Gattaigno de l’Express à 7 h 50 avant le non-stop info jusqu’à midi, puis jusqu’à 18 heures. Pendant le midi-quinze, ce sera priorité au direct avec le trio Muru, Baret, Ménonville. De 18 à 19 heures, incursion des Grandes Gueules sur le petit écran avant de retrouver Ruth Elkrief de 19 à 20 heures. Elle promet de la polémique et de la politique. Karl Zéro clôture sa session avec son Sarko info. 20 heures, Tomas Sotto propose son JT : « Un autre vingt heures est possible »… Enfin le week-end, le Courbis coach sera transmis simultanément sur RMC et sur BFM TV. Si Olivier Mazerolle reste bien présent (il ne cessait d’agiter ses jambes à la conférence de presse), l’arrivée du nouveau directeur de la rédaction, Hervé Béroud, venu de RTL, est un bon indicateur de l’ambition de la chaîne. « Nous voulons prendre des téléspectateurs aux autres, y compris aux radios », a prévenu Alain Weill.

FXG (agence de presse GHM)

Photo Visual

 

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 07:23

La banane antillaise « dérespectée » par IntermarchéBanane-en-rayon-lille.jpg

« Nous avons fait le constat que les stratégies commerciales des producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique et du groupe Intermarché ne convergeaient pas. (Nous avons) donc décidé de ne plus servir Intermarché en bananes des Antilles françaises. » Par ce communiqué laconique, l’Union des groupements des producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBan) proteste contre l’annonce par Intermarché de l’étiquetage de la banane antillaise à 0.69 euros le kilo, « un prix (qui) n’est pas compatible  avec  la chaîne de valeur de leur production engagée depuis cinq ans dans le plan banane durable ». Pour Rémi Pigou, directeur commercial de l’UGPBan, « c’est un peu difficile à avaler quand on cherche à développer un prix équilibré entre l’effort de la production et la réalité du marché… La filière se veut exemplaire avec des engagements financiers et sociaux. » Pour la profession, c’est un problème de cohérence et d’affichage vis-à-vis des autres revendeurs (09 % des volumes) et des consommateurs éduqués laborieusement à se faire une autre image de la banane française vis-à-vis de ses concurrentes sud-américaines ou africaines. L’an passé, une campagne de pub pour la banane des Antilles françaises avait été lancée sur le thème : « Respecte-là », avec la voix de Jean-Claude Naimro ! « La banane de Guadeloupe et Martinique a été dérespecté, se plaint Rémi Pigou. En cette saison de rentrée scolaire, le prix promotionnel normal de la banane antillaise est de 0.90 €, de 1.10 € hors promotion et, en cœur de gamme, de 1.50 €. Intermarché représente 10 % des volumes vendus de bananes antillaises.

FXG (Agence de presse GHM)

 

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 06:32

Apourou expose en Gironde

extrait_regard_regalonoctilien.jpgLe peintre guadeloupéen Jimmy Apourou est l’hôte de Castillon-la-Bataille en Gironde du 18 au 25 septembre.

Les Journées Européennes du Patrimoine à Castillon la Bataille (Gironde) célèbreront le Guadeloupéen Apourou, un artiste plasticien, inspiré par les maîtres de la figure humaine tels que Picasso, Basquiat et Bacon, et dont l’oeuvre se définit souvent au travers d’une des réalités du visage humain. Selon Apourou, « l’essence de l’humain se traduit par les expressions mouvantes du visage ; ses mouvements, ses couleurs, ses déformations, ses malformations ne sont que le reflet d’un réel à saisir ».

Apourou marie les mots et les matières, les mots et les formes, les mots et les couleurs… Victime de l’incendie de son atelier parisien en novembre 2008, Apourou a dû recomposer presque l’intégralité de son œuvre avant de pouvoir à nouveau exposer. « Je peins désormais avec ce drame qui a approfondi mon interrogation de la tragédie. » Après un retour remarqué en juin dernier à la biennale d’art contemporain de la Caraïbe à Baie-Mahault (Artbémao), le voici désormais présentant son nouveau travail sous le vocable de Nihiloscopie. Une œuvre proche de l’expressionnisme lyrique qui résulte « d’une part de maîtrise et d’une part de surprise »... D’où ce rien (nihil), ces restes (os) et cette présentation (copie). Apourou ne joue pas avec les mots que sur la toile ! En fait Apourou ne joue pas, il veut toucher. extrait_la_separation.jpg« Je me souviens de ma première visite dans l’atelier d’Apourou, le 19 avril 2010, raconte le commissaire de l’exposition, Christophe Rivière. La lumière était légère, mon regard s’est d’abord posé sur des peintures représentant des figures blessées, voir tourmentées, que certains jugent comme étant laides avec une forme d’agressivité. Apourou me demande mon ressenti. Je réponds : « Ça ne correspond pas uniquement à ce que j’aime, mais c’est encore plus fort, ça correspond à Moi ». Il était surpris de ma réplique. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence : la fusion avait opéré. »

FXG (agence de presse GHM)


BIO

Juin 2010 : ARTBEMAO - Biennale d’art contemporain de la Caraïbe à Baie-Mahault

Novembre 2008 : Incendie de l’atelier situé 21 rue sainte Marthe Paris 10e

Janvier 2007 : Exposition au Japon avec publication d’un catalogue (Musée d’Art Moderne des villes d’Osaka, de Tokyo et de Kyoto)

Décembre 2006 : « Attention Travaux » Exposition collective, Galerie Art Studio, Paris

Septembre 2006 : Exposition collective au sein du collectif O’BUN TU

Juin 2006 : GMAC, Paris Bastille

Mai 2006 : Koi Nabori, oeuvres exposée à l’Hôtel de ville de Vincennes

Mars 2006 : Exposition, Galerie Garcia-Laporte, Paris

Novembre 2005 : Exposition, Galerie Code 3, Paris

Octobre 2004 à mai 2005 : Exposition collective au Japon (Musée d’Art Moderne d’Osaka, de Tokyo et de Kyoto) avec publication d’un catalogue

Juin 2005 : Exposition collective, Maison du Japon (en collaboration avec l’UNESCO), Paris

Avril 2005 : Galerie Reg’Art Plus, Paris 11

Août 1971 : Naissance à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 00:00

Trois auteurs haïtiens au théâtre du Rond-point à Paris

Etc-Caraïbe, association d'auteurs dramatiques caribéens, en partenariat avec les midis libres du théâtre du Rond-point à Paris, donne à entendre trois auteurs haïtiens mis en lecture par François Marthouret : Acte de citoyen absolu de Charitable Duchens ; Paroles en crue de Jean Durosier Desrivières ; Le père de Guy Régis Junior. Cette rencontre devrait permettre aux trois auteurs haïtiens de débattre avec le public du Rond-point, un théâtre qui avait déjà accueilli en 2006 une semaine caribéenne.

Jean Durosier-Desrivières est enseignant, poète et journaliste. Son premier texte théâtral, Paroles en crue (2009) a été achevé d’écrire en résidence d’écriture à Limoges, nominé au 4e concours d’Etc Caraibe, lu aux soirées d’été en Lubéron , aux rencontres dramaturgiques de la Caraïbe, puis en Tchéquie.

Duckens Charitable (Duccha) est avant tout poète. Ses textes sont adaptés au théâtre par l’Atelier Le Vide dont La vie en marelle (prix della Academia internazionala Il convivio, Italie), et Acte de citoyen absolu (nominé au 4e concours d’Etc Caraibe.

Guy Régis junior est écrivain, traducteur, metteur en scène, vidéaste et animateur fondateur de la compagnie Nous Théâtre. Ses textes ont été créés en Europe au Centre Georges Pompidou, au théâtre national de Belgique, au Tarmac de la Villette, au festival international de Liège ou au Francophonies de Limoges. Son texte, Le père, a reçu le prix Etc Caraïbe/Beaumarchais du meilleur texte francophone en 2009.

Rendez-vous mardi 28 Septembre à 12 h 30 au théâtre du Rond-point, 2 bis Avenue Franklin Roosevelt, Paris 8, Métro Franklin-Roosevelt.

 

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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 18:20

La journée Outre-mer développement récidive à Parisfx16_1540.jpg

Dans la foulée de la crise de janvier et février 2009, les organisations patronales et le monde économique antillais avait lancé une première à Paris avec la journée outre-mer développement. A la fois forum de réflexion et de rencontre, cette journée avait été marquée par une nouvelle volonté de contact entre les Antilles et leur diaspora dans l’Hexagone. Ce samedi, l’opération se renouvelle au parc de la Villette. Des ateliers seront ouverts. Au programme : Comment penser les outre-mer avec Guy Dupont (FEDOM), Gérard Bally (Eurodom), l’amiral Forissier, chef d’état-major de la Marine, le MODEM Alain Dolium, Daniel Maximin, le coordonateur de l’année des outre-mers en France, le député UMP Alfred Almont et le président de la CCI de Guyane. Les thèmes du dialogue et des conflits sociaux réuniront Georges Bagooé (GBH), Jean Kaspar, ancien patron de la CFDT, le directeur du travail de la Guadeloupe, la déléguée générale de l’ARACT Martinique, Christian Viviès (groupe Paralliance), le vice président du Medef Martinique et le président du Medef Guyane. Autour du tourisme, on entendra le directeur général d’Air Caraïbes, Yann Monplaisir (SMVV), Thierry Blanc (Caraib recept), Folco Aloisi (Groupe Karavel) ou encore le directeur d’Atout France. Pour répondre à la question : « Est-il possible de décoller outre-mer pour aller loin ? », il y aura Olivier Laouchez (Trace), Christine Kelly (CSA), Jean-Max Elyzé du groupe éponyme, l’ancien pilote Simon-Jean Joseph, l’universitaire Justin Danier et le producteur Manuel Mondésir. Le développement endogène sera encore au débat avec Pierre Marie-Joseph (AMPI), le président du Medef Réunion, le directeur outre-mer de la Caisse des dépôts et consignation, Pierre Zamit (CNES), le patron de la SARA et encore Thibaud Assier de Pompignan. Enfin, pour évoquer les stratégies possibles de développement des outre-mers, le président de la région Réunion, Didier Robert, son homologue de Guyane, Rodolphe Alexandre, Jean Crusol (Région Martinique), Odile Lapierre de l’AFD et le patron du Medef Guadeloupe, Willy Angèle.

Cette année, est organisée une Business Competition à laquelle participeront une dizaine de porteurs de projets, récompensés en fin de journée par un jury composé de chefs d'entreprises.

FXG

 

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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 07:34

 

Claude Esclatine à RFOClaude-Esclatine--FTV-.jpg

La nomination de Claude Esclatine par le nouveau président de France TV, Remy Pfimlin à la tête du pôle RFO (Télépays et France Ô) est annonciatrice d’un « retour à un fonctionnement par antenne », confie un cadre employé au siège, à Malakoff (92). Claude Esclatine a été directeur des sports à France TV de 2002 à 2008. « Il connaît France TV, mais pas l’Outre-mer… » Les employés de la station s’attendent à un traitement façon Radio France « avec des directeurs d’antenne renforcés dans leurs prérogatives et une transversalité limitée aux nécessités administratives et de ressources humaines ; c’est plutôt une bonne nouvelle. » Le communiqué de France Télévisions précise : « Le directeur délégué auprès du Président est chargé de préciser le positionnement et les modes de fonctionnement futurs du pôle rassemblant France Ô, les Télépays et les Radiopays. » Le nouveau patron prend ses fonctions ce mercredi. Va-t-il changer l’organigramme ? « Il n’y a pas de casting connu... » On compte jusqu’alors trois directeurs pour trois antennes : Luc Laventure pour France Ô, Robert Moy pour RFO Radio, et Luc de Saint-Sernin pour les neuf Télépays. Le 30 novembre prochain, avec l’arrivée de la TNT (et des chaines métropolitaines) dans les DOM, les Téléspays devront être devenues des chaînes de plein exercice, capables d’émettre 24 heures sur 24 mais surtout complémentaires de l’offre du bouquet TNT. 30 millions d’euros ont été alloués sur trois ans (cinq la première année, dix la deuxième et quinze la troisième). On nous promet un nouveau nom, une nouvelle couleur, un nouvel habillage... Pas d’indice sur le nom sinon que ce sera « raccord groupe », que l’offre sera « inédite et exclusive avec des productions et des achats centralisés à Paris pour les neuf télés », que « les programmes de France télévisions seront réduits à néant, à l’exception peut-être d’un JT de 20 heures pour le passer à 20 heures locales. » Et bien sûr, des émissions de proximité… De bonne source, nous savons que RFO a acheté 42 heures de programmes dont des séries, télénovelas sud-américaines, bollywooderies, fictions et documentaires. Les nouvelles marques de RFO devraient être présentées fin novembre à Paris, peu avant le lancement de la TNT, au ministère de l’Outre-mer. Enfin, le Journal officiel du dimanche 29 août fait mention de la décision du CSA d’attribuer aux télés pays des DOM, le bouton 1 sur la zapette. Avant F2,F3,F4,F5,FÔ, F24 et Arte.

FXG (agence de presse GHM)


Le nouveau patron du pôle RFO

Claude Esclatine (55 ans) était jusqu’au mois de juillet dernier le PDG du site Internet AlloCiné. Il a débuté sa carrière comme entrepreneur avant d’alterner des « quinquenats » dans diverses branches : la DATAR, l'Agence nationale pour la création d'entreprise (ANCE), la Générale des  eaux, Canal France international, le pôle télé et multimédia du PMU… il avait quitté ses fonction de directeur délégué à France Télévisions en 2008 pour Allocine, la deuxième banque mondiale de données sur le cinéma.


Débuts difficiles pour Esclatine

La retransmission du concert du Ramadan sur France Ô, le dernier week-end d’août, devait être un grand moment pour Remi Pfimlin, le nouveau patron de France-Télévisions et Claude Esclatine. Las, sur la scène, la ministre Fadala Amara a été huée par le public de la Villette, mais aussi Frédéric Mitterrand. Le ministre de la Culture n’a guère goûté la chose mais il a encore moins apprécié le lapsus d’Eddy Murté, l’animateur, qui l’a appelé François Mitterrand. Mitterrand a été très fâché et ça a été la première volée de bois vert pour le nouveau patron de RFO. Rémi Pfimlin qui devait intervenir en direct a préféré s’en aller et tout le conducteur de l’émission a été bouleversé.

 

 

 

 

 

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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /2010 05:37

Confiant persiste et signe son 16e roman

La-jarre-d-or1.jpg Raphaël Confiant annonce la sortie de son prochain roman, au Mercure de France, pour le 16 septembre prochain. Avec La jarre d’or, l’auteur martiniquais signe son 16e roman en langue française ou créole. On y retrouve cette « populace », qui lui est chère et qu’il s’attache, depuis qu’il est entré en littérature, à raconter. Il y a du Zola, du Céline et du griot chez Confiant. Du Zola parce qu’il donne dans ce réalisme social qui a fait considérer, du temps de son vivant, Emile Zola comme un écrivain sale, appesanti sur la misère… Du Céline, parce que, outre ses véhémentes sorties provocatrices, sa langue, son écriture sont une sorte de marée déferlante… Et puis du griot, car ce qui nourrit la verve de l’auteur, ce sont ces raconteries dites pour réveiller la cour… Yé Krik ! Avec ce nouveau roman, Confiant s’intéresse au mythe de la jarre d’or. « Aux Antilles, au temps de l’esclavage, les riches planteurs Békés craignant des révoltes nègres enterraient leur fortune (argenterie, bijoux, louis d’or) dans des jarres dans un lieu tenu secret. L’esclave qui avait creusé le trou était aussitôt exécuté et enterré à côté du trésor dont il devenait le gardien. On retrouvait parfois ces jarres des décennies plus tard. Dans les années 1950-60, le bruit courut dans les veillées mortuaires du Nord de la Martinique qu’une de ces jarres contenait des livres, parmi lesquels un mystérieux Traité des quatre-vingt dix pouvoir des morts. Le posséder garantissait la vie éternelle… » Mais cette légende reste avant tout un prétexte à l’auteur, comme la Martinique an tan Robert dans Le nègre et l’Amiral (Grasset-Flasquelle 1988), la Révolution dans L’archet du colonel (Mercure de France 1998) ou l’immeuble de trois sœurs békées des Terres-Sainvilles dans L’hôtel du bon plaisir (Mercure de France, 2010) pour s’emparer du destin de ses personnages… On y retrouve des figures familières connues ou croisées déjà dans l’œuvre de Confiant. Ainsi, il y a Augustin Valbon, l’écrivain raté (une réplique d’Amédée Mauville du Nègre et l’Amiral ?) Lisette, danseuse vedette du Tango-bar, le sorcier Grand Z’Ongles, le fier-à-bras Bec-en-or… Valbon qui incarne le héros, vit aux Terres-Sainvilles (lieu de prédilection de l’auteur) et fréquente aussi le quartier de la mulatraille de l’En-Ville où il côtoie une sorte de Bohème tropicale, poètes romantiques, symbolistes ou parnassiens qui cuvent leur rhum et leur ennui au premier étage de l’hôtel Impératrice...  C’est bien sûr Valbon qui découvrira la jarre… « Cette découverte est-elle bien réelle : s’agit-il d’un miracle ou d’une diablerie ? » interroge la note de présentation de l’éditeur qui parle d’une « aventure initiatique » et de « méditation sur la mort ».  « La jarre d’or, poursuit l’éditeur, est aussi une réflexion sur le mystère de l’écriture et la condition de l’écrivain dans une culture dominée par l’oralité. » Une constante chez Confiant.

FXG (agence de presse GHM)

 

La jarre d’or, Mercure de France. Sortie le 16 septembre.


Extrait 

 

« Augustin Valbon se mit à pelleter le sol humide, couvert de feuilles mortes, avec une énergie qui le surprit lui-même. Il buta d’abord sur des roches, énormes, qu’il dut enlever à la force de ses bras et qui roulèrent avec fracas dans la sombre ravine qui bordait l’endroit et d’où l’on entendait monter ces étranges vagissements des tiges de bambou lorsque le vent les frotte les unes contre les autres. Ce labeur épuisant dura un paquet d’heures jusqu’à ce que la pelle cogne quelque chose et lui échappe des mains. La jarre ! La jarre de livres bannis ! Augustin les voyait. Il pouvait admirer leurs tranches dorées, leurs couvertures en cuir qui ne portaient aucune inscription. Le jeune homme s’agenouilla devant le trou, tétanisé. Incapable de faire un geste. »

 

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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 05:17

Penchard passera ses vacances, chez elle, en Guadeloupe

Famille, repos et lecture. Tel sera le programme des dix jours de vacances en Guadeloupe que s’accorde au mois d’août Marie-Luce Penchard. Dès après le conseil du ministre du 3 août elle s’envolera pour sa terre natale.

L’année dernière, fatiguée par sa prise de fonction, les élections européennes et les nombreux déplacements qu’elle avait effectués, la ministre déléguée à l’Outre-mer avait fait un petit malaise alors qu’elle était en famille. Elle avait dû se rendre à la clinique Le Moule pour quelques examens.

DM (Agence GHM)

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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /2010 09:55

Démantèlement de camps, expulsions et contrôles fiscaux promis aux Roms

Hortefeux-declaration-Elysee-Roms--FXG-.jpgLe gouvernement promet le démantèlement de 300 camps roms, des reconduites en Roumanie, des contrôles fiscaux et une collaboration accrue entre police française et roumaine.

« Cela ne vise à stigmatiser aucune communauté, quelle qu’elle soit, mais à sanctionner des comportements illégaux. » Après près d’une heure et quart de réunion à l’Elysée, hier après-midi, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a entamé ainsi sa déclaration sur les mesures adoptées par le gouvernement concernant les Roms et les gens du voyage. Auparavant, le Premier ministre François Fillon, puis le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, suivi de Michèle Alliot-Marie accompagnée du secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche, et enfin, le ministre de l’Immigration, Eric Besson, avaient quitté la cour de l’Elysée sans dire un mot. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le gouvernement a décidé de prendre cinq mesures pour faire suite aux promesses du président de la République après les événements de Saint-Aignan où la gendarmerie avaient été prise pour cible par des Roms.

La pemière mesure annoncée vise à démanteler dans un délai de trois mois, la moitié des camps illicites (et squat, a précisé le ministre de l’Intérieur). Ils seraient aux alentours de 300.

FX-22-8597.JPGDans un deuxième temps, le ministre a annoncé « la reconduite quasi immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l’ordre public ou des fraudes, en direction de la Bulgarie ou de la Roumanie ». Le gouvernement a indiquer qu’il entendait aussi proposer aux autorités roumaines d’accueillir des policiers roumains en France et d’envoyer des policiers français en Roumanie. Brice Hortefeux a encore promis des contrôles fiscaux : « Nous allons affecter dix inspecteurs du fisc afin de contrôler la situation des occupants de ces camps illicites et illégaux  car en effet beaucoup de nos compatriotes sont à juste titre surpris en observant la cylindrée de certains véhicules qui traînent des caravanes. » Enfin, le gouvernement affirme encourager la poursuite du développement des aires d’accueil : « 66 % de celles qui étaient prévuus par la loi de 2000 sont d’ores et déjà financés, et cet effort sera donc poursuivi. » Le ministre n’a pas attendu les questions de la presse et aussitôt parti.

FXG (agence de presse GHM)FX-22-8634.JPG

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