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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:31

La musique de Guadeloupe lance le festival Africolor 2012

 Danse-au-KA-avec-Irene-Bicep-et-Ovide-Carindo---Alfred-Jock.jpgSamedi, à Sevran-Livry (93), dans la banlieue nord de Paris, le groupe Balkouta Ka et le sextet d’Erik Pédurand ont donné les premières notes de la 24e éditions du festival Africolor.

En première partie de soirée, le groupe Balkouta- ka avec ses  trois joueurs de ka, Dominique Taulliaut en leader, Robert Coliné et Laurent Succab, ses deux chanteurs, Philippe Glovert et Jules Ismin, et les deux  répondé, Irène Bicep, dite Layko, et Nathalie Jean-Lys, a ouvert les festivités dans la salle des fêtes de la ville dont le maire EELV, Stéphane Gatignon, est en grève de la faim... Comme un écho à la révolte de l’élu contre l’appauvrissement de sa ville, le tambour a résonné. Les danseurs, Ovide Corindo et Layko, ont fait voyager le public par leurs spectaculaires envolées, conférant à l’ensemble des allures inspirées des campagnes du pays Guadeloupe. «  C’est un concept autour de la tradition Guadeloupe. Pour moi, ce soir c’est une belle réussite. Un moment assez sympathique  », entonne le leader du groupe Dominique Taulliaut.

Les-musiciens-saluent-le-public---Alfred-Jocksan.jpgDans la deuxième partie de soirée, la musique a pris toute sa dimension et bercé la salle en harmonie. L’enfant prodigue de la musique de Guadeloupe, Erik Pédurand et son groupe composé du guitariste Ralp Lavital, du bassiste Gwenaël Ladeux, du percussionniste Célio Chomereau-Lamotte et du clavier, Mathieu Edwards. Ce dernier, fou de musique et de basket, a été le finaliste de la Star académie 7. Du talent télé dans un ensemble de simplicité…

Erik Pédurand a été fier de partager ses nouveaux titres en gestation avec son public.  Sa chanson, Paris Chéri, rend hommage à tous les Antillais venus par le BUMIDOM. « Beaucoup d’entre vous ne savent pas que leurs parents sont venus ici en quittant une misère pour une autre… » Des paroles rythmées sur du kompa. Un équilibre parfait entre modernité et  tradition, produisant une débauche de rythmes et des mélodies à écouter et à danser. Il y a eu du grand Erik sur la scène, ce samedi. Une danse offerte à Muriel, jeune fille du public originaire de Sainte-Rose, toute émue et jalousée par d’autres… Et un relatif mécontentement chez ce jeune prodige de 27 ans, agacé de trop d’erreurs techniques.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)Muriel-heureuse-d-avoir-partage-la-scene-avec-Erik---Alfre.jpg


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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:30

ITW Erik Pédurand

« Je veux faire danser tout en touchant »

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-Jocksan-.jpgComment avez-vous vécu ce concert ?

Je suis très reconnaissant envers ce public qui me suit depuis mon début. Je suis content que les gens soient intéressés à la fois par la musique traditionnelle guadeloupéenne, par mes chansons que je mets en musique et par mon parcours. J’apprécie.

Est-ce important pour vous de faire l’ouverture du festival Africolor ?

Pour moi qui suis un artiste jeune, qui tends à rester un artiste longtemps. Oui ! C’est un travail de tous les jours, d’arrache-pied et il faut beaucoup de self control. Je peux dire que c’est important d’être ici. C’est une grande chose.

Votre musique puise dans la tradition des campagnes et parviennent à toucher un public jeune et urbain…

Je crois que le travail d’un artiste est de traduire en musique ce qu’il ressent. Nombre de personnes ressentent plein de choses, mais ne   savent pas comment les partager ou l’exprimer. L’artiste est là pour le dire. Ces émotions, nous sommes nombreux à les ressentir, alors partageons-les ensemble.

Pourquoi cet hommage aux émigrés du BUMIDOM ?

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-copie-1.jpgJ’ai voulu rendre un hommage à tous ceux qui ont quitté une misère pour un autre. C’est l’apologie de la désillusion du BUMIDOM. Cela a été vendu comme un rêve à  tous ces gens, une sorte de promotion sociale. Ils se sont souvent retrouvés devant de grandes difficultés d’un point personnel, familial et psychologique. Pour moi, c’est une grande misère. Et si les gens n’ont ni le temps ni le courage d’en parler, c’est justement à cause de ça. Parce que ça a été d’une grande violence. Je pense qu’il est temps d’en parler.

Vous avez présenté des compositions de votre prochain album. Comment sera-t-il ?

C’est un album qui tend à faire danser. Je veux faire danser tout en touchant. En tant qu’Antillais, mon observation de tout le peuple noir montre que le rythme est important. Il ne faut pas qu’on se laisse emporter, finalement, par cette danse mondialiste. On doit comprendre qui on est, sur quoi on vibre.  On vibre par le rythme de la basse, le son du tambour et le timbre de la voix qui nous pénètre. Le rythme est très important chez nous et je voulais en apporter, je voulais apporter de la danse. C’est ça qui réchauffe le cœur. Peu importe ce qui s’est  passé sur scène ce soir, j’ai eu plein de problèmes techniques. C’était assez drôle. Mais, finalement, se sont des choses qui arrivent et le plus important c’est le partage.

Erik-pedurand-sur-la-scene-de-Sevran-photo-Alfred-copie-2.jpgDans votre dernière chanson, vous brandissez une conque de lambi comme un trophée. Pourquoi ?

La conque de lambi est un signe de résistance. J’ai voulu l’appréhender, la toucher pour en faire un instrument à part entière, comme d’autres l’ont fait certainement avant moi. Je voulais l’apporter dans le cœur des jeunes. J’en ai vu certaines dans le public qui étaient interloqués, se demandant ce que j’allais faire avec ça ? Effectivement, c’est quelque chose qu’on doit ramener à notre population jeune.

Propos recueilli par AJ

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 07:54

Peoples et promotion Gwada au Club HaussmannEntre-Pat-et-Harry-Laura-flessel-et-les-4-compagnies.jpg

Jeudi denier, le Comité du tourisme des Iles de Guadeloupe, lançait sa campagne de promotion pour la saison 2012/2013 au Club Haussmann, un lieu parisien très hype. Un parterre de stars pour un public soigné et composé exclusivement de professionnels du voyages, tous susceptibles de vendre la destination Guadeloupe ! Marraine de la soirée, Laura Flessel dite la Guêpe a eu le bon goût de venir avec la Gazelle, Marie-josée Perec ! Et avant que Kassav ne vienne pousser le zouk (sans Philippe Marthély parti au Gabon), on a vu Firmine Richard , Babette de Rozières, le cabinet de Victorin Lurel presqu’au complet (le ministre était retenu à l’Assemblée nationale). Sur la scène, pour remettre les nombreux voyages gagnés, Pat et Harry Chélamy ont assuré le rôle des M. Loyal. Enfin, l’équipe du CTIG emmenée par la présiden te Borel-Lincertin et le président Brudey, a su rassembler les représentants des quatre compagnies aériennes qui desservent la Guadeloupe et leur faire se donner la main ! Une rareté…

FXG

Images RDG


Les photosThierry-Gargar-Marie-Helene-Polifonte-Willy-Rozier-Josette-.jpg

Thierry Gargar, Willy rozier du CTIG derrière, Marie-Hélène Polifonte, présidente commission tourisme Région Guadeloupe, et la présidente de Région, Josette Borel-Lincertin.Babette-de-Roziere-et-Claude-Butin.jpg

Babette de Rozières et Claude ButinBertrand-Mazur-Sandrine-Odoul-Robert-Limmois.jpg

Bertrand Mazur, Sandrine Odoul et Robert Limmois du cabinet du ministre des Outre-mer.Francois-Pinard-Celine-Marcillac-Edmond-Richard.jpg

François Pinard de Los Production, Céline Marcillac de l'agence de création publicitaire DDB, Edomond Richard, directeur commercial Air Caraïbes.FXG-et-Luc-Duffeal.jpg

FXG et Luc Dufféal, ancien chauffeur de Victorin Lurel (et aussi de Lucette Michaux-Chevry).JC-Naimro_6939.jpg

Jean-Claude Naimrojocelyne-berouard_6988.jpg

Jocelyne Berouardkassav_7004.jpg

Kassav on stageLaura-Flessel-et-Pat-Kancel.jpg

Laura flessel et Pat Kancel.Robby-Judes-et-MJ-Perec.jpg

Robby Judes, conseiller diplomatique de Victorin Lurel, et Marie-Josée Perec.Josette-Borel-Willy-Rozier-et-Hilaire-Brudey.jpg

Josette Borel, Willy Rozier et Hilaire Brudey.Luc-Adhemar.jpg

Luc AdemarMaite-Marie-Antoinette-et-Harry-chelamy.jpg

Maïté Marie-Antoinette, responsable antenne Europe du CTIG et Harry Chélamy.Laura-Meziana-Ludivine-Valerie-Christelle-Melissa-AGIS.jpg

Laura, Meziana, Ludivine, Valérie, Christelle et Mélissa d'AGIS voyage 78.Laurence-Huc-Jerome-dufour-claire-Bailly.jpg

Laurence Huc, Jérôme Dufour et Claire Bailly de Carlson Wagon-litMauricxe-Cece-et-Christian-Bataille-ITW-Edmond-Richard.jpg

Maurice Cécé de Canal 10 et KMT et Christian Bataille de RCI interviewent Edmond Richard d'Air Caraïbes.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 06:03

Mas Ka Klé à la scène Bastille

LEWOZ-Maskakle.jpgLe groupe Mas Ka Klé sera dimanche prochain à 17 heures à la Scène Bastille, à Paris. Issu du mouvement culturel Mas a Klé La, le groupe a vu le jour en mai 1999 et s’engage dès sa création pour la défense, la valorisation, la conservation du patrimoine et la culture de la Guadeloupe à travers l’apprentissage et la production musicale fondés sur le fonctionnement d’une famille traditionnelle dans une mise en valeur du  « Lakou », lieu historique témoin d’une histoire complexe et contrastée ou se réfugiaient jadis les esclaves en fuite et ou prit naissance la musique Saint-Jean.

La musique du groupe Mas Ka Klé est avant tout basée sur la percussion traditionnelle de la Guadeloupe. On y retrouve le gwoka et la musique de Mokafa, plus connue sous le nom de Saint Jean, qui rythme le déboulé des mas pendant la période carnavalesque. Afin d’élaborer le son Mas Ka Klé, ces rythmes ont été épicés d’autres saveurs musicales telles que le reggae et le méringué. Ce savoureux mélange musical offre une ouverture vers d’autres sons et d’autres instruments.

Les textes évoquent des personnages et des faits historiques, d’autres sont des mises en garde face aux nombreux fléaux qui rongent le monde contemporain ou encore des messages d’espoir et d’invitation à la joie et à l’évasion pour tous.

Dimanche 25 novembre à 17 heures

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:55

Radio Ô fête les musiciens

Tambour-Dede-format-web.jpgRadio Outremer 1ere le fil musical du réseau outremer 1ere et l’ensemble des Radios 1ere célèbrent les musiciens le jeudi 22 novembre.

Le 22 novembre est une date importante dans toute la Caraïbe : on y fête la sainte-Cécile qui n’est autre que la patronne des musiciens. La tradition veut que, ce jour là, les processions de musiciens se multiplient dans les rues des communes et que des concerts se tiennent. Une fête de la Musique avant l’heure. A une différence notable près : la sainte-Cécile se veut un hommage aussi aux musiciens disparus et fait figure d’événement visant à transmettre aux jeunes générations le souvenir et le savoir faire des anciens.

Les radios d'outre-mer consacre donc la journée du 22 à cela. "Notre journée va témoigner du dynamisme et de la place déterminante de la musique dans les sociétés d’outre-mer", indique Louis-Gérard Salcède de Radio Ô. Début des programmes à pârtir de 11 heures.


Une programmation exceptionnelle sur les Radios 1ere

Du Mendé au  Zouk  avec Jean-Philippe Marthély et Jacob Desvarieux

Avec Jean-Philppe Marthély d’abord puis Jacob Desvarieux du groupe Kassav’, seront évoqués la force –y compris spirituelle- et l’actualité du Zouk. Ses origines du zouk, la part qu'y a pris le mendé, l’un des 7 rythmes du gwo ka, son succès planétaire...

Malavoi, les 40 ans avec Pipo Gertrude, Tony Chasseur, et Marie-José Alie

Malavoi le groupe mythique de la Martinique qui fête ses 40 ans le 1er décembre au Zénith de Paris, a magnifié la mazurka antillaise. Pipo Gertrude sera en duplex depuis Bordeaux,  Tony Chasseur, ainsi que Marie-Josée Alie, interprète du hit Caréssé Mwen, seront avec là pour évoquer cette formidable aventure.

La Magie de la Conque de Lambi avec Franck Nicolas, Sony Troupé, Grégory Privat

La conque de lambi est un instrument utilisé par les Amérindiens puis par les esclaves dans la Caraïbe. Il est réhabilité aujourd’hui par le trompettiste Franck Nicolas qui résentera ses dernières oeuvres avec le percussionniste Sony Troupé et le pianiste Grégory Privat deux brillants musiciens de la nouvelle génération.

La Sainte Cécile en Guyane avec Sylviane Cédia, Sugar Kawar, Chris Combette, Tedjee

En Guyane, la tradition de la sainte-Cécile est vivace. En duplex et en direct avec Guyane 1ere, Sylviane Cédia, ambassadrice de la musique guyanaise dans le monde, évoquera ses souvenirs et interprétera des titres de son dernier récompensé lors de la dernière cérémonie des Lindor. Avec elle, Sugar Kawar (qui vient de rafler trois Lindor) un enfant terrible de la scène guyanaise parlera de son itinéraire du fleuve en Guyane jusqu’aux rives de la Sarthe sur le mode reggae-dancehall.

Dans une deuxième session autour de la Guyane, deux artistes de talent seront invités :  le guitariste Chris Combette de retour du Canada, et le chanteur Tedjee, qui ont en commun d’avoir interpreté des chansons écrites par Christiane Taubira…

Le Chanté Nwel de Dédé Saint Prix

Poly-instrumentiste, Dédé Saint Prix parlera de la tradition du Chanté Nwel qui rythme la vie aux Antilles durant plus d’un mois avant la célébration de la naissance du Christ. Avec sa flûte des mornes, il jouera quelques extraits de son dernier album. Avec lui,  Jean-Francçois Vivares parlera du Bélè, la musique patrimoniale par excellence en Martinique,  tel qu’il est enseigné à Paris.

Cette émission sera en directe et en duplex avec Radio Martinique 1ere.

Maloya et Servis Kabar avec Davy Dicard, Papang, Lindigo

Le Maloya est une musique emblématique de l’île de la Réunion. Elle a été admise au patrimoine mondial de l’Humanité en 2009 par l’Unesco. Le compositeur Davy Sicard, l’auteur de Ker Maron, et Papang, un conteur des temps modernes, raconteront la fabuleuse richesse du Maloya une musique puissante et secrète longtemps interdite par les autorités...

Radio Réunion 1ere, qui retransmettra la soirée nous offrira un concert de Lindigo, le groupe Maloya phare du moment sur l’île.

Gwo Ka en Guadeloupe : hommage à Robert Loyson, Koncept Kanbann’,  Bwa bandé

Robert Loyson était un « met’ » gwo ka en Guadeloupe. Né en 1928 et décédé en 1989... Un poto mitan dont l’œuvre visionnaire sera décryptée par le Pr Serge Romana (président du Comite Marche 98) un passionné de gwo ka.

Dans cette émission, un extrait exceptionnel de Guy Konket, autre maître du Gwo Ka disparu en mai 2012… Radio Guadeloupe 1ere donnera l’occasion d’entendre un concert du groupe Koncept Kabann’. Autre prestation, celle là,  à Malakoff avec le groupe Bwa bandé qui parlera de sa pratique du Gwo Ka et du Mas a Saint Jean dans l’Hexagone en région parisienne…

Entretien exceptionnel avec Alain Jean-Marie

Alain Jean-Marie, qui a joué avec les plus grands parmi lesquels Chet Baker, Benny Golson ou encore Bill Coleman, est un pianiste recherché par tous les jazzmen du monde lorsqu’ils viennent jouer à Paris. Compositeur de plusieurs standards de la musique guadeloupéenne, il est né à Pointe à Pitre et a baigné dans la biguine… Il  acontera ses souvenirs de la sainte-Cécile et ses premiers pas avec les grandes formations de l’époque. Il évoquera les figures d’Al Lirvat ou encore Robert Mavounzy, deux grands musiciens qui ont marqué l’Histoire du jazz à Paris dans les années 1940 à 1960.

Concert de Ukulélé en Polynésie

Le Ukulélé, dont l’audience augmente au niveau international, est un instrument traditionnel polynésien qui n’a jamais perdu de sa force localement. En témoigne, le concert, tiré du récent Festival de Ukulélélé, enregistré le 28 septembre dernier dans la commune d’Hitiaa O Tera sur la côte est de Tahiti. et  que propose Radio Polynésie 1ere.

Kanéka musique de Nouvelle Calédonie avec Jean-Sylvio Karembeu, Denis Pourawa

Le kanéka est la musique en vogue parmi la jeunesse calédonienne. Une musique qui est née d’une volonté exprimée par des militants indépendantistes et qui, peu à peu, a fait son chemin dans la sociétéCécile Baquey, journaliste à Radio Outremer 1ere, et allée en Nouvelle Calédonie pour raconter cette histoire peu commune …

Quant au guitariste Jean-Sylvio Karembeu (frère du champion du monde de football Christian) et au flûtiste et poète Denis Pourawa ils viendront partager un moment unique où l’on va mesurer l’importance de la nature et des éléments dans la musique traditionnelle de Lifou, île de la Province des îles Loyauté en Nouvelle Calédonie.

Ahamada Smis, légendes des Comores et concert de Diho à Mayotte

Auteur du spectacle  "Les chants de la mer" et du  projet "Origines" Ahamada Smis est un auteur compositeur comorien au verbe acéré. Vivant à Marseille, il propose un voyage dans l’univers fantastique des djinns  qui communiquent avec les vivants. Le tout en ré-interprétant les chansons traditionnelles. Il est programmé le 24 novembre au Bourget dans le cadre du Festival Africolor). Il sera en studio à Malakoff et en direct avec Radio Mayotte 1ere.

L’artiste Diho donnera, quant à lui, un concert depuis Mayotte.  Diho chante le métissage, s’engage pour les artistes mahorais, avec un espoir : sauver un instrument en voie de disparition, le « Dzendze ya Shitsuva » . Un instrument traditionnel qui était joué essentiellement lors de la cueillette du riz et des mariages. Un instrument qui a littéralement disparu de Mayotte mais que Diho ne quitte plus depuis qu’il a rencontré par hasard en 2001, le vieux Velou Moirabou qui en fabriquait et qui était le dernier à en jouer. Le vieil homme confia l’instrument à Diho, quelques temps avant sa mort…

Le renouveau de la biguine avec Mario Canonge, Tony Chasseur, et  Thierry Fanfant

Mario Canonge est un pianiste virtuose qui a renouvelé le genre de la biguine au début des années 1990 avec le groupe Kann’. Tony Chasseur, chanteur de Malavoi, et Thierry Fanfant, bassiste issu d’une illustre famille de musiciens guadeloupéens, ont participé à cette aventure et témoignent du renouveau de cette musique née au début XXe siècle dans la Caraïbe francophone. Un plateau de haut vol et une émission à ne rater sous aucun prétexte pour les amoureux du genre.

Emmanuel Casérus dit « Ti-Emile », voix majeure du Bélè

Fabrice Théodose, de Radio Martinique 1ere, dresse le portrait de Ti Emile Casérus, l’homme qui a ramené le Bélè à Fort-de-France. A travers de nombreux témoignages, il retrace la vie de Ti Emile dans le cadre du vingtième anniversaire de sa disparition.  Un riche et émouvant reportage qui a reçu le Prix Aliker 2012 catégorie Radio.

L’ensemble de la journée sera à écouter en direct de 11H à 23H (heure de Paris) sur Radio Outre-mer 1ere, et dans le même temps sur Radio Polynésie 1ere, Radio Nouvelle Calédonie 1ere,  et Radio Wallis et Futuna 1ere.

Dans la nuit sur Radio Saint Pierre et Miquelon 1ere,  Radio Guyane 1ere, sur  Radio Réunion 1ere, Radio Martinique 1ere, Radio Mayotte 1ere, et Radio Guadeloupe 1ere.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 14:56

Présidence de l’UMP : séisme politique annoncée

Patrick Karam, Conseiller régional d'Ile-de-France, Ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, Ancien responsable de campagne de Nicolas Sarkozy pour la diversité, avait pris fortement position pour, François Fillon dans la campagne pour la désignation du président de l'UMP. Après la victoire de Jean-François copé, il signe ici une tribune pessimiste pour le parti qui l'a fait élire au conseil régional d'Ile de France en 2010.

 "La droite républicaine se réveille avec la gueule de bois. L’élection du président de l’UMP qui devait être un grand moment démocratique et renforcer l’UMP tourne à la farce et annonce un séisme politique qui fait les affaires de l’extrême-droite et des socialistes.

Il s'agit pour M. Copé d'une victoire à la Pyrrhus qui signe un triple échec : celui de M. Copé lui-même, celui de l’UMP et enfin celui de la droite républicaine.

M. Copé tout d’abord. Voici donc un chef de guerre auto-proclamé qui malgré trois ans à la tête d'une UMP pourtant légitimiste qui a tendance à reconduire ses dirigeants, malgré tous les moyens d'un parti utilisés pour sa campagne, n’arrive pas à s’imposer nettement et clive même au sein de sa propre famille politique. Sa légitimité incertaine l’empêchera-t-il d’engager son parti dans une direction refusée par la moitié des adhérents et la l'immense majorité des sympathisants. Il est permis d’en douter au regard de son discours et de son comportement le soir de l’élection.

L’UMP ensuite, tant le divorce aujourd’hui est net entre les militants UMP et les sympathisants de la droite qui avaient clairement et massivement marqué leur préférence. Le choix des militants interroge la cohésion de la droite et son existence même sous la forme d'un parti hégémonique unique. Il va entrainer une hémorragie des sympathisants centristes, modérés, humanistes, ou même gaullistes révulsés par l’utilisation de la provocation comme arme politique. Les militants d’Europe Ecologie les Verts qui avaient choisi à l’élection présidentielle Eva Joly au lieu de Nicolas Hulot contre l’opinion de leurs sympathisants l’ont payé dans les urnes. Mais il s’agissait d’une élection ponctuelle et pas du choix d’une direction. Pour l’UMP, la descente aux enfers commence.

La droite républicaine enfin car avec Jean-François Copé, ce n'est pas la droite qui est décomplexée mais bien l'extrême-droite. A force de surenchères et de dérapages au moment justement où le FN tente de se normaliser, Copé a banalisé le vote frontiste. En dédiabolisant l'extrême-droite, en donnant une crédibilité à ses thèses et à ses méthodes, on efface les réticences qui jusque-là empêchaient de considérer son émanation comme un parti de gouvernement. Car après tout, plutôt que choisir un parti qui s'est trompé durablement et qui se rallie tardivement à des thèses hier vilipendées, certains électeurs de la droite traditionnelle pourraient bien préférer l'original, le parti qui n'a pas varié sur ces sujets.

Avec M. Copé, l'UMP sortira laminée, débordée sur sa droite par le Front National en embuscade et écrasée par les centres qui deviendront les seuls vrais partis offrant une alternative républicaine crédible au pouvoir en place, sous réserve de trouver un leader incontestable et une unité.

M. Copé est en cela le meilleur allié du gouvernement Hollande qui se réjouit de sa victoire ; une victoire qui pourrait bien lui permettre de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.

Le dernier grand perdant de cette mascarade est Nicolas Sarkozy. Toute stratégie de reconquête aura à résoudre la difficile équation d'un parti en lambeau et discrédité, qui aura du mal à porter les aspirations présidentielles de l'ancien président."

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 07:33

L’Assemblée crée un Duflot Outre-mer

A l’initiative des députés ultramarins, le Duflot Outre-mer va succéder au Scellier Outre-mer.

L’Assemblée nationale a adopté jeudi matin un dispositif de défiscalisation sur le logement intermédiaire intitulé Duflot Outre-mer. Il vient en remplacement du Scellier outre-mer. Trois députés sont à l’origine de cette introduction, le Martiniquais Serge Letchimy (app. PS), le Réunionnais Jean-Claude Fruteau (PS) et le Calédonien Philippe Gomès (UDI). Les trois élus ont relevé que le projet de loi de finances pour 2013 prévoyait la même réduction d’impôt (18 % du montant investi) dans l’ensemble du territoire, alors que sous le Scellier, il était de 24 % pour l’outre-mer et de 13 % dans l’Hexagone. Ils ont donc demandé qu’un différentiel de 11 points soit maintenu.

Serge Letchimy a insisté sur le fait que « nous connaissons actuellement un effondrement impressionnant de la construction de logements intermédiaires ». Il a cité La Réunion où les constructions sont passées de 6 000 à 1 500 logements intermédiaires. Jean-Claude Fruteau a confirmé : il s’agit de « combler un vide, le logement intermédiaire dans les outre-mer étant quasiment en voie de disparition » au profit du logement social.

 « Il est plus sécurisant d’investir dans du logement intermédiaire à Bordeaux qu’à Fort-de-France, ce qui paraît encore plus sécurisant que de le faire à Nouméa ou à Papeete », a défendu Philippe Gomès qui craignait donc que les défiscalisés ne se contente plus que de la métropole. Le gouvernement a entendu les députés d’outre-mer en faisant passer la réduction à 29 % du montant investi. En revanche, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna se voient aligner sur les DOM ; la durée d’amortissement reste à neuf ans.

David Martin, agence de presse GHM

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:43

Valls et Taubira confirment Kourou, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France en ZSP

Parmi les 49 nouvelles zones prioritaires de sécurité (ZSP) annoncées jeudi par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls et la ministre de la Justice Christiane Taubira, figurent la ville de Kourou, l’agglomération pointoise avec les Abymes, et l’agglomération foyalaise avec les quartiers Centre, Terres-Sainville, Sainte-Thérèse, Dillon et Volga. « La zone de sécurité prioritaire déployée aura pour objectif de lutter contre les phénomènes de délinquance et d’incivilités qui y sont enracinés », indique le communiqué conjoint des deux ministères. La richesse induite par l’économie du centre spatial contraste très fortement avec la typologie de la population, au sein de laquelle des situations de très grande pauvreté peuvent être constatées dans les îlots d’habitations de la ville. « Le nez dans les étoiles, les pieds dans le marigot », disait naguère la députée Taubira… A Kourou, « les homicides et tentatives d’homicides ont doublé en 2012, passant de 8 à 16. » Les atteintes aux biens suivent cette tendance. Les faits de délinquance urbaine sont en très forte augmentation alors qu’ils étaient inexistants jusqu’à présent. Enfin, la part des mineurs dans la délinquance est plus forte à Kourou que dans le reste de la Guyane. Jean-Etienne Antoinette, le maire de Kourou s’est félicité d’avoir arraché cette décision, un mois après que sa ville ne devienne déjà bénéficiaire des brigades de prévention de la délinquance juvénile.

A Fort-de-France, « la concentration d’habitants et d’activités économiques et commerciales, combinée aux caractéristiques de l’île, génèrent une délinquance générale élevée, particulièrement marquée dans le centre-ville et ces quartiers ». Le taux d’atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes y est très nettement supérieur à la moyenne nationale. Les vols avec violences, les vols à main armée, les vols à la roulotte sont également importants. Fort de France subit également une forte pression en matière de trafic de stupéfiants.

En Guadeloupe où le député maire des Abymes Eric Jalton aurait aimé que Le Gosier et Baie-Mahault soient englobés dans la zone, 88% de la délinquance de la zone police se déroule dans la circonscription de Pointe-à-Pitre. « Le nombre de vols à main armée a doublé depuis le début de l’année, détaille l’Intérieur, les formes de violences sont de forte intensité, spontanées, avec des passages à l’acte immédiats et souvent pour des motifs futiles. Les atteintes aux forces de police semblent se banaliser. »

Les moyens affectés ne sont pas encore connus, mais on sait que 500 postes annuels supplémentaires de policiers et de gendarmes doivent être prioritairement affectés à l’ensemble des ZSP qui sont à l’heure actuelle au nombre de 64 au niveau national. A ceux-là s’ajouteront les unités de force mobile non engagées dans des actions de maintien de l'ordre pour y assurer des missions de sécurisation. Enfin, une partie des crédits du fonds interministériel de prévention de la délinquance sera réservée pour les ZSP. Les moyens de la justice doivent compléter ces dispositifs. « Nous avons jusqu’au 31 décembre, explique le sénateur maire de Kourou Jean-Etienne Antoinette, pour définir les contours du dispositif qui ne s’appliquera sans doute que sur quelques parties de la ville, et définir le nombre de gendarmes supplémentaires dont on aura besoin. »

FXG (agence de presse GHM)

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:29

Le CTIG lance une nouvelle campagne de pub à Paris

Rozier-Brudet-polifonte.jpgPour lancer la prochaine campagne de promotion de la destination Guadeloupe pour la saison d’automne-hiver 2012-2013, Région et Comité du tourisme des îles de Guadeloupe ont mis les petits plats dans les grands ! Petit-déjeuner de presse au musée des arts déco, hier matin, avec tout le gratin de la presse touristique, déjeuner avec des partenaires et institutionnels et workshop et soirée prestige au club Haussmann avec concert de Kassav (en formation complète !) et le parrainage de Laura Flessel. Hilaire Brudey, nouveau président du CTIG, Marie-Hélène Polifonte, présidente de la commission tourisme au conseil régional, et Willy Rozier, directeur général du CTIG, ont d’abord présenté un heureux bilan et d’encore plus heureuses perspectives. 419 000 touristes en 2012 quand la Martinique accuse une baisse de 1.4 % avec 354 156 touristes de séjour entre janvier et août… Des revenus touristique à 419 millions d’euros contre 262 en 2008 ! Pour 2013, le niveau des réservations déjà enregistrées est en hausse de 6.3 % avec 61360 réservations fermes. La croisière qui attend 310 000 passagers… Bref, c’est l’euphorie ! Mais c’est aussi le fruit de cinq ans de boulot avec l’agence de communication DDB pour faire de la Guadeloupe une marque.  Une campagne de publicité va démarrer sur les principales chaînes de télé (TF1, FTV, M6…) avec un spot de trente secondes mettant en avant la diversité archipélagique de la Guadeloupe et, surtout, « la chaleur d’un peuple ». Campagne aussitôt relayée durant tout le mois de décembre par le sponsoring matin, midi et soir sur la météo sur Canal +. Et en janvier, reprise de la campagne pub sur les chaînes du câble, satellite et TNT (BFM, ITélé, RMC…). Autre nouveauté : le CTIG veut se doter d’un baromètre de notoriété et d’image auprès de la population française. IPSOS s’en occupe dès le mois de décembre ! L’ensemble de la campagne médias coûte 1,7 millions € et l’ensemble du budget promotion du CTIG s’élève à 6 millions.

L’enjeu est de faire dépasser le niveau actuel du tourisme dans le PIB qui est de 5 % pour qu’il devienne à terme la plus importante filière économique de la Guadeloupe.

FXG (agence de presse GHM)

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 07:12

Qui sont les anti-défisc à l’Assemblée nationale

L’offensive du député socialiste Christian Eckert pour limiter à une année la défiscalisation outre-mer a été rejetée par l’Assemblée nationale dans la nuit du 14 au 15 novembre. Ce qui est intéressant, c’est comment, après l’intervention du président de la République justifiant le maintien de la défiscalisation au budget 2013, lors de sa conférence de presse mardi à l’Elysée (sur une question de notre consoeur de France Ô, Laurence Théatin), les députés se sont positionnés sur l’amendement controversé. Cet amendement précise que « le maintien d’un plafonnement global égal à 18 000 € + 4 % du revenu imposable du contribuable, qui s’applique aux réductions d’impôt au titre des investissements en outre-mer et aux avantages en impôt soumis au plafonnement de 10 000 €, n’est pas une disposition pérenne mais a vocation à s’appliquer pour un an ». C’est cela l’objet de la bronca des défenseurs de la défiscalisation outre-mer à commencer par le ministre des Outre-mer Victorin Lurel. Le ministère avait donc battu le rappel des députés ultra-marins. Ils étaient une quinzaine présents (sur 27) et le vote contre l’amendement Eckert a été révélateur : Chez les socialistes, 83 députés ont voté contre, une seule, la députée de la Vienne Catherine Coutelle, a voté pour et 4 se sont abstenus dont le rapporteur Christian Eckert lui-même ! 9 UMP ont voté pour l’amendement, 3 contre (au nombre desquels le député de Saint-Martin, Daniel Gibbes), les six députés centristes présents, dont les deux Calédoniens et un Polynésien, ont voté contre, deux députés écologistes ont voté pour l’amendement tout comme le non-inscrit Jean Lasalle (Modem). Les quatre élus présents du groupe radical comme les trois du groupe GDR ont voté contre. Dans l’entourage du ministre, après le vote, on ciblait volontiers les 9 députés UMP qui ont soutenu l’amendement pour bien montrer qui sont les vrais défenseurs de l’Outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

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